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interviewBFMTV — BFM Politique· 11 décembre 2022 50 min

Éric Zemmour, président du parti Reconquête - 11/12

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:09
Présentateur

BFM Politique en compagnie de Pauline Théveniot pour le Parisien et de Benjamin Duhamel. Éric Zemmour est donc notre invité, président de Reconquête, ancien candidat à l'élection présidentielle. Nous allons commencer cette émission avec du foot parce que les Bleus sont en demi-finale de la Coupe du Monde. Victoire hier soir 2-1 contre l'Angleterre.

0:24
Éric Zemmour

Vous êtes dans quel état d'esprit ce matin ? Heureux, très heureux. Vous savez, moi, ma génération fait que je suis traumatisé de France-Allemagne de 1982. Donc, toutes les victoires sont bonnes à prendre. Je suis content quand la France gagne sans état d'âme, sans rien du tout. En plus, c'était un match magnifique. Les Anglais ont été à deux doigts de gagner. Franchement, c'était superbe.

0:46
Présentateur

Ça veut dire que vous bloquez vos soirées quand c'est un match débloque comme ça ?

0:48
Éric Zemmour

Oui, bien sûr.

0:49
Présentateur

Vous regardez en famille ?

0:50
Éric Zemmour

Je regarde. Ça dépend avec ceux qui veulent voir, quand mes enfants veulent voir, quand ils ne sont pas là, quand ils sont avec leurs copains. Je regarde. Mais même tout seul, je suis prêt à regarder les matchs.

0:58
Présentateur

Le foot qui n'est jamais très loin de la politique, quoique certains en disent. Jordan Bardella, qui est le nouveau patron du Rassemblement National, a regardé le match, lui. Mais manifestement, il n'a pas vu Aurélien Tchouameni. Regardez le tweet qu'il a publié ce matin. Merci Olivier Giroud. Merci Didier Deschamps. Merci l'équipe de France. On est en demi. L'aventure continue. Tchouameni qui a marqué le premier but. Premier but, superbe but. Ça vous interroge ou pas ?

1:20
Éric Zemmour

Non, je ne sais pas. Je ne suis pas dans sa tête et je ne vais pas commenter ses tweets. Je pense qu'il a voulu dire Olivier Giroud, qui a marqué le deuxième but décisif. Voilà. Mais franchement, toute l'équipe est à féliciter. Et je vous dis, les Anglais ont fait un match magnifique. C'était un match très dur, très tendu. Vous savez, aujourd'hui, c'est la différence avec le football de mon enfance. C'est-à-dire qu'à l'époque, chaque équipe avait un jeu particulier, qui exprimait d'ailleurs un espèce de génie national. Les Anglais avaient leur jeu, les Italiens avaient leur jeu, les Allemands avaient leur jeu.

Aujourd'hui, il y a une uniformisation parce que tous les joueurs jouent dans les mêmes équipes, etc. Et les techniciens aussi. Et donc, tous les jeux se ressemblent. Et donc, ça ne fait qu'un jeu un peu étouffant, vous voyez, parce qu'ils jouent de la même façon. Et donc, les victoires tardent à se décider. C'est mieux pour le spectacle ? Ça dépend, mais en tout cas, c'est beau. Benjamin.

2:17
Intervenant

L'équipe de France qui joue en ce moment est une équipe hétérogène, diverse, avec plusieurs origines. L'équipe de France de foot aujourd'hui, c'est l'anti-Zemmour ? C'est l'inverse de la société que vous prenez ?

2:28
Éric Zemmour

Alors là, vous savez, je disais tout à l'heure que j'ai connu le foot jadis. Moi, j'aimais Marius Trésor. Il n'était pas blanc de peau spécialement. J'aimais Gentil Ghana qui venait d'Afrique. L'équipe de France, il y a toujours eu des enfants de l'immigration dans l'équipe de France.

2:46
Intervenant

Mais je vous pose la question parce qu'il y a un an et demi, quand vous sortiez votre livre, également sur des plateaux de télévision, vous vous interrogiez sur le fait qu'il y avait, je cite, trop de Noirs en équipe de France.

2:56
Éric Zemmour

Il y a une différence entre des gens qui viennent d'origines différentes, ce qui a toujours été le cas en France. Les plus grands joueurs, Raymond Coppa était fils d'immigrés polonais, Platini, fils d'immigrés italiens, etc. Et le fait qu'il y ait huit, neuf joueurs d'origine africaine, de couleur noire, dans l'équipe. Ce n'est pas la même chose. Si vous aviez neuf joueurs blancs dans l'équipe sénégalaise, je pense que les Sénégalais s'interrogeraient.

3:21
Intervenant

Et donc vous considérez qu'il y a un déséquilibre aujourd'hui ?

3:23
Éric Zemmour

Aujourd'hui, je pense qu'il y a un équilibre assez subtil d'ailleurs. Mais il faut simplement que l'équipe ressemble au pays tout bêtement. Je veux dire, quand on voit, je vous répète, imaginez une équipe du Japon qui a très bien joué, ou une équipe du Maroc. J'imagine, vous allez me parler de l'équipe du Maroc. S'il y avait dix joueurs qui s'appelaient François et Jean-Claude dans l'équipe du Maroc, je pense que le roi s'interrogerait. C'est tout ce que j'ai voulu dire. Pauline ?

3:48
Invité

La prochaine étape, c'est les demi-finales. Les Bleus vont affronter le Maroc. Est-ce que ce sera une fête ?

3:55
Éric Zemmour

En tout cas, ce que je cède pour avoir parlé avec des policiers, c'est que c'est une grande frayeur pour la police.

4:01
Invité

Vous voyez ça avant de voir la fête, les supporters qui se disent doublement heureux, la liesse ?

4:06
Éric Zemmour

Je ne vois rien, moi. Vous savez, je regarde, j'observe.

4:09
Invité

C'est la première chose dont vous parlez.

4:10
Éric Zemmour

Oui, vous m'avez posé une question, je vous réponds. Vous m'avez dit, est-ce que ce sera une fête ? Je vous dis, je vais vous répondre globalement. Mais d'abord, je tiens à vous dire que les policiers sont très inquiets. Deuxièmement, je tiens à vous dire, puisqu'on parlait football d'abord, que je trouve remarquable cette équipe du Maroc. C'est un exploit inédit pour une équipe africaine.

4:31
Présentateur

C'est la première équipe africaine en demi-finale.

4:32
Éric Zemmour

Exactement, je me souviens, le Cameroun en 1990 était en quart de finale. Ils n'avaient pas réussi à aller en demi-finale. Là, vraiment, c'est un exploit formidable. Et en plus, ce n'est pas par un concours de circonstance. Ils ont battu des équipes difficiles, de la Belgique, l'Espagne. Franchement, et le Portugal avant-hier. Donc, je pense que vraiment, c'est une très bonne équipe. Elle fait un très bon jeu et ça va être très difficile pour les Français. Maintenant, il y a d'autres degrés d'analyse. Je remarque que quand la liesse populaire se répand au Maroc, ça se passe très bien. Le roi se trouve au milieu, etc.

Quand ça se passe en France, ça finit par des émeutes et des affrontements avec la police. Ça finit par des émeutes et des affrontements aux Champs-Élysées. Ça finit par des pillages de camions, vous l'avez vu, à Avignon. Pourquoi ? J'aimerais comprendre pourquoi.

5:18
Intervenant

Deuxièmement... Juste les images de l'IES, par exemple, sur les Champs-Élysées, de voir des gens qui, pour une grande majorité, pacifiquement, viennent montrer leur joie que le Maroc a gagné, ça vous pose un problème ou pas ? Attendez. Est-ce que ces images, elles vous posent problème ?

5:29
Éric Zemmour

Oui, oui, je vais vous répondre. D'abord, ça finit en émeute. Un. Pourquoi ça finit en émeute ? Pas partout et une grande majorité. Est-ce que quand les Argentins célèbrent leur victoire, ça se finit en émeute, Benjamin Duhamel ? Non. Deuxièmement, vous me posez une question, je vais vous répondre sans hésitation et sans circonvolution. J'aimerais savoir comment réagirait le roi du Maroc, les Marocains, si à Marrakech, des milliers et des milliers de Français célébraient leur victoire, la victoire de la France. Je pense qu'ils se sentiraient un peu dépossédés de leur pays, surtout le soir où la France gagne.

