Bourdin Direct du 5 juin - 6h/7h
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Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse directe
Fin de partie pour l'étude controversée sur l'hydroxychloroquine. Explication dès le début de ce journal.
- 0:11ComplaisanteRéponse partielle
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous.
- 0:28OuverteRéponse directe
Des policiers de Rouen renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes. Qu'en pensez-vous ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Nous ne pouvons plus nous porter garant de la véracité des sources des données. Que faire ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Le conseil scientifique recommande de se préparer à 4 scénarios probables. Quelles mesures concrètes ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Syndicats et patronats vont travailler avec le gouvernement pour revoir la réforme de l'assurance chômage. Quels détails ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11InvitéFait
« Fin de partie pour l'étude controversée sur l'hydroxychloroquine. »
- 0:28PrésentateurFait
« Nègres, singes, fils de juifs, des policiers de Rouen, renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes et antisémites, échangés en privé sur la messagerie WhatsApp. »
- 0:52PrésentateurFait
« L'OMS a même décidé l'arrêt du plus grand essai clinique sur l'impact de l'hydroxychloroquine sur le Covid-19. »
- 1:02PrésentateurFait
« Une start-up américaine est soupçonnée d'avoir fourni des données entièrement falsifiées à plusieurs équipes. »
- 1:21InvitéFait
« Très rapidement, on s'est rendu compte qu'il y avait des problèmes majeurs dans ce papier. »
- 2:13InvitéFait
« Le conseil scientifique chargé de guider les pouvoirs publics dans la gestion de la crise recommande de se préparer à 4 scénarios probables allant d'une épidémie sous contrôle à une dégradation critique. »
- 2:26InvitéFait
« Edouard Philippe et Emmanuel Macron ont reçu hier à l'Elysée pendant presque 4 heures les partenaires sociaux. »
- 2:58InvitéPromesse
« L'État versera jusqu'à fin février une prime de 8 000 euros pour les apprentis majeurs et de 5 000 euros pour les mineurs. »
- 3:10InvitéChiffre
« Cette aide est aujourd'hui de 4 125 euros et elle est réservée aux TPE et aux PME. »
- 3:23InvitéChiffre
« Coût pour les finances publiques, plus d'un milliard d'euros. »
- 4:00PrésentateurFait
« Les 4 policiers impliqués dans la mort de George Floyd ont tous été arrêtés. »
- 4:04PrésentateurFait
« Les 3 derniers policiers ont été arrêtés hier et inculpés pour complicité d'homicide. »
- 5:17InvitéFait
« Grégory Joron, secrétaire général délégué unité SGPF Police, dénonce le racisme de quelques individus. »
- 5:34InvitéFait
« Le racisme existe dans la société française. Après, je ne pense pas que la société française soit raciste, pas plus que la police ne l'est. »
- 13:40PrésentateurChiffre
« Des viticulteurs vont être indemnisés à hauteur de 78 euros par hectolitre pour un vin sous appellation et 58 euros par hectolitre pour un vin sans indication géographique. »
- 14:18InvitéChiffre
« Ce vigneron du Minervois, dans le département de l'Aude, va distiller 300 hectolitres de vin, soit à peu près 400 000 bouteilles, 40% de sa production de l'automne dernier. »
- 14:42InvitéChiffre
« Ça devrait lui permettre de récupérer plus de 23 000 euros et de limiter les pertes. »
- 29:32PrésentateurFait
« La police en France n'est pas raciste, a commenté le directeur général de la police nationale hier soir. »
- 29:37PrésentateurFait
« Mais elle souffre de ces comportements qui ne correspondent tant rien aux valeurs républicaines qu'elle défend. »
- 37:50InvitéFait
« C'est un véritable scandale, ça. »
- 38:51InvitéFait
« Mise en danger des entreprises, mise en danger des emplois. »
- 40:46InvitéFait
« Le président a dit à plusieurs reprises, le 12 mars, le 13 avril, la souveraineté alimentaire. »
- 41:14InvitéFait
« On a des surstocks aujourd'hui, donc on a besoin d'un plan d'aide et on doit être dans le plan de relance. »
- 41:23InvitéFait
« J'entends la question de compétitivité, mais c'est la France qui a créé des charges, des normes, des délais qui nous rendent non compétitifs. »
- 43:32InvitéChiffre
« Nous importons 50% de nos tomates. Nous importons 50% de nos fraises. »
- 43:46InvitéFait
« Pour avoir des prix bas, l'approvisionnement s'est fait en Espagne plutôt. Parce que nos agriculteurs ne gagnaient pas leur vie, ils ont fait faillite, en vendant trop peu cher. »
- 45:13InvitéFait
« Nous parlons de souveraineté alimentaire, de souveraineté industrielle, de souveraineté sanitaire et technologique. »
Temps de parole
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Vendredi 5 juin, l'info sur ANC. Il est 6h, Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Fin de partie pour l'étude controversée sur l'hydroxychloroquine.
Trois des quatre auteurs de cette enquête publiée dans The Lancet demandent la rétractation de l'article. Explication dès le début de ce journal. Cérémonie d'hommage à George Floyd, très émouvant. Hier soir à Minneapolis, 8 minutes 46 secondes de silence observé, le temps qu'a duré son interpellation mortelle. Nègres, singes, fils de juifs, des policiers de Rouen, renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes et antisémites, échangés en privé sur la messagerie. Whatsapp RMC, il est 6h, bienvenue à tous. Nous ne pouvons plus nous porter garant de la véracité des sources des données. Voilà ce qu'ont écrit trois des quatre auteurs qui avaient signé une étude parue dans The Lancet.
Cette étude qui a eu un retentissement mondial du jour au lendemain. L'OMS a même décidé l'arrêt du plus grand essai clinique sur l'impact de l'hydroxychloroquine sur le Covid-19. En fait, une start-up américaine est soupçonnée d'avoir fourni des données entièrement falsifiées à plusieurs équipes. Paul Barcelone. Des données médicales récoltées par une entreprise américaine, Surgisphère, qui appartient au quatrième auteur de l'étude. Pour les trois autres, impossible de les analyser de manière indépendante. Ils ont donc préféré se rétracter. Une décision que salue Yanis Roussel, le porte-parole de l'IHU de Marseille, où exerce le professeur Raoult.
Très rapidement, on s'est rendu compte qu'il y avait des problèmes majeurs dans ce papier.
D'abord, le fait que les données n'étaient pas traçables. Il n'était pas possible de savoir de quels hôpitaux elles venaient. On ne pouvait même pas savoir de quel pays elles venaient. Et ensuite, on s'est rendu compte qu'il y avait des incohérences. Par exemple, en Australie, il y avait plus de morts dans l'Arctique qu'il n'y avait eu de morts dans le pays au même moment.
Pour Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital de Garches, cette étude n'a de fait plus aucune valeur scientifique. C'est un véritable fiasco parce que ça met à mal, à mon avis, la communauté scientifique au sens large. Et ça rend d'autant plus compliquées les choses parce qu'on va voir un certain nombre de malades qui ne vont plus vouloir rentrer dans ces études. Les auteurs de l'étude présentent leurs excuses aux lecteurs du Lancet après avoir suspendu ses essais sur l'hydroxychloroquine au lendemain de la publication de l'étude. L'OMS a annoncé leur reprise mercredi. En France, l'épidémie de coronavirus a entraîné 44 nouveaux décès dans les hôpitaux en France.
Le conseil scientifique chargé de guider les pouvoirs publics dans la gestion de la crise recommande de se préparer à 4 scénarios probables allant d'une épidémie sous contrôle à une dégradation critique. Edouard Philippe et Emmanuel Macron ont reçu hier à l'Elysée pendant presque 4 heures les partenaires sociaux. La mobilisation générale pour l'emploi a sonné. Un chantier titanesque pour éviter une vague de licenciements.
Syndicats et patronats vont travailler avec le gouvernement pour revoir la réforme de l'assurance chômage. Et il y a urgence aussi pour sauver l'emploi des jeunes. Près de 800 000 arrivent cette année sur le marché du travail. Un plan sera présenté le mois prochain. Des annonces ont déjà été faites. Victor Joannin.
