Carole Delga : « La politique de zigzag du PS ne peut plus continuer »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sous-titrage Société Radio Est-ce que ce matin, vous demandez au gouvernement de prendre des mesures pour aider les Français où on n'en a plus les moyens ? Je pense qu'il faut avoir des mesures d'aide qui sont ciblées. Tout d'abord pour les professionnels, bien sûr les les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs.
Mais il ne faut pas oublier tous les services à domicile. Je pense aux infirmiers, je pense également aux aides à domicile. Donc il faut avoir des des aides ciblées pour les professionnels qui n'ont pas le choix que d'utiliser des véhicules.
Il faut élargir les secteurs touchés ? Il faut élargir les secteurs touchés, tout d'abord. Ensuite, il faut faire en sorte que les mobilités pour les particuliers soient aidés.
Donc c'est-à-dire dans les territoires denses, diminuer le prix des transports en commun, c'est la question du train, du bus, à un euro ou à deux euros, c'est par une politique tarifaire plus basse qu'on va pouvoir aider à prendre les transports en commun là où il y en a. Et dans des territoires ruraux où il n'y a pas de transports en commun, là, il faut avoir des aides ciblées en fonction des revenus des personnes pour faire des chèques énergie, mais pour celles et ceux qui n'ont pas les moyens financiers parce qu'on doit avoir aussi une attention particulière au budget de la France qui est en grande difficulté. Donc il faut des aides ciblées en fonction du revenu, mais aussi plus pour les habitants des zones rurales ?
Il faut avoir en effet une adaptation s'il n'y a pas de transports en commun. Il faut avoir des aides pour celles et ceux qui n'ont pas d'autre choix que de faire le plein. Et vous le voyez, au niveau du diesel, on dépasse les 2 ,20 euros, ce qui quand même est énorme.
Et ensuite, sur les transports en commun, s'inspirer de ce que fait la région Occitanie. Le train à 1 euro ou le car bus à 2 euros. C'est possible de le faire et il faut envoyer ce message fort pour le pouvoir d'achat de nos concitoyens.
Est-ce que vous redoutez que la colère monte, notamment effectivement dans les zones rurales, qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture et qui est finalement un des nouveaux gilets jaunes ? Je pense qu'il faut démontrer que le gouvernement est à l'écoute de la population. Nous l'avons vu à travers les municipales, il y a un niveau d'abstention qui est quand même le plus élevé qu'on n'ait jamais vu.
C'est-à-dire qu'il y a un sentiment de des intérêts pour l'action publique qui est dans la réciprocité. Les Français ne se déplacent pas pour les élections parce qu'ils ont l'impression que le pouvoir ne s'occupe pas assez d'eux. C'est pourquoi il faut avoir des mesures qui sont ciblées, qui soient justes parce que nous avons peu de marge budgétaire mais néanmoins il faut aider ceux qui en ont besoin.
Mais c'est une impression ou c'est réel ? Est-ce qu'aujourd'hui le gouvernement ne s'occupe pas assez de ces Français ? Je pense qu'en effet il y a un manque de proximité, un manque de réactivité de la part du gouvernement et il est nécessaire de démontrer qu'on peut avoir des politiques qui connaissent la réalité de vie des gens et qui répondent.
La politique, elle doit changer la vie. Le gouvernement qui parle désormais d'éventuels surplus de recettes fiscales. Quand vous entendez ça, est-ce que vous dites le gouvernement a menti en disant qu'il n'y avait pas de profit de crise ?
Il y aura bien entendu surplus de recettes fiscales. Chacun connaît le mécanisme budgétaire, la part des taxes justement dans le prix du carburant. Et il va y avoir des recettes supplémentaires.
Oui, c'est une quasi-certitude. Mais jusqu'à maintenant, le gouvernement disait que l'État ne profite pas de cette crise. Non mais le terme « profiter » n'est pas adapté.
Mais dans tous les cas, il y a plus de 50 % du prix du carburant est lié aux taxes. C'est pourquoi il va y avoir des recettes fiscales qui sont quand même assez indispensables vu le niveau d'endettement qui a été menée ces dernières années de façon irresponsable par les précédents gouvernements. Recette fiscale que le gouvernement veut affecter au financement des mesures prioritaires du plan d électrification.
