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interviewRMC — Face à Face· 19 janvier 2021 21 min

L'invité de Bourdin Direct : Nicolas Dupont-Aignan - 19/01

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.

0:07
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Vous êtes député de l'Essonne, président de De Poules à France. Hier soir, le Premier ministre sur France 5 dans C'est à vous a dit qu'il n'était pas question de reconfiner à brève échéance. Vous êtes opposé au couvre-feu à 18h, c'est bien cela ? Oui. Vous êtes opposé au reconfinement ?

0:35
Présentateur

Le reconfinement, c'est un constat d'échec toujours. Donc on ne peut pas se dire opposé au reconfinement comme ça, ce serait stupide. Je dis qu'il faut tout faire pour éviter la catastrophe d'un reconfinement. Et le couvre-feu à 18h, pas le couvre-feu en général, le couvre-feu à 18h m'est apparu totalement stupide. Surtout dans les zones métropoles, dans l'île de France par exemple. Car on entasse les gens dans les transports, on oblige les Français à concentrer leurs activités à certaines heures, et donc à être plus nombreux dans les magasins, dans les transports. C'est un peu pareil, non ? Non, déjà il y a un peu plus d'air.

Il suffit, vous savez, d'aller dans un métro à 17h30 hier pour voir la catastrophe que c'est. Ce sont des mesures, comment dire, symboliques, vexatoires, stupides, inutiles. Et je pense qu'il y a des mesures qui permettraient d'éviter cela, et que je réclame depuis un certain temps. Que feriez-vous ? Il y a plusieurs mesures que j'ai réclamées très tôt. D'abord, je pense qu'on aurait dû être beaucoup plus précoce dans le contrôle des frontières nationales. Le gouvernement a pris une bonne mesure, je réclame depuis six mois, sur l'exigence d'un test négatif en venant de hors de l'Union Européenne. Enfin !

Après, il faut voir l'application concrète dans les aéroports, ce qui n'est pas triste en ce moment. Mais c'est un autre problème d'application. Et puis, je suis pour que cela s'effectue aux frontières nationales. Parce que quelqu'un peut venir d'Angleterre par le Thalys en venant de Bruxelles, et pas venir par l'Eurostar.

2:02
Nicolas Dupont-Aignan

C'est-à-dire que vous mettez 350 000 travailleurs frontaliers au chômage ?

2:06
Présentateur

Non, parce que pour les frontaliers, on peut trouver des solutions. Vous savez qu'aujourd'hui, on peut toujours trouver des systèmes.

2:10
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que le frontalier, lui, ne véhicule pas le virus.

2:13
Présentateur

Non, mais on peut exiger des solutions de tests réguliers. Quand vous avez des avions qui arrivent de l'étranger de loin, qui arrivent à Francfort, et qui ensuite la personne vient, vous savez très bien qu'il faut un test négatif. D'ailleurs, l'Allemagne le fait, dans l'autre sens. L'Italie le fait. Pourquoi nous, on ne le fait pas depuis des mois ? Décidions le 21 au niveau de l'Union Européenne. Je regrette, en gros, pour s'il matisse, qu'on enferme les gens chez eux à 18h, et qu'on rentre comme dans un moulin dans notre pays. C'est complètement absurde. Je préfère qu'on protège le pays, plutôt que d'enfermer les Français.

Deuxième point, je pense que depuis le départ, autant le premier confinement, je l'ai approuvé, j'étais d'ailleurs un des plus prudents à demander des mesures. Donc, je ne suis pas quelqu'un, vous le savez, qui nie l'épidémie. Je ne suis pas complotiste. Je pense qu'il y a une réalité qu'il faut la saisir. C'est-à-dire prendre le problème à bras-le-corps. Mais il y a des mesures que je réclame, depuis un certain temps, et qui ne sont pas faites. Je vais vous donner un exemple. J'ai demandé qu'on protège les citoyens, plutôt que d'enfermer l'ensemble de la population. C'est-à-dire, je pense qu'on est dans un contresens, depuis le début.