Je trouve bizarre qu'il y ait plus de gens qui sont censés être français, puisqu'on les présente comme des franco-marocains. Non, ils ne sont pas censés. Si, excusez-moi, ils ont souvent la douleur sur l'hérité.

6:29
Présentateur

Donc, on n'est pas censés, on l'est.

6:31
Éric Zemmour

Donc, ils sont français, et oui, c'est pour ça que je dis ça. Si vous ne m'interrompez pas, vous allez comprendre pourquoi je dis ça. Non, mais je suis obligé de vous interrompre. Non, non, non, non, non, qui sont censés, laissez-moi finir, je vous assure, je parle comme j'ai envie, et vous me reprenez après, mais pas quand je parle. Qui sont censés être français, et qui célèbrent la victoire du Maroc. Qui célèbrent la victoire du Maroc, le jour où la France gagne. Avant, avant ? Non, après. Aussi, hier soir, il y avait encore des gens qui célébraient et qui se battaient avec les policiers.

Deuxièmement, je vois même des gens qui sont franco-marocains et à qui on demande pour qui êtes-vous pour France-Maroc, et qui disent unanimement pour le Maroc. Je n'ai pas vu, moi, je n'ai pas vu quand il y a un match France-Italie, des gens d'origine italienne qui disent on est pour l'Italie. Je n'ai pas vu.

7:22
Invité

On a entendu énormément de supporters dire qu'ils étaient doublement heureux, avoir les deux drapeaux.

7:28
Éric Zemmour

Madame, je ne sais pas si vous suivez beaucoup le football, mais on ne peut pas être pour l'un ou pour l'autre. Il y en a un qui gagne.

7:36
Présentateur

Mais ce n'est pas vrai, monsieur Zemmour. Mais pourquoi ? Pardonnez-moi, mais alors... Premièrement, excusez-moi, vous aviez terminé votre premier propos. Donc, comme vous m'y avez gentiment autorisé, même s'il s'agit de mon émission, je vais le redire, on n'est pas censé être d'une nationalité, on ne l'est pas. Ça, c'est un fait, c'est juridique. Premier élément. Oui, juridiquement, il n'y a pas de problème. Deuxième élément. Moi, je vous parle des faits. Deuxième élément. Vous parlez de juridique. Complètement, vous ne pouvez pas vous dire qu'on n'a pas le droit d'être pour deux équipes. Je vais vous dire... Par exemple, moi, je supporte

8:02
Éric Zemmour

les Gérardins de Bordeaux et le SCO d'Angers. Deux équipes. Bon, voilà. Non, non, non. Ça n'a rien à voir, ce n'est pas deux pays. Deuxièmement, moi, je vais vous donner un exemple. Moi, j'aime la Hollande de Cruyff des années 70. J'aime le Brésil éternellement parce que c'est un jeu magnifique. Mais s'il y a France-Hollande, s'il y a France-Brésil, je suis pour la fin.

8:19
Présentateur

Et pardonnez-moi, parce que je veux revenir sur un point très précis. Pardonnez-moi, parce que c'est très important. Ah oui, c'est très important. Vous ne pouvez pas qualifier ce qui s'est passé hier d'émeute. Émeute, ça a un sens, monsieur. Vous avez montré les images des gens qui ne sont pas des policiers ? Vous avez montré ça comment ? Vous comparez ce qui s'est passé hier

8:35
Éric Zemmour

par exemple à Villiers-le-Bel, à l'époque. Mais vous appelez ça comment des gens ? C'est la même chose. Des gens qui caillassent les policiers, vous appelez ça comment ? Qui leur jettent des tirs de mortier, vous appelez ça comment ?

8:46
Présentateur

Vous vous appelez ça des émeutes. Donc vous mettez ça au même niveau que ce qui s'était passé à l'époque à Villiers-le-Bel, par exemple. Excusez-moi.

8:51
Éric Zemmour

Il n'y a pas de gradation. Moi, quand on se bat contre les policiers, je n'appelle pas ça fêter une victoire. Et je voudrais dire deux choses. D'autres pas. Quand vous voyez, on a vu d'autres images. On a vu d'autres images de, par exemple, après la victoire contre la Belgique à Bruxelles, d'un Marocain ou d'un Beljo-Marocain qui arrachait le drapeau de la Belgique et qui mettait à la place le drapeau du Maroc.

9:16
Intervenant

Mais attendez, monsieur...

9:17
Éric Zemmour

Attendez, vous avez vu ces images bien aussi.

9:19
Intervenant

Là, juste, on est sur ce qui se passe en France. C'est la même chose. Si je comprends bien ce que vous dites à Jean-Baptiste, vous considérez qu'au fond, les franco-marocains qui se réjouissent de la victoire du Maroc ne sont pas des bons Français. Non, non. Je dis simplement une chose, moi. Si, puisque vous disiez juridique, mais pas de cœur.

9:33
Éric Zemmour

Moi, je dis, je dis que quand on est Français, on est pour la France.

9:37
Intervenant

Et si on est franco-marocain, on n'a pas le droit d'être pour le Maroc. Contre la France, non.

9:41
Éric Zemmour

Et donc, que se passe d'eau ? Quelles conséquences vous en tirez ? Mais je n'en tire aucune conséquence. C'est à vous d'en tirer des conséquences. C'est à eux d'en tirer des conséquences. Vous savez, moi, je me souviens de ce que disait le roi du Maroc dans les années 80. Ce n'était pas moi. Je vous renvoie à cette fameuse vidéo sur l'émission d'Anne Sinclair.

9:56
Intervenant

Mais Leila Slimani, par exemple, Prigoncourt, dans le journal du dimanche aujourd'hui, dit, moi, j'aimerais que le Maroc gagne, mais si c'est la France, je serais doublement heureuse. Non, non, non. Si, si, si. J'ai lu la même chose que vous.

10:06
Éric Zemmour

Elle dit, je suis pour le Maroc. C'est mon pays de cœur.

10:09
Intervenant

Moi, excusez-moi, je suis pour la France. Prigoncourt de la France, elle ne représente pas bien la France parce qu'elle est favorable à la France du Maroc.

10:15
Éric Zemmour

Benjamin Duhamel, moi, je suis pour la France. Il y a des gens qui sont pour le Maroc. C'est tout, ils choisissent. Vous savez, je vois aussi, je ne sais pas si vous lisez la presse marocaine, moi, je lis. Je ne sais pas si vous regardez les déclarations des joueurs, moi, je les écoute. Il situe la formidable épopée footballistique dans un contexte qui échappe de beaucoup au football. Je lis que ce serait la revanche des pays colonisés contre les pays colonisateurs, la revanche du monde arabo-musulman sur le monde occidental, même contre les croisés. Imaginez, imaginez... Je finis ma phrase, je vous répondrai.

Imaginez que, comme on l'a lu dans certains journaux marocains et de joueurs marocains qui disent je dédie cette victoire à l'ensemble du monde arabe. Imaginez qu'Olivier Giroud ait dédié sa victoire d'hier à l'ensemble du monde chrétien. Que dirait-il ?

11:09
Intervenant

C'est la première fois qu'un pays arabe arrive en demi-finale de la Coupe du Monde. Ce n'est pas totalement absurde qu'on dédie ça plus généralement au continent... Je voudrais qu'on avance. Il n'y a pas de pire aveugle

11:17
Éric Zemmour

que celui qui ne veut pas boire. Quel joueur a déclaré ça ? Vous regardez, je ne connais pas. Vous m'avez dit, moi je ne la lis pas vous. Quel joueur ? Vous regardez, vous retrouverez, ne vous inquiétez pas. Je suis sûr que vous retrouverez.

