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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 3 avril 2026 28 min

Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump au pied du mur?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Cela ne devait durer que quelques semaines, mais depuis plus d'un mois après, on peine à voir comment Donald Trump, les États-Unis vont pouvoir se dépétrer de la guerre entamée avec Israël contre l'Iran. Je suis actuellement avec Lorandville. Bonjour Lor, merci d'être avec nous.

Bonjour aujourd'hui grand reporter au service international du Figaro. On a demandé à nos interes toute la journée de vous poser leurs questions. On va y répondre aujourd'hui.

N'hésitez pas. D'ailleurs, il y a le petit formulaire qui s'affiche juste au-dessus. N'hésitez pas à poser vos questions, je les retransmets.

Alors, lors la première question, c'est celle de Nico 42. Il vous a demandé quel est l'intérêt pour les États-Unis de faire durer la guerre, pas de déploiement, alors qu'ils sont largement perdants chaque jour pour le pétrole. Ben l'intérêt c'est que Trump ne peut pas en fait sortir Trump au fond en enant cette opération de en en et en pensant que il allait avec une opération extrêmement rapide obtenir un effondrement de ce régime et avoir finalement où une une passation de pouvoir qui aurait ressemblé à celle du Venezuela. en réalité a agi un peu sous le coût d'une d'une forme d'illusion.

En réalité, il se retrouve dans un conflit qui menace de durée avec un pouvoir iranien qui ne s'est pas effondré, même s'il est profondément atteint et profondément affaibli. Il y a toujours une capacité de ce régime à survivre qui est dû aussi à la nature en fait de ce régime qui s'est organisé, qui a une organisation extrêmement complexe qui est qui peut être très très décentralisée, ce qu'on appelle le fonctionnement par mosaïque et du coup Donald Trump se heurte en réalité à la capacité de résistance du faible au fort. Le l'Iran est faible, beaucoup plus faible. cette gigantesque puissance américaine alliée à à une non moins impressionnante euh puissante puissance militaire israélienne.

Mais on voit bien qu'il n'est pas qu'on ne peut pas provoquer le changement que souhaiterait Trump simplement avec un engagement aérien. La puissance aérienne, tous les militaires vous le diront, ne peut pas entraîner un changement politique majeur. Et aujourd'hui, il n'a pas accompli ses objectifs. il est toujours il a toujours le le spectre en fait de ce du de la capacité d'enrichissement puisque Trump n'a pas réussi à récupérer en fait l'uranium enrichi même s'il y a eu des bombardements qui ont été menés vous le savez pendant la guerre des 12 jours et aujourd'hui euh il n'y a pas non plus les proxies de de de Esbola comme le esbola les outils sont toujours vivants et bien vivant ils participent à cette guerre aujourd'hui et donc fait que on se retrouve avec une guerre sur plusieurs fronts et puis surtout le régime n'est pas tomber et la capacité de missile est pratiquement anéantie mais il y a encore une capacité de drone qui paraît encore importante et surtout les on s'aperçoit que l'Iran n'a pas besoin d'avoir une très grande capacité pour rester un acteur qui qui qui au fond a confisqué finalement ou à saisi la balle au bon et se retrouve finalement presque en position de force puisqu'ils ont pris le contrôle du D3 d'Ormous qui est ce ce nœud névralgique du commerce mondial et en particulier du commerce des hydrocarbures et qui aujourd'hui est quasiment paralysé suscitant une une onde choc absolument puissante à travers le monde entier qui fait que Trump se retrouve sous une immense pression aujourd'hui. de de faire ce qu'il faut pour débloquer en fait ce D3, ce qui en fait est une opération extrêmement périlleuse.

Oui, on l'imagine, je montre les images, ça c'est des images de une cartographie en direct justement de ce D3 Dormous. Justement, on a une question qui rejoint un peu ça. Diplomate suisse, c'est son pseudo qui nous demande pourrait-il imposer toutes ces conditions à l'Iran sans déployer aucune troupe au sol ?

