Ménopause, le dernier tabou
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 2:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous en parlez avec votre conjoint, vos amis ou est-ce un tabou ?
- 3:29OuverteRéponse directe
En termes de temps, y a-t-il autant de variations que de formes de ménopause ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Est-ce que les symptômes arrivent l'un après l'autre ou tout en même temps ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Est-ce que ça peut se prévenir ou se gérer quand les symptômes sont invalidants ?
- 9:33OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a beaucoup de femmes qui consultent pendant cette période ?
- 13:26OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une réponse que vous avez souvent : refuser le traitement hormonal ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:56InvitéChiffre
« En moyenne, c'est très variable, effectivement, d'une femme à une autre, 4, 9, puis parfois ça ne s'arrête jamais. »
- 4:50InvitéChiffre
« En général, les troubles vaginaux, c'est presque toutes les femmes. »
- 6:36PrésentateurChiffre
« J'ai vu quelques chiffres, moins 1% qui sont ménopausées autour des 40 ans, 5% à 45 ans. »
- 14:10PrésentateurFait
« Tous les médicaments non remboursés, c'est le pharmacien qui gère le prix. »
- 30:51InvitéFait
« Quand on a une insuffisance ovarienne prématurée, c'est-à-dire qu'on est ménopausée avant 40 ans, effectivement on a plus de risque de développer certaines pathologies. »
- 32:15InvitéFait
« On l'appelle l'andropause. »
Temps de parole
- Présentateur35 %
- Invité23 %
- Invité 218 %
- Invité 314 %
- Présentateur 24 %
- Invité 43 %
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France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Synthès Si vous avez des sécheresses vaginales, il va falloir parler lubrifiant. Si c'est votre mari qui vous le propose en toute décontraction, vous avez de la chance. On va se parler franchement et ne pas tourner autour du pot ce soir. La ménopause pour une femme à l'intérieur du corps, ce sont parfois des transformations bouleversantes dans tous les sens du terme. A l'extérieur, dans nos vies sociales, dans nos vies au travail, c'est le moment où en guise de super pouvoir, on devient la femme invisible.
La ménopause, comme les règles soient dites en passant, aux yeux de beaucoup de gens et aux yeux de tant d'hommes, c'est un truc de femme, on ne veut pas savoir et on n'en parle pas. Pourtant, on devrait, et c'est ce qu'on va faire ce soir avec entrain et bonne humeur, s'il vous plaît, parler de ce passage dans la vie d'une femme qui peut aussi être celui où, débarrassée de vos règles, vous entamez une autre vie amoureuse.
Aussi, parlons traitement, les avantages, les dangers, parlons de ce qui nous entoure, les maris, les amants, les amantes, parlons de la place des femmes après cette ménopause qui n'est pas censée être une frontière entourée de barbelés, mais juste un moment et un passage, c'est le téléphone sonne, soyez les bienvenus. Le téléphone sonne, 01-45-24-7000. Karine, la première, c'est vous, on vous souhaite la bienvenue, bonsoir.
Bonsoir.
On vous écoute, Karine.
Écoutez, moi, je viens de fêter mes 50 ans au mois de juillet et je dois vous avouer que le thème de la ménopause, ça m'a interpellée parce que je suis en plein dedans. Donc, les joies des bouffées de chaleur, des insomnies, de l'irritabilité, je le vis au quotidien. Et franchement, ce n'est pas une période foufou et pourtant, je ne suis pas encore libérée du travail, je ne suis pas libérée des enfants, j'en ai encore quatre à la maison et j'ai encore un amour qui est mon époux et tout ça est bien difficile à gérer.
Et Karine, est-ce que vous en parlez, par exemple, avec votre conjoint, avec vos amis ou est-ce qu'il n'y a qu'à nous, là, au téléphone sonne, que vous en parlez ?
Non, alors, j'en parle assez librement, mais je m'aperçois qu'effectivement, c'est un véritable sujet tabou. Et bien souvent, les hommes n'aiment pas trop que les femmes parlent de ça. On a l'impression qu'il ne faut surtout pas trop en parler, il faut faire comme si ça allait vite passer et hop, on remet tout ça sous le plancher, j'ai envie de dire.
Et vite passé, on va poser la question parce que c'est très variable, ainsi d'ailleurs que ce qu'on peut ressentir. Merci beaucoup, Karine, pour cette jolie entrée en matière et aussi pour votre bonne humeur, pour discuter ensemble jusqu'à 20h autour de la table. Il y a Marie Pavenko, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes auteure de « Moi, je veux être une sorcière, ménopause, le dernier tabou à paraître ou paru aujourd'hui ? » Aujourd'hui. Aujourd'hui, voilà, aux éditions Bayard. C'est une BD très sympa, très didactique, très féministe. Les dessins sont signés Joséphine Oteniente, il faut la citer, et Geneviève Pubureau est là également, bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes professeure de gynécologie médicale à l'hôpital Coche, en Port-Royal. Vous êtes membre du groupe d'études sur la ménopause et le vieillissement hormonal. C'est à vous, Geneviève Pubureau, que je vais poser la première question après le témoignage de Karine. Elle dit « C'est pas foufou, j'espère que ça n'a pas duré trop longtemps. » En termes de temps, si je puis dire, est-ce qu'il y a autant de variations de temps qu'il peut y avoir de formes aussi de ménopause chez les femmes ?
