Brunet sans filtre du vendredi 5 juin 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames messieurs, quelle joie de vous retrouver même si l'actualité, vous le savez, n'est pas très joyeuse. Bonjour Magalie Lunel. Bonjour.
Nous sommes avec Florence Rois, avocate pénaliste. Merci d'être [musique] avec nous et je loue votre implication dans ce dossier qui nous touche tous dans l'affaire liyan. Je mesure à quel point pour vous aussi [musique] c'est pas une affaire banale.
Je vous ai vu parfois survolter à l'écran dans nos émissions sur LCI et merci encore une fois d'être là et de prendre sur votre temps maître pour être avec nous. Merci également à Sacha Stropan, porte-parole du ministère de la justice. Merci d'être là.
Il y a des moments dans la vie où on se fait [musique] porter pâle. Peut-être que si j'avais été à votre place, j'aurais dit "Écoutez, aujourd'hui j'ai j'ai piscine, je peux pas venir parce que c'est vrai que euh je je je j'utilise une formule un peu légère pour signifier une chose que vous savez bien, c'est que le ministère de la justice est un peu dans le collimateur en ce moment et donc on est très heureux que vous soyez là parce [musique] que vous répondrez à nos questions et en particulier aux questions d'Isabelle Saporta qui est avec nous. [musique] Bonjour Isabelle, merci d'être avec nous.
Magalie est est là. Je suis très touché que vous soyez là également mais enfin en même temps c'est votre métier comme à moi présente cette émission. Euh il y a il y a on on est avec quelqu'un qui est très important dans cette émission, Raphaël Maillochon, euh qui est journaliste au service police [musique] justice de deli et et Raphaël, vous connaissez bien le GER, on en parle souvent, vous êtes un peu Gerçois euh comme moi qui le suit complètement d'ailleurs.
Et donc [musique] c'est un territoire que vous connaissez bien, un département magnifique et puis Renault Pila est également avec là. Je je je avec nous. Juste avant de commencer cette émission, [musique] j'ai encore eu mes cousins, vous savez que je suis Gerçois, qui sont agriculteurs.
Une cousine qui est agricultrice à Montréal du Gers, un autre cousin qui est à Gondrin. Ma maman est de Lauraette dans le nord du Gersce, cette très belle région qu'on appelle la Lomagne qui est le nord du Gers. Mon papa est de Condon, voyez, on est tous un peu de Gerçois.
Donc, je voudrais m'adresser à tous ces Gerçois qui m'envoient souvent des messages et des lettres pour me dire "Mais parlez de notre belle Gascogne Éric, vous qui êtes Gascon, hein, du pays de D'Artagnan et du FoGras. et je suis mais dévasté et déchiré de douleur pour eux parce que j'aurais aimé parler différemment du Gers aujourd'hui. Donc j'adresse un bonjour amical fraternel à tous les habitants de Nogaro, de Condon, d'Oche, Deos, de Montréal, de Lareingle, de Miradou, de Pavis, de Lavardin de Cras ou le petit cimetière du village fourmis de Brunet de sans doute des cousins lointains de Serrain puit où a grandit mon père.
Je j'adresse un un un salut amical à tous ceux de Marcia avec ce magnifique festival de jazz tous les étés Marcia dans le sud du département. Euh les habitants de Puis Casquier qui sont particulièrement touchés par ce terrible fait de société, ce fait d'hiver puis Casquier dont on va parler dans un instant avec le silo qui s'y trouve. J'adresse un bonjour amical également à Gimont, à Lombèz, à Saint-Matan, à Toulers et à toute la Gascogne.
Nous reparlerons de vous mes chers amis en d'autres termes. Voilà ce que je voulais vous dire. Alors qu'aujourd'hui, c'est le drame épouvantable qui émeut la nation entière.
Le corps d'une enfant a été retrouvé. Donc hier, on attend encore les résultats de l'autopsie, mais il pourrait s'agir de Liana, cette petite fille qui a disparu il y a tout juste une semaine. Un drame qui provoque une onde choc national provoquant la réaction du président de la République lui-même.
C'était il y a quelques minutes. Emmanuel Macron vient de déclarer "On ne peut pas accepter ce qu'il s'est passé. Le Premier ministre, de son côté, a convoqué une réunion de crise.
Elle a lieu en ce moment même à Matignon. Évidemment, on en parle dans notre émission. Mais pour commencer, on va se rendre dans le GERS près de Florence dans l'exploitation agricole où les enquêteurs ont fait la terrible découverte hier.
Hugo de Matos, vous qui êtes sur place avec Florian Paume. Est-ce qu'on sait comment ça s'est passé ? Oui, effectivement, nous nous trouvons près de ce silo agricole au cœur des investigations situé à seulement quelques mètres de là où je me trouve.
On a pu s'y abrocher librement tout à l'heure avec Floriant Pomme qui m'accompagne. Il n'y a pas de périmètre de sécurité ici puisque les autorités ont mené leurs dernières investigations tôt ce matin. On les a d'ailleurs aperçus déposer des scellé devant la porte de ce silo agricole.
Ce qu'on peut vous dire sur la localisation de cette usine agricole, c'est qu'il est situé dans la commune de Puicastier. C'est à seulement quelques minutes de la commune de Florence, là où est disparu la petite Liana. Ici, on est dans une zone assez boisée, reculé.
Peu d'habitations ici, peu de réseaux téléphoniques également. Et c'est dans ce silo que le corps paraissant à celui d'un enfant a été retrouvé. Un corps qui portait les habits de la petite Liana.
On précise également qu'on ne connaît pas encore l'identité de ce corps et qu'on attend les résultats de l'autopsie. Ce l'o agricole, on le rappelle, le principal suspect de cette affaire, Jérôme B, a travaillé pendant près de 6 ans. Merci Hugo de Matos.
Dès qu'il y a des éléments nouveaux euh du côté de Puis Casqué Florence où vous vous trouvez, vous prenez la parole, vous interrompez l'émission. Hugo, ce que je voulais vous dire également mesdames messieurs, c'est qu'alors que nous étions tout à l'heure au maquillage, on se fait maquiller, vous le savez quand on fait de la télévision, on se fait un peu maquiller pour éviter, enfin vous connaissez ça par cœur, pour éviter les reflets. Bon voilà, donc j'en étais en maquillage un quart d'heure et un quart d'heure et là patata, je vois dans la petite télévision qui est à côté de nous dans la loge du maquillage d'CI euh le chef de l'État, Emmanuel Macron.
C'était pas prévu, on savait pas qu'il allait prendre la parole. Il est en voyage officiel dans le Montenegro. Et là soudain, je me lève, je monte le son et il parle de cette de de cette terrible affaire.
