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interviewC à vous· 11 février 2025 52 min

Xavier Bertrand : politique, droit du sol, présidentielle 2027- C à vous : l’intégrale - 11/02/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce mardi 11 février.

Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: L'enquête sur le meurtre de Louise avance.

L'ADN du jeune homme en garde à vue depuis hier soir a été retrouvé sur les mains de la jeune fille. - A.-E.Lemoine: On en parle avec nos 2 invités, le général François Daoust, et le journaliste de "20 Minutes" Thibault Chevillard.

Mohamed, votre Story? - M.Bouhafsi: Paris est un peu le centre du monde avec ce sommet sur l'IA.

Un début de guerre entre S.Altman, le patron de ChatGPT, et E.Musk. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: La défiance des Français envers les politiques et la politique atteint des sommets.

Le Cevipof compare l'état d'esprit des Français avec celui de nos voisins. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le président LR des Hauts-de-France, X.Bertrand.

Lorrain? - L.Sénéchal: Les déclarations de D.Trump inquiètent en Ukraine.

Le président américain en veut pour son argent. Il suggère que l'Ukraine pourrait être russe un jour. Pierre, votre oeil? - P.Lescure: "On m'a volé mon étoile", c'est le titre d'un livre de Jean Nainchrik. - A.-E.Lemoine: Après 20h, M.Jeremiasz qui dénonce le fait que les handicapés sont discriminés en France.

Ca dure, malgré les lois qui se suivent. Il y aura aussi P.Caverivière, Marine, la gagnante de la "Star Ac" 2025, ainsi que Julia Vignali.

L'édito de P.Cohen. Les Français Plus méfiants que jamais à l'égard de leurs responsables politiques. - P.Cohen: Méfiants, défiants et rêvant d'un pouvoir fort.

Voilà le tableau spectaculaire et déprimant. 7 mois après la dissolution, ce baromètre est d'autant plus intéressant que le Cevipof le réalise chaque année depuis 2009 dans 3 pays: l'Allemagne, la France et l'Italie. Pour la première fois, en 2025, aux Pays-Bas également.

Cette défiance est une particularité française. Elle n'est pas née avec E.Macron ou la dissolution.

La France est toujours placée en dernier, mais cette année, elle est à un niveau inédit. Il n'y a plus que 26 % de Français qui disent avoir confiance dans la politique. L'an dernier, c'était 30.

Voici les autres pays en comparaison. Même classement pour le fonctionnement de la démocratie. 71 % des Français trouvent qu'elle fonctionne mal.

Près de 8 Français sur 10 considèrent que la situation institutionnelle est grave. Il n'y a que sur la considération à l'égard de nos élus que nous sommes battus par l'Italie. L'idée que les hommes et les femmes politiques ne méritent pas beaucoup de respect est partagée par 1 Français sur 3 mais par 42 % des Italiens. - A.-E.Lemoine: Les Français continuent de s'intéresser à la politique. - P.Cohen: Une majorité, c'est plus qu'il y a un an, 55 %.

Un attachement marqué aux institutions démocratiques, au droit de vote, à son utilité. Cet intérêt s'accompagne beaucoup de sentiments négatifs et de méfiance. 26 % de dégoût. - A.-E.Lemoine: Une envie de pouvoir fort. - P.Cohen: Cette idée revient dans pas mal d'enquêtes, pas seulement dans celle du Cevipof.

Les chiffres sont impressionnants et ils progressent beaucoup. 41 % disent que ce serait pas mal d'avoir un homme fort qui n'a pas à se préoccuper du Parlement ou des élections, plus 7 % en un an. On a besoin d'un vrai chef en France pour remettre de l'ordre.

Ca ne veut pas dire forcément un pouvoir autoritaire, mais il y a une demande d'autorité et d'ordre. - A.-E.Lemoine: Près des 2/3 des Français disent se détourner de la vie politique pour mieux se concentrer sur leur vie personnelle. - P.Cohen: Vie personnelle qui ne va pas si mal.

C'est l'un des paradoxes de cette comparaison. Il y a un ressenti social parfois meilleur ici que chez nos voisins, mais avec un pessimisme et une capacité d'autodénigrement à l'oeuvre encore ces jours derniers. On l'a vu lors du sommet de l'IA.

Ces sentiments ne sont plus démontrés. - A.-E.Lemoine: Est-ce que ce tableau vous déprime?

Est-ce que vous vous en sentez responsable? Est-ce que c'est la faute des autres? - X.Bertrand: C'est pour moi, la question? - A.-E.Lemoine: Bien sûr. - X.Bertrand: Déjà, je ne suis pas surpris.

Je pense que les Français, nous sommes le peuple le plus politique au monde et qui aime le plus la politique. On est de plus en plus tentés de devenir apolitiques et se désintéresser de la politique. Regardez les audiences des émissions politiques.

Pour beaucoup, elles sont en chute. Quand on se pose la question d'avoir un pouvoir fort, non. Les Français aimeraient que les politiques prennent à bras-le-corps leurs problèmes et y apportent des solutions.

Que veulent les Français? Ils veulent vivre de leur travail, vivre en sécurité et avoir des services publics qui fonctionnent. Ca tient les Français.

C'est l'école, la santé, le logement. Celles et ceux qui n'habitent pas dans le coeur des métropoles ne veulent pas être considérés comme des citoyens de seconde zone. Ce n'est pas très compliqué, ce que je dis.

