"Crise migratoire" : Marie Darrieussecq répond aux étudiants de Lyon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Marie DarrieussecqFait
« des guerres dans certains lieux précis comme la syrie ou l'afghanistan »
- 6:00Marie DarrieussecqFait
« des dictatures insupportable par exemple comme un erythrée »
- 7:00Marie DarrieussecqFait
« et qui est due aussi au changement climatique »
- 17:00Marie DarrieussecqFait
« je suis une femme engagée je suis une citoyenne engagée »
- 19:00Marie DarrieussecqFait
« je suis féministe »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour aux étudiants de lyon 3 je suis désolé de ne pas être venue voir je suis vraiment désolé j'ai ce qui me donnait un tout petit peu meilleure conscience c'est de savoir que je vous plante est pas complètement puisqu'il y avait monica sabolos quand même qui venait vous parler mais bon j'ai eu un souci avec mon grand fils qui est un problème bon voilà il fallait absolument que je sois là ce soir là voilà il a 18 ans je vais pas vous raconter ma vie et donc voilà d je suis désolé donc je suis heureuse d'avoir l'occasion de pouvoir vous parler c'est pas vraiment une idée en fait c'est quelque chose que c'est quelque chose qui est là qui nous accompagne depuis de très nombreuses années maintenant et qu'on appelle à tort mon avis la crise migratoire c'est pas une crise migratoire c'est une migration de masse qui est dû à des tas de phénomènes économiques dues essentiellement à une très forte injustice économique qui est dû à des guerres dans certains lieux précis comme la syrie ou l'afghanistan qui est dû à des dictatures insupportable par exemple comme un erythrée et qui est due aussi au changement climatique donc ce n'est pas une crise c'est celle à venir en fait et donc c'est un roman qui n'est pas exactement un roman politique et en même temps il l'est c'est à dire c'est un roman ou j'apporte pas de solution mais où je vous invite à réfléchir et peut-être à vous vous imaginez vos propres solutions en suivant rose qu'il ya un personnage a un petit peu maladroit mais pour qui j'ai beaucoup d'affection j'aime beaucoup sa façon d'être un peu perdue là non donc voilà l'idéal et elle est née d'une d'un état du monde en fait et très bon livre de louis philippe dalembert qui s'appelle mur méditerranée qui s'occupe du sort des migrantes de trois femmes en particulier que je vous recommande moi je j'ai cherché à comprendre le trajet des jeunes hommes des très jeunes hommes 16 ans 18 ans parce que j'en ai rencontré certains en fait ça a commencé comme ça en particulier j'en ai rencontré à paris évidemment il faut pas aller très loin de là où j'habite pour rencontrer des migrants à paris en particulier porte de la chapelle un temps il ya eu un campement extrêmement organisé d'ailleurs à garde en face de la gare de lyon sous la cité de la mode et du design dont je parle dans le livre et j'ai rencontré des jeunes hommes qui m'ont interpellé par leur évidemment leur courage mais aussi le fait qu'il y avait des étincelles dans leurs yeux il y avait des de l'espoir il y avait parfois beaucoup d'humour aussi et leur destin était moins en général moins dramatique que celui des filles parce que les filles elles se font systématiquement violées et je ne me sentais pas la force de d'écrire un roman là dessus dans mon roman il ya aussi un aspect de comédie de comédie humaine de maladresse de tout le monde de ratage de toutes petites lâchetés du quotidien qui peuvent parfois être drôles ou parfois pas et et younes ce personnage j'ai imaginé mais il est quand même né de plusieurs rencontres en particulier au niger parce que je suis aussi allé au niger rencontrer ceux qu'on appelait les refoulés et refoulé de libye c'est toute une histoire cgt au niger en 2014 et à l'époque les accords frontex dont c'est un peu technique c'est toute cette fausse en fait organisation de la migration parce que c'est un énorme bazar mais est très injuste mais en tout cas à l'époque frontex avait un accord avec la libye et l'algérie pour refouler les gens et les éloigner en fait le plus possible de l'europe pour refouler les migrants et ils étaient très nombreux à être échoué comme ils disent eux-mêmes stranded en anglais à niamey au niger autant dire des pays les plus pauvres du monde il y avait des cameroun et des sierra léonais des libériens des ghanéens des nigérians des des congolais parfois aussi des syriens dans des incroyables micmac enfin les avait renvoyés au mauvais endroit quoi et de toute façon c'était mauvais endroit le niger parce que personne n'était là ce pays était trop pauvre pour les prendre en charge et bien au milieu de toute cette immense détresse j'ai rencontré des jeunes gens qui ne pensaient qu'à repartir et dans la motivation était parfois simplement de voir du pays