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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 14 août 2025 20 min

Vague de chaleur : "Avec les températures que nous atteignons, la climatisation est essentielle", défend le député RN Yoann Gillet

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Yoann Gillet

Bonjour Yoann Gillet. Bonjour.

0:05
Locuteur non identifié

Vous êtes le député du Gard, votre département qui connaît des records de température ces derniers jours. Il subit de plein fouet la canicule. Le changement climatique, vous avez le sentiment de le vivre au quotidien chez vous ?

0:16
Yoann Gillet

Évidemment, personne ne peut nier aujourd'hui le réchauffement climatique. Mais je crois qu'en France, nous savons quand même faire en sorte de le vivre au quotidien. Et je voudrais d'ailleurs saluer l'action des maires qui sont très mobilisées en ces temps de canicule et qui prennent soin des personnes les plus vulnérables. Les maires sont aujourd'hui les acteurs essentiels, clés d'ailleurs, de cette protection des personnes vulnérables. Je pense aux enfants, mais je pense également aussi évidemment aux personnes âgées.

0:47
Locuteur non identifié

Il n'y a que les maires qui peuvent agir sur la canicule aujourd'hui ?

0:50
Yoann Gillet

Aujourd'hui, les maires ont des plans de canicule qui sont très précis dans leur commune et dans le sud de la France en particulier, ils ont l'habitude. Et donc, à travers leurs centres communaux d'action sociale, ils prennent des nouvelles des personnes les plus vulnérables. Et comme le prévoit la loi, ils ont des registres des personnes vulnérables. Et ça leur permet évidemment de les contacter et de prendre soin des personnes les plus vulnérables. Donc moi, je voudrais souligner leur travail au quotidien parce que je trouve qu'en cette période de canicule, nous ne saluons pas assez le rôle clé des acteurs locaux.

1:21
Présentateur

Sur le réchauffement climatique, vous dites personne ne peut le nier. Le Rassemblement national n'a pas toujours été totalement clair sur cette question. Est-ce qu'aujourd'hui, il n'y a plus débat, y compris sur le fait que le réchauffement est dû à l'homme ?

1:34
Yoann Gillet

Non, mais il n'y a aucun débat. Il est dû à l'homme, il est dû aussi à la nature. Mais ça, personne ne le nie. Et personne ne l'a jamais nié.

1:42
Locuteur non identifié

Comment ça est lié à la nature ?

1:43
Yoann Gillet

On a vu dans l'histoire que parfois, la nature pouvait aussi avoir un impact. L'homme a une responsabilité, évidemment, mais pas que. Moi, ce que je constate, c'est que la France est relativement vertueuse en la matière, contrairement à beaucoup d'autres pays, et qu'il y a donc un travail à faire auprès d'un certain nombre de pays pour convaincre nos partenaires de aussi faire les efforts que la France a pu faire dans le passé.

2:10
Présentateur

Si vous arriviez au pouvoir, vous seriez prêt à imposer de nouvelles normes ? Parce que vous êtes contre ce que vous appelez l'écologie punitive. Mais est-ce qu'on peut aujourd'hui se passer de nouvelles normes lorsqu'on voit, évidemment, ces températures qui montent ?

2:22
Yoann Gillet

Mais qu'est-ce que de nouvelles normes ? Aujourd'hui, les normes en France sont relativement nombreuses. Elles existent. Encore une fois, la France est relativement vertueuse. Je crois que tous les Français sont attachés à la Terre. Tous les Français tiennent à faire en sorte que l'on puisse protéger notre planète. Mais je crois que la France, aujourd'hui, est très vertueuse. Ce qui n'est pas le cas d'un certain nombre de pays. Et nous, ce que nous défendons, c'est une écologie de bon sens. Nous défendons, par exemple, le localisme. Le localisme, c'est la première des écologies.

Quand vous fournissez en produits qui sont produits localement, vous permettez aussi de protéger la nature parce que vous évitez de faire venir des avions, des bateaux de l'autre bout du monde.