Éviter à tout prix que les embauches d'apprentis dégringolent à la rentrée, c'est l'objectif de ce plan d'urgence. Ainsi, l'État versera jusqu'à fin février une prime de 8 000 euros pour les apprentis majeurs et de 5 000 euros pour les mineurs. Cette aide est aujourd'hui de 4 125 euros et elle est réservée aux TPE et aux PME. Elle sera ouverte à toutes les entreprises, même pour les apprentis en licence professionnelle. Coût pour les finances publiques, plus d'un milliard d'euros. Le gouvernement s'engage aussi à ce que chaque apprenti reçoive au moins une offre d'embauche. Et si ça ne suffit pas, ils auront 6 mois pour se trouver une entreprise contre seulement 3 mois aujourd'hui.
Enfin, ils se verront offrir un ordinateur portable pour suivre les formations à distance. Une mesure pour rendre la filière plus attractive, selon le ministère du Travail.
Alors que des manifestations se poursuivent partout dans le monde pour dénoncer les violences policières,
le racisme, la cérémonie d'hommage à George Floyd s'est déroulée hier à Minneapolis, dans la ville où a été tué l'afro-américain de 46 ans. Cédric Fech, vous êtes le correspondant de la RMC aux Etats-Unis. Cédric Lommage a démarré avec un geste très fort et symbolique.
Ça y est, les 4 policiers impliqués dans la mort de George Floyd ont tous été arrêtés. Les 3 derniers policiers ont été arrêtés hier et inculpés pour complicité d'homicide. Ce sont les 3 collègues du premier policier arrêté vendredi dernier, 4 jours après les faits. Celui qui avait maintenu son genou sur le cou de... Vous voyez, vous venez de voir que c'était donc pas le bon sujet. Le bon sujet ? Oui, ça arrive. Un petit problème technique. Je vous disais donc qu'il y a eu beaucoup d'émotions lors de cet hommage à George Floyd hier soir à Minneapolis.
Pendant ce temps-là, une barrière, une sorte de mur métallique a été installé tout autour de la Maison Blanche.
En Autriche, au moins 50 000 personnes, des jeunes en majorité, ont manifesté à Vienne. Mobilisation également à Lille lors d'une manifestation non déclarée. Au moins 2 000 participants, des heures, ont éclaté vers 20h30. Les forces de l'ordre faisant usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. C'est dans ce contexte que l'on a appris hier que 4 policiers de Rouen avaient été renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes. Les fonctionnaires ont été mis en cause en décembre 2019 par un de leurs collègues noirs. Il a découvert un groupe de messages audio sur WhatsApp avec des propos racistes, sexistes, antisémites, nègres, bougnoules, fils de juifs.
Voilà ce qu'il a pu entendre.
Grégory Joron, secrétaire général délégué unité SGPF Police, dénonce le racisme de quelques individus.
Que ces collègues-là soient traduits devant un conseil de discipline, je ne vois pas ce qu'il y a de dérangeant. Il n'y a rien de plus normal et c'est heureux pour l'institution que ça fonctionne comme ça. Le racisme existe dans la société française. Après, je ne pense pas que la société française soit raciste, pas plus que la police ne l'est. C'est aussi une généralité qui est dangereuse et qu'il faut aussi, à mon avis, combattre tout comme le raciste. Moi, je les amalgame quel que soit le côté, j'ai horreur de ça. Voilà, donc c'est faux d'affirmer que la police est raciste. Voilà, et nous reviendrons sur le sujet juste après votre journal, Céline.
Nous parlerons aussi de ce policier qui a été insulté lors de la manifestation mardi soir de soutien à Dama Traoré. Insulté par une manifestante parce qu'il est noir, ce policier. Il a été traité de traître, tout simplement. Et il a porté plainte. Et il a porté plainte. Dans l'actualité également, deux policiers ont utilisé leur arme près du siège de la République en marche. Hier, ils voulaient stopper un automobiliste qui a refusé d'obtempérer, qui aurait foncé sur un fonctionnaire. L'homme a été interpellé. Il y aura sans doute du monde sur la route ce week-end. C'est le premier où l'on peut s'éloigner à plus de 100 kilomètres de son domicile.
L'occasion de retourner voir ses proches et pourquoi pas aussi de visiter l'un des premiers monuments historiques à rouvrir, le domaine de Chambord, Romain Poiseau. Archiviste, conservateur, guide, tout le monde s'y met pour nettoyer le château avant l'ouverture.
Pour l'occasion, c'est le ménage.
Aspirateur à la main, Virginie est chargée de recherche au service de la conservation.
Chauves-souris, des oiseaux se sont laissés aussi enfermés dans le château, donc ils ont fait pas mal de dégâts. Oui, on sent que le château a vraiment vécu sans nous. Alors, voir les chauves-souris, place aux touristes. Le gel hydroalcoolique bien installé.
Guillaume Trouvé, directeur des bâtiments et jardins, contrôle le dispositif sanitaire mis en place avant l'ouverture.
On a fait un parcours fléché à l'intérieur du château.
Mais que les visiteurs se rassurent, le château a été conçu à la Renaissance pour éviter la propagation des virus.
Déjà sous François 1er, ils avaient peur des épidémies. C'est pour ça qu'on a un espace qui est très aéré naturellement et les couloirs sont très larges. L'escalier à double révolution, on monte par un sens et on descend par le sens sans jamais se croiser.
Habituellement, le domaine accueille en moyenne 2500 visiteurs par jour. Mais le directeur général, Jean Dossonville, ne se fait pas d'illusions.
On n'aura pas les groupes scolaires, les groupes de seniors, ni les visiteurs internationaux.
On s'attend à faire un petit mois, ce qui en même temps, sur le plan sanitaire, règle beaucoup de problèmes parce que ça règle les problèmes de jauges. Il attend avec impatience la réouverture des frontières européennes. À Chambord, 35% des visiteurs viennent de l'étranger. Et puis je termine avec une des infos de la nuit. Le chef de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido, le grand rival de Nicolas Maduro,
se trouve dans l'ambassade de France à Caracas. C'est ce qu'affirme en tout cas le ministre des Affaires étrangères du pays.
Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure pour toutes les informations évidemment. Il est 6h08, vous êtes avec nous. Je voudrais revenir sur ce qui s'est passé à Rouen. Avec vous, Quentin Vinet, des policiers de Rouen ont donc été renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes à l'encontre notamment d'un de leurs collègues, un policier noir.
Oui, c'est en décembre, en décembre dernier, qu'Alex, ce policier noir, découvre en voyant le téléphone d'un de ses collègues qu'il est la cible de propos racistes de la part de 6 autres policiers. 6 collègues donc qui échangent des messages dans une discussion WhatsApp. Et dans ces messages, les 6 policiers en question déversent leur haine
selon Mediapart et Arte Radio qui ont pu lire et retranscrire ces messages qu'on va écouter. Bien, on ne les a pas pour l'instant.
Alors, dans ces messages, les policiers affirment qu'ils stockent des armes en vue d'une guerre raciste. Les Noirs sont appelés, je cite, les nègres. Les Arabes sont appelés les bougnoules. Les Juifs, des fils de putes qui dirigent le pays avec des gauchistes.
Une femme soupçonnée de fréquenter Alex, le policier noir, est qualifiée, je cite encore, de putes à nègres. Alex est parfois directement visé. Il y a au moins 180 pages de messages avec ce genre de propos pour les seuls mois de novembre et de décembre, toujours l'année dernière, 2019.
Le policier visé décide donc de prévenir sa hiérarchie. Une enquête préliminaire a été ouverte. La police des polices est saisie le mois d'après. Donc, on est en janvier de cette année.
Les 6 agents incriminés sont renvoyés devant un conseil de discipline. C'est ce qu'assure la direction de la police. La sanction peut aller jusqu'à la révocation. Mais en attendant, ces policiers exercent toujours, selon Mediapart, pas à Rouen, mais dans d'autres villes. Ils exercent toujours ? Ils sont encore en activité ? Ils n'ont pas été suspendus ? Ils attendent leurs sanctions ? Eh bien, nous en parlerons tout à l'heure. Le contrôle au faciès. Est-ce que vous avez été victime de contrôle au faciès ? Et surtout, est-ce que vous avez été contrôlé par la police ou la gendarmerie ? Appelez-nous, 3216 rmc.fr. Le défenseur des droits propose une traçabilité des contrôles d'identité.
