Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 mai 2014 29 minAutoproduitMixte

24H Sénat - Invités: Jean-Paul Delevoye, Michel Berson, Eric Doligé et Christian Favier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition de 24 heures Sénat voici les titres disparition de Dominique body ancien maire de Toulouse ancien président du CSA la classe politique unanime pour lui rendre hommage on en parle avec notre invité ce soir Jean-Paul Delevoye président du Conseil économique social et environnemental mise en examen de Serge Dassault le sénateur UMP de l'Essonne dans l'enquête sur les achats de vote présumée dans sa ville de Corbeil-Essonnes premier pas de Laurence Signol comme secrétaire d'État chargé de la famille et des personnes âgées nous l'avons suivi dans son installation reportage dans un instant et sans oublier le débat du 24 heures Sénat sur un sujet qui fâche le Big Bang territorial et la suppression des départements c'était un défenseur infatigable de l'intérêt général Défenseur des droits depuis 2011 Dominique body c'est décédé ce matin journaliste mère de Toulouse président du CSA ou encore à la tête de l'Institut du monde arabe retour sur sa carrière avec Jérôme Rabier c'est un homme aux multiples vies qui a perdu la sienne ce matin à l'hôpital du Val de Grâce d'abord journaliste il entamant 1983 sa deuxième carrière en politique dans les pas de son père à qui il succède à la mairie de Toulouse la place du Capitole restera sa maison pendant 18 ans en 2001 il abandonne toutes ses fonctions pour prendre la tête du Conseil supérieur de l'audiovisuel et c'est Nicolas Sarkozy qui lui propose son dernier poste celui de défenseur des droits nouvellement créé en 2011 une fonction critiquée mais où tout le monde lui reconnaît désormais une dindépendance qu'il revendiquait lors de son audition au Sénat avant sa nomination luminaire ça se prouve je crois pendant six ans l'avoir prouvé au Conseil supérieur de l'audiovisuel je ne crois pas que le rôle du Défenseur des droits soit d'interpeller publiquement toutes les autorités de la République ni le président de la République ni le Parlement ni le gouvernement son nom aura également été mêlés en 2003 à la tristement célèbre affaire Allègre accusé par le tueur en série d'avoir participé à des soirées masochistes qui auraient dégénéré jusqu'au meurtre il a alors consacré du temps et de l'énergie à défendre son honneur finalement totalement mis hors de cause c'est la maladie qui a eu raison de lui à l'âge de 66 ans les obsèques de Dominique body seront liés aux Invalides de la semaine prochaine en présence de François Hollande le président de la République qui a fait part de son infini reconnaissances pour le courage l'abnégation et la tolérance dont Dominique body ça fait preuve tout au long de sa vie l'hommage de la classe politique a été uneanime François Bayrou le président du modèle faisant part de son champ à grain voyez ses réactions au Sénat recueillies par Maxime Thuillier et Paul Bouffard il a servi sa ville il a servi la République il a servi ses concitoyens il a connu des épreuves que personne n'aurait aimé connaître il y a quelques années les accusations qui ont voulu le salir et grâce à ce qu'il était ses valeurs sa statue les Français je crois lui ont toujours été très reconnaissants de ces engagements j'avais vu il y a peu de temps il y a quelques semaines et incontestablement il nous manquera portait passionnément ma mission qui était la sienne dans cette dernière période de défendre les droits de ceux qui n'a pas la voix de ceux qui en manque et cette ce moment particulier que je me remémore aujourd'hui de notre dernier rencontre alors même que je ne pensais pas de voir aujourd'hui m'exprimer dans ses circonstances nous rendent extrêmement triste comme doit l'être toute la ville de Toulouse ma région Midi-Pyrénées mais aussi la France parce que c'est une personnalité politique de haut niveau et la particulièrement bien réussi dans cette fonction qui était à créer Défenseur des droits qui était autre chose que que médiateur de la République c'était un homme d'équilibre c'est un homme aussi qui a eu à souffrir au travers de sa vie publique ne l'oublions pas parce qu'on donne pas les pages comme ça et pour pardon du Conseil économique social et environnemental et vous êtes ancien médiateur de