3:03
Locuteur non identifié

Mais Johan Gillet, vous prenez aussi au Rassemblement National un grand plan clim. Est-ce que ça, c'est du bon sens ? Est-ce que ça, c'est vertueux quand on sait que la clim rejette énormément d'air chaud et qu'elle peut faire augmenter de 2 degrés l'air extérieur si tout le monde utilise la clim dans un même quartier, par exemple ?

3:17
Yoann Gillet

Aucune étude scientifique montre que la climatisation est nocive, d'ailleurs, pour l'écologie. Aucune. Ce que je vois, c'est que la climatisation aujourd'hui, avec les températures que nous atteignons, est essentielle, essentielle pour protéger les personnes les plus vulnérables.

3:33
Locuteur non identifié

Elle est salvatrice ponctuellement, mais la généraliser ?

3:37
Yoann Gillet

Elle est nécessaire. Comment est-ce que l'on conçoit aujourd'hui, en 2025, construire des écoles, construire des EHPAD sans climatisation, alors que l'on sait pertinemment que l'on aura besoin de refroidir l'air ambiant à l'intérieur pour pouvoir justement protéger les personnes les plus vulnérables ?

3:54
Présentateur

Dans la clim, il y a des fuites de gaz, il y a le refus d'air chaud, puis il y a aussi les fuites de gaz.

3:57
Yoann Gillet

Mais encore une fois, je ne suis pas scientifique, vous ne l'êtes pas non plus à ma connaissance.

4:00
Présentateur

Non, mais nous avions un scientifique à votre place hier qui disait que la clim était finalement quelque chose,

4:04
Yoann Gillet

était une solution qui était à très court terme. Et alors, vous faites quoi ? Et alors, vous laissez la planète se réchauffer et vous laissez des personnes, bien sûr. Mais la rénovation des bâtiments passe également par des systèmes de refroidissement qui sont essentiels. Si vous voulez que les personnes âgées... Il y a d'autres systèmes qui ne sont pas aussi efficaces. Un système de refroidissement en dehors de la clim qui sera efficace dans le nord de la France ne le sera peut-être pas dans le sud de la France. Aujourd'hui, nous atteignons des températures telles que la climatisation est nécessaire.

C'est pour ça aussi que Marine Le Pen a proposé il y a quelques semaines un grand plan de climatisation qui est nécessaire. Vous avez dans le sud de la France encore aujourd'hui des écoles qui se construisent sans climatisation avec des conséquences que l'on connaît par avance.

4:52
Présentateur

Yoann Gidé, la semaine dernière, François Bayrou a envoyé aux partenaires sociaux deux lettres de cadrage face à la dette abyssale et notamment une lettre qui leur demandait de supprimer deux jours fériés, enfin qui demande de supprimer deux jours fériés au printemps prochain pour récupérer plus de 4 milliards d'euros. casus belli pour vous ?

5:08
Yoann Gillet

Ce n'est pas acceptable. On ne peut pas accepter aujourd'hui que le gouvernement demande toujours plus d'efforts aux Français alors même que le gouvernement n'a pas entamé la moindre réforme structurelle. Il y a des réformes structurelles à faire en France qui permettent de réduire le train de vie de l'État et qui permettent de faire de réelles économies. Je pense aux agences d'État, aux agences gouvernementales qui coûtent 80 milliards d'euros par an quand même. Je pense également aux strates administratives. Non, pas tout, mais sur les 80 milliards vous avez quelques milliards d'euros d'économies à faire. Je pense également aux strates administratives.

Aujourd'hui vous avez les communes, des EPCI, vous avez les départements, vous avez les régions.

5:47
Présentateur

Vous supprimez lesquelles très concrètement ?

5:49
Yoann Gillet

Nous nous disons clairement qu'il faut se poser la question alors attendez, j'en étais aux strates administratives de vous dire par exemple que nous pourrions envisager de supprimer les régions et de transférer les compétences des régions au département. Voilà une source d'économie quand les régions ont été fusionnées en 2015 par M. Hollande.

6:09
Locuteur non identifié

C'était pour les rendre plus visibles au niveau européen.