Absolument. Il y a certaines études qui montrent que la durée des bouffées de chaleur, puisque c'est le symptôme un peu phare de la ménopause, dure plus ou moins longtemps. Et on sait que ça dure plus longtemps si elle commence avant la ménopause, ce qui est possible. Après, en moyenne, c'est très variable, effectivement, d'une femme à une autre, 4, 9, puis parfois ça ne s'arrête jamais. Oui, j'allais vous demander, parfois ça ne s'arrête jamais. Il y a des femmes qu'on traite parce que ce n'est pas gérable de vivre, on va peut-être discuter de tout ça, avec des bouffées de chaleur très très invalidantes, mais c'est repousser le problème.
Et donc la gestion de l'arrêt du traitement est parfois un peu compliquée.
Et au niveau de tout ce qu'on a pu citer, l'irrétabilité, les bouffées de chaleur, etc., est-ce que c'est l'une après l'autre ? Est-ce que c'est tout en même temps ? Est-ce que parfois, au cours de la ménopause, on peut en découvrir une qu'on n'avait pas expérimentée des mois avant ? Comment ça se passe ?
Tout peut se voir. Vraiment, tout peut se voir. Il y a des femmes qui ne vont avoir aucun symptôme. Ça, c'est vraiment bien. C'est peu de femmes, mais il y a un petit pourcentage quand même. Puis il y a des femmes qui ne vont avoir que des bouffées de chaleur, d'autres sécheresses vaginales. En général, les troubles vaginaux, c'est presque toutes les femmes. Et puis l'irritabilité, je pense, dépend un peu aussi d'une susceptibilité.
On n'est pas tout irritable à la ménopause. Et de la manière aussi dont on le vit. Marie Pavlenko, je vais me tourner vers vous dans une seconde, mais je voudrais qu'on écoute cette note vocale. Elle nous vient de Anne et on la découvre ensemble.
Pour moi, la ménopause, c'est avoir été projetée dans un corps qui ne m'appartenait pas. Tout a changé. Ma corpulence, la façon dont je vivais, les sueurs nocturnes, les insomnies, les bouffées de chaleur. Bon, ça, c'est bateau, mais c'est assez horrible à supporter, surtout quand ça arrive en plein travail.
C'est bateau, nous dit Anne sur WhatsApp. Moi, je trouve ça intéressant, ça, Marie Pavlenko, parce que c'est comme si c'était normal, qu'il fallait de toute façon faire avec et en sous-texte, faire en se taisant en plus. C'est un peu ce qu'on sent aussi.
Oui, je pense qu'un des drames de la ménopause, c'est la solitude, en fait. C'est le fait qu'on est trop nombreuses aujourd'hui à avoir honte, parce que c'est ce sentiment-là, je pense, majoritairement qui nous pousse à ne pas en parler. Et donc, à ne pas comprendre ce qui nous arrive, il y a énormément de femmes qui, lorsqu'elles ont leur première bouffée de chaleur, ne savent même pas qu'elles ont leur première bouffée de chaleur. Et donc, ce qui me paraît très, très important dans le fait de briser ce tabou, c'est de se raconter qu'est-ce qu'on vit, comment on le vit, de se donner des petits trucs aussi. Comment tu fais toi ?
Et ce partage-là, cette sororité-là, elle est extrêmement importante dans ces temps qui peuvent être plus ou moins difficiles. Et je rappelle quand même qu'il y a 20% des femmes qui disent ne pas avoir de symptômes, qui sont invalidants. Et il faut aussi s'accrocher à ça.
Il faut le dire aussi, 20% qui n'ont pas de symptômes. J'ai vu quelques chiffres, moins 1% qui sont ménopausées autour des 40 ans, 5% à 45 ans. Là aussi, effectivement, j'allais dire, ça manque d'égalité d'une femme à l'autre. Quand on dit qu'il y a des trucs, comme le dit Marie Pavlenko, Geneviève Pubureau, une bouffée de chaleur, on a l'impression que ce genre de truc, ça nous arrive dessus. De toute façon, c'est comme un cheval au galop, on ne peut rien faire. Est-ce que si, en fait, ça peut se prévenir, ça peut se gérer quand elles sont vraiment invalidantes ?
Ça peut se gérer. Il y a un certain nombre d'études qui montrent que, par exemple, l'hypnose marche très bien pour gérer ces bouffées de chaleur. C'est vrai que le meilleur traitement, c'est effectivement les oestrogènes. Mais il y a beaucoup, enfin, il y a un certain nombre de données et de traitements, je dirais, non pharmacologiques qui sont aussi efficaces pour gérer les bouffées de chaleur. Yoga, par exemple. Oui ? Oui. Hypnose et puis certains comportements. Enfin, c'est un peu plus compliqué là. Mais après, c'est d'autres. L'acupuncture, on ne peut pas dire que c'est non pharmacologique. Mais bon, c'est une démarche vers un acupuncteur.
Le côté, ce n'est pas foufou de notre première auditrice, Marie Pavlenko. Anne, dans sa note vocale, qui nous dit « mon corps ne m'appartient plus ». On a l'impression d'entendre des choses. On aurait pu peut-être faire ce même sujet si on avait parlé tout simplement, j'y mets des guillemets, des femmes après un certain âge. On aurait pu faire exactement le même sujet si on avait parlé de toutes ces problématiques-là, au fond, et cette fameuse invisibilité. C'est toujours intéressant de se dire que c'est aussi nous qui fixons cette frontière-là, en fait. Totalement. Comme s'il y avait l'avant, l'après, à ce moment-là.
