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interviewRMC· 1 octobre 2024

🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Laure Lavalette, députée du Var et porte-parole du RN à ...

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

que les aspirations des Français soient respectées. Et au soir du second tour, malgré ces magouilles-là, les Français veulent toujours moins d'immigration, plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat. Mais précisément, nous serons intransigeants.

Nous serons la vigie, je veux le dire aujourd'hui, du peuple français à l'Assemblée nationale. On va l'écouter point par point, mais globalement, l'attitude qui consiste à dire « nous pourrions censurer le gouvernement Barnier », j'y crois pas, je ne vous crois pas. Alors, ce qui est certain, c'est que la censure, c'est pas un jeu, la censure.

Donc, on ne censure pas, a priori, comme peuvent le faire l'extrême-gauche, qui veut bordéliser toujours nos institutions. Voilà, c'est très sérieux. Nous, nous allons voir.

D'abord, on va donner, entre guillemets, la chance au produit. On va bien voir ce que va faire le gouvernement Barnier. Quand on écoute Bruno Retailleux, on a bien compris qu'au niveau migratoire, ils avaient compris ce qu'attendaient les Français.

Je suis moins certaine, quand on entend le garde des Sceaux, qu'il y ait un tournant sécuritaire. Néanmoins, voilà, encore une fois, on ne peut pas, a priori, censurer. Voyons ce que ça va donner.

Vous savez, on joue un arbre à ses fruits. Pour l'instant, on n'a même pas de guillemets, on n'a rien. Vous regardez l'arbre, vous verrez, mais un de ses fruits, c'est quand même Bruno Retailleux.

Vous venez de le citer. Et c'est vrai que, lors de la valette, je me dis, ça fait un mois qu'on dit, le RN tient le gouvernement entre ses mains. Est-ce que ce n'est pas l'inverse ?

Est-ce que désormais, avec une carte comme Bruno Retailleux, qui, vous le dites bien, finalement prône, ou en tout cas a les mêmes objectifs que vous, c'est vous qui êtes coincé. Vous ne pourrez plus le censurer. Vous avez raison, quand on écoute Bruno Retailleux, je l'ai écouté comme vous, chez votre collègue Darius Rochebin, on a l'impression que c'est un porte-parole du Rassemblement national.

Il a compris les tenants, les aboutissances que les Français veulent sur l'immigration. Mais moi, je vais vous dire, je suis assez attentiste, parce qu'on les connaît, les LR. Et M.

Retailleux vient de cette famille politique. Il parle souvent comme nous en campagne électorale. Et puis au moment de gouverner, il gouverne comme des macronistes.

Souvenez-vous, il était rentré plus d'immigrés légaux avec Nicolas Sarkozy que Lionel Jospin juste avant. Bon, il n'empêche que c'était toujours la moitié moins de ce qui rentre aujourd'hui légalement, puisque c'était 250 000 sous Nicolas Sarkozy et que nous sommes à 500 000 immigrés légaux par an. Donc encore une fois, voilà, est-ce que Bruno Retailleux va avoir cette volonté politique ?

On a l'impression qu'il l'a. Et je vais vous dire, tant mieux, ça sera ça de moins à faire, tout ce qu'il aura fait, pour quand nous arriverons au pouvoir. Mais le porte-parole du RN, c'est le baiser de la mort, là.

Pas grand-chose de changé. Regardez dans son discours pendant une heure. Vous prenez tout.

Oui, sur ces mesures, effectivement, pour lutter contre l'immigration, on prend tout. Quand vous voulez expulser les délinquants étrangers pour protéger nos enfants, comme les tristes faits divers nous le rappellent, on ne peut être que d'accord. Quand vous voulez remettre une double peine, on ne peut être que d'accord.

Quand vous voulez maîtriser les flux migratoires, quand vous voulez choisir qui rentre sur votre salle, et quand vous voulez expulser ceux qui n'ont plus rien à y faire, bien sûr que je prends tout. Il a dit également, l'État de droit, je le cite, ce n'est pas intangible ni sacré. La source de l'État de droit, c'est la démocratie, le peuple souverain.