Et alors, [raclement de gorge] c'est fou parce que plus rien ne sera comme avant dans cette affaire parce qu'Emmanuel Macron a dit quelque ça durait 2 minutes, on va l'écouter tout de suite hein, mais il a dit des choses absolument incroyables, enfin pour moi qui sont absolument dingues. Il dit une chose que nous répétons tout le temps, que j'aime répéter. Arrêtez de dire quand il y a un dysfonctionnement que c'est toujours la faute des moyens.
C'est la faute des moyens. Le ministère de la justice n'a pas assez de moyens. Au passage, il rappelle encore une chose que nous avons dit hier sur ce plateau, c'est que des moyens d'évolu au ministère de la justice, il y en a eu euh sous ce gouvernement à également euh aux forces de police.
Donc ça ne suffit sans doute pas. Mais en tout cas, arrêtons sans arrêt de dire on y est pour rien, c'est la question des moyens. Bah, je suis pas tout à fait d'accord avec ça et le président de la République n'est pas tout à fait d'accord avec ça.
En tout cas, il a dit beaucoup de choses à Emmanuel Macron. Son intervention n'était pas prévue depuis le Montenegro. Écoutez-la.
Beaucoup écouté. Je crois que nous sommes tous et depuis le les premières heures de ce drame absolu au côté de de la famille de Liana, de tous ces de tous ses amis et de ses proches. Et je veux ici dire la évidemment la solidarité, l'affection de la nation toute entière et c'est un moment d'abord de évidemment de de recueillement, d'affection, de soutien et de voilà de penser.
À côté de ça, j'ai eu l'occasion ces derniers jours d'échanger avec le garde des saut, le ministre de l'intérieur et le premier ministre. Premier ministre et nous nous sommes parlé hier soir et ce matin a vu ce matin le garde des saau et le ministre de l'intérieur. Il est clair qu'il y a un dysfonctionnement et que nous ne pouvons pas ne pas voir que des failles se sont révélées.
Il faut maintenant les clarifier. Et donc ce que le gouvernement va faire, c'est de se mettre en situation avec des enquêtes très rapides et j'ai demandé qu'elles soit le plus rapide possible et bien de pouvoir clarifier aussi les responsabilités qui sont à l'œuvre. Mais les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû se passer.
C'est une évidence et donc c'est inacceptable. Et donc au-delà évidemment de Liana et c'est indépassable pour ses parents et je redis ici la peine de la nation, nous devons clarifier évidemment ce qui s'est passé pour Liana, pour sa famille et pour aussi potentiellement toutes les autres victimes. Mais ceci participe de l'effort que nous organisons avec le gouvernement.
Cela depuis des années par le réinvestissement que nous avons fait pour la justice et pour l'intérieur. Et moi, je ne veux entendre aucun argument de moyen dans cette affaire parce que depuis 2017, j'invite chacun à regarder les moyens qui ont été mis dans la gendarmerie, dans la justice. Bon, donc c'est une question de réponse, de fermeté, d'organisation, de responsabilité.
Donc elles doivent être établies mais ça participe aussi de cet effort qui est fait sur la protection de nos enfants et aujourd'hui nous avons un système collectif je dirais de de du système judiciaire à ce qui est fait par l'associé à l'enfance plus largement qui qui doit être encore amélioré et rehaussé. Voilà. En tout cas, je je vais pas ici préter le débat.
Les choses ne se on peut pas accepter ce qui s'est passé. On ne peut pas accepter ce qui s'est passé. On peut pas regarder en face sa famille et lui dire que tout s'est bien passé.
C'est faux. Donc comme vous, je suis choqué par ce qui s'est passé et par ce qu'on entend. Maintenant, on doit les clarifier en bon ordre.
On doit laisser le temps minimal aux inspections qu'on a mandaté pour pouvoir clarifier cette situation et sur la base de travaux qui auront été établis. pouvoir pouvoir justement à ce moment-là voir quelles sont les responsabilités collectives, systémiques et les responsabilités éventuellement individuell et prend toutes les mesures requises. Mais on ne lâchera pas.
Sacha Strop Can est avec nous. C'est le porte-parole du ministère de la justice, mesdames, messieurs. Je sais que vous avez tous quelque chose à dire, mais il est avec nous pendant 30 minutes, hein.
Et donc, on va vraiment utiliser le temps qui nous nous est euh dédié par le porte-parole du ministère de la justice parce que c'est vraiment capital. [grognement] Donc euh on peut plus dire maintenant euh les choses ont mal fonctionné, enfin ont bien fonctionné ou voilà, on est obligé d'admettre si le président de la République nous dit que ça n'a pas marché. Il y a plus de débat sur ce sujet-là.
Ah bah de toute manière plusieurs choses. Déjà de un dire comme l'a fait le président de la République évidemment ma ma compassion pour la famille de Liana et aussi pour éventuellement les autres familles de victimes puisqu'on voit bien que au-delà de Liana il y a il y a toutes les autres familles derrière qui ont pu être victime d'un certain nombre de choses. Ça c'est l'enquête les enquêtes qui le diront.
Ensuite la deuxième chose c'est que der hier le garde des saut et moi aussi y compris sur votre plateau, je pense qu'on a tous parlé d'échec collectif. C'est-à-dire que comme le rappelle très justement le président de la République, évidemment, c'est un échec et on peut pas dire à ces familles de victimes bah tout s bien passé et circuler, il y a rien à voir. Et la troisième chose collectif enfin moi je vais je fais pas partie du collectif Isabelle non plus c'est un échec de la justice de l'état même parce que vous voyez il y a la justice il y a les forces de l'ordre aussi probablement il y a même l'éducation nationale puisque ce monsieur a quand même vraisemblablement été licencié de l'éducation nationale avec une question de est-ce que les bons signalements ont été faits aux bonnes personnes est-ce que ces signalements enfin c'est c'est le but des enquêtes administratives justement de savoir ce qui a dysfonctionné quand je disais un échec collectif c'est évidemment et d'ailleurs vos téléspectateurs en vérité la justice ou pas la justice qui les intéresse c'est de savoir comment est-ce que l'État les protège.
Vous voyez, c'est ça quand je dis un collectif. Et ensuite la troisième chose, c'est que effectivement vous avez la question des moyens et que cette question des moyens n'est pas toujours entendable. Quand vous avez des drames comme ça, évidemment qu'on est dans une institution qui est historiquement pauvre.
Évidemment que vous avez des moyens non, le président de la République la balait cette question. Donc vous n'allez pas, il la balait. Il dit qu'on arrête du de de de faire valoir cet argument.
On y est pas pour grandchose. C'est surtous les moyens. On a peut-être fait une toute petite erreur, mais le gros responsable, c'est le manque de moyens.