6:11
Yoann Gillet

C'était pour réaliser les économies. Reprenez les propos du président de l'époque. Réalité, il n'y a eu aucune économie de réaliser. Dans ma région, l'Occitanie, la fusion de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, ça a été plus de 40% d'augmentation des dépenses de fonctionnement. Voilà une triste réalité. Aujourd'hui, nous avons des départements qui est un échelon beaucoup plus de proximité, beaucoup plus proche du citoyen, qui pourraient permettre d'absorber les compétences des régions.

6:36
Locuteur non identifié

Ils en ont les moyens, les départements, aujourd'hui ?

6:38
Yoann Gillet

Bien sûr. Évidemment, ils auraient les moyens.

6:41
Locuteur non identifié

Ça fera beaucoup de compétences.

6:42
Yoann Gillet

Non, mais ils auraient évidemment les moyens des régions qui seraient transférés avec. Nous pourrions faire des économies structurelles sur la réorganisation de ces deux structures. Voilà une source d'économie. Et sur les agences gouvernementales, vous avez tout un tas d'agences, on ne va pas les citer parce qu'il y en a plus de 1 200. Vous avez mis en France, par exemple. Il y en a 1 200 en France, ou 1 500 même. Eh bien, nous pouvons faire des économies. Nous avions parlé, par exemple, de la suppression des ARS, les agences régionales de santé.

Moi, je rappelle à ceux qui nous écoutent et qui nous regardent qu'il y a aujourd'hui en France un ministère de la Santé, qu'il y a en dessous une direction générale de la Santé, qu'il y a ensuite des agences régionales de santé qui ont elles-mêmes, d'ailleurs, des agences départementales de ces agences régionales. Il y a des économies à faire. Nous proposions, nous, de supprimer les ARS au profit de la nomination d'un préfet délégué à la Santé dans chaque département, ce qui permettrait de réaliser de nombreuses économies.

7:32
Présentateur

Ça veut dire censure, très concrètement, en septembre prochain, avec ces jours fériés, avec ces lettres envoyées par François Bayrou aux partenaires sociaux. Pour vous, c'est clair, ça sera censure. Vous l'aviez dit, vous l'aviez susurré, plus que susurré, d'ailleurs, en juillet dernier.

7:46
Yoann Gillet

Marine Le Pen et Jordan Bardella ont été très clairs. Si le gouvernement s'attaque aux Français, prend de l'argent aux Français, alors oui, le Rassemblement national censurera. Pourquoi ? Je vous l'ai dit, il y a des économies à faire par ailleurs. On a parlé de la réorganisation de l'État, de réformes structurelles. Il y a aussi des économies à faire sur la contribution de la France à l'Union européenne, par exemple. Il y a aussi des économies à faire sur l'immigration. Les Français sont très majoritairement opposés à l'immigration.

Et l'on sait aujourd'hui, par des chiffres très précis, que supprimer l'aide médicale d'État coûterait, enfin, rapporterait plutôt, 1,5 milliard, que supprimer le versement des prestations sociales à des étrangers rapporterait 15 milliards d'euros chaque année. Voilà, il y a des mesures d'économie très simples à faire sur des thématiques qui sont attendues par les Français.

8:35
Présentateur

Censure, ça signifie alliance de circonstances avec, par exemple, l'FI, si vous voulez faire tomber le gouvernement.

8:41
Yoann Gillet

Non, mais ça, ça ne veut rien dire. Si nous faisons tomber le gouvernement, si nous censurons le gouvernement, ce sera dans le simple objectif de protéger les Français. Comme nous l'avions fait en décembre dernier, quand nous avons censuré Michel Barnier, nous avons, in fine, protégé les Français et les entreprises. Vos électeurs ? D'augmentation d'impôts considérable, de la non-indexation des pensions de retraite. Et en censurant le gouvernement, nous avons pu protéger les Français. Vos électeurs réclament aussi de la stabilité ? Mais nos électeurs réclament du respect. Et nos électeurs ne veulent plus de cette Macronie qui a fait foncer notre pays droit dans le mur.

