Le grand Rendez-Vous avec Sébastien Chenu,député RN du Nord et vice-président de l’Assemblée nationale
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Europe 1. 10h-11h. Le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Pierre Devineau. Bonjour à tous et bienvenue au Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. C'est votre Grand Rendez-Vous ce dimanche. Vous êtes député RN du Nord, vice-président du Rassemblement National et vice-président de l'Assemblée Nationale. Avec vous nous commenterons ce déplacement de Gérald Darmanin en Algérie. L'ultra-violence en France sur fond de narcotrafic. On l'a vu à Nantes encore dernièrement. Un enfant de 15 ans tué par une balle perdue. Quelle solution du RN pour mettre fin à ces violences désormais quotidiennes ? 8,1% de chômage en France.
Inflation grandissante. Un SMIC qui augmente automatiquement contrairement au salaire. La France travaille-t-elle assez ? Et comment se positionne le Rassemblement National sur ce sujet, notamment du travail ? Plus généralement, le Rassemblement National est-il libéral ou social ? Enfin, compte-t-il faire des économies pour sortir de la dette ? Je parle du RN. Sachant que tout ne peut pas être axé sur l'unique immigration. Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos. Bonjour Stéphane. Bonjour. Et Thomas Bonnet de CNews. Bonjour. Bonjour. Thomas. Une question simple, Sébastien Chenu. Qu'est-ce que vous attendiez du déplacement de Gérald Darmanin en Algérie ?
Probablement d'abord la libération de Christophe Gleize. C'est la priorité immédiate. Bien entendu, c'est aussi de pouvoir accélérer le processus de délivrance, de laisser passer les consulaires pour reprendre les délinquants étrangers qui sont sanctionnés sur notre territoire. Mais ce déplacement de Gérald Darmanin doit avoir des résultats concrets. Le premier d'entre eux, c'est la libération de Christophe Gleize. C'est insupportable qu'un de nos compatriotes soit incarcéré en Algérie dans les conditions qu'on connaît.
Sébastien Chenu, cette semaine à Nantes, dans le quartier du Port Boyer, un adolescent de 15 ans tué par une balle perdue sur fond de narcotrafic. Laurent Nunez dit que ces drames sont consécutifs au renforcement de la lutte contre le narcotrafic. Vous en pensez quoi, vous ?
Je pense que le gouvernement est complètement dépassé. Enfin, je pense deux choses. D'abord, je pense qu'on a en face de nous un Himalaya en ce qui concerne le narcotrafic à gravir et que cet Himalaya, personne ne s'y est attaqué depuis longtemps. Il y a plusieurs Himalayas de difficultés dans notre pays. On pourrait prendre qu'ils n'ont aucun rapport, forcément.
On prend l'image de François Bayrou, non ? C'est lui qui parlait d'Himalaya. Ah oui, celui qui parlait d'Himalaya.
Il n'a pas gravé, visiblement. Il est resté en bas. Il n'a pas été un bon grimpeur, si j'ose dire. Il y a plusieurs Himalayas qu'il faut gravir dans notre pays, qui n'ont pas forcément de rapport entre eux. Mais par exemple, la démographie, le problème de la démographie dans notre pays en est un autre. Mais celui du narcotrafic, qui a un lien, évidemment, aussi avec l'immigration, est un problème qui est devant nous. Six morts en une semaine dans notre pays. Je ne sais pas si on se rend compte de ce que c'est. C'est comme, j'allais dire, certains pays d'Amérique du Sud qui nous font froid dans le dos. Six morts dans notre pays. Et puis, un combat, évidemment, de civilisation à mener.
Quel rapport on a ? Qui demande du courage politique, qui n'a pas été mis en oeuvre, qui demande des moyens ?
Sébastien Sonu, Pierre le disait à l'instant, Laurent Nunes, dans une interview ce matin, dit c'est parce qu'on a renforcé la lutte contre le narcotrafic, on gêne les trafiquants, donc ça génère de la violence et tout ce qui s'est passé cette semaine. C'est une sorte de vendetta, en fait.
Non, mais que les narcotrafiquants...
Il n'y a pas la conséquence du renforcement de la lutte contre le narcotrafic. Vous achetez ces propos ?
Non, non. Vous êtes d'accord avec ça ou pas ? Non, parce que que les narcotrafiquants bougent quand un point de deal est démantelé pour aller s'installer ailleurs, on le sait tous, d'ailleurs, ça signe l'échec du plan de Gérald Darmanin, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, qui devait démanteler tous les points de deal. On les connaît tous dans nos villes, les points de deal. Mais il y a plusieurs portes d'entrée, si vous voulez, pour lutter contre le narcotrafic. Bon, d'abord, il y a des portes d'entrée locales. Les politiques municipales sont différentes, selon que vous ayez des maires qui soient étiquetées à gauche, à l'extrême gauche, à droite ou au rassemblement national.
Vous avez une culture à gauche, hostile à la police municipale, hostile à la vidéoprotection, et qui, évidemment, complique la tâche de la police nationale. La sécurité, c'est le cas à Nantes. La sécurité, c'est une prérogative nationale. Mais enfin, les élus municipaux peuvent concourir. Ils sont souvent d'ailleurs aidés par un certain nombre de collectivités dans le financement des caméras ou dans le financement des polices municipales. Donc, on a là une ligne de fracture. C'est-à-dire qu'idéologiquement, on ne combat pas le narcotrafic de la même façon, selon qu'on soutienne Jean-Luc Mélenchon ou selon qu'on soutienne Marine Le Pen.
Et c'est le cas, en tous les cas, des maires du rassemblement national.
Pour vous, les élus de gauche, ils sont contre la lutte contre le narcotrafic ? Oui, majoritairement. Non, mais majoritairement, d'abord, ils sont habités par... Est-ce que Jean-Henri Roland, la maire de Nantes, ne fait rien contre ou entrave l'action de la police nationale ?
Non, mais ils sont habités par une culture de l'excuse, quand ce n'est pas une revendication, je pense, aux écologistes, de la banalisation, de la légalisation de la consommation de stupéfiants. Donc, ça, ce n'est pas une invention. Je veux dire, il suffit de les écouter à l'Assemblée nationale. Les députés écolos ou LFI demandent la légalisation d'un certain nombre de produits stupéfiants. Et puis, souvent, les élus de gauche, je pense, par exemple, aux mairies communistes. Moi, je l'ai vu dans ma circonscription. Ils ont d'ailleurs été battus au municipal, dernièrement, dans deux communes de ma circonscription. Ils étaient hostiles à la création d'une police municipale. Parce que ?
Parce que c'est idéologique. Ils considèrent que c'est à l'État d'assumer la sécurité.
Mais c'est uniquement une histoire d'idéologie ? Ah oui, à gauche... Il n'y a pas de soutien des narcotrafiquants, vous n'allez pas quand même ?
Non, il y a deux familles à gauche. Vous avez LFI écolos avec une espèce de complicité passive, en demandant la légalisation, etc. Qui fait qu'en réalité, ils ne veulent pas qu'on sanctionne le narcotrafic. Ils veulent l'aborder autrement par la légalisation.