Cette feuille de route doit s'imposer à tous les politiques. Depuis la dissolution, on vit une crise politique comme on n'en a pas connue depuis des décennies. Ce n'est pas fait pour arranger les choses.

C'est pour ça que je continue à m'engager après toutes ces années, je pense que la politique peut changer les choses. Il faut des élus qui ont envie de se battre pour les gens, pour le pays, et surtout d'apporter des solutions. - P.Cohen: C'est un problème d'efficacité? - X.Bertrand: Je pense que c'est un problème de prise de conscience de la classe politique.

On demande à la classe politique d'avoir du bon sens et une colonne vertébrale, qu'elle ne soit pas en caoutchouc ou en fonction de l'opinion ou de l'actualité. Il faut aussi du bon sens pour être connecté à ce que veulent les Français. - P.Cohen: Qu'est-ce qui empêche d'y arriver si c'est aussi simple? - X.Bertrand: Tout à l'heure, vous avez parlé de l'élection...

Je pense qu'il y a un phénomène marquant en France. Pour ma part, je suis partisan depuis bien longtemps d'un mandat présidentiel unique. J'ai fait une erreur à l'époque.

Je pensais que le quinquennat était une super bonne idée. On allait voter plus souvent, choisir plus souvent le président de la République, c'était génial...

Au final, on est rentrés dans un système à l'américaine. Dès qu'on rentre à l'Elysée, c'est de faire 10 ans et pas 5. Le souci de la réélection, de plaire, ça empêche de faire.

Quand on est dégagé de ce souci de la réélection... - P.Cohen: C'est le cas du président actuel. - X.Bertrand: On a une crise politique sans pareille depuis la dissolution. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas dissous dans le but de reconquérir le pouvoir à une future élection présidentielle. - X.Bertrand: Le véritable sujet, c'est qu'au lendemain des européennes, on a cette décision.

Il a même reconnu qu'elles n'avaient toujours pas été comprises. J.Fourquet, il y a 5 ou 6 ans, publie "L'Archipel français".

Depuis la dissolution, on voit qu'on a un archipel politique avec une tripartition. Il y a la gauche, pour l'instant, encore dominée par LFI. On a l'extrême droite, le RN, et on a ce qu'on appelle un socle commun et a tant de difficultés à s'organiser alors qu'il a la responsabilité de gouverner le pays. - P.Cohen: L'Assemblée nationale est à l'image du pays.

Ce n'est donc pas uniquement de la faute du président de la République. C'est la tripartition. - X.Bertrand: Je ne suis pas le plus macroniste de France.

Je n'ai pas dit que c'était la faute du président de la République. Ce n'est pas non plus la faute des Français. Ils ont voté.

C'est aujourd'hui la responsabilité du personnel politique de se hisser à la hauteur du moment. Ce n'est pas parce que la situation politique est compliquée qu'on est condamnés à l'immobilisme. - A.-E.Lemoine: Est-ce une bonne idée de relancer le débat sur le droit du sol pour répondre à cette demande d'autorité et d'ordre? - X.Bertrand: On attend du gouvernement des solutions aux problèmes.

Aujourd'hui, on confond tout. L'immigration clandestine, on décide d'y porter un vrai coup d'arrêt. L'immigration légale, on décide de la réduire en fonction des besoins du pays et de notre capacité à intégrer.

On veut faire une échelle de Richter pour dire qui est un bon et un mauvais Français? A force de faire cette confusion entre tous, entre l'immigration et le droit de la nationalité, celles et ceux qui sont issus de l'immigration, qui sont français, qui sont intégrés ou qui cherchent à s'intégrer, ils se disent que ça va encore être leur procès. Encore une fois, on va avoir une logique où, en fonction de votre couleur de peau, de votre religion ou votre nom, prénom, vous allez être stigmatisé.

J'en ai marre de cette stigmatisation dans un pays qui a besoin de se rassembler. Je vais vous dire ce que j'ai sur le coeur. La stigmatisation, je sais ce que c'est car je l'ai vue dans ma région.

En 2008, vous vous rappelez de cette banderole honteuse pour une finale, je crois, de Coupe de la Ligue? C'était PSG-Lens. On parlait des consanguins et des ivrognes.

C'était comme ça qu'on parlait des gens de ma région. Peu de gens nous ont défendus. On a cherché par tous les moyens à montrer que nous n'étions pas cela et que nous étions capables de montrer notre vrai visage.

Aujourd'hui, ce sont des réussites économiques. Aujourd'hui, il y a des films, comme "En Fanfare", qui montrent le vrai visage des gens des Hauts-de-France. C'est parce qu'il y a cette stigmatisation qu'on commence à trier les Français.

Le vrai sujet, aujourd'hui, c'est qu'on trouve par tous les moyens à faire nation. - A.-E.Lemoine: C'est ce que font G.Darmanin et B.Retailleau, stigmatiser des Français, lorsqu'ils veulent remettre en cause le droit du sol? - X.Bertrand: Ce que j'attends d'eux, c'est des résultats, des actes.

Le ministre de l'Intérieur cherche à mettre un terme à cette immigration illégale qui continue à envahir notre pays et qui nous permettrait également d'expulser ceux qui n'ont rien à faire ici. C'est ça, qu'on attend de lui. - P.Cohen: Donc rien à voir avec le droit du sol.

