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InterviewRMC (sur YouTube)· 28 mai 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

EN DIRECT - Michel-Édouard Leclerc est l'invité du Face à Face d'Apolline de Malherbe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut s'habituer à un prix de l'essence élevé ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Sur la chaleur précoce, les Français se déplacent-ils différemment pour leurs courses ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Le ministre de l'économie vous traite de prophète de malheur sur l'inflation. Que lui répondez-vous ?

  • 15:00FerméeRéponse directe

    Maintenez-vous votre prévision d'inflation à 3-4% en juillet-août ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Les prix des carburants vont-ils rester élevés ?

  • 25:00RelanceRéponse directe

    Les accusations de prédation commerciale sont-elles justifiées selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Michel-Édouard LeclercChiffre
    « On va mettre près de 2,3 milliards d'ici 2035 dans la lutte antigaspie pour un plan de sobriété énergétique. »
  • 15:00Michel-Édouard LeclercChiffre
    « Si on rajoute encore un mois de percussion sur le prix des carburants, sur le prix des transports, la plasturgie, l'emballage en France, on sera aux alentours de 3 et 4 à la sortie de l'été. »
  • 17:30Michel-Édouard LeclercChiffre
    « Moi je dis que si ça si on rajoute encore un mois de percussion sur le prix des carburants, sur le prix des transports, la plasturgie, l'emballage en France, on sera aux alentours de 3 et 4 à la sortie de l'été. »
  • 25:00Michel-Édouard LeclercFait
    « Il y a 1200 bateaux qui sont plein de pétrole qui sont à l'intérieur du golf de Pery. Le jour où on va libérer ces 1200, l'inverse ferme vraiment baisser. »
  • 25:50Michel-Édouard LeclercFait
    « On est dans ce niveau-là. Si ça se répète un peu trop longtemps, ça va l'inflation va passer de tout ce qui est carburant au reste de l'économie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

face avec Apolline de Malerbe. Qui est votre invité ce matin ? Apoline ?

Mon invité c'est Michel Édouard Leclerc. Les conséquences justement ici de ce que vous disiez à l'instant, les frappes ont repris. Est-ce qu'il faut s'habituer à un prix de l'essence [musique] élevé ?

Réponse dans un instant. Votre programme avec bien ici. On est bien ici.

Trouvez votre futur logement [musique] par vide quartier et temps de trajet sur bieni.com. BFM Première avec qui nous [musique] garde, spécialiste de la garde d'enfants après l'école et la crèche.

Qui nous garde ? Garde les enfants, détend les parents. Prêt à bien démarrer la journée ?

BFM première [musique] avec la Skoda Octavia, celle qui vous accompagne la semaine et réunit toute la famille le weekend. Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Michel Édouard Lecler.

Bonjour Apoleline. Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous êtes le président du comité stratégique des centres Leclerc.

On va évidemment parler prix du carburant, on va parler prix dans les rayons, on va parler inflation. Mais d'abord le comportement des Français avec cette extrême chaleur précoce. Est-ce que vous le voyez vous dans les rayons ?

Est-ce que les choses ont changé ? Est-ce que les gens se déplacent pour faire leur course ? Est-ce qu'il reste dans la fraîcheur de vos magasins ?

Alors, tant qu'on est dans les terres, oui, le l'hypermarché, le centre commercial devient avre avec sa climatisation. C'est c'est de la fraîcheur. On peut s'asseoir.

J'invite d'ailleurs à à reconsidérer souvent la visite de l'hypermarché. J'invite mes adhérents à voir qu'il manque des bons. C'est important de savoir accueillir, recevoir.

Euh et quand on est au bord de mer, non, c'est l'inverse. Euh on va à la mer le matin, on va à la mer le soir et on va faire les courses dans un temp plus court. Ouais.

Pour ne pas trimballer les enfants, mais c'est c'est un classique, sauf que aujourd'hui c'est un classique très chaud, quoi. Clim ou pas clim ? Vous vous avez pas Ah si si, on a des climes dans les magasins et alors justement des climes dans un dans le cadre d'un plan de de rénovation où on utilise le froid pour faire du chaud et du chaud pour faire de froid.