Je ne sais pas ce que vous en pensez. Là encore, j'en parlerai à mon invité à 8h35, Nicole Belloubet, la garde des Sceaux. Ali est avec nous dans le Val-d'Oise, à Goussinville. Bonjour Ali. Bonjour Jean-Denis. Bonjour. Vous êtes contrôlé, vous avez été contrôlé par la police déjà, Ali ? Oui, plusieurs fois, mais plutôt dans ma jeunesse. Aujourd'hui, j'ai 39 ans et c'était plutôt quand j'étais plus jeune, effectivement. Quand vous étiez plus jeune. Contrôlé, pourquoi ? Remarquez, il est logique que la police aussi fasse un boulot, Ali. Oui, tout à fait.
C'était des contrôles plus ou moins justifiés parce que j'ai grandi dans un environnement, plutôt un quartier sensible où forcément on commettait quelques délits. Donc la police nous contrôlait et l'anédole que j'ai, moi Jean-Jacques, c'est que dans mon message que j'ai envoyé ce matin, je disais que tous les policiers n'étaient pas racistes. Et c'est ce qui se dit sur votre antenne depuis ce matin quand on écoute tous les témoignages. Et effectivement, moi j'ai une anecdote où je suis arrêté, donc on me regarde la vue et on me pose une question. Je commence ma réponse par je pense. Et là, un des policiers me dit mais depuis quand les Arabes pensent ?
Et j'ai senti quand même, alors j'étais choqué par la réponse, que j'ai senti un malaise auprès de tous ses collègues. Donc lui a tenu un propos raciste, mais les autres, c'est comme s'il y avait un sentiment de malaise. Et c'est un peu ce que je pointe, moi, c'est qu'ils ne sont pas tous racistes, mais il y a une petite solidarité. Alors solidarité n'est pas le terme, Jean-Jacques, mais on sent qu'il n'y a personne qui s'est élevé contre ce propos à ce moment-là. Donc moi je m'attendais à ce que quelqu'un dise, attends, il ne faut pas dire ce genre de choses, mais voilà, c'est compliqué pour eux aussi de s'élever contre leur propre collègue.
Je comprends très très bien, c'est très intéressant ce que vous dites. Et c'est, voilà, c'est, je rejoins surtout ce qu'a dit Mathieu tout à l'heure sur la sensibilisation dans les écoles de police. Ça c'est vraiment une idée intéressante. Et ce qu'on constate quand on grandit en Bois-Lieu, c'est que beaucoup de policiers sont un peu balancés dans les quartiers sensibles sans avoir une connaissance de ces quartiers, en venant de province ou dans des endroits où il n'y a pas ces environnements multiculturels. Et donc ils arrivent là, ils sont confrontés à ça.
Et il faudrait peut-être plus les fournir à l'école de police et peut-être même, j'irai plus loin, mettre des policiers qui ont grandi dans ces environnements directement dans ces lieux-là en fait. Oui, c'est Stéphanie, une auditrice qu'on a eue vers 5h20 sur la RAC qui proposait ça. A juste raison. A juste raison, qui disait que pour elle, c'était une des solutions. Une bonne idée. Une bonne idée. Mais à lui, c'est très intéressant. Votre anecdote était très très intéressante parce qu'un policier, en vous contrôlant, a eu un propos raciste. Les autres ne partageaient pas ce propos.
Évidemment, les autres policiers, ils étaient mal à l'aise mais ils n'ont pas osé interpeller celui qui vous a tenu ces propos racistes. Tout à fait. C'est conférencible aussi Jean-Jacques. Ils travaillent tous les jours ensemble. Mais évidemment. Non mais je comprends. Non mais je comprends. Et puis, je ne vois pas pourquoi la police serait plus raciste que l'ensemble de la population. Tout à fait. Tout à fait exactement. Mais, mais, mais, les propos racistes existent dans la population et ils existent dans la police. De la même manière. Évidemment, de la même manière. Il est 6h13. Merci beaucoup Ali. Merci d'être avec nous. Vous continuez à parler. Vous continuez à appeler 3216RMC.fr.
Je change totalement, mais alors totalement, de sujet. On a beaucoup parlé du gel hydroalcoolique et on en parle encore à l'occasion de la crise sanitaire. Eh bien, une mesure exceptionnelle a été permise par Bruxelles et financée sur fonds publics européens. Des viticulteurs vont être indemnisés à hauteur de 78 euros par hectolitre pour un vin sous appellation et 58 euros par hectolitre pour un vin sans indication géographique. Pour faire quoi ? Eh bien, pour transformer le vin en bioéthanol ou en gel hydroalcoolique. Oui, du vin transformé en gel hydroalcoolique. Cela va permettre de sauver certaines exploitations. Le reportage de Martin Bourdin.
C'est la mort dans l'âme que Roland Coustal va commencer à distiller une partie de son vin ce matin. Quand la seule façon de vider notre cave, c'est de l'amener à la chaudière et de le distiller. Pour en faire du gel hydroalcoolique, effectivement, c'est compliqué quand même. Ce vigneron du Minervois, dans le département de l'Aude, va distiller 300 hectolitres de vin, soit à peu près 400 000 bouteilles, 40% de sa production de l'automne dernier. Même après le déconfinement, il n'y a toujours aucune offre. C'est un vin que je ne peux pas stocker parce que, un, il va se détériorer qualitativement et, de deux, après, on va avoir la récolte 2020.
Donc, si je ne vis pas les culs, ça veut dire que je ne suis même pas en capacité de rentrer 40% de ma récolte. Alors, la distillation est la meilleure solution. Ça devrait lui permettre de récupérer plus de 23 000 euros et de limiter les pertes, en tout cas, sur ce vin d'indications géographiques protégées de départements. Les GPD départements, en termes de cours et de prix à la distillation, c'est identique. Plus à l'ouest, dans le Bordelais, on espère distiller au moins 500 000 hectolitres dans les prochaines semaines. Cédric Couvry, le président de la Fédération des Vignerons Indépendants de Gironde, y voit même une opportunité économique.
On a eu un vent en poupe où on a très bien vendu et donc, on a augmenté nos prix, on a augmenté nos rendements, donc, avec des produits qualitatifs et des produits un peu moins bons. Ce sont ces produits un peu moins bons qu'on a décidé d'envoyer à la distillation. Au moins, on a saigné les marchés et on trouvera des marchés où peut-être qu'on pourra remonter les prix et avoir un prix cohérent avec la qualité. Mais d'autres viticulteurs s'inquiètent de ce système. En Vallée du Rhône, par exemple, pas question de recourir à la distillation. L'indemnisation est trop faible selon l'organisation interprofessionnelle InterRhône, compte tenu de la qualité de la récolte 2019.
Bien, merci d'être avec nous. 3216, allez-y, vous appelez. Vous savez que tous les matins, je vous offre un cadeau sur RMC, RMC Découverte. Un an de cours, 500 euros tous les mois pendant un an. Ça représente 6 000 euros, la valeur totale. Pour cela, et pour gagner, vous répondez à une question tous les jours que je vous pose jusqu'au 12 juin. Le Premier ministre est Édouard Philippe ou François Bayrou. Un, Édouard Philippe, deux, François Bayrou. Ce n'est pas très compliqué. C'est aujourd'hui. Ah bon, c'est aujourd'hui, oui, c'est spécial. Vous avez la bonne réponse à la renvoyer. Un pour Édouard Philippe et deux pour François Bayrou par SMS au 732.
Et parmi toutes les bonnes réponses depuis le début de ce jeu, tirage au sort. Et vendredi 12, nous aurons la gagnante ou le gagnant. 6 000 euros à gagner, c'est bien. 6 000 euros, c'est même beaucoup. Il est 6h16, vous êtes sur RMC. On va faire un peu de pub. Ensuite, nous allons écouter Virginie et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'autres témoignages. Charles Magnin, vous l'avez entendu. Et là, évidemment, nous en rejoint. Mathieu Rouault, toute l'équipe est là pour vous. A tout de suite. C'est un plaisir de vous savoir là. RMC, vos manières. Oui, beaucoup de témoignages. Celui de Booba. Depuis que je vis à la campagne, je me fais contrôler à peu près une fois par an.
