à l Assemblée Davy RIMANE Député de Guyane sur la Lutte contre le Harcèlement Scolaire et le Racisme
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Venez vous fondre le temps d'un instant dans un autre monde. à mon équipe d'avoir organisé cela. Donc Jeanne euh remerci particulier aussi pour Lidy qui dès le départ était avec moi sur ce sujet là.
Donc je vais vous raconter un peu l'historique rapidement avant de laisser la parole aussi au aux personnes qu'on va mettre à l'honneur ce matin puisqu'elles ont vécu des choses que je qualifierai d'inadmissible, d'insupportable. Je n'ai pas assz de mots qualificatifs pour parler de cette situation. C'est par hasard en fait, je regarde un peu les les journaux, les médias et je vois je vois passer le sujet qui concerne, vous l'entendez tout à l'heure, Taï qui a suivi quelque chose de pour moi, je ferai dévastateur dans son jeune âge et tout de suite, j'ai demandé à mon équipe, mais je veux savoir euh de qui il s'agit, où est-ce qu'ils habitent parce que je veux les rencontrer tout de suite parce que c'était c'était insupportable. et nous sommes allés à la rencontre de la famille de de Taïs.
Nous avons pu discuter. Donc, je me suis déplacé vers eux. C'était pour moi important d'aller les voir sur leur lieu de de vie et d'échanger avec eux par rapport à ce qui s'était passé.
Et donc tout de suite, on a dit non, il faut faire quelque chose, il faut s'emparer de cette situation, faut s'emparer de cette question parce que ça devient banal depuis quelques temps. Euh on parle beaucoup de de harcèlement mais c'est ce que j'ai envie de dire l'éducation nationale a décidé de mettre en avant en parlant de harcèlement alors que à la base c'est du racisme pour ne pas dire la négrophobie. Donc on va pas les mots qu'il faut aujourd'hui.
Je n'aurais pas de de l'homme de bois. Ça n'a jamais été ma marque de fabrique. Et maintenant il il est il est temps d' de donner aujourd'hui un coupé dans la familière.
Ensuite, quelques temps après, il y a eu comme par hasard aussi, je regarde un peu les réseaux sociaux, je vois l'histoire d'Anaïs qui me révulse au plus haut point en on revient des temps des temps que je croyais peut-être jeis dire naïvement révolu. Est-ce que Anaïs a subi aussi donc qui a fait preuve de beaucoup de courage face à cette situation là avec aussi dans les deux situations leurs mamans, elles sont courageuses sont des femmes debout chez moi. En Guy on pe on dit que ce sont des femmes joke parce que dans notre culture la femme est au est l'épicentre de notre société.
Donc on il y a beaucoup de respect pour la femme pour la maman. C'est quelque chose qu'on respecte au plus haut point et j'aimerais saluer aussi ces deux mamansl parce que ce que j'ai pu voir et entendre de leur part c'est du courage absolu. Je peux vous dire que dans la classe politique à l'heure actuelle on manque cruellement de courage pour ne pas dire autre chose.
L'hypocrisie fait rage dans ce monde là malheureusement alors qu'on devrait ça devrait être le lieu de décision qui réponde et qui puisse faire face en tout cas au aux injustices et apporter une aide concrète à c on besoin de mon parcours de vie. C'est pour ça que cette chose là me touche parce que j'ai je suis né en Guyane. J'ai j'ai grandi une partie de ma vie en Guyan et mon plus jeune âge à la mort de mon père, je suis venu vivre en France donc avec ma grand-mère paternelle qui habitait dans le sud de la France, dans le sud-est, plus précisément à Cann.
Et c'est arrivé à Cann quelques semaines après, j'ai compris, j'ai appris ce que c'était être noir ici. D'accord. Chez moi, je ne connaissais pas ça.
C'est en arrivant ici que j'ai compris c'est quoi être noir en France. Donc j'ai grandi avec ça avec des blessures qui te sont jamais refermées. Mais ce qui m'a guidé jusqu'à aujourd'hui et je remercierai toujours ma grand-mère, c'est l'amour de l'autre.
Elle m'a éduqué toujours en en ayant comme vecteur l'amour de l'autre, l'amour de son prochain, le respect de son prochain. Ne pas répondre par la haine parce que on reçoit la haine mais il faut pas répondre par la haine. Il faut être intelligent, il faut aimer son prochain, faut le respecter parce que cette fa pour nous gage de réussite.
Ça veut pas dire aimer son prochain, le respecter, perdre sa dignité et accepter du n'importe quoi. Donc aujourd'hui, moi le message en entrée de discussion que je voulais vous passer que malgré la diversité, malgré les difficultés, quel que soit votre âge et bien sûr les plus jeunes n'auraient pas à subir ça, vous n'êtes pas seul. Il y a des hommes et des femmes, des même des moins jeunes qui sont ce bas monde et qui veillent sur vous aussi dès qu'ils pourront vous apporter aide, assistance, euh écoute, le feront allègrement.
Donc je sais que des fois à travers des moments compliqués, on croit qu'on est au goût, il y a rien après. Mais dites-vous non, il y a toujours une personne qui sera là vos côtés pour vous venir en aide et vous apporter un soutien à à différents moments. Donc n'hésitez pas à parler.
Je sais que des fois c'est compliqué, on n'ose pas, on reste plutôt dans son coin, on s'isole, on se renferme. Mais il faut s'ouvrir aux autres. La clé de la réussite de tout ce que je peux vous dire, c'est s'ouvrir à l'autre, partager, expliquer euh aux personnes qui auront les le l'oreille attentive, les goûtes nécessaires à cela.