C'est le bon fléchage selon vous ? Oui parce qu'il est nécessaire d'avoir des mesures à court terme pour ceux qui n'ont pas les moyens de faire le plein de leur voiture mais il faut avoir une politique énergétique en France. En France, la bonne solution c'est le mix énergétique, c'est-à-dire bien sûr le nucléaire, nous avons un savoir-faire, il faut continuer à investir mais également les énergies renouvelables.
Et c'est pour ça que dans les des propositions au niveau de la production et de la consommation d'énergies renouvelables. Il faut être plus offensif, il faut savoir investir dans l'éolien flottant. Il faut savoir investir aussi dans l'hydrogène vert, dans la méthanisation, dans le solaire.
Donc il faut avoir un investissement fort dans la diversification de l'énergie pour que nous soyons maîtres de notre production énergétique et nous ne soyons pas dépendants du pétrole parce que nous voyons bien que cela a des graves conséquences pour l'avis de nos concitoyens, mais aussi pour nos entreprises. Le secteur de la chimie et du plastique est fortement impacté par les prix du baril de pétrole. – Sur les secteurs en difficulté, vous nous en avez un peu parlé, il y a eu des aides, 70 millions pour les transporteurs, les pêcheurs, les agriculteurs.
Les agriculteurs qui disent de la FNSEA, ils sont au congrès, ils disent s'il n'y a pas de nouvelles mesures dans les prochains jours, on appellera de nouveau à la mobilisation. Vous êtes d'accord avec ça ? – Il faut en effet qu'il y ait une enveloppe budgétaire plus importante et comme je l'ai dit, on doit avoir d'autres mesures pour des professionnels de santé qui vont à domicile. – Mais est-ce qu'il faut de nouvelles mesures pour les agriculteurs ?
Ou est-ce que les mesures ont été suffisantes pour eux ? – Non, il faut Il faut avoir une enveloppe budgétaire plus élevée parce qu'en effet, avec les 70 millions qui sont prévus, ce n'est pas suffisant. Et puis également, il est nécessaire d'avoir de nouveaux secteurs.
On va parler des régions de France, 10 ans, des nouvelles régions. C'est un colloque, une grande journée qui a lieu aujourd'hui au Sénat. Quel bilan vous faites, vous, de ces nouvelles régions, 10 ans après ?
Ce n'est pas le bilan que je fais, moi. C'est le bilan que portent les Français, puisque nous avions commandé une étude IFOP en fin d'année et 75 % des Français veulent plus de pouvoir aux régions. Et ce qui était assez étonnant dans cette étude, c 'est qu'il y a une part significative de Français qui sont intéressés par le fédéralisme.
Ce qui est assez nouveau, parce qu'il y a une tradition jacobine, très centralisatrice dans ce pays. Le président de la République, Macron, a beaucoup recentralisé. La décentralisation a reculé ces huit dernières années.
Et à rebours, les Français ont envie qu'il y ait des régions, qu'il y ait plus de pouvoir pour la stratégie du développement, de l'énergie, de la réindustrialisation, de la production agricole – Mais pour vous, il faut aller vers ce fédéralisme ? – Et il faut aller vers une France des régions. Oui, je pense qu'on doit franchir un cap très élevé dans le cadre de la prochaine présidentielle.
Ça sera un sujet. Il faut réformer la France pour avoir en effet la capacité de plus agir à l'échelon local. Si je prends un exemple, le total des budgets des 18 régions françaises, c'est le même montant que le budget de l'Andalousie, c'est-à-dire une seule région espagnole, l'Andalousie, qui n'est pas la plus peuplée et de loin.
Eh bien son budget, il est supérieur, c'est 47 milliards, au total du budget des 18 régions. Quand on regarde en euro par habitant les dotations de l'État qui sont données aux régions françaises, c'est à peu près 650 millions. C'est à peu près 650 50 euros par habitant.
En Allemagne, c'est 6 500 euros, c'est-à-dire c'est 10 fois plus. On voit bien que nous avons eu des grandes régions et c'était absolument indispensable pour pouvoir structurer des filières économiques. Je pense aux énergies renouvelables, je pense à la biosanté, mais c'est nécessaire aussi d'avoir des moyens financiers et clairement nous Nous avons une politique gouvernementale qui, cette année, quand même, nous a diminué encore nos dotations d'un milliard d'euros.
Nous sommes en train d'asphyxier les régions. Donc une envie de plus de régions...
