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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 11 avril 2022 11 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécurité

Pourquoi Mélenchon a (aussi) gagné, Pécresse et Jadot appellent aux dons, Ukraine… Actus du jour

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    « Jean-Luc Mélenchon qui a réuni près de 22% des voix. »
  • 1:23PrésentateurChiffre
    « 420 000 voix le séparent de la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen. »
  • 1:28PrésentateurChiffre
    « En 2017, c'était 600 000 voix. »
  • 1:41PrésentateurFait
    « un candidat du Parti communiste français Fabien Roussel »
  • 1:51PrésentateurFait
    « le Parti communiste français, lors des dernières élections, par exemple, en 2017, s'était allié, justement, à la France insoumise lors de la présidentielle. »
  • 3:22PrésentateurChiffre
    « La France Insoumise, donc le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, a aujourd'hui 17 députés à l'Assemblée nationale. »
  • 3:35PrésentateurPromesse
    « « imposer une cohabitation à Emmanuel Macron » »
  • 4:30PrésentateurFait
    « Il a, en fait, répété à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas donner de voix à Marine Le Pen. »
  • 4:39PrésentateurFait
    « Il va organiser une consultation de ses 310 000 soutiens pour discuter des options entre le vote Macron, le vote blanc ou encore l'abstention. »
  • 5:07PrésentateurFait
    « le score de Jean-Luc Mélenchon est très haut et les derniers sondages montrent que, eh bien, les intentions de vote entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont très, très serrées dans le cas de ce second tour. »
  • 6:47PrésentateurChiffre
    « 8 candidats sur 12 n'ont pas atteint ce seuil des 5% au premier tour. »
  • 7:02PrésentateurChiffre
    « à moins de 5% des suffrages, et c'est seulement 800 000 euros qui sont remboursés. »
  • 7:17PrésentateurChiffre
    « Yannick Jadot a lancé un appel aux dons. Le parti a, en fait, mis en place une cagnotte en ligne pour récolter 2 millions d'euros en 5 semaines »
  • 7:46PrésentateurChiffre
    « Valérie Pécresse a expliqué ce matin s'être personnellement endettée à hauteur de 5 millions d'euros »
  • 9:07PrésentateurChiffre
    « des dizaines de milliers de personnes seraient mortes à Mariupol. »
  • 10:37PrésentateurFait
    « les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union Européenne ont discuté ce lundi d'une potentielle sixième vague de sanctions contre la Russie. »

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La défaite aux allures de victoire pour Jean-Luc Mélenchon, le début de la campagne du second tour de la présidentielle ou encore l'actualité toujours aussi importante forcément en Ukraine. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. Le week-end était forcément très chargé en tout cas de notre côté avec ce premier tour, mais on ne perd pas de temps et on est donc parti ensemble aujourd'hui pour une nouvelle plongée dans l'actualité en une dizaine de minutes. Et au passage, dans cette vidéo, je ne vais pas vous détailler les résultats du premier tour. Si vous voulez un résumé de ce premier tour, j'ai réalisé une vidéo dédiée à ce sujet sur cette soirée électorale.

J'ai tourné la vidéo dans la nuit de dimanche à lundi et elle est disponible sur ma chaîne YouTube principale. Du coup, je vous mets le lien directement en description si jamais ça vous intéresse. Alors dans les prochains jours, on va évidemment beaucoup parler d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pour mieux comprendre les enjeux absolument cruciaux de ce second tour. Mais avant ça, aujourd'hui, on va revenir sur un autre élément marquant. C'est en l'occurrence le seul autre candidat proche au niveau du score des deux autres qualifiés. C'est Jean-Luc Mélenchon qui a réuni près de 22% des voix. Alors sa campagne est-elle une réussite ?