la République c'est Dominique bouddhiste qui a succédé à cette nouvelle entité qui est remplacée le Médiateur de la République vous l'avez donc bien connu à ce titre il disait les gens supportent de plus en plus mal les erreurs de l'administration les discriminations il avait vraiment réussi à incarner cette fonction de défenseur des droits oui lorsque la classe politique s'est emparée du sujet du Défenseur des droits il y avait beaucoup de polémiques d'interrogations d'inquiétude et le choix du président Sarkozy il s'est avéré particulièrement pertinent Dominique Gaudy avait un regard avait un jugement et surtout il avait une relation très particulière avec les Françaises et les Français les Toulousains loyauté de confiance il inspirait confiance en tant que journaliste en tant que président du CSA et lorsqu'il a incarné le Défenseur des droits rapidement il a montré son indépendance il a cessé d'interpeller le gouvernement sur les Roms il a aussi mis en avant les services sociaux lorsqu'il y avait une absence de vigilance pour des enfants maltraités dernièrement les élections municipales ils mettaient l'accent sur l'accessibilité des handicapés il les invités à consulter son site pour dire dites moi si vous avez des difficultés d'accès et dites moi si la loi et les droits qui sont les vôtres sont respectés donc c'est quelqu'un qui a su relever un défi redoutable qui était de mettre en commun le Médiateur de la République le Défenseur des enfants la halte la Haute autorité de lutte contre les discriminations et la commission contre pour la déontologie et en même temps il faisait partie des commissions nationales des droits de l'homme c'est non quelqu'un qui sera qui a marqué et je crois qu'il était en résonance avec la souffrance des autres parce qu'il avait connu ce qu'était la souffrance d'un tapage médiatique d'une tempête médiatique qui l'a prise par surprise dont il ne comprenait pas l'origine et la violence il était profondément et durablement marqué dès que l'on évoquait cela et le courage dont j'avais fait preuve on sentait qu'il y avait une blessure qui ne s'était jamais cicatrisée et en même temps comme c'était un homme d'une profonde humanité il le souhaitait à personne les preuves qu'il avait subi et il était extrêmement exigeant intransigeant sur tout ce qui pouvait mettre en péril ou accentuer la fragilité des plus faibles et des plus précaires vous avez évoqué puisqu'on l'a vu dans ce reportage bien il a été maire de Toulouse il avait ce contact avec le terrain c'est affection pour les Toulousains on voit aujourd'hui et bien les drapeaux sont en berne la place du Capitole à Toulouse vous voyez que le banda de mer c'est un mandat d'affection c'est un mandat un mandat de confiance et à la suite de son papa il avait su avec les Toulousains et les Toulousaines noué ce contrat de confiance chacun savait que son obsession à chaque fois qu'il prenait une décision il se posait la question est-ce que c'est utile pour mes habitants est-ce que c'est utile pour Toulouse et aujourd'hui un grand nombre d'équipements sont de son origine lui sont dus et c'est clair que quel que soit les opinions politiques c'est ceux qui ont voté pour lui celles et ceux qui ont combattu aujourd'hui chacun se sent orphelin de de Dominique Bélize à Toulouse également et bien sa fibre pour les précaires pour les plus faibles et finalement c'était peut-être ça qu'il tirait de son expérience de cette calomnie dont il avait dû bien sortir de la faire Allègre oui il avait une profonde empathie avec l'opinion avec les gens on sentait qui était proche et en même temps avec le recul nécessaire à chaque fois qu'on le voyait il avait une noblesse dans l'altitude il avait une grandeur dans dans dans la phrase et à chaque fois il essayait d'élever de trouver une solution et cette mission de défenseur des droits lui allait comme un gant parce qu'il était effectivement à l'attentif à celles et ceux qu'on entend pas et il parlait au nom de celles et ceux que qu'on écoute pas et il savait mettre l'accent sur un certain nombre de sujets sur lequel il obligé le politique à clarifier sa position sur la crèche Babilou il avait estimé qu'il y avait des ambiguïtés il y avait des zones grises disait-il et il avait saisi le Conseil d'État et le gouvernement pour dire il faut que vous précisiez votre position