Vous avez des cas précis là-dessus ?
Vous prenez les propositions des députés écolos ou LFI. Ils demandent la légalisation d'un certain nombre de drogues, voire de drogues plus difficiles, plus dures. Donc, idéologiquement, il n'y a pas le même rapport. Après, il y a d'autres portes d'entrée. Il n'y a pas que les caméras, évidemment, de vidéoprotection dans les mairies pour lutter contre le narcotrafic. Ça se saurait. Moi, je pense, c'est ma conviction qu'il faut taper très durement le consommateur. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les amendes qui sont assez légères me semblent ne pas remplir leur mission. Mais ça veut dire que lorsque...
Ils ont augmenté, il y a un projet de...
Oui, oui, mais... Demain, elles ont... Mais d'accord, mais ce n'est pas suffisant. C'était dans les tuyaux.
Et puis, il y avait la campagne de publicité de Bruno Retailleau qui tapait justement.
Alors, j'y viens. D'un côté, lorsqu'elles ne sont pas payées, il faut, j'allais dire, responsabiliser les familles. C'est-à-dire que, grosso modo, une famille qui abrite des personnes qui sont condamnées pour stupéfiants doit être, si elle occupe un logement social, doit en être exclue. On ne peut pas bénéficier de la solidarité nationale. Quand d'un autre côté, on a ces gamins...
Absolument.
Absolument, il faut mettre tout en œuvre. Ça, c'est pour ceux qui vivent finalement de la solidarité nationale. Et ceux qui ne vivent pas dans la... Voilà. Mais il n'y a pas chez les consommateurs que des gens qui vivent de la solidarité nationale. On connaît tous. Parce qu'aujourd'hui, je notais qu'il y avait, je crois, 9,5% des Français qui reconnaissaient avoir consommé de la cocaïne. Eh bien, ça veut dire qu'il y a aussi des gens qui sont des cadres sub, qui sont des gens insérés dans la vie professionnelle.
Et je pense que lorsqu'ils iront une journée devant un tribunal, qu'ils prendront des travaux d'intérêt généraux, qu'ils devront déposer leur RTT au lieu de partir en week-end au Cap-Ferret, et qu'ils iront nettoyer les toilettes des collectivités locales, etc.
Je sens qu'on va avoir le coup de fil du maire du Cap-Ferret qui vous cite...
C'est plutôt un compliment. C'est plutôt un compliment de partir en week-end dans sa commune.
Une fois que vous avez tapé sur les consommateurs, comment vous reprenez le contrôle dans ces quartiers ? Parce que c'est de ça aussi dont on parle, à Nantes comme ailleurs. Comment vous assumez-vous demain aux responsabilités d'envoyer les policiers, reprendre le contrôle avec ce que ça peut générer comme...
Il y a plusieurs... Il y a aussi la réponse pénale. Il y a aussi la justice des mineurs. Vous avez bien noté que dans tous les faits de délinquance, on a une surreprésentation des mineurs et une surreprésentation de l'immigration. Tant qu'on n'aborde pas ces deux sujets, les mineurs, la réponse pénale des mineurs et l'immigration dans notre pays, je rappelle aussi que la drogue, la tenue de nos frontières également. La drogue, elle n'arrive pas de la planète Mars. Elle arrive par ou les mers ou par les frontières qui n'existent plus. Et bien tant que vous ne prenez pas le contrôle de tout ça, vous ne pouvez pas évidemment lutter contre le narcotrafic.
Il y a des pays qui réussissent à peu près, qui en tous les cas mènent ces combats et qui s'en sortent plutôt mieux. Ça ne veut pas dire... Souvent on cite le Salvador sur votre antenne comme un pays excessivement répressif, mais je pense qu'il y a aussi... C'est un modèle le Salvador ? Non, je n'ai pas de pays modèle, moi. Mais il y a aussi... Vous n'avez pas répondu, c'est un modèle pour vous ? Vous avez dit que vous n'avez pas de pays modèle, mais... Non, je n'ai pas de pays modèle, ce n'est pas un modèle pour moi. Parce que c'est trop coercitif ? Non, mais je dis que sur le narcotrafic... Parce que c'est trop violent ?
Non, je dis que sur le narcotrafic, je ne veux pas dire que le Salvador est un modèle pour moi dans l'ensemble de ses politiques, je ne les connais d'ailleurs pas toutes. Mais sur le narcotrafic, ils ont réussi quelque chose en tous les cas. Mais il n'y a pas eux, il n'y a pas qu'eux. Il y a des pays en Asie, je crois que c'est... Je ne veux pas dire de bêtises, mais je pense que c'est la Corée du Sud, par exemple, qui est très dure dans la consommation de stupéfiants. Je ne les ai pas en tête.
La réponse pénale, ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire prison ferme immédiatement lorsque vous êtes un trafiquant de drogue ?
Bien sûr, et isolation, refus de peine aménagée pour des trafiquants de drogue. Je veux dire, tout est à revoir de ce côté-là, on le sait très bien. Mais tant qu'on ne s'attaque pas à la...
Alors, c'est très bien, mais personne ne fait rien, donc... Ah, parce qu'il n'y a pas de volonté politique. Il y a quand même eu les prisons d'Armanin, là. Non, il n'y a pas de volonté politique. Il n'y a pas de volonté politique. Et puis, du coup, on ne peut rien voter à l'Assemblée, vous le savez bien. Oui, enfin, je pense qu'on peut trouver... Pas de texte majeur. Est-ce que vous avez vu un texte majeur qui a été voté dernièrement à l'Assemblée nationale ?
Non, mais je suis d'accord avec vous. On a même dû suspendre la forme des retraites. Bien sûr que la situation politique que nous dénonçons et qui est le fait des magouilles des macronistes avec l'extrême-gauche qui a abouti à ce schéma-là empêche la France d'avancer, évidemment. Mais d'abord, il faut une volonté politique...
Les macronistes vous répondent que vous votez des textes avec Alephi et que vous votez des textes contre les macronistes. Non, mais monsieur...
C'est magouille... Non, mais monsieur Divino, à l'Assemblée nationale, à l'Assemblée nationale, surtout quand il y a trois blocs, tout le monde, un jour, vote avec quelqu'un d'autre. Ça existe toujours. On a voté des textes présentés par les macronistes, on a voté des textes présentés par les LR, on a voté des textes présentés par la gauche. Ils ont voté parfois des textes. Je pense que la gauche avait voté un amendement, d'ailleurs, sur le fait de sanctionner les entreprises qui touchaient des fonds publics et qui les localisaient, qui avaient été proposés par le député des Bouches-du-Rhône-Emmanuel Taché, c'est la gauche qui avait permis de le voter.
Donc, à un moment, il faut arrêter de dire machin, vote avec machin. À l'Assemblée nationale, quand il y a trois blocs, quand il y a des textes qui partent, c'est forcément qu'à un moment, il y a des majorités qui sont composites. Au-delà de cela, ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas de capitaine, il n'y a pas de perspective, il n'y a pas de vision, et puis il n'y a pas d'autorité. Monsieur Nunez, il est dépassé par les événements. Je lui ai fait le procès à lui-même, j'allais dire. Simplement, c'est qu'il n'y a pas d'impulsion au plus haut niveau de l'État.