Est-ce que vous aussi, vous pourriez dire cette phrase ? Mais bien sûr que la source de l'État de droit, c'est la démocratie. Et si quelqu'un sur l'échiquier politique peut me dire qu'il y a quelque chose au-dessus de la démocratie, alors là, on peut en parler, mais il faut me réinviter pendant 4 heures, à Pauline de Malherbe, et les 20 minutes ne suffiront pas.

Moi, je pense que ce qu'a voulu dire, je n'en sais rien, je ne suis pas là pour être l'avocate de Bruno Retailleux. Un peu quand même. Il le fera.

Je ne suis pas qui, l'avocate qui ? Non, je ne suis pas là pour être son avocate. Moi, ce que je comprends, c'est de dire que l'État de droit n'est pas immuable, et j'ai entendu Laurent Fabius dire à peu près la même chose.

Et du moment où la loi ne protège plus, il faut changer la loi. Et on voit bien, dans la triste affaire de Philippines, que vraisemblablement tous les magistrats disent que finalement, la loi avait été respectée, qu'effectivement, il n'a pas purgé sa peine en entier, puisqu'il y a ses remises de peine, qu'il était en cras et qu'il a été relâché comme nombre d'immigrés illégaux qui sont en cras. Mais voilà, quand ça ne protège plus, alors il faut changer la loi.

Et effectivement, de faire en sorte...

Quand vous êtes en cras, je précise pour ceux qui nous écoutent, il s'agit des centres de rétention administrative dont il avait été libéré. Une idée pour nous protéger, pour protéger nos enfants, c'est effectivement cette expulsion immédiate à la sortie de prison, ce qu'on appelle la double peine. Nous ne voulons pas que ces gens passent par la case libération.

Il faut passer de la case prison à la case avion, comme dit ma collègue Didier, je trouve que c'est assez parlant. Avez-vous lu la lettre qu'a écrite la première victime, celle qui avait été victime de viol, de la part du meurtrier présumé ? Elle dit non seulement que ça aurait pu être évité, elle s'interroge aussi sur la récidive, mais elle dit également qu'au fond, l'expulsion n'est pas forcément la solution.

Elle pense aux femmes qui sont de l'autre côté de la Méditerranée, qui pourraient se retrouver avec ce meurtrier qui soit expulsé si l'on appliquait l'OQTF. Et elle dit au fond, la récidive n'a pas de frontière. Non mais je l'entends, Apolline de Malherbe, sauf que moi j'ai été élue...

Est-ce que vous pensez à ces femmes aussi ? J'ai été élue par le peuple français. Et ma mission, c'est de protéger les Françaises, les Français.

Nous n'avons pas d'autre choix, si nous voulons les protéger, d'exécuter ces OQTF. Mais j'allais dire, même en amont, nous devrions faire en sorte...

Mais tant pis pour les Philippines qui sont de l'autre côté de la Méditerranée, on leur enverra. Et c'est que ces gens-là ne rentrent pas sur notre sol. Déjà, ça simplifierait le problème.

On n'aurait plus besoin de les expulser puisqu'ils ne sauraient pas rentrer. Et c'est, je vais vous dire, un peu le réveil des peuples en Europe. On le voit bien.

Regardez Martin Schultz qui dit qu'effectivement, il y a cette double frontière, que vous avez tous beaucoup raillé dans la classe médiatique. Et peut-être vous, je n'ai pas vraiment regardé, Apolline de Malherbe, mais vous disiez à Jordan Bardella, mais non, mais comment se fait ? Ce n'est pas possible.

Mais si, une double frontière, rien de plus simple. Une frontière à l'extérieur de l'Europe, de cet espace Schengen, avec une agence Frontex qui véritablement aurait sa prérogative de repoussoir. Et après, une frontière...

En l'occurrence, il faut regarder les règles. Et les règles permettent pour une durée de six mois à tous les pays de remettre en place ces contrôles aux frontières. En effet, il y avait tout à fait la possibilité de le faire.

