Le cri d'alarme d'une exploratrice / Loi Yadan : protéger ou censurer ? | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir, soyez les bienvenue dans 28 minutes. Bonsoir mes camarades. Bonsoir l'actualité française, c'est l'examen qui aura lieu demain et vendredi à l'Assemblée nationale.
L'examen de la proposition de loi Yad portée par la députée Renaissance Caroline Yad qui entend lutter plus efficacement contre les nouvelles formes de l'antisémitisme en France. Malgré une pétition contre cette proposition de loi qui a recueillit plus de 700000 signatures, la députée y voit un texte essentiel. Faut arrêter de croire tout ce qu'on entend des des détracteurs de cette loi qui ont en fait un objectif de museler toute tout combat contre l'antisémitisme.
Vous savez, l'antisémitisme c'est pas un mot virtuel, ça n'est c'est une réalité. Lutter contre l'antisémitisme en France, rappelons l'explosion des actes antisémites depuis le 7 octobre 2023. Cela passe-t-il par une réduction de la liberté d'expression ?
On en débattra ce soir et on vous retrouvera à la fin de l'émission Marie Bonisso et Xavier Maudu et 100 € pour un Picasso Ellisabeth. 100 € c'est le prix d'un ticket d'une tombo caritative et le prix c'est une gouche de Picasso pour lutter contre la maladie d'Alzheimer. Est-ce qu'un jour un Picasso a pu valoir 100 € direction le bateau Laoir en 1904 et on va voir s'il avait été possible à ce moment-là d'acheter pour si peu cher un Picasso.
D'autant que c'était en France à l'époque. Et vous Marie ? Moi, j'ai une mission macabre et ludique que nous confie le Muséum national d'histoire naturelle, c'est de compter les insectes écrasés sur nos voitures.
Voilà. Aidez la science. Et quand tu es en vélo, comment tu fais ?
Et ben, on s prend les lunettes. Ah oui, on se prend sur les lunettes. À tout à l'heure.
Et pour commencer, nous recevons l'avocate et la porte-parole du Crill, ce crustacé de l'Antarctique qui pèse 2 g et qui mesure 5 cm de long, qui est vital pour les mammifères marins et menacé par la surpêche notamment Emmanuel Perrier Bardou, exploratrice, plongeuse en eau tropical épaolair et la condatrice des expéditions Under the Ple. On la retrouve tout de suite. Emmanuel Perrier Bardou, bonsoir.
Je vous présente Anan Dia et Benjamin Sport. Vous êtes de retour de 3 mois à l'instant presque. On est arrivé hier soir de 3 mois d'expédition en Antarctique.
Émerveillé, exalté et affolé par ce que vous avez vu d'un point de vue de les émerveillé parce que il reste des endroits dans ce monde où on arrive peut-être pas encore trop tard et qui sont incroyablement préservés encore et effrayés parce qu'en effet c'est crucial là maintenant. C'est le moment d'intervenir pour arrêter cette p contre la contre la dévastation notamment du CR. Vous êtes l'avocate du CRIL maintenant, sachez-le, c'est votre fonction officielle, une de vos fonctions.
On vous retrouve juste après pour parler de Under the PO que vous avez fondé, cofondé en 2008 après votre profil idéal réalisé par Olivier Boucreu. Emmanuel Perrier Bardou, vous explorez les océans, pas ceux des cartes postales, ce qui commence là où la lumière disparaît. Pour raconter ces mondes invisibles à l'œil nu, vous avez le profil idéal.
Rien ne vous y destinait vraiment. Naissance à Paris, enfance à 3, loin du large et pourtant très tôt une fascination pour l'eau laiss tasser les horizons mouvants. À 13 ans, vous embarquez 6 mois sur un voilier école entre l'Angleterre et le Maroc.
Vous découvrez surtout une chose, vous êtes à votre place. Cap sur la Bretagne, les Glénons, vous devenez monitrice de voile, prenez la tête d'une base nautique puis une rencontre décisive. Jean-Louis Étienne, explorateur d'épaule.
Vous partez avec lui pour une expédition scientifique de 9 mois dans le Pacifique. C'est un peu une île mystérieuse. Ouais, on n sait pas plus.
Il y a tout à voir. Et vous passez du rêve d'aventure au travail de terrain. Autre rencontre déterminante, Guilin Bardou, plongeur, ingénieur et futur mari.
Ensemble, vous fondez Under de Paul, un programme d'exploration scientifique des océans. Objectif : étudier des écosystèmes encore mal connus et transmettre ces données aux chercheurs. Ça donne envie de revenir.
Reviens. Ouais. À bord du votre voilier vous vivez et travaillez à une quinzaine marin scientifique technicien et vos enfants. 6000 nautiques en 1 heure on fait 3000 nautiques en combien de temps ?
Euh en près 30 minutes. C'est ça. Votre terrain d'exploration c'est notamment la zone située entre 30 et 200 m de profondeur.
Un espace encore peu exploré mais essentiel pour la biodiversité marine. Les menaces sont bien identifiées. Réchauffement climatique, pollution, pêche industrielle.
Certaines techniques comme le chalutage de fond peuvent détruire en quelques minutes des écosystèmes. Notre travail under the pool euh c'est pas d'être des activistes. En revanche, ça va être de remonter la parole des scientifiques et euh de les vulgariser.
Entre deux expéditions, vous mettez des mots et des images sur cette profondeur. Dernière mission l'Antarctique. Pendant près de 3 mois, vous avez exploré avec votre équipe l'océan Austral à la recherche de forêts sous-marines méconnues.
Au fond, votre cap est simple. Une planète sans océans vivant n'est plus une planète habitable. Emmanuel Perrier Bardou, qu'est-ce que c'est une forêt sous-marine ?
Qu'est-ce qui peuple une forêt sous-marine ? Ben, c'est l'équivalent de nos forêts terrestres mais qu'on va descendre sous la mer avec un effet qu'on appelle canopé comme sur les forêts terrestres. Sauf que ces forês sont créées d'animaux, donc de corau, de gorgonnes, d'éponges.
Et euh quand il y en a une certaine densité et ben on va avoir cet effet de limitation de courant à l'intérieur de microclimat qui va permettre des oasis de vie. Hm hm. Elles sont précieuses et elles sont menacées.
Elles sont précieuses euh parce que c'est des oasis. Les récifs coraliens sont des fours animales marines par exemple et elles sont menacées par le chaputage de fond, par la pollution, par les changements climatiques. Donc il y a des choses sur lesquelles on peut pas intervenir ou en tout cas assez peu le changement climatique.