Les électeurs du Rassemblement national, comme les Français en général, sont nombreux à demander un changement de cap. On est consciente que les prochaines élections présidentielles auront lieu en 2027, mais on est consciente aussi qu'il faut parfois passer par la censure pour réussir à protéger l'intérêt commun.

9:36
Locuteur non identifié

Johan Gillet à Noisilsec, en Seine-Saint-Denis, la mairie communiste a préféré annuler la semaine dernière une séance de cinéma en plein air, une séance gratuite. C'était le film Barbie qui devait être diffusé, mais selon la mairie, un petit groupe de quartiers, hostile à la projection du film, a mis la pression notamment sur des agents menacés de violence, car le film prône selon eux l'homosexualité et une atteinte à l'intégrité de la femme. Est-ce que, comme le dit la mairie, c'est de l'obscurantisme ?

10:04
Yoann Gillet

Oui, je le crois. Je regrette d'ailleurs que la mairie ait décidé d'annuler cette projection. Je pense que c'est une grave erreur, que cela revient finalement à se soumettre à une idéologie islamiste et que c'est très dangereux.

10:17
Locuteur non identifié

Sauf que la mairie a sûr l'avoir fait parce qu'il y avait des risques de troubles à l'ordre public, des risques de violences.

10:22
Yoann Gillet

Bon, écoutez, je ne vais pas commenter la décision du maire, mais en l'occurrence, je pense que le maire aurait aussi pu se rapprocher des forces de l'ordre, de l'État. Il va porter plainte aujourd'hui. Et c'est une bonne chose. Et demander des moyens pour faire en sorte que cette projection puisse avoir lieu. Je ne crois pas que baisser la tête devant ces petits caïds qui prônent une idéologie islamiste soit une bonne chose. Je pense qu'au contraire, il aurait fallu persévérer.

10:47
Locuteur non identifié

C'est-à-dire escorter les spectateurs, par exemple ?

10:50
Yoann Gillet

Il aurait fallu mettre les moyens nécessaires pour que cette projection puisse avoir lieu. Aujourd'hui, qui sont-ils pour décider de ce qui est diffusable ou non diffusable ? Moi, je constate que l'idéologie islamiste aujourd'hui en France prospère. Prospère de manière assez facile, malheureusement. Et quand je vois que le président de la République est prêt aujourd'hui à reconnaître un État à masse, l'État de Palestine, je me dis que peut-être ces gens qui portent une certaine idéologie se sentent confortés justement par les propos du président de la République. Le 8.30 France Info, Renaud Blanc, Solène Cressan.

11:29
Locuteur non identifié

Yohann Gilly, on va maintenant parler de la Nouvelle-Calédonie dans ce 8.30 France Info.

11:33
Présentateur

Oui, le FLNKS a rejeté les accords de Bougiva, l'accord qui scellait l'avenir institutionnel de l'archipel. Vous, Arène, vous étiez également contre pour d'autres raisons. Tout est à refaire.

11:43
Yoann Gillet

Nous avions dit clairement que ces accords étaient dangereux, que ces accords créent une instabilité profonde en Nouvelle-Calédonie. Et la Nouvelle-Calédonie a besoin de stabilité et d'apaisement. Marine Le Pen s'est d'ailleurs rendue en Nouvelle-Calédonie il y a de cela quelques semaines. Et ce que nous avons dit, c'est que ces accords créent une instabilité parce qu'ils prévoyaient un recours possible au référendum sur l'appartenance ou non à la France à chaque renouvellement de mandature et sur décision également de 3,5ème du Congrès. Ce qui est dangereux. La Nouvelle-Calédonie a besoin d'apaisement, je vous le disais. La Nouvelle-Calédonie a aussi besoin d'un développement économique.