Avant, en banlieue, c'était trois fois par jour. Bertrand nous dit que son beau-frère est chef d'entreprise dans le BTP. Il s'est fait contrôler il y a quelque temps. Les policiers l'arrêtent et lui disent, viens là Mamadou. Alors qu'il s'appelle Sylvain et qu'il n'a jamais eu aucun souci avec la justice. Brahim, lui aussi, est chef d'entreprise. Je travaille de nuit. Je me fais souvent contrôler par la même patrouille de police. Un jour, on m'a dit qu'un arabe, ça ne doit pas se balader avec de l'argent sur lui. Oui, il y a du racisme, clairement, dans la police. Racisme systémique, écrit Nico. Albert répond, pourquoi faire une généralité ?
Il y a des racistes, oui, mais malheureusement, pas plus que dans le reste de la population. Accuser la police d'être raciste, c'est exactement la même chose que raconter que tous les Maghrébins sont des dealers ou les Roms des voleurs, écrit William. Daniel est policier et nous dit policier absolument pas raciste. On constate que la moindre intervention, c'est prétexte maintenant de l'accusation de racisme. Vous continuez, vous témoignez, 3216RMC.fr et le Facebook Bourdin Direct ce matin.
RMC, au 3216, 45 centimes la minute. RMC, 6h09h, Bourdin Direct.
Il est 6h21, on va prendre le témoignage de Virginie qui est à Chartres en Nord et Loire. Bonjour Virginie. Bonjour Monsieur. Bonjour Virginie, ça me fait plaisir de vous savoir là. Vous êtes auditrice, téléspectatrice depuis longtemps ? Auditrice. Auditrice d'RMC. Depuis peu, depuis peu. Depuis peu. Ça fait même pas un an. Ça fait même pas un an. Eh bien on vous salue et on vous accueille Virginie. Alors, votre mari est noir. Vous vivez à Chartres. Et malheur pour votre mari, il roule dans une berline. Oui, une C5. Une C5. Ah, vous savez quand on roule dans une berline, on est montré du doigt. Une C5. C'est ça exactement. Une C5. Mais en fait, c'est pas les policiers, c'est les gendarmes.
Ah, qu'est-ce qu'ils font les gendarmes ? Bah du coup, il est au contrôle, au contrôle du véhicule, etc.
Et bah, il tourne autour de sa voiture en parlant avec les collègues.
Oui.
Et en disant, bah, elle est belle sa voiture et tout, en plus, exclusive.
Bah, même moi, je peux même pas l'acheter, quoi. Je sais pas, enfin, des propos comme ça, c'est incroyable quand même. Quand je sais pas. Et après, ils viennent parler à mon mari. Bah, qu'est-ce que vous faites dans la vie ?
Est-ce que vous pouvez me prouver que vous travaillez ? Vous avez une fille, je paye, vous avez le...
Tout ça parce qu'il est noir. Tout ça parce qu'il est noir. On suppose, on suppose. On suppose. Je peux vous dire que c'est parce qu'il est noir, Virginie. D'accord, ok. On est d'accord. Oui, oui, oui. On est d'accord. On est d'accord. Parce qu'un Caucasien, je pense pas qu'on va lui demander tout ça. Alors, mon homme, il doit peut-être se promener avec ses filles, je paye. Et M. Bourdin, on a eu la voiture avec un crédit. Enfin, je sais pas.
Il peut tout avoir avec un crédit. Donc, on n'a pas volé l'argent.
Vous êtes deux à travailler. Vous, vous êtes factrice. Et lui, il bosse. Et puis, vous vous êtes acheté une voiture. Bah, oui. Le problème, c'est que votre mari est noir. Et au volant d'une berline, un noir, évidemment. Et tout à coup, allez, hop. Oui, c'est ça, exactement. Et donc, pour une autre affaire, mon mari est allé à la gendarmerie. Oui. Et il a posé la question au gendarme. Est-ce que c'est normal qu'on pose toute sa question ? Et le gendarme lui dit non et tout. Et puis, même, ça fait quoi ?
Qu'est-ce que ça fait si vous avez une grosse voiture, etc. Et il a dit de prendre le matricule à chaque fois de la personne et de faire remonter. Mais bon, le mari n'a pas le fait à faire.
Enfin, voilà. Évidemment. Merci pour le témoignage, Virginie, dans tous les cas. A bientôt. Merci. Et à bientôt. Et merci d'être là. Nouvelle auditrice. Il est 6h23. Nous partons pour la région Rhône-Alpes avec Hervé Thiberguien, qui est le PDG d'Alpex Protection. Bonjour. Bonjour. Oui, vous fabriquez des masques, entre autres. Parce qu'en fait, vous fabriquez des textiles techniques à Saint-Chamond, dans la Loire. C'est bien ça, Hervé Thiberguien. C'est bien ça. Et vous fabriquez des masques, notamment des masques en tissu. Et vous n'arrivez plus à les écouler ?
Alors, plus exactement, Alpex Protection, la société que j'ai créée et que je dirige, fabrique effectivement des complexes pour faire des masques. Nous ne sommes pas confectionneurs de masques. Nous fournissons les confectionneurs de masques. Et il se trouve qu'après, à la demande de l'État, toute notre profession s'est mobilisée pour produire des masques réutilisables, compte tenu de la pénurie des masques jetables au début du mois de mars. Et il y a eu vraiment une grande mobilisation. Hervé Thiberguien, je vais vous arrêter parce que techniquement, ce n'est pas bon. Encore une fois, Skype, on va bannir Skype de notre matinale. Je l'ai tous les matins, le problème.
Donc, je ne veux plus de Skype. On élimine Skype. Et je vais vous appeler, Hervé Thiberguien, après le journal de 6h30, pour être au téléphone. Ça sera beaucoup mieux et plus précis. Bien, il est quelle heure ? Il faut prendre des décisions. Il est 6h25, vous êtes chez RMC. Et nous sommes avec Charles Magnin. Tous les matins, 3 histoires, 3 images, mon cher Charles. Et on commence évidemment aux États-Unis. Émotions hier soir à Minneapolis. Premier hommage public à George Floyd. Une image a marqué les esprits cette nuit. Celle du maire blanc de la ville, à genoux et en larmes devant le cercueil de George Floyd. Et puis ailleurs dans le pays, les manifestations se poursuivent.
Le plus souvent pacifiquement, voire même de manière fraternelle. Regardez cette image à Lincoln, dans le Nebraska. Policiers et manifestants ont improvisé une danse, une chorégraphie. Tous ensemble, mélangés. Et écoutez. Des policiers et des manifestants qui dansent côte à côte. C'est formidable, ça. Formidable. Il y a aussi de belles images en ce moment aux États-Unis. Dis-moi, mais les policiers dansent bien, Lincoln, dans le Nebraska. Les manifestants aussi, mais les manifestants. Mais l'image est belle. D'accord, mais enfin les policiers, je suis impressionné quand même. C'est vrai, c'est vrai. Impressionné.
Bon, ces manifestations aux États-Unis ont provoqué une vague d'indignation dans le monde. Oui, on a vu des cortèges, des manifestations partout. Suède, Grèce, Pays-Bas, Allemagne, Argentine, Nouvelle-Zélande. Avec toujours les mêmes slogans. Black Lives Matter. Des manifestants souvent qui posent le genou à terre. En Angleterre, alors que les manifestations sont officiellement interdites pour cause de confinement. Plusieurs milliers de personnes ont défilé et se sont rassemblées ces derniers jours. Un discours a marqué les esprits, celui de John Boyega, jeune acteur noir britannique, devenu star depuis qu'il incarne un des personnages principaux de la nouvelle trilogie Star Wars.
Une figure montante d'Hollywood qui a tenu à prendre la parole au cœur d'un rassemblement à Londres.
Les vies noires ont toujours compté, nous avons toujours été importants, nous avons toujours représenté quelque chose. Et maintenant il est temps, je ne vais plus attendre. Je vous parle du fond de mon cœur et je ne sais pas si j'aurai encore une carrière après ça.