On enferme toute la population, on réduit tout le monde, au lieu de protéger ceux qui sont menacés par ce virus. Et je vous donne un exemple. J'ai demandé qu'on envoie des masques FFP2, c'est-à-dire les plus protecteurs, à nos plus anciens. On m'a toujours dit, le ministre m'a toujours dit, que c'était idiot, que ce n'était pas possible. Mme Merkel l'a fait, elle a envoyé à 27 millions d'Allemands, les plus fragiles, des masques FFP2, de manière à leur permettre de revivre, sans aucun risque. Parce qu'ils sont plus fragiles que les autres. J'ai demandé des mesures sur les personnes vulnérables.

C'est complexe, il y a un décret qui a été pris par le gouvernement, qui a fait retravailler les conjoints de personnes vulnérables. Ce qui est une folie, parce que les personnes vulnérables, qui ont des maladies graves, doivent être spécifiquement protégées. Et j'ai demandé qu'on réaugmente les lits de réanimation, ce qui n'a toujours pas été fait, pour qu'on ait un peu de marge, pour soigner, en dernier ressort. Et surtout, et j'ai écrit au ministre, qui ne m'a toujours pas répondu, je l'ai écrit avec d'autres personnes, que l'on travaille davantage sur les traitements, les soins.

Car c'est terrible de se dire qu'aujourd'hui, en France, on meurt du Covid, de la Covid, pardon, parce que le gouvernement n'a pas été assez...

4:29
Nicolas Dupont-Aignan

Dans quel pays au monde a-t-on trouvé un traitement ?

4:32
Présentateur

Dans beaucoup de pays, il y a des études, et j'ai demandé des études, je peux le citer, l'hivermectine, l'hydroxychloroquine, la vitamine D. L'hydroxychloroquine ? Oui, l'hydroxychloroquine, je maintiens. Je maintiens que dans beaucoup de pays, elle est utilisée. Ce n'est pas le traitement. Il n'y a pas un traitement. Je vais être précis.

4:51
Nicolas Dupont-Aignan

Je voudrais être précis sur l'hydroxychloroquine. Parce que vous l'avez défendu, je voudrais revenir sur ce qu'a dit Didier Raoult. Vous avez dit, vous saviez que j'allais vous parler de cela, parce que vous me connaissez, l'hydroxychloroquine ne permet pas de réduire la mortalité, admet Didier Raoult. Conclusion à laquelle l'OMS, je le rappelle, était déjà arrivée il y a six mois. Justifiant à l'époque, vous souriez, mais l'arrêt de tous les essais cliniques en cours. Je continue. Oui, je vous en prie. Didier Raoult revient sur son essai, réalisé en mars, vous vous souvenez de cet essai, réalisé en mars dernier, auprès de combien de patients ? Je sais, je vais vous répondre.

Combien de patients ? Auprès de combien de patients ? Vous ne le savez pas.

5:40
Présentateur

Très bien, 42, cet essai-là. 42. Alors, que dit cet essai ? Ce qui est extravagant. Non, mais que dit cet essai ? Je vais vous le dire, cet essai. Non, mais attendez. Oui, si je peux vous répondre. Allez-y. Tout le week-end, une nouvelle offensive contre le professeur Raoult, à partir d'un essai où il reconnaît tout à fait, c'était un des premiers essais qui n'étaient pas faits pour voir l'évolution sur la mortalité, mais sur la charge virale, sur 42 personnes. Depuis, il y a eu des essais sur 7000 personnes. Il y a eu 100, attendez, écoutez au moins ça, parce que c'est extraordinaire en France, on n'a pas le droit de le savoir.

