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InterviewRadio France (sur Site radio)· 8 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploi

Mobilisation des lycéens : le syndicat enseignant SNES-FSU dénonce "l'absence de réponses concrètes" du gouvernement

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    En quoi vos revendications rejoignent celles des lycéens ?

  • 1:35OuverteRéponse directe

    En quoi ça pose problème pour les enseignants, pour les élèves ?

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Vous sentez que les lycées sont plus en détresse qu'avant ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez les violences ? Et quel rôle vous pouvez jouer ?

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Votre avis sur la suspension des cours pour un temps de démocratie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « nos revendications rejoignent celles des lycéens, parce qu'on fait compte, c'est des revendications qu'on porte depuis très longtemps »
  • 2:10Invité politiqueFait
    « on s'est aperçu, dès la première année, que finalement, ça a plutôt accentué les inégalités scolaires »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « il n'y a pas eu de violences sur les manifestations de 13 000 personnes »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « Ils attendent véritablement des réponses concrètes »

Temps de parole

  • Alexandre Lecointe72 %
  • Invité20 %
  • Présentateur5 %
  • ?3 %

≈ 6,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Et

0:00
Présentateur

justement, vous invitez un prof d'histoire-géographie ce matin pour en discuter.

0:05
Invité

Oui, parce que les enseignants, les étudiants aussi se joignent au lycéen. Donc on est aujourd'hui avec un professeur d'histoire-géographie du collège Fernand Léger à Saint-Martin-d'Air, également secrétaire académique du syndicat SNES-FSU Grenoble. Bonjour François Lecointe.

0:18
Alexandre Lecointe

Bonjour.

0:19
Invité

Donc les syndicats enseignants SNES-FSU appellent à la grève aujourd'hui. En quoi vos revendications rejoignent celles des lycéens

0:26
Locuteur

? Alors

0:27
Alexandre Lecointe

nos revendications rejoignent celles des lycéens, parce qu'on fait compte, c'est des revendications qu'on porte depuis très longtemps, que ce soit en question de bâti scolaire, que ce soit particulièrement sur la question du bac, du lycée Blanquer, et le système qu'il a mis en place, et puis par rapport à Parcoursup. Alors juste une petite précision, on appelle aujourd'hui, comme mardi, être à côté des lycéens, parce que vous savez qu'il

0:51
Locuteur

y a

0:51
Alexandre Lecointe

énormément de lycées qui reprennent aujourd'hui, et que c'est un véritable cafarnaum sur la condition de reprise dans les lycées, suite aux annonces qui ont été faites par Sébastien Lecornu d'avoir des temps banalisés, mais aussi tous les parents d'élèves qui nous écoutent savent que ça ne

1:08
Locuteur

se

1:08
Alexandre Lecointe

met pas forcément en place, et que les blocages continuent. L'idée, ce n

1:13
Locuteur

'est

1:13
Alexandre Lecointe

pas du tout de reprendre le mouvement des lycéens. En tout cas, on appelle les personnels à la grève, comme on l'avait appelé le 29 septembre

1:20
Locuteur

dernier,

1:21
Alexandre Lecointe

mardi prochain.

1:22
Invité

D'accord. Vous faisiez référence, à l'instant, à la réforme de Jean-Michel Blanquer, notamment au niveau de Parcoursup. En quoi ça pose problème pour les enseignants, pour les élèves ?

1:40
Locuteur

Alors

1:40
Alexandre Lecointe

c'est un tout, cette réforme Blanquer. C'est la réforme du lycée, c'est la réforme du bac, et c

1:45
Locuteur

'est

1:45
Alexandre Lecointe

la question de Parcoursup. Au niveau de la réforme des lycées, le maître mot de la réforme de Jean-Michel Blanquer,

1:52
Locuteur

c

1:52
Alexandre Lecointe

'était de supprimer les séries. On était sur ES, S, L, pour les plus importantes. Au nom de la démocratisation... Et

2:02
Locuteur

aujourd'hui, c'est des spécialités.

2:04
Alexandre Lecointe

Finalement, vous savez... Nous, on avait dénoncé ces choses-là, parce que du coup, depuis longtemps, on s'est aperçu, dès la première année, que finalement, ça a plutôt accentué les inégalités scolaires, avec les CSP++ sur les binômes Mathians et tout ça, voire même aussi les questions de genre aussi.

2:23
Invité

Justement, vous sentez que les lycées sont plus en détresse qu'avant ?