L'accord tel qu'il était ficelé ne permettait pas de voir les choses sur la durée de manière sereine parce que notamment, ces référendums qui auraient été à répétition auraient forcément créé de l'instabilité, auraient fait peur également aux investisseurs et la Nouvelle-Calédonie a besoin de ces investisseurs. Donc, le rejet aujourd'hui par les indépendantistes de ces accords était malheureusement prévisible. Nous avions nous prévenu depuis plusieurs mois le gouvernement qui, comme d'habitude, n'a pas souhaité écouter nos propos et les propos en particulier de Marine Le Pen qui connaît particulièrement bien le dossier.

Ce qu'il faut, c'est recommencer, évidemment, remettre tout le monde autour de la table de manière apaisée en respectant les particularités de chacun, les spécificités de chaque camp parce que la Nouvelle-Calédonie est un territoire malheureusement qui vit avec des tensions permanentes et il faut en premier lieu faire en sorte que ces tensions puissent s'apaiser.

13:27
Présentateur

Et on passe à l'actualité internationale. Demain, Donald Trump et Vladimir Poutine vont se rencontrer en Alaska sans les Ukrainiens. Ça vous choque ?

13:37
Yoann Gillet

Écoutez, moi, ce que je vois, c'est que les États-Unis d'Amérique ont en tout cas visiblement la volonté de trouver une issue favorable à cette triste situation et que toutes les initiatives diplomatiques sont bonnes à prendre. Ce que je constate également, c'est que la France est aux abonnés et absente depuis un certain temps.

13:57
Locuteur non identifié

On portait quand même à présent hier à la visio. Ils ont réussi, les Européens en étant unis, pour faire venir Donald Trump face à Vladimir Zelensky avant qu'il ne rencontre Vladimir Poutine.

14:08
Yoann Gillet

D'accord. On sait pertinemment que depuis plusieurs semaines et plusieurs mois, en réalité, les États-Unis sont à la manette. Mais si Donald Trump arrive à rétablir dans cette région la paix, j'ai envie de dire, tant mieux.

14:19
Locuteur non identifié

Mais si vous avez envie de lui faire confiance, vous, à Donald Trump ?

14:21
Yoann Gillet

Mais ce n'est pas une question de confiance. Moi, je vois qu'il y a une nécessité d'avoir un discours, en tout cas un dialogue diplomatique qui soit suffisamment construit pour permettre d'aboutir à la paix. Parce que c'est l'unique objectif, c'est la paix.

14:37
Présentateur

Et lorsqu'Emmanuel Macron dit que la paix ne peut pas se faire sans les Ukrainiens...

14:41
Yoann Gillet

Évidemment. Évidemment qu'aucun accord ne pourra être ficelé sans les Ukrainiens. On parle là d'une guerre entre la Russie et l'Ukraine. Donc, évidemment, les Ukrainiens ont leur mot à dire et doivent participer aux négociations. Après, il peut se comprendre que dans des discussions diplomatiques, l'on veuille parler avec les uns, avec les autres. L'objectif final, c'est la paix. Mais si la méthode Trump aboutit, ce sera une victoire et on s'en félicitera. Mais la méthode Trump,

15:15
Locuteur non identifié

si c'est de céder des territoires à la Russie ?

15:18
Yoann Gillet

Mais ce n'est pas à Donald Trump de décider de céder tel ou tel territoire. C'est à l'Ukraine de décider de son avenir. Et l'Ukraine a évidemment son mot à dire. Et évidemment, les États-Unis n'ont pas à décider de l'avenir territorial de l'Ukraine. Ça, c'est une évidence totale. Moi, ce que je constate et ce que je déplore en revanche, c'est que la diplomatie française est relativement absente depuis quelques temps et largement affaiblie. Affaiblie d'ailleurs du fait d'Emmanuel Macron, comme elle l'a été récemment dans les discussions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. La diplomatie française, aujourd'hui, n'a plus le poids qu'elle avait dans le passé.

15:55
Locuteur non identifié

Yoann Giliens, on va maintenant parler de votre parti, le Rassemblement national, le RN, Renaud Blanc, dont on va scruter la stratégie dès le mois prochain.

16:02
Présentateur

Oui, d'ailleurs, en cas de chute du gouvernement Bayrou à l'automne, qu'espérez-vous ? Un nouveau gouvernement, une dissolution ou une démission, ou vous souhaitez une démission d'Emmanuel Macron pour des présidentielles anticipées ?