Il y a eu 180 études, 192 études publiées, 150 dans le monde, sont publiques et sont positives. Le Conseil d'État italien a rétabli la prescription de chloroquine que le gouvernement italien avait bloquée, et les médecins italiens l'utilisent. C'est utilisé dans le monde entier, en Inde, au Maroc, avec de très bons résultats. Sous forme, attention, précoce. Mais il n'y a pas que l'hydroxychloroquine. Je ne suis pas un avocat, je ne suis pas là pour dire que l'hydroxychloroquine marche. Mais n'utilisez pas, comme ça a été fait dans les médias français, n'utilisez pas, est-ce que je peux finir ma phrase ?

N'utilisez pas une étude préalable, initiale, qui a été suivie par des centaines d'études, pour décrédibiliser le professeur Raoult, qui a eu l'honnêteté sur cette première étude, qui n'était pas faite pour ça, de dire un point. Donc arrêtons là-dessus, soignons les français. L'Ivermectine, passons à l'Ivermectine. L'Ivermectine est un médicament qui marche, et en France, on n'a pas le droit de le savoir.

7:13
Nicolas Dupont-Aignan

Vous passez à ce que vous voulez, moi je continue à poser mes questions. Mais je vous en prie. Est-ce qu'une étude a été conduite par les équipes du professeur Raoult, selon les protocoles scientifiques en vigueur ? Est-ce que vous en connaissez une ? Oui, il y a eu beaucoup d'études, mais hors professeur Raoult, 192 études.

7:30
Présentateur

Je vous parle des études conduites par les équipes du professeur Raoult. Il y a une étude du professeur Raoult, passionnante, sur les EHPAD. Moitié moins de mortalité, moitié moins de mortalité. Mais on n'a pas le droit de le dire en France.

7:42
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a une étude qui a été conduite en France par le CHU d'Angers, vous le savez. Sur un échantillon de 250 patients, qui a conclu que l'hydroxychloroquine n'a pas d'effet bénéfique. Eh bien écoutez, les milliers de médecins... Il y a bien qu'on poursuive ce débat autour de l'hydroxychloroquine.

7:57
Présentateur

Je le poursuis parce qu'en France, tous les jours, heureusement, des médecins prescrivent avec l'azithromycine, avec des anticoagulants l'hydroxychloroquine et sauvent des vies dans le monde entier. Et je vais vous dire plus, il n'y a pas que l'hydroxychloroquine. Quand on voit qu'aux Etats-Unis, au Mexique, en Argentine, en France, l'ivermectine est un médicament qui a de très bons résultats. Ce que je conteste, qu'on ne se méprenne pas Jean-Jacques Bourdin, je ne suis pas médecin, à dire il faut ça, il faut ça.

Ce que je conteste, c'est que dans notre pays, on n'a pas le droit d'étudier de manière scientifique, publique, sans l'influence des laboratoires pharmaceutiques qui gangrènent notre pays. On n'a pas le droit d'étudier des médicaments qui, dans le monde entier, soignent.

8:44
Nicolas Dupont-Aignan

Comment expliquez-vous qu'en Mexique, en Inde, il y a des médicaments qui soignent et on commence à être efficaces ?

8:52
Présentateur

Bon, vous l'affirmez, vous l'affirmez, aucun médecin ne le dit, aucun médecin que je reçois sur ces plateaux. Eh bien, moi, je ne suis pas financé par l'industrie pharmaceutique.

9:05
Nicolas Dupont-Aignan

Parce qu'ils sont tous financés par l'industrie pharmaceutique. Et l'industrie pharmaceutique a gangréné. Parce que tous ceux qui sont sur les plateaux de télévision sont financés par l'industrie pharmaceutique.

9:14
Présentateur

J'aimerais, Jean-Jacques Bourdin, je peux vous poser une question ? J'aimerais que quand vous recevez un professeur de médecine, vous lui demandiez. Allez-y, disons que citez des noms, citez des noms, allez-y. Bien, M. Aubert, député républicain. Deux médecins. M. Aubert, député républicain, pas moi, avec des sénateurs et des députés républicains, a demandé à M. Véran de faire la lumière sur les conflits d'intérêts qu'il y a aujourd'hui et qui pourrissent le monde de la médecine. Car la réalité de la France... Aucun financement extérieur de l'IHU de M. Didier Raoult ? M. Raoult s'est expliqué là-dessus. Je demande la transparence. Attendez, c'est une affaire trop grave.