11:28
Présentateur

Emmanuel Macron va donc se rendre au Qatar, M. Zemmour. Il va assister à la demi-finale comme promis. Est-ce que c'est la bonne décision ? Pourquoi ne le ferait-il pas ? Vous savez bien qu'il y a beaucoup de responsables politiques qui jugent qu'il n'est pas opportun pour la France de se rendre au Qatar. Vous en êtes encore là ? Non, moi non. Je vous pose une question.

11:48
Éric Zemmour

Non, moi vous savez, j'avais dit avant que toutes les polémiques sur le boycott du Qatar tomberaient à partir du premier match. Comme jadis, vous savez, pour la Coupe du Monde, en 1978, en Argentine, il y avait la dictature à l'époque et il y avait eu les mêmes polémiques sur l'éventuel boycott de cette Coupe du Monde et c'est tombé le jour du premier match et c'est exactement ce qui s'est passé. Je pense que c'est des polémiques désuètes. Cette Coupe du Monde se passe très bien et elle est tout à fait passionnante.

12:19
Invité

On continue à en parler néanmoins et certains responsables politiques en profitent aussi pour distiller des messages. La ministre des Sports, Amélie Oudea-Cassera, hier soir, en tribune, elle arborait un pull avec un motif arc-en-ciel en signe de soutien à la communauté LGBT. Est-ce que vous approuvez cette démarche ?

12:38
Éric Zemmour

Je ne comprends pas et je n'admets pas les tentatives de récupération par quelques groupes que ce soit, par quelques d'autres que ce soit. Elle a dit,

12:46
Invité

je voulais exprimer mon soutien en faveur des droits humains, des droits LGBT.

12:50
Présentateur

Je ne vois pas le rapport avec le football. Pour terminer sur le football, vous pouvez faire le 11 de tête de l'équipe de France ? Là, c'est ça par cœur ?

12:56
Éric Zemmour

Oula ! Écoutez, Loris, évidemment dans les buts, en défense, je crois qu'il y a Hernández. Kanté... Non. Il n'y a pas Kanté au milieu de terrain ? Coupa Mécano. Ah, Coupa Mécano. Moi, je dis oui, vous avez raison. Écoutez, je vais vous donner dans le désordre, ça va y aller plus vite. Il y aura Griezmann, Mbappé, Giroud, Rabiot, qui est remarquable d'ailleurs. Ils sont tous très bons. L'auteur du buyerre, Aurélien Chouamini. Et puis, qui j'ai oublié ? Vous avez oublié Koundé. Koundé. Je vous l'ai dit, je vous l'ai dit tout à l'heure, mais je l'ai mis en défense alors qu'il était au milieu de terrain. Et voilà, on y est. On y est, ouais. Il en a quelques uns.

Non, je vous assure, je ne crois pas. Mais dites-moi, si j'en ai oublié un. Hernández, Varanou, Pamécano,

13:49
Présentateur

Koundé, Lloris dans les buts, Chouamini, Griezmann, Rabiot, Dembele, le Barcelonais devant, côté de Giroud et Dembele. Dembele. Allez, changeons complètement de sujet, M. Zemmour. Le gouvernement alerte sur de possibles coupures d'électricité qu'on appelle également les délestages. Est-ce que vous faites vous-même des efforts d'économie d'énergie ?

14:07
Éric Zemmour

Je ne sais pas si je fais des efforts d'économie d'énergie, mais je vois que je paye beaucoup plus cher ma facture d'électricité. C'est-à-dire que vous n'avez pas répondu favorablement à l'avis du gouvernement, enfin aux recommandations ? Je mets souvent des pulos verts comme le ministre de l'économie et des cols roulés. Est-ce que vous avez téléchargé EcoWatt, l'appli EcoWatt ?

14:24
Présentateur

Vous l'avez téléchargé ?

14:25
Éric Zemmour

Écoutez, moi, plus sérieusement, parce que c'est un sujet vraiment important, c'est une preuve de plus de la tiers-mondisation de ce pays. Et une preuve de plus que quand, vous savez, quand je disais qu'il fallait depuis des années, et je l'ai beaucoup dit pendant la campagne, un plan pour le nucléaire, il y a beaucoup de gens qui me rabrouaient. Et bien maintenant, ils ne comprennent pas pourquoi il y a des coupures d'électricité. Je pense que nous payons très cher, nous payons très cher, les folies écologiques de ces 20 dernières années, les petites manœuvres politiciennes de la gauche socialiste à partir de M. Jospin jusqu'à M. Hollande et en arrivant à M.

Macron, toutes les petites combines politiciennes pour plaire au vert qui ont fait que nous avons fermé Fessenheim, que nous avons renoncé à Astrid, que nous avons renoncé au supergénérateur à la fin des années 90.

15:21
Intervenant

On vous entend sur le nucléaire, mais si vous étiez au pouvoir là, à partir du moment où l'on sait qu'il ne faut plus de 10 ans pour construire une nouvelle centrale nucléaire, qu'est-ce que vous feriez différemment du gouvernement qui en appelle à la sobriété et qui espère qu'on pourra éviter les délestages au mois de janvier ?

15:33
Éric Zemmour

Benjamin Duhavel, les gouvernements sont responsables. Vous ne pouvez pas passer comme ça.

15:40
Intervenant

Je ne passe pas. Et sur le nucléaire, on a suffisamment ici pointé les problèmes de prise de décision qui ont été ceux des gouvernements qui sont succédés. Mais si vous étiez au pouvoir... Il faut le rappeler. Très bien, mais qu'est-ce que vous feriez aujourd'hui ?

15:51
Éric Zemmour

Et je vais vous dire pourquoi il faut le rappeler. Pour deux raisons. La première, c'est que M. Macron n'a toujours pas officiellement renoncé à son programme de réduction à 50% de la part du nucléaire dans ce qu'on appelle le mix électrique. Ils n'ont toujours pas renoncé à ça. Donc ça, c'est pour la critique. Maintenant, constructif, qu'est-ce que vous feriez ? Qu'est-ce que vous feriez ? Déjà, je dirais que l'électricité, la part du nucléaire dans l'électricité ne doit pas être réduite. Pour cet hiver. Oui, pour cet hiver. Mais cet hiver, Benjamin Duhavel. Qu'est-ce que vous feriez ? Cet hiver. Deuxième, c'est très important ce que je viens de vous dire. C'est très important.

Deuxièmement, ce que je ferais, c'est que je sortirais du système européen de l'arène. Je l'ai dit pendant la campagne présidentielle lors de mon débat face à M. le maire. J'ai eu l'impression qu'il ne savait même pas ce que c'était que l'arène. Et deuxièmement, à l'époque, ça paraissait délirant. Aujourd'hui, le gouvernement fait des pieds et des mains pour pouvoir sortir de ce système sans rompre avec les autorités européennes. Moi, je dis qu'il faut sortir de l'arène.

16:54
Présentateur

Mais est-ce qu'on peut sortir de ce système, M. Zemmour ? En gros, gérer mieux l'indexation, notamment le gaz, l'électricité, etc. Vous avez compris pourquoi ?

17:02
Éric Zemmour

Bien sûr. Parce que non seulement on a empêché pendant des années EDF au nom d'une pseudo-concurrence de vendre son électricité nucléaire à un prix normal parce qu'on était le Qatar de l'électricité puisqu'on parlait du Qatar. Et deuxièmement, on a branché, si j'ose dire, le prix de l'électricité sur le prix du gaz. Quand le prix du gaz explose, on voit le résultat. Tout à fait. Tout ça,

17:26
Présentateur

c'est l'Europe, monsieur, vous avez bien compris. Bien sûr. En revanche, aujourd'hui, nos bonnes relations sur le plan énergétique avec nos voisins nous permettent aussi, puisque nous sommes devenus importateurs, importateurs, elles nous permettent aussi, ces bonnes relations, d'acheter. Deux choses.

17:40
Éric Zemmour

Et de faire face, du coup. Tout à fait. Deux choses. La première, il y avait des accords d'achat avant l'instauration du tarif à Rennes. Donc, c'est indépendant du système européen. À l'époque, c'est nous qui sommes exportateurs, comme vous l'avez rappelé. Et désormais, vous voyez le délire de nos élites françaises qui se prennent pour les plus intelligentes du monde et qui ont coulé ce que le général de Gaulle, ce que Georges Pompidou, le fameux plan Messmer de 1973, avait fait.