Évidemment, si on se base uniquement sur la question de la qualification, pour lui, c'est assez évident, c'est une déception. 420 000 voix le séparent de la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen. En 2017, c'était 600 000 voix. Et c'est très peu. C'est d'autant plus dur, par ailleurs, à accepter pour le camp de Jean-Luc Mélenchon qu'on peut imaginer que sans la candidature, par exemple, d'un candidat du Parti communiste français Fabien Roussel, eh bien, Jean-Luc Mélenchon aurait pu accéder au second tour. Et cette question, comme ça, d'union de la gauche, sans qu'elle soit totale, eh bien, c'était un sujet qui était quand même présent dans la campagne.

Il faut savoir, par exemple, que le Parti communiste français, lors des dernières élections, par exemple, en 2017, s'était allié, justement, à la France insoumise lors de la présidentielle. C'est donc forcément un échec de ce point de vue-là. Mais d'un autre côté, et malgré donc cette division de la gauche, Jean-Luc Mélenchon n'avait jamais fait un aussi bon score lors d'un premier tour de la présidentielle, que ce soit d'ailleurs en termes de voix ou encore en termes de pourcentage. Là où il a vraiment réussi son pari, en fait, c'est qu'il s'est imposé comme le véritable vote utile pour la gauche.

En gros, son message, c'était « Si jamais vous voulez que la gauche passe au second tour, eh bien, il faut voter pour moi. » Un message qu'il a donc réussi à faire passer, ce qui lui a permis de se retrouver aussi haut. Et d'ailleurs, l'espoir chez les soutiens de Jean-Luc Mélenchon s'est senti pendant une bonne partie de la nuit, puisque un certain nombre de ses soutiens s'étaient réunis devant le lieu où il était réuni pour cette soirée électorale.

Il y avait en fait des centaines de personnes qui espéraient, eh bien, au fil du décompte du ministère de l'Intérieur, une potentielle victoire de Jean-Luc Mélenchon, qui au final, donc, vous l'avez compris, n'a pas réussi à dépasser Marine Le Pen. Et ça, c'est joué à cet écart que je viens de vous évoquer. Ce qui est sûr, par contre, c'est qu'un score aussi élevé, même s'il ne l'emmène pas, donc, vous l'avez compris, au second tour, lui permet, par contre, d'aborder les élections législatives avec pas mal de motivation et de confiance. On en parle assez peu, puisque forcément, eh bien, les regards sont tournés sur la présidentielle aujourd'hui.

Mais les élections législatives, ça a lieu tout simplement au mois de juin, donc, dans pas si longtemps que ça, pour élire, donc, les députés de l'Assemblée nationale. La France Insoumise, donc le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, a aujourd'hui 17 députés à l'Assemblée nationale. Mais cet élan, donc, en faveur de Jean-Luc Mélenchon lors de cette campagne pourrait éventuellement se prolonger. Le numéro 2, d'ailleurs, de la France Insoumise, Adrien Quatennens, a déclaré ce lundi qu'il souhaitait, je cite, « imposer une cohabitation à Emmanuel Macron », si c'est Emmanuel Macron, en l'occurrence, qui reste à l'Élysée.

En gros, ça voudrait dire essayer de remporter les élections législatives pour avoir une majorité de députés de gauche à l'Assemblée nationale et forcer, ainsi, donc, eh bien, Emmanuel Macron à gouverner avec la gauche dans le cas, encore une fois, où Emmanuel Macron est réélu, parce qu'absolument rien n'est sûr. Mais donc, le parti de la France Insoumise se projette déjà dans l'après et les élections législatives vont être assez intéressantes dans tous les cas à analyser, que ce soit pour ce parti comme pour d'autres. On aura l'occasion, forcément, d'analyser tout ça pour les autres partis aussi dans les prochains jours.

Ce qui veut dire, donc, que c'est très probablement la dernière campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en tant que candidat, comme c'était pressenti ces derniers mois. Mais alors, que va-t-il se passer désormais ? Il y a, en fait, une grande inconnue de l'entre-deux-tours, c'est le vote des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, surtout, vu comme ils sont nombreux aujourd'hui. Hier soir, il a, en fait, répété à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas donner de voix à Marine Le Pen. Il va organiser une consultation de ses 310 000 soutiens pour discuter des options entre le vote Macron, le vote blanc ou encore l'abstention.