16:15
Yoann Gillet

Moi, je vous l'ai dit, si nous censurons le gouvernement, c'est pour protéger les Français. Mais évidemment, nous continuons de demander une dissolution. Parce qu'en juillet dernier, nous avons connu une élection législative très particulière, ça ne vous aura pas échappé, avec une alliance de la honte allant des LFI jusqu'au LR en passant par la Macronie. Les Français ont bien compris que c'était une supercherie et que cela n'aboutissait sur rien. Et donc, les Français réclament de nouvelles élections et sont très majoritairement favorables à de nouvelles élections.

16:47
Présentateur

Dissolution, ça signifie plus de Marine Le Pen au Palais-Bourbon ?

16:50
Yoann Gillet

S'il y a une dissolution, ce que nous proposerons aux Français, c'est une majorité, comme nous l'avions fait en juillet dernier. Nous avions dit aux Français que nous nous présentions aux élections pour obtenir une majorité, pour envoyer Jordan Bardella à Matignon en tant que Premier ministre et pour pouvoir enclencher le redressement dont la France a besoin.

17:12
Présentateur

À l'intérieur du parti, le fait qu'en cas de dissolution, Marine Le Pen ne puisse pas se représenter, ça ne vous amène pas à réfléchir en disant la dissolution si on n'a plus notre chef de file, si je puis dire, à la semaine,

17:25
Yoann Gillet

ça peut être compliqué ? Premièrement, il y a des recours qui ne sont pas encore terminés et qui devraient pouvoir permettre à Marine Le Pen de se représenter. C'est en juillet 2021, mais ça ne sera pas tout de suite s'il y a une dissolution. Vous parlez d'autre chose. Il y a des recours qui vont arriver dans les prochaines semaines. Il y a également autre chose, c'est l'intérêt de notre pays et dans le logiciel de Marine Le Pen, son cas personnel ne compte pas et Marine Le Pen ne pense qu'à l'intérêt des Français et à l'intérêt de notre pays et donc nous demandons la dissolution.

Marine Le Pen est la première à demander cette dissolution et ne tient pas compte de sa possible ou non candidature à l'élection législative. Donc le plan B,

18:07
Locuteur non identifié

le plan Bardella, vous y travaillez plus que jamais ?

18:10
Yoann Gillet

Mais Jordan Bardella est notre candidat au jour d'aujourd'hui à Matignon pour être Premier ministre. Voilà la réalité.

18:17
Locuteur non identifié

Si nous avons la majorité

18:19
Yoann Gillet

et nous avons à offrir nous aux Français un programme précis, une véritable alternance, un changement de cap pour redresser la France et remettre la France en ordre.

18:28
Présentateur

Plan B comme Bardella parce qu'on se projette aussi sur 2027. Si finalement Marine Le Pen ne peut pas se présenter, c'est la solution Bardella parce que là aussi en interne, à l'intérieur du parti, certains disent que ce n'est peut-être pas forcément le meilleur candidat.

18:42
Yoann Gillet

Non, il n'y a aucune discussion sur le sujet. Marine Le Pen est notre candidate à l'élection présidentielle. Vous le savez, nous avons eu l'occasion de le dire 40 fois. Si Marine Le Pen devait être empêchée, Jordan Bardella serait évidemment, naturellement et sans aucune contestation, notre candidat à l'élection présidentielle. Moi, ce que je veux dire aux Français, c'est qu'il soit rassuré.

Nous aurons évidemment un candidat soutenu par le Rassemblement National à l'élection présidentielle et nous pourrons alors enclencher l'alternance dont le pays a besoin, redresser les finances publiques, lutter activement contre la submersion migratoire que nous vivons et en finir avec le macronisme qui a fait tant de mal à la France.

19:21
Locuteur non identifié

Merci Yohan Gillet d'avoir été l'invité du 830 France Info. Je rappelle que vous êtes député du GAR et porte-parole du Rassemblement National. Sous-titrage ST' 501