de façon à ce qu'on évite ces drames et ses douleurs liées à des alternatives ou à des ambiguïtés de caractères juridique et bien merci beaucoup Jean-Paul rendu hommage ce soir Serge Dassault a été mise en examen cet après-midi dans l'enquête sur les achats de vote présumée dans sa ville de Corbeil-Essonnes dans le style a été le maire aujourd'hui âgé de 89 ans aucun contrôle judiciaire ne lui a été imposé Mounir souci depuis la levée de son immunité parlementaire les étapes judiciaires se succèdent pour Serge Dassault interrogé en garde à vue les 19 et 20 février dernier le sénateur fait aujourd'hui face à une mise en examen les juges le soupçonnent d'avoir participé à un système d'achat de voix mis en place pour les municipales de 2008-2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes si il ne nie pas avoir soutenu financièrement sur ses propres fonds des personnes et des projets Serge Dassault et ses proches récusent les accusations de clientélisme et de corruption moi je l'ai vu quand j'étais à la région j'ai été à Corbeil et je l'ai vu soutenir des gens en grande difficulté des gens sortant de prison alors il est c'est assez facile d'interpréter ça comme un achat de voix bon c'est mon sentiment l'ancien maire de Corbeil-Essonnes n'est pas seul dans le collimateur des juges son successeur à la mairie Jean-Pierre Bechter réélu le mois dernier et lui aussi mis en examen au Sénat la nouvelle est accueillie prudemment par l'opposition qui déplore le discrédit que ses affaires jettent sur les élus je je connais l'homme avec qui je siège en commission des finances je connais aussi évidemment l'industriel mais aujourd'hui si les faits sont avérés puisque visiblement le juge après une décision encore une fois même si l'enquête continue pour moi c'est inacceptable on ne peut pas aujourd'hui être sénateur et être aujourd'hui mis en cause dans ce genre de pratique à 89 ans l'industriel a été laissé libre et n'est pas soumis à un contrôle judiciaire et puis sachez que ce soir et bien Serge Dassault conteste le bien-fondé de cette mise en examen par la voix de son avocat les 14 nouveaux secrétaires d'État réunis pour la première fois Matignon parmi eux Laurence Rossignol ancienne sénatrice de l'Oise et porte-parole du Parti socialiste elle est désormais en charge de la famille et des personnes âgées Sandra serqueira suivi ses premiers pas et son installation dans ses nouvelles fonctions bonjour Laurence Rossignol est arrivé au ministère des affaires sociales sans aucun carton et sans passer par la traditionnelle passation de pouvoir rares sont ceux qui l'attendaient à la famille c'est pourtant le portefeuille qu'elle souhaitait et c'est ce que François Hollande lui a proposé d'emblée je suis très heureuse d'avoir pu de pouvoir faire rentrer mon expérience dans l'écologie ma dimension féministe dans le ministère de la Famille et des personnes âgées aujourd'hui prendre ces marques les coups de fil et les rendez-vous s'enchaînent toute la matinée tout va très vite Laurence Rossignol garde avec elle ses collaborateurs du Sénat un secrétaire d'État n'a droit qu'à 8 membres de cabinets trouver des gens qu'on l'expertise la connaissance du de la du réel et une approche humaine et politique donc là cela il se trouve pas je trouve pas simplement dans les petites annonces quoi je peux être quand sur les dossiers pour première réunion avec son directeur de cabinet préparation du premier déplacement dans un EHPAD et déjà les demandes d'interviews sont nombreuses de dire des bêtises de la prudence car les dossiers qu'il attendent sont sensibles loi sur la dépendance et loi sur la famille l'après midi à Matignon Manuel Valls reçoit les 14 secrétaires d'État il s'est engagé à les recevoir au moins deux fois par mois à la sortie le messager clair la méthode c'est être déterminée au combat rigoureux et solidaire et cohérent le ton de l'ancienne sénatrice jusque la réputée pour son franc-parler a déjà changé elle a endossé ses habits de ministres et la nomination d'un autre secrétaire d'État suscitait la polémique celle d'Arlen désir aux Affaires européennes ce serait un signe du manque d'intérêt de la France pour l'Europe même si l'intéressait sans défend Maxime Thuillier et Paul Bouffard 12 ministres en 12 ans la France ferait preuve de désinvolture à l'égard des affaires européennes