Et au-delà, d'ailleurs, de ce mouvement, eh bien, l'enjeu, c'est est-ce que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon vont davantage aller voter pour Emmanuel Macron pour faire barrage à l'extrême droite ? Est-ce qu'ils vont s'abstenir, puisqu'ils refusent les politiques d'Emmanuel Macron ou Marine Le Pen ? Et enfin, est-ce que certains vont aussi voter pour Marine Le Pen, ce qui va donc renforcer cette candidate ? L'enjeu est, en tout cas, crucial, puisque, donc, le score de Jean-Luc Mélenchon est très haut et les derniers sondages montrent que, eh bien, les intentions de vote entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont très, très serrées dans le cas de ce second tour.

Marine Le Pen, d'ailleurs, l'a bien compris, puisque, lors de son discours dimanche, on l'a entendu, elle a parlé notamment de pouvoir d'achat ou encore de justice sociale, qui sont des thèmes très forts pour Jean-Luc Mélenchon. Et, d'une certaine façon aussi, Emmanuel Macron a fait de même dans son discours hier, mais aussi encore avant il y a quelques jours. Bref, sans se qualifier pour le second tour, on sent bien que Jean-Luc Mélenchon va continuer à jouer un rôle important dans cette présidentielle.

Ça me semblait, en tout cas, assez intéressant d'évoquer tout ça avec vous, en complément, forcément, à des actus spéciales que j'ai déjà sorties sur les résultats, et je vous remets le lien de la vidéo YouTube directement en description. Et on continuera forcément, dans les prochains jours, et jusqu'au second tour, à analyser tout ça et à analyser ce second tour de l'élection présidentielle, notamment, évidemment, dans le cas d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, puisqu'il y a forcément beaucoup de choses à dire. Alors, on va continuer à parler quelques instants de l'élection présidentielle, avec, d'abord, cette première information.

Emmanuel Macron était, ce lundi, dans les Hauts-de-France, donc dans le nord de la France, pour son premier déplacement depuis le premier tour. L'objectif, il est très clair, essayer de reconquérir cette région où la candidate d'extrême droite, Marine Le Pen, est arrivée largement en tête. Le président candidat s'est notamment rendu dans la ville de Denain, où Marine Le Pen dépasse 40% des voies sur place. C'est le début, donc, visiblement, d'une longue série de déplacements pour le président français, alors que le second tour est très loin d'être joué.

De son côté, Marine Le Pen était ce lundi après-midi dans Lyon, aux côtés d'agriculteurs, notamment Lyon, où elle est, là aussi, arrivée en tête avec 31% des suffrages. Deuxième information que je voulais vous transmettre, plusieurs candidats qui ont récolté moins de 5% des voies ont lancé, entre hier et aujourd'hui, différents appels aux dons. D'ailleurs, 8 candidats sur 12 n'ont pas atteint ce seuil des 5% au premier tour. Alors, pourquoi est-ce qu'on parle de ces 5% ? Eh bien, en fait, je vous la fais courte, mais les candidats n'ayant pas atteint 5% n'ont pas leurs frais de campagne intégralement remboursés.

En fait, à moins de 5% des suffrages, et c'est seulement 800 000 euros qui sont remboursés. Autrement dit, pas grand-chose pour des campagnes de grande ampleur. Du coup, dès dimanche soir, eh bien, le candidat écologiste Yannick Jadot a lancé un appel aux dons. Le parti a, en fait, mis en place une cagnotte en ligne pour récolter 2 millions d'euros en 5 semaines pour que le parti puisse couvrir ses dépenses. De son côté, Valérie Pécresse, donc la candidate de droite du parti Les Républicains, n'a pas non plus réussi à obtenir 5% lors de ses élections. Elle peut donc prétendre un remboursement de 800 000 euros, mais pas plus.