On ne peut plus entendre ça. Et d'ailleurs des milliards ont été mis sur la table sous Emmanuel Macron pour le ministère de la justice. Ça suffit peut-être pas.
Mais arrêtez d'invoquer cette question. J'entends. Je veux bien me faire engueuler mais si je peux finir une phrase c'est peut-être mieux.
Vous savez, moi j'ai l'habitude des palais de justice et le principe des palais de justice c'est que chacun a la parole et puis on s'écoute et puis en général ça se passe bien parce que comme ça là ça se passe très bien. Je parle un peu fort mais je suis Gascon. J'çois qu'est-ce que vous voulez ?
On se refait pas. et et d'autant plus que j'accepte quelque part de me faire un peu parce que j'ai bien conscience que l'institution judiciaire et là pour le coup je parle de l'institution que je représente a des comptes à rendre à nos concitoyens parce qu'en fait moi quand j'étais encore il y a quelques mois magistrat que je rendais la justice en votre nom à tous mais en fait je le faisais au nom du peuple français et la seule légitimité que j'avais à le faire c'est parce que vous m'avez délégué ce pouvoir et qu'à partir du moment où vous n'avez plus confiance en moi, plus confiance en l'institution que je représente en fait se pose la question de quelle est ma légitimité à rendre des décisions à votre nom. Donc c'est pour ça que je suis là aujourd'hui pour effectivement répondre à votre à vos questions et dire que objectivement il y a eu des dysfonctionnements.
Le président de la République dit lesquel comment je sais que l'enquête administrative va être diligentée. Je je veux pas non plus pousser et dire voilà il faut il faut des têtes au bout des pic on en est pas sur mais vous vous savez ce qui m'agace un peu, moi qui suis un peu âgé c'est que les gardes des saau se succèdent et encore une fois j'ai rien contre monsieur d'Armanin qui est peut-être un excellent garde des saut he c'est pas le sujet mais et et on a le sentiment que la question de réformer cette organisation qui est un peu un [grognement] peu obsolète on sent bien à comme a dit Brigitte Béatrice Bruger pardon euh magistrate. On sent bien qu'elle on est à l'époque de l'intelligence artificielle et ça paraît tellement désouet de s'envoyer des courriers comme ça pour dire voilà et ça paraît tellement désouet que qu'un homme qui a été appréhendé qui est identifié par les services de justice à Betune soit pas immédiatement dans les ordinateurs des magistrats qui sont à Agin.
Ça paraît fou. On a l'impression à peu qu'on est dans les années 50 quand on est à et pour répondre à votre question, c'est pour ça que à mon sens, il y a éventuellement plusieurs niveaux de responsabilité et qui n'exclut pas l'un et l'autre. C'est-à-dire que vous avez une question qui doit se poser, c'est comment est-ce que de façon systémique on ne prend pas bien en compte ces dossiers.
Vous avez pris l'exemple par exemple, je pense que vos téléspectateurs ne comprennent pas qu'au 21e siècle, on se transmette des dossiers dans des dossiers criminels qui concernent des enfants quasiment à d'autres charrettes d'un commissariat à l'autre ou d'un tribunal judiciaire à l'autre et que ça soit pas des envois sécurisés numériques. Je prenais cet exemple parce qu'il est parlant, c'est une affaire qui parle à tout le monde. Vous savez, il y a eu cette l'affaire Pélico.
Il y a eu une première affaire Péico où il y a eu une inspection générale de la justice et on s'est rendu compte qu'en 2010, il y a eu un match au FNAEC, donc au fichier des délinquents avec l'ADN de monsieur Pélico sur une première affaire et que on ne sait pas encore aujourd'hui si ce match est arrivé sur le bureau du magistrat qui était en charge du dossier à l'époque parce que c'était un envoi par courrier simple alors qu'aujourd'hui vous êtes convoqué à votre trajet de copropriété. On vous envoie une lettre recommandée numérique et puis on sait exactement qui vous l'a envoyé, à quelle heure et comment vous l'avez réceptionné. Donc vous avez des difficultés systémiques, des responsabilités systémiques et ensuite vous avez la question d'éventuelle responsabilité individuelle.
Je vous rends le micro tout de suite. Pourquoi notre ministre Gérald Armanin Garde Desau, qui est un homme moderne, un ministre plutôt jeune au regard de ses prédécesseur qui que nous avons interviewé bien des fois et encore une fois c'est un homme qui est plutôt [grognement] soucieux de de l'efficacité, moi je le connais, je l'ai interviewé, c'est quelqu'un qui aime que ça fonctionne, que ça tourne et c'est pour ça que j'ai toujours été favorablement impressionné par le fait qu'après avoir été au ministère de l'intérieur, il soit à la justice. Mais pourquoi est-ce qu'il s'est pas emparé de cette question là qui est celle qui est essentielle qui est celle de de mettre de l'huile dans les rouages, de moderniser juste la communication entre les parquets, entre les magistrats et cetera ?
C'est c'est tellement capital quoi. Là là, on est à l'époque de de Balzac pratiquement. C'est une c'est un sujet qui est évidemment traité par le ministère de la justice.
Après, vous avez les questions techniques qui sont traitées et ensuite vous avez les questions de volonté politique qui sont traitées aussi. Je vous donne un autre exemple, vos téléspectateurs l'ont en tête et vous aussi. Ces dernières semaines, on a beaucoup parlé du périscolaire à Paris.
C'est exactement la même question. C'est incompréhensible pour vos téléspectateurs et on l'entend que quand vous êtes maire, vous ayez pas l'obligation de consulter le casier judiciaire parce que ça pour le coup le casier judiciaire, il existe. On peut se poser la question, comme l'a fait le ministre de l'éducation nationale de créer d'autres fichiers mais le casier judiciaire même s'il est pas parfait, il existe et qu'on ne puisse pas cons qu'on n'oblige pas les maires à consulter le casier judiciaire avant d'embaucher des gens.
Bien sûr, il y en aura après. Alors parce que à chaque fois il faut un drame, un drame épouvantable comme celui-ci. pour qu'on révèle tous les dysfonctionnements.
Mais quand on parle à nos journalistes du police justice, quand on parle aux avocats, ils nous disent tous quand on a été horrifié par le parcours de ce suspect, il nous c'est pas ce suspect là, c'est tout le temps. Et vous parliez vous-même de ce problème systémique. Syst tout à fait.
Mais pourquoi il faut ce drame pour s'en en parler ? Alors je je pense que ce drame malheureusement et une fois de plus, on est encore dans le temps notamment pour la famille dans le temps du deuil. Donc faut aussi respecter ça.
Mais de fait ça va être un accélérateur, on le voit bien, ne serait-ce que parce qu'il y a un portage politique au plus haut niveau de l'État. Parce que je on écoutait les propos du président de la République en dehors d'avoir des paroles fortes. Je tiens quand même à rappeler que le président de la République, en dehors d'être le président de la République et au terme de la Constitution aussi le garant de l'institution judiciaire.