On va être pionnier. On va mettre près de 2,3 milliards d'ici 2035 dans la lutte antigaspie pour un plan de sobriété énergétique. Chaque magasin, chaque armoire surgelée, chaque frigo, mais aussi pour récupérer ses chaleurs, récupérer les chaleurs du sol avec la géothermie euh pour stabiliser la la fraîcheur et la chaleur dans les magasins. une vraie révolution pour diminuer les énergies fossiles, pour diminuer le gaz, pour diminuer le fioule et et tout ce dont on va se séparer pour recouquérir notre souveraineté. le ministre de l'économie qui était mon invité hier à ce micro a parlé de vous comme d'un prophète de malheur et il a même dit mais qu'il fasse son métier, vous aviez évoqué une perspective probable de remonter de l'inflation jusqu'à 3 4 % d'ici probablement en juillet ou en août.

Il dit à cela bah qu'il fasse son métier et qu'il fasse baisser les prix. Qu'est-ce que vous lui raconz Je pense que ça ces mots traduisent le désarroi de décideurs politiques qui arrivent pas à décider. J'ai j'ai fait une petite collette comme ça.

Madame Jeunevard qui était très contente de me retrouver y compris pour le Tour de France pour défendre le chouleur. Oui, elle dit certaines enseignes procèdent à un chantage mortifère. L'excure.

Je suis un prophète de malheur. C'est assez câau d'ailleurs comme sémantique. Ouais.

Euh monsieur Papin, mon ministre du commerce, mon ex-concurrent et néanmoins ami eux. Leclerc faux apôtres du pouvoir d'achat. Président de l'A, le lobby de l'agroindustrie.

Les patrons de la grande distribution menacent l'économie réelle dont il serait sans doute euh les héros. On dirait du Moras, enfin, on dirait mon grand-père lisant du Moras. Les la sénatrice Antoinette Gut et Anne-Catherine Lausier qui étaient à la tête de cette commission à charge contre la grande distribution parle de pratique prédatrice de la grande distribution.

Alors euh alors là vous mélangez les industriels et les politiques. Oui mais en fait ça veut dire que les élites françaises, je je pas je fais pas du le pénisme, les élites françaises dont je fais partie qui ont fait des études, qui ont le pouvoir, qui savent parler en public, les élites françaises ont de tout temps été anticommerce. Elles sont agrariennes, elles sont industrialistes, elles n'aiment pas le commerce.

Et c'est pour ça que mon père pendant très longtemps, on l'a appelé l'épicier de l'Anneau, ce qui est un gentil petit saau briquet aujourd'hui. À l'époque, c'était un peu comme l'escure. Moi, je fais de l'économie, toi reste à ta place, reste épicier.

Et moi, on me demande de rester épicier, ce que je ne ferai pas. Alors, vous allez regarder évidemment, on va regarder dans les détails, mais je trouve que le la manière dont vous présentez les choses, pardon, quand vous dites "Oh, on dirait du morme, mais vous on dirait du boulanger". Au sens du boulangisme, c'està-dire pardon, au sens aussi d'une forme de populisme, genre nous les petits contre les grands, vous allez pas nous faire pleurer quand même.

Je ne vais pas vous faire pleurer parce que nous on marche pas. Le dont vous parlez comme d'un lobby et c'est-à-dire les représentants de la grande industrie disent d'ailleurs ils jouent les Robins des Bois. Oui, enfin il faut ils jouent les mauvais prévu parce que quand même on est les moins chers personne.

Mettez qu'on n'est pas le premier, mettez qu'on est le deuxè, mettez qu'on est le 3è. Moi je crois qu'on est le premier mais on est sur le podium de ce qu'il faut faire en France aujourd'hui en période d'inflation. Et donc vous trouvez pas ça normal qu'on s'en prenne à ceux qui vendent moins cher et pas à ceux qui vendent très cher ?