Il manque donc 7 millions d'euros au parti pour rembourser sa campagne. Valérie Pécresse a expliqué ce matin s'être personnellement endettée à hauteur de 5 millions d'euros et appelle donc, je cite, à une aide d'urgence. On verra concrètement ce qu'il en est et si elle arrive à récolter cet argent. Enfin, troisième et dernière information présidentielle aujourd'hui que je voulais vous transmettre, qui me semblait d'ailleurs assez essentielle quand même à noter.

Plusieurs personnes, visiblement plusieurs dizaines, voire centaines de personnes en France et particulièrement à Marseille, Strasbourg ou encore en région parisienne, affirment avoir été radiés à tort des listes électorales et donc, ils n'ont pas pu voter puisqu'ils n'étaient pas inscrits. Le journal Le Parisien s'est notamment rendu dans la ville de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis où des dizaines d'électeurs n'ont pas pu voter alors qu'en théorie, ils devraient visiblement pouvoir le faire. Alors, on ne sait pas concrètement ce qui s'est passé. Pour l'heure, ça reste assez flou. Apparemment, ce seraient potentiellement des erreurs de la mairie.

En tout cas, il y a forcément beaucoup de médias qui travaillent sur ce sujet. Une adresse mail a notamment été créée par la journaliste Sia Masvag pour recenser justement tous ces cas. Alors, visiblement, ce n'est pas du tout un nombre de cas qui va chambouler l'élection, le résultat final, loin de là. Mais tout de même, c'est donc forcément un problème potentiellement important. Et donc, je vous mets des liens en description si vous voulez en savoir plus. Et on passe aux dernières informations sur la situation en Ukraine que je voulais vous transmettre aujourd'hui. Et d'abord, cette première actualité.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que depuis le début de la guerre, des dizaines de milliers de personnes seraient mortes à Mariupol. Mariupol, pour rappel, c'est donc cette ville au sud-est de l'Ukraine, qui est assiégée et bombardée en ce moment par l'armée russe. De son côté, l'armée ukrainienne dit se préparer à une ultime bataille à Mariupol, car ses munitions s'épuisent face donc à ses assauts successifs venant de la Russie. Les soldats ukrainiens craignent donc d'être tués ou alors capturés par les soldats russes. On continuera évidemment de vous informer là-dessus.

Même si c'est dur d'avoir des informations sur la situation en Mariupol, étant donné qu'il y a désormais très très peu de journalistes sur place. Il y a eu une difficulté aussi pour les ONG d'accéder sur le terrain. Deuxième information sur l'Ukraine, le chef du gouvernement autrichien, donc en fait le chancelier autrichien Karl Nehammer, s'est rendu aujourd'hui à Moscou, donc en Russie. Il s'agit du premier dirigeant européen à le faire depuis le début de l'invasion russe en Ukraine. Alors il s'est entretenu avec le président russe Vladimir Poutine pour essayer d'obtenir des couloirs humanitaires en Ukraine pour évacuer donc un maximum de civils. On verra si tout cela a un impact.

Troisième information par ailleurs que je voulais vous donner, des techniciens et scientifiques de la gendarmerie française sont arrivés en Ukraine pour enquêter sur des possibles crimes de guerre commis par l'armée russe autour de Kiev, qui est donc la capitale de l'Ukraine. On a beaucoup parlé notamment de la ville de Bucha la semaine dernière dans les actus du jour. Ils vont notamment donc épauler leurs homologues ukrainiens pour enquêter sur ces potentiels crimes de guerre. Et enfin, dernière information que je voulais vous transmettre, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union Européenne ont discuté ce lundi d'une potentielle sixième vague de sanctions contre la Russie.

Il faut savoir que Volodymyr Zelensky demande des sanctions beaucoup plus fortes, notamment l'arrêt des achats de pétrole et de gaz venant de Russie par les pays européens. Il a aussi demandé que les pays occidentaux fournissent des armes lourdes à l'Ukraine pour résister à l'offensive de la Russie. Mais le fait d'arrêter notamment d'acheter du gaz et du pétrole russe divise toujours énormément les 27 pays de l'Union Européenne, notamment parce que certains pays comme l'Allemagne en sont encore très dépendants. Affaire à suivre donc là-dessus dans les prochains jours. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour.

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