On comprend que ça va être très compliqué pour Donald Trump. Mais oui, et c'est ça qui est qui est tout le dilemme, c'est que d'un côté Trump comprend que déployer des troupeau au sol, ça pourrait être entrer dans un engrenage si cela va au-delà de raid qui seraiit mené par des forces spéciales pour pour prendre appui ou prendre le contrôle de tel ou tel objectif stratégique comme certaines îles dont on a parlé dans les dans les médias euh le long des côtes ou à plusieurs plusieurs endroits stratégiques du T3, mais euh il n'y a aucune garantie que même si évidemment la puissance américaine serait capable de prendre ces des îlos éventuels, on parle de l'île de Carg par exemple, mais la question devient ensuite la le degré de vulnérabilité et combien de temps en fait ils peuvent tenir ensuite ces places sans un engagement beaucoup plus massif de trop parce qu'il est évident qu'il y aurait des bombardements des missiles. Il y a une profondeur iranienne extrême avec des des sites qui sont cachés, qui sont dans les montagnes, la possibilité de de de d'un simple drone pouvant faire des dégâts extrêmes, pouvant aller toucher des des bateaux, pouvant faire beaucoup de pertes parmi les soldats qui seraient déployés sur ces îlos et cetera et cetera. en fait des opèstilleuses et qui surtout ne régleraient peut-être pas grandchose.

Donc c'est vrai que on parle beaucoup aujourd'hui de est-ce qu'il est possible par exemple d'étrangler le régime en avec une coalition qui ferait une une immense pression parce qu'évidemment il y a des tas de pays qui sont profondément touchés par ce qui se passe mais on voit bien que pour l'instant Trump n'a pas trouvé la bonne la bonne réponse ou en tout cas il ne nous a pas communiqué quelle serait cette réponse. C'estàdire que il faut voir aussi que chacun garde ses cartes et que finalement je dirais que l'un des gros problèmes pour les experts et les commentateurs, c'est que nous nous ne connaissons pas exactement par exemple l'étendue des dégâts au sein de la direction du pays. Nous voyons une clairement un pouvoir qui résiste, qui a une capacité de résilience, qui semble se préparer à une guerre d'endurance.

Nous ne savons pas à quel point il est proche de la fin ou ou non. Et ça c'est un un des vrais problèmes. Oui, parce qu'on le rappelle toutes les communications en plus sont toujours bloquées.

Euh aucune information ne n'arrive euh depuis an euh on parlait des autres pays qui sont impliqués en tout cas qui sont touchés par ce qui se passe. Une question de Pierre. Pourquoi les Européens n'interviennent-ils pas au détroit d'ormous afin de le libérer et de se faire établir les prix à la pompe ?

Est-ce que c'est une question d'orgueil face à Donald Trump ? Ben je c enfin je voyez ça ça rejoint ce que je disais dans la question précédente, c'est que euh en réalité il y a il y a plusieurs éléments. Il y a d'abord que les Européens ne veulent absolument pas entrer dans cette guerre.

Ils ont déclaré depuis le début que ce n'était pas leur guerre. Et là vous avez raison de dire qu'il y a une un phénomène aussi d'orgueil. Ils n'ont pas été tenus au courant des plans de Trump. il euh qui ne les a pas mis dans la confidence et et donc euh ils estiment qu'ils n'ont pas à se à se s'enliser dans cet engrenage.

Mais c'est vrai que c'est une position qui n'est pas du tout satisfaisante non plus puisque au fond euh il euh cette guerre en réalité les concerne. il n' pas participé à ce déclenchement, ils n'ont pas été parties prenantes mais ils sont parties prenantes dans la mesure où nous sommes aujourd'hui touchés en fait par l'impact économique majeur de ce qui se passe. Et je crois aussi évidemment que pour nous, il y a un intérêt objectif à ce que ce régime tombe parce que le régime iranien, il faut le rappeler, reste est un régime terroriste, un état terroriste qui a déstabilisé depuis des années le Moyen-Orient et donc qui effectivement n'est pas l'ami de l'Occident et de l'Europe.

Il y a eu des attentats qui ont été famentés par l'Iran. Euh, on a eu des nos militaires que vous vous souvenez de l'opération Dracard qui ont été euh terriblement touché il y a des années, mais ce sont des des blessures qui restent extrêmement présentes en fait dans la mémoire disons des des militaires français. Donc c'est vrai que l'Iran, c'est une puissance de révisionniste et et terroriste et déstabilisatrice.

Donc, on aurait intérêt à ce que ce problème soit soit réglé. On on n' pas intérêt non plus à ce que cette puissance devienne un état nucléaire. Donc tout cela fait que nous avons des intérêts sur place.

Mais de là à s'engager la fleur au bout du sui pour mener une opération que même Trump hésite à mener, il y a évidemment un pas qui pour l'instant n'a pas été franchi. H on a une question justement de de Scarabé qui nous dit "Le règne de Teran s'il ne tombe pas ne risque pas d'être plus fort et même plus menaçant sachant qu'il sera armé par la Russie et par la Chine dans 15 20 ans une fois qu'il se sera remis des bombardements." Oui, c'est ça.