On s'en prend pas, on s'en prend pas au luxe, on s'en prend pas à la distribution sélective, on s'en prend à ceux qui vendent moins cher. Et dites-moi dans l'intérêt de qui ? Dites-moi dans l'intérêt de qui.

Moi, je passe sur les plateaux de télévision souvent à la suite de commission parlementaire où on nous dzingue le il y a une quinzaine de lois en 20 ans qui sont sorties qui sont antidistribution. Moi je je veux vous dire je m'en fous, je m'en fous. Je fais un métier dans l'action, je fais der 700 chefs d'entreprise.

Euh la lutte contre le pour le pouvoir d'achat par les PRIBas, c'est nous. C'est nous, c'est Leclerc, c'est Systemus, c'est Intermarché, c'est Carrefour qui revient dans la course, c'est ce sont les les hard discounter qui sont se sont installés en France. C'est nous qui faisons le bouer concrètement dans dans ce dans le détail des prix et de la construction des prix.

Mais je voudrais vraiment qu'on prenne les choses les unes après les autres. Il y a beaucoup de choses dans ce que vous dites. D'abord un sur le début là. euh de notre échange prophète de malheur, il disait ça à propos de l'inflation.

Est-ce que ce matin Michel Edard Lecler vous maintenez votre prévision ? Vous maintenez que en l'état de ce que vous voyez à la fois de la consommation et de la fabrication des prix pour vous en juilletaoût on pourra être à 3 ou 4 % d'inflation. Sur la base d'un mois de conflit à Ormous, les institutions européennes Eurostat, je sais pas si c'est une institution mais c'est un un une édition d'économiste qui fait qui fait foi dit que l'inflation en Europe en fin juin sera entre 2,5 et 3,5.

C'est repris par tous les journaux hier. D'accord. Moi je dis que si ça si on rajoute encore un mois de percussion sur le prix des carburants, sur le prix des transports, la plasturgie, l'emballage en France, on sera aux alentours de 3 et 4 à la sortie de l'été.

Donc vous m'a est-ce que je suis prophète de malheur ? Je ne veux pas l'être. Je me dis que puisque monsieur lescour parle du réel, je suis dans le réel, j'anticipe ce réel et donc je me mets en mode combat pour que les consommateur ne se fasse pas avoir.

Est-ce que lui est dans le déni lorsqu'il dit encore à ce micro hier matin ? Non, l'économie française résiste. [raclement de gorge] Elle résiste mieux que nos voisins et d'ailleurs nous arrivons à contenir l'inflation.

Là, vous donniez les chiffres européens. lui il dit "Non, non, mais en France ça va moins pire qu'ailleurs." En France, ça va moins pire qu'ailleurs parce qu'on dépend quand même moins du pétrole que les pays de de l'Europe de l'Est.

Mais ce que je veux dire, c'est que il y aura pas d'inflation si pas l'Europe, si pas la Banque centrale. Non, si les gens si les gens d'action se se mettent face à à cette spéculation, face à cette augmentation. Et moi ce que je demande, c'est pas simplement que les industriels puissent venir me retrouver en disant "J'ai des hausses à faire passer." Ça, on nous on nous a fait le coup pendant la guerre en Ukraine, hein, où on a eu des hausses de 25 %, 30 % sur les pad, le tournesol et tout ça.

Donc, je dis dès maintenant à tous les industriels, non, l'inflation n'a pas lieu d'être de contaminer le reste de l'économie hors carburant. Par contre, vous vous avez des problèmes vous transporteurs, OK, vous aurez des problèmes vous agriculteur avec les engrais, OK, on prend date. Mais là aujourd'hui, on prend pas votre inflation.

Et donc quand vous avez le président de la FNSA, monsieur Rousseau, qui dit il faut rouvrir la négociation. Quand vous avez le président de la coopérative agricole française, monsieur Dominique Charget, qui dit depuis un mois, il est urgent d'ouvrir les négociations, on leur dit non. D'abord dans nos accords, nous aussi on on défend la ferme France mais dans les accords qu'on a signés, il y a des clauses d'indexation qui fait que pour le moment ça peut tenir comme ça.