depuis 2002 le portefeuille n'est jamais resté aux mains d'un même secrétaire d'État plus de deux ans l'influence de Paris serait en péril auprès de l'Union la France sous-estime s'oppose prend pas conscience si vous voulez que pour affirmer davantage encore sa souveraineté en Europe et dans le monde et bien elle doit jouer plus collectif c'est un signe plutôt de fébrilité et de manque de constance ou de ou de recul si vous voulez sur une fonction et un rôle éminemment important une fonction strapontin chez nos voisins allemands le poste lui et pérenne souvent occupé par des vieux routiers de la politique en France le nouveau secrétaire d'État a été député européen mais à l'époque il se fait remarquer pour son absentéisme je serai totalement et toute mon énergie sera dévouée au service de la bataille qui était engagée depuis deux ans par le Président de la République et le diplomatie française pour réorienter l'Europe vers la croissance vers l'emploi pour réconcilier l'Europe avec les citoyens à peine nommé est déjà Harlem Désir se voit doubler doublé par la présidente officiellement désormais les affaires européennes passent de Matignon à l'Élysée Jean-Pierre jouyer nouveau secretaire général de l'Elysée reprend ses dossiers lui qui fut le secretaire d'État aux Affaires européennes de Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Bel Emmanuel Valls sont accueillis aujourd'hui le président du pagnolles Piau Garcia escuder o son homologue espagnol et bien les sénateurs écologistes et communistes ont préféré quitter à l'hémicycle il faut dire que Piau Garcia Escudero soutient le projet qui permet et bien de mettre fin à la législation actuelle sur l'avortement en Espagne 24 heures sennat tout de suite le débat c'est certainement le chantier le plus sensible du gouvernement Valls le Big Bang territorial une réforme d'ampleur qui passera par une réduction du nombre de moitié des régions et la suppression à des départements de 5 orateurs prennent la parole lors de ces questions d'actualité pour interpeller le gouvernement sur la réforme territoriale principal crainte pour les sénateurs le déclassement des territoires ruraux qui pour assumer les compétences sociales qui pour payer les allocations de solidarité je vous rappelle simplement qu'avec l'émergence des métropoles le questionnement sur les conseils généraux est déjà posé et je suis bien conscient de l'autre côté ce que cela peut représenter pour un certain nombre de territoires de toute façon il va nous falloir inventer les instruments de solidarité de cohésion territoriale sociale économique pour les territoires ruraux autre obstacle rappelé par l'opposition les départements sont inscrits dans la Constitution les supprimer impliquent donc un vote aux 3 même du Parlement difficile à rassembler la ministre semble déjà avoir trouvé une parade vous pouvez aussi absorber les départements en partie par les interco par des régions que sais-je je ne veux pas apporter la réponse aujourd'hui si vous absorbez les départements rappelez-vous de Paris et du département de la Seine à ce moment-là vous n'êtes pas dans une question constitutionnelle Manuel Valls a promis un débat large autour de cette réforme territoriale depuis deux jours déjà ce débat est largement ouvert au Sénat et on ouvre le débat de ce 24 heures Sénat nos invités ce soir Christian Favier bonsoir vous êtes sénateur du Val-de-Marne président du conseil général de ce département vous êtes rattachés ici au groupe communiste avec nous également sur ce plateau Michel berçon bonsoir vous êtes sénateur socialiste de l'Essonne et Eric Doliger vous êtes sénateur UMP du Loiret et vous êtes également le Président du Conseil Général du Loiret alors peut-être Christian Favier une première question Quels sont les risques de cette réforme on sait que elle a été assez mal accueillie par l'ensemble des Présidents de Conseils Généraux certains ont même de menacé de démissionner est-ce que c'est votre cas le risque c'est la remise en cause de la décentralisation c'est-à-dire qu'on est dans un processus qui est exactement l'inverse de ce qui avait été organisé ici au Sénat avec les États généraux avec une volonté de centralisation avec la disparition des départements l'émergence de ces grandes métropoles très éloignées des citoyens donc on est à l'exact inverse