Il y a des choses sur lesquelles on peut intervenir maintenant et ça c'est à travers les aires marines protégées pour empêcher en particulier la pêche industrielle et la pollution. Vous vous militez pour la création d'air marine protégé hein. Je mite pour la création d' marine protégé qui aujourd'hui ce qu'on peut faire de mieux pour préserver les écosystèmes marins.
Ça dépend de qui ? Ça dépend de nos ministères, ça dépend de décision politique. Hm hm.
Vous êtes descendu à 130 m de profondeur. C'est assez rare, peut-être un peu dangereux mais qu'est-ce qu'on y voit exactement ? Si on peut y voir quelque chose d'ailleurs.
Alors en Antarctique, moi je suis descendu à 100 m de profondeur. C'est déjà pas mal. Mon mari et notre directeur scientifique ont fait deux plongées à 130 m de profondeur exceptionnel.
Pour aller voir un peu plus loin, qu'est-ce qu'on y trouve en fait ? On y trouve des écosystèmes incroyables, une vie hyper dense, très riche. On s'attendait pas du tout à découvrir tout ça en Antarctique.
Entar, on avait des belles plongées puis des plongées moins belles. En péninsule Antarctique, chaque plongée était exceptionnelle. Il faut imaginer qu'on on évolue dans un camau de bleu, de gris, de blanc et qu'on passe la surface de l'eau et d'un coup c'est une explosion de couleur.
On retrouve toutes les couleurs sous la mer et une densité d'espèces et globalement ça va bien. C'est ça. Il y a de la lumière pour le voir ça.
Alors il y a pas beaucoup de lumière parce que quand on va profond surtout dans ces endroits-là qui sont assez chargés en phytoplancton, on a quand même assez peu de lumière mais il faut il faut des lampes mais on voit quand même. Voilà. Emmanuel Perrier Bardou, quelle est la menace qui pèse sur le crill qui est l'aliment, un petit crustacé qui est l'alimentaire marin, baleine, rorcal bleu et cetera et qui est aussi un petit crusté qui absorbe le CO2 de certains planquetons de certaines microalgues.
Donc qui est bénéfique pour le climat en quelque sorte ? Quelle est la menace principale ? La surpêche.
Ouais, le CRIL, c'est la base de la chaîne alimentaire de l'océan austral comme vous venez de le dire. et euh il se nourrit de phytoplancton et de petites algues sous la banquise de mer. Donc d'un côté, on a les industriels qui disent il y a énormément de et c'est vrai, c'est une énorme biomasse mais d'un autre côté cette biomasse, elle a été très peu étudié et on sait pas du tout comment elle évolue avec les changements climatiques et la fonte de la banquise et la péninsule là où on était, c'est l'endroit en Antarctique qui se réchauffe le plus vite.
Et aujourd'hui, on a des énormes chalutiers, des chalutiers usine aspirateurs qui aspirent des tonnes de crilles. Voilà. Alors, il y a des quotas mais ces quotas pour la première fois l'année dernière, ils ont été atteints avant la fin de la fermeture de pêche et depuis 2 ans, on a eu une fin de la ce qu'on appelle la spatialisation de la pêche.
C'estd que tous les quotas ont été pris au même endroit. Donc, il y a une pression de pêche très forte à un endroit donné qui est aussi l'endroit où se nourrissent les baleines, les manchaux, les foques, les oiseaux de mer. Et quand une baleine se nourrit, elle peut absorber jusqu'à 16 tonnes par jour de crill où le rorale bleu, c'est des quantités qu ils en ont besoin énormément.
Ils viennent aussi à une période de la vie où c'est pour la reproduction donc ils ont besoin de se nourrir. Et surtout ce que n'a pas pris en compte tous ces chiffres là, c'est que ça a été fait à une époque où les baleines étaient en voie d'extinction. Aujourd'hui, les baleines sont heureusement en voie de rémission mais du coup on en a plus et elles ont besoin de plus de cril.
Alors les baleines sont en voie de rémission mais on va évoquer avec vous et avec Anna d'autres espèces qui sont pas du tout en voie de rémission. Mancha empereur, Otari de Cargalen, espèce en danger. Oui, ces deux espèces viennent de rejoindre la liste rouge des espèces en danger.
C'est ce qu'a alerté la semaine dernière l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature. Et d'ici 2080, par exemple, la population de Manchud devrait être divisée par de à cause du réchauffement climatique d'origine humaine. Les manchauds ont besoin de nourriture en quantité suffisante, on l'a dit, pour rester en vie, notamment de crill, on en a parlé.
Et d'autre part, ils ont aussi besoin d'une banquise stable pour pouvoir se reproduire et faire grandir leur petit banquise qui devraient atteindre cette année son plus bas niveau jamais enregistré. Alors, est-ce que vous personnellement c'est quelque chose que vous avez observé à la fois la disparition des manchauds et la fonte des glaces, le recul de la banquise ? Non, c'est pas quelque chose qu'on a jou à l'œil nu et c'était la première fois qu'on venait en Antarctique, donc on n' pas pu comparer.
Entaric, je pourrais vous dire que j'ai vu euh disparaître la banquise. J'ai vu les glaciers reculer parce qu'on a travaillé là-bas pendant plus de 10 ans et on a vu à l'œil nu d'une année sur l'autre la disparition de la banquise. En Antarctique, c'est pas le cas.
Après, on a toutes les données scientifiques aujourd'hui qui nous montrent que c'est critique et que ce sont des endroits extrêmement impactés par les changements climatiques. Votre prochaine expédition, ce sera quoi et quand alors ? Notre prochaine expédition sûrement dans un an et demi dans des zones plus chaudes avec un habitat qu'on appelle capsule pour séjourner sous la mer et avoir plus de temps pour nos protocoles scientifiques sous la mer un habitat que vous avez conçu qu'on a conçu et qu'on essaie de multiplier par de Oui.
Et alors vous poser une question un peu naïve mais le nom de votre goette qui mesure 20 m enfin 19,50 précisément, c'est why pourquoi en français ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Mais parce qu'on se pose des questions. Ah tout simplement. Non et puis en fait le Y s'appelait le Y quand on l'a acheté et on a on a réfléchi à le débaptiser et puis finalement on trouvait que ça lui allait bien et puis c'était un joli clin d'œil au pourquoi pas du commandant Charco.