Une pause dans ce Grand Rendez-Vous et on revient dans un instant sur CNews et sur Europe 1. A tout de suite. 10h-11h, le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, les échos. Pierre Devineau. Du Grand Rendez-Vous avec Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée nationale et vice-président du Rassemblement national. La présidentielle 2027 commence à prendre avec des meetings politiques qui s'organisent ici et là. Sébastien Chenu, Gabriel Attal par exemple, qui vient de sortir un livre et qui, nous dit-on, va se déclarer candidat peut-être cette semaine, c'est ce qu'on a pu lire.
Comment est-ce que vous vous expliquez presque paradoxalement que Jean-Luc Mélenchon est très très bas dans les sondages ? Est-ce que vous le prenez, Jean-Luc Mélenchon, comme un candidat à prendre à la légère ? Sachant qu'on se souvient tous qu'en 2022, il lui manquait 400 000 voix, en fait, pour figurer au second tour.
Non, moi je ne sous-estime pas Jean-Luc Mélenchon. Je crois même qu'il est un candidat dangereux dans tous les sens du terme. Dangereux dans le sens où il peut, et moi c'était ma modeste prédiction, accéder au second tour de l'élection présidentielle parce que je crois qu'un premier tour d'une présidentielle, c'est la continuité, c'est la conclusion des cinq années de vie politique que nous avons menées. Et en cela, Jean-Luc Mélenchon est probablement celui qui est le plus articulé à gauche pour pouvoir accéder au second tour. Par que ? Le plus articulé ?
Parce qu'il écrase les eaux, qu'il représente une offre politique qui fait naître, je le regrette bien, mais un espoir chez un certain nombre de personnes dans notre pays, qu'il n'est pas usé ou macronisé par le pouvoir macroniste, c'est-à-dire qu'il ne s'est pas compromis, contrairement au Parti Socialiste qui a sauvé la tête d'Emmanuel Macron. Je pense qu'il est lisible pour un certain électorat de gauche ou d'extrême gauche dans notre pays. Je ne le redoute pas dans le sens où je pense que son offre politique est perçue comme inquiétante pour une majorité de Français, mais je crois qu'il est aujourd'hui celui qui est le plus en capacité d'accéder au second tour.
C'est pour vous le principal adversaire où Marine Le Pen dit que ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon, c'est plutôt Édouard Philippe. Nous, on veut être face à Édouard Philippe au second tour.
Alors je crois que Marine Le Pen a raison, ça fait longtemps qu'elle dit ça parce qu'elle explique qu'une élection face à Jean-Luc Mélenchon aurait créé un phénomène de rejet qui ne serait pas, quelque part, bénéfique au débat public. De rejet, c'est-à-dire ? C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon fait tellement peur qu'il y aurait un phénomène de rejet, alors qui électoralement peut nous permettre de gagner, peut nous permettre, quand ce ne sera pas si simple. C'est Jean-Luc Mélenchon qui fait peur, ce n'est pas Marine Le Pen. C'est Jean-Luc Mélenchon qui fait peur. C'est un rejet qui est favorable.
Mais face à Édouard Philippe, on aurait une qualité de débat, d'offre politique et aussi de capacité ensuite à pouvoir confronter un bilan, celui d'Édouard Philippe, à une proposition, celle de Marine Le Pen, qui serait plus intéressante pour les Français.
Parce que Jordan de Bardella, lui, a plutôt dit le contraire. Lui, il a l'air de privilégier un face-à-face face à Jean-Luc Mélenchon.
Je vous ai dit que ma conviction, c'était que Jean-Luc Mélenchon était probablement celui qui était le plus capable d'aller au second tour aujourd'hui. D'abord, c'est les Français qui vont choisir qui ils envoient. Mais ce n'est pas les mêmes combats. D'un côté, ce sera une élection qui se ferait sur le rejet d'un homme, j'allais dire le rejet, les yeux fermés de beaucoup de Français. De l'autre côté, ce serait une confrontation de projets politiques, d'offres politiques, dont l'un, celui d'Édouard Philippe, est totalement plombé par son bilan.
C'est amusant que vous parliez de rejet uniquement pour Jean-Luc Mélenchon. Je reprends ma question de tout à l'heure, parce que quand vous interrogez, notamment certaines personnes du Bloc Central, c'est les extrêmes en général. Je ne veux pas parler des footballeurs qui, eux, maintenant disent, je pense à Kylian Mbappé, qui disent que c'est l'ERN avant tout. En tout cas, quand il y a un rejet, souvent c'est rejet des extrêmes, aussi bien l'ERN que l'FI.
Je n'ai pas parlé que de rejet pour Jean-Luc Mélenchon, puisque je vous ai dit qu'il suscitait aussi un espoir. Pour un certain nombre de nos compatriotes. Vous pourriez dire la même chose. Et que je le regrettais. Parce que certains espèrent beaucoup du RN, et d'autres rejettent le RN.
Le bloc central... C'est assez brutal.
Le bloc central qui va de Bruno Retailleau à Raphaël Glucksmann, en passant par Gabriel Attal, n'a plus d'idées à vendre, et donc joue sur la diabolisation, la peur, le fait d'empêcher...
Parce qu'on les a vus à l'oeuvre. Vous évoquez Édouard Philippe face à Marine Le Pen ou Jordan Bardella, en quoi le rejet, la diabolisation ne fonctionnerait pas, alors qu'elle a fonctionné déjà pour Emmanuel Macron à deux reprises.
Parce que je pense que le bloc central n'est plus capable de faire une offre pour notre pays qui soit porteuse d'espoir, parce que nous sommes à 8% de chômeurs, parce qu'ils ont appauvri la France, qu'ils ont désindustrialisé notre pays, qu'ils l'ont insécurisé, qu'ils l'ont suradministré, que ça fait 10 ans qu'ils sont au pouvoir, et que le pays n'a jamais été en si mauvais état que depuis que le bloc central...
Vous avez vu le rejet de la politique d'Emmanuel Macron,
vous avez fait remarquer. Je pense que le plus fort des rejets, au-delà de Jean-Luc Mélenchon, et pour certains peut-être du Rassemblement National, c'est celui de la politique menée par le bloc central. Je pense que s'il y a un point qui fait convergence chez une majorité de Français, c'est le rejet de la politique d'Emmanuel Macron et de ses alliés, et de tous ceux qui ont participé à cette œuvre néfaste pour le pays.
Je pense que plus jamais ça, plus jamais les Français ne voudront donner les clés du pays à Édouard Philippe, à Gabriel Attal, à tous ces gens qui ont abîmé à ce point notre pays, qui l'ont ruiné, et qui font qu'aujourd'hui, on n'est pas très loin d'ailleurs de la récession, et qu'aujourd'hui, les gens s'inquiètent à la fois pour sortir de chez eux, à la fois pour savoir si, en travaillant, ils vont réussir à s'en sortir. Je veux dire, ils ont loupé. Il n'y a pas un domaine dans lequel ils ont réussi. Citez-moi un domaine de l'éducation à l'industrie, des comptes publics à la sécurité en passant par l'immigration. Citez-moi un domaine dans lequel ça a marché. Rien n'a fonctionné.