Nous, on pense que c'est une solution parce qu'effectivement, on pense que cette immigration massive, incontrôlée, est un problème. Mais vous voudriez faire plus que six mois. Donc, il faudrait changer les règles.

Exactement. Ça deviendrait beaucoup plus compliqué. Les peuples d'Europe veulent ça.

En fait, c'est ce que veulent les Français. 66% des Français pensent qu'on a un problème avec l'immigration. 70% des Français sont pour les contrôles aux frontières.

Ça, c'est juste. Mais en revanche, si vous leur demandez s'il faut quitter l'Europe, et d'ailleurs, vous ne le proposez plus vous-même, vous vous êtes bien rendu compte que ça n'était pas du tout populaire, les Français restent attachés à l'Union européenne. Rien à voir.

Si vous décidez de remettre ad vitam les contrôles aux frontières, c'est un peu la fin de l'Europe en même. Mais ça n'est pas pour les ressortissants européens, Apolline de Malherbe. C'est simplement pour les étrangers.

Mais il est évident que cet espace Schengen, nous voulons le réserver aux ressortissants. Et évidemment, par contre, ce qui est certain, c'est que nous ne voulons pas que la France subisse les choix migratoires, politiques, d'autres pays qui sont autour. Et puis, je vais vous dire, je pense que les peuples se réveillent.

Et pas des peuples de droite. Quand vous prenez le Danemark, par exemple, avec un gouvernement social-démocrate, et qu'on est mesure tout à fait coercitive. Et le chancelier allemand lui-même est socialiste.

Donc, on voit bien qu'on est arrivé à un point absolument social. Ce que je disais, finalement, est assez juste. Vous en faites la démonstration.

Vous ne le censurerez pas, ce gouvernement ? Pas tout de suite. On va attendre de voir.

Effectivement, vous savez, on a des lignes rouges. Alors, lesquelles ? Déjà, il fallait nous parler correctement.

En nous représentant, 11 millions d'électeurs. Ce n'est pas rien. C'est la plus grosse force politique dans ce pays.

D'où votre refus d'un Xavier Bertrand, par exemple. Évidemment. On ne peut pas tolérer quelqu'un qui vomit sur le Rassemblement national, sur ma famille politique.

Donc, il va falloir qu'il continue à être très gentil, Michel Barnier. Parce que je vais vous dire, moi, je m'en fiche en tant que moi, mais c'est pour les gens que nous représentons. Puis, je vais vous dire, on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé dans ce pays.

Jordan Bardella fait plus de 30% au soir des élections européennes. Il fait un score phénoménal au soir du premier tour des élections législatives. Il y a des gens qui ont été même élus au premier tour, comme votre serviteur.

C'est votre cas. Voilà. Il se trouve qu'il y a eu des alliances absolument contre nature et scandaleuses entre les deux tours, où les macronistes se sont désistés pour l'extrême gauche et vice-versa.

Je vous rappelle que l'extrême gauche a quand même fait élire Elisabeth Borne et Gérald Darmanens, qui quand même ne manquent pas de sel. Sans ces alliances, ça aurait été Jordan Bardella qui aurait été Premier ministre en juillet. On n'aurait pas déjà perdu deux mois devant le monde entier à se ridiculiser.

Et effectivement, les aspirations des Français auraient été plus représentées. Et vous savez, M. Barnier, il sait tout ça.

Je veux dire, il n'est pas idiot. Il sait qu'il y a une dichotomie entre ce gouvernement et entre, j'allais dire, même l'hémicycle et les aspirations du peuple français. Donc, il n'a évidemment pas intérêt à aller à l'encontre de ce que veut le peuple français et de ce que nous disons nous.

Donc, on demande du respect. Après, on veut des mesures. Légales.

Des mesures fermes en matière migratoire. On en a parlé, celles qui ont été proposées par Bruno Retailleux. La double peine, doubler la durée de rétention pour les personnes soumises à une OQTF, modifier la constitution pour un référendum auprès des Français sur l'immigration.