2:28
Locuteur

Ils

2:28
Alexandre Lecointe

sont plus en détresse, parce qu'il y

2:30
Locuteur

a

2:30
Alexandre Lecointe

une pression aussi liée à Parcoursup qui a été mise en place. Alors même si, petit à petit, Parcoursup, des fois, s'est un peu amélioré, en donnant de plus en plus de statistiques, mais les statistiques,

2:42
Locuteur

il

2:42
Alexandre Lecointe

faut savoir les lire. Ce qui n'est pas simple pour beaucoup d'élèves et pour beaucoup de familles. Et il y a une pression, si vous voulez, qui, moi, je me souviens à l'époque, j'ai eu mon baccalauréat,

2:52
Locuteur

je

2:52
Alexandre Lecointe

me suis inscrit à l'université. Maintenant, c'est dès la seconde que nos élèves doivent réfléchir aux enseignements afin de ne pas hypothéquer leur orientation dans le supérieur après le baccalauréat.

3:05
Locuteur

Notre

3:06
Présentateur

invité ce matin à 7h48, c

3:08
Locuteur

'est

3:08
Présentateur

François Lecointe, professeur d'histoire-géographie, secrétaire académique du syndicat SNES-FSU pour revenir justement sur ce qu'il se passe dans l'éducation et pour parler de la mobilisation des enseignants aux côtés des lycéens et des étudiants.

3:20
Invité

Le mouvement lycéen a été marqué par des violences ces derniers jours. Est-ce que vous les comprenez ? Et quel rôle vous pouvez jouer là-dedans en tant qu'enseignant

3:28
Locuteur

? Les

3:30
Alexandre Lecointe

violences, oui, on les comprend parce qu'à un moment donné,

3:33
Locuteur

il

3:33
Alexandre Lecointe

y

3:33
Locuteur

a

3:33
Alexandre Lecointe

eu une telle exaspération que malheureusement, on s'y attend à un certain moment de voir que ça va exposer dans certains cas. C'est toujours compliqué parce qu'on a des collègues qui ont été visés, qui ont été victimes de ces violences. Après, il faut prendre le temps aussi de chercher à comprendre comment est-ce que des jeunes en sont arrivés là et ça va être un travail assez long. Après, je tiens à signaler par exemple que si on prend la journée de mardi où il y a eu une présence beaucoup moins affichée des forces de l'ordre quand même sur les parcours de manifestations qu'il n'y

4:13
Locuteur

a

4:13
Alexandre Lecointe

pas eu de violences sur les manifestations de 13 000 personnes. Alors certes, il y avait des organisations syndicales qui étaient présentes, des parents d'élèves aussi qui étaient présents, mais voilà, tout s'est très très bien passé et il n

4:28
Locuteur

'y

4:28
Alexandre Lecointe

a pas eu, on va dire, de réponses véritablement des forces de l'ordre. Alors que les jours d'avant, c'était quand même sur une posture,

4:37
Locuteur

on

4:37
Invité

va dire,

4:38
Alexandre Lecointe

des

4:38
Locuteur

réflexions de dire

4:39
Alexandre Lecointe

qu'il y

4:39
Locuteur

aura

4:39
Alexandre Lecointe

tolérance zéro. Alors que ça s'est extrêmement bien passé.

4:42
Invité

Le gouvernement a annoncé la suspension des cours dans les lycées sur une demi-journée pour un temps de démocratie. Est-ce que je peux rapidement avoir votre avis sur cette proposition ? Est-ce que vous allez y participer ?

4:53
Alexandre Lecointe

Alors moi, je ne

4:54
Locuteur

suis

4:54
Alexandre Lecointe

pas concerné parce que je suis en

4:55
Locuteur

collègue. Vous êtes au collège,

4:55
Alexandre Lecointe

mais... Mais non, on n'y participe pas. En fin de

4:57
Locuteur

compte,

4:57
Alexandre Lecointe

on appelle les collègues à ne

4:58
Locuteur

pas

4:58
Alexandre Lecointe

y participer parce que, pour vous donner une idée sur un peu l'hypocrisie du gouvernement et puis sur ses réponses hors sol, actuellement, vous avez dans les établissements scolaires les élections, que ce soit pour les parents d'élèves, les représentants des personnels dans les instances et les élèves. Et vous avez des établissements alors que les lycées sont fermés qui continuent à faire ces élections. Ce n

5:17
Locuteur

'est

5:17
Alexandre Lecointe

pas en trois heures, entre guillemets, pour dire on va renouer un dialogue que les problèmes vont se régler. Et d'ailleurs, les lycéens ont été reçus par le recteur dans l'académie, ont été reçus par le ministre au niveau national. Ils attendent véritablement des réponses concrètes. Et j'ai envie de vous dire que l'absence, on va dire, de réponses du Premier ministre hier et l'absence, on va dire, de choses concrètes, je pense que ça va avoir un effet plutôt négatif par rapport à ce qu'il attendait.

5:45
Invité

On a bien compris, on vous attendait des mesures en tout cas du ministère de l'Éducation nationale. Merci d'avoir été avec nous, François Lecointe. Au revoir.

5:54
Alexandre Lecointe

Au revoir, bonne journée.