Ce que je dis, je dis juste, s'il y avait un médicament miracle, ça se saurait, et je n'ai jamais dit ça. Je dis en revanche que dans notre pays, soit on enferme les gens et on est en train de tuer la France, soit on nous embarque vers le vaccin. Et entre les deux, avant même que c'est dans le meilleur des cas... Si dans le meilleur des cas, le vaccin est efficace, vous savez que ça va prendre du temps. Est-ce qu'il est efficace, le vaccin ? Je vais vous répondre. Dans le meilleur des cas, Jean-Jacques Bourdin, c'est une affaire grave parce que des gens meurent. Le vaccin va être efficace au bout d'un certain temps. Le temps de vacciner les gens. On est d'accord ?

Donc dans le meilleur des cas, ce que je demande, c'est qu'on recense toutes les expériences médicales qui de le Mexique, l'Argentine, l'Inde, le Maroc, les Etats-Unis ont abouti à des médicaments. L'Angleterre avec un médicament sur l'arthrite, l'Institut Pasteur de Lille, qu'on essaye d'aider nos médecins, leur faire confiance sur la liberté de prescription, tester des médicaments, comparer et que l'État joue son rôle d'impartialité.

10:49
Nicolas Dupont-Aignan

Le gouvernement, si j'ai bien compris ce que vous dites, freine volontairement la recherche sur les traitements. Non, je ne dis pas qu'il la freine volontairement.

10:57
Présentateur

Je dis qu'il refuse, oui, il refuse des études impartiales. Il refuse d'ouvrir le débat. Et d'ailleurs, un collectif de médecins indépendants s'est créé parce que, heureusement, dans notre pays, des dizaines de milliers de médecins tâtonnent, cherchent l'azithromycine, qui n'était pas prescrite au départ, qui était un antibiotique. Et souvenez-vous, comme le remdesivir a été défendu par des professeurs, curieusement, qui reçoivent des subventions de giléade, l'Union Européenne a acheté du remdesivir, vous le savez, et puis on s'est aperçu après coup que ça ne servait à rien. Je demande des études. Des études, c'est tout.

C'est quand même la moindre des choses qu'un homme politique indépendant demande au gouvernement qu'il y ait des études pour traiter, soigner. Voilà ce que je demande.

11:46
Nicolas Dupont-Aignan

L'effet couvre-feu. C'est sorcier quand même. L'effet couvre-feu. Oui. Efficace. Efficace. Je ne suis pas convaincu par le mot. Moins de 16% de contamination sur une semaine.

11:57
Présentateur

Oui, ce sont des chiffres que je confesse. Bon, alors, j'oublie les chiffres. Attention, sur l'effet couvre-feu. J'oublie les chiffres. Non, soyons précis sur le couvre-feu. Un couvre-feu pour empêcher qu'après 20h, 21h, les gens aillent dans des bars et une vie nocturne qui peut servir de rassemblement. Je n'y suis pas. Donc, vous êtes favorable à la fermeture des bars, des restaurants, des salles de spa. Pas des restaurants. Des bars, oui. Les restaurants, quand la cantine de l'Assemblée nationale est ouverte, du Sénat, que toutes les cantines d'entreprises sont ouvertes, que les cantines de tous les lycées de France sont ouvertes, il faut ouvrir les restaurants.

Il faut fermer les cantines. Non, mais il faut arrêter. Il faut tout ouvrir. Mais il faut apprendre à vivre avec le virus, excusez-moi, en étant prudent, en se lavant les mains, en ayant des protections. Les restaurateurs ont investi. Les restaurants qui ont de la place peuvent être ouverts. Arrêtons de tuer notre pays par des mesures stupides qui n'empêchent en rien le virus. Apprenons plutôt à protéger les Français. Protégeons notre pays par des frontières. Protégeons les plus anciens par des masses. Soignons les malades.