Tout ça, c'était dans votre programme. Je vais vous dire, nous, il est prêt. On l'a déjà dit.

Je suis déjà venue longtemps sur des plateaux avec. Marine Le Pen a un projet de référendum. Vous savez, quand on fait un référendum, en fait, on soumet une loi.

Et ce n'est pas une question, comme on peut le croire. Nous, notre projet, il est déjà prêt. Donc, tout ça, c'est bon.

Tout ça, c'est bon. Sauf qu'il faudrait qu'on le fasse, évidemment. Parce que si on ne graffe pas dans le marbre de la Constitution les outils politiques, juridiques, administratifs qui nous permettront de lutter contre cette immigration, nous n'y arriverons pas.

Donc, ceux qui vous disent que ça n'est pas possible de passer par le référendum, c'est parce qu'ils ne veulent que rien ne le change. Et ils ne veulent pas changer notre politique migratoire. Alors que les Français, on ne leur a pas posé la question depuis bien 40 ans sur savoir ce qu'ils voulaient faire de cette politique migratoire.

Laure Lavalette, sur la question sur le volet budgétaire, on l'a vu, il y a un certain nombre de mesures. Le journal Le Parisien parle même d'un choc fiscal qui pourrait être développé cet après-midi par Michel Barnier, avec des impôts sur les sociétés qui pourraient être relevés pour les très grosses entreprises, avec également des taxes. Là, pour le coup, ça pourrait avoir un impact, y compris sur nos factures, notamment d'électricité relevée.

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais évidemment, au moment où l'inflation a été la plus grande, les taxes qui s'appliquaient à l'électricité ont été baissées. C'était le fameux bouclier tarifaire. Maintenant que l'électricité a à nouveau baissé, l'une des pistes du gouvernement serait de remonter ces taxes, ce qui mécaniquement ferait remonter le prix de l'électricité.

On sera évidemment très attentifs. Déjà, ce budget, c'est l'arlésienne. On aurait dû l'avoir aujourd'hui.

En principe, c'est traditionnellement le premier mardi d'octobre. Il se trouve que nous ne l'avons toujours pas. On ne sait pas exactement quand est-ce qu'on va l'avoir.

Je pense qu'en fait, ils ont eu peur aussi en voyant l'étendue et le gouffre abissage. Mais il faut être honnête quand même, Laurent Lavalette. Les ministres ont pris leur poste il y a deux semaines.

Souvenez-vous quand nous demandions à nos dîtes des comptes publics et qu'on nous disait « non mais au secours, enfin bien sûr qu'effectivement ça avait de l'intérêt » parce que Michel Barnier le dit lui-même, on est quand même à deux doigts du gouffre et je pense que tout le monde en est conscient. Donc il faut faire des efforts. Nous nous serons très attentifs à ce que ça ne soit pas les Français qui payent la facture des mauvais choix politiques.

Quand vous travaillez, quand vous vous levez le matin, vous devez pouvoir payer vos factures et vivre dignement de votre travail. Il faut savoir qu'aujourd'hui, à partir du 10 du mois, il y a un tiers des Français qui n'ont que 100 euros pour finir le mois. Il y a des gens, moi je croise sur ma circonscription, je me souviens à la Vallette du Var, des gens qui m'arrêtaient pour me dire « on ne dîne pas le soir ».

Évidemment, il faut choisir entre se chauffer ou dîner. C'est intolérable et nous ne tolérerons pas que cette classe sociale, que ces gens qui se lèvent pour travailler, soient encore taxés. Je vais vous dire, effectivement, un budget, pour que les gens comprennent bien, c'est entre ce que vous gagnez et ce que vous dépensez.

Là, a priori, on a 25% d'écart, on dépense 25% de plus que ce que nous rentrons dans les caisses de l'État. Moi, j'ai des idées, j'en ai plein. Déjà, il y a des mauvaises dépenses.

