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interviewBFM TV (sur Dailymotion)· 27 juin 2026 5 min

Garorock : le festival évacué en raison des orages - 27/06

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Allez, on va repartir tout de suite à Marmande, dans le Lot-et-Garonne. Pourquoi ? Parce qu'il y avait le festival Garo-Rock qui devait être organisé ce week-end. Alors aujourd'hui, c'est annulé. Et vous êtes sur place, Mathis Pires. Racontez-nous ce qu'il s'est passé demain pour l'instant. On n'a pas le scénario d'une annulation qui se dessine. Mais aujourd'hui, que s'est-il passé ? Combien de personnes ? Garo-Rock surtout.

0:23
Invité

Eh bien, c'est plusieurs milliers de festivaliers qui ont été évacués. Plusieurs dizaines de milliers. En tout cas, la totalité des festivaliers ont dû évacuer le site. C'est l'organisation du festival Garo-Rock en concertation avec la préfecture et la mairie qui ont pris cette décision. Et parmi les évacués, il y a donc toutes ces personnes que vous voyez juste derrière moi. Ils se sont retrouvés ici au parc des expositions de Marmande, à 1 km du site où se déroule le festival. Vous entendez peut-être la musique derrière moi. Ils ont organisé une petite fête improvisée, en tout cas, pour essayer de passer à autre chose.

Parce qu'en tout cas, ce que j'ai remarqué chez eux ce soir, c'est beaucoup de déceptions quant à cette décision, puisqu'ils ne comprennent pas pourquoi ils ont pris cette décision malgré la vigilance orange sur le département du Lot-et-Garonne. Pour le moment, pas d'orage, en tout cas à l'horizon. Le ciel est assez dégagé. Ça se couvre petit à petit. Donc les orages sont, en tout cas selon Météo France, prévus dans les prochaines heures, entre 1h et 3h du matin. Le département est placé en vigilance orange au risque d'orage. Et les festivaliers qui sont ici vont passer la nuit à l'intérieur du parc des expositions. Merci beaucoup, Mathis Pires.

On rappelle qu'effectivement, ce festival, l'un des principes, c'est de camper aussi sur place. Donc forcément, pour les campeurs, c'était compliqué. Miko, je crois que vous y étiez à Marmande cette semaine. Vous comprenez la déception, évidemment, on peut la comprendre. Vous comprenez aussi la décision des autorités d'annuler ce festival, alors qu'on le voit, pour l'instant, il ne pleut pas, il n'y a pas d'orage ? Oui, force à nos amis Terega, notamment, qui ont essayé de fournir de l'énergie, notamment de l'hydrogène, justement, pour le festival Garo-Roc.

Donc effectivement, là, on a un sujet qui est comme ceux qu'on a déjà évoqués, c'est-à-dire, effectivement, où est la place des festivités, surtout dans une situation, bien sûr, estivale, quand on a effectivement ces tempéries qui se manifestent ou sont que encore du risque. Et là, ici, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le risque, ici, on ne peut pas se permettre de pouvoir dire, voilà, on a vu que le risque était relativement limité, donc on a maintenu, effectivement, les festivités, et je pense que vous me rejoindrez là-dessus.

Là, on a une question du principe de précaution, en fait, qui se pose, et le principe de précaution, effectivement, ça coûte moins cher que de devoir gérer les problèmes derrière.

2:47
Présentateur

Après, qui peut être aussi terrible, le principe de précaution, par exemple, je pense à Solidays, qui va perdre cette année 3 millions d'euros, et qui ne vit que par, justement, ce genre d'événements et ses ventes de place.

2:56
Invité

C'est vrai, et là-dessus, ce sur quoi vous mettez l'accent derrière, c'est les logiques assurantielles qui sont mises en œuvre, parce qu'effectivement, tous ces acteurs, et notamment les gros organisateurs de festivals, ont évidemment des logiques d'assurance, notamment d'assurance climatique, et là, l'enjeu qui se pose dans une logique de transition écologique, énergétique, etc., mais aussi, c'est valable par rapport aux contraintes géopolitiques qui peuvent émerger, par rapport à Hormuz ou d'autres choses, comme celle-là, pour faire des ponts avec d'autres actualités, mais qui sont toutes connectées, c'est que là, le risque assurantiel, il se transforme en premium, donc en prime d'assurance qui monte, qui monte, qui monte, et la question qui se pose, c'est effectivement jusqu'à quand le système assurantiel peut-il être maintenu, parce que derrière, si le système assurantiel s'effondre, c'est le système des réassureurs, donc si vous voulez, les assureurs des assureurs, qui, eux, doivent prendre en charge la question du risque, et derrière, si eux aussi sont en difficulté, ce sont les États, et donc les contribuables qui prennent en charge les risques, vous voyez ici qu'on a une pyramide des risques qui, en partant d'un festival ou de festivités comme Solidays ou Gare au Roch, peuvent nous emmener, en fait, ici, dans un vrai, vrai enjeu, à la fois économique, financier et de long terme.

3:59
Présentateur

Vous vouliez ajouter, Ludovic ?

4:00
Invité

Oui, je voulais juste ajouter qu'on est sur deux situations différentes. L'annulation de ce festival à Marmont, c'est lié aux orages, parce que des orages, c'est dangereux. L'annulation de Solidays et de la marche des fiertés à Paris, c'est la canicule, et c'est surtout parce que les services d'urgence sont complètement saturés, qu'il n'y a plus de place dans les lits d'hôpitaux, et que ce type d'événement va générer inévitablement un certain nombre de malaises qui devront être pris en charge par les structures hospitalières. Il s'agissait de ne pas surcharger encore plus ces structures hospitalières.

4:28
Présentateur

C'est la PHP qui a demandé au préfet, justement, si on pouvait interdire ce festival. Merci.

4:32
Locuteur

Merci. Merci.