Voilà. Euh chose 2008 création des expéditions under the pôle et je précise que vous êtes vous n'êtes pas scientifique mais c'est avec des scientifiques. Vous êtes en partenariat souvent avec le CNRS et vous êtes même sous le patronage des Nations Unies et ça c'est pendant la décennie 20 jusqu'en 2030.
C'est important dans l'idée d'émerveiller mais aussi d'alerter et que ce soit fait de façon extrêmement factuelle et scientifique. C'est vrai qu'au départ nous notre motivation c'était vraiment l'exploration. L'exploration, la documentation. très vite est arrivé la science.
On a ce très beau partenariat avec le CNRS qui nous permet vraiment d'avoir de plus en plus de résultats, de publications scientifiques qui viennent soutenir ce travail de plédoyer parce que il y a eu quand même, on est très optimiste avec Guillin mais il y a quand même eu ce moment Guin votre mari donc Guilin mon mari on a eu ce moment quand même où tout ce qu'on aimait le plus, tout ce qu'on explorait en fait, on le voyait quand même disparaître sous nos yeux en une décennie, les coraux, la banquise et il y a eu ce moment de désespoir à se dire "Mais en fait, on explore, mais à quoi ça sert d'explorer pour voir tout ça disparaître ? Et en parallèle, nos publications montraient que ces espaces mésophotiques, donc un peu plus profonds, entre 30 et 200 m, eux allaient plutôt bien mais qu'ils étaient pas protégés parce qu'on a'avait pas ses connaissances. Donc aujourd'hui vraiment l'objectif c'est que toutes ces tous ces résultats qu'on a servent à avoir des meilleures mesures de protection et de préservation pour ces espaces merveilleux dont vous êtes venu nous parler.
Merci infiniment Emmanuel. Merci beaucoup Emmanuel Perrier Bardou, pardon et Guilin Bardou donc votre époux et coéquipier si on ça comme ça. Tout à fait.
Tout à fait. Merci encore. On va passer à notre débat sur l'examen demain et après-demain à l'Assemblée nationale de la proposition de loi Yadan portée donc par une députée renaissance Caroline Yadan. une proposition de loi qui vise à renforcer la lutte contre l'antisémitisme alors que les actes et les insultes explosent de façon de plus en plus décomplexée. 700000 pétitionnaires, plus de 700000 ont quand même jugé que la nouvelle proposition de loi restreindrait la liberté d'expression.
La classe politique et l'opinion sont fracturées. On en débat après la mise au point de Sandrine Lecalvez. Siting d'étudiants, manifestation dans les rues de Paris.
Depuis quelques jours, la mobilisation prend de l'ampleur contre la proposition de loi yad destinée à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme. Le texte est jugé liberticide par ses opposants les plus virulents. Il fait partie de tout un arsenal de mesures destiné à empêcher la critique du régime génocidaire israélien et du coup bah faire terre le mouvement de solidarité avec la Palestine.
Une pétition en ligne a recueilli plus de 700000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale pour appeler les députés à voter contre la proposition de loi le 5 mai prochain. Le texte soutenu par le gouvernement prévoit de sanctionner les provocations, mêmes indirectes, à des actes terroristes, et de créer un nouveau délit d'appel à la destruction d'un État, notamment celui d'Israël. La France insoumise dénonce un risque d'amalgame entre antisionisme et antisémitisme.
Vous comprenez bien à quel point cette loi est aujourd'hui dangereuse. Lorsque des personnes critiqueraient la question des colonies israéliennes, est-ce qu'ils tomberaient sous le coup de cette loi ? La députée Renaissance Caroline Yad qui a donné son nom à la proposition de loi rappelle de son côté la nécessité de lutter contre l'explosion des actes antisémites sur fond de conflit au Prochrient.
En 2025, près d'un quart des actes antisémites commis à l'encontre des Français juifs sont explicitement liés à la haine d'Israël. L'adoption de la proposition de loi qui sera examinée demain et vendredi à l'Assemblée apparaît incertaine. Après réflexion, le Modem et le PS ne soutiendront pas le texte.
On a aujourd'hui une société qui ne comprend pas ce texte avec dedans des éléments qui peuvent déjà être plus ou moins couverts par notre loi à l'heure actuelle. Cette loi est à la fois inutile et présente des risques. Alors, face à la montée de l'antisémitisme, faut-il de nouveau légiférer la proposition de loi Yad ?
Est-elle un rempart nécessaire ou un texte liberticide ? Nos trois invités pour ce plateau, Joseph Merciano, bonsoir. Vous êtes président de l'Union des étudiants juifs de France et selon vous, il y a une explosion des actes antisémites en tout genre, notamment depuis le 7 octobre 2023 et le massacre perpétré par le Hamas.
La loyad donc permettrait de graver dans le marbre des évolutions déjà présentes dans la jurisprudence notamment sur l'apologie du terrorisme. À côté de vous Nathalie Teot, bonsoir. Avocate, présidente de la Ligue des droits de l'homme.
Vous êtes signataire d'une tribune collective intitulée la proposition de loi yadant ou la promotion de la censure qui a été publiée hier dans le quotidien LUA, l'humanité. Selon vous, la proposition de loyad n'est pas nécessaire car les textes juridiques actuels disposent euh de toutes les clés pour lutter contre les actes antisémites. Vous ajoutez, il ne s'agit pas de renforcer les moyens de lutte contre l'antisémitisme, mais plutôt de légiférer contre de prétendues formes renouvelées.
Et à côté de vous Michel Tobman. Bonsoir. Journaliste franco-israélien, responsable du Proche Orient pour la revue politique internationale.
Vous êtes directeur de la newsletter de dialogue judéo-arabe. Shalom Salam. Et selon vous, cette loi a quelque chose de très franco-français.
Elle correspond à la montée du communautarisme en France et vous espérez que la loi sera amendée et qu'il y aura un consensus car dans l'état actuel des choses, la base d'approbation vous semble très restreinte. Et on démarre le débat Benjamin et que le chiffre du jour. Oui, au moins trois actes antisémites ont été recensés chaque jour en France l'an dernier, soit 1320 actes au total en 2025, une baisse de 16 % par rapport à l'année 2024, mais les actes antisémites se maintiennent à un niveau historiquement élevé et il représentent plus de la moitié de l'ensemble des faits antireligieux alors que la communauté juive ne représente qu'un % de la population française.
Joseph Murciano, quand on parle d'actes antisémite, de quoi parle-t-on exactement ? de menace verbal, d'agression physique, d'inscription de tag. On parle de tout ça et plus encore, on parle de plus en plus de d'attaque sur les personnes.