Aujourd'hui, les régions sont – Elles sont asphyxiées budgétairement, oui. Il y a une envie de plus de régions par les Français et il y a un gouvernement qui encore dans la loi de finances 2026 a demandé un effort disproportionné aux régions alors que nous, Présidents de région, nous avions toujours dit que de par la situation budgétaire de la France qui est extrêmement dégradée, tout le monde allait devoir faire des efforts. Mais l'effort déjà demandé aux collectivités locales est disproportionné par rapport à celui de l'État.
Et au sein du bloc des collectivités locales, les régions sont trop pénalisées et nous allons être dans des tensions budgétaires et avec un sous-investissement qui va être défavorables à l'économie française et défavorables aux entreprises. Donc vous demandez plus de moyens, plus de compétences. Juste un mot, est-ce qu'il faut revoir le périmètre de ces régions ou est-ce qu'il ne faut plus y toucher ?
Je pense quand même que vu les problèmes de la France. Nous avons une situation géopolitique qui est extrêmement préoccupante, avec des guerres qui se multiplient. Nous avons à lutter contre le réchauffement climatique.
Nous avons des problèmes de pouvoir d'achat pour les Français. qui sont de plus en plus nombreux. Ce n'est pas le moment de s'amuser à faire des raies découpages.
On doit être concentré sur les urgences du pays. Plus une France des régions, ça veut dire aussi plus de décentralisation. Sébastien Lecornu avait promis de la décentralisation.
Il y a un texte qui va arriver, mais qui finalement est coupé en trois. Est-ce que vous êtes un peu déçus de ce qui se profile ou pas – Oui, je pense que déjà le temps politique ne permet pas, puisque nous sommes à un peu plus d'un an d'une présidentielle, d'avoir un vrai travail sur quel est l l'organisation optimale pour la France et pour la République des territoires. – Vous n'attendez pas plus, pas mieux ? – Donc voilà, je n'attendais pas plus, il n'y a pas de majorité, mais c'est vrai que dans le projet présidentiel de 2027, la question de l'organisation territoriale, de la République des Territoires va être essentielle et nous allons devoir bâtir une France des régions avec des Frances de la France qui va pouvoir donner des moyens aux régions, des moyens budgétaires, des moyens aussi en matière d'orientation scolaire et plus de moyens au niveau des aides aux entreprises.
Est-ce qu'aujourd'hui il y a une relation de confiance entre Sébastien Lecornu, son gouvernement et les régions ? Il y a une relation qui est très distendue puisque malheureusement nous écrivons au Premier ministre sous différentes formes et et qu'il n'y a pas de réponse, je le regrette profondément. Il ne répond pas à l'Association des régions de France, il ne répond pas au président d'une région.
C'est très c'est très regrettable Vous l'avez rencontré ? Oui nous l'avions rencontré Il est venu à votre congrès mais depuis Mais depuis nous ne l'avons pas rencontré alors qu'il nous avait promis d'avoir un début d année une réunion et quand je...
Votre congrès c'était en novembre, on le rappelle. Donc depuis novembre vous ne l'avez plus vu. Et même quand on le saisit sur des sujets par exemple comme Fibre Excellence où il y a plus de 700 emplois directs en jeu plusieurs milliers d'emplois sur la filière bois.
Fibre Excellence c'est la dernière entreprise de fabrique de pâte à papier française. C'est un sujet de souveraineté, d l'indépendance de la France. C'est 700 salariés qui, au 15 avril, peuvent voir leur emploi supprimé.
Pas de réponse de la part du Premier ministre alors que des solutions existent dans ce pays. Il faut agir. Il y a un manque de volontarisme politique et je redemande solennellement au Premier ministre d'organiser en urgence une réunion parce que nous avons besoin de producteurs de pâte à papier et ces 700 certains salariés ont droit à un travail qui est bon pour la France, qui est bon aussi pour leur vie.
Vous dites que ce n'est pas le moment de redécouper les régions. Alors il y a un texte qui est examiné en ce moment à l'Assemblée. Il arrivera en séance la semaine prochaine pour le retour d'une région Alsace, pour doter l'Alsace de compétences d'une région et la sortir de facto du Grand Est.
Qu'est-ce que vous pensez de cette initiative ? C'est un texte du groupe Renaissance EPR. Oui tout à fait, j'en ai parlé avec la la députée, qui est à l'origine de cette proposition de loi.
Je lui ai dit que c'était déjà très étonnant comme calendrier parce que la France a d'autres urgences que ce sujet parce qu'il y a des problèmes en effet de rémunération du travail. Nous avons trop de travailleurs pauvres, nous avons des enjeux sur l'investissement dans les infrastructures de transport. Donc moi d'expliquer que l'urgence du travail parlementaire c'est de faire une région à deux départements, je trouve que ce n'est pas très sérieux.