D'accord ? Donc sans sans plus tarder, j'aimerais passer la parole d'abord à ce jeune homme, ce jeune garçon qui m'a complètement bluffé positivement parce que j'étais rencontré malgré tout ce qu'il a vécu, il démontre une un courage et une abnégation face à tout cela qui force le respect, l'admiration ce qui me concerne. Taï, bienvenue à toi.
Tu as la parole. Ben, je m'appelle Taïs, j'ai 15 ans. Et ben pour commencer, je voudrais déjà remercier bah monsieur Riman de m'avoir invité ici aujourd'hui et d'avoir bah pris en main mon histoire.
Donc bah si je me tiens devant vous aujourd'hui dans l'enceinte bah où on écrit les lois de notre nation, bah c'est pour parler d'un sujet qui n'est pas facile et qui malheureusement touche beaucoup de jeunes. Donc bah le harcèlement scolaire et le racisme notamment. Donc bah pendant des années, mon quotidien n'a pas été celui d'un enfant ordinaire mais celui d'une cible.
J'ai subi les coûts, les insultes, les humiliations. J'ai subi ce racisme comme on dit ordinaire. Celui qu'on minimise, qu'on excuse mais qui nous ronge jusqu'à l'os collège rural était le seul métis.
Pour l'institution, je n'étais pas une victime. À protéger, j'étais un problème de gestion qu'il était plus simple de pardon qu'il était plus simple de mettre sur le tapis. Le plus douloureux, ce ne sont pas seulement les coups de mes agresseurs, c'est le silence de ceux qui auraient dû me protéger. l'éducation nationale qui a détourné le regard, l'inspection académique qui a ignoré mes appels, la justice qui est restée sourde face à mes plaintes.
On a fait germer en moi la colère de la colère, la haine et ce sentiment dévastateur d'être abandonné par ma propre patrie. Est-il est-il normal de faire naître cela dans le cœur d'un enfant de 11 ans ? normal qu'à cet âge la seule la seule issue que j'ai trouvé pour arrêter le cauchemar soit de vouloir mourir excuse pour survivre j'ai dû quitter le système.
J'ai fait mon collège à la maison. Ma mère est devenue mon rempart, ma prof, mon infirmière. Elle a dû sacrifier sa carrière et sa vie de femme pour porter les débris d'un fils que l'école de la République avait broyé.
Aujourd'hui, j'ai 15 ans et ma santé est marquée à jamais par ce traumatisme. Vous m'avez volé mon insouciance, vous m'avez volé mes plus belles alliés. On m'a fait sentir que je n'avais pas ma place en France à cause de ma couleur de peau alors que c'est mon pays.
Je ne suis pas ici pour demander de la pitié mais des comptes. Le rasmis le racisme est un délit, pas une opinion. Le harcèlement est un crime, pas une chamallerie.
Tant que l'institution préférera protéger sa réputation plutôt que ses élèves, tant qu'on poussera les victimes vers la sortie ou la fin de leur vie pour ne pas faire de vague, vous continuerez de fabriquer des enfants brisés. J'ai une pensée émue pour Nicolas, Lin Lucas, Marion et plus récemment encore Camélia, Tia. Car oui, l'histoire se répète et nous n'en tirons aucune leçon pour.
Je m'appelle Thaïs, je suis francoénégalais et je refuse désormais d'être celui qu'on cache. Merci. Comprenez pourquoi je vous dis que ce ce jeune homme moi m'a touché en plein cœur et les propos que tiens ce matin sont d'une maturité exceptionnelle à un âge pareil.
Donc euh moi il me chaque fois que je suis entend il me enfin bref, j'aimerais maintenant laisser la parole à sa maman qui va aussi exprimer un certain nombre de choses et je vous dis l'applaudir aussi parce que c'est une Bonjour à tous. Merci pour l'intérêt que vous avez porté à l'histoire de Thaïs. C'est difficile pour lui, pour moi, pour toute la famille, mais il y a quand même de l'espoir.
On s'en sort du harcèlement scolaire. J'espère que cette intervention va permettre de faire avancer les choses concrètement cette fois-ci et pas juste des paroles ou des beaux discours et parce que ça a été très compliqué. Il y a le harcèlement scolaire, mais il y a aussi les après les informations préoccupantes de l'aide sociale à l'enfance qui nous stigmatis parce qu'on a pas d'autre choix que de faire l'école à la maison pour protéger nos enfants.
Donc on doit se battre sans cesse contre le système, prouver qu'on est une bonne maman, que notre fils est est malgré tout épanoui. Je pense que vous l'avez vu, il parle bien, il réfléchit bien malgré qu'il est resté 4 ans à la maison à faire le collège. Et ben, j'espère franchement que ça va faire réfléchir beaucoup de monde, les jeunes, les moins jeunes et faire prendre conscience que le racisme et le harcèlement scolaire, c'est très grave et ça peut détruire une vie et détruire également toute une famille.
Alors ce que je ne vous ai pas dit aussi on s rentrant dans le détail, c'est que elle a bien expliqué après la partie harcen scolaire, vous avez le département qui s'est acharné sur cette famille là au travers de l'aide sociale à l'enfance. Euh je dis bien c'est un acharnement qui s'est mis en place. C'est incompréhensible ce qui s'est déroulé pour cette famille.
Ils sont doublement très bienement victimes euh dans cette histoire-là. Et la bien raison d'expliquer que le système qui est censé garantir les protéger n'a fait que les broyer jour après jour, semaine après semaine, malgré du fait que euh elle a son fils qui est vécu une telle tragédie. Donc c'est bien pour ça que moi encore une fois je j'aimerais vraiment saluer votre courage, votre abné négation, votre détermination à protéger votre enfant et à faire face à tout ce que vous avez vécu aujourd'hui.