C'est-à-dire que effectivement la le la raison pour laquelle énormément de commentateurs américains ont été soulagés mercredi soir quand Donald Trump a dit "Nous allons continuer le travail." En gros, il n'a pas il a aussi essayé de rassurer ceux qui veulent qu'il sortent du du conflit, mais il a quand même dit je continue. Parce que effectivement toute personne un peu sensée et un peu stratégique comprend bien que sortir de ce conflit sans avoir résolu cette question du D3, ce serait catastrophique.

C'est-à-dire que non seulement il n'aurait pas atteint les objectifs dont nous parlions à l'instant, mais il aurait en plus mis entre les mains de l'Iran les clés du D3 d'Ormouse. Et vous vous et d'ailleurs vous noterez que les puissances du Golfe qui sont rivrenes en fait de de de et qui qui font face à l'Iran sur dans ce D3 et dans le dans le dans le golfe persic sont profondément opposés à à l'arrêt de la guerre. Ils veulent que les Américains restent.

Ils se disent "Mais enfin les Américains nous ont mis dans ce pétrin maintenant, c'est pas pour qu'on recule." Et je pense que par exemple les Émirats arabes unis euh sont euh dans une hésitation sur ce qu'ils doivent faire. Est-ce qu'ils doivent entrer en guerre ?

On on sait que tous ces pays sont extrêmement armés et pour l'instant ils n'ont pas répondu à des attaques multiples de l'Iran. Donc c'est vrai qu'il y a euh un risque d'embrasement et de guerre arabo iranienne aussi en fait qui qui se profile. Donc la situation est extrêmement euh dangereuse.

Je crois qu'il y a il y a des initiatives aussi qui sont en cours pour essayer de de trouver une sortie de crise hein avec des des pays comme le Pakistan qui en couliss certains pays européens, le Japon et cetera, qui essaie de voir s'il y a une possibilité de de trouver une issue en fait et soit en faisant une en mettant une pression économique extrêmement forte sur l'Iran et ça C'est aussi possible en disant il est hors de question que vous gardiez le contrôle du D3, soit il y a d'autres pays qui veulent s'entendre avec eux. Vous avez des pays qui sont prêts à s'entendre avec eux et qui payent d'ailleurs pour passer actuellement dans le D3. H est-ce que justement ça c'est une question de Jojo qui demande les conséquences que pourrait avoir cela dans les pays du golf.

Est-ce que on peut assister à un retournement d'alliance finalement euh les pays du golf qui euh s'estimant euh comment dire euh pas heureux de ce qui se passe actuellement avec Donald Trump se tourne plutôt vers la Chine ? Est-ce que c'est quelque chose qu'on peut imaginer ? Oui, ça alors là je je pour l'instant je vois pas du tout ce ce se ce profiler ce scénario.

Il me semble qu'aujourd'hui on risque d'assister comme je disais à un une montée d'un d'un affrontement euh chiite sunnite peut-être parce que vous avez tous ces pays sunnites du golfe qui euh qui considèrent que qui considérait déjà depuis des années que l'Iran constituait une menace. Alors, il y avait des des nuances entre ces différents pays, mais euh l'Arabie Saoudite était éant plus au milieu, par exemple, par rapport aux Émirats Arabes unis et ayant essayé quand même de de d'améliorer ses relations avec l'Iran dans les dernières années. Et c'est vrai [grognement] que après ce qui s'est passé, je crois quand même que la la situation ne semble pas préjugfin aller dans le sens d'un d'un rapprochement.

Et surtout la la Chine, je dirais que la Chine aujourd'hui n'a pas prouvé qu'elle était capable de de défendre les pays du golf. la Chine euh reste est à la fois présente en arrière-plan et euh il y a pas mal d'informations qui montre que elle est quand même je pense en soutien aujourd'hui des Iraniens leur apportant un certain nombre de de soutiens techniquant selon certaines sources militaires même peut-être aidé aussi par satellite au ciblage de de certaines cibles américaines ou dans le golf et Donc ils sont pour l'instant ils ont ils ont ils sont du côté iranien et et en même temps on voit quand même une puissance chinoise qui n'ose pas monter frontalement au créneau, qui reste complètement pour l'instant centré sur sa zone, montant en puissance dans sa propre zone, mais ne se sentant probablement peut-être pas en mesure ou peut-être attendant pour émer émerger un embourbement euh de l'Amérique et je pense que c'est aujourd'hui leur stratégie, c'est d'essayer de euh d'être attentiste et de d'appuyer là où ça fait mal pour que les Américains au fond s'embourbent et démontrent à la face du monde qu'ils sont une puissance de nuisance et et en plus impuissante. Ça ça serait effectivement un scénario tout à fait catastrophique pour les États-Unis.