de voir du pays et je trouve ça parfaitement légitime sans papiers sans argent mais deux joueurs du pays quoi des rencontres avec des migrants qui m'ont particulièrement frappée et certains détails peuvent figurer dans ce que raconte une s les souvenirs du niger qui raconte mme ont été racontées par des nigériens qui était pas forcément des migrants mais certains d'entre eux oui avait fait l'aller-retour la pluie des mangues par exemple cette petite pluie qui tombe quelques temps avant la vraie saison des pluies qui fait mûrir les mangues et c'est une pluie m'a raconté un homme que j'ai rencontré un ami cher au niger un jeune homme c'est une pluie qui fait que cette nuit là tout le monde dort bien je trouvais ça très poétique et et puis il ya des ya des choses que ma rencontre et comment raconter pardon des gens que j'ai rencontrés à calais dès accueillant des bénévoles en particulier si vie que je remercie aussi à la fin du livre qui accueillait jusqu'à dix jeunes soudanais chez elle dans un tout petit deux pièces avec des matelas partout et je lui disais mais quand même mais ça nous est épuisant mais comment vous faites et tout me disais mais non il suffit de s'organiser la seule chose qui l'embêtait sylvie me dise et elle sait qu'il y en a pas un qui pense à passer la serpillière après la douche exactement comme mes enfants quoi comme les ados d'enfants la maison et l'accueil l'hospitalité c'est ça c'est très concret et en même temps c'est improvisé tous les jours et s'est débrouillé avec des gens qui au début sur des étrangers et puis qu'on se met au bout du compte à connaître au point de les engueuler quoi parce qu'ils passent pas la serpillière donc j'aime beaucoup ces détails très vrai du quotidien et c'est ça qui fait aussi le roman alors les personnages disons de la classe moyenne parisienne je les connais par coeur je suis entouré de personnages kasman par exane j'habite à paris classe moyenne qui est justement énormément de mal à habiter paris parce que c'est devenu impossible de payer un loyer quand on est comme elle psychologue ou agents immobiliers ou infirmières ou prof c'est une catastrophe à paris donc je les connais bien et je n'ai pas elle je n'ai quasiment pas à les imaginer enfin j'veux bien sûr je commence à les imaginer mais rose en quelque sorte c'est moi si je n'écrivais pas comme la plupart de mes personnages féminins dans mes romans c'est moi si je n'écrivais pas donc c'est très facile à faire en revanche si younès j'ai eu beaucoup plus de mal à le trouver d'abord parce que j'avais des problèmes éthiques moraux si vous voulez c'est que j'avais je m'étais entretenu avec une bonne cinquantaine de migrants décidément j'aime pas ce moment même en de voyageurs comme ça au niger au cameroun au congo et puis à paris et puis finalement à calais calais ça a été un voyage déterminant pour le roman bien sûr et j'avais comme ça une cinquantaine de grands témoignages je pouvais en choisir je pouvais pas en choisir un seul et laisser tomber tous les autres et je pouvais pas non plus fabriquer une sorte de pantin avec débit de tous ces témoignages je trouvais ça moralement désastreux en fait pas juste pas juste littérairement non plus et finalement enfin j'ai beaucoup bataillé pour trouver younès et la littérature s'est aussi fait de ces faits de ce qu'on vit c'est fait ce qu'on imagine mais c'est aussi fait de tous les grands mythes qui nous précèdent et de tous les grands livres aussi et j'ai pensé à jonas jonas le prophète qui est qui appartient aux trois monothéismes qui est une figure très méditerranéenne vraiment elle est présente partout en méditerranée jonas c'est celui qui perd tout espoir qui est avalée par la baleine et qui a recraché sur le rivage et il est beaucoup plus valide pour symboliser les migrants si vous voulez que ulysse dont on nous rebat un peu les oreilles parce que ulysse certes il dérive en méditerranée dix ans ce qui n'est pas du tout ce que font les migrants dallaire insultes sur l'eau les essais au contraire de traverser le plus vite possible et ensuite tu lis il a gagné la guerre et il part victorieux en fait tu espères en méditerranée d'ailleurs s'amuse bien aussi il couche avec ctrc couche avec calypso vraiment c'est pas du tout valide pour pour les migrants et alors j'ai vu plein de pièces de théâtre ou de romans qui ou d'articles de journaux aussi qui reprenait ulysse et moi même ça me déroute f1 ça m'a emmené dans une mauvaise direction en lice c'est quand j'ai pensé à jonas et à la baleine et et jonas et younes en arabe et tout à coup il s'est incarnée enfin il ya un côté très très intuitif quand on écrit tout n'est pas très réfléchie et août oblige les yeux ce personnage et la ggt le livret a est reparti grâce à lui d'un sage au national est-ce que je suis un témoin