Alors, ce n'est pas nous, parce que c'est un homme, un médecin qui a inventé le terme ménopause. Et en mettant aussi un mot sur ce passage, il a cristallisé quelque chose. Et donc, il faut aussi rappeler que moi, dans toutes les femmes, en tout cas dans une immense majorité des cas de femmes que j'ai interviewées, avec lesquelles j'ai parlé, il y avait une terreur, en fait. Il y avait une peur de ce qu'il y a. Et donc, c'est aussi, voilà, ce passage qu'on appréhende. Quand on se coupe le doigt et qu'on nous dit, c'est un petit bobo, dans deux jours, tu n'as plus rien. Et quand on se coupe le doigt et qu'on nous dit, alors là, il va falloir amputer.
On n'a pas du tout le même rapport à la douleur et à ce qui arrive autour.
On a Anne sur WhatsApp qui nous dit, ceci, j'ai 48 ans, nous dit-elle, et je ne suis pas encore ménopausée, mais j'ai hâte. Car ainsi, je n'aurai plus de douleur liée à mon endométriose, Geneviève Luburo.
Absolument, il y a quand même des avantages, on va dire. Il faut le rappeler. Il n'y a plus de risque de grossesse. Il y a un certain nombre de douleurs des règles qui vont disparaître dans la plupart des cas. Voilà, et donc, je pense quand même le problème principal, parce que c'est vrai que nous, quand on est médecin, gynécologue, les femmes viennent nous voir pour ça, donc elles font déjà la démarche.
J'allais vous demander, est-ce qu'il y en a beaucoup qui le font vraiment sur ce moment-là et cette période-là, en fait ?
Oui, il y a une certaine forme de femmes qui le font. Alors, c'est probablement des femmes qui sont un peu plus informées. Et je pense que le problème de l'information aussi, de savoir que peut-être qu'on va avoir des bouffées de chaleur ou certains symptômes, et je pense assez fondamentales, en fait, en discutant comme ça avec Marie. Bonsoir Isabelle. Oui, bonsoir. On vous écoute. Merci de prendre mon appel et merci pour vos émissions. Alors, moi, j'ai 61 ans. Ma pré-ménopause n'en finissait pas de ne pas finir, puisqu'elle a démarré à 50 ans. Et j'ai été, finalement, ménopausée il y a deux ans. Donc, c'est très, très récent.
Mais pendant ces dix ans, et depuis ces dix ans, je vis un enfer, puisque je coche absolument tous les symptômes qui peuvent exister dans la littérature. Que ce soit les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, qui sont, comme disait l'une de votre interlocutrice bateau. Mais il y a les angoisses, il y a la sécheresse vaginale, il y a l'irritabilité, il y a la nicturie, donc le fait de se lever trois, quatre fois la nuit pour aller aux toilettes, la prise de poids, enfin bref. Et tout ça, ça correspond à des moments de vie de femme, où les enfants quittent le nid, où on a peut-être des doutes par rapport à sa carrière professionnelle. Il y a beaucoup de choses qui se mettent en jeu.
Et moi, je ne me suis jamais sentie entendue dans ces difficultés, parce que comme je refuse le traitement, pour des raisons personnelles, je refuse le traitement hormonal de substitution, en gros, je dois assumer. Et comme ce n'est pas pathologique, il ne faut pas se plaindre. Et en fait, ça, c'est quelque chose qui est difficile à partager. Vous parliez tout à l'heure d'avoir honte. Moi, ce n'est pas une honte, c'est juste une colère, parce que je ne me sens pas entendue, comme je ne me suis pas sentie entendue quand j'ai démarré ma vie de femme, avec les règles hyper douloureuses, pour finir à 53 ans, par un diagnostic d'endométriose.
Donc, voilà, je trouve que c'est difficile, en tant que femme, de vivre ce changement qui est un changement important, certes pas pathologique, mais c'est un changement qui devrait être mieux accompagné par les médecins, par éventuellement d'autres professionnels de santé. Mais moi, je trouve que c'est très difficile à vivre.
Merci beaucoup, Isabelle, pour votre témoignage. Et il y en a vraiment pour vous deux, Marie Pavlenko et Geneviève Plubureau, dans ce que vient de nous raconter Isabelle. Marie Pavlenko, il y a une phrase que je retiens, c'est effectivement, ça arrive à ces moments d'une vie de femme, où en plus, plein d'autres choses se bouleversent. Et tout ça se mélange. En préparant cette émission, je lisais un témoignage qui disait, moi, j'ai eu le sentiment de passer de l'autre côté du miroir, dès qu'on passe la ménopause.
Et c'est ce qu'on retrouve beaucoup dans votre BD également, cette espèce de sentiment qu'en plus, effectivement, c'est ce moment-là dans la vie d'une femme qui est le plus compliqué à gérer.
C'est un point de bascule, en fait, qui peut être vécu plus ou moins violemment. La preuve, on vient de l'entendre. Et qui est un nœud, les enfants quittent le nid, mais parfois, le compagnon ou la compagne quitte le nid aussi, il faut le rappeler. On peut être écarté de son travail parce qu'on n'en a pas encore beaucoup parlé, mais l'image de la femme ménopausée de plus de 50 ans, elle n'est pas forcément très positive dans notre société. On ne lui accorde pas de valeur, en fait. Et la ménopause, elle résonne avec ça. Donc, ça devient un moment qui peut être un peu traumatisant, en fait, où on n'existe plus, où on n'est pas écouté et où on crève de solitude.