Vous dites que ce n'est pas un problème. - X.Bertrand: A Mayotte... - P.Cohen: On parle de l'Hexagone, là. - X.Bertrand: A différentes reprises, là-bas, j'ai vu la réalité des choses.

J'étais ministre de la Santé. J'ai fait l'inauguration de l'hôpital de Mamoudzou. On a vu, au fil du temps, ce qui s'est passé.

Je l'avais dit pendant la fameuse campagne des primaires que j'ai brillamment remportée, j'avais indiqué que j'étais pour un droit de la volonté. Pendant 16 et 21 ans, il faut qu'on puisse dire "je veux devenir français". - A.-E.Lemoine: B.Retailleau est-il en train de devenir le leader naturel de la droite française?

Un sondage commandé par le microparti fondé par F.Fillon et aujourd'hui présidé par B.Retailleau le place personnalité préférée pour présider les Français. - X.Bertrand: Je suis pas mal, dans votre sondage!

Je suis pas mal! J'ai vu un titre dans la presse... "B.Retailleau écrase la concurrence." Je ne suis pas mal! - A.-E.Lemoine: Chez les sympathisants LR, il vous écrase. - X.Bertrand: Est-ce que je suis intéressé par la présidence de LR?

La réponse est non. - P.Cohen: Ordinateur, enlevez la photo de X.Bertrand! - X.Bertrand: Je vais même aller plus loin.

J'ai été secrétaire général de LR. Ce n'était pas président, à l'époque. L.Wauquiez l'a été aussi.

Pour quelqu'un de différent, il faut quelqu'un de neuf. - A.-E.Lemoine: Aucun de ceux qu'on a vus? - X.Bertrand: B.Retailleau n'a pas été président de LR.

Je ne suis pas candidat. Vous le savez. J'ai déjà donné.

Je me consacre à une autre ambition, à une autre échéance. L.Wauquiez a aussi été président.

Si vous voulez faire la refondation, on ne le fait pas avec des gens qui ont été à la tête de LR. Je pense que B.Retailleau serait un très bon président des Républicains.

Ca n'engage rien concernant le choix pour 2027, mais je pense qu'il serait un bon choix. - E.Tran Nguyen: L'autre échéance à laquelle vous vous consacrez, c'est la présidentielle de 2027, et qui est dans toutes les têtes.

Pour départager tout le monde à droite, G.Darmanin a une idée. - G.Darmanin: C'est ma volonté que quelqu'un se dégage.

Sinon, il faudra un processus de sélection. Ou alors, il y aura plusieurs candidats et on ne sera pas tous au second tour. Les Français nous en voudront énormément, je pense.

On est dans un même gouvernement, dans une même famille politique, on devrait être capables de se poser et de se dire qui est le meilleur d'entre nous. Et ce n'est pas évident, il faudra peut-être faire une primaire. - E.Tran Nguyen: Une primaire et un seul ou une seule candidate, ce serait la solution pour que le bloc central et la droite espèrent être au second tour? - X.Bertrand: Ca, c'est une idée sacrément neuve.

Là aussi, on essaie de l'importer des Etats-Unis. Tout simplement parce qu'une fois, F.Hollande a remporté la première et est devenu président.

Les circonstances étaient particulières. Ce serait maintenant, ce serait différent. Les primaires, j'ai déjà donné, je suis vacciné.

Chaque année, je me fais vacciner contre la grippe. La primaire, chaque élection présidentielle, je n'y retournerai pas. Les primaires, basta. - P.Cohen: Donc on ne sélectionne pas? - X.Bertrand: Vous verrez.

Aujourd'hui, plein de gens vous font un numéro de claquettes. A l'automne 2026, on verra qui en est où. Les Français vous diront qui a les bonnes idées. - A.-E.Lemoine: Et fait un numéro de claquettes? - X.Bertrand: Tout le monde.

Il faut réconcilier les Français, redresser notre pays et redonner de l'espoir. - P.Cohen: Donc les sondages comme juge de paix quelques mois avant? - X.Bertrand: Oui.

Ca donnera une bonne indication sur les gens et sur qui les Français sentiront. Encore une fois, on ne peut pas dire que les primaires, c'est une réussite. - A.-E.Lemoine: Le 23 décembre, vous avez annoncé que vous ne ferez pas partie du gouvernement de F.Bayrou.

Vous dites qu'il a été formé avec l'aval de M.Le Pen. Aucun regret? - X.Bertrand: Non.

J'avais proposé à F.Bayrou d'occuper différentes fonctions. Il me dit qu'il est d'accord pour que j'occupe le ministère de la Justice avec un plan d'action très précis que je lui expose, une feuille de route sur plusieurs mois.

Il me dit oui. Le lendemain, on a vu la levée de boucliers du RN. Madame Le Pen avait opposé un veto.

Je ne rentre pas dans un gouvernement dont la composition est arrêtée par la dirigeante du RN. Pour le reste, je suis un homme d'action. J'étais prêt à m'engager.

Aujourd'hui, je le fais sur ce plateau avec des propositions. Je le fais aussi dans ma région. Je continue à croire que la politique peut changer les choses. - P.Cohen: Ministre, vous auriez lâché la présidence de région? - X.Bertrand: Je me serais organisé.

Je serais resté à la région, mais je n'aurais pas pu assurer la fonction exécutive de président. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement a peut-être été formé avec l'aval de M.Le Pen, mais il est sauvé par le PS, en ce moment. - X.Bertrand: Oui.

