INFIRMIER EN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE: SES CAS LES PLUS FOUS ET CHOQUANTS (VER SOLITAIRE, ALIENS...)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour tout le monde et bienvenue sur les gendes. Aujourd'hui, notre invité s'appelle Christian. Christian Perrier.
Il a été infirmier en psychiatrice. Les gens qui sont dans l'hôpital psychiatrique me font moins peur que les gens que je croise dans la rue. À l'hôpital psychiatrique, si tu veux, ils ont été diagnostiqués.
Et moi, quand je suis dans la rue, j'ai plus peur parfois de la bizarrerie des gens que je rencontre. Si tu veux, à l'hôpital, je me suis jamais senti en danger à l'hôpital. Ah ouais ?
Comment ça se passe pour des mecs qui ont passé 20 30 ans 40 ans tu disais même dans un hôpital psychiatrique quand ils sortent ils peuvent plus sortir. Alors c'est une dame de bonne famille si tu s'imagine que son mari s'est réincarné en elle sous la forme d'un verre solitaire et là ça va faire rire tout le monde qui respire par son anus capiselle de force pour ceux qui savent pas qu'est-ce que c'est une perte de liberté gigantesque. Est-ce que tu connais des maladies toi qui nécessitent 30 ans 40 ans d'hospitalisation certaines maladies mentales ?
Bonjour tout le monde et bienvenue sur les gens. Aujourd'hui, notre invité s'appelle Christian. Christian Perrier.
Il était en psychiatrie, il a été infirmier en psychiatrie dans un hôpital psychiatrique pendant plus de 20 ans. Il a sorti un livre autoédité où il raconte pas mal d'anecdotes de ce qui lui est arrivé avec des patients qui ont vécu des choses difficiles. Parfois, il explique comment ils sont arrivés là pour essayer de comprendre aussi leur parcours, l'empathie qu'il faut aussi pour suivre au quotidien et tout ce qu'il a vu de plus incroyable durant sa carrière.
Aujourd'hui, il est formateur, il forme les aides soignants. Il va nous raconter son parcours. En tout cas, merci d'être là.
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Et c'est parti avec Christian qui s'appelle Christian Perrier sur les gendes. On y va. Bonjour, je m'appelle Christian Perrier.
Je suis infirmier de secteur psychiatrique. J'ai travaillé pendant 20 ans dans un hôpital psychiatrique. 20 ans à rencontrer des gens.
Et maintenant ces histoires là, je vais vous les raconter aujourd'hui à légende. Ben voilà, bienvenue Christian. Merci.
On sent que tu as un accent du nord de la France. C'est ça. Tu es tu es d'où ?
Je suis né à Avignon. Àignon. J'ai passé 2 ans à Carcasson à sport étude de Rui.
Et là, tu es bonté, tu as fait l'allerour exprès pour légendes. Merci beaucoup. On va parler du coup de de psychiatrie.
Tu as été infirmier pendant 20 ans dans un hôpital psychiatrique. C'est ça. Un peu plus.
Aujourd'hui, tu es formateur. Tu tu es formateur pour faire quoi exactement ? En fait, je forme des aides soignants.
Les aides soignants de demain en fait, des élèves qui rentrent en formation et qui ont un an de formation. Là, je suis devenu un formateur généraliste en fait. Et dans le cas de cette formation là, j'enseigne encore la psychiatrie et je fais des formations d'accord euh dans l'hôpital où je travaille, c'est-à-dire à Montpavé sur la psychiatrie.
Tu vas nous raconter, tuas tu as fait plein de trucs. Tu as un patient qui qui pensait parler aux extraterrestres à cause du cannabis. On va parler des drogues aussi, de ce que ça peut faire et sur les gens. et tu vas nous raconter de ce que tu as vu.
Tu as une patiente qui parlait à son verre solitaire qui a été exorcisée par sa famille. Tu as vu des cas tu tu raconte dans un livre que tu as auto édité, tu t'es amusé à écrire. Tu m'as dit "Je suis pas écrivain, je pas pour un autre mais je me suis amusé à mettre ça sur papier et tu le vends sur tes réseaux sociaux, tu l'as même pas mis en vente dans un éditeur s'appelle les oubliers".
Voilà, de Christian Perrier. Je mettrai un lien si jamais tu veux nous donner un lien pour ceux que ça intéresse. J'imagine que vous êtes nombreux à avoir envie de lire aussi ce genre d'histoire.
Enfin, tu as vu vraiment des choses mais tu dis un truc qui est étonnant. Tu dis les gens qui sont dans l'hôpital psychiatrique me font moins peur que les gens que je croise dans la rue. Oui.
Alors, j'ai moins à l'hôpital psychiatrique si tu veux, ils ont été diagnostiqués. On a dit, ils sont malades, ils sont schizophrènes, paranoïques. Enfin, je suis pas là pour faire des grandes leçons de psychiatrie si tu veux.
Et moi quand je suis dans la rue, j'ai plus peur parfois de la bizarrerie des gens que je rencontre si tu veux. Parfois je me sens moins en sécurité. Alors, c'est sûr que ça m'appartient à moi.
À l'hôpital, je me suis jamais senti en danger à l'hôpital. Ah ouais ? Non.
Tu dis, tu dis là où dans la préface de ton livre, tu dis là où humour et folie cohabitent. Tu tu rigoles au boulot ? Ouais.
Tu rigole avec eux, pas eux. Tu pas d'eux, avec eux. J'essaie de rigoler avec eux, mais pas d'eux.
C'est tout à fait ça. Guillaume, tu as raison. Euh la question, c'est quand il y a des patients qui délirent ou qui qui entendent des voix sur des trucs, tu as vu certaines histoires comme cette dame qui est envahie par un verre solitaire, par exemple.
Il y a des fois tu c'est tellement énorme et c'est tellement complètement en dehors de la réalité. Alors, c'est vrai qu'on apprend aux élèves à ne pas délirer avec les malades, mais parfois c'est un peu compliqué et c'est tellement fou si tu veux que tu te laisses embarquer dans ces histoires là. Est-ce que tu vas nous raconter après des anecdotes, mais est-ce que quand tu es face à quelqu'un qui est dans un délire euh qui que tu là tu disais parle à son verre solitaire, est-ce que en tant que soignant tu leur apprends parce que tu es formateur ?
Donc c'est parfait, on peut te poser ces questions-là. Est-ce que tu dois faire semblant de l'entendre aussi le vers solitaire de rentrer dans son jeu en quelque sorte ou est-ce que tu dois lui dire "Madame, là il y a rien du tout, vous délirez." Tu vois, comment est-ce que tu dois l'apprendre ?
Alors, ni l'un ni l'autre. Moi, j'aime un terme qui s'appelle être ambassadeur de la réalité. OK ?
Massur réalité c'est que toi et moi le ver solitaire on le voit pas. Si tu me dis que tu le vois Ver solitaire tu es aussi fou que moi qui suis possédé par le ver solitaire. Donc là surtout pas.
Deuxièmement surtout ne pas nier que moi je le ressens le verre solitaire. Et quand il y a dans la réalité tu vas dire au patient "Mais moi, j'entends ce que tu me dis mais je le vois pas. Mais moi je le vois pas." Et tu peux être sûr que ta relation avec le patient elle va être de qualité.
C'est c'est tu tu disais parfois les veut dire quoi être fou ? On entend ce mot qui a pu utiliser aujourd'hui en psychiatrie. Qu'est-ce qu'on utilise comme terme et qu'est-ce que ça veut dire ?
Il y a plusieurs définitions. Aujourd'hui, si on parle de maladie mentale et dans ces maladies mentales là, en fait, c'est un grand panel si tu veux. Il y a des maladies où les gens sont conscients qu'il souffrent et il y a des gens sont conscients qui souffrent pas.
C'est pour ça qu'on te différencie ce qu'on appelle les névroses et les psychoses. En fait, les psychoses c'est la schizophrénie, la paranoïa. Euh et les autres, c'est des maladies comme l'obsession, par exemple, les gens qu'on des toqu.
Ah oui oui. D'accord. Mais ça, je crois que quasiment, j'avais vu un truc l'autre jour, quasiment tous les Français en détoc.
Alors après ça peut juste être mettre l'interrupteur vers le haut, je dis n'importe quoi. C'est les trucs qui te rassure en fait. Pas forcément des trucs qui te font faire 100 km pour aller rappuyer sur un bouton quoi.
Non, en fait c'est ta personnalité, la faç si tu veux. Moi, j'ai pas d'étérifie de temps en temps et viissant de moins en moins. OK.
J'ai d'autres trait de personnalité mais là si tu veux en venant ce matin te voir ici à Paris euh je suis pas redescendu du train à la gare pour vérifier si mes si mes fenêtres étaient fermées. Oui bien sûr bien sûr. En fait c'est une sorte d'intensité si tu veux.
Sauf que malheureusement les gens que j'ai côtoyé moi à l'hôpital psychiatrique si tu veux ils faient des maladies graves. De maladies comment va dire qui se soignent mais qui parfois ne se guérissent pas. Tous ces gens euh et tu as cité le livre tout à l'heure la plupart des maladies se guérissaient pas au sens de la guérison.
Toi, tu vas faire un état gripal, on va te donner un traitement, tes symptômes vont disparaître. Malheureusement, dans certaines maladies psychiatriques, les symptômes ne disparaissent pas. Alors, juste avant que tu nous racontes une anecdote là énorme sur ton premier patient, toi tu es né en 64 pour comprendre le parcours, comment tu t'es retrouvé à travailler dans un hôpital psy aussi, c'est intéressant en 64.
Donc, tu vas commencer après comme infirmier et le jour de tes 20 ans, tu vas commencer à travailler. Est-ce que tu vas commencer à travailler dans un hôpital psychiatrique direct ou tu vas commencer comme infirmier classique ? Alors le jour de mes 20 ans, je rentre à l'école d'infirmier de secteur psychiatrique.
Diplôme qui a disparu depuis 1992. Il y a plus de d'infirmiers psychiatrique. Voilà.
Tu tu as un dinosaure devant toi là et une espèce en voie disparition. Tu as 61 ans aujourd'hui, tu les fais pas. Bah ça c'est gentil.
Et donc si tu veux, je rentre en formation pendant 3 années. Donc 3 années d'études d'infirmier mais spécialisé en psychiatrie. Et après j'ai eu la chance de faire service militaire à l'hôpital d'instruction des armées Lavérant à Marseille.
Et là, j'ai continué pendant la psychiatrie militaire pendant une année. Expérience enrichissante elle aussi comme l'été mes 3 années d'études en fait. Donc moi, je suis spécialisé en psychiatrie.
On va parler. Oui, tu as aidé les gens pendant le service militaire en psychiatrie. Tu as vu des trucs de fou ?
On va en parler dans dans 2 secondes. Juste avant, premier cas, parce que tu es en stage avant de commencer, tu parles dans ton livre de Émilie. Est-ce que tu peux expliquer qui est Émilie ?
Est-ce que tu as fait avec elle, comment tu as pu l'aider ? Est-ce qu'elle a fait avant aussi malheureusement Alors Émilie, c'était une une patiente, une une bergeère située qui vit dans la montagne avec ses moutons et elle entendit des voix. Elle était un peu hallucinée cette dame là, mais des voix qu'il a persécuté au quotidien et en fait les voix lui disaient de tuer ses maris.
Donc elle avait pardon zigouillé ses deux premiers époux si tu veux. Mais attends mais elle était pas en prison actuelle premier. Alors alors c'est l'histoire de la responsabilité.
Il y a un article de loi en France euh qui dit que si tu veux si tu as perdu la raison au moment où tu fais l'acte et cetera, c'est l'article aujourd'hui L64 du code de procédure pénale qui dit que au moment des faits, si ton discernement était altéré, si tu veux, tu vas avoir des des esperpsies qui vont décider que tu étais malade au moment des faits. Donc c'est pas la prison, c'est l'hôpital psychiatrique. Ce qui est difficilement compréhensible par le grand public, on peut l'entendre hein.
Tu as ton enfant qui malheureusement a été agressé ou tué par un patient atteint schizophrénie, tu comprends pas pourquoi le patient ne va pas en prison. Comme tout le monde. Comme tout le monde en fait.
Mais ça c'est le travail des experts. OK. Donc elle si tu veux elle s'était retrouvée ce qu'on appelle dehors en unité pour mal difficile tu veux.
Donc elle a passé sa vie à l'asile d'Aliéné et quand je la rencontre moi toujours persécuté hein, je te rassure elle a un délire dire encore asile moi j'ai l'emploi pour faire la différence entre l'asile psychiatrique et l'hôpital de maintenance si tu veux. Moi je je suis arrivé à l'hôpital à la fin de l'asile. J'ai connu moi encore les grands dortoirs à 20 patients.
Ah là là ce qui était une horreur absolue. L'individualisation des chambres n'est venu que l'humanisation. Ouais. l'humanisation.
Tu as raison ce qui va avec. Et donc je rencontre cette femme là, moi qui est persécutée et qui a un délire de filiation si tu veux. Tous les enfants qu'elle voit, tous les hommes qu'elle voit sont ses fils.
Et malheureusement ou bien heureusement ou j'en sais rien si tu veux, son nom de jeune fille était le même que le mien. Alors tout à l'heure, on parlait de ce qui était réel ou pas réel. Comment veux-tu faire comprendre à cette dame que tu t'appelles Perrier aussi et qu'elle aussi ?
Donc si tu veux son fils, il existait vraiment, c'était moi. [ __ ] ! Alors, qu'est-ce que je fais de ça moi ?
Elle a tué ses deux marises avant. Mais elle était dangereuse avec toi. Tu sentais qu'il pas du tout.
Moi, elle me couvait, elle surveillait mon vélo, elle avait un bâton, elle tapait tous les autres patientes qui venaient toucher toucher ma bicyclette. Et quand je raconte ça à ma maman, moi qui était toute petite, elle me dit "Mais qu'est-ce que tu es allé faire là-bas ?" "À travailler là-bas ?" Ouais.
Ouais. Mon père me dis "Mais tu tu finiras fada comme eux quoi." Et donc cette dame s'est occupée de moi pendant un mois.
Mais le malheur dans l'histoire c'est mon stage s'est terminé. Et ouais. Ah ouais ?
Et tu dois partir du jour au lendemain. Je dois partir du jour au lendemain. Donc tu l'expliques et tu t'en vas.
Non. Ah c'est vrai ? Non.
Ah tu dis à demain madame. Ouais. Ouais.
Et en fait qu'est-ce qui se passe ? Si tu veux lendemain, il pèse les plombs, il casse tout. Oh et et à aucun moment tu te retrouves avec cette dame là, tu tu oublies pas parce que tu tu restes soignant.
Tu oublies pas qu'elle a tué quand même deux personnes. Oui. Ça reste un fait quand même.
Oui oui oui. Et donc tu sais qu'elle peut aussi vrier vers toi ou est-ce que tu lui tournes le dos par exemple ? Jamais.
Ouais. Ah jamais. Mais non.
J'ai plus peur dans la rue des fois. Je te dis la seule fois où j'ai été agressé en 20 ans de carrière si tu veux, c'est que je l'avais bien cherché. C'est un patient qui était agité, qui s'était calmé, qui était persécuté et je sais pas, j'ai dû dire une phrase dans le sens de la persécution et en fait, il s'est senti agressé, il m'a mis une tarte.
C'est la seule fois en 20 ans où tu as été agressé. Ouais, mais c'est même pas d'agression. En gros, j'aurais dû faire attention à mes mots.
Et pourquoi il avait tué son mari du coup ? C'est juste des voix. Il avait rien fait le mar, il avait dû la regarder en travers.
La problématique de la persécution, c'est que un patient qui est persécuté, tout objet ou tout acte peut devenir persécutif. Et mais elle les tué comment ? Comment elle fait ?
Elle les zigouillé qu'un couteau. Le couteau qui lui servait à tailler ses morceaux de bois quand elle quand elle gardait ses moutons et ses chèvres dans la montagne dans leur sommeil. Alors ça l'ffet, je m'en rappelle pas si tu veux.
Elle avait un eau pinel bien taillé. Je me rappelle encore. Et c'était quoi son trouble à elle ?
C'était une troub persécution, une psychose avec des troubles dans la persécution. Est-ce que tu l'appelais maman ? Surtout pas.
Non, tu rentrais pas dans son truc. Non. Et non parce qu'alors là sinon je suis fou comme elle moi parce que de vraie mère j'en avais une si tu veux et elle c'était qu'imaginaire.
Elle n'avait jamais eu malheureusement pu avoir d'enfant si tu veux. Donc tout était délirant autant ce truc. Tu as eu des nouvelles d'elle quand tu es parti à un moment donné donc tu dis tu repars c'est la fin de ton stage tu vas travailler pour le service militaire.