Mais j'ai envie de vous dire vous avez besoin aussi un peu de repos. Il est temps que les gens qui sont responsabilité prennent ces responsabilités là. Et donc moi je faire en sorte dans les miennes de faire entendre votre voix et essayer de faire bouger les lignes à différents niveaux parce que effectivement là le temps n'est plus à la parole la parlotte le temps à l'action.
Donc vous pourrez compter sur moi, ça c'est clair ce qui concerne. Maintenant, je je souhaiterais donner la parole à Anaïs qui elle aussi à sa manière a fait preuve de beaucoup de courage parce que je pense que si j'étais à la place d'Anaïs, je ne sais pas si à son âge j'aurais réagi comme ça. Je pense que j'aurais fait quelque chose qui peutê m'aurait peut-être porté préjudice, mais je pense que j'aurais fait mais elle a été sage, elle a été digne et pour cela je la salue.
Donc je passe la parole à Anaïs aujourd'hui. Donc je suis une jeune fille de 18 ans d'origine franc-congolaise. J'ai intégré cet établissement à la rentrée de septembre pour faire le BTSCGM collaborateur juriste notarial.
Depuis de la depuis le début de l'année, j'ai suivi dans cet établissement des propos racistes et de l'harcèlement. Le 26 novembre 2025, lors de ma pause déjeuner, à mon retour, l'agente de l'établissement m'a retiré ma table et ma chaise et les enfermé dans une autre salle de l'établissement. Je lui ai demandé pourquoi, elle m'a répondu que ça l'a dérangé.
Elle ensuite dit que je pouvais m'asseoir où je voulais. Et quand je me suis assise à une nouvelle place, elle m'a crié dessus avec le soutien de mes camarades en me disant que la place était réservée pour mes autres camarades. J'ai vite compris que cette reine ne s'appliquait pas pour moi et que c'était pour m'humilier car je devais attendre que elle toute s'assoit pour que je m'assois en dernière à la seule place qui reste.
Je suis ensuite partie au commissariat le 27 novembre. Le 27 novembre 2025, je suis arrivée en cours. Le 27 novembre 2025, je suis arrivée en cours en retard.
J'ai dit aux surveillants que c'est le que le bus était rempli. Il m'a répondu "Vous avez l'habitude d'être entassé." En faisant référence au café de négrière, j'ai repris ensuite ma place de moi-même.
La directrice est venue dans ma classe pour m'obliger à ce que j'attends chaque matin que mes autres camarades s'assoent pour que je prenne la dernière place qui reste. Je lui ai répondu que non. Elle m'a répondu "On verra ça." Le 28 novembre 2025, je suis virée de l'établissement.
Ce même jour des professeurs ne se sont pas présentés en cours pour ne pas me voir. Oui, elle m' envoyé une photo. Elle était toute seule dans la salle et les professeurs étaient en train de faire une réunion pour la sortir de l'école quelques heures après à 18h rentre, on lui dit de regarder pronote.
On lui dit que lundi, il faut plus qu'elle se présente à l'école. Donc 2 ans d'étude de gâché pour une table et une chaise qu'elle a demandé que son père paye tous les mois vu que c'est une école privée. Voilà.
Non, je Excusez-moi. Pardon. Merci monsieur le député.
Nous sommes tous touchés et émus par les témoignages que nous avons entendu et qui sont extrêmement nombreux. Donc moi, je suis Louis Georgin, l'ancien président du CR le conseil représentatif des associations MOA et j'ai aussi été formateur à l'UFN. Donc je forme des professeurs et je dirais que dans ces questions de harcèlement, il y a toujours à faire du préventif et du répressif, les deux.
Alors, je commencerai par le préventif. On sait qu'il y a à peu près 10 % des collégiens et des lycéens qui sont victimes de harcèlement et 35 % qui ont été témoins. Combien ont réagi ?
En tout cas, moi lorsque je formais des enseignants, des enseignants, je leur disais cette question des discriminations. Qu'est-ce que vous en faites dans vos cours ? Et on me disant général, moi je suis le professeur de mathématiques, d'histoire et bien il faut finir le programme, on n arrive jamais.
Si d'aventuriillet, on verra, on pourra parler des discriminations, enfin le programme avant tout. Et moi, je leur disais "Bah écoutez, moi je suis comme vous, je suis prof de français aussi à la fac et le programme c'est très important." Mais si vous faites votre cours de français de mathématiques ou de biologie et qu'il y a au fond de la classe un petit garçon qui ne peut pas véritablement comprendre ce que vous dites parce qu'il est malentendant mais n'ose pas le dire.
Il y a des filles qui sont victimes de harcèlement sexistes mais ne se plainent pas parce queelles ont peur du caïd. Si parmi les jeunes gens il y en a qui sont noirs ou arabes qui sont victimes de racisme il y a le petit juif au fond qui a peur qu'on sache qu'il est juif. Il y a une petite fille lesbienne qui est mal dans sa peau parce que elle est victime de pression de toutes sortes.
Est-ce que le message que vous allez porter va vraiment porter ? Voilà. Et donc la question de la discrimination n'est pas un supplément d'âme qu'on porterait en fin d'année s'il reste un peu de temps.
C'est un préalable à tout enseignement. Un préalable. Donc lorsque l'année commence, on doit d'abord s'assurer qu'il y a les conditions de possibilité d'un dialogue.