C'est-à-dire, non seulement l'indépendance énergétique de la France, non seulement le fait pour les Français et les entreprises françaises d'avoir une énergie électrique à bon prix, mais en plus, comme vous l'avez dit vous-même, d'exporter vers nos voisins. Aujourd'hui, nous importons. Mais en attendant,

18:23
Intervenant

le gouvernement a raison de dire attention à votre consommation d'énergie pour essayer de passer l'hiver.

18:28
Éric Zemmour

Mais ce n'est pas ça qui va permettre de passer l'hiver. Ce n'est pas cela. Alors comment on passe l'hiver ? C'est résiduel. C'est résiduel. Le problème, c'est que nous allons, en revanche, nous allons détruire ce qui nous reste d'industrie. Parce que vous avez bien compris aujourd'hui que les entreprises françaises industrielles qui nous restent, le peu, songent à déménager et à partir dans des pays où, aux Etats-Unis par exemple, l'énergie est beaucoup moins chère. Quelles entreprises ? Beaucoup d'entreprises. Il faut lire les papiers, il faut lire les journaux, il faut regarder, il faut écouter les patrons. Mais je vous assure, tous nos téléspectateurs

19:06
Présentateur

ne les lisent pas. Vu que vous avancez un argument, je vous encourage

19:09
Éric Zemmour

à le préciser. Les entreprises qui utilisent beaucoup d'électricité et de gaz. Et il y a une dernière chose pour vous dire, le génie de nos écologistes et de nos élites. Vous avez remarqué qu'avec l'Ukraine, nous avons renoncé au gaz russe pour nous précipiter vers le gaz américain, le fameux GNL. Vous avez remarqué que même les écologistes ne critiquent plus ce gaz. Et pourtant, vous savez d'où il vient ce gaz.

19:36
Intervenant

En l'occurrence, le gaz russe, c'est plutôt Vladimir Poutine qui a arrêté de la cheminer en Europe.

19:40
Éric Zemmour

Non, c'est nous qui avons aussi boycotté. Nous avons dit nous n'en voulons plus, excusez-moi. Et donc lui, il a dit on ne vous le vend plus. Non, mais ne changez pas de conversation. Le GNL, qu'est-ce que c'est ? C'est du gaz de schiste. Le gaz de schiste que les écologistes nous ont empêché de prospecter en France et en Europe et que maintenant, on achète à un prix quatre fois plus élevé que celui que les Américains vendent à leurs entreprises. Un dernier mot sur l'énergie, Pauline.

20:06
Invité

Le gouvernement a multiplié les alertes, a été très très très fort dans les alertes. Est-ce que pour vous c'était le bon ton ou est-ce que ça c'est de nature à paniquer les Français ? On voit que Renaud Le Maire récemment un peu tempéré en disant mais non, on va pouvoir passer l'hiver sans difficulté, sans coupure et à notre portée. Qu'est-ce que vous pensez de cette communication ?

20:24
Éric Zemmour

Vous savez, je pense que le problème n'est pas un problème de communication. Je pense que le gouvernement est affolé. Je pense que ces gens ne maîtrisent rien et qu'ils payent les décisions qui ont été prises il y a des années, y compris par eux d'ailleurs. Je l'ai dit tout à l'heure. Je rappelle qu'Emmanuel Macron avait dit qu'il fermerait 12 centrales nucléaires en 2018.

20:47
Invité

Il a aussi annoncé la construction de 6 réacteurs il y a un an à Belport.

20:50
Éric Zemmour

Oui, mais vous voyez le temps perdu. Excusez-moi, votre collègue a dit lui-même qu'il faut 10 ans pour construire une centrale nucléaire. S'il avait pris sa décision il y a 5 ans, il ne restait plus que 5 ans. Si François Hollande n'avait pas pris sa décision de fermer Fessenheim et qu'Emmanuel Macron a enterriné alors qu'il pouvait faire le contraire, on aurait Fessenheim, on aurait directeur en plus. Pardonnez-moi, je finis là-dessus. J'ai visité Fessenheim pendant la campagne présidentielle. Vous savez, il ne faut pas croire ce que le gouvernement vous dit. Elle était parfaite, Fessenheim. Elle était en état de marche.

C'était à la fois la plus vieille centrale nucléaire et en même temps la plus moderne parce que les centrales ont cela de particulier qu'on renouvelle chacune des pièces. Donc, M. Macron aurait très bien pu changer la décision de François Hollande et la remettre en marche. Je voulais la suite de l'émission

21:37
Présentateur

dans un instant. C'est la pause, c'est pour ça. La suite de l'émission en direct dans un instant sur BFM TV et comme chaque dimanche, au retour de la coupure, je vous montrerai trois photos. Derrière chaque photo, il y a une question d'actualité. Vous en choisirez deux. A tout de suite. Éric Zemmour est l'invité de BFM Politique ce midi. M. Zemmour, comme chaque dimanche, je vous montre maintenant trois photos. Elles vont apparaître juste derrière moi. Derrière chaque photo se cache une question liée à l'actualité. Vous allez pouvoir en choisir deux. Nous allons donc faire apparaître le logo des Républicains, une main qui symbolise un service de soins palliatifs et un préservatif.

Quelle photo choisissez-vous ?

22:18
Éric Zemmour

Les Républicains, comme ça, ça nous permettra de parler politique.

22:22
Présentateur

On connaîtra donc ce soir le nom du nouveau président des Républicains. Éric Ciotti, le favori. Est-ce que vous espérez sa victoire ?

22:30
Éric Zemmour

Je n'espère rien. pour les Républicains. Je pense que ce n'est pas une question d'hommes. J'ai du respect, même de l'amitié. Je les connais très bien pour Éric Ciotti comme pour Bruno Rotaillot. Ils sont d'ailleurs l'un et l'autre au fond, pas très loin et même très près de ce que je dis. Mais je pense que LR, ce n'est plus chez LR que se passe l'avenir de la droite et l'avenir de la France. Ça change quelque chose

22:56
Présentateur

que Ciotti gagne par exemple pour vous ?

22:58
Éric Zemmour

Pour moi ? Oui. Par rapport à Rotaillot ? Non, ça ne change pas radicalement les choses. Vous savez, je pense que le problème...

23:03
Intervenant

Vous lui lancez un appel éventuellement à travailler avec vous même s'il n'en veut pas. De toute façon, il a dit non. J'ai compris. Vous savez,

23:09
Éric Zemmour

moi...

23:09
Invité

Vous pourriez appeler quand même.

23:11
Éric Zemmour

Ça va. Vous savez, prêcher dans le désert, ce n'est pas à mon goût. J'ai compris. Moi, ce que je disais, c'était que l'Union des droites permettait, comme en Italie, comme en Suède, même comme en Israël, de gagner. Ils ne veulent pas... Quand je dis ils, je mets un S puisque ce n'est ni les dirigeants des Républicains ni les dirigeants du RN. Ils ne veulent pas. Les gens s'en souviendront. C'est tout. Moi, après, chacun vit sa vie. Vous savez, je pense que LR est à l'article, est à la fin de sa vie politique. Vous savez, c'est un classique de l'histoire politique française. Il y avait le parti radical qui dominait la Troisième République. C'est aujourd'hui un petit parti.

C'est devenu un parti d'élu, le LR. Donc, c'est en général la fin d'un parti. Je pense que c'est fini. Ils pourront faire des efforts pour faire du bouche-à-bouche à LR. Je pense que LR est à l'article. Si vous voulez permettre

23:59
Intervenant

de vendre un parti qui n'a pas d'élu,

24:01
Éric Zemmour

ils ont au moins 70 députés de plus que vous. Cher, je vous ai dit, c'est un parti d'élu, mais il a aussi 50 ans de plus que moi. C'est toujours mieux

24:09
Intervenant

d'avoir des élus que de ne pas en avoir.