Ça c'est à noter hein, plus on avance dans le temps, plus les gens sont attaqués personnellement. Leur bien eux-mêmes physiquement ou insulter directement, ça il faut l'entendre. On parle très peu, on on peut le croire, mais on parle très peu de de des réseaux sociaux et cetera.
C'est même pas 1 % de ce qui est de ce qui est comptabilisé dans ce genre de chiffre. Donc, il faut bien se rendre compte que c'est des gens du quotidien, des juifs de France, des juifs français qui subissent des attaques, que ce soi des familles sur leur pes à l'école, des enfants ou et je le sais particulièrement des étudiants. Euh depuis le 7 octobre, beaucoup d'étudiants nous remontent des affaires d'antisémitisme, vous subissez vous-même le subissez au quotidien, vous l'avez subi au quotidien.
Alors euh moi euh je suis président de l'UEGF donc d'une certaine manière c'est mon métier d'aller euh d'aller dans la fausse au lion et de me battre contre l'antisémitisme. Je vais pas comptabiliser les insultes que je reçois comme étant des actes antisémites. Moi, je vous parle de ce qui touche les étudiants qui n'ont pas envie euh de de de spécialement de rentrer dans la reine militante et qui ils sont obligés, qui sont pointés du doigt par une dérive de la mobilisation proalestinienne qui leur demande de se prononcer particulièrement sur ce qui se passe en Israël et en Palestine parce qu'il serait juif.
H une essentialisation. Justement Michel Tovman Carad en juste pour justifier cette proposition de loi parle de nouvelles formes d'antisémitisme. Est-ce que la rhtorique anti-israélienne c'est le moteur de ces nouvelles formes d'antisémitisme un/3 des actes antisémites font référence au conflits israélo-palestinien ?
Alors c'est très difficile. Alors le problème qu'on a par rapport à l'antisémitisme c'est que les gens ont la référence du nazisme et de l'antisémitisme d'état. Vous savez George Bernot, ce grand écrivain catholique qui avait dit en 1944, Hitler a déshonoré l'antisémitisme.
Donc ça me paraît bizarre mais il y avait un antisémitisme traditionnel. Si vous voyez les contre-rendus de l'Assemblée nationale, comment on parlait de Léon Bloom en 1936, comment on parlait même de main France plus tard et cetera, euh cet antisémitisme traditionnel a été balayé par l'antisémitisme d'État et aujourd'hui on est revenu à des fendes anticismes qui sont pas des antisémitismes, un antisémitisme d'État puisque'au contraire, l'État protège, il y a des lois et c'est très bien. Mais il faut rappeler qu'en France on a tué des juifs.
La France est un pays où en 2006 on a tué Ilanalimi. En 2012 en 2012 l'école à Toulouse, on a tué des enfants de sang frroid, l'hypercachir en 2000 en 2015 et et et ce n'était pas des militants sionistes. D'ailleurs, ça aurait été des militants ça aurait pas été plus acceptable.
C'est des gens dont personne ne connaît les opinions politiques, personne ne sait si l'analémie était favorable euh euh à l'État d'Israël ou pas ou si les gens de l'hypercacher étaient des militantnistes. Donc là, ce sont des crimes antisémites, des meurtres antisémites. Et donc du point de vue de la communauté juive, et je crois que la subjectivité est très important en politique parce que je vois qu'il y a il y a des gens de très bonne foi qui disent "Mais en fait en France, on exagère de ses métises, il y a aussi le racisme anti-arabe, il y a le racisme anti, tout ça est vrai." Mais du point de vue de la subjectivité, les juifs aujourd'hui en France ben se sentent euh ressentent à l'intérieur d'eux-même les le les persécutions des générations passées, même s'il n'y a plus de persécution d'État.
Et dernière chose par rapport à Israël, ce qu'on ne comprend pas, c'est le lien affectif des juifs à l'État d'Israël. Oui. Alors, on va on va y revenir, mais on va d'abord évoquer avec vous trois et avec Anna.
Euh, on va faire un petit point sur l'arsenal législatif en France qui permet de lutter contre l'antisémitisme. Oui, il faut remonter quelques années en arrière en 1972 avec la première grande loi française contre le racisme, la loi pléven qui va créer des délits spécifiques pour toute discrimination raciale, xénophobe ou religieuse. D'abord, le délit d'injure et diffamation à caractère raciste et celui de provocation à la haine ou à la violence raciale.
L'antisémitisme est dès lors considéré comme une forme de racisme passible de sanctions. Mais face à la montée dans les années 80 des discours qui nient l'existence de la Choa, le député communiste Jean-Claude Guesso dépose une nouvelle proposition de loi. La loi Gisesso sur le négationnisme est adoptée en 1990 et va introduire pour la première fois le délit de contestation de crime contre l'humanité.
Il faudra ensuite attendre l'année 2003 avec cette loi pour voir apparaître la notion de circonstan aggravante pour les cas de racisme et et d'antisémitisme. Et quelles sont les sanctions en courues aujourd'hui ? Alors pour un jur public à caractère antisémite, une peine pouvant aller jusqu'à 6 mois de prison et 22500 € d'amende.
Pour les provocations à la haine ou à la violence, 1 an de prison, 45000 € d'amende. Dans le cas de violence aggravée pour motif antisémite avec blessure entraînant unité de 8 jours, l'auteur des faits en cours jusqu'à 50 prisons et 75000 € d'amende. Et puis enfin, dans un autre registre, la loi de novembre 2014 sur l'apologie du terrorisme prévoit des peines de prison allant de 5 à 7 ans d'emprisonnement et des amendes comprises entre 75 et 100000 €.
Alors Nathalie Teo, c'est vrai que quand on voit cet arsenal juridique, on se demande si c'est vraiment nécessaire d'avoir une nouvelle loi. Pas cité 2017 qui a généralisé en fait la circonstance aggravante de racisme ou antisémitisme qui l'a généralisé pour toutes les infractions. Donc maintenant, si dès lors qu'il y a cette circonstance aggravante avec une facilitation de la preuve puisque il y a une présomption de ce qu'il y ait de ce que soit à raison de la religion et ou de ou de la prétendu race ou fait l'antisémitisme parce que c'est général he c'est pas seulement l'antisémitisme et bien dès lors qu'il y a des propos par exemple qui sont tenus avant, pendant ou après c'est considéré c'est présumé comme étant parce que c'est la difficulté hein c'est de prouver que c'est la raison Mais cette nouvelle loi, qu'est-ce qu'elle apporterait de plus ?