Donc quand il parle de l'institution judiciaire, c'est pas juste comme chef d'une administration, c'est aussi comme le garant de l'organisation. - monsieur porte-po le président de la République on l'a entendu, il a eu des mots très forts. Très bien.
Ça fait 10 ans qu'il est en place le président de la République. D'accord. 10 ans.
OK. Moi, j'entends hein les mots très forts. Le plus jamais ça et cetera.
Ça fait 10 ans qu'il est en place. Donc c'est quand même compliqué quand ça fait 10 ans que vous êtes en place de dire en fait plus jamais ça. Dans ces cas-là, que n'a-t-il pas commencé plus tôt ?
J'entends ce que vous dites sur quand même ahurissant que ça marche par l'être simple. On a mis euh on a mis un point d'arrêt à ça. Moi, j'ai entendu le garde des saut Géral Darmanin dire à longueur de temps au temps de l'intelligence artificielle, ça n'est pas possible que bon alors formidable.
Vous avez fait un état des lieux de tout ce qui disfonctionnait. Parfait. Très bien.
Quand est-ce que ça change ? En fait, dans 2 jours, dans 8 jours, dans 3 semaines, dans 2 ans parce que là, si vous voulez, on peut tous pleurer ensemble Liana, c'est pas le problème. C'est quand est-ce que ça change pour qu'il y ait pas d'autres Liana ?
Quand ? C'est demain, c'est dans 2 mois, c'est dans savoir, monsieur le porte-parole, vous devez savoir que souvent dans cette émission où on est parfois un peu taquin, on on on dit que finalement nos politiques sont d'excellents chroniqueurs, commentateurs de la chose publique et et donc c'est pour ça qu'on vous renvoie ça. C'estd que on est très bon dans les constats et on regrette toujours un peu que nos ministèr nos ministres soient toujours très bons dans les constats.
Je l'entends mais pour faire dans l'ordre sur la première question sur l'action du président de la République. Évidemment, moi je vais pas la commenter mais la seule chose que je peux dire c'est que la preuve qu'il y a quand même eu des changements puisque lui-même grâce aux moyens qui ont été mis depuis 2017 sur la justice permet aujourd'hui de dire et vous le trouvez légitime à le faire de dire on a mis les moyens donc les moyens sont plus une excuse. bien la preuve que des moyens ont été mis et des moyens honnêtement manifestement pas bien puisque l'informatisation marche toujours pas, il y a pas d'intelligence artificielle, il vous arrive un truc à c'est pas de bol parce que ça repart à zéro quand vous quand il vous a quand quand le prédateur a déménagé à Bétune.
Donc moi je veux bien que vous ayez mis tous les moyens. Dans ces casl on peut même se demander où était le pognon pardon hein parce que si ça marche pas mieux c'est vous avez la question des moyens financiers qui objectivement ont été mis continu à être mis. Ensuite, vous avez l'organisation.
Et ça pour le coup, c'est pas qu'une question de moyen financier. On peut réinterroger des organisations à moyen constant et ça ne nécessite pas de rajouter de l'argent. Et la deuxième chose, c'est que à partir de quand ?
Moi, je comprends évidemment que personne et et avant de représenter une institution, je représente aussi des gens des gens qui travaillent tous les jours comme vous êtes magistrats, que vous êtes gendarme, que vous avez travaillé à l'éducation nationale, vous vous levez le matin, c'est pour aider et protéger des gens. C'est pas vous dites pas je vais laisser dans la nature un dangereux pédocriminel. Et les magistrats qui ont traité ce dossier de près de loin quel soit le quel que soit leur niveau de responsabilité, je vous assure qu'ils sont mortifiés à l'heure qu'il est parce qu'ils se disent forcément on est passé à côté de quelque chose.
Moi ce que je peux vous dire c'est que évidemment qu'on a lancé les choses. Vous avez un projet de loi qui est coporté avec avec le ministère de la santé qui s'appelle protection de l'enfance qui a été présenté en conseil des ministres il y a même pas 10 jours. Vous avez trois circulaires de politique générale sur la question de l'enfance dont une il y a quelques semaines qui a été prise spécifiquement sur la question du périscolaire.
Vous avez donc les procureurs généraux, c'est-à-dire tous les plus hauts magistrats du parquet de ce pays, qui sont invités lundi à la chancellerie, les 36 procureurs généraux pour leur rappeler que c'est une priorité de politique pénale. Pour le coup, vous pouvez reprendre les circulaires du garde des SAAU de ces de cette dernière année. Il y a deux priorités de politique pénale dans ce pays.
C'est un la lutte contre la criminalité organisée, tout le monde peut le comprendre, la création des prisons de haute sécurité, la création du parquet national de lutte contre la criminalité organisée. Deuxième priorité, c'est les violences faites aux femmes et aux enfants. Je vais vous prendre un exemple et après je je me tais.
Je vais vous prendre un exemple. Mais de grâce, ne vous taisez pas. Quand il s'agit de l'administration des impôts pour nous retrouver un rond à nous hein sur tout la terre entière à Tombou là là alors là les fichiers ils se croisent, ils se recroisent hein.
Pour le pognon, pour nous trouver notre pognon partout dans le monde ça se croise dans tous les sens. Pour trouver les péau criminel ça se croise pas hein. Ça se passe le papier par papier.
Comment ça se fait que vous n'ayez pas mettez pas autant d'énergie pour trouver les pédo criminels pour que pour arriver à prendre notre pognon ? En fait, moi c'est la pardon de cette question un peu poujadiste mais j'aimerais bien savoir parce que pour prendre le pognon ça marche. Il y a l'intelligence artificielle, il y a machin, il y a le croisement de tous les trucs dans tous les sens.
Par contre pour les pédocriminels, c'est à l'heure de la charrette. Je je l'entends tout à fait et c'est pour ça que clairement il faut parler de dysfonctionnement et d'échecs collectif. C'est ce qu'on dit euh euh tous collectivement au ministère de la justice et dans d'autres administrations depuis euh depuis hier soir et même depuis hier après-midi.
Maintenant, je peux quand même vous assurer que quand vous êtes magistrat, quand vous êtes greffier, vous voyez les 10000 magistrats de ce pays, les Oh, j'ai pas envie de misérabilisme, j'entends, ils sont en train de pleurer tous, ils sont très mécontents. Tant mieux, tant mieux, ils peuvent tous pleurer collectivement. Non, c'est pas c'est pas une question c'est pas c'est pas du tout une question de misérabilisme.