Vous prenez pas votre téléphone, vous parlez pendant 10 minutes et après vous dites "Allô, est-ce qu'il y a quelqu'un au bout du fil ? Est-ce que la personne est en état d'entendre Donc ce n'est pas un supplément pour les enseignants, c'est un préalable à tout enseignement, quelle que soit la discipline. Et si vous avez établi un bon contact, si vous avez réussi à faire qu'il y ait un climat d'inclusion dans la classe, là vous pouvez commencer le cours de français de mathématique ou d'histoire.
Donc ce n'est pas un supplément d'âme qu'il faut traiter le 14 juillet. C'est le préalable à tout enseignement qu'il faut traiter dès la rentrée. S'assurer qu'il y a un climat d'entente, de bienveillance, quel que soit les différences vraies ou supposées.
C'est un préalable. Ça c'est pour le volet éducatif et du coup le professeur do discuter avec les élèves. Créer ce climat, c'est pas très difficile, c'est une question d'attention et surtout ne pas oublier de le faire.
Le passe de on verra peut-être le 14 juillet s'il reste du temps. Deuxièmement, le volet répressif qui est aussi nécessaire. Pourquoi est-ce qu'on y arrive pas ?
Parce que il y a ce qu'on appelle le la culture de l'impunité. Lorsqu'il y a un harcèlement, et bien il y a plusieurs personnes en général en réunion qui attaquent. Et chacun peut se dire "Bon, c'est pas grand-chose.
Moi, j'ai juste envoyé peut-être deux trois messages sur Instagram. J'étais pas seul, c'était pas moi hein. C'est un petit peu comme le viol en réunion. on était plusieurs, c'était un groupe et tout le monde a l'impression que c'est un peu euh une circonstance atténuante.
On était plusieurs. Donc la faute finalement, elle est divisée par autant de personnes. En réalité, en droit français, c'est une circonstance aggravante.
Normalement, la peine pour un viol, la peine maximale, c'est 15 ans. Pour un viol en réunion, c'est 20 ans. Sur le harcèlement, il y a des lois qui existent mais personne ne le sait en fait et personne ne les applique.
C'est-à-dire que si vous harcelez quelqu'un seul, c'est un délit. Si vous le faites avec vos groupes, et bien la responsabilité n'est pas diluée, elle est aggravée. Pourquoi ?
Parce que évidemment c'est beaucoup plus facile de le faire et les conséquences de la victime sont beaucoup plus graves de la même façon que le viol en réunion est un crime plus grave encore que le viol. Donc déjà les lois existent mais la plupart des gens ne le savent pas. Donc quand ils rejoignent une meute, ils ont l'impression que c'est moins grave parce qu'on est plusieurs.
En réalité, c'est plus grave parce que ils sont plusieurs justement. Donc nous devons sortir de la culture de la responsabilité diluée à une culture de la responsabilité aggravée. Et très peu de gens savent que le système légitime, que la loi existe en ce sens mais n'est pas appliqué.
Donc il faut absolument que dans l'éducation nationale et ailleurs, les gens qui disent "Mais je n'ai rien fait" comprennent aussi que justement vous n'avez rien fait. Or, c'était votre travail de maintenir ces enfants en vie dans de bonnes conditions d'éducation. Et lorsque les enseignants parce que je rencontre disent "Mais moi, je n'ai rien fait." Le professeur dit "Je n'ai rien fait." Je dis mais justement c'est là le problème.
L'inaction est aussi un crime. Donc il y a ceux qui ont fait et qui sont coupables mais ils se sentent moins coupable parce qu'ils étaient plusieurs. Il y a ceux qui n'ont rien fait et qui se sentent encore moins coupables alors que justement leur travail c'était de faire.
Et voilà comment tout le monde se passe la patate chaude. Et la patate chaude en fait et bien ce n'est pas une patate chaude, c'est une personne. C'est une personne qui a des sentiments que nous avons entendu aujourd'hui qui parle qui parle très bien et qui n'a rien mérité. et les discriminations ne sont pas identifiées.
Donc on va pas parler d'homophobie, on va pas parler de négrophobie, on va pas parler de sexisme et cetera. Donc il est temps que la culture de l'institution scolaire change d'une manière radicale parce que aujourd'hui nous sommes dans une culture de l'impunité alors qu'il faudrait véritablement passer à une culture véritable. Merci à toutes et à tous.
Merci beaucoup. J'aimerais aussi maintenant donner la parole à madame qui va elle aussi exposer un certain nombre de choses par rapport à ce que ces jeunes et et d'autres viv sur le territoire français aujourd'hui. Madame Romana, bonjour et merci de m'avoir invité.
Monsieur le député, je suis psychologue et je suis spécialisée en fait en psychothérapie transculturelle et chaque fois on me demande mais c'est quoi en fait justement ce transculturel ? Mais c'est la prise en compte de spécificités comme celle qu'on évoque aujourd'hui à savoir harcèlement et racisme. Alors c'est important de de de connaître cette spécialité.
C'est vrai qu' il y a trop peu, je dirais de de psychologues formés à à la transculturalité. Mais c'est important parce que par exemple dans le cas du racisme, quand il y a seulement des racismes, ben je peux vous dire que la majorité de mes collègues ne vont pas utiliser pour un concept qui a pris qui a qui a pris naissance aux États-Unis il y a plus de 10 ans qu'on appelle le trauma racial. Et donc vous imaginez que si les thérapeutes eux-mêmes, les psychologues ne se ne s'approprie pas la notion de traumatisme quand il y a eu effectivement une expérience raciste, il est évident qu'il sera difficile d'intervenir et ça je le fais.