Donc cette cette nouvelle loi, elle n'apporte rien et d'ailleurs, elle ne traite pas de ces questions d'infraction concernant l'antisémitisme. Elle traite du terrorisme, ce qui est tout à fait autre chose et qui de ce fait si elle s'applique, traite d'apologie du terrorisme, elle traite d' Mais c'est quand même sur le terrorisme, donc c'est d'apologie du terrorisme et de provocation au terrorisme. Elle élargit ces conditions-là.
Il y a aussi le négationisme, ça a été dit, mais elle élargit les possibilités de de de poursuite sur ces thèmes-là de façon très flou et donc de façon très dangereuse. Donc l'arsenal, il est là, il est plus sur le problème de formation des magistrats, de le problème aussi de formation des policiers, de problème aussi de portage politique par rapport à la lutte contre le racisme ou l'antisémitisme. Ça pourquoi pour vous elle est nécessaire ?
à moi, elle est nécessaire parce que je vois dans les universités, dans la société euh euh française de façon générale, une difficulté à euh adresser qu'à euh la justice, les juges, la loi, la société civile a adressé une certaine forme d'antisémitisme. Il y a des dizaines de cas, des centaines de cas qui ne sont pas traités. Dans les universités, il y a des personnes, des étudiants qui se retrouvent assis côte à côte avec leur bourreau, avec leur agresseur parce que il y a pas de il y a pas de de justice interne, ça ne fonctionne pas, il y a pas de commission de discipline, on narrive pas à traiter cet antisémitisme là.
Hier avec des militants du Jef, on est parti partout à Paris, là où il y avait des blocus pour aller discuter avec ceux qui sont contre la loyad all la Sorbonne. On est allé à la Sorbonne à Sciencep à Centrale Supélec, il y avait des discussion est possible. discussion est possible avec les personnes qui sont sur le côté, pas les personnes qui qui lident le mouvement, pas les personnes qui ont hurlé devant nous en s'adressant à nous mais en s'adressant à je ne sais qui génocidaire hordofac.
Moi cette phrase là de génocidaire hors de faac, elle m'interroge. Je me dis à qui on s'adresse. Mais cette loi, elle va faire justement qu'on assigne les juifs à Israël alors que précisément c'est ça qui va pas.
C'est pas la loi qui assigne. Non non, c'est pas la loi qui assigne. Les eux quand il y a pas de génocide dans les fac Il y a pas de génocidaire dans les faces.
Mais c'est précisé dans les fac qu'on cherche dans les fac qu'on veut sortir ces gens-là des fac qu'on sort des amphithéâtres. Ce sont les juifs. Vous dites vous dites qu'il y a un risque d'amalgame entre antisémitisme et et antisionisme.
Non mais c'est une sorte de double allégance et que on essentialise un peu les juifs en soutien de la politique de Dan quoi qu'il arrive. Là, ce qui est ce qui est mieux, c'est le fait qu'il y ait effectivement l'impossibilité de parler parce qu'il faut pas oublier que justement Apologie ou autre, ce sont ça devrait être dans la loi de la presse déjà puisque ça a été sorti en 2014 de la loi de 1881 qui est protectrice de la liberté de la presse, donc de la liberté d'expression et à partir de là, c'est quand même du délit d'expression malgré tout. Et on est en train de dire ça, même si c'est par exemple une provocation implicite où on va sonder les qu'est-ce que ça veut dire implicite ? justement, qu'est-ce que ça veut dire ?
Or, une loi, surtout une loi pénale, elle doit être précise, elle doit être suffisamment claire et précise pour éviter l'arbitraire. Moi, je dis qu'il y a une forme, il y a il y a des on laisse tomber une partie de la population française qui sont les juifs parce que il y a des actes un plus d'un millier d'actes par an et des actes qui sont qui sont qui sont jugés par antisémite. Alors que pour la grande majorité des gens, quand on présente les cas, ça paraît évident que cette personne a été choisie parce que juif comme cible parce que juif notamment dans les universités.
On narrive pas avec l'arsenal judiciaire qu'on a aujourd'hui, on narrive pas à adresser ce problème-là. Donc euh Yad Yadan euh propose Caroline Ladan, la députée propose quelque chose. J'ai pas l'impression qu'il y a d'autres solutions qui sont proposées.
Et je pense que vous êtes d'accord avec moi quand on dit qu'il y a un problème Attendez, il y a un problème euh de justice de de de judiciarisation des actes antisémites. Il y a un problème mais de façon générale sur le racisme. Je l'ai dit, il n'y a pas de portage politique par rapport suffisant par rapport à la lutte contre le racisme. pendant 7 mois, il y a pas eu de nomination de Attendez, on va on va écouter Michel Tomman parce que c'est intéressant de sur cet amalgame qui serait fait entre antisémitisme antisémisme et qui éviterait toute critique d'Israël.
Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous en pensez ? Crois que c'est un compliqué parce que y a il y a les intentions, il y a la réalité, il y a la mise en pratique et cetera. Euh moi ce que je dirais c'est que je pense que effectivement la loi doit sanctionner les actes antisémites, les agressions verbales et physiques antisémites.
Et donc elle ne sanctionne pas elle ne sanctionne pas assez selon vous. contre non ça je elle doit le faire après est-ce qu'elle le fait assez tout ça c'est c'est je veux dire je n'ai pas la compétence je suis pas là et et c'est pas vraiment mon sujet vous voyez ce que je veux dire donc la loi doit sanctionner quand et et doit tenir compte qu'aujourd'hui salle génocidaire ou salle sionadist c'est l'équivalent de salle juif voilà en revanche la loi doit laisser libre le débat politique le débat et vous savez moi je suis vraiment très réticent donc vous interfelz l'idée d'une censure. Ah bah je suis réticent par rapport à la y compris la loi parce qu'on a on a montré Jean-Claude Guissau qui est un homme certainement très respectable et très sympathique.
Euh mais Jean-Claude Guessau euh il a fait voter une loi en 1990 dont la gauche d'ailleurs le le le la gauche voit pas de problème à ça euh qui qui réprime la négation du crime contre l'humanité. Oui, selon le tribunal de Nurber, les crimes de contre l'humanité commis par les opposants cette loi dis dire ça génocidaire ou sal ju c'est pas la même chose. Attendez, Jean-Claude Gessau est membre du parti communiste, un parti qui a défendu pendant des décennies et des décennies le goulag et qui n'a jamais fait son autocritique de ce point de vue-là.