Ensuite vouloir présenter les régions, comme des territoires trop éloignés des préoccupations de nos concitoyens. Tout ça c'est facile, c'est facile parce que la démonstration c'est que ces grandes régions, je suis à la tête de la région qui a le plus grand nombre de départements, 13, donc je peux en parler. Ça a permis de faire des économies.
Pour la région Occitanie, c'est 170 millions d'euros. Je vais citer un exemple très concret. Sur le transport scolaire, quand nous avons eu le transfert de la compétence des départements aux régions.
Sur mes 13 départements, deux avaient un transport scolaire gratuit à budget constant, sans aucune augmentation d'impôts et avec une diminution des dotations. J'ai réussi à faire le transport scolaire gratuit. puis sur 13 départements.
Ça, c'est bon pour le pouvoir d'achat des familles, c'est bon aussi pour la transition écologique. Donc ce débat, il est tronqué, ce n'est pas le moment d'avoir ce genre de débat et de dire que les régions sont trop éloignées et n'ont pas la capacité de répondre aux besoins de son administré, c'est faux. Les rapports de la Cour des comptes le démontrent.
Nous avons besoin d d'avoir une bonne répartition d'émissions entre les régions, les départements, les communes. Et cette solution d'une région à deux États, ce n'est pas sérieux. – Quand vous entendez le Rassemblement national dire qu'il faut supprimer les régions, est-ce que vous dites aujourd'hui que vous êtes un échelon menacé quand même ? – Alors, nous sommes un échelon fragilisé.
Oui, nous sommes un échelon fragilisé par une politique gouvernementale qui vraiment nous a diminué les dotations de plusieurs milliards d'euros, alors que nous avons joué le jeu de la relance économique. Nous avons doublé nos budgets pour les transports en commun. Nous avons aidé énormément d'entreprises et de TPE et de PME.
Et nous avons en effet un gouvernement qui nous asphyxie budgétairement, qui va ralentir l'investissement des régions et donc la croissance du pays. Et il y a l'extrême droite qui explique qu'il faut supprimer les régions, mais tout simplement par dogmatisme électoral. Parce que comme ils n'arrivent pas à accéder au pouvoir dans ces régions-là, ils veulent tout simplement les supprimer.
Donc je trouve que nous sommes un échelon fragilisé alors que l'Europe s'appuie sur les régions sur les questions des aides aux entreprises, sur la question des politiques de transport, sur la question des politiques aussi agricoles. C'est pourquoi je trouve que nous devrions être dans un partenariat. Les 18 présidents de région, ils ne font que tendre la main au gouvernement parce que nous sommes dans l'équipe de France.
Et c'est incroyable dans ce pays de voir que l'on refuse de travailler collectivement. On va parler des conséquences des municipales et de la présidentielle. On commence par votre région et la ville de Toulouse qui est finalement restée dans les mains de Jean-Luc Moudingue du centre droit.
La gauche a échoué à la conquérir. Vous l'attribuez à quoi ? À l'alliance PSLFI ?
Je pense qu'il était nécessaire d'avoir beaucoup de clarté dès le départ. J'ai soutenu le candidat socialiste qui était le candidat de l'Union de la gauche. Je pense que...
Vous l'avez plus de clarté. Ou après l'Alliance, vous ne le fittenez plus. Je me suis soutenue jusqu'au soir du premier tour.
Mais après, chacun sait que pour moi, l'alliance avec LFI, elle n'est pas souhaitable parce que nous n'avons pas les mêmes priorités pour le pays et surtout nous n'avons pas la même vision pour le pays. Nous, ce que nous voulons, c'est des Français qui sont rassemblés et non pas une fracturation perpétuelle. Donc, sur Toulouse, je pense qu'il y avait un besoin de changement parce que la dynamique municipale ne correspond pas à la dynamique démographique, à la dynamique économique de Toulouse qui qui est très lié à l'aéronautique. – Mais est-ce que vous allez jusqu'à dire… – Et nous n'avons pas réussi à faire une proposition assez forte. – Mieux vaut Jean-Luc Moudin que François Picmal, le candidat à la fin ? – Non, non, si vous préférez, je n'ai pas donné de de consignes de vote, que ce soit bien clair.
J'ai dit que j'entendais et j'entends tous les jours l'envie de changement. Il y en a marre à Toulouse de ce ronronnement perpétuel. Mais pour autant, je n'approuverai jamais une union avec LFI parce que ce n'est pas ma vision de la République.