12:55
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que le temps passe, je voudrais que nous parlions de la vaccination. Oui. La vaccination. Est-ce que nous sommes toujours tous des cobayes ? Ce que vous avez dit au mois de décembre. Je maintiens qu'aujourd'hui, avec le vaccin ARN, nous sommes des cobayes. Vous ne vous feriez pas vacciner par un vaccin ARN.

13:11
Présentateur

Pour l'instant... Oui ou non ? Attendez, je vais répondre précisément. Pour l'instant, non. Pour une raison très simple, c'est que j'ai lu page 22. Du protocole Pfizer. Lisez-le. Très intéressant. Malheureusement, en anglais. Mais page 22 du protocole Pfizer, il est écrit, ce qui est la vérité, que la phase de test continue jusqu'en 2022, comme tous les vaccins. Il faut deux ans. Je dis, et je pèse mes mots, parce que j'aimerais que ce vaccin marche. J'aimerais qu'il y ait un miracle. Quand j'entends M. Fischer, vous l'avez reçu, Jean-Jacques Bourdin, c'est M.

Vaccin du gouvernement, hier, je suis désolé, chez un de vos concurrents, il a dit, il n'y aura pas de passeport vaccinal, parce que je ne peux pas vous dire que le vaccin protège plus de deux mois. Deux ou trois mois. On a appris. C'est-à-dire qu'on vaccine tous les Français, mais on ne sait pas si ça va durer plus de deux ou trois mois la protection. Dites-moi, combien de temps protège le vaccin contre la grippe ?

14:05
Nicolas Dupont-Aignan

Combien de temps ?

14:06
Présentateur

Vous allez me répondre sans aucun doute. C'est plus compétent que moi. Dites-moi. Quelques semaines, peut-être. C'est le même chose. Est-ce que vous croyez, alors qu'on va lutter contre le coronavirus avec un vaccin qui ne protège pas plus de deux à trois mois, alors même qu'il y a des variants, qu'on ne sait même pas s'il protège contre les variants, et que M. Fischer, M. Vaccin du gouvernement, nous explique...

14:25
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a des variants avec la grippe chaque année, et chaque année, nous sommes vaccinés par un vaccin légèrement différent. Et si nous étions obligés d'être vaccinés chaque année contre le coronavirus ?

14:36
Présentateur

Eh bien, cher Jean-Jacques Bourdin, je dirais que c'est une folie profonde. Oui. Pourquoi ?

14:42
Nicolas Dupont-Aignan

Vous préférez qu'on laisse mourir des...

14:44
Présentateur

Non ? Je ne comprends pas. Eh bien, M. Fischer... Pourquoi votre position à la vaccination ? Mais je ne suis pas hostile à la vaccination, non. Il y a des vaccins qui ont sauvé l'humanité.

14:51
Nicolas Dupont-Aignan

Donc aujourd'hui, vous dites aux Français, n'allez pas vous faire vacciner.

14:55
Présentateur

Est-ce que vous dites cela aux Français ? Non. Je dis, quand vous allez vous faire vacciner, sachez que vous êtes dans une phase d'expérimentation d'un vaccin... Donc, n'y allez pas. ...d'un vaccin, nouvelle formule, nouvelle formule, qui joue sur l'ARN, c'est-à-dire un vaccin qui donne une information génétique à votre corps, qui joue sur l'ARN, qui joue sur l'ARN, qui ne pénètre à aucun moment notre ADN. Si je peux finir, je dis que ce vaccin n'a aucun recul. Et moi, en tant que responsable politique, je n'ai pas envie demain d'avoir un scandale sanitaire dans le monde. Et j'estime, j'estime, qu'il faut un peu de recul, plus de deux mois, parce que M.

