Refusons l’écologie de l’âge de pierre !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Partout dans le monde, les pays confrontés à des chaleurs extrêmes se sont adaptés tandis qu'en France, certains nous expliquent encore qu'il faudrait accepter de suffoquer pour ne pas avoir à allumer la climatisation. Je veux vous parler aujourd'hui de l'un des débats les plus surréalistes de notre époque. La France étouffe et ce mercredi a été la journée la plus chaude jamais enregistrée dans notre pays.
Chaque année, des records de chaleur s'accumulent avec désormais des pointes récurrentes à plus de 40°gr. Des écoles ferment leurs portes. Des salariés travaillent sous une chaleur écrasante.
Nos anciens sont confinés derrière leur volets en espérant une infime brise d'air. Ces épisodes climatiques extrêmes sont appelés nous le savons, à devenir plus fréquents. La question n'est donc plus de savoir s'il faut oui ou non s'adapter.
La question est de savoir pourquoi la France refuse encore de le faire. Dans la plupart des pays confrontés à des chaleurs extrêmes, la question a été réglée depuis longtemps. Quand il fait trop chaud, on protège les citoyens, on climatise les écoles, les transports, les hôpitaux, les maisons de retraite et les lieux de travail.
Aux États-Unis, dans les pays du Golf, en Australie, en Espagne ou dans une grande partie de l'Asie, c'est-à-dire partout, la climatisation est considérée comme un équipement normal permettant de maintenir l'activité. Chez nous, certains expliquent à longueur de journée sur tous les plateaux de télé qu'il faudrait accepter de souffrir, cesser l'activité, exposer les plus fragiles et surtout ne pas installer le climatiseur parce qu'il pourrait contribuer à réchauffer très légèrement l'air extérieur. Cet argument, cette logique sont exagérées et absurdes.
Une société moderne ne choisit pas entre la protection de ses habitants et l'adaptation au climat. Elle fait les deux. La première réponse doit donc être un grand plan national de climatisation.
école, hôpitaux, maison de retraite, administration, transport, entreprise, la France doit rattraper son retard. Prêt à ta zéro, investissement massif, tout doit être mis en œuvre pour permettre aux particuliers comme aux entreprises de s'équiper. Il y a là un enjeu social évident, mais aussi un enjeu économique majeur.
Chaque épisode caniculaire désorganise le travail, réduit les performances physiques et intellectuelles, ralentit la production, épaisse sur la croissance. Une économie moderne ne peut pas accepter de perdre des milliards d'euros de productivité faute d'équipement adapté. La deuxième réponse se trouve dans notre énergie nucléaire.
Un atout français inestimable, tellement affaibli par nos dirigeants. Face à l'augmentation des besoins en électricité décarbonée notamment pour la climatisation, tous ceux qui ont voulu affaiblir ou fermer notre filière nucléaire se sont trompés. Elle constitue l'une de nos forces majeures pour répondre au défis climatiqu tout en préservant notre souveraineté énergétique et industrielle.
Enfin, mes chers compatriotes, la troisème réponse consiste à réduire notre empreinte carbone par la relocalisation de l'activité. Une part importante des émissions associées à notre mode de vie provient des produits importés. Produire davantage en France selon nos environnementales est à la fois un choix écologique, économique et stratégique.
Le Rassemblement national en somme refuse une écologie de la décroissance et de l'âge de pierre. Nous défendons une écologie du progrès, de la science, de l'innovation et de l'adaptation. Une écologie qui protège concrètement les Français au lieu de leur expliquer pourquoi ils devraient apprendre à vivre dans des conditions toujours plus difficiles.
Le défi climatique est réel et il est face à nous. Mais le refus de s'adapter est un choix politique et ce choix-là nous le combattons toujours.
Jordan Bardella