J'ai soigné des personnes qui ont été victimes de racisme. J'ai vu des cas de traumatisme racial. Et donc ce que ces jeunes ont témoigné, ben la souffrance dont vous parlez quand elle a été aussi frontale, aussi vive, il est évident qu'on retrouve les mêmes symptômes de traumatisme par exemple qui peut être sexuel, qui peut être autre. on retrouve les mêmes choses.
Mais encore faut-il que le diagnostic soit posé et n'est pas posé. Et donc je je me je me souviens l'avoir fait dans justement en fait dans un compte-rendu où j'ai argumenté la notion de traumatisme racial en faisant référence effectivement au psychologue américain qui avait conceptualisé ce traumatisme racial et ses impacts et cetera. Et j'ai dû écrire tout ça pour effectivement que soit entendu que l'expérience raciste qui a avait eu un impact psychologique comme souvent on peut le retrouver dans d'autres traumatismes et je crois que c'est aussi ça.
C'est-à-dire que à la fois euh pour aider euh bien évidemment des jeunes, beaucoup en sont victimes, mais il y a à la fois plusieurs professionnels qui doivent intervenir. tu as parlé de l'école, mais il y a aussi ben ceux qui souffrent et donc il y a aussi une intervention très précise à faire et pour ça ben il faut que tout le monde soit formé. Donc je moi ce qui m'importe aujourd'hui euh c'est de transmettre c'est de former d'autres professionnels à ce trauma racial et à ce que ça implique effectivement comme intervention.
Alors n'hésitez pas aussi hein, c'est je pense que les enfants qui ont parlé sont très courageux, la jeune adulte également mais tout comme n'importe quel traumatisme quand on ne le traite pas, il ressurgit et il affaiblit, il vous ronge de l'intérieur. Donc n'hésitez pas aussi à faire à à faire en sorte que qu'il y ait un suivi. Et en vous entendant aujourd'hui, j'ai pris conscience de la nécessité.
C'est vrai que quand on traite de de thématiques spécifiques, on se fait un peu remarquer. Mais là, vous entendant, je me suis dit il y a peut-être sans sans sans être critiqué de communautarisme, mais il y a peut-être aussi à donner des thématiques sur lesquelles certains psychologues sont capables d'intervenir. Et de toute façon, la transculturalité n'est pas n'est pas une discipline en tout cas une psycho une psychothérapie transculturelle n'est pas une discipline communautaire.
Donc ça bien évidemment on peut en en désignant son expertise dire voilà je fais de laopsychiatrie ou de la psychothérapie transculturelle mais je pense que ce serait quand même bien de spécifier ceux qui reconnaissent que une expérience raciste qui en plus s'appuie sur du harcèlement et ben c'est un traumatisme. Et ça je je vous ai entendu. Je le faisais peut-être moi de mon côté, mais j'ai j'ai entendu aujourd'hui, je suis contente d'être venue pour ça parce que je j'avais pas cette conscience mais en vous entendant, je vois la responsabilité que j'ai aujourd'hui de pouvoir indiquer quels sont les soignants qui pourront aider vos enfants ou qui pourront vous aider.
Alors, croyez bien que je dès que je sortirai, j'ai déjà un certain nombre de de collègues qui qui sont sensibles à ces notions de traumatisme et je verrai comment on peut rendre ça effectivement plus facilement euh en tout cas à votre portée. Et là aussi quand je vous entendais, je me suis dit euh j'ai j'ai une association qui bon voilà qui qui travaillait encore sur une autre spécificité qui était celle de la famille qui est celle de la famille des familles vous parlerez du de la femme job. Nous on dit la femme potom.
Je me suis dit mais peut-être là aussi à travers cette association, c'est faire émerger une problématique comme celle-là qui est d'actualité de telle façon qu'elle soit rendue visible et que le soin aussi soit rendu visible et que parler de trauma raciale n'est pas propre aux Américains. Voilà. Donc merci de vos témoignages qui m'ont touché, m'ont mise face à mes responsabilités et je peux vous dire que mais le problème qui est posé aujourd'hui, c'est que on est dans une société qui est qui a deux pas de mesure.
Moi, depuis que je suis élu en 2022, une première fois réélu en 2024 en tant que député, moi j'ai eu à dénoncer l'hypocrisie dans l'Assemblée nationale. C'est une farce. Des gens viennent là peror font des envolés lyriques mais dans le fond c'est vite, c'est cru, il y a rien.
D'accord ? Euh il a rappelé il y a les lois qui existent mais ne sont pas appliquées. Pourquoi ?
Mais ne sont pas appliquées pour tout le monde. Tout à fait. C'est parce que si vous regardez bien comment ça fonctionne lorsque ça c'est de raciste ou de ou de négrophobie, on demande toujours au noir oh ça va faut relativiser et puis l'esclavage c'est fait longtemps faut arrêter un peu.
Vous êtes toujours dans l'exagération. Par contre, regardez bien et je qualifie ces acclats d' aussi odieuse, ça peut arriver. Mais lorsqu'il s'agit d'antisémite, la patrouille se met en action tout de suite.
Tout de suite, elle se met en action. Mais la patrouille se met pas en action pour les autres. Je n'aurais pas de discours victimaire ce matin.
Je que les choses soient claires. Moi, moi j'ai un discours ce matin et je le dois en fait de par mon histoire de ces hommes et ces femmes qui se sont battu qui ont perdu la vie pour que moi en tant qu'individu noir je sois debout à vous parler aujourd'hui en respect en mémoire de ces personnes-là. Je veux pas courber les chines et je mets plein de genou pour personne sur ce sujet-là.
Donc, il est temps que nous nous organisions. La même manière que les autres s'organisent, il faut que nous organisions. La même manière que les autres savent faire, il faut que nous sachions faire également qu'on arrête nos querelles de quartier parce que même entre nous des fois c'est pas beau et c'est pas bien ce qui se passe.