Certains d'entre vous sont artistes, banquiers ou avocats, d'autres possèdent un commerce. Vous êtes importants. Nous pouvons tous nous rassembler pour faire de ce monde un monde meilleur.
Je ne sais pas si j'aurai encore une carrière après ça, s'inquiète John Boyega. Il a sûrement été rassuré par les tweets des producteurs de Star Wars hier qui lui ont apporté tout leur soutien. Finissons avec une nouvelle idée insolite autour du déconfinement Charles. Et c'est toujours Jean-Jacques dans le monde du foot qu'on est le plus créatif.
Après les cinq changements par match, l'interdiction des célébrations, l'interdiction des crachats, les supporters en carton, les faux chants diffusés dans les enceintes.
Voici la nouvelle idée venue d'Allemagne, jouer avec des caddies. Ça se passe dans le foot amateur allemand. Deux équipes se sont affrontées lors d'un match durant lequel chaque joueur devait pousser devant lui un caddie de supermarché, ce qui permet de garder une certaine distance avec les autres joueurs. Interdiction de lâcher son caddie pendant tout le match. Seul l'arbitre n'en avait pas, mais il avait un club de golf à la main, au cas où un joueur s'approche un peu trop. Score finale 2-2. Visiblement, ils se sont bien amusés, même si sur les phases de corner ou de coufran, on se serait cru à la caisse d'un hypermarché le week-end.
Ils étaient collés les uns aux autres avec leur caddie de supermarché. Voilà comment on va reprendre la Ligue 1. Il y a peut-être un argument de plus pour Jean-Michel Olaz, en tout cas. Il faut qu'on trouve quelques caddies, nous animes. On n'a pas de caddies, là, dans l'urgence, pour reprendre l'entraînement. Il est... c'est bientôt, la reprise de l'entraînement. Il est 6h28, la machine à café, 32-16. La touche 5 pour la gagner. Allez, Quentin Vinet. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Bien, à tout à l'heure, le gagnant ou la gagnante. Et Mathieu Roux. À suivre. Dans Bourdain Direct, elle a beaucoup discuté avec Emmanuel Macron.
Et elle réclame un plan de relance pour garantir la souveraineté alimentaire de la France. Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, avec nous, juste après le journal de 6h30 sur RFC. Et Géraldine Demoury avec nous tout de suite pour le temps. Géraldine.
On est passé d'un coup de l'été à l'automne. Ça y est, avec un temps qui va être très gris aujourd'hui. Des averses, surtout cet après-midi. On aura parfois des pluies soutenues, notamment vers le Grand Est. Soleil quand même près de la Méditerranée, mais avec du vent. Et puis ces températures qui ont vraiment dégringolé hier, cet après-midi. Il fera souvent 15 à 20 degrés. On aura 16 à Lille, 18 à Paris, 19 à Bordeaux ou Lyon. Jusqu'à 24 pour Marseille, Nice ou Bastia.
La météo avec. Toujours là pour entretenir les véhicules des pros. Plus de 400 centres et 800 ateliers mobiles au service de votre sécurité. Il est presque 6h30, Anne-Sophie Belviere est là. Pour les dernières informations, Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. 8 minutes 46 de silence. Le maire de la ville en larmes. Hommage poignant à George Floyd hier à Minneapolis. Des centaines de personnes étaient là. Les manifestations se poursuivent un peu partout aux Etats-Unis. Bounioul, nègre, fils de juif. Des policiers de Rouen mis en cause pour des propos racistes. Ils sont renvoyés en conseil de discipline. L'affaire a démarré en décembre dernier. Et puis des mesures d'aide pour tenter de sauver l'emploi en France. L'Etat va verser de l'argent aux entreprises qui recruteront un apprenti. Les futurs bénéficiaires sont réservés. RMC 6h31.
C'est l'une des images fortes de la cérémonie d'hommage à George Floyd hier soir à Minneapolis. Le maire de la ville à genoux et en pleurs devant le cercueil de la victime. Proches, responsables religieux ou politiques, célébrités. Des centaines de personnes étaient rassemblées à l'université chrétienne nord-centrale. Fanny Cousin. Décoriste, un cercueil doré, des bouquets de fleurs. Toute la famille de George Floyd sur l'estrade pour raconter qui il était, son frère Philonis Floyd.
George, tout le monde l'appelait Big George, Big Floyd. C'est fou de voir tant de monde venu voir mon fer.
Un hommage emprunt de tristesse mais aussi d'espoir. Sous les applaudissements, l'avocat de la famille, Benjamin Crump, a pris la parole. Ce n'est pas la pandémie de coronavirus qui a tué George Floyd. C'est la pandémie beaucoup trop familière aux Etats-Unis du racisme et de la discrimination. Un discours également politique avec l'oraison funèbre prononcé par le révérend Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits civiques. Il est temps de brandir l'arme de la justice. Nous continuerons jusqu'à ce qu'on change le système de justice dans son ensemble. Un éloge funèbre poignant conclut avec un long silence. 8 minutes 46 de silence en mémoire de George Floyd.
Il y a toujours des manifestations aux Etats-Unis, la plupart pacifiques. Des milliers de personnes ont défilé ces dernières heures à New York, Washington, Seattle ou encore à Los Angeles. Rassemblement aussi en France, au moins 2000 personnes à Lille. Des heures ont éclaté vers 20h30. Dans ce contexte, on apprend que des policiers de Rouen vont être renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes échangés sur WhatsApp. Des mots comme « bougnoul », « nègre », « fils de juif » ont été utilisés sur le groupe de conversation privée. Mediapart et Arte Radio ont diffusé des extraits. L'affaire remonte à la fin 2019. Benoît Ballet.
En décembre dernier, un policier noir découvre qu'il est la cible de propos racistes de la part de six de ses collègues rouennais. Il signale ces faits à sa hiérarchie.
Une enquête préliminaire est ouverte. C'est la police des polices saisie du chef de diverses infractions, notamment provocations non publiques à la discrimination. Selon le directeur général de la police nationale, le renvoi de ses fonctionnaires devant le conseil de discipline est acté. Les policiers incriminés risquent une sanction allant jusqu'à la révocation. Aujourd'hui, ces agents exercent encore, mais dans d'autres services, selon Mediapart.
La police en France n'est pas raciste, a commenté le directeur général de la police nationale hier soir. Mais elle souffre de ces comportements qui ne correspondent tant rien aux valeurs républicaines qu'elle défend.
Leur signature n'apparaît plus en bas de l'article de The Lancet. Trois des quatre auteurs de l'étude controversée sur l'hydroxychloroquine se rétractent. Ils ont des doutes sur les données utilisées et récoltées par une start-up américaine, l'entreprise Surgisphère. On y revient dans le journal de 7 heures sur RMC. Notez que selon un dernier bilan de l'épidémie en France, 44 morts de plus ont été enregistrées en 24 heures. La situation continue de s'améliorer dans les services de réanimation. Ça s'est décidé hier à l'Elysée lors de la réunion avec les partenaires sociaux sur la crise économique.
Si vous êtes chef d'entreprise et que vous recrutez un apprenti entre le 1er juillet et fin février, l'État vous versera une prime. 8 000 euros pour les apprentis majeurs, 5 000 euros pour les mineurs. Une aide à l'embauche qui laisse sceptique Eric Larigaldi à la tête d'une société de plomberie en Charente-Maritime.
C'est une aide de plus qui est toujours bonne à prendre. Mais dans mon cas, je ne suis pas absolument certain qu'elle va permettre de faire peser la balance du côté de l'embauche de l'apprenti que j'avais sélectionné. Parce que le reste à charge va rester encore important.
Dans le bâtiment, les apprentis sont payés plus cher qu'ailleurs. Nous, la première année, un apprenti coûte 7 392 euros quand il est mineur. L'aide est de 5 000 euros. Donc l'opération est loin d'être nulle. Et on ne peut pas diriger une petite entreprise avec autant d'incertitudes.
C'est trop risqué. Déjà qu'on n'arrive pas à se verser des salaires mirobolants, je ne pourrais pas embaucher.
Trouver des solutions pour éviter les faillites et les licenciements, l'enjeu est bien sûr immense pour le gouvernement. Il va forcément y avoir de gros dégâts à cause de la crise sanitaire. Et c'est déjà bien visible. Illustration en heure et loire à la sucrerie de Toury. Après 145 ans d'existence, le site doit fermer ses portes. Romain Cluzel, Florian Chevalet.