Et je le témoigne, j'en témoigne auprès des consommateurs. Nous pouvons résister à cette première vague d'inflation. Il y a une petite inflation 1 % 2 % mais pour la grande on n'ouvre pas les vannes.

On nouvre pas les vannes. Vous ne rouvrirez pas de manière globale les négociations sur les prix. cette fameuse euh commission dont vous parlez qui effectivement a été une commission sur la grande distribution euh commission parlementaire, elle arrive à la conclusion suivante : quand on achète pour 100 € Ouais. de données de denrée alimentaire, 100 € d'achat alimentaire, il y a 8 € qui vont aux agriculteurs, il y a 14 € qui vont aux industriels dont vous parliez à l'instant et il y a 40 € qui vont à la grande distribution.

Alors ça fait pas le compte de toute façon. Donc non mais parce qu'ils disent que une fois qu'on a enlevé les transports là 40 % 40 c'est nul je veux dire mais c'est vrai ou c'est pas vrai ? Moi ma question c'est pas que c'est nul ou que c'est pas nul est-ce que c'est vrai ?

C'est nul parce que c'est non. Enfin, n'importe que lequel de mes étudiants à Néoma, à Rouan, à Reince aurait à rédiger ce rapport 400 pages, il saurait que c'est pas vrai. Enfin, je veux dire déjà Alexandre Bompard a expliqué que un hypermarché prenait à peu près 26 % de marge brute et se retrouvait avec 1 % de bénéfices net avant impôt.

Voilà, on reconstruit pas par derrière. Ce chiffre, c'est quoi ? du mensonge.

C'est ce sont des confusions entre création de valeur, entre marge brute. Je je franchement j'en suis pas la page 440 et j'ai lu la moitié du rapport. C'est c'est inepte.

C'est inepte. Il parle de vous comme de prédateur dans un système mortifère où en réalité vous intimidez vos interlocuteurs euh avec qui lorsque vous négociez vous menace de les déférencer, de ne plus les vendre et donc il négocie en quelque sorte le couteau sous la Alors vous imaginez ce que ce serait si j'étais pas l'art moi le méchant vous imaginez l'inflation qu'il y aurait non faut pas charier on est en Europe nous achetons avec des points de comparaison le clair est allié avec copital Italia qui a une très belle image en Italie. Intermarché est allié avec la Conade.

Oui, c'est complètement français. Les Français n'aiment les les industriels français, les je vous dis les les décideurs français n'aiment pas le commerce. Là où les Chinois font d'abord la cour de la route de la soie pour vendre, là où les pays anglo-saxons, protestants visent beaucoup sur les le régime des concessions avant de vendre.

Là où même autour de la Méditerranée, la fonction commerciale est première. tout autour de la Méditerranée, c'est un peuple de commerçant. La civilisation s'échange avec le commerce, l'a dit Brodel, l'ont dit tous les historiens.

En France, moi je croyais que c'était une vieille culpabilité câau quand le commerce parour les câu, ils enent ou mais regardez bien, regardez bien mais de l'histoire de mon père à celle de Carrefour, à celle de de Systemu quoi c'est restez à votre place, vous êtes essentiel ou vous êtes pas essentiel ? Vous êtes essentiel vous avez l'impression aujourd'hui d'avoir bon d'être d'être les boumissaires de cette crise ? Moi j'ai fait toute ma vie comme ça ça me ça me ça me touche pas mais je pense à tous nos salariés on a 180000 salariés dans les centres Leclerc en haut lieu, c'est c'est vraiment ça vole pas.

Par contre il y a un un bon modèle dont pourrait s'inspirer les ministres. C'est celui qui a fait le président de la République lundi. Il a réuni toutes les filières de l'électrique.

Vous voyez ça allait depuis les producteurs de réacteurs nucléaires, ceux qui font fonctionner les réacteurs nucléaires, ceux qui font les panneaux solaires et ceux qui fabriquent les pompes à chaleur et les distributeurs comme nous. Ben voilà, ça a fait corps, on est allé comme un seul homme, comme une seule femme, on est parti avec un plan. Mais voilà, on n pas besoin de se taper les uns sur l'aut.