24:10
Éric Zemmour

Bien sûr, mais nous avons des élus.

24:12
Intervenant

Mais pas élus sous l'éthique à l'Ontario.

24:14
Éric Zemmour

Oui, pas au Parlement, pas à l'Assemblée nationale. Nous avons deux sénateurs, nous avons des parlements en terrain européen, nous avons des maires, nous avons des conseillers régionaux, etc. Et puis, je vais vous dire une différence. Vous savez, LR est à la fin de sa vie. Nous, nous sommes au début de notre vie. Nous avons un an. Nous sommes à un an en termes de militants, parce que ça compte quand même les militants, Benjamin Duhamel, le premier parti de France. Alors, nous allons revenir sur ces questions, M. Zemmour.

24:37
Présentateur

Il nous reste deux photos à choisir. Enfin, une parmi les deux qui restent. Plutôt, est-ce que vous souhaitez la photo avec ses deux mains et ce service de soins palliatifs ou est-ce que vous souhaitez le préservatif ? Écoutez, les mains. La Convention citoyenne a commencé ses travaux autour de la fin de vie. Question simple. Est-ce que vous êtes favorable à l'évolution de la loi ?

25:02
Éric Zemmour

Je vous avoue que parfois, j'ai des idées arrêtées sur des événements. Souvent. J'ai réfléchi avant, Benjamin Duhamel. Mais j'ai réfléchi longuement. Alors après, évidemment, il est dur de me faire changer d'avis. Mais en revanche, sur ce sujet-là, qui touche vraiment à la vie, à la mort, à l'intime, je vous avoue que j'avance avec grande prudence. Je pense qu'on ne doit pas toucher à la loi. à l'éthique était une bonne loi qu'avec des mains tremblantes. J'ai connu moi-même, personnellement, donc c'est pour ça que je vous en parle avec émotion et pour ma mère, cette question-là.

Ma mère a été très malade, elle a fait un AVC, elle est restée des années, comme ça, on ne savait pas ce qu'elle devenait, elle ne parlait plus, etc. mais je ne suis pas favorable non plus à ni ce qu'on appelle l'euthanasie, ni ce qu'on appelle encore moins le suicide assisté. Vous voyez, je pense que ça peut ouvrir la porte à des tas de dérives et même à un sentiment pour les personnes âgées et les personnes abîmées, un sentiment d'inutilité. Vous voyez, on se dit, mais alors, je ne sers plus à rien, il faut mieux que je meure, je suis un poids pour mes enfants, pour mes petits-enfants. Vraiment, je vous assure, je dis ça, j'avance vraiment avec les mains tremblantes, j'avoue honnêtement.

26:23
Invité

C'est la bonne méthode que ce soit des citoyens qui se réunissent pendant trois mois puisque c'est un sujet qui relève à la fois de l'intime et du sociétal.

26:29
Éric Zemmour

Vous savez, je ne suis pas contre l'expression des citoyens. Je me méfie parce que j'ai vu la précédente convention qui a été complètement... Sur le climat. Sur le climat, merci. Qui a été complètement phagocytée par les militants d'une cause et qui ont complètement récupéré le bébé. Donc, je me méfie beaucoup de ça.

26:50
Présentateur

Restons dans le domaine de la santé, Éric Zemmour. Il y a eu une conférence de presse vendredi de François Braud, ministre de la Santé et de la Prévention. Comme la Première Ministre, il demande aux Français de porter le masque face à la pandémie Covid qui repart. Vous le portez vous-même ou pas ?

27:04
Éric Zemmour

Je pense effectivement qu'il faut appeler à la responsabilité des gens. C'est-à-dire, par exemple, dans le métro... Donc, dans le métro, vous le portez ? Voilà. Je serais favorable à ce qu'on le porte. Sans obligation, en revanche. Voilà, sans obligation. Je pense que là, on a soupé des obligations, des contraintes. Je pense qu'il faut... Maintenant, on a compris ce que c'était. On a vu aussi que ces virus successifs s'affaiblissaient. Leur caractère mortel s'affaiblissait petit à petit. Donc, même si ça reste évidemment dangereux. Des gens en meurent. Voilà. C'est pour ça que je vous dis que ça reste dangereux.

Mais, en tout cas, je pense qu'il faut appeler à la responsabilité des gens sans contraintes.

27:40
Invité

Vous avez 64 ans, Éric Zemmour. Donc, vous êtes la cible prioritaire pour le rappel vaccinal. Est-ce que vous avez fait votre rappel de vaccins ?

27:50
Éric Zemmour

Non, pas pour l'instant.

27:51
Invité

Et vous comptez le faire ?

27:53
Éric Zemmour

Peut-être. Je vais voir. Je ne sais pas encore. Vous savez, j'ai fait les vaccins précédents. J'ai compris maintenant l'efficacité de ces vaccins et la limite de ces vaccins. C'est-à-dire qu'en gros, ça permet de régler les cas les plus graves et d'éviter donc les cas les plus graves. Et en même temps, ça n'empêche pas la contagiosité. Mais avant les faits,

28:15
Invité

le gouvernement, justement, pour protéger les plus fragiles, incite à...

28:19
Éric Zemmour

Oui, mais je ne suis pas fragile, vous savez.

28:22
Intervenant

Non, mais c'est-à-dire que vous êtes très responsable. Et pour protéger les autres.

28:24
Invité

Et pour protéger les autres. Mais je n'ai pas de comorbidité.

28:27
Intervenant

Je n'ai pas tout cela. Vous êtes responsable politique. Est-ce que vous véhiculez cet appel du gouvernement pour que les plus fragiles aillent faire leur quatrième dose de vaccin ?

28:34
Éric Zemmour

Je pense qu'il faut effectivement les gens les plus âgés, les plus malades. Mais vous savez, on n'a pas besoin de leur dire que les Français sont adultes. C'est très bas.

28:42
Intervenant

Les taux de quatrième dose sont extrêmement bas.

28:44
Éric Zemmour

Oui, mais c'est normal parce qu'on a compris ce que je vous disais. On a compris les limites aussi de cette vaccination. Mais je pense qu'il faut, mais on va en parler, j'imagine, aller au-delà de cette affaire de Covid. Et il faut parler quand même de l'état lamentable de notre hôpital parce que c'est aussi ça le problème.

29:00
Présentateur

Excusez-moi. Il n'y a pas que le Covid, il y a une triple épidémie qui est inédite. Je ne vous le fais pas dire. Il y a le Covid, il y a la grippe, il y a la bronchiolite cette année. L'hôpital souffre. François Braune, sur ce plateau d'ailleurs, avait annoncé il y a un mois une enveloppe supplémentaire de 500 millions d'euros pour l'hôpital. Est-ce que ça suffit ? Non.

29:16
Éric Zemmour

Je pense que, vous savez, je vous parlais tout à l'heure pour l'énergie de la tiers-mondisation de la France. Ça vaut aussi pour l'hôpital. Ça vaut aussi pour l'école. J'espère qu'on en parlera après. Je pense qu'il y a une tiers-mondisation de notre pays dramatique. Et que l'hôpital, moi, dans ma jeunesse, l'hôpital et l'école d'ailleurs, étaient la fierté de la France. On disait, on a le meilleur système de santé du monde, on a le meilleur système scolaire du monde. Et c'était largement vrai. On a, pour des raisons multiples, saccagé ce système hospitalier et ce système de santé.

Aujourd'hui, si on a autant de problèmes, c'est parce qu'on a réduit des lits par milliers pour des raisons technocratiques

29:57
Intervenant

et soi-disant d'économie. C'est surtout parce qu'on n'a pas assez de personnel, précisément, pour s'occuper de ces lits. Et en ce moment-là, on repart sur les 10 ans. Il y a eu fin du numerus clausus en 2018. Il faut beaucoup d'années pour former des médecins. Donc concrètement, qu'est-ce que vous faites pour que l'hôpital aille mieux ?

30:12
Éric Zemmour

Mais vous êtes marrant. On a à vous entendre. On a l'impression que, je sais que vous êtes jeunes, mais que la vie et que l'histoire de France commence en 2018.