C'est juste que objectivement quand vous choisissez ces métiersl avant tout pour protéger et aider les autres. Et donc vous faites le constat de l'échec. Vous vous dites que vous pouvez toujours faire mieux et qu'il faut faire mieux et que visiblement il y a eu des dysfonctionnements.
Mais après, je peux pas non plus vous laisser dire qu'il y a une quasi une volonté coupable de fermer les yeux sur des dangers péd Sacha Strop. Non, juste une question Sasa Stropcan, je rappelle que vous êtes avec nous et que c'est une chance parce que vous êtes porte-parole du ministère de la justice et qu'en ce moment ça il y a des petites secoue et des turbulences et qu'on est très heureux que vous soyez là même si on saute un peu à la gorge. Pardon c'est normal, je honnêtement on doit on doit rendre des comptes à nos concitoyens.
C'est tout à fait normal que je sois là pour répondre à vos questions. Juste pour info, c'est quelles sont les les sommes qui ont été posées sur la table par la puissance publique depuis que Emmanuel Macron est là pour le ministère de la justice à peu près en 2017. Vous avez à peu près un budget de la justice qui est aux alentours de 7 milliards d'euros sur une année pleine et aujourd'hui vous êtes à environ un peu plus de 11 milliards.
Donc vous voyez quand même que vous avez une augmentation colossale du budget de la justice. Pourquoi mes confrères, pourquoi des syndicalistes sans doute de des magistrats répètent toujours on manque de moyens parce que ce que vous venez de me dire est considérable. Si effectivement on est passé de 7 milliards de budget à 11 milliards, c'est je suis il y a pas beaucoup de ministères qui a une une hausse aussi signif pour pourquoi pourquoi est-ce que vos pères puisque vous avez été vous êtes magistrat pourquoi est-ce que vos pères continuent à dire on a pas assez d'argent parce qu'il y a deux phénomènes comme vous venez de le dire parce qu'on parlait de tellement loin je vous rappelle quand même qu'en 2016 on a un ministre de la justice qui dit qu'il est à la tête d'une administration en voie de clochardisation donc on partait de tellement loin que vous avez un phénomène de rattrapage qui est colossal y compris par rapport rapport à nos voisins européens.
Vous encore aujourd'hui, vous avez un nombre de magistrats par rapport à l'Allemagne par exemple qui est considérablement moindre. Et le deuxième phénomène c'est qu'il vous a pas échappé que vous avez des phénomènes sociaux qui sont passés par là notamment le phénomène mitou sur la question des violences sexuelles et des violences faites aux femmes. Ce qui est tout à fait normal et que vous avez une explosion du contentieux.
C'estàd qu'il y a encore 10 ans les violences faites aux femmes étaient un continent inconnu pour la justice. Aujourd'hui c'est un phénomène malheureusement de masse pas parce qu'il y en a plus mais parce que heureusement c'est judiciarisé et traité par l'institution judiciaire. Renault Pila, je vous passe la parole dans un instant.
Je voudrais juste dire à ceux et celles qui nous écoutent que nous hommes avec un ancien magistrat qui est avec nous, Francis Nashbar. Il a été tellement bon hier. Enfin franchement c'était formidable de vous avoir avec nous Francis Nashbar qu'on vous a demandé à nouveau d'être avec nous.
Euh vous êtes euh ancien magistrat, vous n'êtes pas politique, vous n'êtes pas syndiqué. Euh votre combat ce n'est pas celui-là. Vous êtes dans une association d'aide aux victimes des affaires non élucidées.
Et c'est pas une association qui est là pour dire la justice ça ne marche pas. C'est une association qui regroupe des anciens gendarmes, des anciens enquêteurs, des spécialistes de l'ADN et cetera, des anciens juges et qui sont là pour aider euh les les victimes d'affaires non élucidées sans parti prix politique. Et donc, on a beaucoup aimé votre discours, cher monsieur et donc c'est pour ça qu'on vous a réinvité aujourd'hui.
Euh et on vous passera la parole dans un tout petit instant. Euh on va suivre le débat parce qu'effectivement en ancien magistrat, on a une avocate et c'est intéressant de confronter vos points de vue également. avec ce que nous dit le porte-parole de la chancellerie.
D'abord, il est 12h23, on va faire un un point quand même sur cette enquête avec vous parce que il y a un corps d'un enfant qui a été retrouvé hier. Les vêtements correspondent malheureusement à celle à celle à ceux porté par la fillette la semaine dernière. Il y a une autopsie en cours.
Est-ce qu'on pense avoir des résultats au cours de la journée ? Comment ça va se passer ? Alors, les la prochaine étape à à attendre est l'identification formelle que le corps retrouvé.
Tu paraphrase ce que dit le procureur de la République d'Agin, un porteur des vêtements similaires à ceux que la mineure enlevé et séquestré porta au moment de sa disparition et voilà il faut formellement l'identifier. On sait que les parents n'ont pas pu aller, n'ont pas été invités et c'est normal sur la scène de découverte du corps et ont dû aller à l'institut médico légal pour reconnaître le corps de la de la fille. Et ensuite, il y a l'autopsie avec énormément d'enjeux.
Je peux vous en quatre. D'abord déterminer scientifiquement qu'il s'agit bien du corps de de l'iana grâce à des comparaisons ADN et des comparaisons d'empreintes digitales. Rechercher les causes et déterminer avec précision les circonstances de la mort.
Le médecin légiste aujourd'hui avec la médecine légale, on peut déterminer avec certitude comment la personne est décédée. Ensuite rechercher aussi des traces éventuelles de service sexuel s'il y en a. Si c'est avéré, ça change le cadre de l'enquête pénale qui est ouverte pour l'instant contre Jérôme Barella pour enlèvement et séquestration d'une mineure de moins de 15 ans.
Cela peut changer. Et ensuite rechercher d'éventuels profils ADN sur le corps de l'enfant ou sur les vêtements parce que là encore le la juge d'instruction pourra opposer au principal suspect dans cette affaire Jérôme Barella et bien le fait que voilà monsieur des traces ADN ont été retrouvées sur le corps de la fillette. Qu'est-ce que vous avez à répondre à cela ?
Ensuite, lui, il ne va pas immédiatement, j'entends cela, dans dans les prochaines heures dès qu'on aura les résultats de l'autopsie, aller devant la le bureau, enfin devant la juge d'instruction. Il aura un lapse de temps, un délai pour pouvoir préparer avec ses avocats, son avocat, sa défense. Donc voilà où on en est à date de ce cadre d'enquête.
L'autopsie peut durer parce que tout ce qui est analysé, il y a des des comment dire des cadres en médecine légale qui nous précisent que des analyses, elles ne se font pas en 15 minutes. Ce sera assez long. Euh la voiture a été la voiture, le téléphone portable.