On va en parler. Est-ce que tu as des nouvelles de cette dame ? Est-ce que tu continues de prendre ?
Alors, c'est une patiente qui est décédé malheureusement aujourd'hui. Non, je ne suis pas retourné pour réenclencher quelque chose. Jamais.
Mais non, surtout. Non, mais tu aurais pu demander à tes anciens collègues savoir comment elle va machin. Non, non, je voulais pas.
C'était trop compliqué. Est-ce que tu es déjà venu ami avec un patient ou une patiente en hôpital psychiatrique ? Alors, ami non.
À revoir après. Non, pas du tout. Par contre, il faut que tu saches, c'est que je vivais plus à l'hôpital psychiatrique que dans ma propre famille, hein.
Tu travailles pendant 8h, le temps que tu rentres à la maison, si tu veux, ma vie à moi, c'était une vie d'enfermement. Comme tous les infirmiers FC, par exemple, dans les unités fermées, tu es plus au quotidien, tu es 8h présent auprès des patients, ils sont là. Donc après, tu vas au service militaire en tant qu'infirmier.
Euh ça va être en 1988, tu as donc 22 ans, tu vas t'occuper d'un d'un garçon qui s'appelle Henri. Euh parce que ça veut dire quoi infirmier psychiatrique en dans une dans une caserne en fait ? Alors c'est c'est des infirmiers si tu veux qui sont dans les services de psychiatrie militaire.
Donc moi j'étais en service de psychiatrie militaire à l'hôpital d'instruction des armées Lavéran où il y avait des patients dangereux considérés comme dangereux ou qui avait eu des réformes graves. C'est les réformes P ça s'appelait comme ça à l'époque les P4. les P4 et les P qui sont euh qui ont le droit de ne pas faire euh le service militaire parce qu'ils étaient considérés comme dangereux.
Alors dangereux ou avec des troubles psychiatriques grave si tu veux. Et donc ce jeune homme-là que je rencontre en fait formel euh Ouais. Alors la problématique à l'époque c'est que les gens qui sortaient avec des réformes psychiatriques et ça ces jeunes appelés du contingent ne le savaient pas, il ne pouvaient pas prétendre plus tard à un emploi dans la fonction publique et ça il ne le savait pas si tu veux.
Il y avait ceux qui simulaient certains actes. J'ai fait des défenestrations, enfin des trucs de ouf hein. Un gamin qui se jette vers la fenêtre parce qu'il veut plus faire l'armée, euh se faire des flebotomies avec les tissons de bouteilles et cetera dans des trucs gravissimes.
Où après il perdait l'usage des mains parce que la chirurgie esthétique et plastique n'était pas celle d'aujourd'hui, tu vois. Et il y avait des patients avaient des troubles graves comme lui par exemple. Lui, si tu veux, il se prenait pour un oiseau.
Alors, je sais pas si tu connais le film, il faisait pas semblant. Ah non, non, non, non. Il volait.
Et en fait ce garçon ne se nourrissait que de graines de tournesol et d'ail. Voilà où c'est qu'on en était. Il survivait quand même.
C'est c'est pas l'histoire qui survivait ou pas si tu veux. c'est qui mettait en difficulté l'ensemble du contingent si tu veux et en fait on passa un are temps à marcher avec lui ben marcher avec lui au pas mais il savait pas marcher au pas lui. Donc c'était un peu le souffre douleur.
Et ce garçon en fait si tu veux il me faisait penser à un film il y a quelques années s'appelait Birdy avec Matthew Mondine et Nicolas Keng. C'était un polraumatisé de la guerre du Vietnam et je sais pas et sur la jaquette de du DVD on voit le monsieur en position d'oiseau si tu veux. Moi, je lavais l'oiseau. [ __ ] c'est fou.
Mais mais avec ses parents, il était comme ça avant l'armée ou je pense je pense que ce garçon avait déjà des troubles si tu veux. Il vivait dans le nord de la France à la campagne avec ses parents et l'armée si tu veux était le facteur déclenchant de la maladie mentale. Il a fait ce qu'on appelle une bouffée délirant aigu.
Si tu veux, c'est un étap psychotique. Il a pété les plombs. Il a pété les plombs.
Il était normal à peu près en arrivant. Normaliseau il se prenait pas o je sais pas si il mangeait son ail son ail et son et ses tournes sol. C'était son alimentation.
Donc je ça peut laisser euh interrogatif mais après de péter les plombs si tu veux à ce point-là et il se prenait pour un oiseau. Donc il volait dans les couloirs dans les couloirs de l'hôpital militaire. Et moi j'ai eu la grande chance c'était une magnifique expérience de faire un aller-retour euh Marseille Saint-Charles, Paris Garde Lyon garde du Nord avec un oiseau dans dans le train. [ __ ] incroyable.
Il mesurait 2 m hein. Tu vois l'envergure ? Mais il faisait quoi dans le train ?
Il vou tout le temps. Il voulait. Ouais.
Et là quand tu es assis avec une personne comme ça en bouffé délirante, tu prends pour un oiseau pendant tout un trajet, tu préviens les gens à côté. Tu prévenu parce que moi j'étais tenu militaire si tu veux. Il voyait bien qu'il y avait quelque chose qui allait pas si tu veux mais il mais si tu veux il mettait en danger personne.
Mais non non, il était dans son univers il parlait aux gens ou pas du tout ? Pas du tout. J'étais dans son truc, dans son univers et toi quand tu disais on y va et oui.
Mais moi on avait une relation peu particulière si tu veux parce que avec ce garçon mais donc c'est moi qui fait sa femme rapatriment sanitaire pour une hospitalisation en hôpital psychiatrique civil. [ __ ] et on a sorti de l'hôpital militaire et on l'hospitalisé euh hôpital civil. Et c'est à cause donc de apparemment il aurait été humilié, ça aurait accéléré son truc.
Alors alors je sais pas si ça accéléré ou pas mais c'est vrai que il était humilié si tu veux parce que c'était le souffre douleur du content. Euh grâce à lui, enfin j'en sais rien, c'est comme ça que je le vois moi, mes copains militaires me disaient mais va t'occuper de l'oiseau parce que c'est toi l'infirmier. OK, donc ça veut dire qu'avec ce garçon, on ne pouvait jamais aller manger avec les autres.
Et oui, parce qu'on marchait comme on savait pas marcher et qu' savit pas marcher, le maréchal des logis de l'époque nous faisait tourner autour du braquement tant que il n'entendait pas qu'une seule boucle de nos Rangers. Donc en fait, il se faisait humilier, il se faisait parfois frapper par d'autres. Enfin, on a été là-dessus.
Bon, c'est gravissime. Et pourquoi il est pas réformé un mec comme ça ? Alors, il a été réformé parce que moi je l'ai rerencontré après à la réforme si tu veux, j'ai fait mes classes avec lui à Carpi au régiment de char et après quand j'ai basculé sur l'hôpital militaire si tu veux, je l'ai revu à l'hôpital militaire et c'est de là qu'on a fait la réforme, qu'on a fait le rapatriment sanitaire.
Et après tu as le chef de ce mec là. Alors déjà, tu vas avoir une semaine de permission, une médaille de bronze de la défense nationale pour ça parce que tu l'as accompagné. Ouais, c'est très rare qu'on app du contingent médaill. et le colonel voulait me faire signer un contrat d'engagement à l'armée et comme j'étais déjà fonctionnaire hospitalier, je ne pouvais pas m'engager dans l'armée.
Le marchel des logique qui avait humilié Henri et son chef un jour vient te voir. Alors c'est pas qu'il vient me voir, c'est qu'il est ramené par la police militaire parce qu'il était un peu alcoolisé. Il avait des propos incohérents au casernement si tu veux et la police militaire nous demande de l'isoler en service de psychiatrie le temps un peu de le remettre sur pied.
Et là et là ben là je me suis on va dire mal comporté avec lui. C'était un peu la maltraitance en fait. Je l'ai je l'ai mis en chambre d'isolement et je lui ai donné des traitements un peu sédatifs.
C'està dire quoi ? Ah c'était c'était des çait des des neuroleptiques en fait, des médicaments qui vont te embaisser baisser ton angoisse et te faire un peu dormir si tu veux. Et euh quand quand les médicaments euh eurent euh fait, j'allais dire, je me suis permis de lui dire que peut-être que les doses que je lui avais donné, alors ça va faire hurler les gens qui vont regarder la vidéo que c'était pas nécessaire mais que c'était insupportable le sort qu'il avait réservé à ce pauvre garçon qui était seulement malade.
Voilà. Là, tu parles de cas schizophrénique. Du coup, tu disais c'est des c'est la schizophrénie.
Il existe plusieurs types de schizophrénie. Alors, je sais pas s'il existe plusieurs types de schizophrénie. Il existe une schizophrénie et des schizophrènes.
Alors, c'est une maladie si tu veux qui est gravissime avec différents modes d'entrée. Si tu veux, ils sont classés par cinq intensités de symptômes, je crois. Il y a de classement.
Alors, alors ça dépend. Voilà. En fait, moi si tu veux, ce qui est plutôt la schizophrénie, mais surtout la façon dont le patient exprime la maladie.
Il faut savoir, je sais pas si les statistiques sont toujours les mêmes, c'est que c'est à peu près 1 % de la population française à schizophrée et quand tu calcules, ça fait autour de 600 6500 personnes. C'est pas siin que ça. Tu en as une aussi jeune fille qui était schizophrène.
Une schizophrène débutante, tu dis. Oui. Qui qui va fumer ses cours au bac.
Ouais. Alors alors euh Ouais ouais ouais. Alors elle va fumer ses cours au bac si tu veux parce qu'elle pensait que alors là c'était très hallucinatoire aussi.
Elle pensait qu'elle apprendrait mieux en fumant les cours. Donc toi ça te fait rire en fait. Elle fumait les cours je m'attendais pas à la raison.
J'avais pas non mais ne cherche pas ne cherche pas à donner de la raison à la folie et penser aspirer le les mates. Non non elle fumait elle fumait les matths. Elle pensait qu'elle aurait réussi mais que c'était les cours par le Kned si tu veux.
Le problème c'est que vu qu'elle distance voilà mais comme elle fumait elle pouvait pas répondre en cours. Donc elle fumait du cheit du cannabis. Ah ouais elle mettait le cannabis dans dans ses feuilles de cours.
Ouais. Et quand elle avait fumé tout avec voilàin. Ouais.
Ouais. Elle fumait les pages jaunes de la nuire. [ __ ] Alors les pages jaunes de la nuire, c'est du plomb hein.
L'imprimerie. Ça lui défracté la tête hein. Et alors là c'était euh Et donc elle est venue en en pareil euh en ps psychiatrique.
Ouais. Ouais. Ouais.
Pour état psychotique, schizophrénie. Tu en as vu beaucoup en tant que infirmier en psychiatrie des des gens qui ont vrillé à cause du du de du cannabis. On sait pas si c'est des légendes urbaines le cannabis qui rend vraiment fou.
Moi je je peux te parler que de ce que j'ai connu. Le cannabis c'est un adolescent qui est fragile si tu veux qu'on qu'on va dire prépsychotique c'estàd il est presque en train tous les ados sont bizarres on est d'accord mais celui-l il est encore plus bizarre que les autres. OK le cannabis peut être un des facteurs déclenchants de la maladie comme tout est drô hallucinatoire hein.
Le LSD c'est pareil tout ce qu'il faut te provoquer de l'hallucination ou t'amener de Mais le LSD c'est moins répondu quand même que cannabis j'ai l'impression. Je sais pas. Donc le cannabis, tu dis ça peut faire briller, ça peut être un eff c'est surtout le le c'est pas le cannabis en lui-même, c'est le tetrahydrocanabinol qui est la molécule et cetera.
Tu as vu des gens restés bloqués toute leur vie ? Oui. Ouais.
À cause du cheat cannabis. Oui. Ouais.
Ouais. Bloqué. Ils sont toujours l'hôpital psychiatrique hein.
Parce que quand tu as des alus que tu délires Ouais. C'est important ce que tu dis. Ouais.
Et donc cette cette fille là vient d'une famille plutôt bourgeoise. Elle était censée reprendre l'affaire notariale d'ailleurs de notaire justement. Euh est-ce qu'elle va pouvoir le faire ?
Non, on l'a pas pu à cause du cheit. Pas pu. Elle a pas pu.
Et du coup, elle a fait quoi ? Je ne sais pas. Elle était toujours à l'hôpital psychiatrique.
Ouais. Alors après, elle était suivie si tu à l'hôpital de jour donc elle venait plus à l'hôpital psychiatrique. Elle était suivie sur une antenne de l'établissement.
Elle venait en consultation cherchait ses médicaments. Comment tu l'aides cette cette fille là toi en tant qu'infirmier ? Ouais.
Ben déjà en acceptant ce qu'elle est, premier truc en essayant de gérer l'angoisse avec elle parce que on peut pas s'imaginer toi et moi, nous on peut être angoissé. J'étais un peu angoissé ce matin moi avant de venir mais je l'ai géré mon truc et cetera. Là c'est des angoisses.
Imagine ton cerveau Guillaume comme un puzzle avec des morceaux du puzzle mais qui sont pas au bon endroit. Et ben c'est ça. Imagine-toi ce matin euh quand tu étais dans ta salle de bain, ben pas te reconnaître.
Il ils se reconnaissent pas parfois. Parfois. Ouais.
Ouais. H Tu as de l'empathie pour eux ? Ouais.
En tant que soignant pour faire ce métier pendant autant d'années ? Ouais. Pour acheter 8h enfermé avec des patients souffrant de maladie mentale.
Ouais. C'est pour ça que alors là, je vais peut-être me mettre à dos plein de jambes, c'est pas grave. Je pense que c'est une connerie d'avoir supprimé le diplôme d'infirmiers de secteur psychiatrique.
Je pense qu'il faudrait qu'aujourd'hui nos dirigeants euh surtout au niveau des ministère et la formation réfléchissent à nouveau à pourquoi pas créer une spécialité. Je pense pas qu'on s'improvise infirmier à l'hôpital psychiatrique. Pour ailleurs, tu vas me dire c'est pareil hein.
Mes copains de cardiologie, de réanimation et cetera. C'est métier mais c'est quand même particulier. Je crois qu'il faut avoir déjà une capacité d'empathie, d'écoute et surtout de remise en question.
C'est travailler aussi sur soi euh quand tu prends un charge des gens qui vont mal. On a plus de chance de devenir schizophrène en consommant du du fit. C'est un facteur déclenchant.
C'est un facteur déclenchant. Il y a pas que celui-là. La drogue en général.
Bah les droginogènes, moi de ceux que je connais les champignons est-ce que tu as vu des gens restés bloqués avec des champignons ? Non, j'ai vu des patients qui consommaient des champignons mais je les ai pas vu rester bloqué avec les champignons. Sa famille va dire quoi quand ils vont venir ?
Ils vont ils vont la laisser. Comment ça se passe avec la famille quand il se passe ce genre de choses dans cette histoire là ? Ouais.
Alors dans cette histoire là, elle n'a pas laissé était abandon comme on parlera tout à l'heure de Coline par exemple. Euh la famille était présente. C'est un grand désarrois.
Les familles ne comprennent pas pourquoi leur enfant est comme ça. Il y a beaucoup de culpabilité. Elle va avoir un suivi psychiatrique à domicile cette pendant plus d'un an.
C'est moi qui le faisait. C'est toi qui va lui tu vas lui administrer je crois un neuroleptique. C'est ça.
Ça veut dire quoi ? C'est un médicament qui alors c'est un médicament si tu veux qui va permettre à cette patiente là de vivre sa maladie si tu veux mais malheureusement c'est des médicaments si tu veux qui sont antidéligrants, antihallucinatoires et cetera, mais qui sont plein d'effets secondaires. Plein d'effets secondaires.
Euh la prise de poids, la perte de la libido, les tremblements des extrémités. Voilà. Alors, il y a d'autres médicaments qui sont sur arrivés sur le marché.
Après, on appelle ça les antipsychotiques qui ont moins d'effets secondaires, tu veux, mais c'est pas des médicaments chouettes. La schizophrénie paranoïde, tu parlais de ça tout à l'heure. Euh, tu as eu un un patient qui a refusé de revenir un jour de d'une permission parce que parfois l'hôpital psychiatrique, on a des permissions don on peut sortir quand c'est un peu stabilisé avec les médicaments, il y en a qui sortent et puis qui reviennent de jours après, un jour après et cetera.