C'est justement c'est justement une question de de fleurs bleu qui nous demande est-ce qu'on pourrait voir ce conflit avec l'Iran comme une guerre économique de la part des Américains ? Est-ce que cette guerre profite à la Russie à l'Amérique puisqu'elle bloque la Chine et affaiblit l'Europe et les pays du golf ? Alors oui, en fait je il y a aussi je en fait ce qui est c'est une bonne question et et que vous avez complètement raison enfin votre auditeur a complètement raison de de souligner cet aspect économique.

Je crois que dans tout le projet de transformation ou de de réorganisation la manière dont il secoue en fait le système international, Trump essaie de il y a toujours une variante économique extrême une variable économique extrêmement importante et notamment une variable énergétique chez Trump. Et donc je crois que dans tout ce qu'il fait, il essaie en fait de reprendre le contrôle de source d'énergie, de de source de matière première. c'est jamais très loin dans ces dans dans ses pensées.

Et il est évident que aussi bien dans l'affaire du Venezuela que dans l'affaire de l'Iran, euh on voit bien que la Chine euh est perdante puisque il s'agissait au Venezuela comme en Iran, de très grosses sources d'approvisionnement pour la Chine. Donc c'est vrai que indirectement la Chine est extrêmement touchée. Effectivement, si le régime tombe, le régime iranien tombé, ça serait un jackpot formidable pour Trump et ça ferait basculer en fait l'Iran du côté occidental, ce qui changerait en réalité l'équilibre non seulement du Moyen-Orient, mais je dirais l'équilibre géopolitique global.

Euh donc Trump essaie de mener à bien cette opération. Il veut que l'Amérique contrôle toutes ces ces c ses ses ces flux pétroliers. Il pense que ça peut lui servir aussi de levier contre la Russie, même si je pense qu'il attribue, on le voit dans dans que c'est une obsession chez lui, un rôle différent à la Russie.

Je crois que la Chine pour lui et c'est le grand compétiteur alors que la Russie le voit potentiellement malgré tout et personnellement je pense que c'est une forme de naïveté géopolitique extrême mais il pense que la Russie peut-être à terme un partenaire euh économique et même géopolitique qui lui permettrait de mieux contenir la Chine. Hm hm. Une question de de Jacques qui nous dit est-ce que si l'Iran laisse passer les navires qui l'intéressent et bloque les autres, est-ce que nos alliés pourraient faire la même chose ?

Cela bloquerait les exportations iraniennes. Oui. Alors, vous voulez dire les alliés du golf ?

Oui. Oui. Mais justement, alors ça c'est pour l'instant les les alliés du golf n'ont pas montré de véléité euh béniqueuse, enfin d'entrer dans la guerre.

Enfin, c'est-à-dire que on dit qu'il se prépare, mais c'est vrai que les Iraniens eux aujourd'hui euh sont en guerre et donc eux, ils n'ont rien à perdre à dire qu'ils vont euh qu'ils vont tirer à à vue sur des sur des bateaux et cetera. Et je crois qu'aujourd'hui de l'autre côté, il y a une hésitation à euh à menacer d'employer les mêmes les mêmes méthode parce que ils essaient encore ils espèrent encore que leur leur leur source absolument vitale de de revenu qui faisait toute la la force de leur économie va pouvoir revenir au statut qu hanté. Peut-être que c'est une illusion et peut-être que ils seront obligés de passer à une manière plus musclée et de menacer pareillement l'Iran et donc de menacer d'aller une véritable confrontation et ça c'est ils ont pas encore sauté le pas.

H hembil on a justement aussi beaucoup de questions sur Donald Trump. Je vais je vais essayer de les synthétiser parce qu'on en a plusieurs qui reprennent un peu le même sujet, mais c'est un peu sur est-ce que Donald Trump reste populaire en faisant ça auprès de sa base maga et est-ce que il y a de l'opposition dans à l'intérieur du pays pour lui pour le bloquer pour essayer de le bloquer ? Oui.