30:21
Intervenant

Non, mais ce n'est pas ça. Vous êtes responsable politique. Qu'est-ce que vous faites

30:26
Éric Zemmour

pour que l'hôpital aille mieux ? En disant cela, Benjamin Duhamel, vous excusez ce qu'on fait. J'excuse rien. Si, vous excusez ce qu'on fait M. Macron, M. Hollande et tous les dirigeants qui nous ont précédés. C'est parce que vous dites si, si, c'est cela. Il vous dit,

30:38
Présentateur

j'entends votre constat maintenant. Quelle proposition

30:40
Éric Zemmour

vous faites pour l'avenir ? Il dit, mais maintenant, qu'est-ce que vous feriez ? Je veux d'abord dire qu'il y a des responsables et que M. Macron a eu le pouvoir depuis 5 ans et qu'il a eu le pouvoir même depuis 10 ans puisqu'il était le plus proche conseiller de M. Hollande et qu'il n'avait rien fait. Il faut le dire, M. Duhamel. Bon, maintenant... Qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous proposez ? Un, effectivement, vous avez raison, la fin du numerus clausus, mais il a été décidé... Ça a été décidé, mais c'est très lent. Ça a été décidé en 2018. En 2018. Vous vous rendez compte que ça faisait des années qu'on le réclamait.

Deuxièmement, j'avais proposé, je propose toujours un grand plan pour l'hôpital pour augmenter les capacités hospitalières et je propose que les médecins reprennent en main l'hôpital, c'est-à-dire que ça ne soit plus dirigé par des technocrates qui ne soient obsédés par les considérations financières et budgétaires, mais que les médecins, comme cela se passait avant, aient leur mot à dire dans la gestion de l'hôpital. Troisièmement, je pense qu'il faut, oui, augmenter les salaires des infirmières et des médecins hospitaliers parce qu'aujourd'hui... Et quatre, il faut résoudre les problèmes de sécurité.

Il y a des problèmes de sécurité énormes à l'hôpital qui sont dus, évidemment, à la tiers-mondisation de l'hôpital et au fait que l'hôpital soigne le monde entier aujourd'hui avec les violences qui vont avec.

32:01
Invité

En matière de santé, toujours, il y a aujourd'hui un manque de certains médicaments, de doliprane pour les enfants, d'amoxiciline. Est-ce que ça aussi, cela vous inquiète ?

32:09
Éric Zemmour

C'est évidemment, là aussi, dans les années 80, on avait une des industries pharmaceutiques les plus puissantes du monde. À l'époque, la gauche pestait, dénonçait les profits énormes de l'industrie pharmaceutique. Elle a gagné.

32:28
Invité

Il y a aussi la question de la surconsommation, une question plus circonstancielle, surconsommation liée au Covid.

32:33
Éric Zemmour

Il n'y a pas un problème, il y a un problème de surconsommation, mais en l'occurrence, le manque de doliprane et d'autres médicaments n'est pas lié à la surconsommation. Il est lié au fait que depuis 10 ans, depuis 15 ans, l'industrie pharmaceutique a mis ses usines en Inde et en Chine. Et que donc, du coup, on a un problème, on n'a plus d'usines pharmaceutiques en France. Pourquoi, madame ? Pourquoi ? Pour deux raisons.

D'une part, parce qu'on a réduit, encore une fois, pour les mêmes raisons que l'hôpital, les bureaucrates du ministère de la Santé et de Bercy ont imposé un prix très bas du médicament, ce qui fait que l'industrie pharmaceutique ne gagne plus assez d'argent sur les médicaments qu'il vend en France et donc a délocalisé ses usines. Il faut augmenter le prix de doliprane ? Oui, attendez, laissez-moi finir. Et deuxièmement, à cause, encore une fois, des écologistes, encore une fois, à cause du principe de précaution qui fait que nous avons liquidé notre industrie pharmaceutique et notre industrie chimique, voilà, il faut revenir sur ces deux principes.

Oui, il faut augmenter les prix des médicaments. Ils sont remboursés. Ils sont remboursés. À la France,

33:39
Invité

c'est les A qui payent et donc le contribuable.

33:41
Éric Zemmour

Non, c'est la sécurité sociale qui paye, pas l'État, ce n'est pas la même chose. Attention, donc c'est les cotisants.

33:47
Invité

La sécurité sociale, ce sont les Français collectivement.

33:50
Présentateur

Je voudrais que nous avancions. Les contours de la réforme des retraites sont connus. Le gouvernement devrait la présenter jeudi. Je recevais Philippe Martinez, le leader de la CGT, vendredi. Il a expliqué sur BFM TV qu'en gros, Elisabeth Borne avait dit « Ce sera 65 ans ».

34:04
Locuteur

Voilà.

34:04
Présentateur

Elle lui a dit ça. En tout cas, c'est ce qu'il rapporte. Vous, vous étiez favorable en départ à 64 ans. 65, ça vous va ?

34:10
Éric Zemmour

J'ai deux minutes quand même pour préciser ma pensée.

34:15
Présentateur

On a encore pas mal de sujets, mais bien sûr. Je vais très vite.

34:18
Éric Zemmour

D'abord, je vais agacer Benjamin Duhamel parce que je vais rappeler qu'Emmanuel Macron n'a rien fait pendant cinq ans et qu'il s'est perdu dans les chimères.

34:27
Intervenant

On voit que l'éditorialiste a du reste. Non, pas du tout. Souvent beaucoup dans l'analyse de la déploration, mais comme il s'agit

34:32
Éric Zemmour

de proposer. Mon cher, sans analyse, on ne comprend rien. Alors avançons, s'il vous plaît, monsieur. Excusez-moi, si on n'analyse pas le passé, on ne comprend pas le présent et on ne peut rien décider pour l'avenir.

34:42
Présentateur

Emmanuel Macron lui dit par exemple, il y a eu une guerre en Ukraine, il y a eu une épidémie de Covid, il y a eu des sujets qui m'ont...

34:48
Éric Zemmour

Quel rapport ? C'est ce qu'il dit. Je vois pas le rapport, mais bon, c'est pas grave. Deuxièmement, puisqu'on va avancer, on va faire plaisir à Benjamin Duhamel. Nous travaillons globalement pas assez. Nous ne travaillons pas, pardon, globalement pas assez. La France, les Français. Ça veut dire qu'il y a nous ne faisons pas assez d'heures travaillées, que ce soit au niveau de la semaine, au niveau de l'année et au niveau de la vie. On a une meilleure productivité que beaucoup de nos voisins. Ça, c'est un mythe. Ah bon ? Oui, ça c'était peut-être vrai il y a 30 ans, mais ce n'est plus vrai. Je vous assure. Donc, il faut travailler davantage.

Donc, par exemple, il faut reconsidérer nos rapports aux 35 heures et il faut aussi effectivement travailler plus longuement. Maintenant, c'est pour ça que j'avais proposé l'allongement de la... Vous savez, en 1981, l'âge de la retraite était à 65 ans et depuis, nous avons gagné 15 ans d'espérance de vie. Y compris, parce que je vois que certains, avec raison d'ailleurs, font le distinguo, y compris, nous avons gagné beaucoup d'années d'espérance de vie en bonne santé. Donc, nous, tous les autres pays d'Europe, tous les autres pays d'Europe ont allongé l'espérance de la durée de vie, l'âge de la retraite. Exactement la même réflexion jusqu'à maintenant qu'Emmanuel Macron.

Mais je ne suis pas en désaccord avec Emmanuel Macron pour être en désaccord avec Emmanuel Macron. Donc, ce que je dis maintenant, c'est que je soutiendrai, puisque c'est ça votre question, puisque moi, j'avais proposé 64 ans. Mais je dis à deux conditions majeures. La première, c'est qu'il faut tenir compte absolument, il ne faut pas traiter les gens comme moi qui ont travaillé dans des bureaux ou comme vous. mais moi, je peux prendre ma retraite beaucoup plus tard que mes 64 ans. Je n'ai pas souffert physiquement avec les gens qui sont couvreurs, qui ont travaillé très dur, qui ont commencé à 18 ans. Moi, j'étais étudiant à cette époque. Vous voyez, on ne peut pas traiter ces gens-là.