Elle dit, notre auditrice Geneviève Plubureau, « Moi, j'ai refusé le traitement hormonal. » Je pense que c'est une réponse que vous avez souvent, non ? Ça ou pas ?
Oui, plus ou moins souvent. Mais on est aussi, comme j'ai dit tout à l'heure, il y a d'autres thérapeutiques ou façons de gérer ce moment-là. Alors, chez votre auditrice, on peut parler de périménopause et elle n'était pas franchement ménopausée. Donc, c'est la périménopause et c'est la période, je pense, la plus difficile. La plus difficile parce qu'une fois que ça s'arrête, voilà, c'est terminé. On sait un petit peu où on va et puis on peut gérer. Mais cette période où on a déjà tous les symptômes de ménopause, puis on a ses règles, on ne les a pas. Elles viennent quand elles veulent et surtout quand on ne veut pas. C'est très difficile à gérer.
C'est vraiment quand on ne veut pas. Flo sur WhatsApp nous dit ceci. J'ai passé six mois épuisant l'an passé avec des sueurs nocturnes très abondantes et finalement, mon gynécom a prescrit des médicaments. Tous non remboursés car l'efficacité n'était pas avérée. Mais quel bonheur, la buffenne, nous dit-elle. Elle fonctionne sur moi et sur tous mes collègues. Mais il a fallu trouver la pharmacie qui ne se gaffe pas, nous écrit Flo sur le dos des femmes. Le prix va du simple au quadruple. Et c'est honteux. Et sinon, on dit-elle, c'est une période fantastique pour la libido. Donc bravo Florence, on est ravis pour vous.
Non remboursés, le plus souvent, prix du simple au double, voire au quadruple.
Tous les médicaments non remboursés, c'est le pharmacien qui gère le prix. C'est vrai que ce n'est pas remboursé parce qu'il n'y a aucune étude qui a montré une certaine efficacité sur un panel de femmes. Mais on sait très bien que certains médicaments vont marcher chez des femmes et pas chez d'autres. En ce qui concerne le médicament, la cité, il n'y a aucune étude qui a montré sur un grand nombre de femmes que c'était efficace. C'est pour ça que ce n'est pas remboursé.
Et la libido, tiens, c'est qui tout double ou pas ?
C'est aussi très variable d'une femme à une autre. Mais il y a des femmes qui sont tellement anxieuses d'être enceintes que la libido, effectivement, éclate après la ménopause.
Sylvie, vous arrivez pile. Bonsoir. Oui, bonsoir. On vous écoute, allez-y. Oui, bonsoir. Merci de prendre mon appel et merci pour cette émission, ce sujet et à toute l'équipe, à vos invités. Je voudrais apporter un témoignage plutôt positif de la ménopause. À savoir que ça a été pour moi une libération de ne plus être réglée. Bon, j'ai eu des effets secondaires assez délétères, à savoir des suées, enfin, des bouffées de chaleur, mais bon, assez gérable. C'était plutôt les autres qui les géraient moins bien que moi. Ceci dit, oui, tout à fait. En ce qui concerne la sécheresse vaginale, au contraire, j'avais l'impression de, excusez-moi l'expression, de mouiller plus qu'à l'habitude.
J'ai été complètement libérée sexuellement après parce que j'ai pu avoir des partenaires même qui préféraient les femmes ménopausées parce qu'il n'y avait plus de problème de risque de les mettre enceintes. Et puis moi-même, ne plus avoir affaire à des moyens de contraception, c'était aussi une libération pour moi. Et voilà, la libido, je me suis sentie beaucoup plus favorable pour moi. Donc, ça a été plutôt positif. Et bien Sylvie, j'ai envie de dire youpi. Oui, exactement. Le youpi s'impose. Alors quand même, et on va revenir sur ce que nous dit Sylvie, mais vous nous avez fait éclater de rire en disant les bouffées de chaleur, c'est plutôt les autres que ça gênait plus que moi.
Je voudrais que vous nous racontiez ce que ça veut dire en fait. Oui, quand ça m'est arrivé, moi je le gérerai tranquillement. Mais en fait, les autres s'inquiétaient au début, la première réaction a été même avec ce qui t'arrive, t'as un problème, tu vas t'évanouir ou alors t'es malade. J'ai dit non, non, j'ai simplement une bouffée de chaleur. C'est rouge. Ça a impressionné beaucoup plus les autres que moi-même parce que bon, j'attendais qu'elle passe. Merci beaucoup, merci vraiment.
Marie Pavlenko, moi je trouve ça, alors on va parler de libido aussi puisque c'était l'essentiel du message de Sylvie, mais là-dessus, les autres qui s'inquiètent à côté, qui disent mais pourquoi t'es toute rouge, ça parle aussi de l'ignorance dont on parlait tout à l'heure.
Totalement, et alors j'aime beaucoup ce que Sylvie vient de dire, c'est-à-dire j'attendais que ça passe tout simplement, mais en fait c'est ça notre super pouvoir. C'est-à-dire qu'on peut aussi se dire ok, c'est hyper désagréable, on a l'impression de fondre à l'intérieur, mais en fait ça va s'arrêter et on a aussi, je pense, cette capacité-là, cette puissance en nous en fait d'essayer de dompter en fait la vague. Et puis, oui, c'est-à-dire qu'il y a plein d'hommes qui ne savent pas quoi.