L'heure est venue au rassemblement. L'heure est venue de maintenant de la réponse intelligente, une réponse basée sur la paix mais sur la détermination. On a toujours on a toujours et ça ça était toujours de mon éducation ce qui me concerne l'accueil de l'autre.
Moi je suis un territoire qu'on accueille les autres. La est un territoire qui accueille les autres. Laen est un territoire ce que il y a des centaines de langues parlé et nous on moi j'ai pas été élevé dans dans le rejet de l'autre.
Je sais pas ce que c'est ça. J'ai appris ça ici. Oui.
Et j'adore cette phrase de Kir James qui dit on ne fait pas d'intégration par le rejet. Et depuis le temps que des artistes comme lui chantent, militent au travers de leur art, qu'est-ce qui avancé ? Qu'est-ce qui a changé concrètement ?
On continue de souffrir jour après jour et aujourd'hui je prends la parole en lieu est place de Thaïs et d'Anaïs. Mais combien d'autres qu'onentend pas, qu'on ne voit pas ? Combien sont-ils ?
Ben moi aussi comme l'a dit madame Rana, c'est c'est ce courage de de ces jeunes m'oblige à la base, j'ai pas été élu pour ça parce que j'étais élu à 8 km de l'hexagone. Maintenant début d' nation jusqu'à preuve du contraire, je me dois effectivement maintenant de prendre ce problème à brascor aussi parce que je sais ce que c'est. Je sais de quoi il parle parce que je l'ai vécu avant maniaque à un autre époque mais c'était quand même aussi violent parce que quand vous arrivez dans un endroit vous bombou ou de négr'est-ce que c'est que ça mais néanmoins comme pour certains de représentants des je remercie les sœurs Nardal qui sont les meilleures fondatrices de la nritude mais moi je suis fier d'être un j'ai pas de problème avec ça he le dit très clairement Je n'ai pas de souci être parce que je connais ma valeur.
Je sais ce que je connais mon histoire. L'histoire des hommes ne commence pas avec l'esclavage quand tu se réclame moi aussi. Il y a des millénaires avant on était déjà certains dit qu'ils sont venus nous apporter la civilisation les bienfaits de la colonisation et de l'assimilation.
Il y a pas de bienfait dans la colonisation, il y a pas de bienfait dans l'assimilation. C'est plus l'écrasement et l'effacement de l'eau. D'accord.
Donc, il n'y a aucun bienfait là-dedans. Donc, vous qui êtes la relève de ce pays, intégrez bien ça dans vos réflexions. Aucun être humain au-dessus de l'autre comme aucun être humain est en dessous de l'autre.
Quelle que soit son origine, quel que soit son rang social, on lui donne le respect en toute situation. C'est l'obligation qu'un être humain doit avoir envers l'autre. Et quand on parle de d'aimer son prochain, ça commence par ça.
Ce n'est pas parce qu'il ne vous ressemble pas. Ce n'est pas parce qu'il n'a pas les mêmes croyances que vous. Ce n'est pas parce que il n'a pas les mêmes aspirations que vous qu'il en est moins important ou qu'il soit inférieur à vous.
Bien au contraire, lorsque la personne est différente de vous, mais c'est gage de d'apprentissage, de savoir de l'autre. Ce sont des richesses que l'on partage les uns envers les autres. Donc même si on est dans un mouvement de la République française où c'est le séparatisme, d'autant plus que l'homme c'est grave en fait.
Il y a un ancien ministre de l'intérieur qui avait carrément dit que il y a des français de souche et des français de papier. Ça part du principe où le ne sera jamais un français de souche. Moi je l' intégré parce que lors que je me suis exprimé à la fin de mon de mon expression, j'ai dit de la part d'un député français de papier et volontairement j'en voie et notre député et pour moi qui est encore plus grave dans ce contemporain qui est devenu ministre aujourd'hui ministre des souè qui comme propos de dire que oui effectivement il y a bien un racisme anti blanc ça va de l'extrême droite jusqu'à la gauche française hein.
Messieurs dames et les jeunes ici présents, le racisme panti blanc, ça n'existe pas. C'est une vue de l'esprit. C'est un concept que les bourou d'hier sont passés en victime aujourd'hui.
À aucun moment, je vais valider ce principe là qui n'existe pas. Exactement. Le racisme au-delà de l'insulte que certains réduisent le racisme à une insulte, le racisme c'est un système qui est mis en place pour capter des individus de par leur couleur de peau.
C'est ça le racisme. Je connais moi aucun est expression aucun blanc qu'elle est difficile d'avoir un travail si on a d'avoir un logement des remarques raciste à longueur de temps où on dit pas aux jeunes blanc nous c'était la phrase qu'elle avait dire ah il s'exprime bien celui-là ça veut dire quoi ça on a on a on a acquis les codes qu'il faut on a bien appris sont des singes savant c'est ça dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Donc par respect à Thaïs et et Anaïs qui ont eu le courage de témoigner euh ce matin, je peux vous dire une chose.
Quand je m'attaque à une situation problème, quel qu'il soit, moi je vais jusqu'au bout. Donc s'il faut maintenant qu'on mette la question du racisme, de la négrophobie en première ligne, moi je ferai sans problème. La seule chose que je vous demanderai, c'est qu'on a la capacité à se rassembler, à s'organiser.
Trop, c'est trop une arbol en ce qui me concerne. Ces deux témoignages là doivent sonner le glat à ses comportements, doivent sonner le à un système qui opprime au lieu de protéger ces enfants-là. Je suis désolé, tout adulte quel qu'il soit conscient de la situation ne peut rester maintenant sans rien dire, sans rien faire.