Est-ce qu'on en sait davantage sur le mode de fonctionnement, la psychologie de ce l'auteur présumé de de ce de ce crime ? Euh, on on a dit qu'il ne parlait pas aux enquêteurs. Est-ce que vous avez pu glaner des petites informations sur ce sujet ?
Alors, c'est une personne, un quadragénère qui effectivement garde à vue lors de son interrogatoire de première comparition, qui a très peu parlé, très pu répondu. Pour ce qui est du secret de l'instruction, détail pour l'instant nous ne l'avons pas et c'est bien normal. En revanche, il y a effectivement son véhicule, on le sait, on nous a dit que c'était un véhicule moderne qui a été envoyé à Pontoise traverser la France pour aller à l'Institut de recherche criminel de la gendarmerie nationale avec là encore deux axes à rechercher.
Où est-ce que l'ADN, on le sait avec certitude, on l'a vu sur les images, enfin les enquêteurs l'ont vu sur les images de vidéosurveillance de la ville de Florence. Elle est montée à l'intérieur de son véhicule. Sauf que où est-ce qu'on va retrouver des traces ADN ?
Ça dira beaucoup est-ce queil y a des traces ADN dans le coffre ? Donc le corps a été transporté par exemple dans le coffre. Et puis ensuite 2è et dernière axe à rechercher dans le véhicule, tout ce qui est géolocalisation.
C'est pour cela notamment que les enquêteurs se sont intéressé précisément à cette exploitation agricole, à ce silo parce que la voiture avait des coordonnées GPS qui et bien ont pu orienter les gendarmes en leur disant "Bah ce véhicule s'est arrêté là pendant que signor je croyais qu'on attendait les résultats de Pontoise mais mais cette information on l'avait déjà. Non non, c'est une supposition que je faite, c'est que l'exploitation de de ce véhicule a pu donner en plus du témoignage d'un Rivin que nous avons joué sur TF1 et LCI, et bien orienter les gendarmes à s'intéresser particulièrement à cette exploitation agricole. [raclement de gorge] Nous avons découvert hier le visage de la maman de Liana, mesdames, messieurs, elle s'exprimait avant qu'on ne qu'on ne retrouve le corps de cette petite fille.
Pardon-moi, je suis un peu ému parce que ça touche à ma à mon ger ça ça m'émeut tellement ce petit village depuis Casquier. Je le connais depuis que je suis né, donc ça me ça m'affecte beaucoup. Bref, on a retrouvé la maman et enfin on a découvert le visage de la maman et elle elle parlait bien évidemment de de ce de ce jeune de ce de cette personne de 41 ans qu'elle connaissait bien.
Je vous propose de l'écouter. Il amenait des goûter à Liana tous les jours. Elle nous avait dit qu'il lui avait acheté une pizza rien que pour elle.
Qui s'était amusé à lui faire des chatouilles, qu'il avait en gros qu'il avait pas mal joué avec elle. forcément, on a demandé si ça avait été plus loin. Elle nous a regardé un peu choqué sans trop comprendre de quoi on parlait.
Euh donc, elle m'a dit que non. Enfin, il avait juste joué avec elle comme un papa jouait avec sa fille. Voilà l'émotion bien évidemment, on y reviendra et on comprend l'émotion de cette maman qui attendait des nouvelles de sa petite fille.
Malheureusement donc à ce corps découvert hier, on attend les résultats de l'autopsie. Francis Nebard, vous nous écoutez depuis le début, [grognement] vous écoutez le porte-parole de la chancelleriserie. Peut-être que vous avez une question à lui poser.
Est-ce que c'est le cas ? H alors j'ai j'ai beaucoup de questions à lui poser, mais ce que je voudrais dire tout d'abord, c'est que j'ai entendu la déclaration du président de la République. Je vais pas vous dire que les Bram tombent parce que les brames en sont tombés depuis un certain nombre d'années.
Il va chercher des responsabilités. Est-ce qu'il va chercher ses propres responsabilités ? C'est une question que je pose.
Euh interdiction de parler de des problèmes de moyens. Bon, c'est pas parce qu'il nous l'interdit d'ailleurs qu'on en parlera pas, même si c'est pas effectivement la cause explicative de ce fiasco judiciaire. Ça ça c'est tout à fait certain.
Aujourd'hui, on ne lâchera rien a-t-il dit. Il y a de jours, c'était on sera intraitable. C'est toujours c'est ce ce verbe, c'est toujours ces ces phrases volontaristes mais qui aujourd'hui 9 ans après sont totalement creuses. 9 ans après.
Quelle est la vision de la justice du président de la République ? Quelle est sa vision de la justice ? À part de dire que c'est du brainwashing, à part de le faire dire par son garde des saau précédent, je dis bien précédent parce que le l'actuel est totalement différent, il a le sens des réalitéalités, lui euh faire dire par son garde des saut c'est un sentiment d'insécurité.
Ceux qui mettent en garde contre cette violence qui monte, contre ces ces ces ces faits de société inadmissible. Aujourd'hui, on parle de la petite liana, mais hier c'était Elias ou c'était ou c'était Philippine ou c'était Lola, enfin, je ne vais pas refaire la liste, mais parler avoir un tel comment dire une telle indifférence, une telle absence du sens des réalités, c'est ça me paraît extrêmement coupable. Donc que l'on cherche des responsabilités, il y a manifestement des responsabilités individuelles.
Il ne faut absolument pas faire preuve de corporatif que ça soit au niveau des magistrats ou que ça soit au niveau des gendarmes. Mais il y a aussi des responsabilités politiques. Et au euh parmi ces responsabilités politiques, au premier rang, il y a celle du chef de l'État.
Je rappelle simplement qu'en 2017, c'était les chantiers de la justice. S'est rien passé. en en en 2021, état généraux de la justice.
Ça, pour le verbe, pour la parlotte, pour les effets d'annonce, ça effectivement il y a euh il y a eu un un talent incontestable. Pour le reste, il n'y a rien. Et si on s'enfonce de plus en plus dans cette situation que le connaît aujourd'hui qui a un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vag que que qui explique d'ailleurs un peu l'agitation de Alors, attendez Francis Francis Nashbar, je je je sais que vous avez beaucoup de choses à dire.
On on a la chance d'avoir sur le plateau le porte-parole de la chancellerie du ministère de la justice. C'est un moment rare parce que franchement on a toujours plein de questions et il est là donc il va répondre. C'est c'est votre rôle.
Mais c'est vrai que je pourrais ajouter à ce qui a été dit. On c'est toujours frustrant de voir que des gardes des sauts se succèdent et que bien évidemment chacun essaie d'améliorer le système en amenant une nouvelle couche, une nouvelle loi. Mais ce qui est matriciel et essentiel c'est qu'on réforme le fameux mammouth.