Ma breaking news, j'ai une bouffée de chaleur,
ne vous occupez de rien. Exactement. Il y a des femmes que j'ai interviewées qui m'ont dit ça. Moi, en réunion, je dis attention, je sens que j'ai une bouffée de chaleur qui arrive. Et je trouve ça merveilleux. On dédramatise, on désacralise même, et hop, ça passe quoi.
Disons que ce n'est pas forcément possible partout et pour tout le monde et c'est bien ça la difficulté. On a Célia sur l'appli qui dit ceci. J'ai longtemps vécu en Écosse et mon lieu de travail disposait d'un congé ménopause. Un vrai soulagement pour les employés concernés. Je me souviens encore de ma manager qui tournait dans le bureau avec son ventilateur portable sans problème. On parle en ce moment des congés pour les règles. Ça existe déjà en Espagne. C'est très discuté chez nous. C'est balbutiant. Oui, on est d'accord, mais ça commence à être discuté. Congé ménopause, on coche la casouille ou non, Marie-Pavlenko ?
Je pense qu'il y a des femmes qui vivent la périménopause et tous ces symptômes avec une telle violence que pourquoi pas se reposer. Tout à l'heure, on en parlait, on se disait quand on a des sueurs nocturnes qui sont extrêmement invalidantes et qu'on ne dort pas plusieurs nuits d'affilée, une petite sieste de rabe parce qu'on ne va pas travailler, je ne vois pas pourquoi on s'en priverait.
On a une question de Céline avant de retourner sur WhatsApp qui nous dit ceci. C'est pour vous, Geneviève Luburo. Y a-t-il une corrélation entre les réactions lors des règles et les douleurs et la ménopause ? Ou pas du tout ? Quand on a eu des règles très compliquées, très douloureuses, est-ce qu'on a forcément une mauvaise ménopause ? Est-ce qu'à l'inverse, est-ce que ça n'a absolument rien à voir ?
Aucune corrélation, ça n'a rien à voir.
Et bien voilà, une autre vocale, une autre qu'on découvre ensemble.
Moi, j'ai 61 ans, je ne suis toujours pas ménopausée. Si, si, déjà quand j'avais 58 ans, mon gynéco ne voulait pas me croire. Ce qui est étrange, c'est que j'ai pourtant eu une pré-ménopause bruyante vers 40 ans, des bouffées de chaleur très pénibles. Je dois dire que c'est très invalidant. On ne peut pas travailler.
Béatrice, pour cette note vocale sur WhatsApp, Geneviève Plubureau, je tombe de massage, c'est rarissime.
C'est exceptionnel. C'est vrai qu'on cherche d'autres pathologies, on va dire, des vraies pathologies. La ménopause n'étant pas une pathologie, qui fait qu'on a toujours ces règles après 61 ans. C'est très tardif. C'est très tardif. C'est exceptionnel.
Et à l'inverse, bonsoir, nous dit Anne-Laure sur WhatsApp, j'ai 38 ans, je suis ménopausée depuis l'âge de 25 ans. Les cas de ménopause précoce sont-ils en augmentation ces dernières décennies ? Nous demandent-elles. Y a-t-il un lien entre ménopause précoce et perturbateur endocrinien ? Alors,
on ne parle plus de ménopause précoce. Justement, pour éviter ce mot, on parle d'insuffisance d'avoir une prématurée quand on a plusieurs avant 40 ans. Et il y a un panel de diagnostics d'éthiologie donc il faut vraiment rechercher. Il y a beaucoup, beaucoup de chercheurs qui essayent de comprendre pourquoi, voilà, chez certaines femmes, ça s'arrête à 25 ans. Il y a probablement des problèmes génétiques, problèmes endocriniens ou environnementaux. C'est un peu sur la cellette aussi, mais c'est encore pas totalement démontré.
place aux hommes aussi dans cette émission et c'est vous Mathias, bonsoir. Vous vous sentez un peu seul Mathias, c'est normal, on vous écoute. Oui, voilà, moi je vis avec ma femme depuis 23 ans et ce qui est génial dans une vie de couple comme ça, c'est que ça change tout le temps et donc, moi j'ai 54 ans, elle en a 49, ça va bientôt nous arriver cette histoire et qu'est-ce que vous avez à dire un conjoint comme moi qui va vivre ça avec sa compagne et voilà. Ça va bientôt nous arriver cette histoire qui nous dit Mathias et en même temps c'est moi aussi je trouve ça mignon, ça s'accompagne, je dis ça très sérieusement Geneviève Lubroux, ça s'accompagne, une ménopause, celle qui s'accompagne.
Mais bien sûr,
il faut que le conjoint soit présent et c'est encore une fois un problème d'information à la fois de la femme mais aussi de son conjoint ou de sa conjointe pour comprendre ce qui va se passer et les conséquences.
Et ça veut dire pour la conjointe, en l'occurrence la femme de Mathias en parler, parler de ce qu'elle est en train de ressentir pour qu'ils le sachent et qu'ils comprennent aussi pourquoi et que comme je le disais en introduction, s'il le faut, ce soit lui qui a l'acheté le lubrifiant plutôt qu'elle faire cette démarche etc. Bien sûr
et il peut aussi, il y a plein d'articles à lire partout sur comment on vit, il y a des livres qui existent et je pense que prendre en compte ça et la sexualité aussi peut en être bouleversée donc effectivement c'est très très important d'avoir une parole qui soit franche et libre. Bonsoir Anne. Oui bonsoir.