C'est la pénibilité. Oui, la pénibilité, l'âge de départ à la retraite. Donc, il faut tenir compte aussi, en dehors de les 64 ans, de la durée de cotisation. Les gens qui ont commencé à 18 ans, 20 ans, doivent partir avant moi. C'est normal. Tout ça, c'est pris en compte. Mais oui, mais bien sûr, mais je dis, il faut que ça soit pris en compte. Et deuxièmement, je tiens à dire qu'il n'est pas normal que les patrons continuent de virer les gens à partir de 55 ans. Aujourd'hui, nous avons, à 62 ans, l'âge de la retraite, 63% seulement des gens qui travaillent encore.

37:21
Présentateur

Le taux d'emploi des plus de 55 ans n'est pas bon. Ce n'est pas normal. Donc,

37:24
Éric Zemmour

je fais un système de bonus-malus pour les entreprises qui ne forment pas les gens plus âgés, qui ne les gardent pas, qui les renvoient.

37:36
Présentateur

Je voudrais que nous parlions de l'école maintenant, M. Zemmour. Papendiaï a annoncé cette semaine la réforme de l'enseignement prioritaire. C'est très important. C'est un découpage dans lequel on met certains établissements qui ont besoin de plus d'attention, qui ont besoin de plus de moyens. Donc, certains vont rentrer dans cette catégorie, d'autres en sortir. C'est une fameuse zone d'éducation prioritaire. Voilà. J'explique pour le téléspectateur. Pour mieux coller au besoin, est-ce que cette réforme-là, est-ce qu'elle est nécessaire selon vous ?

38:00
Éric Zemmour

Je crois que cette réforme-là est tellement liée à la question de l'immigration que je pense que nous allons l'écarter. Parce que si on ne règle pas la question de l'immigration, on ne réglera jamais la question des zones d'éducation prioritaire. Je vous vois froncer les sourcils. En général, elles sont dans les banlieues fortement islamisées. Donc, cette question-là, je pense que ce n'est pas la priorité si on ne règle pas la question de l'immigration.

38:25
Présentateur

Mais en revanche, l'école... Ça ne participe pas du même raisonnement, pardonnez-moi, mais les enfants... Oui, l'immigration

38:31
Éric Zemmour

aggrave la crise scolaire.

38:32
Présentateur

Non, ce n'est pas ce que je veux dire, c'est que les enfants, d'où qu'ils viennent, est accès à une éducation de qualité, permet aussi de mieux s'intégrer et de mieux vivre.

38:40
Éric Zemmour

Je suis bien d'accord avec vous. Mais justement, je vais parler globalement de l'école. J'ai décidé depuis la rentrée, d'ailleurs les journalistes qui me suivent l'ont remarqué, de mettre l'accent et de mettre l'accent fort sur l'école. Je pense que c'est un sujet majeur, fondamental, vous l'avez dit vous-même. J'ai formé, forgé une association dite de parents vigilants qui nous envoie, qui est aujourd'hui à 38 000, près de 40 000 personnes, qui nous envoient, nous relaient tout ce qui les scandalise dans l'école de leurs enfants. Et d'ailleurs, ça fait grand bruit ces derniers jours. Je pense que ces premiers appels me confirment dans mes deux diagnostics que je pose sur l'école.

Un, un effondrement du niveau scolaire. Un effondrement qui date de plusieurs décennies. Je rappelle que les bien-pensants et le journal Le Monde dans les années 90 nous disaient que le niveau montait. Il s'est écroulé. Tous les, maintenant, les classements internationaux, toutes les enquêtes, le prouve. Et deuxièmement, pendant que nos enfants ne savent plus lire ni écrire et font de plus en plus de fautes dans les dictées, ils subissent une propagande. Je dis bien le mot propagande. Une propagande à l'école qui est relayée par certains professeurs et qui est couverte par l'éducation nationale et le ministre de l'éducation nationale. Cette propagande prend plusieurs formes.

40:03
Intervenant

Il couvre, le ministre de l'éducation couvre la propagande qui est véhiculée dans les établissements scolaires ? Absolument. Et de quelle propagande parle-vous ?

40:11
Éric Zemmour

Je vais vous le dire. La propagande, d'abord, il y a une propagande. Moi, vous savez, j'ai eu trois enfants, je les ai suivis attentivement et j'ai vu l'évolution des programmes, des livres scolaires et des cours qu'on leur dispensait. Il y a une première propagande qui est la propagande écologique. Aujourd'hui, les cours de géographie sont réduits uniquement à la question du réchauffement climatique et de ce qu'on appelle le développement durable.

40:33
Invité

Il ne faudrait pas en parler du réchauffement climatique à l'école ?

40:35
Éric Zemmour

Vous voyez, comme vous êtes, c'est intéressant votre réflexion. Parce que je dis qu'on ne parle que de ça, vous me dites qu'il ne faudrait pas en parler. Oui, mais il faudrait parler d'autre chose. Ce n'est pas de la propagande

40:43
Intervenant

de parler du réchauffement climatique.

40:44
Éric Zemmour

De parler que de ça, c'est de la propagande.

40:46
Intervenant

Ce n'est pas de la propagande de parler du réchauffement climatique. Vous pouvez souhaiter qu'on évoque d'autres sujets, mais de parler que de ça. À moins de contester le réchauffement climatique, ce n'est pas de la propagande.

40:53
Éric Zemmour

Quand on ne parle que de ça à des enfants, c'est de la propagande. Donc, il n'y a plus que ça dans les cours de géographie ? Absolument. Deuxièmement, en tout cas, c'est ce que j'ai vu moi avec mes enfants à partir de la seconde, de la première et même avant. Deuxièmement, de la propagande en histoire anti-française. Troisièmement, c'est quoi de... anti-française, on apprend à nos enfants que l'histoire de France est une accumulation de crimes pendant la colonisation, l'esclavage, la Seconde Guerre mondiale, etc.

41:22
Présentateur

Donc, il n'y en a pas eu ?

41:23
Éric Zemmour

Comment ? Il n'y en a pas eu ? Non, mais vous savez, toute histoire, tout pays a une histoire avec des crimes. Si on apprend essentiellement cela et si on fait une propagande univoque, là, ça devient dangereux. Troisièmement, il y a ce qu'on appelle la théorie du genre. Aujourd'hui, je vois que M. Papendai pousse beaucoup à ce que lui appelle l'éducation sexuelle. Mais il faut expliquer aux gens qui nous regardent. Ce qu'il appelle l'éducation sexuelle, ce n'est pas l'éducation à la biologie. C'est-à-dire que moi, j'ai connu des cours d'éducation sexuelle où on apprenait comment on faisait les enfants. Aujourd'hui, c'est justement pour nier la biologie, c'est-à-dire la théorie du genre.

Et votre fils, c'est de l'éducation à la lutte contre les discriminations sexuelles. j'appelle ça de la propagande. Parce que qu'est-ce qu'ils appellent ? Benjamin Diomel. Qu'est-ce qu'ils appellent ? Parce que tout ça, c'est des mots, vous comprenez. Il faut voir ce qu'il y a derrière. Ce qu'il y a derrière l'éducation sexuelle. Ce qu'il y a derrière la lutte contre les discriminations. Ce qu'il y a derrière ça, c'est des leçons de théorie du genre. Et on finit par expliquer à vos enfants, à vos enfants de 8 ans, de 9 ans, de 12 ans, de 14 ans, que le petit garçon peut être en fait, s'il le sent, une fille, et que la petite fille peut être en fait un garçon.

Tous les pays occidentaux aujourd'hui s'affolent de cette évolution. La Suède, qui a été la première, revient sur la loi qu'elle a édictée. L'Angleterre s'affole. Monsieur Zemmour, s'il vous plaît,

42:53
Présentateur

allons au bout du bout de votre raisonnement. Non, pardonnez-moi parce que je voudrais comprendre. Il y a un grand dessin caché derrière ça ? Par qui ? Je ne comprends pas en fait quel est l'objet. Je veux dire par qui.