C'est aussi ce que j'avais indiqué l'été dernier. Si on veut sortir de cette crise et agir, il faut un rassemblement des hommes et des femmes de bonne volonté. Une chose est certaine: vous ne pouvez jamais faire confiance aux extrêmes, ni LFI, ni le RN.

C'est sûr et certain. Eux ont un intérêt: le chaos, de façon à pouvoir exiger ce qu'ils ont déjà fait, le départ du président de la République. Ce serait une folie pour nos institutions.

Très clairement, les gens qui ont en tête le chaos, vous ne pouvez pas leur faire confiance. C'est impossible. En plus, madame Le Pen a autre chose en tête: le procès, la décision.

Elle sera prise fin mars. Il y a ceux qui pensent au pays, à l'intérêt du pays, et ceux qui pensent à leurs échéances judiciaires et personnelles. Qu'on parle d'une exécution provisoire ou pas, ça ne change rien à l'affaire.

Si elle est condamnée, d'une façon ou d'une autre, je pense que les Français ne feront pas confiance pour la présidentielle à quelqu'un qui aura été condamné à une peine d'inéligibilité. - A.-E.Lemoine: E.Macron a proposé le nom de R.Ferrand, un fidèle de la première heure, comme président du Conseil constitutionnel pour succéder à L.Fabius.

Cette proposition fait réagir les oppositions. - O.Faure: Je souhaite qu'il puisse expliquer en quoi il ne sera pas celui qui, le matin, est au Conseil constitutionnel pour juger des lois adoptées par le Parlement et le soir celui qui va chuchoter à l'oreille du chef de l'Etat. - M.Bompard: Le Conseil constitutionnel, ce n'est pas pour recaser les amis déchus d'E.Macron. - M.Le Pen: Le Conseil constitutionnel n'est pas une maison de retraite de la vie politique.

Il se doit d'avoir au moins une apparence de neutralité. - A.-E.Lemoine: Le nom de R.Ferrand devra être validé par la commission des lois après audition.

Vous répondez quoi à ces critiques? - X.Bertrand: C'est n'importe quoi!

Ils proposent quoi? De chercher un Martien? De faire un tirage au sort?

Pour certains, je pense que c'est une forme de snobisme. Est-ce que ça a été un président de l'Assemblée nationale respecté? Oui.

Celui qui a présidé l'Assemblée nationale où on fait la loi serait inapte à présider le Conseil constitutionnel où on contrôle la loi? Qu'ils sortent de leur posture! En plus, ce n'est pas la seule nomination de R.Ferrand.

Il a présidé le Conseil constitutionnel, mais il y a aussi P.Bas et L.Vichnievsky.

P.Bas, que j'ai connu comme ministre délégué et secrétaire général de l'Elysée, s'est fait reconnaître à la commission des lois par son travail. Les 3 nommés apporteront quelque chose de fort au Conseil constitutionnel.

Qu'on se débarrasse des postures! Ca ne fera de mal à personne. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.

D'autres sujets d'actualité à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire de la naissance d'une guerre économique sous nos yeux autour de l'IA.

Paris reçoit le Sommet international sur l'IA. Un groupe d'investisseurs dirigé par E.Musk a lancé une offre non sollicitée de 100 milliards de dollars pour acheter OpenAI, à la grande surprise du créateur de ChatGPT. - M.Bouhafsi: Sous le choc, S.Altman a contre-attaqué en proposant de racheter X pour 9 milliards.

E.Musk a répondu que S.Altman était un escroc.

X.Niel s'est aussi confié sur E.Musk. - X.Niel: Je pense que c'est le plus grand entrepreneur du monde.

A côté de ça, c'est un garçon qu'on va qualifier de minimum complexe. Parfois, c'est peut-être un connard. Il a des positions tranchées, extrêmes.

Comme il est très intelligent à l'instant donné, il peut avoir une petite idée, il la balance et ça peut être une bêtise. - M.Bouhafsi: Ces propos n'ont pas du tout plu à E.Musk, qui a qualifié X.Niel de proxénète, une référence à un procès où le Français a bénéficié d'un non-lieu.

L'IA est devenu un sujet de tension entre chefs d'entreprise et chef de l'Etat. Aux Etats-Unis, D.Trump avait fait de "drill, baby," un de ses slogans.

E.Macron lui a répondu avec humour. - E.Macron: Dans ce monde où j'ai de bons amis de l'autre côté de l'océan qui disent "drill, baby, drill", ici, il n'y a pas besoin de forer.

C'est "plug, baby, plug". Il faut brancher. L'électricité est disponible.

Nous allons aller vite, très vite. Sur ce point, nous sommes engagés à aller toujours plus vite. - M.Bouhafsi: Le ministre des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité de se défaire des Américains dans le secteur. - On a bien vu, ces dernières années, à quel point c'est difficile de réguler les technologies qui n'ont pas été conçues en Europe.

Pour cette nouvelle génération de technologie, avec l'IA, nous tenons à ce que les outils qui seront utilisés par les Européennes et les Européens soient conçus en France et en Europe. Il faut qu'ils soient forgés avec les langues et les cultures de l'Europe et que nous ne soyons pas dépendants de technologies venues d'ailleurs dans le futur. - M.Bouhafsi: Le positionnement français agace le vice-président américain, qui a annoncé que les Etats-Unis ne respecteraient pas les normes européennes. - Nous avons besoin de régimes encourageant la création de technologies plutôt que de régimes qui l'empêchent.