effectivement de la décentralisation qu'on voulait approfondir et pour moi c'est effectivement la mise en place je dirais du projet libéral c'est sur je crois aussi en réponse aux injonctions aussi de l'Europe qui demande toujours plus d'économies et qui vont imposer aussi son modèle avec nous nous souhaitons évidemment au contraire que les collectivités locales puissent continuer d'exercer leur rôle dans la proximité en réponse aux citoyens Eric de léger vous vous étiez tellement inquiété auprès de François Hollande des départements et ne vous inquiétez pas en tant qu'à ancien président du conseil général de la Corrèze j'y suis très attachée ce que vous sentez trahi aujourd'hui moi je suis pas inquiet d'une réforme je pense qu'il faut en faire des réformes surtout dans des périodes difficiles mon projet moi c'était de dire il faut supprimer la moitié des régions en les regroupant bien sûr donc là il faut supprimer la cloche de compétences générales puisque Sarkozy l'avait fait il y a trois ans j'étais tout à fait favorable et j'avais dit il faut supprimer la moitié des départements en les regroupant volontairement les uns et les autres et c'est donc là je suis pas du tout d'accord avec la proposition de Monsieur Valls à 2021 alors 2021 chacun a remarqué que c'est dans longtemps donc à mon avis il aura beaucoup de mal mais je pense que le rapprochement des départements est une bonne chose être trahi oui parce que j'ai relu quand même avec beaucoup d'intérêts les déclarations du président de la République du 18 je crois janvier à Tulle quand il souhaitait ses vœux aux collectivités il disait supprimer les départements non j'y suis attaché et en plus ça ne fera pas l'économie et Madame le grand CHU quelques jours après en présentant ses vœux je crois chez le président de la DF disait mais quelle idée on va pas supprimer les départements ça serait totalement inutile parce que ce sont des vrais piliers de du fonctionnement des collectivités donc ils ont changé d'avis en un temps record ce qui est quand même particulièrement surprenant alors peut-être on va voir avec vous peut-être monsieur Berton quels sont les risques que la ministre Marie-Lise le brancher cet après-midi puisque j'ai assuré la présidence du Conseil général de l'Essonne pendant 13 ans et donc je connais bien ces questions il faut bien voir que aujourd'hui nous avons un nouveau Premier ministre un cap a été fixé par le président de la République il s'agit maintenant de mettre en oeuvre des réformes audacieuses les réformes audacieuses dont la France a besoin et parmi ces réformes audacieuses il faut achever la réorganisation des collectivités territoriales dans notre pays et par conséquent dès l'instant où on bute sur une logique qui je dirais arrive à sa fin on a bien vu les débats sur la métropole sur le Grand Paris des ballaborieux on était à la fin d'une époque on était au bout d'une logique et donc là nouveau gouvernement nouveau cap on va achever la réorganisation des colliers territorial alors donc c'est accélérateur finalement on va dans le bon sens mais je pense que ça va dans le bon sens mais avec quand même un bémol ça va dans le bon sens dans la mesure où je pense qu'aujourd'hui tout le monde conviendra que on ne pourra vraiment clarifier les compétences entre les différentes collectivités que si on met fin à la clause générale de compétences bon ça je pense que tout le monde est d'accord on est d'accord aussi je pense sur des collectivités je dirais de base que sont maintenant devenus les les intercommunalités il faut des intercommunalités qui atteignent une taille pertinente sur des bassins de vie élargi là aussi je pense qu'elle consensus va être trouvé aussi des propositions du nouveau Premier ministre revoir la carte de l'intercommunalité en France tout à fait et puis il y a une troisième proposition qui je pense également va réunir un large consensus c'est que nous avons trop de régions moins de régions ce sont des régions plus fortes des régions plus fortes qui peuvent investir qui peuvent je dirais peser dans la compétitivité internationale des territoires et donc ces quatre propositions trois ou le consensus je pense va être trouvé quatrième proposition beaucoup plus difficile c'est effectivement la disparition non pas des départements des départements des conseils des conseils