Ce ministère d'ailleurs est la réforme de l'État aussi mais enfin c'est un autre sujet. Et à chaque fois il ils le font pas, ils le font pas. Il il y a peut-être des freins, peut-être que sont les magistrats eux-mêmes, des organisations syndicales de voilà, on sait mais mais ça marche jamais.
Attention, je Oui, je m'interromps car je découvre sur les images en même temps que vous que la réunion interministérielle est terminée. Vous voyez le ministre de l'intérieur Laurent Nugèz qui semble s'en aller. Donc la réunion est terminée à à Matignan.
On on ira si c'est nécessaire mais répondez à cette question. Pourquoi est-ce que on a on n' pas rendu ce système rapide, la justice plus efficace ? oublions l'argent un instant simplement un système plus fluide, plus moderne, efficace, rapide, fluide, ultra connecté où tous les magistrats sont connectés.
Voilà, chacun a a connaissance d'un dossier concernant un prévenu à tel endroit et cetera. C'est c'est pas compliqué à faire quand même. Je sais pas si c'est compliqué ou pas.
En tout cas, une chose est sûre, c'est que la question que vous posez est une question puisque une fois de plus, l'institution judiciaire manifestement ne répond pas aux attentes de nos concitoyens puisque au-delà de cette affaire, la vérité c'est que vous avez maintenant un français sur deux qui n'a plus confiance dans l'institution judiciaire. De fait, c'est un constat d'échec. Là aussi euh pour répondre à ce que vous disiez, sans parler d'argent, mais c'est juste que effectivement sur la la décennie qui vient de se s'écouler, il y a eu un [grognement] choc financier, c'est-à-dire qu'on a injecté beaucoup d'argent dans la justice.
Peut-être que probablement et même certainement le prochain choc, c'est un choc d'efficacité et de simplification pour répondre mieux aux attentes de nos concitoyens et pas seulement y répondre avec des questions financières. Est-ce qu'on peut quand on est ministre s'appuyer sur un un fait d'hiver comme celui-là qui se coue la société tout entière pour dire c'est c'est c'est le point de départ ? C'est-à-dire que il y a un tel désaveu.
Ou voilà. Est-ce que par est-ce que quelqu'un comme Gérald Armanin peut dire voilà c'est inacceptable et c'est un point d'appui pour moi sociétal pour peut-être changer les choses et les rendre plus fluides, plus modernes, plus efficaces. Pour pour sans me faire le porte-parole de là pour le coup de Matignon, je sortirai de mon rôle.
Je suis pas le porte-parole du gouvernement mais de fait je pense que vos téléspectateurs ont pas en tête et je pense que vous non plus un exemple de fait d'hiver qui provoque une réunion de crise à Matignon qui provoque une prise de parole du président de la République aussi forte que vous l'avez entendu et qui provoque aussi la venue du garde des saut ce soir sur votre plateau, du moins sur le plateau de TF1 pour le JT de 20h pour toujours là aussi expliquer, rendre des comptes et dire ce qui doit changer et une fois de plus cette réunion de lundi Gérin ce soir au 20h def de donc réunion où effectivement il il demande de venir à la chancellerie tout vous vous nous l'annoncez là tous les procureurs généraux et là on vient d'apprendre via la FP une défaillance assez importante visiblement dans le dossier Liana est-ce que vous êtes des sources gouvernementales que nous pouvons vous vous confirmer la circulaire pénale priorisant les enfants victimes selon nos informations n'a pas été appliqué par la procureur de la République De quoi s'agit-il ? Donc c'est une c'est une procédure circul pour vous faire un peu de pédagogie pour vos téléspectateurs. Comme je vous le disais, le ministre de la justice ne peut pas donner d'ordre individuel dans des dossiers.
C'est ce qui vous protège tous, c'est l'indépendance de la justice. Par contre, il peut prendre ce qu'on appelle des circulaires de politique générale, c'est-à-dire sur des sujets dire par exemple sur la protection de l'enfance, voilà comment je vous demande de traiter ces dossiers. Et effectivement sur la dernière année, il y a deux grandes circulaires de politique pénale général qui ont été prises sur ce sujet.
Et donc ce que devra dire sur la pédocriminalité sur la pédocriminalité, comment est-ce qu'on prend en charge ces dossiers qui concernent les enfants victimes d'infraction sexuelle ? Comment est-ce qu'on les accueille ? Comment est-ce qu'on recueille leurs paroles ?
Comment est-ce qu'on traite les dossiers ? Dans quel délais ? Comment quelles orientations de poursuite on donne ?
Et donc ce que devra donner l'inspection, c'est de savoir effectivement si circulaires, ça va être un des sujets ont été correctement appliqués. Et l'objet de cette réunion de lundi, c'est aussi justement parce que ceux qui sont dépositaires de l'application de cette circulaire, c'est les procureurs généraux qui doivent dire à tous leurs procureurs sur tout le territoire merci d'appliquer les consignes du garde des sauts sur ce sujet-là. Et donc l'objectif de cette réunion de lundi est aussi de rappeler aux procureurs généraux qu'il convient d'appliquer ces circulaires et que ça pas été fait là.
On vient d'avoir la conférence. Je sais pas, c'est pas à moi de vous dire est-ce que ça a été le cas ou pas. Monsieur le porte-parole, excuse-moi de vous couper.
Euh il doit y avoir un après, un avant, un après euh compte tenu du choc émotionnel que que provoque ce ce drame. Euh vous avez employé l'expression hier soir euh sur LCI des hier soir, il y a eu un mitou euh des femmes. Euh on assiste euh s'ouvrir euh depuis quelques semaines et quelques jours à mit tout des enfants et la France ne protège pas bien ses enfants.
Tout à fait. Ben je pense que ça pour le coup pour le coup collectivement, on fait tous le constat qu'on protège pas bien nos enfants. Cette affaire le prouve.
Le périscolaire à Paris le prouve également. Absolument. Absolument.
Si on peut se projeter un tout petit peu parce que ce que ce que ressentent les Français sur tout un tas de domaines, c'est une crise de l'action. Et je rebondis sur ce que disait Éric pour commenter, faire des discours, même être littéraire, on est en France, on est les champions. En revanche, il y a une crise de l'action, de la décision.
Et s'il y a une défiance habissale entre les citoyens, nous tous, on est journalistes mais on est avant tout citoyen entre la entre les attentes et finalement le vote, c'est une crise du résultat et une faille de l'action publique. Est-ce qu'à court terme Gérald Armin est ce soir au 20h de TF1, vous pouvez peut-être pas défleurer et annoncer avant ce qu'il va dire, est-ce qu'à court terme, pour ceux qui nous regardent, il peut y avoir des mesures d'urgence qui sont prises lundi, le ministre reçoit tous les procureurs. Est-ce que vous pouvez déjà donner des pistes d'urgence de fait ?