Quand vous voyez la bureaucratisation de l'État, on dit qu'il y a 1 200 agences, c'est vos collègues qui sortent cette étude-là, 1 200 agences pour 80 milliards d'euros par an. C'est absolument colossal. Nous, nous pensons qu'on peut déjà faire confiance à nos hauts fonctionnaires qui sortent de grandes écoles et qui peuvent déjà donner tout leur conseil.

Donc, pas besoin d'aller demander à des agences. Exactement. Ni à des comités théodules. 80 milliards d'euros, c'est colossal.

Ça veut dire aussi des gens qui vont être mis sur la paille. D'accord, on va faire différemment. Il n'empêche que c'est une économie.

Il va falloir dégraisser, effectivement, l'entourage de cet État. Il y a l'immigration. Vous savez que si on donne la priorité aux Français ou aux étrangers qui peuvent justifier d'avoir travaillé 5 ans équivalent temps plein, nous voulons réserver les aides sociales de solidarité aux Français.

Un mot là-dessus, puisque vous avez dit les étrangers devront avoir justifié d'avoir travaillé 5 ans. Vous avez sans doute entendu les propos de Gérald Darmanin, qui était à Tourcoing dimanche, et qui dit plutôt qu'une préférence nationale, la préférence aux travailleurs. Voilà ce qu'il dit exactement.

Que ceux qui travaillent puissent avoir accès prioritairement aux logements, aux places en crèche, aux aides pour les transports, pour qu'enfin, travailler quelle que soit la nationalité soit reconnue par la société tout entière. La préférence aux travailleurs, plutôt que la préférence nationale. Eh bien, figurez-vous que nous, la seule discrimination au Rassemblement National que nous faisons, c'est la nationalité française.

Parce qu'on pense que quand vous êtes Français, quand vous avez la nationalité, vous devez avoir plus de droits que quelqu'un qui n'est pas Français. Mais on ne ferme pas la porte, puisque quand vous êtes étranger, mais que vous arrivez à justifier que vous avez travaillé pendant cinq ans équivalent temps plein, alors vous aurez droit à la solidarité nationale. Mais c'est-à-dire que des Français qui ne travaillent pas auront droit à des aides, alors que des étrangers qui travaillent n'en auront pas ?

Ils ont la nationalité française et c'est comme ça. Voilà, c'est comme ça. C'est la seule discrimination.

Vous savez, la nation, c'est le bien de ceux qui n'en ont pas. La nation, elle est aussi là pour protéger. La patrie, voilà, et le bien de ceux qui n'en ont pas, ça doit être aussi une valeur refuge.

Et c'est important de savoir que vous avez un État derrière vous. Alors, pas question d'assistanat, évidemment, mais de protection, effectivement, des plus faibles et de ceux qui ne travaillent pas, peut-être, parce qu'ils cherchent du travail et qu'ils n'en trouvent pas. Sur quoi que vous partez ?

Donc ça, c'est une des mesures. Allez-y. Il y a l'immigration, donc nous en avons parlé.

L'AME, effectivement, je pense que nous voulons la changer. L'aide médicale d'État. Voilà, nous changerions une aide médicale d'urgence.

Bon, là encore, c'est du Bruno Retailleau dans le texte. Enfin, oui, il fait du rassemblement national dans le terme. Il n'est pas question de laisser mourir les gens.

Il n'est pas question non plus de leur refaire le nez ou de leur recoller les oreilles. Vous voyez, à une époque où nous devons faire des économies. Mais vous savez bien que ça, c'est une caricature.

La vérité, c'est que les médecins eux-mêmes le disent. La palette de soins, elle est pratiquement totale, sauf les cures thermales et la procréation médicalement assistée. Ce n'est pas possible.

Écoutez mon collègue Juvin, qui en parle, il n'est pourtant pas de ma famille politique. Il était chez Jean-François de Bourdin, où il disait, voilà, ça n'est pas possible, cette palette de soins, elle est trop grande. Nous sommes trop attractifs.

Donc réduire la palette de soins. À l'urgence. Mais vous l'avez bien entendu, il y a un grand nombre de médecins.