On vous écoute.
Oui bonsoir, merci de prendre mon appel. Moi je voulais témoigner par rapport au travail, la ménopause et le travail. J'ai la chance de travailler en libéral et de pouvoir me réorganiser parce que depuis que je suis ménopausée, je suis fatiguée beaucoup plus qu'avant parce que je dors mal et puis aussi il y a des douleurs, des douleurs physiques et comme j'ai un travail plutôt un peu physique et bien j'ai mal au travail donc je diminue un peu de mon temps de travail et puis je me réorganise pour que physiquement je sois moins impactée parce que je ne peux plus continuer comme avant.
Et comment vous faites ? Du coup, est-ce que ça veut dire télétravail ou des choses comme ça ?
Non, pas du tout. Je suis kiné en libéral donc plutôt que de prendre des séances individuelles et bien maintenant j'organise des séances en collectif, je suis plus dans la prévention voilà et puis j'ai délaissé le soin pour aller vers la prévention
parce que je ne peux plus
le faire.
Et puisque vous êtes très informée et que vous savez est-ce que vous vous dites j'attends que ça passe et je reviendrai à une organisation qui est mon organisation précédente ou est-ce que là dans l'état où vous êtes et je sens bien que ça vous stresse Anne et que ça vous inquiète vous vous dites c'est foutu quoi il faudrait bien que je fasse comme ça.
Non, non, non j'essaie d'être raisonnable je ne me dis pas que c'est fichu je me dis que en fait je le prends comme une évolution dans ma carrière que je vais découvrir d'autres choses une autre pratique et puis je vais faire des formations qui vont me permettre d'enrichir cette nouvelle pratique un petit peu un tremplin dans la cinquantaine c'est aussi bien voilà
Merci pour votre témoignage et joyeux tremplin Anne-Marie Pavlenko ça vous parle ça ce que nous dit Anne peut-être ?
Oui je la trouve courageuse et je trouve qu'effectivement en fait elle s'empare d'une forme de pouvoir en faisant ça c'est-à-dire qu'au lieu de subir non seulement elle s'adapte mais elle va progresser dans une direction qu'elle n'avait peut-être pas envisagée avant et ça c'est oui c'est de l'empouvoirment en fait
Je croyais que Isabelle était là mais Isabelle ne va pas tarder Bonsoir nous dit Sophie sur l'appli France Inter les règles ont une raison la membrane se gorge de sang pour accueillir un fœtus nous dit-elle très succinctement on va dire dans le corps beaucoup de mécanismes ont un sens mais à quoi ça sert la ménopause ? Je ne viens plus pire
Je pense que c'est un mécanisme physiologique qui fait que c'est peut-être plus raisonnable d'avoir des enfants à un certain âge on ne sait pas bien pourquoi chez l'homme ça continue la production des spermatozoïdes elle est constante et chez la femme ça diminue même déjà dans la vie intra-utérine je ne peux pas trop répondre à cette question en termes de physiologie
Mais j'ai appris en vous lisant Marie Pavlenko qu'on était le seul mammifère quasiment quasiment avec les orques et certains cétacés c'est ça en dehors de certains cétacés à être touchés par la ménopause
Il y a beaucoup d'anthropologues et d'historiens qui travaillent sur des hypothèses l'hypothèse de la grand-mère c'est-à-dire qu'en fait on laisse place aux enfants on va s'occuper des petits-enfants il y a d'autres hypothèses c'est vrai que si on prend l'exemple des orques c'est un matriarcat donc les orques ménopausées prennent la tête du clan et en fait elles font du mentoring c'est-à-dire qu'elles aident leurs familles les plus jeunes à apprendre à chasser et donc elles livrent leur sagesse Et en même temps
c'est aussi grâce à vous que j'ai appris qu'au Japon qu'il y a une manière très très différente d'aborder ce problème et je trouve ça vraiment intéressant d'abord il n'y a même pas de mots en fait c'est dire comme il n'y a pas de barrière il n'y a pas de barbelé il n'y a pas de passage il n'y a pas de mots ça se fait de manière extrêmement fluide en fait
Oui c'est Margaret Locke qui a travaillé là-dessus et qui a été aussi beaucoup citée par Cécile Charlap à laquelle j'aimerais vraiment rendre hommage qui est une sociologue qui a écrit un livre merveilleux qui s'appelle La Fabrique de la Ménopause et en fait au Japon ce sont les hommes et les femmes qui sont mis dans le même panier si je puis dire et qui vivent le konenki et le konenki c'est voilà on a les cheveux blancs il y a toute une palette en fait de petits symptômes on peut être irrité aussi ça résonne quand même avec ce qu'on vit nous c'est pas complètement décorrélé mais ça s'accompagne de je vais prendre soin de mes petits enfants donc en fait il y a quasiment un rôle social à ce moment-là qui se dessine
Isabelle Bonsoir Isabelle on vous écoute
Oui alors je voulais témoigner sur le fait que moi personne ne m'avait prévenu quand j'étais très jeune donc que j'allais avoir des règles et je pensais que les règles on les avait une seule fois dans sa vie j'ai découvert que c'était tous les mois donc ça m'a vraiment Ça a été une surprise Oui Ah oui oui une surprise un peu choquante quoi et puis pour la ménopause personne non plus ne m'avait prévenu des symptômes possibles bon alors j'étais beaucoup évidemment j'avais 53 ans quand ça a commencé et du coup je pouvais me renseigner mais ce que je voulais dire c'est que je trouve que les mères devraient être attentives avec leurs filles à les prévenir des symptômes de ce que c'est qu'être une femme