Ce bilan, il est pathétique. Ce bilan, il est scandaleux. Et donc, par conséquent, je pense que tous ceux qui ont, de près ou de loin, été liés à cette politique-là...
Ça fonctionne pour Gabriel Attal, pour Édouard Philippe, deux anciens premiers ministres. Donc, vous diriez qu'Édouard Philippe, s'il part dans les sondages comme étant celui qui serait le seul à pouvoir battre, par exemple, le Rassemblement National à l'Institut de l'Otour...
Non, non. Non, non. Je pense que notre offre politique, les propositions de Marine Le Pen lors d'une présidentielle ou de Jordan Bardella, réussiront d'abord à convaincre plus largement les Français que celle d'Édouard Philippe. Mais où est-ce que vous mettez le RN sur le curseur ?
Parce que certains se posent la question, est-ce que le RN est de droite ? Est-ce que le RN est de gauche ? Est-ce que le RN est libéral ? Est-ce que le RN est social ? Qu'est-ce que vous répondez ?
Mais on est un parti souverainiste avec une conscience sociale affirmée. Donc, on n'est pas des ultra-libéraux, ça c'est sûr, mais on est pour un modèle de société dans lequel l'emploi, la croissance, la productivité sont des vecteurs importants pour la richesse du pays. Avant de répartir de la richesse, il faut d'abord la créer. Donc, on est pour le soutien à la croissance, le soutien à la valeur travail, sans quoi ça nous positionne plutôt proche des valeurs qui sont celles du mérite, du travail, de l'effort, qu'on considère comme étant plutôt à droite.
Mais comme on a une forte conscience sociale, parce qu'on ne sera jamais dans une politique qui est celle de dire mort aux pauvres, eh bien, nous ne sommes pas catalogables, nous sommes au-delà de la droite et de la gauche, mais on l'a toujours dit, et c'est ce qui fait que... Vous n'êtes pas un homme de droite ? Moi, je me suis construit à droite, mais aujourd'hui, je ne peux pas être réduit à la droite. On ne peut pas être réduit à être de droite.
Jordan Bardella explique qu'il n'est pas de gauche, donc on comprend qu'il est de droite. Vous, vous êtes de droite ?
Dire que je serais de gauche serait ridicule, enfin, ça ne correspond pas du tout à ma construction personnelle. Je me suis construit à droite, j'ai une forte conscience sociale, je suis souverainiste, ça a été le fil rouge de mes engagements politiques tout au long de ma vie. J'ai voté contre toutes les dispositions, propositions liées à cette construction européenne qu'on nous fourgue depuis des années. Et moi, je pense qu'aujourd'hui, nous avons dépassé, ce n'est pas du tout en même temps. Macron, c'était et la droite et la gauche. Et on a eu et le pire de la droite et le pire de la gauche. On est au-delà de tout ça. Je vais poser la question différemment.
Demain, lorsqu'il y aura les élections législatives, après la présidentielle, si vous devez ouvrir votre majorité, à votre formation politique, vous irez plutôt avec la droite ou plutôt avec la gauche ?
Non, mais on l'ouvrira sur une base programmatique et viendra qui voudra. Et aujourd'hui, c'est vrai que lorsque je vois les électeurs LR, je pense qu'ils ont beaucoup de choses en commun avec nous. Mais quand je vois, et je le vois dans le Nord, des électeurs qui, toute leur vie, ont voté à gauche, mais qui sont attachés aux mêmes valeurs, au travail, à l'effort, à une certaine forme d'identité du pays, ils sont les bienvenus. C'est tenu d'avoir les deux en même temps ? Mais bien sûr, parce qu'en fait, ce qui nous... C'est le retour du en même temps, en fait. Non, je viens de vous expliquer que ce n'était pas en même temps, c'était au-delà. C'était au-delà, quand même.
Non, en même temps, c'était et la droite et la gauche. On n'est pas pour et la droite et la gauche. Ni la droite et la gauche. On est au-delà de la droite.
Les Français ont besoin de visibilité. Bien sûr, c'est assez clair. Moi, je pense, comme vous, et comme beaucoup d'autres responsables politiques, ce qui est important, c'est le programme. Mais la vérité, c'est que les gens ont besoin d'incarnation. Et quand il y a une incarnation, il y a une étiquette dessus. Et donc, c'est pour ça qu'on vous pose cette question. Et de la même façon, vous dites souvent, les LR, je reprends ce que vous venez de dire, les LR, finalement, on leur tend la main. Moi, je me souviens de Jordan Madera qui disait « Je tends la main à une droite sincère ». Vous dites « Mais ils se sont compromis avec les macronistes. » Ça, c'est leur problème.
C'est les dirigeants, LR. Sur le gouvernement. Mais par exemple, Reconquête. Reconquête, c'est un mystère pour beaucoup d'électeurs de droite. En disant « Mais pourquoi est-ce que le RN ne fonctionne pas avec Reconquête ? » Parce que s'il y a bien un parti qui ne s'est pas compromis avec les macronistes, et bien Reconquête.
Oui, mais enfin, les excès, qu'ils soient verbaux en termes de proposition pendant la présidentielle d'Éric Zemmour, l'ont quand même largement disqualifié pour pouvoir participer demain. Non, mais leurs électeurs sont les bienvenus. On leur tend la main. Éric Zemmour, si vous voulez, quand on reparle d'un certain nombre d'excès de verbaux ou de propositions pendant la présidentielle, sincèrement, ce n'est pas au niveau de ce qu'on attend. Non, je viens de vous dire, il y a effectivement d'abord des électeurs qui sont sincères. Il y a, en revanche, je pense, un appareil et un homme qui n'est pas au niveau de ce qu'on attend pour redresser le pays.
Il y a des choses intéressantes chez Saracnafo, en particulier lorsqu'elle copie le programme du Rassemblement national. Parce que Saracnafo, qu'on nous présente comme quelqu'un d'hyper érudit, intelligent, elle l'est probablement. Bon, c'est surtout quelqu'un qui, un peu en classe, devait zioter la copie du voisin et copier ce qu'il y avait puisque toutes les propositions qu'elle fait sont des propositions qui émanent du programme du Rassemblement national. Donc, pour vous,
l'union des droites,
c'est toujours niette ? Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut présenter les choses. Parce que, ben non, il faut élargir au maximum, tendre la main au maximum aux électeurs, moi, ce que je crois. Mais les appareils politiques de droite sont des appareils qui ne sont pas, ce que disait finalement Jordan Vardella, qui ne sont pas sincères. Les LR se compromettent avec le macronisme. Enfin, aujourd'hui, on a encore des ministres LR dans le gouvernement. Madame Genevard, ministre de l'Agriculture, qui accepte le Mercosur, qui signe le Mercosur. Elle est toujours, elle pointe toujours, elle pointe toujours chez les LR. Suspendu. Oui, suspendu. Enfin, c'est comme si de rien ne se passait.
Donc, si vous voulez, moi, je pense que les appareils, les appareils politiques de droite sont insincères. insincères, alors que leurs électeurs le sont.