non je suis une romancière il ya une grande part de fiction dans mon roman il est fait de choses que j'ai dont j'ai été témoin il n'y a pas de faits minera témoins d'ailleurs mais dont j'ai été témoin c'est près de la moitié du livre l'autre moitié c'est que ce que j'ai vu à calais en particulier m'a paru tellement dingue tellement irrationnelle qu en fait à un moment je me disais mais pour que ces jeunes gens réussissent à passer c'est le terme qu'ils emploient ils tentent ils passent ils tentent autant de fois qu'il faut pour passer je faisais mais il n'ya plus que la magie en fait comment ils peuvent passer mais ça me paraissait dingue donc j'étais dans cette station service de la zone industrielle de calais que je décris dans le livre qui me paraissait comme une sorte de spirale dingue de camionneurs de flics et de gendarmes et de migrants pas de candidats au passage quoi et moi planquez dans une bagnole va gta dans ma voiture croiser une station service en même temps je voyais bien que j'avais rien à y faire et donc les les les candidats au voyage attaqué en fait un camion par l'arrière il y avait un passeur qui faisait cassé la serrure ça ça vaut 500 euros ou alors ils se débrouillaient eux mêmes ils entraient en masse dedans c'est une catastrophe absolue pour les camionneurs j'ai même pas eu le temps tellement de développer dans le livre j'ai même pas le temps non plus mais il faudrait faire un livre entier sur les camionneurs et les flics arrivent histoire tout le monde plus ou moins violemment enfin j'ai assisté à toutes sortes de scènes quoi et parfois in caste planqué au fond et ensuite une fois qu'ils arrivent à rester planqué au fond on sait même pas trop comment il faut qu'ils passent tous les contrôles donc à la chaleur à l'oxygène aux miroirs aux chiens et parfois les contrôles inopinés des douaniers qui ouvre à quoi et aussi aux caméras qui voit la nuit ah bon je me disais mais c'était passe-muraille quoi les mecs comment il y en a en moyenne un par nuit qui arrive quoi à l'époque où j'étais à calais et à l'époque où j'étais à calais c'était après ladite jungle et il reste à peu près 800 personnes qui essayait de passer un par nuit quoi quand il faisait et c'est là que je me le roman dans ma tête est parti vers une zone légèrement très légèrement fantastique c'est peut-être que dans la tête de rose où elle pense que c'est à force de télépathie quoi qu'elle le fait passer et puis de ce qu'elle a dans les mains parce qu'elle lui a aussi donné quatre mille euros donc ça suffit pour un passage normalement mais je me suis dit mais comment concrètement il arrive à passer quoi la part de moi-même qui est dans le livre pour être très honnête c'est mon désarroi c'est à dire que j'ai parlé avec toutes sortes de gens de la migration de masse et y compris des bénévoles souvent anglais qui font partir de qui font partie des militants souvent anglais qui font partie de no border qui ont en général votre âge et qui sont dans une utopie magnifique d'abolition totale des frontières mais je vois pas comment on fait dans l'état actuel du monde je vois pas comment on fait et en même temps l'idée elle est évidemment magnifique et vue de la planète je sais pas sûrs à nu ce s'il ya des gens là où qui nous regardent et doivent se dire les terriens font absolument n'importe quoi c'est une évidence c'est une évidence qu'il faut abolir les frontières juste ça je sais pas comment on fait quoi donc j'ai parlé avec toutes sortes de gens j'ai aussi parlé avec quelques personnes qui étaient vraiment fasciste de mon point de vue fakih qui était très violemment opposés à l'arrivée de toute personne étrangère pour le dire vite et est entre toutes ses opinions moi j'étais un peu au milieu c'est à dire que je pense que l'hospitalité irène plus beau le droit de la mer il faut absolument le conserver comme citoyenne j'ai pu faire des actions j'ai même accueilli un enfant sans papiers je sais pas beaucoup d'immigrants aujourd'hui à l'époque où je l'accueille il était sans papiers les mots sont idéologiques migrants ça les maintient en migration ça leur interdit d'atterrir quand j'étais petite à l'école primaire ont les français qui étaient pas nés en france on les appelait des immigrés c'était comme ça qu'on disait alors c'est devenu des migrants maintenant ils sont en l'air comme ça ils peuvent pas ils peuvent pas migrer un participe présent c'est très important migrants à calais les bénévoles les appelle plutôt des exilés donc tout ce que j'ai mis deux mois c'est mon indignation c'est évident mon indignation devant cette étape de la planète et des politiques quoi mais après je suis quand même dans le désarroi c'est à dire je sais pas là aujourd'hui en 2009 quelle est la solution j'ai ma peur aussi g l'avenir me fait peur et en même temps