Une usine au ralenti. Seulement 60 employés présents contre 128 en janvier. Après 27 ans dans la sucrerie, Frédéric Robiffet n'accepte pas la fermeture prochaine de l'entreprise.
Ça me donne envie de chialer parce que j'ai passé plus de la moitié de ma vie ici. Il y a eu une transmission du savoir, il y a eu une transmission du métier, l'amour de notre métier.
Quand on voit à quoi ça en est réduit aujourd'hui et comment ça va finir, c'est de la tristesse et de la colère. Depuis un an, ce représentant CGT se bat avec ses collègues pour sauver des emplois. Parmi eux, Kevin. Il a écrit une lettre au président de la République en avril.
En pleine crise du Covid, l'usine a continué à produire du surfin, la matière première pour le gel hydroalcoolique. Nous travaillons le jour, la nuit, les dimanches, les jours fériés, participons à cet effort de guerre, en prenant des risques pour notre santé et celle de nos proches. Je vous avoue que j'aurais quand même espéré une réponse.
Malgré leur licenciement à venir, impensable pour les employés de ne pas aider, explique Stéphane Delannoux, salarié depuis près de 30 ans.
Nous, on pouvait faire de l'alcool, on a fabriqué de l'alcool. C'est peut-être pas grand-chose, mais on a fait ce qu'on a pu faire. Et aujourd'hui, on peut être fier de nous. Et ce qui m'a choqué, c'est quand on reçoit un papier pour avoir le droit de circuler, comme quand on est ouvrier indispensable. Mais un ouvrier indispensable, il n'est pas dehors qu'un jour après. Résigné, Stéphane et ses collègues appellent à une reconnaissance de leur travail en sauvant l'usine et les emplois de Toury.
Était-ce bien légal d'arrêter la Ligue 1 de football à cause du coronavirus ? Le match continue. L'Olympique Lyonnais, Amiens et Toulouse attendent une réponse du Conseil d'État. Une audience s'est tenue hier. On aura le verdict lundi ou mardi. Pour l'instant, c'est le doute qui prend sa place. Loïc Brailech.
C'est en tout cas le sentiment qui se dégage après trois heures de débat. Une phrase d'Edouard Philippe qui déclare que le championnat ne pourra pas reprendre, ne peut pas avoir la valeur juridique d'une décision. Voilà un argument central développé par Lyon. Du côté d'Amiens, on se base sur le règlement de la Ligue qui stipule qu'un championnat, c'est 38 journées. Et si c'est impossible de les jouer, on ne peut pas appliquer de descente en Ligue 2. Le juge des référés doit déterminer si la décision prise par la Ligue d'arrêter la saison est légale. Sa décision est attendue en début de semaine prochaine.
S'il donne raison au club, la Ligue devra alors remettre la question de fin de saison à l'ordre du jour d'une prochaine Assemblée Générale ou d'un conseil d'administration. Une issue qui semble malgré tout peu probable vu le chaos que cela provoquerait au sein du foot français.
Les courses Mathieu, c'est à Rouen-Mocanchi.
Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favorites numéro 7, Fidelity, Outsider numéro 3, For You, Madrid. Le 7 et le 3. Bien, il est 6h37. Téménage de Mehdi qui est à Valence dans la Drôme. Mehdi, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour Mehdi, heureux d'être avec vous le matin. Est-ce que vous me permettez de vous tutoyer ? Parce que je vous écoute depuis 2002. Oui. Et donc 37 ans, on a passé quand même beaucoup de temps ensemble. Ah oui, tu as raison Mehdi. Tu as bien raison. Alors Mehdi, raconte-moi, dis-moi.
La police. La police, tu vois, je vais te raconter une histoire. J'avais un ami qui était tout à fait gentil, qui était tout à fait ouvert et tout.
Et qui est rentré dans la police.
Oui.
Il a fait ses classes et puis il est devenu policier dans la région parisienne. Et puis en l'espace de même pas 6 mois, c'était un autre homme. Moi, pour te dire, tu vois, j'ai... C'est-à-dire un autre homme ? Qu'est-ce que tu veux dire Mehdi ? Ah ben, quelqu'un qui était ouvert, qui s'est complètement renfermé sur lui, qui est devenu complètement raciste, quoi. À tel point que moi, mon groupe d'amis, j'étais le seul maghrébin, mais je me fournissais... Quand on faisait des barbecues, j'allais dans une boucherie halal pour acheter de la viande. Et ça dérangeait personne. Par contre, lui, du jour au lendemain, ça l'a dérangé. Ah oui. Il a changé. Tu l'as vu changer.
Ah non, mais c'est pas je l'ai vu changer. Il a complètement changé. D'ailleurs, depuis, on n'a plus aucune relation. Parce que le discours de haine qu'il avait, c'était que, de toute façon, les musulmans vont prendre le pouvoir en France, que bientôt il y aura la charia. Mais j'étais malheureux, quoi. Parce que j'étais quelqu'un que je considérais très bien. À l'époque, avant de rentrer à la police, c'était quelqu'un de très bien. Merci, Mehdi, pour ton témoignage. Jean-Jacques, Jean-Jacques. Oui, moi. J'ai une petite dernière question. Vas-y.
J'ai lu comme quoi, bientôt, tu arrêterais la matinale.
Écoute, c'est pas encore... Tu as vu les journaux. Il faut se méfier de tout ce qui est écrit dans les journaux. Mais c'est pas encore complètement acquis. Mais c'est fort possible.
C'est fort possible.
Je ne vais pas faire de commentaires supplémentaires sur ce sujet. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il arrive, je peux vous dire que, quoi qu'il arrive, je vous quitterai. Mais alors, le cœur brisé.
Moi, Jean-Jacques, je te dis pareil. Si tu nous quittes, je te remercie pour toutes ces belles années,
toutes ces belles matinales que tu nous as faits. Merci, Mehdi. Nous verrons bien. Nous aurons l'occasion d'en reparler. Merci, Mehdi. Merci, Jean-Jacques. Il est 6h39. Allez, 6h39. Dans un instant, je suis avec Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. Et je vais retrouver Hervé Thiberguien, le PDG d'Alpex Protection. Nous avions un petit problème de téléphone tout à l'heure. Mais tout est réglé. Et à tout de suite, 7h moins 20. RMC.
RMC, 6h09. Vos dans direct.
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, est avec nous. Bonjour, Christiane Lambert. Nous allons appeler ensemble Hervé Thiberguien. Je l'avais tout à l'heure au téléphone, problème de téléphone. PDG d'Alpex Protection, trésorier d'Unitex Auvergne, Ronalp, qui fédère l'ensemble de la filière textile dans la région Ronalp. Hervé Thiberguien, ça marche, le téléphone. 45 entreprises de textile se sont organisées pour fabriquer ou commercialiser 5 millions de masques lavables par semaine en région Ronalp. Et vous n'arrivez plus à écouler ces masques. Pourquoi ? Alors, écoutez, je pense que la réponse, elle est très simple. Le déconfinement est arrivé.
Et puis surtout, le robinet asiatique semble s'être réouvert. Donc, effectivement, aujourd'hui, la situation est que sur la région Ronalp, on a à peu près 800 000 masques en stock. Et les 14 millions de masques qui pourraient être produits à partir de tissus qui ont été produits pour faire des masques. Donc, c'est une situation tout à fait catastrophique. Alors, c'est catastrophique. Ça veut dire qu'on a manqué de masques en France pendant longtemps. Aujourd'hui, tout le monde s'est mobilisé. Vous, les premiers à l'industrie textile, vous êtes mobilisés pour fabriquer des masques. Vous les avez fabriqués. Et pendant ce temps-là, les pouvoirs publics sont allés commander en Asie ? Hélas, oui.