Sébastien Chenieux est l'invité du Grand Rendez-vous Europe 1, CNews, Les Echos. La suite, dans un instant, on va parler d'économie. 10h, 11h, Le Grand Rendez-vous Europe 1, CNews, Les Echos. Pierre Devineau. Toujours au Grand Rendez-vous avec Sébastien Chenieux, vice-président du RN et vice-président de l'Assemblée nationale. Sébastien Chenieux, vous dites que vous êtes un souverainiste. Vous n'avez pas dit que vous étiez un libéral. Gabriel Attal et Bruno Retailleau, dans un autre genre, veulent remettre les Français au travail.
Alors, évidemment, il n'est pas question de viser ceux qui travaillent déjà beaucoup, mais plutôt que ceux qui bénéficient de diverses aides sociales, qui se rendent compte qu'en faisant un petit boulot, ils touchent moins qu'en touchant uniquement les aides sociales. Vous, qu'est-ce que vous proposez sur le travail en France ?
Bon, plusieurs choses. D'abord, évidemment, il y a un certain nombre de gens qui fraudent en haut et en bas. On le sait, fraude sociale, fraude fiscale.
Et Marine Le Pen... C'est sur les rangs avec Jean-Pierre Farandou qui a fait un projet de loi sur la fraude fiscale et la fraude sociale.
D'accord, il a récupéré combien pour l'instant ? Bon, d'accord. Il a chiffré pour l'instant. Les prestations sociales aux étrangers, par exemple, et je ne parle pas là uniquement de la fraude, je parle aussi de ce que ça peut coûter les prestations sociales aux étrangers, c'est 20 milliards d'euros par an aux étrangers, aux gens qui ne sont pas de nationalité française et qui ne... Prestations sociales... Ils cotent aussi. Non, prestations sociales non contributives, évidemment. Évidemment, quand on contribue, quand on travaille, quand on paye des cotisations, évidemment, on a le droit à une allocation au chômage.
Je parle des contributions, des prestations sociales aux étrangers, mais oui, bien entendu, n'ont pas continué à épauler le monde entier qui vient chez nous. En tous les cas, il y a 20 milliards d'euros à récupérer de ce côté-là. Sur la valeur et sur l'aspect du travail, deux choses. D'abord, il faut créer de la croissance. On ne fera rien dans notre pays sans croissance. C'est-à-dire, il faut de l'industrie. Moi, par exemple, permettez-moi cette incise, je suis un peu inquiet lorsque je vois ce que Alstom, dans mon département du Nord, à Crépins, à Petite Forêt, est en train de faire. C'est du matériel ferroviaire Alstom. Il y a un plan opérationnel qui va être dévoilé pour 2027.
On est assez inquiet. Il y a un plan de vigilance. Je suis inquiet sur Stellantis à Ordin et à Valenciennes. Ordin, c'est dans ma circonscription. C'est l'industrie automobile. Quand on voit que l'Union européenne nous met en concurrence frontale avec d'autres pays et qu'elle laisse l'industrie automobile avec le fantasme aussi de la voiture électrique, elle laisse le... Le fantasme. Oui, le fantasme de la voiture électrique, c'est-à-dire que tout électrique... Vous pensez toujours
au lait en diesel en 2080 ?
Non, mais obligé au tout électrique dans les cinq années qui nous séparent de cette obligation, je pense que c'est... 2035, ce n'est pas 50. Oui, c'est un année de 10 ans. C'est la ruine de notre automobile. C'est-à-dire plus. Oui, oui. Eh bien, continuons à repousser les choses parce que moi, je pense que ce qu'il faut, c'est garantir l'emploi, garantir l'industrie française et permettre évidemment à nos industries de faire les évolutions nécessaires, mais dans le temps sans leur donner des obligations qui soient insupportables et sans qu'elles soient mises en concurrence de façon totalement déloyale avec des pays comme la Chine. Donc, d'un côté de la croissance de l'industrie.
D'autre côté, il faut faire entrer les jeunes plutôt sur le marché du travail. Enfin, je veux dire, s'il y a bien quelque chose... Les crédits, j'en profite pour le dire, les crédits sur l'insertion professionnelle, par exemple, sont en baisse dans le projet de budget de M. Lecornu. C'est-à-dire qu'il fait exactement l'inverse de ce qu'il faudrait faire. Je me souviens, il y a 20 ans, Jean-Louis Borloo disait on devrait mettre la formation professionnelle, l'insertion professionnelle des jeunes comme un ministère d'État au centre de nos politiques publiques. Plus de jeunes au travail, mais aussi plus de seniors, non ? J'y viens, c'est l'autre bout. Évidemment, j'y viens.
Mais sur les jeunes, ça veut dire aussi probablement revoir l'orientation au niveau scolaire beaucoup plus tôt. C'est-à-dire qu'il y a une révolution à mener aussi au niveau scolaire. Donc là, c'est un vecteur qu'il faut...
C'est-à-dire la liberté d'orientation, par exemple, on pourrait revenir dessus et plus... Non, mais la liberté d'orientation,
il faut aider les jeunes à s'orienter plutôt vers des voies qui sont connectées à la réalité économique et sociale de notre pays. Parce qu'après, vous faites des générations de gens qui ne trouvent pas de boulot, qui sont aigris d'avoir eu 5 ans, 6 ans de fac et d'avoir des masters... Donc les facs de psycho, les facs de sociaux ? Je ne vais pas revenir sur les facs de sociaux. J'ai déjà eu suffisamment d'inconvénients avec des sociologues ou des profs de sociaux lorsque j'avais caricaturé. Je ne voulais pas les blesser d'ailleurs. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut des filières qui soient en rapport avec l'industrie, avec les métiers qui font la croissance de demain.
L'intelligence artificielle également. Il nous faudra
des data scientifiques. Parlons aussi des seniors parce qu'en France, le nombre de seniors au travail est très faible, plus faible que dans tous les pays voisins. Et vous défendez toujours la retraite à 62 ans voire même le retour à la retraite à 62 ans.
Mais ce que nous défendons, c'est le fait de pouvoir, pour les seniors, comme vous dites, de pouvoir travailler le plus longtemps possible, de ne pas être au chômage à la fin de leur carrière car vous avez beaucoup de seniors qui se retrouvent, ce qui coûte très cher au compte public d'ailleurs, au chômage en fin de carrière, qui terminent leur carrière professionnelle pendant 2, 3, 4 ans de période de chômage. C'est sur ça qu'il faut évidemment agir. Vous parlez de croissance,
de retrouver la croissance et de remettre la retraite de voir à 60 ans. Comment est-ce que vous arrivez à combiner les deux ? Mais je viens de vous expliquer.
Faire travailler tous les Français qui le peuvent plus tôt et plus tard selon leurs possibilités, selon leur choix, aller vers cela, ouvrir davantage ces perspectives. On a ce choix de société qui est très fort d'une retraite avec 42 années de cotisation. Je ne comprends toujours pas pourquoi on nous présente, on présente notre projet de réforme des retraites toujours à travers uniquement l'âge sans rappeler que c'est 42 années de cotisation nécessaires par pays. D'accord, d'accord. Non mais c'est quand même important. Il faudra avec nous 42 années de cotisation pour pouvoir. Alors, dans les métiers et dans les métiers pénibles, c'est vrai que c'est un choix aussi de société.