Moi, je suis pour une République laïque, une République rassemblée. Je suis contre le communautarisme et je suis profondément européenne, ça fait beaucoup de différences. Vous êtes contente que Jean-Luc Moudinque a gardé ?
Je pense qu'il est important de bâtir l'avenir avec les valeurs de gauche. Est-ce que vous regrettez qu'Olige Effort lui ait dit les comprendre, ses accords PSLFI ? Est-ce que pour vous il a brouillé la ligne de votre parti ?
Je pense que les déclarations du premier secrétaire du Parti Socialiste ont été très préjudiciables dans l'entre-deux-tours et ont vraiment donné une image d'un parti qui se vendait en fonction d'accords électoraux. Et donc les Français, au deuxième tour, nous ont sanctionnés parce qu'ils en ont ras-le-bol des magouilles. Et c'est vrai que sur le terrain, les socialistes, vous n'êtes que des menteurs, on vous achète pour pas cher, vous êtes des magouilleurs.
Et c'est pour ça qu'il est nécessaire d'avoir en politique une clarté et au parti socialiste, qu'il y ait un changement parce que la politique du zigzag, elle ne peut plus continuer. Elle Elle va nous amener dans vraiment des grandes difficultés. C'est pourquoi...
Un changement, c'est quoi ? Un changement à la tête du PS ? Olivier Faure ne peut plus rester Premier secrétaire ?
Maintenant, nous sommes dans un débat en interne. Nous devons avoir une ligne claire. Elle avait été approuvée début mars.
Le bureau national avait fait une déclaration très claire d'aucune union avec LFI, de par les derniers propos à Roland antisémite de Jean-Luc Mélenchon. – Elle n'a pas été respectée par certains candidats. Est-ce qu Olivier Faure doit quitter la tête du PS ? – Le premier secrétaire n'a pas respecté ce vote, et moi, je pense qu'il doit en tirer toutes les conséquences. – Donc partir ? – En responsabilité. – Donc partir ? – En responsabilité.
Tout cela, ça se débat au sein du parti. – Est-ce que vous pourriez quitter le parti ? – C'est-à-dire, c'est des sujets, en effet, sur lesquels j'ai pu réfléchir, parce que j'ai un désaccord maintenant depuis quatre ans, puisque déjà au moment de la NUPES, j'avais refusé de signer le papier Jean-Luc Mélenchon Premier ministre.
Et c'est vrai que j'ai de nombreux désaccords depuis 4 ans avec la direction du Parti socialiste. Je pense que ce sont des positions prises par la direction qui affaiblit les valeurs socialistes. J'y ai pensé, mais à chaque fois, j'ai pu voir l'attachement des militants et je sais ce que je dois aux militants socialiste.
Et donc, oui, je reste par fidélité. – Mais vous pourriez faire comme David Lysnard, qui est votre homologue président de la station des maires ? Est-ce que vous pourriez faire la même chose ?
Fondez votre propre courant. – Je ne fais pas comme David Lysnard, mais il faut que nous ayons un vrai changement au niveau du Parti Socialiste. On ne peut pas continuer à être dans le flou, à être dans l'approximation.
On ne peut pas donner cette image d'un parti qui s achètent à la découpe. Il faut avoir de l'éthique en politique, il faut avoir de la droiture, il faut avoir de la conviction et la clarté ça donne de la force. Je pense que les Français ils recherchent des élus, des représentants qui qui incarne de la force, de la clarté et de la sincérité.
Est-ce que vous réfléchissez à la présidentielle ? Je réfléchis au projet pour les Français. Mais à être candidate ?
Je réfléchis non, je pense qu'il y a assez de candidats, j'aimerais qu'à gauche, il y ait plus de projet et moins de candidats. Comment on les départage tous ces candidats ? Je pense qu'il est nécessaire en effet de se mettre autour d'une table et c'est avec celui ou celle qui connaît le mieux la France qui aura une C'est qui pour vous ?
Je pense qu'en effet, aujourd'hui, Raphaël Glucksmann permet cette vision d'une France profondément européenne et avec plus de justice sociale parce que les Français veulent avoir une plus grande attention et puis il est nécessaire de retrouver la puissance de la France, que ce soit au niveau industriel ou que ce soit au niveau énergétique. – Merci Carole Delga, merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin, c'est l'heure de notre reportage en région.
Carole Delga