départementaux c'est-à-dire les inst itutions politiques de gouvernance des départements les départements on va pas les supprimer c'est un échelon administratif essentiel pour l'État c'est aussi un territoire je dirais identitaire pour les populations donc ce qui est en cause c'est l'existence des conseils départementaux aujourd'hui mais on voit bien que avec les métropoles l'existence des départements et est posée alors justement peut-être Christian Favier quels sont les risques d'une telle réforme parce que on va quand même avoir du mal à appeler des la cause des départements auprès de l'opinion publique qui a compris qu'il y avait quand même un empilement de ce millefeuille territorial comme on l'appelle je peux vous assurer on sort d'une campagne électorale les gens la population que nous avons rencontré nous avons nous apparaît la suppression des départements ce qu'on nous a réclamé c'est davantage de logements c'est d'avoir des transports qui fonctionnent bien mais c'est une meilleure réponse aussi à la crise et de l'emploi donc aujourd'hui je suis d'ailleurs un peu surpris de l'évolution effectivement un peu fulgurante de mes collègues socialistes y compris sur la clause de compétences générales parce que la clause de compétences générale c'est quoi c'est la liberté aussi pour une collectivité élue de pouvoir répondre à des besoins particuliers de la population dans mon département par exemple le Val-de-Marne un des premiers problèmes c'est le logement ça n'est pas une compétence du Département mais nous investissons chaque année 30 millions d'euros on organise entre les différents échelons existants entre la région les départements entre les départements d'entre eux il peut y avoir de la coopération interdépartementale ça existe par exemple en matière d'assainissement où on a un syndicat inter départemental pour la petite couronne donc il y a des solutions de ce point de vue là aujourd'hui c'est pas cela la logique et la logique c'est de supprimer le maximum de collectivités élus parce que le pouvoir parce que c'est des contre-pouvoirs possibles pour pouvoir central et donc évidemment c'est plus facile de gouverner avec un président de la République et des préfets et on fait appliquer les choses et on sectorise l'action des collectivités locales évidemment c'est pas accepter d'une volonté un peu recentralisatrice ça n'a pas été soulevé dans les commentaires mais c'est très visible le Premier ministre a dit clairement qu'il allait réimplanter l'État que l'État qui traitait pas que il serait bien présent partout qui remettrait les services cet art donc on voit bien que d'un côté on va affaiblir les collectivités que de l'autre côté on va renforcer l'état donc on va à l'envers de tout ce qui avait été préconisé jusqu'à maintenant également en ce qui concerne la suppression du millefeuille alors ça c'est une tarte à la crème si j'ose dire que de dire toujours cela les départements sont j'allais à jamais aller marcher sur les plats de Nantes des autres les régions sont venues après les régions voulu se mêler de tout parce qu'elles sont trop petits trop proches des départements et qu'à chaque fois que le département investit dans un tennis dans une petite mairie etc la région vient tout de suite mettre quelques subventions pour être aussi présente donc effectivement il y a des doublons qui sont insupportables et faire sauter la clause de compétence générale me paraît très bien d'ailleurs je fais remarquer qu'il y a quelques semaines l'Association des départements de France faisait encore par son président des éditos en disant ne touchez pas la clause de compétence générale que la présidente de l'Association des départements de France disait encore hier quelle violence on nous a faites enfin c'est une vraie violence de la part du gouvernement envers les départements que de leur annoncé du jour au lendemain qu'ils allaient être supprimés donc quand même eu un choc il a dit qu'il était abasourdi et que les fonctions territoriaux se pose aussi des questions comment va-t-on gérer parce que si on doit aussi poser le problème en termes d'économie qu'est-ce qui va se passer pour ses fonctions on leur dit dans 2 ans revoie vos périmètres alors qu'on vient d'élire cette semaine les présidents d'intercommunalité les régions leur dit on va vous élire en 2015 et en 2017 on en fait