Donc, de l'autre côté, je l'ai dit, de l'industrie, de la croissance, faire entrer plus jeune, permettre de travailler aux seniors plus longtemps, ça fait partie des leviers. Ce n'est pas ce qui a été fait, accordé le moins durant ces dernières années.
Et Marine Leblanc a dénoncé l'assistanat. C'était à Mâcon le 1er mai. Alors, ce n'est pas la première fois qu'elle emploie ce terme, mais c'est quand même relativement rare dans les propos d'un dirigeant, d'une dirigeante en l'occurrence du Rassemblement National. Est-ce qu'on peut dénoncer l'assistanat et toujours parler à cette fibre sociale, cette France sociale dont vous parlez aussi ? Je pense par exemple à la ville de votre circonscription, Denain, c'est plus de 30% de taux de chômage. Est-ce que là-bas, parler d'assistanat, ça a du sens ?
Non, mais il ne faut pas confondre l'assistanat et la solidarité. L'assistanat, les classes populaires qui travaillent, qui se lèvent tôt le matin, je parlais de Hordain tout à l'heure dans la circonscription où il y a Stellan-Tlis. Donc ça veut dire le monde du travail, c'est un monde d'ouvriers, de salariés. Eh bien, ces gens qui font les 3-8, qui se lèvent tôt, qui travaillent la nuit, etc., et ils ont raison, détestent ceux qui profitent d'un système qu'eux alimentent par leur travail. Et ils ont raison parce qu'il y a des gens qui profitent de ce système. Ça existe, ce n'est pas un fantasme. Il y a trop d'assistanat
en France aujourd'hui ?
Il y a une fraude sociale. L'assistanat, c'est la fraude... C'est autre chose. L'assistanat, c'est les prestations sociales qui sont versées à des gens. Il y a aujourd'hui, en tous les cas, une politique sociale qui fait qu'on perd beaucoup d'argent public à alimenter d'abord le monde entier, je l'ai dit, et ensuite à alimenter probablement des gens qui n'ont pas envie de... Qui n'ont pas envie ou qui ne peuvent pas parce qu'il y a aussi un autre levier qui n'est pas activé. Tout à l'heure, j'ai parlé de la formation professionnelle. Elle devrait être la formation tout au long de la vie. Moi, je pense qu'il y a à travers l'orientation professionnelle la nécessité de former les gens.
On laisse trop de gens à l'abandon. Est-ce que vous, demain au pouvoir, il sera possible de gagner davantage en étant chez des aides sociales qu'elle en a travaillé ? Le but, c'est de vivre de son travail. On a une problématique salariale en France. On a une problématique salariale. Moi, je pense qu'en France, les salaires ne sont pas assez élevés. Nous, on a une proposition dans laquelle il n'y a pas de perdant. C'est la hausse des salaires de 10% jusqu'à deux fois le SMIC en échange d'un gel des cotisations patronales. Il faut créer les conditions de ça. Ça doit se faire entre partenaires sociaux. Mais c'est à l'État de donner l'impulsion.
Est-ce que les entreprises doivent augmenter les salaires ? J'y pense parce que Marie-Lise Léon, la secrétaire de la CDT, ce matin dans une interview dit qu'avec le retour de l'inflation, il faut que les entreprises qui, dit-elles, ont de l'argent augmentent les salariés.
Vous êtes d'accord avec ça ? D'accord, mais il faut créer les conditions. Moi, je vous porte la proposition du Rassemblement National qui permet de créer ces conditions-là. Donc, effectivement, ça fait partie des priorités. Mais on ne réussira tout ça qu'à partir du moment où on va désadministrer la suradministration de notre pays qui croule sous les normes, qui croule sous la paperasse, où on va permettre, effectivement, des gains de production forts, où on va investir dans les métiers de demain et où on va aussi... Sur les impôts de production également pour les entreprises ? Mais oui, bien entendu.
Mais là où il faut aussi mettre les feux, je crois, c'est, je disais, les métiers de demain sur lesquels je n'ai pas vu aujourd'hui le gouvernement alimenter la réflexion et, j'allais dire, mettre quelque argent dessus. Sur l'intelligence artificielle. Mais évidemment.
L'apprentissage, ça c'est un acquis du macronisme. Vous ne pouvez pas le penser.
Oui, oui, c'est peut-être le seul point sur lequel il y a eu peut-être quelque chose effectivement sur l'apprentissage, même si dans les projets budgétaires, les crédits rebaissent à nouveau. Donc ça veut dire qu'en fait, ce n'est pas une politique pérenne. Et sans qu'il y ait de pérennité dans la politique, en particulier en matière d'apprentissage, vous n'aurez pas de résultat. Il faut qu'on reforme des médecins plutôt que d'en importer du bout du monde.
Est-ce que dans votre politique, il faut parfois, j'allais dire, s'inspirer du modèle anglo-saxon qui est un modèle ultra-libéral ? J'ai un entrepreneur, par exemple, sur mon plateau il y a quelques jours qui me disait les moins de 30 ans, indemnité chômage, trois mois maximum. Comme ça, ça les met au travail. Est-ce que vous êtes pour ce genre de mesure, de boost ? Je ne crois pas que ce soit forcément un boost.
C'est coercitif, mais en même temps, au bout de trois mois, il n'y a plus rien. Mais présenter comme ça, ça ne veut rien dire. Ça veut dire quoi ? Moins de trois temps ? Ce sont les entrepreneurs qui parlent aujourd'hui. Ce sont les gens qui travaillent. Je pense qu'il faut qu'on aide beaucoup les PME, les TPE.
Vous êtes prêt à garder un enfant, ça pourrait être mon fils, mais ou ma fille, quelqu'un de 25, 26 ans, à lui dire tu as 18 mois de chômage et puis le temps que tu te retrouves en général,
quand on sort des études et qu'on cherche du boulot, on n'a pas 18 mois de chômage devant soi. Pour avoir 18 mois de chômage, il faut avoir travaillé au moins déjà deux ans auparavant. Donc vous voyez, tout ça n'est pas tout à fait cohérent avec la réalité. Moi, je pense que c'est ce que je disais, que la solidarité nationale, elle doit pouvoir s'exprimer en cas de coup dur et pas uniquement d'ailleurs par les indemnités chômage, mais elle doit être nationale. Là aussi, où on a un problème, c'est qu'on a un système social qui est merveilleux, mais il est ouvert au monde entier. Donc à partir du moment où on rétrécit le périmètre, on le réserve...
Les conditions d'indemnisation du chômage ont été durcies là quand même ces dernières années.
Oui, mais qu'est-ce que ça a permis ? Vous y étiez plutôt défavorable. Mais oui, qu'est-ce que ça a permis ? On est à 8% de chômage, le chômage remonte. C'est la culture économique. Je connais ces formules magiques qui disent qu'il ne faut plus donner un euro à un chômeur, il faut tout régimenter. Ça ne fonctionne pas comme ça, comme l'idée de dire qu'ils n'ont qu'à aller faire cinq heures dans une collectivité en échange d'indemnités d'allocations chômage. Ça ne marche pas. Ça ne marche pas. Pourquoi ?