Il y en a un qui t'a marqué justement qui n'est pas revenu. Je vais te raconter le début d'histoire à la fin parce que tu verras qu' il y a un lien entre tout. Ce monsieur si tu veux est très persécuté.
On est sur une personne de schizophrénie paranoïde et le thème du délire c'est la persécution. En fait, lui il est persécuté par le maire de son village. Mais ce qui est faux, c'est imaginé.
C'est imaginé. Il il débarque régulièrement à la mairie, il tire deux trois cartouches de grosselle dans euh l'entrée de la mairie, il a tiré ses cartouches avec un fusil Ouais. Le fusil de chasse du du grand-père, il tire ses cartouches et et ce monsieur si tu veux s'échappe de l'unité de soins.
Alors, je te dirai pourquoi après. Et en fait, on nous dit alors il est potentiellement dangereux, c'est-à-dire il est en hospitalisation d'office. C'està-dire c'est le préfet du département qui fait le choix de l'hospitaliser par rapport à sa dangerosité.
C'est vertueux, il y a des voilà c'est c'est les mesures quand tu prends un fusil pour tirer sur une ça commence à Ouais, ça va pas bien parce que tu sais pas s'il se trompe de cartouche une vraie non c'est que du gros sel il ti du grosel ou mais tu sais jamais ouais si un jour il décide de prendre moi moi il ne m'frayit pas ok on a l'autre rituel il tirer ses cartouches et donc si tu veux pas normal quand même. Non, c'est pas normal Guillaume. Mais surtout maintenant dire là, tu sais que tuas GG qui arrive tout de suite.
Tu alors attends, tu vas voir, tu vas voir le truc. Et en fait, il s'échappe, tu comme il est potentiellement dangereux, on est le jour de la Toussin et les parents habitent pas loin du cimetière, du domicile si tu veux. Et donc le le les villageois ont entendu parler que le Fada, euh c'est comme ça qu'on les nomme dans le sud, le Fada était revenu si tu veux et se serait barricadé dans la maison.
Donc si tu veux, les gens allaient poser leurs fleurs au cimetière et cetera et venaient après attendre le spectacle si tu veux parce que le fada était revenu. Donc la mairie avait protégé le domicile familial si tu veux et nous on doit intervenir domicile à lui à le domicile des parents. Ils étaient retourné chez les parents et en fait on débarque avec mon copain Alain en fait au domicile familial et les parents refusent notre entrée au domicile disant c'est un domicile privé donc si tu veux les pompiers attendent une autorisation personne veut casser la porte si tu veux et on nous dit dans ces cas-là il faut faire faut appeler le giggien donc Vanloc à l'époque était un peu le héros de la France parce qu'il avait dingué sur le tarmac de l'aéroport de Marseille mariniane des terroristes libiens qui c'est quien enguyenx c'est le premier c'était le premier flic de France, le patron du GGN, on l'appelait le chinois, c'est son surnom et ce monsieur et ses équipes là avaient sauté sur Nerbus d'Air France et avait tué des terroristes libiens.
Donc si tu veux, c'était le héros dans la nation. Et donc et mon copain se dit quand même faire intervenir Guuyen pour ce patient, on veut bien qu'il soit dangereux mais et donc sans tenir avis de notre administration qui nous interdit d'intervenir alors c'est une époque il y a pas de téléphone portable, tout se fait en fax et en CBI. Oh là là !
Donc il y a l'ambulancier qui a la Sibie qui appelle la pré la radio qui appelle le préfecture du voclus qui la préfecture du vocluse tient le fax prêt pour dire à ben Marseille Marignan le village il y avait une demi-heure de vol d'hélicoptère tu veux donc on trouvait mon pote que c'était un peu gros pour ce patient et on décide nous d'intervenir tu vois donc on intervient on le trouve pas par contre on trouve le fusil ce qui nous rassure parce qu'il allait pas nous plomber et on demande aux pompiers et au médecins des pompiers si tu veux de nous préparer un médicament qui s'appelle l'hydroeptan qui donc les p très sédatif si tu et on dit de mettre deux ampoules deptin dans une seringue au cas où le patient s'agite euh pour lui tomber dessus, le piquer, le sédé et le mettre dans l'ambulance. Et il s'avère que je sais pas comment je me débrouille. En fait, je glisse et en fait le pompier me pique que moi.
Mais non. Mais si, mais oui. Et en fait, il me pique moi si tu veux.
Mais pour moi, il m'avait injecté le produit. C'est pas vrai. Il me l'avait jamais injecté si tu veux.
Donc en fait, on t'as piqué juste avec Il me pique en fait. Donc on délaisse le patient. Ça se aujourd'hui on aurait fait le buz hein.
Mon copain bien sûr au lieu de m'aider mort de rire si tu veux. Le pompier désolé de ce qu'il avait fait et moi si tu veux qui tournait en rond autour de ce patient en disant j'ai été drpteptanisé. Donc c'est moi qui a inventé cette expression en fait et je disais appelez mes parents, je vais dormir pendant 15 jours jusqu'à ce que ce patient se réveille nous dise et moi personne s'occupe de moi.
Donc ça a arrêté mes élans giratoires si tu veux. On a chargé le patient. Comment il s'est échappé ?
Pour venir à ta question, c'est qu'en fait il s'était fait mettre le matin dans un sac de linge, le linge sale, il s'est évadé et en fait il s'est évadé, il a donné des cigarettes à un autre patient. Cet autre patient a descendu le linge et il s'avère que dans le sac de linge, ben il y a pas du linge. [ __ ] va faire du stop toi en la ce, on te prendra pas.
Par contre, en pyjama bleu de l'hôpital psychiatrique, ils l'ont pris. Il pris, c'est fabuleux. Donc le Ghène n'a jamais sauté sur le village, le préfet déçu et le directeur de l'hôpital nous a bien remonté les bretelles en nous disant que ce qu'on avait fait était dangereux et qu'il avait pas donné son aval à cette intervention.
Et maintenant il vérifie les sects de linge. Alors je sais pas, je sais que nous les a vérifié par contre. Tu vois vous avez beaucoup d'évasions dans les hôpitaux psychiatriques ?
Non non c'est bien surveillé. Moi j'appelle ça pas une évasion. Maintenant avec l'orgus, je te la raconte l'histoire, c'est rigolo.
On s'est fait avoir et fait ce qu'on faisait pour on tapait sur les sacs de linge, on mettait des coups de pieds jusqu'à ce qu'une patiente nous dise mais je pense que vous êtes plus fous que nous. Il suffirait d'ouvrir le sac et vous verrez bien s'il y a quelqu'un à l'intérieur. Tu parles d'un délire aussi dans ton livre.
Tu tu parles d'une patiente, tu appelles ça le délire à bas bruit. Ouais. Tu dis elle était folle mais ne paraissait pas folle. ouer à bruit comme spécialistes aim rappeler.
Qu'est-ce que ça veut dire le délire à bas bruit ? Mais ça veut dire que dans ta tête, tu t'imagines des choses ou tu vois des choses mais tu ne les exprimes pas. Un patient qui est en schizophrénie par exemple ou qui est persécuté dans ses expressions, tu vas le voir, tu vas le voir dessus.
Tu vas dire celui-là il est pas bien. OK mais là si tu veux tout est enfoui jusqu'au jour où donc c'estd que c'est invisible de l'extérieur. Tu parles à une personne tu le vois pas.
Ouais. Et donc elle se fabriquer ce truc jusqu'au jour où elle va passer à l'acte ou pas. C'està-dire mais passer à l'act.
Je sais pas si elle est persécuté qu'elle supporte pas les gens habillant blanc comme toi et moi. Mais autant elle va nous faire notre compte. Parce que tu disais il y a plusieurs troubles, tu vois peu visibles de l'extérieur.
Tu tu dis là tu tu cites le cas d'Alice, une fille dans dans le livre, tu dis la persécution, donc elle pense qu'on veut l'agresser. Il y a la jalousie aussi. Selon elle tout le monde est jaloux d'elle parce qu'elle gagne beaucoup d'argent. alors que touchait pas d'argent du tout.
Non non, elle avait de la paranoï et vivait avec des rétros, tu disais ? Ouais. Alors, son appartement, elle avait si tu veux, elle avait euh mis sur toutes les fenêtres de son appartement des grands rétroviseurs de caravane si tu veux pour savoir qui passait dans la rue.
Donc, si tu veux, elle s'était mis stratégiquement au milieu de la pièce et de n'importe quel endroit quand elle tournait la teste si tu veux, elle voyait les passants dans la rue et en fait, elle interprétait ce que faisaient les passants dans la rue. Elle avait des hallucinations auditives aussi. Donc elle entendait des voix qui qui l' encourage à se défendre, jeter même des pétards sur les gens de sonoua.
Ouais. Alors, il faut savoir que c'était une rue très passante et c'était un peu une rue où il y avait les prostituées avant euh euh dans la ville d'Avignon si tu veux. Elle supportait pas les prostituées.
Elle leur lançait dessus ces gros pétards. On appelle ça les pétards mammouth quand on est enfant là. Ouais.
Faut les faire fuir si tu veux. Jusqu'à ce que ces dames lui disent "Écoute, nous on a besoin de travailler aussi si tu veux." Et donc elle avait sympathisé avec prostitué.
Vous avez réussi à les réinsérer ces gens dans les dans la société ? Mais elle était réinsérée parce qu'elle avait son appartement. Elle était dehors elle.
Elle continuait de jeter des pétardes. Ouais. Bon, elle emmerdait juste les clients qui passaient si tu veux.
Donc si tu veux, ces troubles lui permettaient de vivre dehors avec un accompagnement. Et tu vas la recroiser quelques années plus tard ? Je recroise ouais dans un grand magasin.
Elle me passe à côté, elle me regarde pas. Elle était accompagnée, elle était accompagnée avec une petite fille et j'ai suis appris que c'était sa petite fille parce qu'elle elle était maman si tu veux et là c'était sa petite fille en fait et je me suis pas permis moi si tu veux de lui rappeler certains souvenirs de l'hôpital psychiatrique. Tu vas passer 20 ans dans le même hôpital psychiatrique.
Ouais dans le même hôpital psychiatrique et dans la même unité de soins. Il y a des gens qui étaient là quand tu es arrivé qui étaient là quand tu es parti. Ouais.
Ouais. Et là encore aujourd'hui, tu sais quand je vais voir mes mes élèves qui sont en stage dans certains endroits, je revois des patients que j'ai rencontré il y a maintenant 40 ans. [ __ ] !
Ouais. Est-ce que tu connais des maladies toi qui nécessitent 30 ans 40 ans d'hospitalisation ? Certaines maladies mentales et et tu et tu vas parfois recroiser des gens, tu dis qui vont mieux qui qui ont été complètement guéris qui n'ont plus rien.
Ouais. Ouais. Qui ont réussi à sortir avec son remis sur des je connaissais quelqu'un qui avit fait une bouffée délirante aigu.
Cette étape psychotique aigu si tu veux qui sous médicament après n'en l'a plus jamais refait et qui a une vie normale qui peut travailler. Bah ou il travaille. Tu avais quelqu'un qui voyait des extraterrestres aussi.
On parlait d'hallucination auditive. Parfois tu entends des des phrases, des choses. Il y en a qui entendent des voix comme on dit.
Et donc parfois elles sont visuelles ces hallucinations et il y en a qui voyaient des extraterrestres. Un patient qui communiquait avec eux. Qu'est-ce qu'il faisait ?
En fait, il communiquait avec eux via le canal de la télévision si tu veux. Sa télévision était éteinte et les extraterrestres venaient lui parler. Donc il regardait une téléteinte.
Voilà. H mais enfin il regardait une téléteinte mais lui il voyait quelque chose à la télé puisqu'il communiquait. Le canal de transmission, c'était le téléviseur jusqu'au jour où il se rend compte que ben les extraterrestres lui parlent de moins en moins.
Et en fait, on s'est rendu compte si tu veux que on venait de changer son traitement. Alors, c'est très paradoxal ce que je vais te raconter. On venait de changer son traitement. tu vas me dire "Vous êtes en train de le guérir." Et en fait, si tu veux, il est il a pris conscience rapidement que tout ce qu'il avait vécu auparavant ou tout ce qu'il avait vu, c'était pas vrai. [ __ ] imagine-toi demain quand tu fais le montage de l'émission, toi euh que tu retrouves plus d'images dans notre interview et que tes collègues te disent "Mais donc il y a jamais eu de Perrier qui est venu ?" Tu vas penser quoi ?
Tu vas te dire quoi ? Que tu es fou. Ouais.
Tu dis "Merde !" Tu te rends compte en fait. Ouais, tu vas te rendre compte ?
Il y a un film il y a quelques années qui était sorti, il s'appelait Un homme d'exception. Beautify full mind, c'était l'histoire de vrai de monsieur John Nash qui a eu le prix Nobel d'économie à l'occase. Tu le regarderas et John Nash si tu veux moment donné c'est tiré d'une histoire vraie le monsieur monsieur Nash malheureusement est décédé maintenant et en fait le le psychiatre qui prend en charge monsieur Nash dit à son épouse après une thérapie imaginez-vous que toutes les personnes que vous avez côtoyé et à qui vous avez parlé n'est jamais existé dans quel état vous retrouveriez-vous ?
On peut pas l'imaginer. Et donc là, le monsieur se rend compte que il a pas parlé aux extraterrestres et en fait il se rend compte que il est il va pas bien. Vra Ouais.
Il est devant une angoisse gigantesque. En fait, tu veux, il va de plus en plus mal et malheureusement, il va mettre fin à ses jour à l'hôpital. Non, chez lui, dans l'appartement.
Donc toi, tu vis tout ça, tu absorbes tout ça. Mais j'absorbe si tu veux. Quand quand je dis il faut faire un travail sur soi, c'est ça toutes ces histoires, moi j'utilise l'humour.
Elles sont pas toutes sympas hein. Elle a des rigolotes. Le gène, c'est rigolo à raconter.
Mais ce patient qui va mettre fin à ses jours parce que les voix sont trop persécutrices, tu en as eu beaucoup des patients com malheureusement. Oui. Ouais.
Ouais. Et tu tu as une autre histoire aussi dans ton livre. Tu parles d'une fille de 29 ans euh qui parle avec son verre solitaire à l'hôpital psychiatrique qui a une histoire qui va être carrément exorcisée.
Sa famille va qu'elle est possédée. Tu peux n raconter un peu cette fille Alors, c'est une dame de bonne famille, hein, une très pratiquante catholique, si tu veux ou le le culte a une place importante dans la vie d'elle et de sa sœur et de sa famille, si tu veux, famille assez noble si tu veux. Et cette dame tomba amoureuse euh d'un pilote, d'un pilote de chasse si tu veux.
Euh, c'était le mariage du siècle à l'époque, on est dans les années 50 60. Et en fait la la veille euh du mariage prévu, donc tu imagines un peu le mariage en grande pompe hein la euh le ben son exfutur mari se tue et plant elle pète les plombs. OK.
Paye du mariage. Ouais. Il y a de quoi hein.
Il y a de quoi et en fait si tu veux elle s'imagine que ce son mari s'est réincarné en elle sous la forme d'un verre solitaire et là ça va faire rire tout le monde qui respire par son indus. En fait, le verre respire son Ah ouais, [ __ ] En fait, c'est que tu as besoin de te raccrocher à quelque chose parce que le cerveau euh et là, je veux dire, n'importe quel grand réalisateur ou scénariste va pas te inventer l'histoire. Et donc, en fait, sa vie, c'est une vie de possession par ce vert.
Et en fait, quand quand vous l'avez vraiment ver solitaire, euh non. Ah non, elle s il est psychique, elle s'est imaginé le mari en verre qui a qu'il avait possédé. Donc la famille très pratiquante fait des exorcismes à l'appel qui ne marchent pas bien sûr.
Et donc il se résolve à hospitaliser euh la gamine euh à l'hôpital psychiatrique et elle va y rester 29 années. Oh ça me fait penser un peu à l'histoire de Camille Clodel qui a été une patiente hospitalisée à l'hôpital où je travailleux qui reste 29 années. Alors ce qui est similaire dans les deux histoires, c'est que les deux ont été abandonnés par les familles.
Ah ouais il Ah ils la mettent à l'hôpital puis ils viennent plus la voir. Et ouais c'est la folle, c'est la procédée. C'est la tarée de la famille.
C'est la tarée de la famille si tu veux. Et c'est la tarée, c'est la folle, c'est la possédé. Tantez si bien que le château qui avait été offert au futur marié va être fermé à vie parce que le diable y est rentré dedans.
Wouh ! D'accord ? Et dans l'histoire de cette dame, j'ai participé à cette histoire en entier si tu veux, elle nous demande un jour à ce qu'on la réaccompagne au château.