43:05
Éric Zemmour

Il y a, vous savez, des associations, des groupes qui ne se cachent pas, qui ont un agenda idéologique, politique et qui veulent endoctriner nos enfants avec la complicité de certains professeurs et avec la complicité du rectorat qui ne dit rien et avec la complicité donc au-dessus du rectorat du ministre. C'est pour ça. Je tiens à profiter de mon passage sur votre antenne pour demander solennellement au ministre de l'Éducation nationale un débat télévisé sur l'école et qu'il ne se défile pas en disant qu'il ne refuse pour ne pas donner de crédit à mes idées. Mes idées sont largement répandues parmi les parents et même parmi de plus en plus de professeurs. Donc vous l'appelez à débattre ?

Absolument. Je pense que c'est un sujet suffisamment important. Je pense que c'est un sujet qui doit être débattu démocratiquement. On fait bien des conventions citoyennes. Je suis un citoyen. Je suis même un responsable politique.

44:02
Présentateur

L'invitation est lancée,

44:03
Éric Zemmour

M. Zemmour.

44:03
Présentateur

On verra si M. Ndiaye y répond évidemment. Je voudrais revenir maintenant. Vous étiez en meeting cette semaine. Je vais lire une phrase que vous avez prononcée sur scène. Elle est un peu longue mais je crois que c'est important.

44:15
Locuteur

Vous avez dit « Le premier moteur de l'ensauvagement c'est l'hétérogénéité ethnique de notre société.

44:20
Présentateur

Plus une société est hétérogène ethniquement, plus elle est violente et conflictuelle. Les sociétés hétérogènes sont criminogènes. Les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles. Les sociétés multiraciales tournent très souvent en sociétés multiracistes. » Vous voulez dire quoi en fait ? La France est blanche et chrétienne ?

44:38
Éric Zemmour

Je faisais une analyse très simple des motifs, des raisons de cet ensauvagement que plus personne ou plus grand monde ne conteste. Je sais qu'il y en a encore qui contestent mais plus grand monde. Je dis simplement j'essayais d'accumuler les raisons. Et donc je reprenais une thèse d'ailleurs qui n'est pas de moi qui est une thèse de la sociologie américaine de gauche depuis les années 40-50 qui explique très bien que des sociétés hétérogènes des sociétés multiculturelles Je vais donner la phrase Juste hétérogène

45:13
Intervenant

parlons avec des mots que vous ne comprenez. Qu'est-ce que ça veut dire une société hétérogène ?

45:15
Éric Zemmour

Ça veut dire avec une société multiculturelle.

45:19
Intervenant

Mais hétérogène ça veut dire une société avec

45:20
Éric Zemmour

des personnes de couleurs différentes d'origines différentes de cultures différentes ça s'appelle des sociétés multiculturelles. Madame Merkel elle-même Monsieur Zemmour

45:31
Intervenant

la c'est multiraciale Oui Donc ça veut dire en gros si on vous traduit que c'est le fait par exemple en France qu'il y ait des personnes de couleur noire ou des personnes d'origine maghrébine qui créent de la violence ? Non

45:41
Éric Zemmour

La violence existe de toute éternité Ou qui encourage cette violence ? La violence existe de toute éternité L'homme est violent on le sait depuis toujours Il y a dans les sociétés les plus homogènes la violence des crimes des vols c'est parce que je ne dis pas le contraire En revanche je pense effectivement que les sociétés hétérogènes sont encore plus violentes que les sociétés homogènes On le voit aujourd'hui je n'ai rien inventé C'est en raison par l'absurde

46:09
Présentateur

ça veut dire quoi ? Si on reste entre blancs et chrétiens ça se passe mieux ? Ça se passe mieux

46:12
Éric Zemmour

ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de crime ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de vol

46:14
Invité

Donc vous prenez une société ethniquement homogène ?

46:18
Éric Zemmour

Non je ne prône pas non madame je ne prône pas parce que tout simplement je suis réaliste et que donc je dis simplement que le fait vous savez c'est tout simple on est plus enclin à agresser c'est quelqu'un s'il est différent de nous s'il est le même on a des réserves vous voyez par exemple Donc l'assimilation c'est fini c'est plus un projet L'assimilation a toujours été mon projet je me nierai moi-même

46:43
Intervenant

Si on dit l'idéal de société c'est une société où tout le monde se ressemble ça veut dire que quelqu'un qui veut dire

46:47
Présentateur

que par ailleurs c'est historiquement un peu effrayant je ne vois pas ce qu'il y a d'effrayant de rêver de gens de la même ethnie qui vivraient ensemble

46:55
Éric Zemmour

non ? Non mais ça ça n'existe pas ça monsieur ça n'existe pas je dis on est sortis on a des nations vous savez Renan a expliqué il y a un siècle aux Allemands qu'il n'y avait pas de nation de pur donc ça n'existe pas j'ai lu ça vous savez et moi-même je suis français et mes ancêtres n'étaient pas là aux croisades donc ça serait ridicule ce que je dis c'est qu'une société mais je ne suis pas encore une fois j'ai pas inventé la poudre la société multiculturelle qui ne fonctionne pas c'est une phrase de Angela Merkel Nicolas Sarkozy n'a pas dit autre chose je dis simplement les sociétés multiculturelles sont plus violentes que les sociétés qui ne le sont pas

47:35
Présentateur

sur la même scène Guillaume Pelletier s'est fait applaudir en disant qu'il était blanc hétérosexuel qu'il se chauffait au fioul et qu'il roulait au diesel j'ai pas bien compris ce qu'il faisait applaudir il considère être une exception parce qu'il est la majorité il est l'immense majorité l'immense non pardonnez-moi

47:54
Éric Zemmour

il est la majorité des français cher monsieur selon le j'ai lu un dernier article de madame Tribala la démographe qui reprend les chiffres de l'INSEE 28% des moins de 18 ans aujourd'hui ont un parent immigré hors Europe 28% donc vous voyez on fait les maths ensemble vous voyez l'évolution on fait les maths ensemble il reste 72 oui oui 72 aujourd'hui mais vous voyez l'évolution hier ils étaient 5% 10% c'est pas complètement démagogique non c'est pas complètement démagogique sur ça il est l'immense majorité des français non il n'est pas l'immense majorité il est la majorité et par ailleurs il est une majorité qui va devenir minorité je vous rappelle qu'à Londres à Londres vous avez vu les derniers chiffres les anglais blancs chrétiens sont minoritaires aujourd'hui

48:42
Locuteur

voilà

48:43
Éric Zemmour

ça c'est ce qui nous attend et c'est ce qui est en train de se passer dans d'innombrables quartiers dans d'innombrables banlieues dans d'innombrables villes il suffit d'aller dans toutes les grandes villes françaises pour voir que la population a changé

48:54
Intervenant

dans un moment où il y a des problèmes de pouvoir d'achat d'inflation où les français ont peur d'avoir des coupures d'électricité on a un responsable politique qui se fait applaudir parce qu'il est hétérosexuel et blanc vous voyez pas à un moment donné les gens se disent mais Éric Zemmour il vit pas dans le même monde que nous

49:07
Éric Zemmour

écoutez moi je vais vous dire les problèmes matériels sont très importants voyez-vous ils sont notre quotidien à tous et donc ils doivent être pris en considération je crois qu'on a parlé là pendant une heure de cela mais d'ailleurs on va s'arrêter mais le destin de la France du peuple français de la nation française le fait que la France sera dépossédée d'elle-même et est dépossédée d'elle-même c'est un problème qui nous concerne tous et qui est simplement pour nos enfants pour nos petits-enfants quelle France allons-nous léguer à nos enfants

49:40
Présentateur

merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui sur BFM TV merci beaucoup Pauline Benjamin

49:45
Éric Zemmour

merci beaucoup d'avoir accepté

49:46
Locuteur

merci beaucoup d'avoir accepté merci beaucoup d'avoir accepté