On a eu notamment... C'est un véritable scandale, ça. C'est un véritable scandale, je le dis. Hervé Thibergéen. Je vous écoute. Je dois reconnaître que je ne trouve pas les mots pour qualifier cette situation totalement surréaliste
où on a demandé un effort considérable à notre profession pour se substituer aux achats asiatiques qui étaient déficients
puisque la Chine avait arrêté de produire. On l'a fait. Et maintenant, on se retrouve dans la situation que je viens d'exposer et qui est dramatique. Et ce qui, sur le long terme, en plus, il est certain que si des mesures ne sont pas prises, les mêmes causes risquent de provoquer les mêmes effets. À la prochaine pandémie, si rien n'est fait, on va se retrouver exactement dans la même situation. Mise en danger des entreprises, mise en danger des emplois. Par exemple, le ministère de l'Économie, si j'avais su ça avant d'interpeller Bruno Le Maire, mais dès que je le reçois, je vais le lui dire, le ministère de l'Économie, qui a commandé au Vietnam 10 millions de masques lavables.
Tout ça parce que les masques fabriqués au Vietnam sont évidemment beaucoup moins chers que les masques que vous fabriquez, vous, en France. Absolument. Et voilà. Quelle est la différence de prix, d'ailleurs ? Bon, là, à mon avis, elle doit être au moins de 30 ou 40%. 30 ou 40%. Hermé Thiberguin, merci. Je reviendrai sur le sujet parce qu'il faut vous aider et aider vos entreprises. Christiane Lambert, bonjour. Vous connaissez bien les accords commerciaux internationaux. Tiens, à propos d'accords commerciaux, le Mercosur est en mauvaise posture, l'accord entre l'Union Européenne et les pays d'Amérique du Sud. En mauvaise posture parce que les députés néerlandais ont voté contre cet accord.
Alors ça, c'est un scoop parce que les Pays-Bas sont d'habitude un pays qui est extrêmement libéral, toujours très, très volontaire pour faire des accords, en désaccord avec nous assez souvent d'ailleurs. Et là, ce sont les Pays-Bas qui, les premiers, donnent ce signal. Alors, nous avons eu, nous, l'expression du président de la République l'année dernière. Le Mercosur, en l'état, n'est pas acceptable. Mais là, c'est un vote des députés. Est-ce que c'est un signal ? Vous savez qu'il y a aux Pays-Bas en ce moment énormément de remises en question, un alignement sur des règles environnementales qu'ils ne respectent pas et qu'ils vont devoir respecter maintenant.
Mais peut-être certains pays tirent plus vite les enseignements de cette crise Covid où on a dit qu'on ne pouvait plus aller se fournir aux quatre coins du monde pour des raisons sanitaires, notamment pour l'alimentaire.
Alors, justement, le président de la République que vous avez rencontré hier, vous a parlé de souveraineté alimentaire nationale. Donc, on ne va pas aller passer des accords commerciaux avec le Brésil, avec la Nouvelle-Zélande, avec le Mexique ou autre, alors qu'on prône la souveraineté alimentaire nationale. Franchement.
Alors, oui, le président a dit à plusieurs reprises, le 12 mars, le 13 avril, la souveraineté alimentaire. Il faut l'envisager, pour nous, au niveau européen. France, bien sûr, produire tout ce que l'on peut en France, sauver toutes les entreprises que l'on peut sauver, parce que certaines sont en vraie difficulté, y compris en agriculture, parce qu'elles ont eu des grosses méventes. Les horticulteurs, les pommes de terre industrie pour faire des frites, le cidre, la bière, le vin, qui souffrent énormément, le canard, le pigeon, les cailles, ces produits qu'on mange au restaurant, mais qu'on ne mange pas à la maison.
On a des surstocks aujourd'hui, donc on a besoin d'un plan d'aide et on doit être dans le plan de relance. Mais produire en France, ça veut dire avoir les éléments de compétitivité. J'entends la question de compétitivité, mais c'est la France qui a créé des charges, des normes, des délais qui nous rendent non compétitifs. On n'est pas plus mauvais que les autres pays européens, nous les producteurs et les industriels. Mais ces charges qui sont arrivées par ailleurs pour financer ici YZ ou pour se distinguer, nous mettent en distorsion. Alors, la crise a montré que l'agriculture française avait tenu, diversifiée, organisée, agile, robuste, résiliente. Nous avons fait tout ça.
Nous ne pouvons pas être oubliés du plan de relance. Il faut s'appuyer sur cette richesse. Et les Français ont été présents. Les Français ont acheté plus de produits français pendant la crise. Alors, les mêmes Français ont tout de suite pris leur voiture pour aller acheter des cigarettes espagnoles ou à la frontière, vous l'avez vu. C'est-à-dire que la force au prix bas, il ne faut pas se raconter l'histoire, elle durera. Donc, il faut que l'État français relocalise ou garde en France un certain nombre de produits, mais nous donne la possibilité de ne pas être surtaxés de partout pour être plus chers que les autres. Si les masques français sont plus chers, pourquoi ?
Parce que nous avons des coûts sociaux plus élevés. C'est un choix. Mais on ne peut pas avoir un niveau de vie premium et acheter low cost. Si on achète tous nos produits low cost à 3 francs 6 sous, eh bien, on tue l'emploi français. Vos emplettes sont vos emplois. Ce que l'on achète fait notre économie. Sinon, on a un pays de consommateurs, chômeurs.
Oui, oui, oui. Vous avez bien résumé la situation, Christiane Lambert. C'est formidable, mais c'est vrai.
C'est tellement vrai. Sauver l'emploi, c'est sauver les entreprises. Sauver l'agriculture française, dont chacun plébiscite la qualité à l'international. Mais nous, ce que nous souhaitons, c'est que nos produits, les beaux animaux limousins, comme ceux que je vois derrière vous, ne soient pas mis en concurrence avec des animaux d'Amérique du Sud. Ils ont changé la race de ce côté. Je fasse attention. Ne soient pas mis en concurrence avec des animaux qui viennent d'autres continents, et qui ne respectent absolument rien. Donc, nous, nous faisons des efforts.
Aujourd'hui, la grande surface, et il faut penser aux grands distributeurs, à l'agroalimentaire, les grandes surfaces nous disent qu'on vend plus de produits français. Ça a été vrai pendant le confinement. Est-ce que ça continue à être vrai ou pas ?
Ils l'ont fait pendant la crise, parce qu'ils étaient réunis toutes les semaines par le maire qui leur disait « Soyez sérieux, je surveille. » Il y aura des contrôles. On va voir maintenant ce qui se passe. Mais ce qu'il faut dire aussi, c'est que nous importons 50% de nos tomates. Nous importons 50% de nos fraises. Pourquoi ? Parce que depuis 20 ans, pour avoir des prix bas, l'approvisionnement s'est fait en Espagne plutôt. Parce que nos agriculteurs ne gagnaient pas leur vie, ils ont fait faillite, en vendant trop peu cher. Et maintenant, on est dépendant de l'Espagne pour les fraises, de la Hollande pour les courgettes, etc.
Relocaliser en France, ça veut dire contractualiser maintenant sur des volumes et des prix rémunérateurs, les mêmes que cette année.
Ça doit servir à cela, le plan de relance, en partie.
Oui, et je l'ai dit au moment des réunions à Bercy, pendant la crise. Vous savez, il faut dire les choses pendant la crise, parce qu'après, beaucoup de gens oublient vite. Eh bien, un certain nombre de distributeurs se sont engagés à dire « Je contractualise le même volume, le même prix que cette année pour l'année prochaine. » Eh bien, mes producteurs, s'ils ont un contrat avec volume et prix comme cette année, ils peuvent aller voir leurs banquiers, ils peuvent faire une nouvelle serre et ils auront le débouché. Il faut que les consommateurs soient au rendez-vous aussi. C'est-à-dire que les consommateurs français, nous, nous voulons leur dire « Choisissez longtemps les produits français.
Vos emplettes sont vos emplois pour qu'il y ait du travail dans l'industrie agroalimentaire, pour qu'on continue à avoir 35 000 jeunes apprentis chez nous qui viennent apprendre le geste en agriculture et dans les industries, pour qu'on continue à avoir des entreprises qui fonctionnent. » Et cet approvisionnement qualitatif, c'est un tout cohérent. Production durable, nous, nous faisons tout pour produire dans le meilleur respect de la planète, mais il faut une consommation durable et responsable, une consommation équitable.