Donc quand elle vient nous voir après 30 années d'hospite, on y dit "Mais non, les folos tuis et elle nous ramène Guillaume une clé." Tu sais ces vieilles clés de porte en acier H. Et on se demande à ma collègue si on est en train de délirer ou pas délirer.
Elle nous dit "Ramenez-moi chez moi." Alors il fini son hospitalisation ? Non non non, ramenez-moi chez moi si tu veux.
Mais elle était toujours internée. Ouais. Toujours internée.
Vous avez pas le droit de sortir de On demande une autorisation au médecin qui bien sûr va l'accepter si tu et on la ramène chez elle. On retrouve le château parce que nous le château si tu veux donc le château avait été laissé à l'abandon hein. On n'est pas rentré dans le château.
On l'a laissé si tu veux faire ce qu'elle avait à faire. Elle avait une particularité cette dame. Elle avait des hallucinations tactiles.
Quand elle te touchait, elle te disait que tu étais salé ou que tu étais pas salé. Et quand tu étais salé, ça veut dire qu'elle là le communiquait avec le vert. Et quand tu étais pas salé, tu étais Guillaume.
Ah ouais. Et malheureusement, l'histoire finit de façon tragique. En fait, elle avait l'habitude d'aller faire boire le verre solitaire.
Enfin, ce qu'elle imaginait dans un canal qui était à côté de l'hôpital. C'està-dire elle se baignait quoi. Non, ben elle trempé ses fesses dans le canal.
Et là, elle s'est noyé, elle a glissé et on l'a retrouvé noyée dans le Alors, je pense moi qui suis un peu psy qu'elle venait de boucler quelque chose si tu veux et que le fait d'aller à ce château, elle venait de mettre un terme à cette histoire dégueulasse qu'avait été la sienne. C'est que mon interprétation. Tu l'as senti apaisé quand elle est sorti du château ?
Ouais. Ouais. Elle vient de finir quelque chose.
Il y a C'est vraiment très social votre métier. Vous accompagnez vraiment, vous donnez beaucoup de tout don tout gen ça. Ça qui te plaît dans ton métier ?
Ce qui me plaisa l'accompagnement au quotidien et faire des choses. Moi, j'ai pu faire des choses que mes jeunes collègues ne peuvent plus faire maintenant. Pourquoi ?
Parce que moi j'ai j'étais un peu agité. Il fallait que je sorte avec les patients, qu'on aille faire du sport, qu'on ait faire de la randonnée, qu'on aille à la piscine avec eux. 8h enfermé pendant 10 ans 20 ans, c'est pas possible. enfermé avec des médicaments qui vont te tasser, qui vont te ralentir.
En fait, il il te tuent les médicaments à petit feu quoi. Oui. Alors que toi tu pouvais sortir, tu pouvais les prendre, tu pouvais c'était une époque, je parle comme un vieux maintenant où on ait pas besoin de 50 autorisations pour sortir.
Il suffisait de certificat médical du médecin, une autorisation et on pouvait faire. Maintenant, c'est un peu plus compliqué pour mes jeunes collègues. Tu dis drôle d'endroit, tu parles de du fait de déshumaniser les patients.
Tu dis drôle d'endroit pour une rencontre qu'une porte entrebaillée dans une unité de soin pour patient. dit chronique, la psychiatrie est riche de ces terminologies qui ne veulent rien dire. Euh toi, tu as vu des patients euh se se faire emmerder par des soignants qui étaient pas bien aussi à l'époque ?
Oui, j'ai été moi une fois maltraitant et j'ai tellement été alors je ve dire maltraitant dans le sens où on était limité en personnel si tu veux un patient était tellement agité qu'on a on avait pas trouvé d'autres solutions. On va peut-être en parler après que de le contentionner c'estàd le mettre dans une camisole de force tu vois. Et on avait pris ce choix, on avait fait ce choix sans prescription médicale, hein.
C'estàd on arrivait plutôt à gérer si tu veux et on a fait ce choix en dernier lieu de lui mettre une camisole sans prescription médicale. Il s'est avéré qu'on avait pas le droit de le faire ça. Mais c'était tellement agité partout.
Si c'est le problème de l'agitation dans un dans un lieu qui est clos. Camisale de force pour ceux qui savent pas qu'est-ce que c'est, c'est quelque chose qui va te contentionner. C'est un tissu qui va te contentionner.
Un tissu indéchira qui va te contentionner et qui va t'empêcher de bouger. Chemise. Ben ouais, une chemise à l'envers tu attaches les bras de ma chemise derrière.
Ah oui, comme si tu avais les les manches plus longues. Voilà, pareil. Et tu pouvais pas sortir les mains.
Impossible parce que c'est attaché derrière et tu es accroché derrière. Donc qu'est-ce qui s'est passé ? C'est juste le haut.
Tu tiens des camisoles complètes. C'est des salopettes complètes qui sont plus utilisé maintenant. et moi j'ai utilisé les camissoles.
Donc là, on a fait ça de façon très arbitraire et il s'avère que quand le médecin est arrivé a pris une note qu'on avait fait ça sans prescription et ben mon copain et moi on s'est retrouvé sous camisole. C'est-à-dire ben l'équipe nous a sauté dessus. Ils nous ont mis les camisoles à mon copain Thierry et à moi-même et on est resté 1 heure dans une chambre en camisole.
Çaappelle du comportementalisme. Ah c'était pour vous montrer ce que cit. Voilà.
Plus jamais de ma vie j'ai pris cette décision de mettre une camisole à un patient sans certificat médical. C'est une perte de liberté gigantesque. Tu ne peux plus bouger.
Tu en prison Ah ben ça rend fou. Ça rend fou. Et nous on pouvait pas crier hein dans la chambre sinon les patients se rendu compte que c'était le personnel qui était attaché.
Alors c'est un vaste débat aujourd'hui hein. L'isolement et la contention c'est un vaste débat. Euh les gens ils réfléchissent encore.
Alors l'isolement peut-être oui mais la contention c'est une telle perte de liberté. En 2022, il y a 8000 patients en France qui ont été attachés, contentionnés comme tu dis, c'est attaché avec des sangles à leur lit. En gros, selon l'IRD, c'est l'Institut de recherche de documentation et d'économie en en économie et en santé.
C'est c'est une pratique qui existe encore la camisole de force. Oui, l'isolement existe encore. Oui, sur prescription.
Maintenant, c'est des protocoles. Il y a un suivi médical. Euh le juge de la liberté, la détention qui est garantisation est au courant.
Sauf un moment donné, il fall s'interroger dans une société en 2025 euh de l'utilisation de ces méthodesl. C'est quoi tes objets ? On va on va aller dans un instant, on va parler des objets justement de de la psychiatrie.
Quel objet tu utilises au quotidien ? C'est plus des médicaments aujourd'hui qu'on a ? Ben oui, alors les médicaments c'est un peu aussi ce qu'on appelle la contation chimique, hein.
C'est la camisole chimique. C'est une camisole chimique. Je les camisoles chimiques ne sont pas utilisées que dans les hôpitaux psychiatriques.
Est-ce que tu as déjà essayé ? Est-ce qu'ils t'ont un jour donné un cachet pour que tu vois ce que ça fait quand tu dis la camisole ? J'ai besoin de maîtriser ma consommation de toxique.
Là, tu imagines une sédation euh tu maîtrises rien. Il y a des médicaments qui te rendent vraiment comme dans les films. Tu sais, tu te rappelles, tu te rappelles des visiteurs les visiteurs, il donnent des petites piles bleu, il dit tiens, vous allez prendre ça et cetera.
Ça va le le rendre un peu groggy et c ça ça existe. Ouais, ça peutptiqu et ça te Ouais, ça te sate, tu sais. Même un mec qui est très violent, très solide, tu le Ah oui oui.
Cette zombie avait des effets secondaires, les tremblements au long cours hein, une prise de poids. La problématique, c'est qu' il y a pas autre chose à part les nouveaux antipsychotiques sur le marché pour aider les patients souffrant ces maladies là. Euh al peut-être peut-être d'autres thérapeutiques associés, mais moi je les maîtrise pas.
Avant c'était aussi les électrochocs hein. Euh tu as eu les électrochocs toi cerveau ? Moi, j'en ai pas eu mais j'en ai vu faire une séance.
Oui. Maintenant, maintenant ça existe aussi. Ça s'appelle l'électroconvulsivothérapie.
Mais il y a un médecin anesthésiste, ça dure 1 milli de secondes. 5 minutes après le patient, il est sur ses jambes. Voilà, on n plus autant de vol auudess de de coucou.
C'était quoi ? C'était avec Jack Nicholson, le vieil asile psychiatrique il y a des années là où tous les patients déambulaient et en fait on électrisait tout le monde. Ah c'était une mode à l'époque.
Bah ouais. Foutait des coups de jus dans la tête. Ouais.
On te grillait la moitié du cerveau comme ça tu étais plus agité du tout. Et ben justement on est allé avec l'équipe ils sont partis filmer. Il y a un musée de l'histoire de la psychiatrie.
On est allé filmer pour essayer de vous montrer les objets de l'intérieur. Alors, c'est c'est le musée de l'histoire de la psychiatrie. Ça a été écrit en 1986 à l'époque dans le but de préserver les archives et le patrimoine lié à la psychiatrie.
C'est à Neï sur Marne. Est-ce que tu connais ou pas ? Non, je connais pas celui-là.
Donc c'est le musée qui se trouve à l'hôpital psychiatrique de Villevrar. Est-ce que ça te parle l'établissement ? Oui, je le connais de nom.
Il y avait Camille Claudel là-bas. C'est justement en parler tout à l'heure qui était la patiente la plus célèbre de l'asile de Montergal psychiatrique où je travaille. En fait, voilà.
C'est d'abord un asile s'appelait comme ça. En 1868 sur un domaine de 6 hectares, il y a même une ferme à l'intérieur. En 1875, il y a une maison de santé qui va être créé pour les familles aisées qui veulent qui pouvaient payer une pension pour faire interner un proche de manière un peu plus confortable en gros.
Et on a été équipia qu'on remercie qui a présenté donc des objets emblématiques de l'histoire de la psychiatrie. Vous allez voir c'est justement il y a une camisole de force dont tu parlais avant. Il y a les appareils d'électrochoc qui étaient utilisés aussi à l'époque, ça fait un peu peur.
Il y avait des seringues en vert aussi. J'ai appris moi j'ai appris à travailler les seringes en ver et les aiguilles qui font peur. Il y avait des bracelets de de contention et les balluchons voilà les les balluchons de des de des des avec des effets personnels à l'époque d'anciens résidents.
Vous allez voir les a ouvert, il y a plein de trucs. Regardez ça puis on se retrouve juste après. Alors on a rejoint Maria à la SP donc c'est l'association qui va s'occuper de la préservation de tout le patrimoine en fait psychiatrique.
Maria vous êtes la présidente de l'association c'est ça ? Qui existe depuis 86. Voilà, un hôpital psychiatrique et peut-être même la maison de santé dont vous parlez.
Alors, l'asile a ouvert en 1868 justement pour on va dire abriter la fonction d'asile, abrité toutes les personnes qui étaient en souffrance psychique et à la rue. Donc tous ces patients entre guillemets étaient précaires et donc étaient accueillis dans une partie asile. Donc il ne payaient pas leur leur hébergement.
Voilà la partie maison de santé qui a ouvert dans 1876 abritait donc recueillait les patients de famille bourgeoise et de famille aisée. Donc il y avait une partie payante. Pour vous donner un exemple donc que tout le monde connaît, Antonau qui est très connu a été accueilli à l'asile et Camille Claudel qui est aussi connu.
Donc nous avons les dossiers de tous ces patientsl depuis 1868 a été accueilli du côté maison de santé pendant un an avant de partir à Monterg. Cam Clodel qui est artiste, qui était l'épouse de Rodin dont on va parler Christian dans l'émission qui a du coup été un petit peu oubliée alors qu'elle était une source et peut-être même certaines euh parfois c'était même la créatrice de certaines œuvres signées Rodin. Elle a été un peu mise de côté et un peu réhabilitée maintenant des années plus tard.
Alors, on va aller voir la partie qui fait quand j'ai vu en arrivant qui finalement un lit avec les méthodes, on va dire de de rétention avant les années 50, avant l'arrivée des médicaments où les gens étaient souvent maintenus de force par des camisoles qui sont parfois complètes, qui sont parfois mo enfin de semi. Il y a plein de il y a plein de choses qu'on va voir là-bas, notamment les électrochocs qui qui étaient beaucoup pratiqués. Euh donc c'est juste au bout là-bas.
C'est ça à l'entrée. On va y aller. C'est avant les médicaments effectivement avant la découverte du largacty en 52 euh il y avait pas trop de moyens de soigner des patients.
C'était les cures de saquel les cures de sommeil. C'est le on injectait un produit insuline, on les mettait en crise insul insulinique. C'est le fameux traitement qu'on où on voit que les gens sont piqués pour les calmer.
Exactement. Aujourd'hui, je crois qu'il y a une autre molécule qui sa je sais plus le nom mais effectivement c'est le premier des neuroleptiques est arrivé. D'accord.
Donc là qu'est-ce qu'on peut voir ? Si vous expliquez, il y a un lit du coup pour décrire un petit peu. Vous avez donc un lit où pouvait être attachés les patients très très agités.
Donc c'està-dire c'est pas c'était pas la règle, faut pas exagérer hein. La psychiatrie n'était pas ne fermer les gens effectivement c'était simplement dans les cas de très de très grandes agitations. Donc vous avez une camisole là qui date de 1958 d'ailleurs avec donc cette camisole là.
Donc il y a des jambes. Alors habituellement on a toujours l'impression de voir que c'est des camisoles coupées. Alors ça c'est une camisole de vêtements on va dire.
Donc voilà, c'est-à-dire euh elle est tout à fait, on l'infile comme un pantalon et donc là ici en fait elle est fermée, vous voyez, elle est derrière bien sûr. Ça c'est pas devant, c'est derrière. Derrière et avec des crochets.
Donc en plus de ça, il y a alors il y a une camisole très très jolie. On peut imaginer que c'était une camisole pour une femme. Donc là, c'est le dos hein, qu'on soit bien d'accord, ce qu'on voit là, c'est pour attacher.
Donc c'est le dos. Chaque fois qu'il y a les sangles, c'est pour le dos pour pas que le patient puisse justement se manipuler, se bouger. Et on peut voilà pourquoi c'est très long, c'est que ça se croise bien sûr, ça se croise, c'est vraiment l'horreur de la camisole, c'est-à-dire ça se croise et ça s'attache devant.
C'est que les patients sont attachés devant, donc ils sont encore plus euh camisolés, on va dire. On bouge pas, quoi. Donc là, c'est les différentes sangles qu'on peut voir là.
Alors, ça c'est les sangles. Voyez, il y en a une là aussi. Plusieurs modèles de sangle poignet.
C'estàd qu'on on attachait une espèce de ceinture euh autour de du patient et ils étaient contentionnés avec les poignet. Et donc les poignets étaient attachés au niveau de la taille attaché avec ça. Vous voyez la 6e pavillon 6e pavillon c'est le pavillon des agités de l'asile et le 4e pavillon c'est le pavillon des agités de la maison de santé.
Plus on s'éloignait en fait finalement des allées centrales et du lieu de passage, plus étaient les pavillons avec les gens les plus difficiles plus cit l'architecture c'était le de l'asile, c'était six pavillons d'un côté homme, six pavillons d'un côté femme. Le plus agité c'était le pavillon 6. Là je vois un objet où il est écrit euh du coup appareil à électrochoc.
Est-ce que on peut le montrer si vous voulez bien et qu'on comprenne en fait à quoi servaient peut-être les électrochocs ? C'est le premier appareil qui a été euh qui est qui a fonctionné en psychiatrie donc qui a été utilisé ici à Villrar par le docteur Rondpierre qui travaillait ici à à Villvrar en 1950. Ça a été donc le premier on va dire essai des électrochocs qui a été fait ici.
Ça s'appelle un sismotaire. Ah le premier essai global des électrochocs qui a été fait ici fait ici. Alors comment ça fonctionnait si je peux me permettre ?
Parce que là je vois le côté tension, je vois le côté watt par seconde. Par seconde, j'imagine vous mettez bah vous placez donc les électrodes sur le patient. Il y avait pas à l'époque d'anesthésie.
Aujourd'hui, il y a toujours des électrochocs mais il y a une anesthésie générale et on va dire un traitement juste avant pour que le patient soit calme et le voltage est beaucoup est moindre. À l'époque le voltage était quand même beaucoup plus je crois 120 120 si je me souviens bien. Donc ça quoi ? 120 120 V c'est beaucoup.