Parce que lorsque vous arrivez dans une collectivité ou une entreprise, on vous dit quelqu'un qui est à 5 heures qui n'a pas travaillé depuis un an ou deux, il ne sait plus travailler, il désorganise un travail, il faut tout lui rapprendre, il est à 5 heures, il repart, il revient la semaine d'après. Ce n'est pas ce qui fonctionne. Ce qui fonctionne, c'est former les gens le plus jeunes possible.
On continue le Grand Rendez-vous avec Sébastien Chenu dans quelques instants sur Europe 1 et sur CNews. 10h, 11h, Le Grand Rendez-vous Europe 1, CNews, Les Echos. Pierre Devineau. La première partie du Grand Rendez-vous Europe 1, CNews, Les Echos avec Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée nationale et vice-président du Rassemblement national. Sébastien Lecornu doit présenter de nouvelles mesures la semaine qui vient sur le carburant. Vous attendez à quoi ?
A rien, son rafistolage. Bon, M. Lecornu a gagné du temps avec l'antavirus. Ça lui a permis de repousser encore d'une semaine les mesures, le bricolage d'aide qu'il promet aux Français. La réalité, c'est que ce gouvernement n'a rien à proposer. Quelques bricolages par-ci, par-là, dont on voit... Il y a plus tout, M. Chenu, dans la presse. Ah oui, mais attendez, j'y viens. Bien sûr qu'il n'y a plus d'argent de la faute à qui ? La leur, évidemment. Donc ça veut dire que les Français sont deux fois victimes.
Victimes de la mauvaise gestion de ce gouvernement et victimes, lorsqu'il y a, j'allais dire, une difficulté à l'international, les Français se retrouvent victimes également de la politique internationale.
Est-ce que c'est une bonne solution de baisser le prix à la pompe pour tout le monde ou est-ce qu'il ne vaut pas mieux cibler les gens qui travaillent, qui ont besoin de leur voiture pour travailler ?
D'accord, mais enfin, je veux dire, l'énergie, les énergies, c'est un bien de première nécessité. Vous ne pouvez pas vivre sans vous déplacer, sans vous chauffer, sans électricité. Donc nous, on a considéré qu'effectivement, il fallait des mesures pérennes. Ça ne date pas d'aujourd'hui. La proposition qu'on fait de baisse de la TVA sur les carburants, elle était déjà portée par Marine Le Pen en 2022. Donc ce n'est pas une mesure, j'allais dire, d'opportunité. Nous, on considère qu'effectivement, il faut aider les Français dans le temps long et leur rendre du pouvoir d'achat.
On a fait, depuis tout à l'heure, je vous ai parlé des 20 milliards d'euros d'économies qu'on pouvait faire sur les aides sociales aux étrangers. Je peux vous dire qu'entre les éoliennes, les subventions aux éoliennes, les agences, la contribution sociale, la contribution à l'Union européenne, je veux dire, on en a des sources.
C'est 45 milliards le carburant chaque année. Donc si vous trouvez il y a rire ailleurs, très bien. Pendant la guerre en Ukraine,
c'était près de 10 milliards, ce qu'on a versé pour soutenir le prix de la vassale.
Oui, j'entends qu'on nous noie sous les chiffres pour ne rien faire, surtout. Non,
moi je vous donne un chiffre qui est 45 milliards sur les contributions sur le carburant chaque année pour l'État.
Est-ce que par exemple, taxer les super profits des entreprises comme Total, je sais que le Rassemblement National y est plutôt favorable. Vous dites qu'il faut plus de croissance, est-ce que ce n'est pas un peu antinomique ces deux propositions ?
Non, mais bien entendu qu'il faut une contribution des entreprises parce qu'elles ont aussi un rôle social dans le pays. Moi je ne veux pas tuer nos champions. Total, c'est un champion français. Il ne faut pas tuer nos champions. Mais en revanche, sur des sur-profits, c'est-à-dire des profits qui ont été faits en dehors de la stratégie d'entreprise par un environnement qu'ils ne maîtrisent pas eux-mêmes. C'était le cas pendant le Covid. Pour certains, ils ont fait des sur-profits. Il faut leur demander un geste. Ce geste, ça peut être un plafonnement des prix. C'est ce qu'ils font. C'est ce qui se fait. qui contribue par ce plafonnement des prix à un geste de solidarité.
Je pense qu'ils pourraient. Sinon c'est une sur-taxe parce qu'ils sont déjà sur-taxés sur l'impôt sur les sociétés comme toutes les grandes entreprises en France.
Je viens de vous expliquer qu'il y avait sur les sur-profits quelque chose à faire, qu'aujourd'hui, ça pouvait prendre la forme du plafonnement des prix. Très bien. Mais je ne vois pas en quoi d'ailleurs une taxe sur les sur-profits peut à la fois handicaper le monde économique puisque ce sont des sur-profits et peut gêner qui que ce soit. Moi, je crois beaucoup au rôle social des entreprises dans notre pays. Et je pense que M. Pouyadé comprend tout à fait que lorsqu'il annonce que Total fait des dividendes incroyables cette année, il a un devoir aussi vis-à-vis des Français. Il ne peut pas juste annoncer ça et dire aux Français on vous laisse à l'abandon de votre compréhension.
Donc le plafonnement, ça ne suffit pas ? Aujourd'hui, c'est une première étape. Je pense qu'aujourd'hui elle est entendable comme cela.
Vous voulez nationaliser Total comme l'a dit Manuel Bompard en France ici même ?
Non, mais vous savez avec Manuel Bompard et la France Insoumise on n'aurait plus une goutte d'essence dans nos stations essence aujourd'hui parce qu'il ne vous a pas échappé que le pétrole on l'importe. Donc avec leurs mesures nous n'aurions pas une essence à 3 euros le litre nous n'aurions plus une goutte d'essence qui arriverait dans nos stations et les Français se rueraient sur les pays frontaliers. Donc ce n'est évidemment pas la solution.
Vous ne sont taxés les entreprises qui font des...
Non, vous caricaturez un peu mon propos monsieur Dupont je vous ai dit qui font des entreprises qui font des sur-profits c'est-à-dire un moment très précis de leur histoire nous leur demandons un geste ce geste il est fait aujourd'hui par Total. Qu'attendez-vous
de Donald Trump pour débloquer la situation dans le détroit d'Hormuz ? Je dis Donald Trump je pourrais dire aussi Emmanuel Macron je pourrais aussi citer les autres dirigeants comment est-ce que vous voyez la fin de ce conflit ?