Alors peut-être pas Philippe Juvin, mais il y a quand même un grand nombre de médecins qui vous disent que c'est un risque. Parce que ne soignez les gens qu'une fois qu'ils sont dans un point d'urgence, ça veut dire que les maladies se sont développées, ça veut dire que la contagion s'est installée. Mais parce qu'en fait, il faut voir ça de façon globale.

Il y a 400 000 premières demandes d'AME par an. Donc c'est à dire que c'est global. En fait, si vous voulez, l'immigration, il faut bien que les Français comprennent, l'immigration en France, elle est complètement hors contrôle.

L'immigration légale, c'est à peu près 500 000 immigrés qui rentrent par an. Les Français, c'est la ville de Lyon à peu près, les Français ont bien compris que ça pesait aussi sur leur système de santé. Je vais vous dire, quand en France, on n'investit plus dans l'hôpital depuis 20-30 ans, quand même on ferme des lits et que vous accueillez 500 000 personnes légales par an, enfin je veux dire, c'est 1 million en 2 ans, 2 millions en 4 ans.

C'est 1 milliard, sur 250 milliards du budget de la santé. Quand il faut soigner les gens, vous imaginez bien qu'au bout d'un moment, ça pèse sur vos comptes publics, ça pèse aussi sur la santé et nous ne voulons pas le tolérer. Donc il faut déjà réduire le nombre de gens qui viennent, puisque je rappelle qu'en France, pour un immigré qui repart, il y en a 4 qui rentrent.

Vous voyez bien que c'est quand même un défi migratoire qui est total, surtout avec ce qu'on nous promet sur l'Afrique, sur le développement démographique de l'Afrique. Je veux dire aux Français, on est au début de cet enjeu migratoire avec les réfugiés climatiques. Donc il faut que nous prenions des mesures drastiques très rapidement, avant que la situation soit encore plus hors contrôle.

Mais voilà, donc ça c'était...

J'ai bien compris les lignes que vous espérez voir dans ce discours de politique générale. Il me vient autre chose quand même. On vient de nous dire qu'on allait encore augmenter notre contribution à l'Union européenne de 2 milliards.

On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts, et en même temps d'augmenter de 8% notre contribution. C'est l'Europe qui doit faire des efforts. Ça n'est pas les Français, ils ne doivent pas payer les mauvais choix budgétaires.

Mais vous, vous pourriez lui dire merci à l'Europe ? Mais je dis merci pour ce qui va bien. Non, mais merci à l'Europe, parce que c'est 6,8 millions d'euros, 6,8 millions d'euros, qui est la contribution de l'Europe aux assistants parlementaires des députés.

Je vois votre transition, je la cherchais à la point de malheur, ça y est, je l'ai. Parce que c'est un point que Marine Le Pen assume. Le procès a donc été ouvert hier, procès dans lequel 20 députés ou anciens députés européens du RN, dont Marine Le Pen, sont effectivement sur le banc des accusés.

Marine Le Pen, elle assume en quelque sorte, puisqu'elle dit, je cite ce qu'elle a dit aux enquêteurs, « Les assistants parlementaires ne travaillent pas pour le Parlement européen, ils sont des assistants parlementaires politiques d'élus, par définition politique, ceux ne sont pas des fonctionnaires du Parlement européen. » Et l'Union européenne estime que c'est 6,8 millions d'euros, qui donc devaient normalement servir uniquement à travailler pour l'Union européenne, qui auraient été utilisées pour le RN. Alors déjà, il faut expliquer comment cette plainte est venue.

C'était il y a 15 ans, un président socialiste du Parlement européen a eu cette plainte, qui venait d'un socialiste. – Ce n'est pas seulement contre le RN, on a sursuivi aussi le procès qui a été fait contre le Modem. – Je crois qu'elle est fille aussi, il me semble, est concernée. – Cette plainte, après, elle est venue en France, c'était Christiane Taubira qui était garde des Sceaux à l'époque.

