L'édito de Thomas Bonnet : «Les aides au carburant, une vraie usine à gaz !»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Fait
« Aide grand rouleur, chèque énergie, bonus territoire ruralité prime carburant, a flash BPI. »
- 0:39Chiffre
« Montant total 450 millions d'euros »
- 1:20Fait
« suspendre les CE, certificat d'économie d'énergie »
- 1:59Fait
« l'état des finances publiques après 9 années de mandat d'Emmanuel Macron nous met dans une situation d'extrême fragilité »
Temps de parole
- ?100 %
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On va parler politique et économie avec les aides au carburant. Le gouvernement a annoncé hier de nouvelles aides pour ceux qui subissent de plein fouet la hausse du prix des carburants. Thomas Bonet, le plan ne semble pas convaincre grand monde. Non, on nous avait promis qu'on allait voir ce qu'on allait voir. La presse avait été convoquée hier à 17h pour enfin connaître le plan du gouvernement. Voilà des jours que les éminences grises des cabinets ministériels œuvrent pour trouver la meilleure réponse possible aux difficultés que rencontrent les Français. Sur l'estrade, notre ministre de l'économie Roland l'escur s'avance et prononce cette phrase qui résume tout, forcé de constater que cette rentrée présente une situation dégradée. Le ton est donné, c'est en langage techno qu'on
s'adressera à nous, les ministres des fil à tour de rôle pour nous présenter chacun leur trouvaill administrative. Aide grand rouleur, chèque énergie, bonus territoire ruralité prime carburant, a flash BPI. On croule sous les dénominations, on s'y perd un peu. Montant total 450 millions d'euros et une sacrée migraine pour s'y retrouver. Ouais. Certains dénoncent une nouvelle usine à gaz présentée par le gouvernement. Oui, c'est ce que disent le Rassemblement national et luder d'Éric Sioti notamment qui plaide depuis le début de la crise pour une baisse globale des taxes sur le carburant. C'est vrai que ça semble plus simple. Baisser la TVA aurait pour effet de redonner de l'air de manière immédiate aux français. On peut imaginer aussi, comme le propose David Lissnard ou Bruno
Rotaillot, de suspendre les CE, certificat d'économie d'énergie. C'est un dispositif là aussi très compliqué qui compte pour une quinzaine de centimes sur le prix de chaque litre de carburant. Joué sur la fiscalité, c'est ce qu'on décidé en tout cas plusieurs de nos voisins européens dont l'Allemagne. Mais en France, on a des idées à défaut d'avoir du pétrole pas cher. Les aides ciblées sont présentées comme des mécanismes de sachant. Les petits hommes grill qui savent mieux que vous et moi comment répondre à la colère des Français. Un saupoudrage comme la technructure est capable d'en produire. La réalité c'est que l'état des finances publiques après 9 années de mandat d'Emmanuel Macron nous met dans une situation d'extrême fragilité. On est à l'os et les marges de manœuvre sont si
faibles que le gouvernement se réfugie dans le confort du schmilblic bureaucratique. L'argent public se perd dans un dédal de lourdeur où les formulaires fastidieux côtoient les limites de l'administration. Donc vous nous dites que au final personne n'est satisfait. Ah non, personne s'est levé de sa chaise hier en écoutant Stéphanie Rist ou Serge Papin pour s'exclamer ou on a été entendu. Ceux qui sont éligibles aux Z savent qu'ils vont devoir passer de longues heures devant leur comptabilité pour espérer en voir la couleur. D'autres abandonneront même avant d'avoir commencé. Pire encore que la technructure qui régit les décisions gouvernementales, il y a cette incapacité à entendre la colère, à saisir les réelles attentes populaire après avoir éteint le mouvement des
gilets jaunes à coup de LBD et en noyant l'espace médiatique sous la logorée présidentielle du grand débat, le pouvoir semble espérer passer l'hiver avec une cure d'homéopathie. C'est oublié que même si les Français prévoient un grand ménage au printemps prochain, il pourrai se gripper à force d'être imballé, d'être ciblé en être ciblé. Merci beaucoup Thomas Bonet.