Nous sommes troublés par le fait que certains gouvernements envisagent de serrer la vis sur des sociétés américaines dans leur pays. Les Etats-Unis n'accepteront pas ça. - M.Bouhafsi: D.Seux était le seul journaliste présent.

Il a ressenti la tension géopolitique autour du sujet. - Il y avait une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement. Quand le premier vice-Premier ministre chinois a clôturé le dîner, le vice-président américain n'était plus là.

Peut-être qu'il avait eu envie de faire un tour dans le quartier. C'est une possibilité. Ou alors, il n'avait pas envie d'écouter un concurrent chinois.

On peut se poser la question de savoir s'il y avait de la géopolitique dans ce dîner. - M.Bouhafsi: La ville de Cambrai a été désignée pour accueillir l'un des giga data centers.

Investir dans l'IA, c'est une opportunité pour nos régions. Vous dites merci à E.Macron? - X.Bertrand: Ca fait des mois qu'on bosse là-dessus.

On est la vallée de la batterie automobile. On s'est beaucoup battus pour les infrastructures, un canal avec 20 000 emplois en tout. Aujourd'hui, je pense vraiment qu'on doit prendre le virage de l'IA.

Il y a la réindustrialisation et l'IA. Pour les batteries, il y a des efforts locaux. Si on s'y met tous ensemble, ça marche.

Aujourd'hui, la France a une vraie belle carte à jouer. La 1re et la 2e place mondiale, c'est clair, Etats-Unis et Chine. Derrière, on a cette possibilité.

Vous avez parlé de ce data center sur Cambrai. Il y en aura d'autres. Il y a une volonté politique.

Il n'y aura pas d'entreprises chez moi qui auront accès à l'IA sans ces data centers. J'ai des terrains disponibles. On a un accès à la centrale nucléaire de Gravelines.

Demain, les nouveaux EPR seront aussi à Gravelines. Pour le reste, je suis convaincu qu'il faut bien regarder les atouts de l'IA. Il faut y aller.

Les pays qui ne prendront pas ce virage seront en seconde division. Pour mon pays, je souhaite la première division et pas la seconde. Ca veut dire qu'on est en train de changer nos process de fonctionnement.

Les formations que nous offrons aux demandeurs d'emploi et autres...

On voit comment on va pouvoir plugger l'IA. J'ai proposé à une ministre d'avoir une formation sur l'IA. - E.Tran Nguyen: Vous l'utilisez, l'IA? - X.Bertrand: Peu.

J'essaie de montrer les bonnes questions à poser à l'IA. Sur la question de l'IA, aujourd'hui, on n'est plus au Moyen Age. Ca ne sert à rien de rentrer dans le château fort, de remonter le pont-levis et de préparer l'huile bouillante.

Il ne faut pas être dupe sur les questions d'éthique, de gouvernance. Il y a des métiers complets qui ne profiteront que très peu de l'IA, comme les métiers du nettoiement, les services à la personne, les métiers de la sécurité. C'est pour ça que ces métiers, il faudra leur permettre de progresser dans leur travail.

Pour le reste, il faut que l'on soit en pointe. Je pense qu'il y aura un avant et un après ce sommet. Le public se rend compte qu'il ne faut pas passer à côté de ce sujet. - P.Lescure: Le texte de loi sur la fin de vie sera discuté au Parlement.

Ce matin, C.Vautrin, ministre de la Santé, penchait pour revenir au projet initial. - L'intérêt d'un seul texte, c'est que ça permet de prendre les soins palliatifs et le côté fin de vie.

Le Premier ministre est plutôt sur une discussion commune sur 2 textes différents. 2 textes seront difficiles dans le sens ce qu'un seul texte permet de voter sur un ensemble complet De textes. Clairement, celles et ceux qui ne veulent pas de la fin de vie voteront contre ce texte. - P.Lescure: Tactiquement et sur le fond, F.Bayrou a raison de vouloir scinder le texte en 2? - X.Bertrand: On va parler sur le fond.

A titre personnel, je suis pour l'application de la loi Leonetti, accompagner. Et ce, en évitant les souffrances et la douleur. C'est la position que j'ai toujours eue en tant que ministre de la Santé.

Mais il faut que cette loi soit accessible partout sur le territoire. Ce n'est pas le cas. Il y a encore une vingtaine de départements où l'accès aux soins palliatifs est compliqué.

C'est pour ça qu'un texte qui vient confirmer cette volonté politique donne les moyens et du sens. Ce n'est pas la même Chose que de donner la mort. Je n'ai jamais été confronté à ce type de sujet, éminemment personnel et intime.

Pour avoir défendu cette position, à la tribune du Sénat...

Je continue à beaucoup parler et interroger. Je vois ce que les soins palliatifs apportent. Le vrai sujet, c'est la peur de la souffrance et de la douleur.

Je ne veux pas faire de prosélytisme. Mais la loi Leonetti permet... - P.Cohen: Depuis, il y a eu une convention citoyenne qui a entendu et travaillé pendant des mois, avec des solutions qui ne pouvaient pas être résolues par la loi Leonetti. - X.Bertrand: Quand on va jusqu'au bout du raisonnement, il n'y aura aucune loi qui arrivera à tout résoudre.

