Intervention de Delphine Bagarry sur le Burn out
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
d la parole est à madame delphine bagarry pour la république en marche [Applaudissements] madame la présidente monsieur le ministre monsieur le rapporteur richard collègues reconnaître le burn out comme maladie professionnelle nous allons vont là un vrai sujet politique au sens étymologique du mot c'est à dire qu'ils portent sur l'organisation de la vie des citoyens exigent sa surmontable manque d'autonomie dans son travail mauvais rapports sociaux mauvaises relations au travail conflits de valeur travail empêcher pression hiérarchique insécurité l'emploi engagement individuel poussé à l'extrême sur investissement émotionnel chacune de ces situations nous sommes amenés à les connaître parce qu'un proche n'a vécu parce que nous l'avons vécu ou parce qu'encore nous avons peur de la vivre et chacune d'elles peut conduire à un burn-out le philosophe pascal chabot parle d' incendies du mois provoquée par un système professionnel consumériste familiale et sociale qui nous lessive et nous fait perdre foi dans nos actions le burn out n'est pas une maladie caractérisée c'est un ensemble syndrome in3 syndromique entraînant des troubles psychiques et troubles somatiques c'est pourtant d'une pathologie du travail mais n'est-elle pas une pathologie de civilisation nous devons nous interroger sur la façon dont nous devons lutter au mieux contre cet incendie du corps et de l'esprit aussi la disposition proposée par notre collègue françois ruffin ne nous semble pas satisfaire entièrement et donc répondre efficacement à leurs jeux qui se posent à nous toutefois cette proposition de loi nous permet de nous interpeller sur ce drame de société les personnes victimes de burnout sont en augmentation et nous n'avons pas encore réussi à répondre collectivement à cette difficulté lors de la mandature précédente le sujet est revenu à maintes reprises dans les débats et a même fait l'objet d'une mission d'information et la grande avancée fait que le législateur en 2015 avait inscrit dans le code de la sécurité sociale la possibilité de reconnaître à la pathologie psychique comme maladie professionnelle toutefois l'inscription au tableau des maladies professionnelles n'a pas pu se faire car il n'y a pas de consensus ni de la communauté médicale ni des partenaires sociaux consensus nécessaire à cette inscription il faut encore faire un travail poussé de recherche et d'évaluation cependant en attendant que pouvons nous proposer il est probable qu'un nombre plus important de victimes du bournat pourrait prétendre à une reconnaissance comme maladie professionnelle et pour cela certains collègues proposent que le taux d'incapacité permanente vous prétendre à cette reconnaissance soit abaissé de 25 à 10 % ne faudrait-il pas plutôt revoir la grille d'évaluation d'incapacité pour qu'elles soient mieux adaptés à la pathologie psychique avant tout il donne de notre devoir de faire de la prévention il faut savoir non seulement travaillé sur le bien-être au travail mais aussi savoir repérer précocement lessines faisant craindre de passage à la maladie cet objectif de prévention des risques psychosociaux est inscrit dans le troisième plan santé au travail 2016 2020 et c'est ainsi que la has avait rendu un rapport au printemps 2017 visant à améliorer les connaissances du syndrome du burn out et à le élaborer des supports opérationnel et de recommandations de bonnes pratiques à destination des médecins du travail des médecins généralistes et des autres professionnels de santé ce travail doit se poursuivre avec les partenaires sociaux pour trouver des solutions raisonnables et adapté il doit se faire avec un engagement fort des entreprises dans la responsabilité sociale sociétale et environnementale enfin mes chers collègues je le disais en introduction cette proposition pose des anges très large que nous devons regarder avec lucidité on ne peut considérer cet incendie en soit comme un problème individuel ne pas regarder au delà serait se priver d'une interrogation que nous devons pas nous poser sur notre comportement collectif le burn out est une société et d'une maladie des sociétés postmodernes il pose la question de notre relation au travail la définition de la réussite de l'épanouissement personnel et du bonheur nous subissons tous une accélération du temps et décadence et surtout l'extension du stress dans tous les domaines de la vie le politologue zaki laïdi nous apprend que cette contraction du temps à créer un homme présent qui est un homme sans point de vue qu'est ce qu'un homme sans point de vue c'est un est privé de distance symbolique entre son être et le monde dont l'un est le monde et dans la condition d'être est rattaché à sa singularité individuelle cet homme présent vie dans une exigence d'excellence qui le pousse au surinvestissement dans l'ess dans l'ensemble des aspects de sa vie les cadences infernales ne concernant pas seulement le travail mais également les loisirs qu'il faut multiplier et les emplois du temps de vacances qu'il faut optimiser société du stress et du surinvestissement 7 avant un environnement social doit nous interroger nous sommes parfois loin de l'émancipation et la liberté que nous pensons avoir acquis par les avancées technologiques nous devons bien entendu travailler de concert sur la question du burn out mais ne pouvons pas faire l'économie d'une réflexion plus large sur les exigences individuelles posées par notre civilisation merci madame la députée