Fischer, le monsieur vaccin du gouvernement, nous dit, ça ne vous protège pas plus de deux mois, et ça ne vous empêche pas de transmettre. Est-ce que M. Fischer nous dit que ce vaccin est dangereux ?

15:48
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, il dit qu'il y a des... Est-ce que ce vaccin est dangereux ? On ne sait pas. On ne sait pas.

15:52
Présentateur

Donc, vous dites aux Français... Je dis aux Français... Vous n'allez pas vous faire vacciner. Allez vous faire vacciner en sachant que vous... Si vous allez... Excusez-moi. Si vous allez vous faire vacciner, sachez que vous faites partie d'un protocole d'essai. Bon, je ne comprends plus votre position. Et je pense... Mais moi, j'ai très clair. Je serai responsable politique. Je n'aurais pas lancé une vaccination ARN.

16:13
Nicolas Dupont-Aignan

Vous seriez le seul pays au monde. Nous serions le seul pays au monde.

16:16
Présentateur

Non. La Chine, pardonnez-moi, Jean-Jacques Bourna, la Chine a lancé un vaccin classique. Ne me caricaturez pas. Je ne suis pas anti-vaccin. Il y a plusieurs types de vaccins. Oui. Il y a le vaccin classique. La Chine a vacciné avec le vaccin classique. Pas le vaccin ARN. Où on n'a aucun recul. Et j'espère que le vaccin Sanofi va sortir le vaccin classique. Et d'ailleurs, on peut s'interroger pourquoi Sanofi prend du temps pour sortir son vaccin. Tout le monde tombe sur Sanofi. Moi, je ne serais pas si injuste. Parce que Sanofi connaît les vaccins. Et est-ce que cet emballement médiatique sur le vaccin ARN, est-ce qu'on a suffisamment de recul ? Moi, je ne peux pas vous le dire.

Et j'aimerais qu'en tant que responsable politique, nos dirigeants soient un peu plus prudents. Et j'aimerais que nos dirigeants présentent des solutions de soins qui fonctionnent, plutôt qu'un bénéfice-risque sur un vaccin, qui de surcroît n'a pas été testé sur les plus de 85 ans, et qu'on fait tester dans les EHPAD. Donc, je demande de la prudence. Mais je ne suis pas pour ne pas soigner.

17:12
Nicolas Dupont-Aignan

Certificat de vaccination, oui ou non ? Bien sûr, non. Non. Mais un vaccin qui ne sait pas s'il est utile. Vous êtes à l'aise de Robert Ménard qui le demande, ardemment, le passeport vaccinal.

17:20
Présentateur

Mais quel intérêt de prendre un passeport vaccinal quand le monsieur vaccin du gouvernement, je le répète, nous explique qu'il ne sait pas si ça empêche de transmettre, que si ça protège plus de trois mois, et qu'on ne connaît pas les effets secondaires ? Mais ce pays devient fou. Vous ne connaissez pas les effets secondaires ? Combien de personnes ont été vaccinées ? Combien de personnes ont été vaccinées ? Mais attendez la suite. Vous avez combien de recul ? Il y a une folie vaccinale dans notre pays, sans aucune certitude. J'attends des éléments de preuve. Et en attendant, parce que de toute façon, et je le souhaite, si ce vaccin opérait des miracles, il faut avoir du temps.

Attendons et laissons mourir ? Non. Soignons. Traitons. Utilisons la médecine de ville avec des traitements qui existent et qui sont cachés. Et qui sont cachés. Et qui sont cachés parce que ça gêne l'industrie pharmaceutique. Non. On nous cache les dangers du vaccin. On nous cache les traitements. On nous cache tout. Non. On est en train de maltraiter les Français, alors qu'il y a des solutions qui sont expérimentées, alors qu'on peut protéger les Français. Je prends l'exemple des frontières, des masques, des soins. J'estime qu'il y a une palette de solutions. Et j'aimerais qu'il y ait moins de débats. Comment dire ?