C'est une crise d'épilepsie. c'est qu'on on provoque une crise d'épilepsie pour le patient et c'est au niveau des temps que du coup il est complètement squeezé comme si mette dans une crise il est dans une crise d'épilepsie grand mal comme on dit et donc c'était ça permettre enfin ça permettait ça provoquait une une grande crise électrique au niveau cérébral et ensuite ça épuisait totalement et il y avait un effet effectivement de sédation comme on dit. Il y avait un effet de d'apaisement.
Ça ne durait pas bien sûr, c'est ça le problème. Donc voilà, il y avait beaucoup de à l'époque c'était beaucoup de séances. Euh aujourd'hui, il y a encore bien sûr des et les gens étaient sonnés pendant un moment et puis en fait ça ne les soignait pas.
Mais donc par exemple Anton, on a eu plusieurs de D'accord. OK. OK.
Ça provoque un effet aussi sur la mémoire, ça tout le monde le sait hein. C'est bon. Mais merci beaucoup pour l'accueil en tout cas pour nous avoir montré un peu toute cette partie là.
C'est rare quand même de trouver un bâtiment un peu dans cette dans son jus en fait finalement d'époque. Voilà. On essaie effectivement qu'il reste dans son jeu.
Bon, on va être rénové, on va s'agrandir mais on va être rénové mais on va on va tenter de garder effectivement ce vestiaire comme musée effectivement de vêture au moins. Merci beaucoup. Merci à vous.
Donc voilà, comme ça vous avez pu voir quelques images. La camisole de force c'est toujours la même chose. C'est toujours du tissu finalement principe de contention.
Il y a il y a un psychiatre quelques années dans les années 50 qui s'appelait Lucien Bonafé qui disait "On juge du degré de civilisation d'une société à la façon dont elle traite ses marges, c'est fous et c'est déviant." Je crois qu'il faudrait se poser aussi cette question aujourd'hui. 2025 la grande cause nationale c'est la santé mentale.
C'est bien la prévention, on va pas revenir là-dessus. La question qui se pose aussi, c'est quels sont les moyens qu'on va donner aux hôpitaux psychiatriques ? Je sais pas comment ça se passe en région parisienne mais parce que je sais que dans certains départements euh si tu as besoin de faire prendre en charge un proche qui souffre de pathologie mental à part peut-être les services d'urgence et cetera, c'est entre 3 et 6 mois le temps de consultation.
Il y a pas assez de moyens pour l'instant. Il asse de moyens si tu quand tu regardes le ratio des psychiatres publics. Alors si tu prends le ratio des psychiatres alors là il faut que je fasse attention au chiffres si tu veux.
On n'est pas si mal pourvu que ça mais sauf que dans ce ratio là de psychiatre de médecins, on compte les psychiatres privés ceux qui n'exercent pas à l'hôpital psychiatrique. On voit dans une unité où je travaille, il y a une psychiatre. Où je travaillais, il y avait une psychiatre.
J'ai des cop c'est pas de psychiatre, tu as pas de prescripteur. C'est qui donne les les médicaments le psychiatre aussi qui qui va avec les commissions médicales dire le patient peut sortir ou pas sortir. Est-ce qu'il y a des erreurs médicales parfois ?
Je sais pas. Je n'ai jamais vu enfin moi je je n'ai jamais vu de patients hospitalisés qui n'avaient pas de trou. C'est un grand débat ça hein.
En fait, il se fait passer pour fou, c'est pour ça qu'il va à l'hôpital. Je sais pas s'il existe. Moi je n'en ai jamais vu en 20 ans de pratique.
Tu parles d'un patient qui s'appelle Franck qui a mal été diagnostiqué pour le coup, atteint d'un trouble psychotique chronique. Tu expliques pourquoi il a été mal diagnostiqué ? Qu'est-ce qui va lui arriver ?
Je sais pas. il a été mal diqué peut-être parce que il y a eu des erreurs qui ont été faites. Je crois que le principal aussi et c'est pour ça que il faut revenir à l'essentiel, c'est ce qu'on appelle la clinique.
La clinique c'est des connaissances. OK ? Et être capable de mettre des mots sur les mots de ces patients là.
OK ? Et ça ça demande de la formation. Ça demande à être formé.
Alors lui il mentait sur sa situation ce garçon là. Tu expliques dans le livre, tu dis "Un jour il est physicien, le lendemain il est DRH". Ouais.
Alors qu'il était agent d'entretien. Il y avait un autre métier encore. Mais il s'inventait des des vies.
Il s'inventé des vies. Ouais. Il s'inventé des vies.
En fait, suivant l'endroit où il allait, si tu veux, il était le le du plus haut, si tu veux, il est allé faire une fois du ménage dans une centrale électrique. Il était astrophysicien, il avait lu la préface du livre de Freud, il était psychanalyste alors quand tu l'écoutais, ces propos étaient cohérents mais sur du Ouais. c'était invisible.
C'est mais sur un temps sur un lap de temps, si tu veux sur 2 minutes, tu rencontres le mec qui croit. Voilà. Par contre, si tu toi tu vas aller chercher derrière, tu te rends compte il y a quelque chose qui se met à déconner.
Si tu creuses, ça va pas. Ils vont le mettre dans un appartement, ce que vous appelez des appartements. Alors ça, je connaissais pas.
Je connaissais l'hôpital psychiatrique comme tout le monde, hôpital mais appartement thérapeutique. Alors, un appartement thérapeutique, alors il y avait il y a deux sortes d'appartements, ce qu'on appelle des appartements communautaires si tu veux euh etapartement thérapeutique. L'appartement thérapeutique, c'est un appartement qui appartenait à l'établissement hospitalier si tu veux et où il y avait du personnel qui qui intervenait.
OK. D'appartement médicalisé. Ouais, si tu veux.
Et alors qu'un appartement communautaire c'est le patient qui son propre locataire et et donc lui était pas dangereux, il c un mytho quoi. Il mentait il s'inventé son truc, il dérangeait personne hein. Il a raconté ses histoires, il allit au bar et il disait que c'était l'astrophysicien du sauf que tout le monde le connaissait dans le village.
Sait que cétait c'était le fada si tu veux mais c'était l'époque désolé pour le termes mais ne voyez pas ça de façon péjorative Fada il y a beaucoup de tendresse derrière ce mot de ma part en fait. En fait, il éta accepté par le village hein. Aujourd'hui, toi va manifester des troubles en sortant tout à l'heure du studio.
Il y a de fortes chances que l'équipe psychiatrique mobile va t'embarquer et va t'amener à la préfecture avec l'équipe he alors qu'à l'époque dans les villages, tu savais que le gars tous connu des gars un peu bien sûr. Moi moi elle s'appelait Micheline. là elle ramassait les papiers, les journaux, elle mangeait à sa fin dans tous les elle en fait à la mer des personnes aujourd'hui il faut rentrer dans les cartes et donc si tu veux on le met en appartement et en fait on se rend compte qu'il va de plus en plus mal dans l'appartement dans l'appartement il entend des voix et surtout des chiffres si tu veux il avait eu des hallucinations auditives ce monsieur mais pas sur le chiffre et en fait il nous disait ils sont là ils me parlent il m'appelle cris cris tu te rends comptes j'entends des chiffres et là je me dis on est en train de déconner 20 balles On souhaite le faire réhospitaliser et le mettre on le remet à l'hôpital pour on peu le stabiliser si tu veux.
Et il s'avère que en baladant vers des patients dans le village je me rends compte qu'on éit dans une époque où il y avait les fameux lotos où il y a les kins et les cartons. Alors vous appelez ça la rifle dans le sud ? Non, il y a les rifles les lotos c'est facile.
C'est les grains de maïs sur le sur les chiffres puis tu tournes, il y a une boule qui sort l'auto quoi et tu gagnais des faisants des trucs. Exactement. C'était la grande passion de mes parents moi.
Et donc si tu veux l'appartement tous les villages de France, il y a ça hein. C'est très populaire. C'est un truc vrai truc français ça.
C'est c'est les ressources aussi des associations bien sûr. Et les assces ça permet de faire vivre les assces et en général il demande aux commerçants du coin de filer des cadeaux des lots quoi. Voilà.
Et donc c'est du BF et il s'avère que le mur mitoyen de l'appartement de Franck, c'était le mur mitoyen à la salle polyvalente du village. Et quand arrive l'hiver, tous les vendredis soirs, il y a des lotos. Tous les samedis, soirs et tous les dimanches midi et soir, il y a des lotos.
Il entend tout le temps. Et ouais. Donc il entendait à travers son mur le 1, le 2, le 3.
Pour une fois si tu veux qu'il allait bien, nous vous l'avez mis dans un truc, on a encore rentré dans un truc et là si tu veux il était dans le réel, ils existaient les chiffres. Donc là, je suis vite allé voir le psy en disant il faut qu'on arrête les qu'on arrête le connerie. Je sais pourquoi il entend des chiffres.
Il est pas en train de délirer. Oui, enfin il se rend pas compte que c'est la salle. Donc c'est quand même il est pas totalement.
Oui oui. Sauf qu'il te disait j'entends des chiffres. Il les entendaient comme toi et moi on les aura entendu et nous on a pris encore pour plus fou que ce qu'il était.
Il était Ouais. Alors tu as regretté d'avoir bu un verre aussi ? Tu dis je vis des trucs et un jour tu allais boire un verre avec un un patient.
Alors c'est c'est plus fin que ça si tu veux. C'était lors d'un séjour thérapeutique. Qu'est-ce que c'est un séjour thérapeutique ?
Tu fermes l'unité de soin, tu embarques tous les patients et tu pars quatre ou cin infirmiers et tu vas à la montagne ou l'été à la mer et cetera. Et en fait ce patient là hospitalisé si tu veux il avait pas de traitement, pas de médicament. OK.
Il était un peu persécuté, il écrivait à tous les hommes politiques mais tu sans plus. Et euh c'est un peu c'est ces jours-là tu à la fin de la journée, tu es cuit, tu tu es HS si tu veux. C'est un peu comme les gamins quand tu pars en vacances que tu tiens la quatre ou cin gérer.
Ouais. Ou ça crée sa boule. Ah c'est parce qu'on vivait en Autarci hein.
On mangeait avec eux. Enfin tout c'était euh H24 et en fait le soir avec les copains, on aimait le bon vin et on aimait les whisky un peu sympa. Et donc le soir, une fois que les patients étaient couchés entre vous, vous buvez un coup quoi.
Voilà. Et tu imagines, c'est du boulot 24 là. Et tous les soirs quand on se servait notre enc récréatif si tu veux, le patient sortait et nous disait alors je pourrais pas te mimer le geste parce que il y a le micro.
Il se tapait sur la portée en disant "Chris, donne-moi ça un peu." Je dis "Mais tu te têtes ? Tu je te donne ma parole." Donc le lundi soir, le mardi soir, le mercredi soir, le jeudi soir, il mettait un fond de verre.
Il était content, il repartait. Et quand on partait en sé euh il y avait la grande messe si tu veux, la grande messe c'est qu'il y avait tous les médecins, les psychologues, tout le personnel et en fait on débriefait avec les patients. Donc chaque patient racontait moi c'était chouette ce que j'ai fait ou pas.
Et en fait le psychiatre avec qui je travaillais c'est un psychiatre très psychanalyste en fait si la réunion durait 1 heure devait durer qu'un heure. Donc il mettait un chrono en marche tu vois et une fois que l'heure était arrêté hop il réunion terminée que l'on ait fini de parler ou pas. Et de 3 minutes avant la fin de la réunion patient en lève le doigt et dit j'ai passé un agréable séjour c'était chouette et tous les soirs je malcoolis avec le personnel.
Fais une réunion. Oh [ __ ] ça a des problèmes. Ah ben alors là, les emmerdes commencent.
Donc le psi et le cadre de l'époque, le surveillant donc Christian, Thierry et tous les copains qui étaient là, vous pouvez me suivre. Donc là, on est reçu par le patron qui va nous demander des explications qui nous dit alors vous quelqu'un quel lequel d'entre vous quel est le con qui a donné à moi ? Voilà, c'est ça le truc.
Et là, on se disait donc il nous dit bon vous avez appris quoi à l'école ? Vous vous rendez compte ce que vous faites ? euh il est là pourquoi et cetera.
Donc nous dans notre intelligence si tu veux d'infirmi que des infirmi là dans notre intelligence donc la mission on se fait remonter les bretelles par les vieux infirmiers qui nous félicite de de nos actes thérapeutiques et quand on fait le séjour d'après, si tu veux, on fait le choix de pas prendre le patient en disant comme ça. Pas d'emmerde. Pas d'emmerde.
Le psy nous donne nous signe l'ordre de mission, c'est nickel, les tuteurs sont prévenus, tout le monde c'est le départ en vacances est acté et on part. Et pendant le temps que nous étions à la montagne, il a écrit à la présidente de la République, c monsieur Chirac et la présidente de la République répond : "Ah bon ?" Il a écrit au ministre de la santé de l'époque, je sais plus qui c'était au représentant de l'État, ça s'appelait la Drasse à l'époque é à Marseille les AR plein qui il a pas le droit d'aller et en fait le courrier nickel si tu veux en disant euh je m'appelle monsieur machin, je suis hospitalisé bien sûr contre Mongré.
Euh il s'avère que j'ai dénoncé des épisodes d'alcoolisation que je subissais avec le personnel et cetera. Donc là, tu imagines le truc ? La présidente de la République qui écrit au directeur de l'hôpital demande des comptes.
Le directeur de l'ARS enfin des anciens le DRAS demande des comptes et là quand on revient convoqué à nouveau et là on s'est dit mais qu'est-ce qu'on a pu faire ? Nous on était clean si tu veux. Et en fait comme c'était un patient persécuté notre bêtise notre connerie c'était de ne pas le prendre.
En fait on a alimenté sa persécution sa persécution si tu veux. Et en fait il s'est régalé pendant une semaine. Et tu as eu des problèmes après ou pas ?
On n pas eu de problème parce que le psychiatre en cautionnant le fameux ordre de mission et cetera cautionnait aussi le fait qu'on le prenne pas. Par contre repris encore nouveau une remontée de bretelle parce que là le directeur était au courant. Combien vous étiez payé pour mois ?
C'était quoi à peu près le salaire d'un hôpital psychiatrique comme ça d'un infirmière ? Alors aujourd'hui on va dire les infirmiers ont commencé à 1500 1600 €. Faut pas croire que c'est les fortunes hein dans la fonction publique hein.
C'est des échelons et tu montes en grade et cetera. Et quand tu et tu pars comme ça parfois 4 5 jours, tu dis tu bosses nonstop quasiment là. Ouais mais tu as les récupérations qui vont avec si tu veux.
Ouais après tu récupères tu récupères tu récupères tu récupères un temps. On en récupère en temps. Selon l'OMS les les troubles bipolaires.
Je regarde un peu. Les chiffres sont classés au 6e rang mondial des des handicaps. 6e rang mondial.
C'est beaucoup hein. Euh on a regardé les les chiffres en France. Donc c'est selon la la fondation qui s'appelle Fondamental fondation scientifique c'est dans dans le domaine de la des maladies mentales.
Il y a entre 650000 et 2 millions et demi de français qui seraient atteints de bipolarité. On en parlait. Qu'est-ce que c'est toi qui est un spécialiste de de la bipolarité ?
C'est le nouveau nom d'une maladie qu'on appelait avant la psychose maniacodépressive. En fait, si tu veux, c'est des gens qui oscile dans leur vie entre des phases d'excitation majeure et des phases de mélancouie stabilisé avec des médicaments et merci de me tendre dans la perche. Aujourd'hui, il faut savoir qu'il y a des ruptures de médicaments, de médicaments qui s'appelle le lithium en France.
Et ce médicament qui est le lithium est un médicament qui va réguler l'humeur. OK ? Ça veut dire que certains patients ne pourront plus prendre leur médicament.
C'était juste une parenthèse dans not dans notre rendez-vous et en fait ces patients tu veux aussi dans des phases d'excitabilité et de mélancolie. Il y en a plein qui doivent ne pas savoir qu'ils sont bipolaires. Alors 2 million et demi de français, je pense qu'il y a pas 2 million et demi de français qui savent qu'ils sont bipolir ça dépend ça dépend à quel niveau clinique nous en sommes si tu veux.
Est-ce que c'est de la d'une légère surexcitation ? On appelle ça de l'hypomanie. OK.
Parce que c'estàd qu'il faut pas penser que vous êtes bipolaire si vous vous énervez d'un coup sec ou si vous êtes c'est constant. Il y a je crois que je je raconte à un moment donné euh un patient qui peint matière fécale. Je sais pas si on va en parler ou pas.