Et effectivement, ça fait 10 ans qu'on se traîne le procès des assistants parlementaires. Donc moi, je me réjouis qu'enfin, nous ayons deux mois devant nous, alors ce n'est pas deux mois pleins, c'est à raison de trois demi-journées par semaine pendant deux mois, où Marine Le Pen va pouvoir justement expliquer et dire, effectivement, ce qu'ont fait nos assistants parlementaires. Il faut bien que les Français qui nous écoutent comprennent, il n'y a pas eu de détournement de fonds, il n'y a pas eu d'enrichissement personnel, et il n'y a pas eu non plus d'emploi fictif.

Ces assistants ont vraiment travaillé. – Sauf qu'ils n'ont pas… – Toute la question se pose sur… – Ce que dit la plainte, c'est qu'ils n'auraient pas travaillé pour l'Union européenne, ils auraient travaillé pour le RN. – Vous avez raison, en fait, tout est question d'interprétation sur ce qu'ils ont véritablement fait.

Nous, nous pensons, comme à l'Assemblée nationale d'ailleurs, que le rôle politique d'un élu est intrinsèque à son mandat. C'est d'ailleurs ce que dit le bureau national de l'Assemblée nationale, pour les députés… – Mais c'est une interprétation plus politique que juridique. C'est-à-dire qu'en fait, j'entends parfaitement, et d'ailleurs Marine Le Pen elle-même l'a défendue comme telle, disant au fond, ils ont bien travaillé pour nous, simplement nous on ne bosse pas que pour des textes européens.

Mais il y avait des règles quand même. – Non mais le rôle d'un député européen d'opposition n'est pas le même qu'un député de la majorité. On n'a pas les mêmes droits, vous n'avez pas le droit au même rapport. – Oui mais ce que dit l'Europe, c'est qu'au pire, il fallait qu'il reste là-bas et qu'il ne bosse sur rien. – Si je vous écoute. – Quand vous êtes député d'opposition à l'Europe, vous préparez l'alternance. – Sinon c'est confortable, vous aviez des types qui étaient payés. – Vous êtes élu par des gens qui pensent que le modèle européen n'est pas celui que nous voulons, nous avions deux projets, on en a déjà suffisamment parlé.

Donc effectivement il y a un rôle qui est politique, mais encore une fois, nous nous pensons que ce rôle politique il est intrinsèque à ce mandat de député européen d'opposition. C'est toute la gageur, j'allais dire, de ces deux mois, où Marine Le Pen aura deux mois avec des arguments pour expliquer qu'effectivement nous assumons le fait qu'ils aient eu un rôle politique. – Mais le grand paradoxe, vous le comprendrez bien, Laure Lavalette, c'est qu'au fond, l'Europe vous a financé en quelque sorte, ou en tout cas a financé ceux qui travaillaient pour vous. – Ce n'est pas l'Europe, c'est que nous avons eu des députés européens élus par le peuple français.

Donc évidemment que l'Europe, elle a donné les moyens à ces députés européens de faire leur travail. Bien sûr, mais heureusement que l'Union européenne donne aussi à ceux qui ne sont pas d'accord avec eux les moyens de travailler, Madame de Malère. Ça paraît quand même très cohérent. – Vous redoutez l'inégiabilité ? – Non, je n'y crois pas. – Non, je n'y crois pas.

Je pense que Marine Le Pen a été assez contente d'ailleurs de ces deux mois de procès pour pouvoir justement expliquer et de voir qu'il n'y a pas eu quelque chose qui nécessiterait une inéligibilité, puisque ce serait un scandale démocratique absolument sans précédent. Mais vraiment, je n'y crois pas. Je pense que nous abordons vraiment ce projet, ce procès de façon très sereine.

Ça fait dix ans, donc on a eu le temps évidemment de nous y préparer. Et puis moi, je suis contente qu'on évacue aussi ce serpent de mer qui revenait un peu trop souvent. – Merci Laure Lavalette d'être venue dans ce studio ce matin répondre à mes questions.

Député RN du Var. – Bye.

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