Donc c'est quand même, il y a quand même un problème. C'était une loi de circonstan et je ce que je veux dire c'est qu'on peut pas chose. Ah oui et et et on peut aussi nier l'existence du goulag, l'existence de de des crimes commis par les communistes chinois.
Donc ce que je veux dire, c'est que on doit laisser l'expression politique libre. On doit pouvoir critiquer le chaisme comme on doit pouvoir critiquer le communisme. Ça ne doit pas relever de la loi.
Et voilà. Donc je dirais juste que lorsque lorsque les termes sionis sont employés de façon pour équivalent à juif en fait c'est déjà réprimé. La réalité montre la réalité là c'est le débat il y a un débat à voir du débat la réalité la réalité est que ce n'est pas ce n'est pas jugé comme tel et qu'il y a plein de problèmes et qu'il y a plein de victimes qui mais ça c'est le problème comme je le disais de la formation des magistrats c'est le problème également des moyens de la justice tout ça c'est autre chos j'entends que vous vous considérez que le le la la le pouvoir législatif ne peut pas régler cette question.
Moi, je crois en la République et je crois en la nécessité de la République que tous les les pouvoirs de la République protègent euh euh les citoyens. Moi, j'attends du pouvoir législatif qu'il se dotent euh d'arsenal juridique nécessaire à protéger les juifs de France. Que le pouvoir judiciaire se dote de formation, que le pouvoir euh exécrètement par exemple quand Daniel Obonau député LFI disait "Le Hamas est un mouvement de résistance qui se définit comme tel, elle tomberait sur la loyance." C'est ça que vous visez par exemple de l'apologie du terrorisme contre Nathalie la pétition la pétition elle-même la pétition elle-même que plus de 700000 personnes ont ont ont d'apologie làdessus alors là ce que dit la loy l'apologie du terrorisme existe déjà et on voit déjà que à quel point il est difficile de d'appliquer au sens où le déjà le mot terrorisme est flou mais en plus apologie du terrorisme encore une fois moi je suis pour la liberté d'expression et que ce soit réintégré dans la loi de la presse Là, ce qui est prévu, c'est que ce serait une minimisation, une banalisation qui suffirait à faire de l'apologie du terrorisme.
Et pour la provocation, il suffirait que ce soit implicite. Mais d'ailleurs, alors provocation implicite, est-ce que il y a pas quelque chose d'arbitraire ou de flou dans provocation implicite au terrorisme ? Comment est-ce qu'on qualifie ?
Comment est-ce qu'on les juges pau doivent doivent traiter ces affaires de manière restrictive ? un principe en droit de français et je pense que ce principe doit continuer. Moi je dis juste que là on a on a on a des une pétition avec plus de 700000 personnes qui disent cette pétition.
Elle me choque moi le le dernier passage de cette pétition qui explique que le le la résistance contre l'occupant israélien par tous les moyens nécessaires est un droit garanti par la résolution. On parle de on parle de viol de femme on parle de kidnapping d'enfants et que ça ce soit sur le site de l'Assemblée nationale et que plus de 700000 français quand même le 7 octobre. Je crois pas mais c'est la on parle de la résistance il y a des dizaines de personnes qui qui parce que nous nous sommes pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et vous avez dans la charte des Nations Unies le fait que il y a plein de la ligue des droits de l'homme il y a des dispositions et notamment la 4e convention de Genève qui prévoit le droit à la résistance mais de façon très très r on n' pas poussé on n'a pas poussé la pétition précisément parce qu'il y avait pas de cette pétition Michel Tman sur cette pétition votre sentiment alors écoutez moi je moi qui a recueilli plus de 700000 Oui, de mon point de vue, non, de mon point de vue, on est devant quelque chose de de typiquement français.
Mo, je suis français mais je suis aussi israélien. J'anime un mouvement qui s'appelle Shalom Salam, qui est un mouvement euh pour la paix, pour l'égalité des droits entre juifs et arabes. Et donc, vous voyez à ce titre làà parmi nos membres, il y a des gens qui ont des points de vues différents et c'est normal sur cette questionl et c'est pas la question essentielle pour le proche- Orient, vous voyez ?
Et donc, c'est révélateur d'un d'un problème français, d'un mal français. Il est quand même assez incroyable que ce conflit qui se déroule à 4000 km d'ici sur lequel les Français ont peu de prise hein euh sur les où il n'y a pas un seul soldat engagé, ce conflit a réussi à désintégrer la gauche française. Donc il y a un vrai problème euh de débat politique de fond et je pense qu'il faut remplacer les anathèmes.
Alors je je parle pas des des délits. Les des délit les crimes doivent être punis par la loi. Mais on doit remplacer les anathèmes, les insultes par le débat politique de fond.
Et moi ce que je ce que je propose aux uns et aux autres, j'espère l'un et l'autre, euh c'est de soutenir et de participer la semaine prochaine à la cérémonie qui aura lieu euh en hommage aux endeuillers juifs, arabes, israéliens et palestiniens. Et où il y aura un ministre, un ancien ministre palestinien à Noir à Baoucher un ancien ministre israélien Nitsorovist qui parlera ensemble. Il faut se parler et il faut résoudre vision de la gauche.
Cette proposition de loi a suscité des oppositions et parfois des dérapages comme cette affiche. Vous allez voir appelant à une manifestation contre la loi Yad et contre les sionistes. He c'est ce qui est écrit devant la permanence de Jérôme Gegge.
Écoutez la réaction du député PS deon. Je comprends parfaitement qu'on puisse s'opposer à un texte de loi. Mais moi, j'en ai marre.
Voilà, j'en ai marre que il y ait cette banalisation d'une expression. je l'ai déjà subi l'année dernière de manière assez violente. On m'a dit "Dégage le sioniste." Donc ça pue euh quand certains ont la parole à ce point libéré.
Et ce que d'une certaine manière la loi Yadan cherche à traiter c'est que derrière des attaques antisionistes, pas toutes, il y a des relents antisémites qui s'expriment. Nathalie Tao, vous comprenez cette cet et moi parce que Yankevis l'antisionisme est une incroyable auens. C'est l'antisémitisme mis enfin à la portée de tous.
Est-ce que là c'est pas on n'a pas appelé d'ailleurs à cette manifestation tout à fait non pas du tout. Et il est évident queon ne peut pas tolérer queon cible des personnes en tant que juives sous prétexte de Mais pour autant cette loi est dangereuse parce que elle est euh contraire à la liberté d'expression et que elle risque de promouvoir la censure comme je le disais dans ma c'est un appel communiste hein du parti communiste. Moi je trouve que cette affiche et la pétition pointe exactement le problème auquel veut répondre la loiadent.