Juste après on en parle. Et ben on peut en parler maintenant si tu veux. Donc lui dans ces phases d'excitabilité donc attends lui donc explique qui c'était.
Alors lui c'est un patient qui est hospitalisé pour euh des troubles du comportement dans la rue. En fait si tu veux on le retrouve régulièrement nu avec des propos incohérents et euh mais rigolo si tu veux pas rigolo. Non il est rigolo.
Il est nu mesure 2 m ce monsieur. Il a il a un gros bidon si tu veux. il a des sabots en poil de chèvre et il se met des stringants.
Voilà, donc si tu veux un peu farfelu euh mais il posait pas tant de problèmes que ça sauf quand il se sentait persécuté aussi par les gens qui le voyaient. Ça peut arriver aussi ça dans dans cette maladie là. Et en fait il est hospitalisé chez nous et on nous dit on va vous hospitaliser un artiste.
Alors bien heureusement qu'il y avait pas le téléphone portable. Je reviens là-dessus. OK.
En fait c'est un artiste, un peintre. Il se définissait comme peintre mais un vrai peintre. Il vendait ses toiles si tu veux.
Et il était il avait comme muse parce que tous ces grands artistes ont des muses une contesse, une vraie conttesse qui lui finançait des galeries. Alors Saint-Paul de Vance euh Montecarlo et Gorde dans le BLUS c'est quand même des villes. Il avait trois galeries à lui.
Trois galeries qui étaient à lui si tu veux. Où la Comtesse ? C'était un village qui est très beau d'ailleurs dans le sud.
Je vous mets des photos là pour ceux qui le découvrent. C'est magnifique. Il y a plein de petites galeries et c'est très cher.
C'est très très Carlo c'est Monaco c'est très cher. C'est inabordable. Donc elle lui payait ça la contesse si tu veux était amoureuse de son artiste si tu veux une une vraie contesse hein en Rolls-Royce avec chauffeur haut de forme et que de pied qui tous les dimanches amenait la conttesse voir son chéri hospitaliser chez les dinguas et donc la semaine l'artiste peignait et le dimanche la conteste la conteste récupérait les tableaux qu'elle exposé ah là et il faisait le buz et c'était quoi le problème avec lui ?
Le problème c'est qu'il peignait que ses matières fécales. C'est un problème si tu veux. Il jetait ses matières fécales contre la toile caca sur le son caca.
Tu veux pardon pour le terme hein ça va faire rire tout le monde. Attends non non monsieur pas ça. En fait c'est le seul que j'ai connu qui vendait sa propre merde [ __ ] Et donc si tué ces matières fécicales une fois qu'elles avaient été crabouillées au couteau de peine.
Il faisait ça dans le l'hôpital. Ouais on avait on y avait ouvert près une chambre un peu spéciale parce que le médecin était passionné d'art. C'est ce qui faisait pas le bon pque avec ça ou il y avait de l'aventure aussi.
Après si tu veux une fois qu'il avait balancé ses matières ficale, il les écrasé au couteau, il laissé sécher son truc et par-dessus après, il projet sa peinture. Je crois que je vous ai envoyé un tableau, peut-être tu pourras le montrer. Euh oui oui, c'est celu voilà, c'est celui-là.
Et qui est dans mon qui est dans mon garage. Et ça c'est blanc et rouge. Oui.
Mais dessous c'est du caca. D'accord. Voilà.
Et il vendait si tu veux ses tableaux. Mais il y en a qui l' acheté. Ben oui, c'était tu imagines le truc l'artiste fou hospitalisé à l'asile créateur avec ses matières fécales.
Tu bien aujourd'hui qui font le buz sur internetant l'eau de leur bain. Ah c'est clair. Vous avez fait une expo dans l'hôpital, il y avait des Vous alliez dans son sens un peu là ?
Alors alors on exposait pas à l'hôpital nous hein. Il voulait que des expos privés la conttesse voulait sortir les œuvres de l'hôpital si tu veux. [ __ ] et il fait d'autres activités ou il fait que ça de la journée ?
Que ça de la journée. Oui. Des fois il faisait de la cuisine.
Ouais. Alors, je suis désolé, c'est c'est peut-être pas trop c'est un peu ça, c'est que pour avoir des matières fécicales, il faut s'alimenter. Donc, il s'alimenter suffisamment pour pouvoir produire.
Voilà, je te je te le fais clair. [ __ ] et il y a il y a il y a un cas un peu comme ce monsieur, il va sortir dans la rue nu. Euh mais un autre gars qui a au lieu de peindre avec donc son son ses matières fécales, lui va avoir des des des moments où il va acheter de manière compulsive des choses, tout et n'importe quoi.
Parce que dans la phase d'excitation, cette phase d'excitation maniaque, de bipolarité, tu disais le mot maniaque en psychiatrie, ça veut dire exciter, ça veut dire agiter. Alors que dans le langage courant, on dit c'est quelqu'un qui aime les choses bien rangées. Alors que ça c'est plutôt obsessionnel avec un langage psy les choses bien rangé c'est de l'obsession, c'est du toc.
OK ? Alors que l'agitation maniaque, c'est un patient excité tout le temps. C'est un patient qui ne dort pas.
Imagine-toi, il dort pas. Donc lui, si tu veux, il c'était des achats compulsifs et le plus bel achat compulsif qu'il a fait, c'était d'aller déjà dans un magasin up d'une rue bourgeoise à Avidon, se faire tailler un costume sur pièce. Mais il avait de l'argent, il avait récupéré des chèqus quand il était hospitalisé.
Donc il avait payé avec le chèque si tu veux. Donc bien sûr cette boutique là lui a fait le costume sur mesure. Pas d'argent sur l'échec.
C'est pas chque carte d'identité. Ouais, j'ai un costume, c'était en franc à l'époque qui coûte des milliers de francs. Moi le tailleur, je te le fais de suite hein avec un peu de champagne pour te laisser.
Et donc là en costard, il prend un taxi. Ça c'est une histoire vraie. Ah ouais, c'est vrai.
Ouais. Il se fait amener à une boutique Ferrari. Il y avait une boutique Ferrari dans le plus si tu veux.
Donc là le mec il arrive dans costard cravate beau gosse les Ferrari tu vend pas tous les jours hein. Euh donc il voulait une Testaos noir ça à l'époque ça coûtait des des millions euh des millions de frit. Il essaye la testar parce il veut l'essayer et après ils se disent qu' finalement Ferrari alors c'est peut-être toujours l'auteur suivant la Ferrari qui achète il faut aller l'essayer je crois à Pinarello en Italie sinon il te la vendent pas comme ça hein et donc ils partent avec la Ferrari ils vont chez Porsche à Avignon alors je fais la pub et ils achètent une il achète une Porsche pour sa femme en arrivant avec la Ferrari c'est ça ouais tu arrives en Ferrari testaros costard chez Porsche là aussi ils avanent Et donc si tu veux, il fait tout son truc, tout son tous ses achats compulsifs, il revient à l'hôpital mais tardivement dans fait il respecte pas ses heures de sortie.
Et là les patients comme ça, moi j'avais l'habitude si tu veux, c'est quand ils sont en train de faire une connerie, quand ils arrivent pas à l'heure. Un tr il fait une connerie. Le psy qui je travaillais me disait mais aussi bien dans la phase d'excitation que dans la phase de mélancouis, tu veux il faut que tu saches où il est, ce qu'il fait.
Mais mais a un monsieur qui est bipolaire comme ça, tu peux avoir une discussion avec lui, tu dis il va arriver en costume, il va parler correctement et tu tu il va parler correctement 2 minutes. Après ce qu'on appelle de la logorie va parler pendant 2 heures, il va te saouler, tu vas plus pouvoir le supporter. Certains appellent ça de la diarrée verbale tout le temps jour et nuit.
Et donc il revient à l'hôpital et 2 3 minutes après à ce qu'il soit rentré, réintéré ou je lui dis vu l'heure où tu rentres. Il me dit j'ai fait des conneries, j'ai fait des conneries. J'ai vu l'heure où tu rentres déjà tu es bouclé.
C'était le terme he donc tu ressortiras plus demain, il faut revoir le psi. Et 2 minutes après, appel téléphonique de la concession Ferrari. Bonjour monsieur, je suis monsieur Machen, le concessionnaire Ferrari de et cetera.
Vous êtes le secrétaire de parce qu'il avait donné le numéro de l'hôpital en disant vous tomberez sur mon secrétaire pour les formalités administratives si tu veux. Incroyable. Et donc moi par lié au secret médical, tu te rends compte que je peux pas dire au monsieur je le connais ou je le connais pas et je lui dis vous vous êtes trompé de numéro 1.
Et donc là je le rappelle, je rappelle le patient et là il me dit j'ai fait des conneries. tu devrais me donner des détails. Et en fait, il m'apprend que je veux donc qu'il est allé donc faire le costard, acheter la Ferrari et la Porsche.
Alors tu en France, il y a des mesures de protection hein sur les incapats majeurs. Çaapp'entelle la tutelle, la curatelle ou la sauvegarde de justice. Donc on l'a mis rapidement sauvegarde de justice ce qui a eu l'effet d'amener en annulation les achats qu'on plus fait parce que quand on est sous curatel c'est qu'on a pu je crois carte bleue les dépenses dépend la curatelle sauvegarde de justice c'est le premier degré si tu veux tu as la curatelle la curatelle renforcée et la tutelle qui le degré tutelle c'est que tu as un tuteur c'est sert que tu redeviens comme un un enfant il va plus d'aut tu vas être protégé ouais parce que tu fais trop de bêtises donc lui tu là après on l'a mis sous tutelle mais la sauvegarde de justice l'a sauvé des dépenses Il faisait n'importe quoi.
Le premier peignait dans du dans des excès et lui allait acheter des truc et c'est très classique cette maladie. Il va finir comment lui ? Il va finir pendu malheureusement.
Attends mais il y a beaucoup de patients. Alors sur les patients sur ces patients-l dans la phase de mélancolie c'est bien sûr que c'est pas la les facteurs de risque sont multipliés. Donc malheureusement il a mis finit il est sorti de l'hôpital sur une permission il est plus jamais revenu et on l'a trouvé.
Est-ce que toi tu qui est infirmier dans un hôtit psychiatrique, est-ce que tu es suivi psychologiquement ? Est-ce que tu as le droit d'avoir un un psy qui t'écoute pour pour t'aider aussi ? Alors moi, j'ai pas j'ai pas fait de suivi personnel, j'ai pas fait de thérapie si tu veux, mais on avait des groupes d'études, enfin des groupes d'études, des groupes de paroles si tu veux avec des psychos pour pour avoir des débriefings constants.
C'est un peu ce qui manque maintenant si tu veux. Je crois qu'une pratique quelle qu'elle soit, il faut l'analyser. C'est se poser à un moment donné, se dire ce qu'on a fait là, est-ce que c'est bien ou est-ce que c'est pas bien ?
Est-ce que j'ai été bon ou pas ? Est-ce que j'ai été bon quand j'ai accompagné Jean-Pierre à sa peinture ? Est-ce que j'ai été bon quand j'ai déliré avec Coline sur le Tu vois le verre solitaire ?
À un moment donné, il faut se poser aussi mais ça demande des gens comment dire ça qui ont la capacité de pouvoir t'écouter aussi. En fait, il faut la neutralité hein. Tu as une tu as des enfants ?
Oui. Tu étais marié ? Tu es marié ?
Euh, j'étais Ouais. Tu en parlais à ta femme, à tes enfants de ce que tu voyais la journée où tu partageis pas trop ça ? Je oui et non.
J'avais besoin si tu parce que le premier confident quand tu rentres à la fin de la journée, c'est c'est le compagnon ou l'accompagne OK. Les enfants alors les enfants ils étaient petits mais après aujourd'hui ça les fait rire parce que les histoires, ça va faire 20 ans que je les raconte, ils les connaissent par cœur quand le bouquin est sorti et cetera. Là ils vont écouter l'émission, ils vont se dire "Oh là là, il a encore exagéré et cetera." Mais oui, j'avais besoin de de poser ça quelque part.
C'est pas simple de vivre à l'hôpital psychiatrique pendant 8h avec des patients enfermés dans une unité. Moi l'unité où j'étais, il y avait que six patients Guillaume. Six, on était deux.
Donc ça veut dire imagine l'étage de ton studio euh fermé à clé et toute journée des patients qui délirent qu'on des qu'on est pas point incohérent. Est-ce que ça t'a rendu à un moment donné, tu t'es dit tiens, je peux je peux moi aussi. Euh non, ça m'a rassuré.
Ça m'a rassuré sur ma personnalité. C'est vrai. Et parce que je me disais mais finalement j'ai de la chance moi le soir de rentrer chez moi.
J'ai un patient qui me disait tous les soirs quand j'ouvrais là tu sais là c'est un peu les même clés que les surveillants pénitentiaires hein que les matons. Les gros trousseaux là. Ouais ouais le gros trousseau.
On avait la clé 1, la clé 2, la clé 3 et cetera. J'ai un patient qui me dit "Tu as tu as de la chance perrier parce que tous les soirs toi tu retournes dans la vraie vie." Il me disait qu'est-ce que tu voulais que je lui réponde ?
Parfois tu rencontrais les familles des gens. Tu es pris de les rassurer aussi les enfants, je sais pas s'il y en avait qui avaient des enfants comme ça. Bien sûr.
Ouais, parce que la famille est importante. Euh quand on rentre à l'hôpital, c'est pas pour y rester. Il faut déjà prévoir la sortie.
Il faut travailler avec les familles. Alors, il y a l'une à femme qui est l'Union nationale des familles de malad mentu qui qui qui travaillent autour de ça. Il faut aider les familles parce que c'est pas simple d'avoir un proche qui va mal.
Sur les maladies physiques, tu fais une crise d'apendicite, on va t'opérer, on va t'enlever l'applicad psychiques, tu as un grand une grande culpabilité. Il y en a où tu t'es dit tiens, je comprends pourquoi il est devenu un peu fou au vu de leur vie tout ça. Ouais.
Ouais. C'est des histoires pas jolies à lire. Moi tu sais dans dans dans le métier qu'il est mien aujourd'hui formateur en est de formation des soyant à Vignon, je je dis à mes élèves, ne vous jetez pas sur les dossiers, ça a pas de sens.
Les premières semaines, travaillez avec le patient, regardez les symptômes qui sont les siens, observez-le, transmettez aux infirmiers et après vous irez voir. Enfin pour on devient pas fou par hasard. Qu'est-ce que tu as vu toi où tu t'es dit "Ouais, là j'ai compris euh c'est normal, il peut pas être normal avec cette enfance-là" par Ah, des des des enfances compliquées, difficiles avec parfois de la violence euh de l'abandonnisme, les enfants euh laisser eu-mêmes euh ou finalement la seule solution qui te resterait c'est le repli sur toi et t'inventer un monde comme ça tu es dans ton imaginaire.
Tu tu as vu un mec qui a été sa mère pendant 20 ans ? Oui, tout à fait. Ouais, tout à fait.
Ouais. Et là, on est sur ce qu'on appelle les traumatismes infantiles précoces en fait. Donc c'est une famille euh de paysans euh un peu rustre, il où le premier enfant avait déjà des troubles mentaux si tu veux, une déficience mentale grave, profonde et et où le deuxième enfant qui va naître si tu veux est séparé des parents pendant plus de 6 mois.
Alors imagine-toi qui met qui qui qui jeune père si tu veux de pas avoir ton enfant pendant 6 mois, tu n'as pas de véhicule, tu n'as pas le téléphone, OK ? Tu parles difficilement le français et tu sais pas comment va ton enfant en fait. Si tu veux la naissance un traumatisme à naissance, il était né avec des forceps et les médecins avaient un peu trop serré les spatule.
C'est des sortes de spatuules pour faire sortir l'enfant qui peuvent un peu abîmer la tête. Enfin parfois ça peut déformer un peu la tête qui reprend la forme normale. Ouais mais alors là ça avait beaucoup abîmé parce que l'enfant avait des crises a fait une crise d'épilepsie un arrêt cardiocirculatoire dans l' sens.
Donc Marseille, la team mon enfant à Marseille et les parents si tu veux font écrire des courriers par la voisine qui elle sait écrire et à l'époque le courrier on est années 60 le courrier mais une semaine pour aller du village à Marseille et donc quand les nouvelles reviennent tu vois le truc donc la mère si tu veux quand l'enfant est sorti de l'hospitalisation a gardé son fils contre elle pendant toute sa vie et elle le faisait été toute sa vie mais même quand il avait 30 ans 40 ans. Ah ouais ouais ouais. La maman avait 70 80 c'est inimaginable.