Alors euh euh comme vous savez, il y a il y a une énorme opposition. Euh déjà, il y a une majorité de gens si vous prenez la la totalité de la population, tous les sondages expriment une opposition majoritaire à à cette guerre et et encore plus évidemment à l'envoi de troupe au sol. Mais quand vous regardez par partie, on s'est aperçu que pendant toute la durée disons du conflit jusqu'à ce qu'émerge la question des troupes au sol, la partie républicaine soutenait massivement Donald Trump et ceux qui euh ne le soutenaient pas, c'était plutôt les nonmagas.

Ce qui est intéressant parce que si on a toujours présenté la la base maga comme une base isolationniste. Mais en réalité ce que pas mal de de spécialistes en fait de cette question ont dit récemment aux États-Unis, c'est que au fond la base maga c'est Trump. C'est-à-dire ce que dit Trump c'est ça qui prévaut.

C'estd que Trump a une telle emprise sur cette base que la il est capable de leur expliquer que il faut le faire, que nous en serons, nous emporterons mieux. Et je crois qu'il a il n'a pas hésité euh à utiliser ses arguments. Il les a utilisé d'ailleurs encore mercredi en disant euh s'il vous plaît parce encore oui, on souffre un peu pour l'instant les marchés le prix du pétrole et cetera, mais c'est pour la bonne cause en gros.

C'est-à-dire que ce régime est quelque chose de très dangereux pour notre pays et cetera. C'est ce qu'il a essayé d'expliquer tout de cette opération. La base a suivi de manière très très claire. vous aviez environ 80 % de le du du parti républicain qui était aligné euh derrière lui.

Aujourd'hui, ça tank beaucoup plus depuis quelques jours. Je pense que les les le depuis en fait que le détroit d'Ormous est devenu en fait cette cet élément de chantage des Iraniens, il y a un doute qui émerge. Il y a un doute sur sa capacité en fait à mener une guerre rapide parce que je crois qu'il a il a vendu cette opération depuis le début comme une opération rapide qui prendrait quelques semaines et son modèle au fond c'était un peu le Venezuela en puissance 10 mais quand même un peu dans ce ce type de de d'opération coup de point rapide bien menée avec la puissance écrasante de l'armée américaine.

Et on s'aperçoit que comme souvent dans la guerre, la guerre est imprévisible. Ces algorithmes ne sont pas connus d'avance et elle peut entraîner en fait le pays dans une guerre longue, ce qui est pour le coup quelque chose que la base maga n'apprécie pas beaucoup parce que vous savez dans cette bague MAGA énormément de gens qui ont fait la guerre justement euh d'anciens militaires, des gens des classes populaires qui ont qui ont qui ont qui ont porté au fond le fardeau des guerres lointaines, qui ont été engagé beaucoup plus que les bourgeois en réalité. Et donc je pense que de ce point de vue-là, il y a quand même une inquiétude qui monte.

Et puis de manière générale, vous avez une opposition démocrate qui essaie de se mettre en en ordre de bataille. Vous avez des sondages qui montrent que Trump va perdre énormément dans les milieux hispaniques, qui pourrait perdre chez les indépendants beaucoup. Et donc il y a de grosses interrogations.

Si il s'embourbe, si il avait une victoire, une des résultats, euh là ça serait complètement différent. ça changerait à nouveau la donne mais pour l'instant ça il y a un risque politique majeur qui pèse sur lui à l'approche des ter parce qu'il est évident que la marge de manœuvre énorme qu'il a aujourd'hui parce qu'il tient les deux chambres du Congrès et la présidence la Cour suprême enfin il est il est quand même dans l'ensemble dans une configuration aujourd'hui exceptionnellement favorable politiquement pour lui qui lui donne pratiquement tous les leviers mais bien évidemment que si le Congrès basculé ça ça changerait beaucoup de choses effectivement Ça pourrait changer à ce moment-là. Beaucoup de questions aussi sur l'Europe, on en a parlé un peu tout à l'heure mais Alexandre qui nous demande est-ce que les États-Unis puisent massivement dans les stocks qui étaient positionnés parce que on en parle de ces stocks domiciles qui sont déployés au Moyen-Orient.

Est-ce qu'il puisent ces stocks dans ce qui est déployé en Europe et notamment ce qui est déployé face à la Russie ? Alors ça je je je voudrais pas dire de bêtises dans je ne suis pas absolument sûr et c'est vrai qu'il y a eu des informations qui ont euh en fait propager l'idée que les fonds qui avaient été achetés les armes qui avaient été achetées par les Européens euh des armes américaines qui étaient destinées à l'Ukraine avait été détourné pour être envoyé vers euh le Moyen-Orient. Mais ça a été démenti en fait.