Elle a raison Isabelle Geneviève Plubureau j'imagine que vous n'avez rien à rajouter à ce que dit Isabelle et même oui il faut encourager les femmes à parler de la période des règles en général les mères en parlent de la période de la ménopause ça elles disent rarement
c'est un âge un petit peu différent et donc leurs filles a priori ne sont pas ménopausées et c'est effectivement mais c'est tout le problème de l'information à la fois dans la famille et en dehors de la famille bien sûr
Pourquoi la recherche médicale ne s'est-elle pas penchée sur ce phénomène et les moyens de faciliter cette étape de la vie des femmes autrement que par la prise d'hormones c'est Isabelle également qui ajoute que si les femmes vivaient cela la recherche aurait certainement bien mieux abouti on dit beaucoup ça aussi de l'endométriose est-ce que vous diriez que c'est un domaine de recherche qui mériterait qu'on se pense un peu plus dessus
probablement mais il y a beaucoup de situations où on a l'impression oui qu'il y a moins de recherche mais la ménopause quand même il y a des sociétés savants dont je fais partie et il y a quand même beaucoup de travaux qui ont été faits en dehors du traitement hormonal de ménopause bien sûr il y a des belles études notamment sur la transition périménopause ménopause et donc il y a quand même pas mal d'études
Dans le même ordre d'idée je vous ai vu Marie Pavenco lever le doigt promis je reviens jusqu'à vous mais dans le même ordre d'idée il y a Armelle sur l'appli qui dit j'ai demandé à mon gynéco et à mon médecin généraliste une pilule d'oestrogène pour limiter les effets négatifs de la ménopause ma mère mes tantes en ont pris jusqu'à 75 ans et les études cliniques aujourd'hui ne démontrent plus du tout un risque de cancer alors oui ou non on lit beaucoup j'ai beaucoup lu en préparant cette émission qu'il y avait un lien je l'ai lu aussi chez vous qui existait qu'on avait fait entre cancer du sein et prise d'oestrogène
ça dépend un peu du type de traitement que nous allons prendre en fait il y a de belles études françaises qui montrent que certains types de traitement alors il y a des progestatifs je ne peux pas trop rentrer dans les détails mais quand on prend vraiment le traitement le plus naturel avec de l'estradiol et de la progestérone jusqu'à 10 ans il n'y a probablement pas d'augmentation de risque de cancer du sein si on le prend très très longtemps oui et puis quand on prend un traitement oestrogénique seul très très longtemps ça veut dire quoi ?
plus de 10 ans plus de 10 ans d'accord et puis les traitements oestrogéniques seuls il n'y a probablement pas d'augmentation de risque c'est à dire quand on a plus d'utérus on peut prendre un traitement oestrogénique seul Marie-Pavlenko je voulais revenir sur l'intervention d'Isabelle je crois qu'il y a quelque chose qu'il ne faut pas oublier c'est que la ménopause elle a un imaginaire dans nos sociétés occidentales c'est que ce qu'on disait au départ c'est à dire que la société la femme devient invisible elle n'existe plus parce qu'en réalité derrière il y a le fait qu'on est réduite nous les femmes à notre corporealité et au fait qu'on est là pour nos fonctions reproductives et donc les règles elles sont célébrées parce qu'on devient capable d'enfanter et la ménopause on ne sert plus à grand chose et ça il faut aussi en avoir conscience
des questions ou des remarques plutôt à la volée si je puis dire sur Whatsapp je trouve qu'il serait normal que des jours de congé soient donnés si besoin idem pour les règles douloureuses c'est Lou Paul qui nous dit ça Marie Geneviève nous dit en ce qui me concerne j'ai apprécié de ne plus avoir de saut d'humeur lié au cycle menstruel et c'est un vrai plaisir d'être d'humeur plus égale nous dit-elle on a Stéphanie qui nous demande ceci y a-t-il un lien entre espérance de vie et âge de ménopause autrement dit est-ce que les femmes qui sont ménopausées tôt vivent moins longtemps que celles qui ont été ménopausées tard ou est-ce qu'on peut rassurer Stéphanie sur la non-corrélation
il y a une corrélation rassurée ou pas d'ailleurs non pas forcément la rassurer
ça dépend du sens dans lequel on parle
quand on a une insuffisance ovarienne prématurée c'est-à-dire qu'on est ménopausée avant 40 ans effectivement on a plus de risque de développer certaines pathologies et c'est chez ces femmes-là qu'on incite en fait à traiter pour qu'elles aient au moins jusqu'à l'âge moyen de la ménopause qui est 51 ans à peu près en France la même imprégnation hormonale que les femmes non ménopausées Bonsoir Catherine Oui bonsoir
On vous écoute Catherine