Ce n'est plus le même texte au départ. Il y a la question du pronostic vital qui n'est plus engagé à courte durée mais aussi à moyen terme. Ce n'est pas la même chose.

Il y a la question des soignants. Je ne veux pas imposer ma position. Elle est peut-être minoritaire. - A.-E.Lemoine: Oui. - X.Bertrand: Sur une question comme celle-là, je suis convaincu qu'accompagner et éviter la souffrance, ce n'est pas la même chose que d'aider à mourir.

Dans les pays qui se sont dotés d'une aide à mourir, Belgique, Suisse, Canada, il y a de nombreuses situations où cette forme d'euthanasie est pratiquée en dehors du cadre légal adopté dans ces pays-là. - P.Cohen: Ah oui? - X.Bertrand: Il suffit de vérifier ce que je dis.

Il y a des situations où même cette loi ne permet pas de répondre à ces situations. - A.-E.Lemoine: Contrairement aux dérives.

Il n'y a pas de dérive particulière, de pratique de l'euthanasie. - X.Bertrand: Vous n'avez pas de loi qui permet de répondre à toutes les situations. - A.-E.Lemoine: C'est désormais le principal suspect du meurtre de Louise, un jeune homme de 23 ans, placé en garde à vue depuis hier soir.

Il a commencé à reconnaître son implication. Un suspect qui réside dans le secteur du crime, connu par les habitants du quartier qui avaient cru le reconnaître dans les images des vidéosurveillance. Général François Daoust, bonsoir.

Vous êtes l'ancien président de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale. A vos côtés, Thibault Chevillard. Merci de votre présence ce soir.

L'enquête avance. Il y a un suspect. Un début d'aveu.

Une présence d'ADN. Mais si les enquêteurs sont remontés jusqu'à lui, c'est grâce à une image de vidéosurveillance. Plusieurs témoins, des habitants du quartier, pensaient l'avoir reconnu. - T.Chevillard: Oui.

Lorsque Louise est rentrée de l'école, elle est passée devant une caméra de vidéosurveillance, à quelques centaines de mètres de son domicile. Sur cette image, on voit un homme avec une doudoune noire et une casquette et une capuche sur la tête. Les policiers ont montré cette photo aux habitants du quartier.

Beaucoup pensaient avoir reconnu ce suspect de 23 ans qui a été interpellé hier soir à 20h. Il a été placé en garde à vue avec plusieurs proches. - A.-E.Lemoine: C'est ce qui laisse à penser que cette affaire est un crime de voisinage? - Gal F.Daoust: Comme hélas beaucoup d'affaires.

Le milieu intrafamilial et le proche voisinage représentent une majorité de la criminalité en France. Les enquêteurs ont commencé par la famille, même si c'est très dur. Il faut passer par les émotions annoncées, expliquer.

On élargit au fur et à mesure. Les images viennent aider, comme les témoignages. - A.-E.Lemoine: L'ADN du principal suspect a été retrouvé sur les mains de Louise.

Le suspect présente sur les mains des traces de griffures. Ce sont des éléments à charge mais ce n'est pas encore une preuve de culpabilité. - T.Chevillard: Il va devoir expliquer comment cet ADN a été retrouvé sur le corps de cet enfant.

Il a commencé à s'expliquer. Il y a une forme d'aveu en creux. On nous dit que c'est compliqué avec les enquêteurs.

Il va falloir qu'il s'explique, qu'il explique son mobile. Pourquoi il a tué cet enfant? On ne le sait pas pour l'instant.

On ne sait pas si c'est un coup de folie, un geste prémédité. Ce sont des éléments que l'enquête va devoir démontrer. - Gal F.Daoust: Un simple ADN de contact, toucher une poignée...

Parfois, on n'arrive pas à avoir le profil complet. On a son ADN sur les mains de la victime. Est-ce que c'étaient des gestes de défense?

D'appui ou d'appréhension? Il a aussi des traces de griffures. Pour peu qu'il se soit accroché et qu'on ait retrouvé de l'ADN sous ses ongles...

Ca fait beaucoup. Pour expliquer qu'il est un simple voisin, je pense qu'on en est loin. - A.-E.Lemoine: Maintenir en garde à vue la famille et l'entourage du suspect, ça a un intérêt? - Gal F.Daoust: Oui.

Il faut confronter les versions, la mère, le père, la petite amie. Chacun va expliquer la présence ou pas du suspect à la maison. Est-ce que ça correspond ou est-ce qu'ils le protègent?

L'autre vertu de la garde à vue, c'est prévu par le code de procédure pénale qui dit qu'on peut maintenir en garde à vue pour la sauvegarde des preuves et éviter leur placement. Il manque la doudoune, l'arme, d'autres éléments. Voilà pourquoi on garde la personne en garde à vue. - A.-E.Lemoine: La question du mobile lui a été posée dans les premières heures de son audition.

Il aurait dit que ce n'était ni sexuel ni crapuleux. Il n'explique pas son geste pour l'instant. Qu'est-ce qu'on sait sur lui? - T.Chevillard: Pas grand-chose.

Il y a quelques éléments qui ressortent. On nous parle d'un accro aux jeux vidéo. Ce n'est pas pour ça, évidemment, que ça en fait un criminel.

On parle de quelqu'un qui serait un peu en marge. Il va falloir creuser pour comprendre le profil de cet homme qui a commis vraisemblablement ce crime. Il a 23 ans.