C'est-à-dire que on pointe du doigt des juifs en les désignant comme sionistes et en allant devant des permanences d'un député juif en expliquant que Carolinead serait donc aurait une double allégance Israël et la France. Tout ça on les a vu ces justement est-ce que ça ça risque pas de se retourner contre communi si justement il y a ce cette présomption de double allégance à Israël et à la France ? Vous ne craignez pas qu'il y a un effet contreproductif ?
Non je ne crois pas qu'il y ait un effet contreproductif. Je vais vous dire le fait que le fait qu'on croit que liit une double allégance, c'est un fait antisémite. Ça existe depuis la nuit des temps.
Le terro de l'antisémitisme existe en France dans les cerveaux de chacun. Et en fait l'antisionisme s'installe sur ce terro antisémite. Quand on parle de lobby sionistes, quand on parle de médias qui sont contrôlés par des sionistes, quand on parle de députés double allégence française et sionistes, en fait c'est de ce sont des préjugés antisémites.
Ce sont c'est la mécanique de l'antisémitisme qui est appliquée. Bien qu'il n'y a pas de forme renouvelée. C'est justement besoin d'en parler.
On a besoin d'en parler. On a besoin de faire On a besoin de faire un débat à l'Assemblée nationale. On a besoin d'en débattre avec des amendements et cetera.
Et là ce que ce que demande cette pétition c'est pas ça. Fut un temps. On pensait que l'éducation suffisait.
Est-ce qu'une loi est nécessaire ? Parce que l'éducation n'arrive pas justement à régler à régler ses ambigués. Alors quand vous savez quand je suis en Israël, on me dit "Oh là là, c'est affreux la France, ils sont antisémites." Je dis "Non, non, la France sont pas antisémites.
Euh il y a des antisémites." On dit "La gauche est antisémite." Dis non, la gauche est pas antisémite.
Par contre, il y a un homme politique en France euh qui a passé la la ligne jaune euh ou la ligne rouge entre antisémionistme et l'antisémitisme, c'est Jean-Luc Mélenchon. Son acharnement qui dit que cette loi le vise directement. Jean-Luc Mélenchon, son moi je je vous parle pas de la loi parce que je la loi c'est un débat euh entre députés qui doit avoir lieu.
Euh moi je parle de Jean-Luc Mélenchon. Son acharnement sur la personne de Jérôme Geg est intolérable. Son acharnement est intolérable.
Ces blagues sur les noms juifs Gluxman, Epstein, Ipstinpstein et cetera, ce sont des blagues dignes de Jean-Marie Le Pen. Elle va elle va toucher par la prison paris. Attendez.
On peut considérer que cette proposition de loi ne s'y prend pas bien pour lutter et ça je je je peux l'admettre, il faut qu'elle soit amendée, il faut qu'elle soit discutée mais on peut pas dire qu'il y a pas de problème. Et moi je je j'affirme toute ma solidar solidarité à Jérôme G. Il y a au moins une chose, même si cette pétition on ne l'a pas on ne l'a pas relayé, il n'empêche que 700000 personnes qui signent, c'est quand même dommage que il n'y ait pas un débouché parce que c'est une forme de démocratie et allemand elle ne sera pas examinée.
Merci à tous les trois d'être venus débattre ce soir. Merci infiniment. On va rester dans l'actualité vue par Xavier Modu et Marie Bonisso.
On évoquera un ticket à 100 € pour gagner un tableau de Picasso valorisé à plus d'un million d'euros. 120000 tickets vendus en 4 mois triomphe pour la tombola au profit de la recherche sur la maladie d'Alzheimer et moins euphorisant l'effondrement des population d'insectes mais il peut se quantifier sur votre plaque d'immatriculation si vous avez une voiture. D'abord le mauvais lettre du jour Linux l'État français lâche Windows.
Bah oui pour reprendre le contrôle de ces données numériques. C'est entendu. Désormais elle utilise Linux leur migration vers Linux.
Il est temps de passer sur Linux. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus.
Entendu. La vie secrète des mots vedettes. Linux marque déposé composé de Linus.
Le prénom de l'informaticien finlandais Linus Torvalz qui en est à l'origine et Unix, un système d'exploitation désigne un noyau logiciel open source alternative libre et gratuite au système d'exploitations américain. Le 8 avril, l'État français a officiellement tacté sa stratégie de sortie de Windows au profit de Linux. De la plus belle plume de sa plume, le ministre concerné a grandi loquet.
Nous ne pouvons plus accepter que nos données, infrastructures et décisions stratégiques dépendent de solutions dont nous ne maîtrisons ni règles, ni tarifs, ni évolution, ni risque. Chaque ministère sera tenu de formaliser son propre plan pour la maîtrise de son destin numérique. Le fait accélérateur vers une souveraineté numérique de la France est la sanction par l'administration américaine d'un juge français siégeant à la CP.
Les magistrats de cette cour qui a notamment émis des mandats d'arrêt contre le premier ministre israélien pour crime de guerre sont interdits de services américain comme Visa, Airbnb ou Microsoft. Si le bétonneur sédicieux qui dirige l'Amérique se piquait de placer l'administration française sous sanction, l'éducation nationale liée de longue date à Microsoft pour équiper ses services centraux pourrait tousser. Mais la gendarmerie nationale dont les 100000 ordis tournent sous Linux depuis 2008 pourrait continuer sa mission.
Crimin de projets bricolés il y a 35 ans par un étudiant misantrope de la fac d' Helsinki. Linux est désormais le cortex de la tech mondiale. Internet, super calculateur ou Microsoft dont un bout de l'infrastructure repose sur la stabilité du noyau.
En plus, son géniteur compte moins d'argent, moins d'anniversaire et moins de casserole que son rival. En binaire, moins, c'est plus. Merci monsieur Nol.
Retour de Marie Bonisso et de Xavier Moduit le IPI au niveau capillaire surtout pour vos chroniques. Alors Xavier avec la tombola pour la recherche sur Alzheimer, il était possible de gagner un Picasso valorisé à plus d'un million d'euros en achetant un ticket à 100 balles, enfin 100 €. Ils en ont vendu 120000.
Ils ont ramassé 12 millions d'euros et Picasso toujours une fête de plus en gloire. Et vous remontez à la jeunesse de pipi cacao. Exactement.