Bon merci à tout le monde déjà de parler de tout ça alors moi j'appelle parce qu'on parle beaucoup de la femme de la ménopause c'est récurrent et là c'est fraises vaginales l'irritabilité les bouffées de chaleur etc. D'accord donc c'est quand même très stigmatisé femme autour de la soixantaine moi je me pose la question et les hommes c'est-à-dire que j'aimerais bien savoir si les hommes eux aussi ont des phénomènes sensibles autour de la soixantaine par exemple liées aux hormones liées au vieillissement et j'aimerais savoir bon ben forcément qu'ils n'ont pas de sécheresse vaginale mais est-ce que
il y a quand même d'autres petits soucis mais qu'est-ce que voilà voilà
donc j'aimerais bien savoir
je suis curieuse de ça voilà merci beaucoup on va répondre on va répondre tout ça à votre question Geneviève Luburo une ménopause alors on va pas dire ça comme ça évidemment mais pour les hommes ça existe
on l'appelle l'andropause c'est un vaste débat on sait pas trop si ça existe vraiment ou pas en fait ou s'ils se plaignent pour rien c'est ça l'idée je sais pas si c'est ça l'idée mais c'est un vaste débat l'andropause en tout cas il n'y a pas une chute brutale ou un passage brutal pour chasser une femme comme la ménopause chez l'homme ça c'est sûr
mais est-ce qu'on a déjà vu un homme avec des bouffées de chaleur oui oui oui attendez vous n'avez pas il y a débat autour de la table allez-y Geneviève Luburo d'abord
ils n'ont pas de bouffées de chaleur comme nos bouffées de chaleur à la ménopause après par d'autres mécanismes ils peuvent avoir mais c'est pas du tout ce que nous on vit les femmes à la ménopause
Marie Pavlenko
alors comme effectivement il n'y a pas la chute brutale des hormones c'est différent mais il y a quand même des médecins qui parlent d'andropause qui ne toucheraient pas l'entièreté des hommes mais qui autour d'entre 50 et 60 ans provoquent de l'irritabilité peuvent provoquer de la dépression peuvent provoquer des bouffées de chaleur peuvent provoquer une peau plus sèche etc et puis une bouée autour du ventre enfin je veux dire les hommes à 50 ans ils ont aussi une forme de basculement et puis alors j'aurais rappelé aussi qu'on a un imaginaire que les hommes
il y a un peu de retard si je puis dire dans le basculement des hommes par rapport au basculement des femmes
ils glissent les hommes ils glissent doucement mais on a l'impression qu'ils sont fertiles jusqu'au bout alors ça c'est pas totalement vrai quoi alors c'est plus ou moins c'est peut-être un petit peu moins efficace quand même mais très tardivement donc ils ont encore des spermatozoïdes longtemps
voilà les hommes peuvent faire des enfants très très tard ça on le sait alors qu'effectivement là pour le coup
je pense que la petite bouée là sur le ventre ils l'ont avant
avant nous Magali bonsoir
oui bonsoir voilà moi je voulais témoigner que la ménopause c'était un peu galère quoi pour moi c'est pas chouette du tout du tout j'ai eu des règles très douloureuses très jeunes je limite à aller aux urgences voilà je sais même pas si j'ai eu une endométriose ou pas parce que j'ai jamais eu d'enfant et bon voilà la fatigue je suis ménopausée depuis 49 ans à peu près la fatigue les bouffées de chaleur les sueurs de nocturne la prise de poids alors ça pour moi c'est l'horreur parce que je fais très attention à mon poids
je comprends que ça peut être compliqué c'est normal
on ne contrôle plus son poids donc voilà donc moi je suis pas grosse du tout bon voilà et puis moi mon souci aussi c'était la libido alors une chute complète de la libido je voulais savoir un petit peu je vous remercie pour votre émission elle est super je voulais vous poser comme question si vous aviez des remèdes je sais pas si j'en ai dit des remèdes de grand-mère je sais pas je ne peux pas prendre d'hormones j'ai des gros antécédents de cancer donc je ne peux pas prendre d'hormones ok
merci beaucoup Magali on en parlait tout à l'heure au début mais il y a beaucoup de questions sur qu'est-ce qu'on peut faire d'autre hors hormones pour terminer cette émission donnons des conseils à Magali essayons de voir ce qu'elle peut faire pour l'aider Geneviève Luburo
alors on a déjà parlé des thérapeutiques ou des non pharmacologiques mais il y a aussi l'hygiène de vie qui est assez importante le métabolisme va diminuer donc en théorie il faudrait un peu moins manger il faudrait faire beaucoup de sport si on n'en a jamais fait avant ça devient compliqué et puis arrêter tabac si on fume enfin voilà des règles hygiéno-diététiques qui sont encore plus importantes à renforcer au moment de la ménopause quelle vie formidable
vous nous promettez ça va être tellement festif tout ça moi qui croyais qu'on pouvait recommencer à fumer en vieillissant parce que c'était moins grave et ben merci beaucoup merci à tous pour vos nombreuses questions merci à toutes les deux d'avoir répondu tiens je redonne le titre de votre BD qui s'appelle moi je veux être une sorcière ménopause le dernier tabou signé Marie Pavlenko les dessins sont de Joséphine Oteniente et merci beaucoup c'est très sympa c'est très drôle aussi parce que ça peut être aussi drôle et sympa de discuter de cette période là juste après 20h c'est les petits bateaux de Camille Cronier avec cette question c'est celle d'Emile qui a 7 ans
j'aimerais bien savoir est-ce que les animaux sourient merci à bientôt
et ben une vraie bonne question on y répondra tout à l'heure à tout de suite