Et le commerce équitable, ce n'est pas que pour le café de Colombie et pour les petits producteurs, c'est aussi pour les producteurs français à qui il est demandé plein d'efforts. Nous avons écrit un manifeste qui s'appelle « Une alimentation pour tous dans le respect de la planète » où nous parlons de souveraineté alimentaire, de souveraineté industrielle, de souveraineté sanitaire et technologique. Et l'industrie agroalimentaire française a besoin d'être soutenue aussi et nous portons dans le plan de relance un volet agricole.
Eh bien, merci Christiane Lambert, présidente de l'AFNSEA. J'ai retenu votre slogan « Vos emplettes sont vos emplois ». Il est 6h52, vous êtes sur RMC. Anthony Morel, convaincre, vous savez, les néo-joggeurs, pendant le confinement, qu'on a vus partout et qui ont disparu, eh bien, de ne pas lâcher, de continuer la course à pied. On va entendre ces arguments, c'est déjà demain, dans un instant, sur RMC. On entend sur RMC depuis ce matin des personnes qui disent être contrôlées plus que les autres à cause de leur origine, nous écrit Guillaume. Moi, j'habite aux Ulysse, dans l'Essonne. À chaque fois qu'il y a un incident dans la ville, les jeunes concernés sont maghrébins ou noirs.
Il n'y a pas de fumée sans feu, dit Guillaume. Peut-être que certains policiers en font trop, ce n'est pas normal, mais la majorité des contrôles sont provoqués pour Guillaume. Olivier, policier, nous dit le contrôle, je le rappelle, est réglementé par la loi. On ne peut pas contrôler n'importe qui, n'importe où. Il faut qu'il y ait soit une infraction qui vienne d'être commise, soit que la zone ait été ciblée comme criminogène. Si on fait des infractions là où vivent 4 maghrébins et 4 personnes noires de peau pour 2 blancs, nous contrôlons 20% de blancs. Ce n'est pas du racisme, dit Olivier, c'est juste des mathématiques.
Gérôme aimerait bien savoir combien de contrôles d'identité se déroulent sans problème et combien se déroulent avec quelque chose à reprocher à la police. C'est pour ça, dit Brahim, que c'est intéressant l'idée de la France insoumise, du défenseur des droits, le récépissé, la traçabilité des contrôles. Qu'en pensez-vous ce matin ? 3216 rmc.fr. Vous êtes pour, vous êtes contre, vous nous dites.
RMC au 7-32-16.
75 centimes par envoi plus prix du SMS. RMC. RMC,
c'est déjà demain.
Anthony Morel, on va essayer de le rattraper, il est parti. Vous savez qu'il court. Il va vite, hein ? Vous savez qu'il court vite. Non, non, non. Comment vite ? Vous courez longtemps, alors ? Oui, longtemps. Régulièrement. Régulièrement. Je suis à quoi ? Non, non, on ne peut pas rivaliser. Oui, c'est ça. Quoique Mathieu court bien. Je sais bien, je sais bien. Et Quentin aussi court. Il y a un certain nombre de coureurs dans la rédaction. On va peut-être organiser... Le marathon, le marathon RMC, on pourrait dire. Non, non, non. Un marathon à 10 kilomètres. Ou à 10 kilomètres, très bien. Un 10 kilomètres RMC. Dites-moi, où sont passés les nouveaux joggers ? Je me pose la question.
On en a eu beaucoup pendant le confinement et puis ils ont disparu. Où sont-ils ? Je ne sais pas où ils sont. Vous voyez dans la masse maintenant ? Oui, non, mais j'aimerais bien les rattraper quand même. Je leur dis, franchement, vous avez pris les bonnes habitudes pendant le confinement. Restez motivés, continuez à courir. Et pour ça, il y a plein d'outils et notamment d'outils technologiques parce qu'on court aujourd'hui avec ça, avec ses baskets. Mais on court aussi avec ça, avec son smartphone. Et ça permet de garder la motivation. Il y a plein d'outils.
Une application, par exemple, qui est très connue des coureurs qui s'appelle Strava, connue des cyclistes aussi d'ailleurs, qui est une sorte de réseau social. C'est le Facebook des coureurs. Donc en gros, vous mettez à chaque fois les petits encouragements de vos amis. Ils peuvent liker vos publications. Ils peuvent les commenter. Ils peuvent venir vous chambrer. Vous pouvez voir la vitesse à laquelle ils vont. Donc vous pouvez essayer de rivaliser avec eux sur tel ou tel parcours. Ça, ça permet de se motiver. Pour ceux qui veulent aller un petit peu plus loin, il y a une application française qui a été créée par deux frères coureurs qui sont passionnés qui s'appelle Run Motion Coach.
Là, c'est un coach virtuel. C'est-à-dire qu'en gros, vous allez discuter avec un entraîneur qui va vous donner des plans d'entraînement mais personnalisés. C'est-à-dire, vous leur donnez, ça peut être un objectif très simple courir à 10 kilomètres ou alors ça peut être faire un marathon en moins de 3 heures et en fonction de ça, on va vous faire un petit plan d'entraînement. Là, moi aujourd'hui, il faut que je fasse 55 minutes d'endurance par exemple. Voilà, c'est noté. Et après-demain, j'ai dû fractionner. Je suis déjà épuisé. Mais non, mais c'est vraiment bien là encore pour ce motier.
Est-ce que le risque aussi quand on commence la course à pied ou quand on n'est pas habitué, c'est de se blesser, de se surentraîner. Là, on a des professionnels qui vous accompagnent et c'est vraiment pas mal. Donc, Run Motion Coach, application française. On peut aussi combiner course à pied, visite touristique. Alors ça, c'est super aussi. C'est une application aussi française d'ailleurs qui s'appelle Running City. Et alors là, le principe, c'est que vous entrez la distance que vous voulez parcourir, 5, 10, 15 kilomètres. Vous mettez les écouteurs dans les oreilles et l'application, en fait, va vous guider à travers la ville.
Elle va vous envoyer vers des lieux que vous ne connaissez pas, des ponts, des monuments, des lieux historiques. Et on va vous donner des indications comme un audio guide dans un musée, par exemple. Donc, on vous fait visiter la ville, votre ville ou une ville que vous ne connaissez pas si vous êtes en vacances, par exemple. Et ça peut être intéressant. Et puis, dernière chose, on peut courir tranquille sans croiser personne ? Alors, il y a des applications pour ça. Surtout en ce moment, on en a besoin, effectivement. Il y a des applications qui créent ce qu'on appelle des heat maps, des cartes de chaleur. Je pense à Strava ou encore à Sunto.
Et donc, en gros, on va vous montrer en temps réel, un peu comme sur Waze pour les embouteillages, les routes très fréquentées ou peu fréquentées par les coureurs. Et ça permet d'optimiser son parcours en essayant de croiser le moins de monde possible pour être très tranquille. Bravo, mon cher. Bah, écoutez, si j'ai pu motiver deux ou trois personnes, c'est Paris Réussi. Jane.
Allô, Jean-Jacques.
Vous êtes dans l'Oise. Oui, tout à fait. Ça va, Jane ? Oui, ça va, ça va. Je suis très contente de vous avoir. Bah, moi aussi, très contente. Vous regardez la télé, vous écoutez la radio le matin, Jane ? Alors, moi, je regarde sur une tablette. Sur une tablette ? Oui, dans ma cuisine. Vous regardez RMC Découverte. Jane, vous avez bien fait. Vous avez appelé. Vous avez gagné. La machine à café, les capsules qui vont avec. Eh bien, merci beaucoup. C'est une très bonne nouvelle. Bah, moi aussi. C'est une très bonne. Ça fait longtemps que vous regardez, Jane ? Oh là là, oui. Oui. Fidèle. Oui, ça doit faire six ans, six ans que j'ai découvert cette émission et que je ne l'ai plus RMC. Fidèle.
Oui, oui, oui, oui. Oui, oui. Toute la journée, on se régale.
Bon, bah, merci beaucoup, Jane. Vraiment, merci d'être avec nous. Je suis très, très contente, Jean-Jacques, de vous avoir et surtout de continuer. Ne nous laissez pas. Il est 7h. Jane, je vous... Je vous remercie dans tous les cas d'avoir appelé, hein, Jane ?
Oui, merci, Jean-Jacques. Bonne journée à toutes.
Merci, bonne journée.