Ça c'est faire de la politique, c'est faire une coalition d'intérêt français et on marche ensemble concurremment mais ensemble et on n pas besoin de se tirer des bours. Total poursuit son plafonnement. Pardon, je vais vous reposer la question mais est-ce que c'est un coup de com ou est-ce que c'est vrai vraiment un coup de pouce pour les les Français ?

Comment vous pour le moment c'est il y a que lui qui est capable de faire ça. Nous, on serait en vente à perte et et ce serait illégal. Donc allez faire vos courses chez Total pour le plein et revenez faire le reste des cours chez moins nouvel.

Ça reste une bonne nouvelle pour les Français. Oui. Oui.

Ça rend ça ça compense pas les profits énormes qu'il a fait et sur le spectaculaire coût d'achat des 70 bateaux dont on a parlé ici, ni le cagnotage qu'il a fait pendant des années en vendant très cher sur le réseau français. Mais au moins il se rachète une front. Vous voyez tout ça c'est un peu cateau coupable.

Vous c'est quoi ? Il y a une forme il y a une forme quoi de de pour pour pour laver euh la culpabilité. Je pense que monsieur le cornu n'est pas pour rien dans le fait que Total fasse un peu d'opération commerciale.

Sauf que de l'autre côté, quand vous dites monsieur le Cornu qui a donc voulu culpabiliser peut-être Total, il y a une autre forme de chantage qui est le chantage à la taxe. Mais ça ça s'est arrêté hier puisque à ce micro à nouveau le ministre de l'économie a dit non seulement un bah oui, il faut plafonner donc ça Total le fait mais de l'autre côté bah il y aura quand même vraisemblablement une taxation des super profits de total puisqu'il a dit qu'il ne s'y opposerait pas. Est-ce que euh vous les autres, il faut effectivement qu'il y ait une une plus grande participation euh pour combler les déficits de l'État ?

Est-ce qu'il faut surtaxer les déficits de l'État ? À mon avis, ça sert à rien d'en parler avant les élections présidentielles. Il y aura personne pour en parler avant les présidentiels.

Donc c'est un gros sujet majeur, la dette française et tout. Mettez ça après 2027, ça tiendra jusque là. La France n'est pas en faillite.

Elle a des beaux points de de la France n'est pas en faillite n'est pas en faillite. On fait des records. Il y a plein de trucs qui marchent pas qu'il va falloir réformer.

Mais il y a plein de trucs qui marchent. Le tourisme marche, c'est 100 millions de touristes en France. Si la restauration marche pas derrière ça, c'est que c'est la restauration.

On n'a pas fourni des bons produits. Euh, il y a eu un effet carte postale des Jeux Olympiques, un effet Notre-Dame. Euh, le secteur de l'armement, on est devenu un des plus gros vendeur d'armes, d'équipement marin aéronautique dans le front.

Ça marche bien, la pharmacie marche bien, l'Oréal va bien, c'est la première entreprise mondiale. Bon, donc le truc aujourd'hui plutôt c'est de fédérer des Français sur des beaux projets. Il y a une chose pour la Maison France que je voudrais que qu'on fasse, c'est que vous voyez dans le débat qui nous anime avec les sénateurs, on nous demande à nos distributeurs d'afficher l'origine française des produits ou l'origine des produits.

Et comme par hasard, on le demande pas aux industriels. Moi je demande mais je demande fermement afin d'éviter toute confusion puisqu'on n pas le droit de négocier la matière première agricole puis la loi française avant on on a bien compris il y a trois en gros trois éléments. Il y a la matière première agricole, il y a l'industriel qui le transforme c'est la charcuterie c'est l'étage c'est tout ce que vous voulez et ensuite il y a vous les commerçants, les distributeurs.

Les deux premiers ils se parlent entre eux et vous vous parlez avec celui du milieu l'industriel. Voilà. Je demande en fait deux choses.