Oui, en fait tu vois des trucs inimaginable inimaginable. On sait pas ce qui se passe résopsi. Tout à l'heure, tu m'as parlé de Villvrar, tu me dis c'est un hôpital à la campagne.
N'oublions pas que quand les asiles d'Aliéné ont été construits après la loi de 1838, il fallait trouver euh des terrains loin des villes. OK, à la campagne parce que les deux premières thérapeutiques, c'étaient la religion et l'air pur de la campagne. Donc la plupart des grands asiles euh en France ont été construits loin des périphéries.
Et regarde, je sais pas comment c'est vitrarin, mais tous les grands hôpitaux psychiatriques, les anciens asiles, il y a des grands murs qui les entourent parce qu'on veut pas voir ce qui se cache derrière. Nous on va bien toi et moi. Comment ça se passe pour des mecs qui ont des gens des patients qui ont passé 20 30 ans 40 ans tu disais même dans un hôpital psychiatrique quand ils sortent ils peuvent plus sortir où on passe sur le médico-social et chez les copains des dans des foyers d'accueil médicalisé et cetera.
C'est impossible à l'hôpital. Je veux dire on a été leur là ça va faire hurler les gens mais c'est pas grave. On a été leur nounous.
C'est nous qu'on s'occupait de savoir si il y avait à manger. C'est nous qu'on les aidait à faire leurs soins. C'est nous qu'on les accompagnait.
Ils étaient certains étaient étaient dans l'abandon. C'est difficile. Alors, il y a tout le côté médico-social.
La problématique c'est c'est les places. Quand quand la psychiatrie, celle que j'ai connu moi a été créée, c'était pour répondre au plus près des habitants. OK.
On a démantelé la psychiatrie. On l'a démantelé. Qui s'intéresse ?
On regarde, j'ai regardé les raisons de d'internement en hôpital psychiatrique aujourd'hui. Il y a le le déficit mental aussi. Euh c'est c'est déficit mental, c'est à partir d'un certain cuit.
Hm. Comment c'est classifié ? Alors, dans mon établissement à moi, c'est sorti des des de l'hospitalisation normale.
C'est le pôle médico-social qui s'en occupe. Des gens spécialisés, éducateurs, il y a moins de soignant que l'hôpital, éducateur, moniteur éducateur avec des des centres d'aide par le travail, des foyers occupationnels et cetera. Le handicap est géré de façon différente.
Alors qu'auparavant, moi dans le début de ma carrière, il y a maintenant 40 ans, ces patients déficients avec des handicap mentaux profonds étaient mélangés aux autres patients. Il faut savoir qu'en psychiatrice, tu veux euh toi tu vas te casser la jambe, tu vas aller en traumatologie à l'hôpital, tu vas avoir des problèmes cardiaques, tu vas aller en cardiologie à l'hôpital psychiatrique, c'est toute pathologie confondu. C'est plutôt, si tu veux la mesure d'hospitalisation qui va définir le lieu où tu veux être hospitalisé.
Donc c'est aussi bien des patients des troubles bipolaires, schizophrènes, des troubles interprétatifs, des conduites hystérique et cetera. On peut réinsérer une personne qui est déficient mental. Oui.
Avec un métier. Vous vous êtes alors sur la déficience mentale si tu veux, il faut voir le degré de de d'autonomie du patient hein. C'est pour ça il faut des travailleurs spécialisés.
Après oui, on peut insérer. Le problème, c'est l'accompagnement et les moyens qu'on va donner à l'accompagnement. Tu en a un qui travaille dans une pizzaria, tu tu donnes comme exemple.
Ouais. Alors, il a travaillé si tu veux, on a essayé de le faire travailler en pizeria surtout on l' fait travailler sur une chaîne de montage de pizzeria si tu veux le truc industriel. Ouais.
Ouais. Donc si tu veux, le problème c'est qu'il devait mettre des olives en fait. Et en fait, tu veux c'est un patient qui avait été réinséré, on était très content de nous si tu veux les services sociaux, il avait été réinséré.
Le seul problème, c'est qu'il mangeait une olive sur deux. Donc tu te rends bien compte que le contemître arrê nous a rappelé à la fin de la matérie, il nous a dit que c'était et en fait il était très content parce que le contremètre qui était gentil lui a offert deux trois pizzas qu'il a été fier de présenter à tout le monde en disant ceci c enfin celle-là c'est moi qui les ai faites quoi. Et il y a des familles thérapeutiques qui peuvent recevoir aussi peut être payé en gros par un hôpital.
Oui. Alors moi j'étais coordonateur de ce qu'on appelle l'accueil familial thérapeutique si tu veux. C'est des familles d'accueil recruté par un établissement hospitalier psychiatrique.
On connaît l'accueil des enfants, la zo et cetera. On connait l'accueil des personnes âgées, mais on connaît moins l'accueil familial thérapeutique adulte. C'est des patients malades mentaux stabilisés qu'on met dans des familles d'accueil famille d'accueil qui peuvent recevoir jusqu'à trois patients et qui sont rémunérés si tu veux avec un accompagnement d'une équipe de psychiatrie.
Donc moi j'étais seul à l'époque à faire ça sur l'hôpital où je travaille si tu veux. Je visitais j'étais un genre d'infirmier psychiatrique libéral. Ils sont payés combien pour ça ?
Alors je sais pas juste pour rembourser les frais, il faut Non non non non, c'est un salaire, c'est un métier. Ah oui oui, c'est leur métier. Oui, métier avec un agrément, enfin une maison norme et cetera.
C'est pas tu vas pas t'improviser du jour au lendemain. Et puis voilà, il faut faire une sacrée personnalité parce que moi j'ai eu un patient, j'en parle là sur une maladie qui est devenue à la mode aujourd'hui s'appelle le syndrome Gill de la Tourette si tu veux. On en a reçu un aussi qui Voilà.
Donc ce monsieur si tu veux était dans si tu en as reçu un il y a des éclats de Oui, il y en a eu des éclats verbaux ou physiques si tu veux. Et ce monsieur, on le met dans une famille d'accueil qui est très pratiquante si tu veux. La dame, c'est un peu la bon du curé du village, si tu veux.
Et il a été tellement angoissé dans cette famille d'accueil qu'il a injurié cette brave femme toute la nuit. Et de la traitant de tous les noms d'oiseaux, si tu veux, elle même jeté de l'eau bénite dessus pour le pour le faire terire et le faire se calmer. Elle m'avait allumé des sierges partout dans dans la maison si tu veux.
Elle nous a dit venez vite le chercher parce que plus pouvoir le garder. Donc on était allé le récupérer avec ma collègue Hélène si tu veux et ils étaient tous éclatés si tu veux en fait toute la nuit s'était angoissé. Donc recrudissance de tics verbaux et des insanités.
Et cette brave femme, elle fait plusieurs prières toute la nuit si tu veux pour essayer d'exorciser euh ce patient qui finalement à lui a passé une bonne nuit si tu veux et la famille d'accueil si tu veux nous a indiqué quelques jours après qu'elle mettait fin à notre collaboration si tu veux que pour elle c'était trop compliqué. Non tu as quelqu'un qui a été interné toute sa vie à la suite du décès de ses parents. Ouais.
Ça ça peut aussi déclencher. Ouais. L'émotion.
Ouais. Une émotion. Tout à l'heure on parlait des des toxiques si tu veux.
Une émotion euh Ouais. Euh grave hein. Et ça sert à voir nos capacités que nous avons, toi et moi et nous tous ici à vivre avec nos nos problèmes.
Un monsieur qui s'appelle Boris Chiruni parle de résilience. On n pas tous les mêmes capacités de résilience. On n pas tous la même histoire.
Ouais. Chacun estime. Regard, regarde devant un événement.
Par exemple, toi tu vas réagir de cette façon, moi je vais réagir différemment. Va dire "Mais tu as vu Guillaume comment il réagit ? devrais pas et cetera.
Euh je connais pas ta vie et on connaît pas la vie des gens en fait. Tu veux on n'est pas égoad mentale. On n'est pas égau.
On n'est pas égo sur rien. C'est le principe. On est différusé sur les maladies mentales.
Ouais. On les gère pas pareil. Et et donc c'est c'est c'est quoi son quotidien à l'hôpital psychiatrique à cette dame qui d'un coup va bien perd ses parents et se retrouve en hôpital ?
Ouais. Alors si tu veux c'est très organisé, c'est très organisationnel. C'est la vie d'un hôpital hein, avec tout ce que tu peux mettre en place dedans.
Euh certains psychiates, donc celui que j'ai cité tout à l'heure Bonafé disaient que c'est c'est pas les murs de l'hôpital qui soigne. C'est pas le fait d'être hospitalisé, c'est le fait de faire parler les patients si tu veux, de rendre livre une parole et de les accompagner au quotidien. Après, il faut que tu toi si tu veux tu choisisses ce que tu veux faire.
Parfois, tu vas dire "Ben, j'ai joué allez au petit chevaux avec un patient pendant une heure." On va te dire "Ben dis donc, tu as passé une drôle de journée, vous avez la planque à l'hôpital." Sauf si c'est un patient en état d'agitation maniaque qui bouge dans tous les sens.
Le fait de le faire asseoir mais tu as déjà gagner ta journée quoi. Lui ça l'aura apaisé et tu te dis ben demain peut-être il va rester 10 minutes ass. Et donc elle passait sa journée à l'hôpital par exemple après la mort de ses parents.
Ouais. Donc elle passait ses journées à l'hôpital si tu veux à ramasser des cigarettes les mégo parce qu'une cigarette ça coûte cher et quand tu perçois que la location d'ut handicapé ben c'est pas grandchose et en fait et les trèfles à quatre feuilles c'était elle vendait ses trèfles à quatre feuilles si tu veux et puis elle avait des pratiques un peu sexuelles tarifées si tu veux pour les autres patients et elle avait une particularité cette dame si tu veux déjà un physique un petit peu repoussant et on fait le choix avec un copain infirmier de l'amener elle et deux autres patients. Tu sais le festival d'Avignon, he c'est la la grande messe du théâtre en France et cetera.
L'avantage quand il y a le festival d'Avignon, c'est que finalement tu sais pas qui va bien et qui va pas bien dans la rue. Et donc nous, on amène trois patients si tu veux et elle elle passe son temps à bouffer les MO en festival d'Avignon si tu veux à la terrasse d'un bar sur la place de l'horloge et cetera et à côté de nous, il y a une équipe de télévision de TF1 qui filme je sais pas qui et cetera et je pense qu'ils nous ont pris pour une troupe de théâtre en se disant ah ils font une performance ceux-là. Tu sais qu'ils sont drôlement bon.
L'autre elle a bouffe les cigarettes. Il y en a un il mettait donner des injures à sa femme toute la journée avec des insanités et le troisième il mettait le feu à tous les prospectus du festival d'Avignon. Tantez si bien que les caméras moment donné un peu bloqué sur le truc.
La journaliste, je sais plus qui était à l'époque nous regardait plus nous si tu veux que l'interviewer. Et quand il mange des mo, tu lui dis arrête. Moi je dire arrêter 5 minutes après elle était en hospitalisation libre, elle faisait ce qu'elle voulait quoi.
Du tabac non, elle conqué ses trucs les recraché. Quand elle avait une cigarette, elle l'a fumé. Donc tu imagines pour elle euh faire des Tu sais je travaillais avec un psychiatre qui parlait de mandicité affective.
Quand tu es enfermé à l'hôpital psychiatrique, tu kemes toute la journée, hein. Est-ce que tu as une cigarette ou est-ce que tu as un café ? Je rappelle ton livre s'appelle Les oubliers Christian Perrier.
Je vous mettrai voilà le mail, je sais pas comment je donnerai mon adresse à mail. Voilà, je vous mettrai l'adresse mail directement de Christian si ça vous intéresse qui est formateur et qui a été donc infirmier voilà en hôpital psychiatrique pendant 20 ans, qui raconte plein d'anecdotes, je vous les mettrai. Donc ça s'appelle les oubliers.
Je vais te poser des questions par rapport au films. Parfois on voit des choses dans les films. Tu vas me dire si ça correspond à la réalité de ce que tu as vu ou pas avant de terminer l'émission.
Euh dans les films, dès qu'un patient commence à s'agiter, trois soignants imposants se jettent sur lui et lui font une piqûe. On le voit dans les visiteurs comme ça, les petits cachets ça. Est-ce que ça c'est comme ça aussi ?
Alors ça peut arriver. La problématique aujourd'hui si tu veux de la médiatisation de la psychiatrie. Il y a encore pas si longtemps que ça une équipe, je crois je sais pas quelle chaîne c'était.
Quand les équipes de télévision s'intéressent à la psychiatrie, c'est pour faire du sensationnel. Sauf que ce qui est filmé en général c'est ces unités on appelle les unités pour malad difficile où les patients sont des patients dangereux. C'est presque carcéral mais il y a que du personnel soignant.
Et effectivement de voir trois infirmiers un peu costaud qui sautent sur un patient qui le pique et qui l'attache ça fait des sensationnels. Mais c'est pas le quotidien de l'hôpital. C'est pas le quotidien.
Mais non c'est pas le quotidien de l'hôpital. On met les patients dans les films les plus dangereux dans une salle capitonnée. On les habille avec une camisole.
Tu en parlais tout à l'heure. Ça ça peut arriver. Tu le disais ?
Alors salle capitonnée, moi j'en ai jamais vu. On appelle ça plutôt des salles sécurisées si tu veux où le lit est sécurisé et où on isole le fameux patient. C'est l' hisoistoire dont on parlait tout à l'heure entre l'isolement et la contention.
Où il y a l'isolement sur certaines conditions, attention à la contention. Dans les films, il y a toujours un patient qui semble un peu plus fou que les autres avec des déguisements de Napoléon et cetera. Tu sais qu'il se déguise et cetera.
Est-ce que ça ça peut arriver ? Des déguisements de Napoléon ? Non.
Mais se prendre pour Napoléon. Oui. En fait, il l'histoire de la folie euh suit parfois aussi l'actualité.
Je pense qu'il y a plein aujourd'hui de d'Emmanuel Macron dans les hôpitops qui se prennent pour le président. Voilà. Je connais quelqu'un qui travaillit dans un hôpital et qui m'a dit qu'il y avait le Chérif.
Mais possible il était shérif du jour où il est rentré jusqu'à aujourd'hui c'est le shéf. Moi j'avais un patient qui se prenait pour le directeur de l'hôpital qui me signait des congés. Donc il me signait des congés si tu veux.
J'allais voir mon cadre, je filais les congés. Le cadre me dit "Arrête tes conneries, tu es aussi fou que lui." J'ai pourtant c'est un papier officiel.
Incroyable. Il s'est pris pour directeur de l'hôpital. Dans dans les films, les soignants surdosent les patients de médicaments pour être tranquilles.
Ouais, c'est des bêtises. C'est des bêtises. C'est pas possible, c'est la maltraitance.
Il faut que ces soignantsl fassent autre chose. Alors, je dis pas que ça existe pas. Oui.
Oui, bien sûr. Là, on parle de la majorité. Voilà.
Mais c'est bouement. Le problème, c'est quand on connaît pas les choses, on véhicule des bêtises. Euh, dans les films, les patients de l'hôpital ne guérissent jamais, ne sortent jamais.
C'est vrai qu'on voit jamais des bêtises aussi. On utilise les électrochocs pour calmer les ou soigner les patients. Ça tu le disais ça s'appelle la sismothérapie.
Dans les films, on peut voir des patients être lobotomisé à l'époque. Rappelle dans les films donc c'est ouvra le crâne et cetera des expériences ça été dans les années 30 40 et cetera. dire pour les roscile à l'époque c'était bah c'est un peu comme les électr souvenir les le premier médicament qui qui est le nousinan ou la chloromazine est arrivé dans les années 50 jusqu'avant les années 50 il y a pas de traitement il faut trouver de solutions pour calmer ses patients.
Donc on tente un peu tout. Regarde Ratchod sur Netflix, c'est une série sur l'infirmière qui s'occupait de monsieur Jack Nicholson d' vol au dessus dans une coucou si tu veux. C'est alors on transperce l'œil, on va tripatouiller le cerveau.
Ben le le cerveau humain a toujours fasciné les gens. On sait pas ce qui se passe dans notre tête. Donc là, on allait un peu traficoter là.
Ouais, c'est pas très clair. Mais après, ils étaient calmes les patients. Ils en mettaient plus, ils étaient plus agités.