Donc je ne sais pas s'il y a des stocks qui ont été détournés vers le Moyen-Orienten à partir d'Europe. Euh en revanche, ce qui est vrai, c'est queil y a eu des batteries de missile euh TAD par exemple qui sont des missiles en fait antiaériens qui étaient en Corée du Sud qui ont été euh emportés vers le Moyen-Orient. Et donc c'est vrai que il y a un problème de de stock et qu'aujourd'hui cette guerre euh va absorber et absorbe de plus en plus de matériel, d'attention, de force, d'argent et cetera par rapport aux autres théâtres où l'Amérique est est déployée.

Et ça ça pose évidemment un un gros problème pour pour les Européens. Hm. On vient d'avoir une dernière question de David qui nous demande, il nous parle des trois généraux américains qui ont été écartés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Est-ce que c'était pas un signe de fébrilité de la part de Donald Trump ? Euh alors justement je ça je n'en suis pas je suis pas tel possible. Je crois qu'il y a plusieurs éléments, c'est-à-dire j'ai l'impression qu'il y a des éléments qui étaient antérieurs à cette crise moyen-orientale.

C'est-à-dire que parmi il y avait des des parmi ces ces trois personnalités, je crois que certains étaient déjà pas en odeur de sainteté disons au sommet du pouvoir et auprès du notamment du Pentagone parce que ils étaient considérés comme beaucoup plus proches de l'ancienne administration et leur leur nomination avait été vu comme des nominations assez politiques liées à la politique, vous savez de de [toux][raclement de gorge] représentation de toutes les minorités dans l'armée et cetera. quelque chose que le ministre de la défense AF euh appuyé là-dessus euh par Donald Trump voulait absolument changer. Donc est-ce que c'est euh est-ce que parce que ces personnalités avaient soutenu ces politiques ils ont été écartés et que la la leur où est-ce qu'il y a eu des désaccords majeurs restants par exemple du chef d'étatmajor de l'armée de l'air qui est parmi de terre qui est parmi ceux qui partent euh avec l'opération actuelle.

Ça c'est tout à fait possible aussi hein. Je sais que le chef d'étatmajor interarmé là, le chef du SCOM reste Dan Kane pour l'instant mais pour les autres c'est vrai qu'il y a des tiraillements. On voit bien qu'il y a des tiraillements aujourd'hui au sein de l'appareil militaire.

H he. Dernière question Lor et après je vais vous laisser continuer de travailler sur vos sur vos articles. Mais Donald Trump aujourd'hui son but c'est toujours de terminer la guerre le plus vite possible.

Oui, mais il lui faut il lui faut afficher une victoire, terminer la guerre. Pour terminer la guerre, c'est ça tout son problème, c'est que il ne peut se permettre en fait de quitter le terrain de cette guerre après les attentes gigantesques qu'il a qu'il a affiché et surtout après avoir finalement déclenché cette situation totalement imprévue qui est que aujourd'hui c'est l'Iran qui contrôle le détroit d'Ormous. Donc il est pris, je dirais entre deux feux, le l'exigence de résultat probant euh parce que si l'Iran se renforce comme vous le disiez tout à l'heure et devient un acteur encore plus agressif, on voit que c'est aujourd'hui les conseils de la révolution qui a pris le pouvoir véritablement euh tout le pouvoir semble-t-il.

Donc si on si ça devient plus agressif, plus ambitieux, plus arrogant et qui contrôle le D3, alors là on pourra dire que ça sera une véritable défaite pour Trump qui pourrait lui coûter très cher. Et oui, on le comprend. qui doit peser entre il doit peser ces ces deux ces deux exigences, la durée effectivement sur le plan politique et le résultat indispensable pour sortir.

Et oui, on le comprend très bien. Merci beaucoup Lorandville en tout cas d'avoir été avec nous aujourd'hui pour répondre à toutes les questions des internautes. Merci à vous les internautes d'avoir été très nombreux à nous poser vos questions.

Je vous renvoie vers les derniers articles de l'or que vous pouvez retrouver sur le site du Figaro dont cet entretien paru aujourd'hui. L'entretien avec Carlo Massala. La Russie a une fenêtre d'opportunité parfaite pour attaquer l'Europe et regarder l'OTAN s'effondrer.

C'est à retrouver sur le site du Figaro. Je vous souhaite une très bonne journée à tous et je vous dis à bientôt pour de nouveau live sur Figaro Live.