L'enquête commence. Cette personne est en garde à vue depuis moins de 24 heures. - A.-E.Lemoine: Les plaies que présentait Louise étaient conséquentes. 4 plaies sur le torse, 4 au niveau du cou.

Comment le qualifier? - Gal F.Daoust: Je ne suis pas psychiatre.

Mon expérience, hélas, m'a montré que souvent, quand il y a un acharnement, c'était soit de la colère, soit de la frustration sexuelle. On se déchaîne. Il peut y avoir un élément déclencheur.

Lequel? Je ne sais pas. Le temps de l'enquête qui va commencer, quand le procureur va décider d'ouvrir une information, les premiers éléments que vont faire le ou les juges d'instruction, c'est le portrait psychiatrique de l'individu. - A.-E.Lemoine: Un meurtrier qui laisse le téléphone de sa victime sur les lieux du crime, ça peut surprendre? - T.Chevillard: Peut-être qu'il est parti précipitamment.

Peut-être qu'il n'a pas vu ce téléphone tomber de la poche de la victime. On ne le sait pas. Peut-être que ce téléphone ne comportait pas finalement d'éléments l'incriminant dans les faits.

C'est peut-être pour ça qu'il ne s'est pas montré très prudent. Ce téléphone pourra donner des éléments aux enquêteurs. Il pourra expliquer quel a été le parcours de Louise quand elle est rentrée du collège.

On sait qu'elle s'arrête pour traverser cette grande rue de la commune. On sait que c'est à cet instant qu'elle rencontre ce jeune homme. On ne sait pas ce qui s'est passé entre cet endroit, le domicile, et les bois où elle a été vue la dernière fois accompagnée de cet homme portant cette doudoune. - A.-E.Lemoine: On ne sait pas si elle l'a suivi ou si elle a été contrainte. - T.Chevillard: C'est également ce que va pouvoir montrer l'analyse du téléphone.

Peut-être qu'elle a échangé des messages avec lui. On ne le sait pas encore. Ce téléphone est entre les mains des experts qui vont essayer de le faire parler et obtenir des éléments sur l'enquête. - Gal F.Daoust: Le téléphone est très important.

On parle de bornage qui permettra...

Le bornage, en ville...

Dans le secteur, il y a 4 antennes-relais. Vous n'allez pas forcément borner à l'antenne qui est la plus près de là où vous êtes. Quand il y a saturation, automatiquement, le relais vous envoie sur un autre qui peut être plus loin.

Mais ça donne le secteur dans lequel il va y avoir des centaines, voire des milliers, de personnes présentes. Dans l'affaire Lina, il a fallu les dépatouiller les uns les autres. Là, on a autre chose.

Le téléphone lui-même a une géolocalisation, généralement, que très peu de personnes désactivent. Si on le perd, on sait où il est. La géolocalisation des téléphones, c'est précis à 1 m près.

Si l'individu a aussi un téléphone, on va pouvoir refaire son parcours dans la temporalité et voir si les 2 téléphones sont au même endroit au même moment. - E.Tran Nguyen: C'est un drame qui provoque le choc, beaucoup d'émoi partout en France.

Une certaine psychose dans le département. Il y a eu une cellule d'écoute pour le personnel et les élèves au sein de l'établissement. Il y a la présence de forces de l'ordre à pied, motorisées, autour du collège André-Maurois.

Ca rassure les élèves et les parents. Ca va durer longtemps, cette psychose? - T.Chevillard: C'est un crime qui marque, le meurtre d'un enfant.

Ca marque toute la société. Au moins les habitants de cette commune, les parents, les élus. C'est normal que, pour les rassurer, l'Etat déploie un important dispositif policier, au moins pour quelques semaines ou quelques jours.

Ca ne va pas durer éternellement. Les forces de l'ordre ont autre chose à faire. Pendant un certain temps, ça va rassurer la population. - A.-E.Lemoine: C'est un drame qui dépasse, évidemment, qui dépasse la France et qui touche toute la société.

Qu'est-ce que ça vous inspire? - X.Bertrand: C'est une réaction en tant que père de famille.

Il n'y a rien de pire que de perdre un enfant, assassiné. On ne peut pas comprendre ce que ressentent les familles. Elles ont besoin qu'on respecte leur deuil, leur besoin de recueillement, et elles ont besoin que la justice et la police apportent des réponses aux questions qu'elles se posent. - Gal F.Daoust: Tout à fait. - X.Bertrand: C'est plutôt comme père de famille qu'on ressent ce qui s'est passé. - A.-E.Lemoine: Merci à vous deux.

L'Ukraine s'inquiète des derniers propos de D.Trump. - L.Sénéchal: Voilà ce qu'a dit le président des Etats-Unis à la télévision. - L.Sénéchal: Ces déclarations inquiètent les Ukrainiens interrogés à Odessa, par exemple. - Je ne veux pas devenir russe malgré le fait que je parle leur langue.

Je n'accepterai jamais que l'Ukraine fasse un jour partie de la Russie. - Ce n'est pas bien que D.Trump dise ceci car nous avons eu des accords dans le passé pour abandonner le nucléaire en échange d'une aide. - L.Sénéchal: Trump annonce que le secrétaire au Trésor va rencontrer le président ukrainien.