Certains mouraient parce que je crois les conditions d'asepsie devaient pas être trop. Pour terminer, dans les films, on voit les les parents d'une personne ou le mari interner de force et parfois pas à juste titre leurs filles, le le femme et ça quand ils veulent récupérer un héritage, quand ils veulent mettre sous tutelle quelqu'un qui a hérité et cetera machin. Est-ce que ça tu l'as déjà vu à l'époque ?
Non, c'est des bêtises ça aussi. Il y a trop euh je n'ai jamais vu quelqu'un comme je te le disais qui soit hospitalisé qui n'avait pas de trou. Il pas de raison d'y être.
Ouais, je dis pas que ça pas existé. C'était peut-être le cas à l'ancien temps quand on font des asiles quand il y avait la tata euh qui pétait un peu les plombs. Tu parlais tout à l'heure euh de chamb Capitonné et de et de la visite sur l'hôpital.
Il faut savoir qu'à l'hôpital psychiatrique, enfin aux asiles d'Aliéné quand ils ont été construits, il y avait des classes comme à la SNCF, hein. Tu avais la première classe et les familles qui pouvaient payer, tu avais la 2è classe et la 3e classe. Donc ça veut dire que les conditions d'accueil n'étaient pas les mêmes.
La nourriture était pas la même. En 3e classe, tu avais que le bouillon. En première classe, tu avais la viande et le poisson.
Si tu payais, finalement, c'était pas gratuit à l'époque. Non, finalement, je sais pas si ça a trop changé en fonction de ta couverture sociale aujourd'hui. Euh, d'être mutuel, tout ça.
Ouais. Bah ouais, à l'orbital bien sûr. Mais après, je voudrais bien qu'on termine si bien sûr sur un sujet.
On a reçu Loï, un garçon sur ce plateau qui qui était psychopathe atteint de de troubles antisocials, tu vois. Les troubles antisociaux. Donc c'est ce qu'on appelle la psychopathie.
Euh on avait pris les chiffres, c'était 1 à 4 % des Français euh enfin des humains en général mais donc en France aussi présentent des troubles de la personnalité antisociale appelée psychopathie. Est-ce que tu en as vu toi dans les Alors, j'en ai vu, ouais, j'ai vu alors c'était deux frères en fait, mais c'était deux frères qui avaient un lourd passé déjà de prison si tu veux, avait des troubles mentaux associés euh qui avaient été reconnu responsable un moment donné sur un passage à l'acte si tu veux et euh ils sont morts tous les deux hein. Et ils sont morts tous les deux.
Ils ont été euh abattus lors d'un braquage de d'un fourgon de la Brinks que toi tu avais en que j'avais patient. C'était des patients doux et adorable si tu veux et l'un d'entre eux si tu veux fait partie des patients qui m'ont marqué aussi. Ce monsieur m'avait dit euh avec toutes les conneries que j'ai fait dans ma jeunesse par exemple, j'ai pas pu voir grandir mon fils.
Ça me fait des fristons si tu veux. Et quand le mien est né, quand Benjamin est né, si tu veux, il m'a offert une peluche. Venant de lui, le patient le plus dangereux que je connaissais si tu veux qui avait un lourd passé carcéral et psychiatrique, tu imagines un peu l'émotion qui était la mienne, je m'attendais à tout de ce monsieur sauf à cet acte là.
En fait, c'est des patients si tu veux toujours en relation avec l'interdit. Leur leur maladie c'est de jouer avec l'interdit consemment, se mettre en danger ou mettre en danger les autres. Mais des vrais que ces deuxlà en général, ils sont en prison.
Donc lui euh tu tu les as et c'était pas lui qui était vigile. Si. Le paradoxe c'est Non mais c'est c'est fou ça.
Ouais, on aimait aussi en fait c'était le fou du bus. Je raconte que des histoires de fou et ça c'est plus fou c'est c'est c'est le fou du village dangereux où tu sais que incarcéré qui a déjà qui a déjà passé à l'acte qui est passé à l'acte qui a braqué il a il le mett en vigile de supermarché et ce mec était vigile était le chef des vigiles. Il y a jamais eu de vol.
Mais non, le plus dangereux c'est lui. Incroyable, c'est magnifique. Et donc il était vigile et un jour il a pris des armes, il allait braquer.
Ouais. Un camion blindé. Et oui parce que si tu veux ils sont toujours ils sont toujours dans le relation à l'interdit.
Ils vont ils sont morts tous les deux. Il son fait battre ou par la police. Ouais parce qu'ils étaient armés.
Ah oui c'est c'est tu as eu beaucoup de patients décédés. C'est quand quand on parle de ça, on on se rend compte que alors avant de terminer, je voulais parler des sevrages aussi. Les sevrages, c'est quand vous prenez de la drogue ou autre chose et vous avez besoin de vous seer.
Donc c'est-à-dire d'arrêter le produit et parfois quand on arrête certaines drogues, il y en a qui ont des des bouffées, enfin c'est pas bon du tout et qui ont des crises et cetera et toi tu as eu une une toxicomane donc qui était dépendante à à plusieurs drogues. Donc toxicoman au sens vraiment voilà polytoxicomanie qui a demandé un internement d'elle-même pour pour ce vrage. Donc c'est une fille qui va être dans cette dans sa dans sa chambre sauf que tu vas découvrir quelque chose.
Alors, il faut savoir aussi que les sevrages tels qu'ils étaient euh enfin sur la méthodologie du médecin adictologue à l'époque si tu veux, il y avait trois entretiens préalables. Elles vont euh les les patients toxicomanes sont dans le tout tout de suite hein hein par rapport à la drogue. Donc ils sont dans le tout tout de suite aussi ce que j'ai connu moi pour être hospitalisé.
Et il s'avère donc qu'elle se présente si tu veux, on fait les trois entretiens don c'était un infirmier, un pschiatre, un infirmier, un psychiatre, un infirmier, un psychiatre. Et ceux qui avaient fait le premier entretien d'accueil et d'écoute si tu veux étaient ceux qui faisaient l'entrée la semaine d'après. Donc en fait, on la voyait le lundi, le mercredi, le vendredi pour voir vraiment s'il y avait une vraie demande derrière parce que un patient sur deux venait le lundi et quand on exposait les conditions de l'hospitalisation qui était quand même un enfermement.
OK, il refusait le le protocole de soins qui était mis en place et donc elle si tu veux bien polytoxicomanie. Donc je te je vais pas vous détailler les points les points d'entrée hein. Tout était tout avait été testé essayé. et euh et en fait elle manifeste pas de syndrome de manque, ce qui est assez impressionnant si tu veux sur le truc.
Donc là, on a un peu la puce à l'oreille si tu veux, ayant été formé à ça, et ayant eu cette habitude là, il a un truc qui va pas si tu veux. Et symboliquement quand elle quand elle est hospitalisée, si tu veux, elle est hospitalisée le jour de son anniversaire et le psychanalyste un psychiat psychanaliste qui travaille, tu veux croyait au symbole et dit en fait c'est chouette que et en fait elle rentre hospitalisée avec une plante un genre de géranium si tu veux un géranium vrai géranium si tu veux et son mari avait dit ma chérie pour ton hospitalisation et le psychiatre autorise le le géranium avec le poste radio bien sûr on avait bien fait attention à la place des piles et cetera donc en général le protocole la patiente était un pyjama et elle signer un protocole si tu veux et à tout moment elle faut mettre fin euh et ressortir quand elle voulait et on a un peu la puce à l'oreille et finalement moi ce gérgnom il me plaisait pas si tu veux et quand un copain l'accompagne pour les soins de nursing donc il était toujours jamais seul hein euh pour l'aider à ses soins de nursing à faire sa toilette je regarde le géranium et en fait si tu veux il y avait ça de ter sur sous le géranium et un sac isotherm elle s'était fait ses connes si tu veux et en fait elle fumait à la fenêtre donc le THC elle fumait son THC à la fenêtre fumé son cheat fa son cheat à la fenêtre tranquille son petit béo nickel donc bien sûr quand elle est sortie de la salle de bain on lui a rendu ses effets et là on l' mise dehors parce que c ruptur alors je comprends pas l'intérêt de demander être en sevrage si c'est pour aller fumer en cachette parce que elle a le droit de sortir elle est majeure elle peut mettre fin fin au protocole de sauvage. Oui.
Pourquoi elle le pourquoi elle ben elle était venue parce que à ce moment-là, c'était le moment donné où il y avait quelques descentes de police à la cité et elle était venue un peu se mettre à l'abri à l'hôpital psychiadrique pour pas se faire un peu attraper attraper incroyable et malheureusement j'ai appris plus tard par la presse en fait qu'on avait retrouvé une patiente toxico décédée dans le quartier et c'était elle oh là alors pour terminer si tu veux bien il y a il y a l'histoire de d'une patiente que tu que tu tu cites et tu dis que tu t'en souviens encore tous les jours. 40 ans après qui va te demander un jour du feu. Hm.
Je m'en souviens 40 ans après parce que je pense qu'on a pas été vigilant si tu veux et que c'est en terme de responsabilité. Alors c'était une patiente qui était en isolement ça avait des troubles du comportement si tu veux et elle avait autorisation de fumer en présence du personnel. Donc les soignants restaient avec elle si tu veux, elle avait son paquet de clope, le briquet et le temps de la cigarette qui était alors la cigarette faut dire dans les hôpitopsie c'était un vecteur de communication hein.
Ça allait toujours hein. Et en c'est le moment où tu peux parler. Ouais. autour de la clope et du café quoi.
Il y avait deux vecteurs de communication mais psy c'est la clope et le café. Si tu bois du café et que tu fumes, tu veux être un excellent soignant. Moi je buis que du café.
Et donc si tu veux cette patiente le temps d'aller chercher le briquet qui ne marchait plus et quelques cigarettes parce que euh elle pouvait fumer autant qu'elle voulait si tu veux. Il y avait pas de il y avait pas de restriction par rapport à l'isolement et et sa persécution. En fait, elle entendait des voix très persécutrices qui lui disaient de se faire mal en fait.
Et malheureusement, elle s'est servie du pantalon de son pantalon de pyjama si tu veux comme du d'un lien et elle s'est pendu au radiateur de de cette chambre là qui était pas une chambre d'isolement cit juste une chambre où on avait juste mis un matelas au sol. te demande du feu, tu vas chercher du feu, tu reviens. Mais je laisse seul.
J'aurais pas dû ou mon pote aurait pas dû parce qu'on était deux à gérer le truc si tu veux. Donc on était constamment constamment constamment avec elle si tu veux. On prenait les repas avec elle, elle était jamais seule.
Donc en fait, il y avait un turnover de de soyant et c'est très culpabilisant pour moi si tu veux. Euh on a fait une connerie, on aurait Alors, le psychiatre nous a rassuré et je la remercié en nous disant que parce qu'après tu vas chez un psychiatre. Ouais, le psychiatre parce qu'il a fallu nous qu'on qu'on lâche qu'on débrief he euh parce que psychologiquement ça allait pas bien sûr comme chaque fois que tu retrouves un patient qui a mis fin ses jours, ça va pas.
Et le psy nous a dit que oui, ça s'était passé comme ça, mais que les idées étaient tellement persécutrices que un jour ou l'autre Ouais. Ouais. Elle seraurait passé là, ça aurait été ailleurs.
Mais bon, c'était là. Après 20 ans de psychiatrie, tu t'es mis à former euh tu as arrêté euh euh dans l'hôpital dans l'hôpital en tant que soignant et tu t'es mis à former les autres justement qui vont venir pas que en psychiatrie mais en en quoi exactement ? En infirmière en général.
Alors, les infirmiers, c'est pour mes collèges, je m'occupe essentiellement d'être soignant, moi. Et donc, les histoires que je t'ai raconté aujourd'hui, je le raconte aussi à eux parce que rien de mieux que de un exemple des exemples. La psychiatrie ça peut être pénible 3h en amphite ou 4h en ami, et à partir d'un moment donné tu éteilles avec des images et que derrière tu vas mettre des mots, les gens arrivent à comprendre parce qu'ils te disent finalement ça aussi moi je l'ai vécu.
Donc c'est pénible enseigner la psy et donc si tu veux maintenant donc 20 ans à le vivre et 20 ans à le raconter. Tu tu dis parfois tu racontes ce genre d'anecdote, il y en a qui ça peut faire peur et qui ont plus envie d'y aller. Bien au contraire, allez-y quand même, on manque de soignant mais par contre il faut savoir ce qu'on va y faire.
Il faut être au clair avec soi-même. J'allais dire quoi ? Non non, on va pas on va pas travailler dans un hôpital psychiatrique, même dans une clinique psychiatrique privée comme on va travailler ailleurs.
Il faut avoir, je crois, un certain état d'esprit, déjà aimer les gens. Premier truc, savoir où c'est qu'on en est soi-même et être capable de faire de d'avoir des connaissances nécessaires pour accompagner ces patients et de pouvoir vivre enfermé pendant 8h parce que ça peu de gens en parlent. Serait quoi le meilleur conseil que tu puisses donner à quelqu'un qui veut se lancer en psychiatrie ?
Formez-vous. N'arrêtez jamais de vous former. Lisez.
Merci beaucoup. Mais je t'en prie. C'était sympa de te rencontrer, de de d'entendre tes histoires, tes anecdotes.
Pour la petite anecdote, d'ailleurs pour terminer, tu t'es retrouvé là parce que il y a quelqu'un que tu formais, une stagiaire qui t'a dit passé qui s'appelle Amel qui euh Amel qui a enclenché le processus et qui je pense là dès la rentrée va me demander comment ça s'est passé. C'est vrai. Merci Amel.
Alors alors c'est elle qui a appelé car c'est grâce à elle. Elle a appelé, elle a sollicité tes équipes envoyé un mail, je crois. Ouais.
Elle a dit "Voilà, je connais quelqu'un qui sans un mail ne se serait pas rencontré." Euh et ben merci à elle. J'ai j'ai juste une dernière question.
Euh qu'est-ce qu'il faudrait faire de mieux là dans la pour pour aider un peu tout ce milieu ? Qu'est-ce que devrait faire l'état ? Qu'est-ce qui manque ?
Déjà, je vais revenir chez mon diplôme. Peut-être refaire une spécialisation en psychiatrie. OK.
Aujourd'hui, on a des infirmiers en pratique avancé en psychiatrie, mais c'est pas suffisant. Il faut accentuer, redonner une image. Euh les fous, c'est pas ça peut être nous un jour.
OK. Démystifier toutes les bêtises qu'on entend sur les hôpitaux psychiatriques. L'hôpital psychiatrique aujourd'hui s'ouvre à l'extérieur hein, c'est avec l'art et cetera.
Nous sur l'hôpital où je travaille, un trouble de théâtre par exemple, il faut diversifier les soins et je crois et redonner un sens. Redonner un sens à la maladie mentale et pas croire que le fou c'est l'autre. Il y a des gens qui demandent d'être internés quand il ils ont une rupture amoureuse, qu'ils ont envie de se suicider, j'en sais rien.
Il y a des gens qui sont, tu sais, voilà, qui ont juste besoin d'une toute petite pause dans leur vie et pour se reposer. Ouais. Ouais.
Et il y a pas de de honte aller consulter un ps quand on va mal hein. Des fois tout à l'heure, on parlait de la famille et cetera. Nos familles sont pas nos psy hein.
Et il y a pas de honte à aller consulter un psychologue ou un psychiatre ou aller dans un centre médico- psychologique, voir une infirmier d'accueil si ce n'est poser les choses quelque part. Si vous nous écoutez en en podcast audio, je vous mettrai le lien dans la description sur Spotify, Apple Podcast, Amazon Podcast. Merci de faire de légendes premier podcast de France.
Dans la description, vous aurez le lien pour commander si vous voulez le livre qui s'appelle les oubliers. Voilà, de Christian Per qui l'a autoédité euh que tu as fait toi-même, tu t'es amusé à faire ça. Ça t'a fait du bien.
Tu dis aussi ça t'a fait partie, ça a fait partie un peu de ta thérapie de d'écrire. Il fallait laisser la seule façon de laisser des traces, c'est de d'écrire les choses. On est que dans l'oralité.
Ouais. Faire des vidéos, ça reste dur. Ouais mais oui moi je suis une vieille génération l'écrit pour moi est important parce que l'écrit euh amène une autre connotation amène un peu plus d'humanité aux choses.
D'autres d'autres anecdotes he dans ton livre. On n pas évidemment pu tout citer en en une émission. Je vous mettrai dans la description sur YouTube si vous nous regardez.
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Merci Christian d'être venu. C'était cool. Merci à toi.
Merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission aussi. Vite toute façon pour une prochaine vidéo sur les gens. Ciao tout le monde. [Musique] [Musique]
Olivier Faure