je suis une incorrigible optimiste donc je sais pas très bien ce qu'il faut faire concrètement j'ai fait mes petites actions à moi mais c'est tellement dérisoire quoi donc rose c'est ça rose est en grande partie c'est moi c'est moi un peu paumé un peu maladroite qui n'écrit pas c'est à dire elle a même pas cette forme d'action que j'ai parce que je crois qu'un roman j'espère toujours un peu que les romands ils peuvent pas changer le monde mais ils peuvent faire réfléchir les lectrices et les lecteurs et ça c'est déjà très important quoi je suis une femme engagée je suis une citoyenne engagée je suis d'ailleurs la marraine de plusieurs associations très variés dont une qui s'acquitterait connu qui s'appelle bibliothèques sans frontières quand même aussi c'était idéal je suis engagé comme femme je suis féministe je vois même pas comment autonome pas de féministes dans mes romans par contre je je préfère laisser la question ouverte pour vous les adresser je vous inflige pas de leçon de je suis pas une pente les terres les romands sont pas des discours la magie le génie du roman de cette forme c'est qu'elle est très ambivalente très ambigu et qu'elle autorise toutes sortes de questions et même d'opinion sur ce roman là au fond par exemple je sais pas du tout pour qu'ils votent rose elles pourraient voter pour des tas de gens finalement elle pourrait ne pas voter aussi elle est un peu perdu et je crois que c'est grâce à elle qu'on peut si elle savait très bien quoi faire tout le temps si elle c'était une militante quoi le roman ce serait très sec seraient ils vous ne laisserait pas la place d'entrer dedans en fait est de vous vous posez des questions moi c'est ça qui m'intéresse on parlait du lys moi je pense que depuis homère ça fait quand même deux mille huit cents ans il ya cinq histoires il ya l'amour et le voyage ça c'est l'odyssée ulysse il ya la guerre et les dieux ça c'est l'iliade et il ya la métamorphose alors elle est partout bah l'amour les voyages la guerre les dieux la métamorphose franchement ça couvrent tout le champ du littéraire c'est juste qu'aujourd'hui faut poser les questions aujourd'hui de façon contemporaine et le roman est très souple avec ça et donc il faut il faut inlassablement raconter les mêmes histoires mais aujourd'hui six ans c'est à dire depuis qu au cours préparatoire on m'a vraiment donné les moyens de former les lettres que j'ai toujours voulu écrire et j'ai eu la chance de publier à ces jeunes à 27 ans en même temps ça faisait 20 ans que je l'écrivais en fait ce livre j'ai mis beaucoup de temps à aboutir à ce premier roman qui s'appelait truisme qui a été acceptée par quatre éditeurs donc j'ai eu j'ai eu la chance et en même temps je suppose que le livre en 1996 parler de son époque avec face à rives qui a eu beaucoup d'impact à l'époque vous étiez année je crois et ouais et voilà donc jeu pour moi le parcours n'a pas été trop douloureux ou trop long j'écris et je suis publié depuis longtemps voilà qu'est ce qui m'a appris ce roman sur moi-même et sur l'écriture que c'était décidément très très très difficile d'écrire et que c'est pas parce que j'ai écrit plein de roman que je sais écrire le suivant est d'ailleurs j'écris toujours le livre que je ne sais pas écrire parce que sinon je m'ennuierais c'est un roman qui m'a donné beaucoup de mal normalement j'écris mes romans a à peu près 18 mois celui là j'ai misé 5 en gelée commencer en 2013 quand même et j'avais des problèmes surtout j'en ai déjà un peu parlé mais éthique je me disais mais quel droit te parler de ça enfin et en même temps mais j'avais le devoir d'en parler parce que j'ai rencontré beaucoup de gens aussi attend parmi ces migrants qui me parlait par exemple des gens qui concrètement ne savent pas écrire qui me demandait d'écrire leur histoire et d'ailleurs les histoires les plus douloureuses je les ai je les ai publiées dans le journal libération et dans la revue 21 parce qu'il y avait des histoires qui était tellement forte que je pouvais pas les laisser comme ça mais sans les publie en fait j'ai la chance de pouvoir publier mais il ya des moments où ça se transforme en devoirs en mission pour donner la parole aux gens qui ne l'ont pas justement et c'est pour ça que j'ai mis beaucoup de temps à trouver ce personnage de younes parce que je me disais mais je peux pas parler à sa place je peux pas inventer de toutes pièces une parole de migrantes c'est pas bien ça va sonner faux en plus donc j'ai vraiment mis beaucoup de temps à l'inventer grâce à tous les gens qui m'ont parlé et puis à ce personnage de jonas personnage mythique de jonas qui est vraiment la figure de la perte totale d'espoir et quand même de toucher un rivage quoi je le vois tout mouillé comme ça arrivant au bord c'était ça s'est tout à coup j'avais younès