Exon peut dire au bateau Laoir. Ouais. en avril 1904, c'est après un séjour dans son Espagne natale que Picasso revient à Paris et il compte y rester.
Il veut y faire carrière, il a 23 ans et il s'installe au bateau Lavoir. Donc c'est la but de Mont Marc incroyable avec ses artistes les plus novateurs de son temps qui s'y croise, qui discute, qui échange, qui crée, qui tire le diable par la queue hein parce que c'est un peu la vie de Bohème. Vous savez Picasso a reçu quand il était jeune en Espagne une formation artistique solide. ses toiles déjà avait été remarqué puis il est venu à Paris c'est la période bleue et là il y avait pas un rond il vivait grâce bah à l'aide de ce qui était envoyé par ses parents et puis avec ses amis notamment Max Jacob poète peintre à 16 heures aussi Jacob qui partageait son gourbier avec Picasso parce que c'est aussi un peu la période Picassette de Picass de Picasso il a eu beaucoup besoin de Max Jacob à ce moment-là et donc là il revient à Paris et c'est la période rose il décide vraiment de vendre ses toiles et d'en vivre mais il n'est pas encore très connu pas suffisamment en tout cas son nom circule mais dans le monde des arts parce que le personnage est fascinant déjà en soi et puis ses œuvres interpellent mais il n'en vend pas et c'est dans ce contexte là que se déroule une scénette on est en 1904 1905 voilà c'est Jacob qui fait venir dans l'atelier de Picasso un de ses cousins fortunés le but c'est que le cousin achète quelques dessins à Picasso et donc le cousin regarde le dessin et dit ça vaut combien et Picasso répond 50 francs.
Alors le cousin regarde autour de lui, il voit des dessins mais partout partout sur les murs, sur la table, sur le canapé, il dit "Qu'est-ce que vous êtes riche !" Alors cette anecdote nous est rapportée par le marchand Daniel Henry Canviler qui dans ses mémoires mes galeries et mes peintres dit que 50 francs à ce moment-là pour un dessin de Picasso, c'est tout à fait raisonnable et que bien sûr que non, qu'il est pas riche parce qu'il aurait fallu tout vendre d'un coup, ce qui était absolument impossible. Mais ce qu'on apprend surtout, c'est qu'un dessin de Picasso à ce moment-là, ça vaut 50 francs.
Alors, qu'est-ce que 50 francs ? Ben, un bon ouvrier gagne par jour 5 francs. Mais un bon ouvrier, vraiment, ça veut dire que c'est 10 jours de travail d'un ouvrier.
Donc, c'est-à-dire un demi-ala mensuel, c'est une belle somme. En tout cas, dépenser tout ça pour un artiste qui n'est pas encore aussi connu et dont on ne sait pas que les hommes vont s'envoler. Bon, c'était extrêmement risqué.
Et puis dès l'année suivante, Picasso rencontre ses messenes. Gertrudstein et son frère Léo et puis très vite des marchands. Si bien que mais très rapidement une œuvre de Picasso vaut plusieurs années de salaire d'un ouvrier.
Mais en tout cas, on sait que en 1904, un dessin vaut 50 balles. Pour deux dessins, bah c'est 100 balles et c'est après que les prix s'emballent. Bien sûr.
Superbe chute. Marie, le muséum national d'histoire naturelle. Oui, de Paris nous propose de compter les insectes morts et écrasés.
Oui, s'il vous plaît. Et une fois n'est pas coutume, je vais commencer cette chronique par un souvenir d'enfance. Je va peut-être vous permettre de calculer mon âge.
Alors, en CE2, dans la cour de l'école Paulbert, on ne jouait pas aux billes, on ne jouait pas à l'élastique, pas encore au Pokémon. Nous ce qu'on avait non, c'était des pogs. Des pogs ?
Est-ce que vous savez ? Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est des petites rondelles de carton qu'on empilait sur le bitum, on les faisait tomber. Je me souviens plus des règles.
Je me souviens juste que sur ces pogs, il y avait dessiné des insectes écrasés dans une esthétique très chaud, rigolote, très en vogue à la fin du dernier milléaire. Or aujourd'hui, si je montre ma collègue de pog, je les ai tous gardés, ils sont dans ma banane. Si je les montre à un enfant de maintenant, il va me regarder comme ça, me faire ce regard mi gêné mi très très méprisant parce que les insectes écrasés, ça n'existe plus ou presque plus.
On n'en voit plus. D'ailleurs, les entomologistes qui alertent depuis une bonne vingtaine d'années sur le déclin dramatique des insectes ont appelé ça le syndrome du pare-brise parce que il y a 20 ans, le pare-brise de votre scénique, il était constellé de petites taches noires à la fin du chasser croisé des vacances. Aujourd'hui, le pare-brise est nickel.
Et c'est à partir de ce signe très concret de cette évolution que le Muséum national d'histoire naturelle nous propose vous propose à tous et à toutes une expérience de science participative. Formidable. Alors ça j'adore parce que ça me rappelle toujours en CE2 quand monsieur Colinard oui monsieur Colinard qu'on salue notre animateur scientifique nous avait demandé de recenser les fiantes de pigeon dans la cour.
Ici c'est pareil mais c'est plus propre. Vous téléchargez l'application Bugs Matter sur votre smartphone. Oui, j'ai un accent horrible mais ça veut dire en gros les insectes ça c'est important.
Voilà, vous passez un petit coup de chiffon sur votre plaque d'immatriculation avant et puis vous la prenez en photo au départ et à l'arrivée de votre trajet en voiture. Ensuite, il y a plus qu'à compter les rares cadavres de moucherons qui seront venus s'écraser sur vous. Si tout le monde s'y met comme au Royaume-Uni d'ailleurs ou cette expérience cette même expérience à rassembler des milliers de volontaires et ben ça va permettre de documenter sérieusement de donner de la data aux scientifiques sur le déclin de ces petites bêtes, les insectes qui sont indispensables notamment à nous les gros humains, à notre nourriture puisque les 3/4 des plantes qu'on cultive sont pollinisées par les insectes.
C'est le seul chip que je vous donne mais je pense que c'est un argument qui peut nous motiver à participer à cette opération bugsmet. Vous et votre scénique et vos enfants qui n'ont jamais vu un pog de leur porte vie. Avant d'écraser un papillon, rappelez-vous du mot de Jules Renard, un bélier doux plié en deux qui cherche une adresse de fleurs.
C'est joli. Bon, merci à demain 20h05. Chus.
Caroline Yadan