sauter la moitié et au département alors dit vous avez été élu en 2015 et vous allez éteindre la lumière avec un nouveau bottes de fruits avec un nouveau mode de scrutin en 2021 donc est-ce que vous allez faire des programmes des investissements des emprunts comment vous allez fonctionner donc on est en train de bloquer la machine il vaudrait mieux y aller progressivement en regroupant certaines collectivités entre elles et des solutions il y en a alors peut-être que le ministre a été un peu brutal et a voulu lancer une réforme puis quand il était il s'est bien qu'il n'y arriverait pas au bout et puis on va trouver des solutions intermédiaires Michel ber je ne partage pas du tout l'opinion selon laquelle on revient sur la décentralisation on entre à nouveau dans une aire de recentralisation je ne partage pas non plus l'idée selon laquelle on veut supprimer des contre-pouvoirs aujourd'hui nous entrons nous faisons entrer la décentralisation dans une nouvelle ère trois qui est très attendu de faire à Raffarin ou ça a été un vent de liberté pour les collectivités territoriales qui n'étaient plus sous la tutelle de l'État et avec les compétences générales ben tout le monde pouvait faire tout bon voilà c'était généreux c'était superbe aujourd'hui on se recentre sur les compétences de chaque collectivité et on essaye d'être plus efficace je pense pas qu'il y ait beaucoup d'économies de réaliser avec toutes ces réformes qui sont annoncées en revanche en termes d'efficacité ces économies en revanche en termes d'efficacité oui je crois à l'efficacité des mesures proposées et concernant les départements il faut faire une distinction entre les départements en zone urbaine les départements en zone rurale on voit bien que avec la création des métropoles tout ou partie des départements concernés vont être amenés à fusionner avec les métropoles en dehors des métropoles il y aura encore des grandes zones urbaines je pense que dans ces zones urbaines on peut très bien imaginer que les régions reprennent les compétences d'infrastructures d'équipements publics et les communautés d'agglomération par exemple reprennent les compétences sociales en revanche dans les départements ruraux dans les territoires je dirais miruro mi-urbain là il y a un vrai problème il y a un vrai problème pour les compétences sociales qui va distribuer les allocations universelles de solidarité pour les personnes âgées les personnes handicapées les personnes envoient de précarité qui va la grande interrogation sur les assurer les services de proximité C'est ça la vraie question Favier mais je termine d'un mot très rapidement le Premier ministre a dit qu'il faisait confiance à l'intelligence et à l'innovation Territoriale il nous faut pendant les 7 ans qui viennent faire preuve d'intelligence pour pouvoir trouver les bonnes réponses aux questions qui se posent notamment pour ces territoires non je pense que il va y avoir une opposition extrêmement forte à cette réforme pour des raisons de fond d'abord aucune économie c'est de l'illusion de croire que l'économie d'ailleurs l'Assemblée des départements de France avait faire une étude il y avait dit il faudra au moins 10 ans avant de trouver la moindre économie donc ça va être le bazar le plus complet pour savoir comment on va répartir ses compétences on sait qu'il y a des choses qui sont extrêmement compliquées à transférer je commence par exemple les social à l'enfance la commune c'est trop petit la région c'est trop loin l'échelon le département est un bon échelon et c'est un bon échelon en zone urbaine comme en zone rurale parce que les politiques de solidarité qui sont au cœur des politiques du département et bien elles sont aussi utiles un petit mot pour finir moi je pense qu'on peut faire beaucoup d'économies dès maintenant très facilement avec les deux départements voisins le 28 le 41 et le 45 donc le 3 départements depuis un an on fait un travail considérable de rapprochement entre nous dans beaucoup de services du nez on a posé regardez rapidement la question notre partenaire d'une enveloppe.com faut-il supprimer les départements les internautes ont répondu oui à 56%, non à 34% sur 1192 votants merci à tous les trois d’avoir été les invités de ce 24 heures Sénat c'est la fin de cette édition à 22h vous retrouvez Sonia Mabrouk très bonne soirée et à demain