Les déclarations de Trump font un heureux, V.Poutine. Les éditorialistes roulent des mécaniques et surjouent la confiance. - L.Sénéchal: On ne sait pas si c'est lié aux déclarations de Trump, mais à l'instant, les Etats-Unis et la Maison-Blanche annoncent la libération par la Russie d'un ressortissant américain.

C'était un enseignant qui avait été condamné à 14 ans de prison en Russie. - A.-E.Lemoine: Les anti-Musk s'organisent. - L.Sénéchal: A commencer par les enseignants.

Musk avait déjà viré par milliers du personnel au moment de Twitter. Le personnel avait reçu un message. Les ennemis de Trump répliquent avec un émoji Cuillère partagé en masse sur les réseaux sociaux. - L.Sénéchal: Les opposants à E.Musk donnent de la voix partout dans le monde.

Des activistes ont projeté la séquence du bras tendu en l'animant sur la façade de l'usine Tesla de Berlin, en Allemagne. Un artiste français a dressé ce même bras sur une station de recharge de Tesla à Barcelone. Aujourd'hui, le siège de Tesla a été vandalisé.

Du liquide marron a été projeté sur les vitres, des affiches collées. C'est l'invitation lancée à E.Musk au sommet de l'IA, qui n'est pas venu, et qui est très critiquée. - Il a été invité.

Après le salut nazi, l'invitation n'a pas été envoyée ou annulée. On reproche la complaisance, le fait de normaliser les gestes, les propos, la politique qu'il met en place. - L.Sénéchal: Et cela a mauvaise presse à cause des frasques de son patron.

Les ventes sont en chute libre, en France et en Europe. Les propriétaires de Tesla sont gênés de rouler avec une voiture produite par un soutien de l'extrême droite. - Pour moi, E.Musk est un anticonformiste qui se transforme en Goebbels 2.0 - C'est impossible d'avoir quelque chose qui participe à son pouvoir. - Je céderai mon véhicule très prochainement. - L.Sénéchal: Si vous êtes preneur...

Aux Etats-Unis, il existait des autocollants qui disent: "J'ai acheté ma Tesla avant qu'E.Musk devienne zinzin." - P.Cohen: La version française circule. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas acheté de Tesla? - X.Bertrand: Non.

Ca s'est déjà cassé la figure en 2024. Ca avait baissé de plus d'un tiers en 2024 car c'étaient des voitures à la pointe de la technologie à leur sortie, mais qui commencent à avoir un certain âge. Ce que fait E.Musk accélère cette tendance. - A.-E.Lemoine: Le soleil nous manque cruellement depuis plusieurs mois. - L.Sénéchal: C'est un hiver cruel sur le plan de la luminosité.

Il y a des chanceux, comme à Bordeaux. Il y a ceux qui sont au ski. Il y a de la neige dans le Massif central.

Il y a même eu quelques flocons chez vous, X.Bertrand. De la neige, mais pas de soleil.

A Lyon, c'est dramatique. 5 heures de soleil seulement depuis le début du mois. A Paris, on a connu, depuis l'automne, au moins 3 épisodes de 6 jours d'affilée sans une minute de soleil.

Ce n'est pas que l'hiver. C'est un hiver particulièrement déprimant. - C'est un peu triste.

Je suis assez solaire. Du coup, il me faut du soleil. - Ca met de mauvaise humeur.

Surtout quand on est au travail. - La grisaille, je la regarde. J'essaie de faire de la poésie dessus. - On n'aime pas ça.

On préfère le soleil. Du moment qu'il ne pleut pas. - Il faut vivre en Suède.

Je suis pour l'optimisme. ... - L.Sénéchal: Le manque de lumière a un impact sur la santé avec des carences osseuses et le système immunitaire.

Comment vous faites dans les Hauts-de-France? - X.Bertrand: Dimanche, au Touquet, il y aura du soleil. - L.Sénéchal: Vous avez le soleil dans le coeur. - A.-E.Lemoine: 2 sites exceptionnels français, candidats pour rejoindre le patrimoine mondial de l'Unesco. - L.Sénéchal: Le système de forteresse de la sénéchaussée de Carcassonne, qui comprend les fortifications et les plages du Débarquement en Normandie.

Théâtre de l'opération Neptune du 6 juin 44. Jusqu'à récemment, il n'y avait pas de sites de guerre qui étaient inscrits à l'Unesco. Ca a changé en 2023 avec les sites funéraires de la Première Guerre mondiale en Belgique et en France.

Petit quiz. La Bonne Mère est classée? Eh non!

Tentative en 2002. Le Mont-Saint-Michel, classé depuis 1979. Vous reconnaissez?

La basilique de Saint-Denis. - L.Sénéchal: Pas classée.

Facile pour vous...

Le bassin minier? - X.Bertrand: Classé depuis 2012. - L.Sénéchal: Une centaine de sites.

La citadelle de Lille? Il y a un piège. - P.Lescure: C'est en cours... - X.Bertrand: On peut appeler quelqu'un? - L.Sénéchal: M.Aubry a retiré la candidature en 2020.

Et Toulouse? - Gal F.Daoust: Hélas. - L.Sénéchal: En revanche, Saint-Sernin est classée.

Et pour finir... - A.-E.Lemoine: Le Havre.

C'est classé. - L.Sénéchal: Depuis 2005. - A.-E.Lemoine: Bravo.

Merci, X.Bertrand, d'avoir accepté cette invitation.