C'est plus possible. Nos gamins sont en danger, on se doit de réagir. Donc Taï Ganaï, à partir de maintenant, vous pouvez compter sur toute situation, toutes circonstances et quels que soient les autres qui auront le même problème, n'hésitez pas à nous saisir, n'hésitez pas à nous interpeller et on va réagir en en en l'occurrence parce que l'heure est arrivée pour faire entendre et comprendre laqu de droit et je le ferai dès cet après-midi puisque j'ai la question de gouvernement cet après-midi.
Je veux m'exprimer envers le gouvernement place aujourd'hui. Ils vont entendre ce que j'ai à leur dire tous les cas de figure pour finir à mon propos et et qu'on puisse effectivement partager la parole entre nous. Euh il y a une phrase que j'aime souvent dire maintenant gouvernement de part ce qui se passe dans l'Ustromer parce qu'il faut pas croire hein même si nous sommes dans le territoire du lutre mer si vous savez ce qui s'est passe au quotidien si vous si vous si vous si vous saviez le comportement euh du gouvernement quel qu'il soit gauche droite envers nos territoires, vous direz que nous sommes pas sur le territoire français c'est un scandale son nom.
H au moment je vous parle, il y a des personnes qui sont empoisonnées au quotidien. Ça fait 40 ans qu'il ça mais ça n'aime personne ici loin des yeux, loin du cœur. Mais j'ai j'aime bien leur dire aussi à force de donner de la distance à de la distance finit par casser.
Donc tout ça risque de casser véritablement. Mais il falloir qu'on leur dise une chose aujourd'hui collectivement. Avec ou sans eux, on va y arriver.
Avec ou sans eux, on va se relever. Et comme disait Nelson M poser un genou à terre ce n'est pas abandonné c'est se reposer pour mieux repartir. Donc n'hésitez pas à vous reposer un moment et on remet la machine en route.
Il y aura toujours quelqu'un pour redémarrer le moteur. Et moi je fais partie de ces gensl aujourd'hui qui en ont assez qui sont révoltés et qui vont devoir agir avec conscience obligation et intelligence. Je vous remercie.
Merci. Voilà, je me trouve dans l'une des salles de l'assemblée ce matin pour un petit déjeuner débat avec sur un thème très important le harcèlement et le racisme en compagnie du député Devy Riman le député de la Gen. Alors pourquoi cette idée d'organiser ce petit déjeuner sur ce thème au combien d'actualité aujourd'hui ?
Monsieur Ran mais tout simplement parce que j'ai rencontré euh un jeune qui a subi cela euh et ça m'a fortement touché. et il m'a il m'a bluffé positivement parce que il fait preuve d'une maturité, d'encourage extraordinaire. Sa maman aussi euh qui le soutient énormément dans ces moments compliqués et donc je ne pouvais pas rester silencieux par rapport à ce qui se passe, par rapport au ce phénomène qui ne fait que grandir sur le territoire français et et on se doit à nous qui connaissons cette réalitéél d'être dans l'action.
Donc maintenant ça a suffi. Il y a eu aussi la situation d'Anaïs qui a traversé un moment terrible récemment. Témoignage fort émouvant hein.
Un témoignage très émouvant par rapport à ce qu'il a vécu, ce que je qualifie d'inadmissible aujourd'hui en en France en 2026. Donc maintenant ça n'a que trop perduré avec ces relismes et de négrophobie qu'il y a dans le pays. On se maintenant de s'organiser de de répondre à cette qualité-là et et de façon intelligente, coordonnée collective.
Et c'est en ça que moi je m'engage aujourd'hui auprès d'eux euh pour leur dire que ben nous sommes plus seuls. Nous sommes plus seuls, qu'il y a il y a du monde avec eux et que à nous aussi maintenant de prendre le relais de de prendre de leur courage parce qu'ils en ont eu et nous d'en avoir bien plus pour faire face à cela en leur place, en leur nom et pour les et protéger aussi les prochains afin qu'ils ne vivent pas ce qu'ils ont vécu aujourd'hui et que les choses s'inversent sur le territoire français. En tant que député, avez-vous une explication sur la dimension que prend justement ce phénomène aujourd'hui ?
Nous sommes en 2026, mais c'est tout simplement ce sont les les discours politiques. Les discours politiques sont sur la la fracturation, sont sur sont sur ben certains vous disent que il y a des français de souche, des français de papier partant de là, ça veut dire que le que je suis ne sera jamais français de souche. Ça me pose pas de problème parce que je ne suis pas une victime, moi, bien au contraire.
Mais en tout cas, je me dois maintenant d'être un rempart pour les enfants qui nous ressemblent ou qui vivent ces réalitésl. On doit de les protéger et la meilleure des protections ben c'est d'être dans l'action, c'est de contredire ces propos qui sont irrespectueux, qui sont méprisants et qui invisibilise toutes ces celles et ceux qui subissent cela. Donc maintenant nous on sera leur porte-parole, leur propr drapeau et on fera face à tout ça.
Alors en tant qu' parf on essaie d'expliquer mais on a vu des jeunes qui sont touché psychologiquement par ce d'autres qu' ils ont vécu. Oui mais c'est c'est grave ce qu'ils ont vécu. Euh il y a madame Romana qui est psychologue qui a expliqué un peu le traumatisme par rapport à cela parce que c'est la double peine c'est non seulement c'est le le racisme ou la négrophobie sous couvert aussi de de harcèlement à l'école.