J'ai l'impression que dans cette affaire, à aucun moment on procède par addition. J'aimerais qu'on additionne toutes les solutions.

18:34
Nicolas Dupont-Aignan

Vous vous plaignez de la lenteur de la vaccination ?

18:37
Présentateur

Je ne m'en plains pas parce que je pense que ce vaccin ARN, nous n'avons pas de recul. Donc vous ne vous plaignez pas de cette lenteur ? A aucun moment. Vous ne vous êtes plaint. Je suis cohérent, Jean-Jacques Bourdin. Oui. Je ne vais pas. Alors que je pense que ce vaccin n'a pas assez de recul, qui sera peut-être bien dans un an ou deux, on verra. Mais je ne vais pas dire tout et le contraire de tout. Certains se plaignent de la lenteur parce qu'ils estiment que c'est la solution miracle. Moi, je ne le crois pas. Et je demande plus de temps. Et pendant ce temps-là, j'estime qu'il faut soigner les Français.

Et que si on mettait le dixième, le centième de l'argent qu'on a mis sur les vaccins, des milliards d'euros, sur la recherche, sur les soins, pour prévenir et éviter que des gens meurent, eh bien je pense qu'on gagnerait beaucoup. Et j'en ai assez de cette propagande incroyable où on prend les Français pour des imbéciles. Les Français ne sont pas idiots. Les Français ont besoin d'informations impartiales qui lisent ce que j'ai dit et ils se feront leur jugement par eux-mêmes. Liberté. Je pense que le pays est en train de sombrer dans une attaque sans précédent de la liberté individuelle. Et qu'on peut lutter contre le virus en respectant la liberté.

19:39
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, je voudrais terminer sur cette loi renforçant les valeurs de la République. Cette loi dite séparatisme, j'aime pas trop ce mot, mais peu importe, à l'Assemblée nationale, est-ce que vous la voterez ? Peut-être.

19:52
Présentateur

Elle va dans le bon sens. Parce qu'il y a des mesures dedans qui traduisent une prise de conscience. Et je ne vais pas, moi, qui depuis dix ans demande une prise de conscience sur les phénomènes de communautarisme islamiste séparatiste, dire, tiens, il y a quelque chose qui est voté, ça ne va pas assez loin, je vote contre. Donc je pense que je la voterai. Mais je regrette que sur certains points, on n'aille pas un peu plus loin. Et je vais vous en donner deux exemples. Premier point, le financement des lieux de culte. Je pense qu'il faut vraiment interdire le financement de l'étranger. Et pas simplement le réglementer.

Parce que si on veut créer un islam de France, si on veut éviter qu'il y ait des ingérences étrangères, c'est l'objet du gouvernement, je crois que le contrôle ne servira pas à grand-chose. Et qu'il faut interdire, c'est un geste fort, mais il faut le faire. Et puis le deuxième point, j'ai été un peu surpris que l'amendement, vous voyez, ce n'était pas de mon bord, de Mme Berger, sur le voile des fillettes, qui est par principe du séparatisme. Car quand vous mettez un voile et que vous enfermez votre fillette de 4 ans dans sa poussette avec un voile, c'est du séparatisme. Et je ne comprends pas, franchement, pourquoi la majorité nous a dit que ça ne faisait pas partie du projet de loi.

C'est absurde.

20:59
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai une autre dernière question à vous poser. Est-ce qu'Alexei Navalny, qui est en prison en Russie, a arrêté en rentrant dans son pays après avoir été empoisonné ? Est-ce que vous demandez sa libération ?

21:10
Présentateur

Oui, je crois que sa libération serait un très grand geste de la part des autorités russes pour dire que ce pays n'est pas ce qu'on croit qu'il est et que c'est important, dans tous les pays, qu'il y ait la liberté. Dans le nôtre aussi.

21:24
Nicolas Dupont-Aignan

Merci Nicolas Dupont-Aignan, 8h55, RMC et BFM TV.