La première, c'est que la loi qui protège le revenu agricole, qui est censée protéger le revenu agricole, elle soit applicable aussi par la restauration qui est un des plus gros acheteurs de l'agriculture et par ringiste, les grossistes, voire même les exportateurs d'agriculture française parce que quand ils exportent en Allemagne, moi je retrouve les produits moins chers euh concurremment au produits français. Donc extension de la loi égalime à tous les acteurs de la filière agroalimentaire. Et le deuxème sujet, obligation pour les industriels, j'insiste là-dessus pour qu'ils disent d'où viennent leurs produits parce que moi aujourd'hui, on me demande de mettre France, UE, euh Irlande ou et cetera et OK, je le fais, je suis pour pour l'indication d'origine qu'il fasse aussi mais qu'il le fasse aussi parce que pour le pour le moment, moi je ne sais pas si le lait que j'achète de Nesley, il a vraiment été acheté en France.

Et quand on me dit qu'il faut pas négocier le lait euh à Bruxelles parce qu'il y aurait du lait français, jamais le fournisseur ne me dit la part de lait français, laissé, le le lait dans les yaourts, tout ça. Absolument. Quand vous achetez un sandwich sur l'autoroute, là hier soir, vous tout le monde revient sur l'autoroute, il y a des sandwichs Sau débo, des sandwichs Fleur et Michon et cetera.

Faut il faut qu'on soit sûr que ce soit du port français qu'on rémunère plus et non pas du port espagnol. Ça c'est vraiment deux choses importantes. Extension de la loi égalime pas que à la distribution.

Vous rendez coup pour coup. Ouais ouais ouais. Moi je mon philosophe c'est Teddy Reiner.

Tu tapes ? Je tape. Michel Édouard Lecler est-ce qu'ils vont pouvoir baisser ou est-ce qu'ils vont se maintenir ?

On a presque l'impression d'ailleurs que désormais il y a un croisement des courbes essence diesel qui n'ont pas exactement le même comportement mais qui restent tous les deux désormais très haut. Est-ce qu'on est sur un vraiment désormais une sorte de plancher ? J'ai l'impression que alors d'abord si ça se libérait, faut vous dire que mais cette nuit ça a frappé à nouveau.

Ouais mais hier soir on discutait avec des professionnels de Leclerc qui travaillent toute la nuit que vous vous rendez compte aujourd'hui on achète notre gasoile dans le golf du Mexique hein. C'est il faut 20 jours, 25 jours pour le ramener ici. C'est plein de risques sur le dollar, sur le pétrole lui-même, sur sur le gasoile, sur les taux d'assurance.

Euh donc on nos collaborateurs sont quand même des gens anxieux qui qui vivent dans dans l'attention. Et hier soir, on était relativement confiant et on se disait tiens, ça passe plus un certain cap, peut-être qu'on va y arriver à revenir en dessous du 2 € pour le consommateur et tout. Puis ils se sont tapés dessus cette nuit et là ça repart quoi.

Donc je vous dis tant que ça reste comme ça, je t'aime moi non plus, je te tape mais tu signes. On est dans ce niveau-là. Si ça se répète un peu trop longtemps, ça va l'inflation va passer de tout ce qui est carburant au reste de l'économie, hein, c'est clair dans les emballage, les couches et les produits d'entretien.

En même temps, on a l'impression qu'ils sont un peu épuisés de ce jeu de guerre et donc qui cherchent une porte de sortie. Mais pour vous, on ne reviendra pas au prix d'avant. Euh, on reviendra, je sais pas, il y a 1200 bateaux qui sont plein de pétrole qui sont à l'intérieur du golf de Pery.

Le jour où on va libérer ces 1200, l'inverse ferme vraiment baisser. Ouais, ouais, ouais, ouais. Alors, vous voyez, je suis pas qu'un prophète de de malheur.

Bon, vous le rassurerez de ce point de vue là. Merci en tout cas d'avoir répondu à mes questions Michel Édouard Lecler. On est bien sur RMC BFM TV 8h47.