Donc on se doit maintenant de prendre conscience de cette réalitéélà, de savoir comment on accompagne nos enfants du mieux possible afin que un décid réparer au mieux ceux qui auront été blessés et de de prévenir les autres pour qu'il ne le soient pas. Donc maintenant, c'est à nous maintenant de faire notre part de travail euh collectivement afin que cette sociétélà évolue dans le bon sens parce que sinon on ira vers des situations extrêmement dramatiques et nous on va éviter. Ce c'est un dossier sur lequel vous allez continuer à vous battre pour défendre euh tout le monde hein, défendre cette cause de de qui est profonde aujourd'hui.
Quel est le racisme, le harcèlement dans l'exécit fait avait dit que le harcèlement allait être sa cause principale, sa lutte principale durant ce quinquena. Bon, sauf on peut on peut on peut constater que finalement ça ne fonctionne pas. Est-ce qu'ils ont pu décider ?
Ce qu'ils mettent en place et encore moins pour euh pour les pour les noirs aujourd'hui. Donc non, moi en tant que noir je je me dois maintenant de faire aussi ma part et même si je suis pas de l'hexagone, je suis dans des territoires d'outre mer mais je dois ça à ces et ceux aussi qui me ressemblent et qui vivent ces réalités là. Donc je me dois aussi d'être à leur côté pour combattre avec eux.
Marx Mathias, le député de Guadeluppe, qui a entendu des témoignages forts émouvants lors de ce petit déjeuner ici dans l'une des stades de l'Assemblée qui éit consacré au à l'harclement et notamment euh le racisme. Alors, qu'avez-vous retenu de ce moment un petit peu émouvant avec ces témoignages, monsieur Matha ? Oui, je voudrais je suis présent parce que c'est c'est un sujet qui m'intéresse énormément, le harcèlement et surtout le harcèlement en fonction de la couleur de la peau, des origines euh euh qui sont et ce sont des harcèlements qui sont exercés particulièrement, je ne dis pas que mais particulièrement à l'égard des personnes de couleur, des personnes noires, des personnes des minorités visibles, ce qu'on appelle minorité visibles.
Alors, je voudrais remercier dans un premier temps Diriman collègue de la Guyane d'avoir organisé ce petit déjeuner ce matin à la question. Je me suis senti l'obligation d'y assister parce que vous imaginez bien que ce sont des sujets qui m'intéressent énormément d'autant plus que maintenant qu'aujourd'hui en cette période là nous sommes dans un contexte où on a l'impression que tout s'accentue et discrimination, stigmatisation euh accentuation des mépris et des comportements qui finalement s'exerce dans une certaine liberté de monté de rassemblement national et donc il faut absolument faire attention non seulement faire attention mais se mobiliser être mobilisé en conscience être mobilisé dans le travail être mobilisé à l'Assemblée nationale sur cette question comme vous le savez je me suis depuis des années depuis 2017 quand j'ai été élu député je me suis soulevé contre toute forme de discrimination et là avec j'ai des j'ai travaillé sur une proposition de loi. Ce cette proposition de loi va être présentée avec le groupe LOT et Olivier Servir.
Ça n'a pas seulement une valeur juridique ni une valeur factuelle, mais cela a une valeur plus que symbolique dans la mesure où les les dispositions édit et autres décrets qui constituaient qui régissaient l'esclavage et qui faisaient notamment de l'esclave un bien meuble n'ont pas été abrogé, explicitement abrogés, juridiquement abrogé. Quand j'ai entendu témoignage de ce matin, j'ai j'ai frémi collègue des vi Riman avait les larmes aux yeux. Il est impensable que des agissements puissent de tels agissements puissent se perpétuer dans des écoles privées ou publics en France.
On a du mal à le croire puisque la France est un pays, dit-on de droit. Mais le droit ne fonctionne pas de la même façon pour tous. Selon que l'on soit noir ou blanc, la justice vous fera plus pauvre ou plus riche, si je puis employer cette expression.
Et là, il faut être extrêmement vigilant parce que nous entrons dans une période où il y a une forme de nilement de l'histoire. Autrement dit, la France aujourd'hui, en tout cas certains partis politiques oublient l'histoire, en tout cas un pan de l'histoire de France, le pan qui constitue depuis le 15e siècle, depuis le 15e siècle l'accumulation du capital, c'est-à-dire une part de construction de ce pays par le biais et sur la base du travail gratuit et du travail forcé d'hommes et des femmes qui n'avaient pas demandé à venir en tout cas dans les Antilles, dans les colonies pour travailler et pour produire notamment dans la canne à sucre et d'autres denrées nécessaire à la construction de la France, c'est-à-dire à la métropole. Alors aujourd'hui, les gens s'individualisent, l'individualisme prend le dessus.
Les gens ont tendance, les sociétés humaines en tout cas ont tendance à s'atomiser. Nous sommes de plus en plus compartimentés en catégorie sociale et dans un même temps, les gens ont tendance, les populations ont tendance à accepter leur situation, leur sort qu'on qu'on leur présente comme un fatalisme comme si on y pouvait rien. Et c'est la raison pour laquelle les victimes d' risquent encore d'être encore plus victimisé aujourd'hui et plus discriminé.
Et je suis absolument d'accord avec la conclusion de Deviriman qui dit très clairement qu'il faut décupler, il faut décupler d'attention et il faut que nous soyons de tous les combats et euh et chacun doit mener à son à son niveau et un faire un pas, une dénonciation euh et aller devant la justice et le faire savoir et je suis partie prenante de tous ces combats qui pourraient être menés. outremernews.fr, le site de l'actualité Outremer 24h sur 24 et 7 jours sur 7.
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Davy Rimane