J'ai le sentiment un peu comme le disait Marine Le Pen que la France n'est pas vraiment associée c'est le moins qu'on puisse dire aux négociations entre Donald Trump les Chinois Oui d'accord mais enfin on peut être consulté moi je pense qu'on a des on a quand même la capacité nous on a une force navale une force dans l'outre-mer etc. On a de quoi peser dans les dialogues internationaux du monde on est encore j'allais dire
On a un porte-avions ils en ont 14
Oui mais c'est pour ça qu'on plaide d'ailleurs pour en avoir un second et qu'on plaide pour une hausse des crédits de défense jusqu'à 3% du PIB dans une première étape et 3,5% dans une seconde étape ça aussi tout ça a été abandonné c'est là où Emmanuel Macron d'ailleurs n'a pas de vision c'est qu'en réalité Le budget de la défense il augmente il augmente d'accord il augmente là mais une vision c'est une vision à long terme ça fait longtemps qu'on aurait dû se réarmer revisiter nos budgets de défense etc.
Bon ils ne l'ont pas fait aujourd'hui on apparaît et c'est ça notre principale faiblesse on apparaît comme un état faible dans une Europe faible et Donald Trump évidemment ne nous regarde pas ne nous considère pas parce que nous ne sommes pas parce que l'Europe est un marché mais elle n'est pas un pouvoir aujourd'hui et c'est bien la difficulté la guerre en Iran c'était une erreur d'attaquer l'Iran ?
Je n'ai jamais bien compris en fait ce que voulait faire Donald Trump est-ce qu'il y allait pour des objectifs mercantiles mettre la main sur des richesses est-ce qu'il y allait pour défendre Israël qui se faisait attaquer par l'Iran est-ce qu'il y allait pour faire tomber un système théocratique scandaleux ?
Vous remarquerez ça arrive toujours en dernier alors que c'est la chose à laquelle tout le monde pense en premier Bien sûr mais donc ça n'a jamais été très clair et je pense que ça ne l'est toujours pas d'ailleurs ce qui amène effectivement les difficultés qu'on connaît moi ce que je crains c'est que Donald Trump abandonne un peu la partie et nous laisse nous débrouiller avec le détroit d'Hormuz L'actualité Sébastien Chenu
c'est aussi le festival de Cannes qui vient de s'ouvrir avec les smoking les robes longues les paillettes les jets privés on en a parlé d'ailleurs avec Elliot Deval avec cette polémique sur le fait est-ce qu'on doit encore utiliser des jets privés ça vous donne quand même le niveau de débat qu'on a un film en revanche suscite l'attention c'est l'abandon un film sur Samuel Paty qui a suscité des critiques quand je dis des critiques c'est parfois un dosophismisme quand je dis des critiques qu'est-ce que vous en pensez de cette polémique sur le film de Samuel Paty ?
La polémique en tout cas pour ceux qui la nourrissent telle que je l'ai vue elle est absolument indigne entre les moqueries les sarcasmes il y a derrière ça probablement aussi quelques idées politiques qui visent à condamner un film dans lequel on fait le procès du pas de vague et on fait en filigrane aussi le procès de l'islamisme qui finit par tuer de cet islamisme qui tue des profs sur notre territoire je note d'ailleurs
qu'indirectement certains partis politiques encouragent l'islamisme à travers la critique
de ce film Ah bah que des partis politiques ferment les yeux sur le développement de l'islamisme quand ils ne concourent pas eux-mêmes à l'épauler en manifestant dans un certain nombre on l'a vu de défiler avec des organisations absolument infréquentables comme l'a fait la France Insoumise pendant des années oui ça c'est une évidence que la France Insoumise laisse se développer un communautarisme qui abrite un fondamentalisme religieux dans notre pays c'est une évidence
sortons peut-être
des partis politiques
parce qu'il y a aussi une partie de la jeunesse peut-être qui pense comme on a vu ces intervenants parler de ce film qu'est-ce que ça veut dire que 6 ans après quasiment l'assassinat de Samuel Paty on ait encore ce discours-là qui existe peut-être même qui s'est répandu
dans la partie de la jeunesse ça veut dire qu'on n'a pas mené le combat le combat il doit se mener évidemment dans les écoles il doit se mener également à travers des actions de l'Etat il y a encore je crois sur notre territoire 125 je crois mosquées salafistes qui prospèrent et qui laissent diffuser sur notre sol des discours qui sont des discours belliqueux contre la France des discours antisémites on n'a pas mené le combat moi je suis en train de vérifier que dans ma ville de Denain voyez-vous j'ai regardé le cinéma Megarama de Denain aujourd'hui ne diffuse pas ce film l'abandon sur Samuel Paty pourquoi est-ce qu'on a peur de déranger des communautés est-ce qu'on soupçonne des communautés de ne pas devrer finalement de l'intérieur à la déstabilisation du pays moi je pense que ce combat c'est un message
que vous donnez à la direction du cinéma aujourd'hui bien sûr et cet entrisme
islamiste il faut leur poser la question est-ce qu'ils ont peur pour eux qu'ils se disent si on diffuse le film on risque pour nous ou est-ce qu'on ne veut pas déranger évidemment dans l'un et l'autre cas reculer n'est jamais une bonne solution et en tous les cas là c'est un cinéma mais si c'est l'état qui recule comme je le pense depuis longtemps je crois qu'on a un projet de loi qui doit arriver sur l'entrisme islamiste voilà ça veut dire que le compte n'y est pas que tout ce qui a été fait jusqu'à présent n'a pas fonctionné pourquoi toujours pareil une absence de volonté politique au plus haut niveau de l'état de s'attaquer par peur par volonté de ne pas déranger par soumission idéologique il y a tout à faire dans le domaine tout à l'heure
Stéphane Dupont vous posez la question si vous êtes droite ou de gauche est-ce que la culture en France est politisée selon vous
il y a des artistes qui sont politisés moi je n'aime pas quand on englobe la culture ça ne veut rien dire le cinéma le théâtre l'édition la littérature il y a des éditeurs plutôt connotés à droite il y a des artistes plutôt connotés à droite mais ils sont souvent si ce n'est pas majoritaires ils sont en tous les cas plus silencieux parce qu'ils sont souvent dans un écosystème qui fait beaucoup de bruit qui signe des pétitions les inrocs l'IB on retrouve toujours les mêmes c'est toujours les mêmes abonnés à la pétition et qui obligent ceux qui pensent différemment dans un milieu qui voudrait pourtant faire vivre les différences qui revendiquent la liberté sans arrêt et bien en réalité comme une chape de plomb il fait peser sur ceux qui ne pensent pas de la même façon une espèce d'autorité morale qui les empêche de s'exprimer Est-ce que par exemple
pendant la campagne présidentielle qui s'annonce vous pourrez compter sur le soutien d'artistes qui pourraient soutenir publiquement le RN est-ce que c'est possible aujourd'hui ? Non mais c'est pas le but
je vais vous dire l'idée
c'est pas non mais ça se fait traditionnel
moi je pense que c'est complètement dépassé et je pense pour les raisons que je vous ai indiquées que beaucoup d'artistes qui pensent comme nous moi j'en rencontre dans tous les domaines ne veulent pas s'exprimer publiquement et je respecte ça parce qu'ils ont peur de perdre des contrats parce que ceux qui revendiquent la liberté en réalité ne l'appliquent pas dans leur propre sphère d'influence
Merci beaucoup Sébastien Cheney d'avoir été l'invité du grand rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos Très bonne journée sur nos deux antennes