Oui, il y a il y aura des pistes qui seront explorées. On peut toujours faire mieux. On peut s'inspirer notamment d'autres pays qui font mieux que nous.
Vous voyez, les pays nordiques par exemple sont très en avant sur ces sujets. Comme on s'est inspiré de l'Espagne par exemple pour les luttes pour la lutte. Oui.
Et puis les violences faites aux femmes. J'avais plutôt en tête. Ce que vous dites est important, c'est que une fois de plus, il y a 10 ans, les violences faites aux femmes et les violences sexuelles faites aux femmes, que ça soit les violences physiques ou sexuelles, étaient un continent inconnu.
Aujourd'hui, c'est devenu un contentieux de masse. Ce probablement qu'on est à la porte également d'un mitou de l'enfance et queon va devoir affronter quand on est l'institution judiciaire, ce contentieux et donc il va falloir qu'on se mette à niveau. Mais Renault Pila, moi moi je je vous apostrophe vous, je rêve je rêve que le la décision du garde des saau ce soir soit une décision globale, pas un fait d'hiver une loi.
Non non non, il y en a marre de ça. Cette superposition 1000 feuilles de lois qui sont illisibles, inapplicables. Moi moi je rêve une vraie réforme de les lois existent dans ce pays pour protéger les enfants.
Je rêve juste mesures à prendre je rêve juste non pas d'une nouvelle loi. Les enfants sont protégés par la loi. Je veux des des lois qui soient appliquées et surtout de magistrats qui soient interconnectés avec une fluidité une rapidité dans la décision.
Plus des courriers qu'on s'envoie je pas internet intelligence artifici parlquen se sont pas parlés. Je les parkenquen se sont pas parlés. On a on a un 1000 feuille on parle du milfeuille administratif on a un milfeuille judiciaire.
On a une institution qui est poussiéreuse des années êes d'accord. C'est pas une nouvelle loi qu'on veut. C'est pas ça.
Non non. Mais à court terme à court terme, il y a des mesures d'urgence qui peuvent être d'ordre réglementaires, de surveillance, d'action de RH, de ressources humaines. Lorsque le ministre reçoit lundi, les procureurs Lorsque le ministre reçoit lundi, les procureurs, il peut déjà faire une sorte de pédagogie et de mise en garde avant même des lois en disant c'est terminé, finito. [raclement de gorge] Lorsqu'il y a lorsqu'il y a un enfant qui est en cause, warning.
Ça pas été dit avant ça. Pardon ? Ça a pas été dit avant ça.
Il faut attendre lundi pour le dire. Bien et bien la France ne réagit lorsqu' dans tous les domaines. C'est ce que je vous [rires] expliqu c'est c'est l'objet des circulaires qui ont été prises et ces circulaires doivent être appliqués.
C'est le principe. Vous souvenez de vous vous souvenez de l'affaire fournirait. L'affaire fournirait elle est Oh là là, c'est loin.
On est dans les années 90. L'affaire fournirait fournirait ne se fait pas attraper dans les Ardenes au milieu de sa longue errance de violeur criminel. Il se fait pas parce qu'il y a un problème de connexion de la même nature.
C'était il y a 30 ans. C'était il y a 30 ans. Patricia Touranchud, journaliste fait d'hiver de libération dans son magnifique ouvrage qui s'appelle le mago surfournirait sur le le gang des postiches parce que les deux histoires sont connectées.
Elle est assez incroyable cette histoire. Elle raconte ça concrètement. Fourniiret ne se fait pas avoir identifié parce que alors à l'époque internet n'existe pas.
Ça semble cohérent qu'aujourd'hui il y a encore ces archaïsmes. Tout est en silo. Tout est en silo.
Vous avez raison. C'est stupéfiant. Isabelle pu Florence.
Je me dépêche, je vous donne ce que je ce que je voulais juste dire c'est que Gérald Darmanin pour le coup c'est l'homme du prélèvement à la source et des et des places de prison et des prisons du narcotrafic. En fait là, on a besoin de quelqu'un qui fasse d'un faiseur. En fait, c'estd que moi j'ai pas besoin de la loi.
J'ai besoin qu'il dise en fait vous voyez quoi, dans 3 mois c'est vraiment informatisé. Dans 3 mois ça fonctionne vraiment si vous voulez. C'est ça en fait c'est pas une 1è loi.
On en arrête pas d'en faire des lois en fait. On faire lo mais exactement. Pardon.
On continue le débat. On continue le débat promis. Matignon, vous l'avez vu la la réunion, elle est terminée.
C'est une réunion de crise qui a été convoquée au dernier moment par le premier ministre qui a convoqué donc le garde des sauts, le ministre de l'intérieur Matthéo Sieravinot. Vous êtes sur place et on a vu qu'elle était terminée puisque Laurent Nunè vient de quitter la cour de matino. Exactement.
Et moi c'est exactement sans un mot. Le ministre de l'intérieur, il est sorti de la cour de Matignon sans s'exprimer. On attend toujours Gérald d'Armanin, le ministre de la justice qui est toujours à l'intérieur de Maton au moment où nous parlons.
David Amiel, lui aussi est sorti, le ministre des comptes publics sans pour autant s'exprimer. et sa présence, elle est intéressante hein puisque ça laisse à penser que le gouvernement pourrait envisager et bien d'augmenter les moyens alloués à la justice. On sait que c'est une demande notamment dans les rangs de la gauche.
On pense à la patronne des écolos, Marine Tondelier ou encore à au premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Flor qui a déploré dans un tweet un budget insuffisant alloué à la justice. Emmanuel Macron, le président de la République a réagi et il a fermé la porte à cette éventualité. Je ne veux entendre aucun argument de moyens, a-t-il dit, c'est une question de responsabilité, il faut qu'elle soit établie.
On sait d'ailleurs que le que Géraldin, le garde des saut va convoquer lundi une réunion avec les procureurs généraux. Il sera au 20h de Télfin ce soir pour faire toute la lumière sur cette affaire. Merci beaucoup Matthéo pour cette réunion de crise.
Effectivement, on ne s'attendait pas à ce qu'il y ait des déclarations à l'issu. Est-ce qu'il y a des consignes qui ont été données ? Clairement vous nous en vous écoutez depuis le début de l'émission.
Maître Rois vous, qu'est-ce que vous avez à dire aux réponses de la chancellerie avec le porte-parole qui nous a apporté la voix effectivement du du garde des saau il y a quelques minutes ? Bon déjà, il faut quand même reconnaître qu'il y a eu quand même des avancées, des évolutions. Là, on est sous le coup de l'émotion.
On parle à l'ône de cette tragédie mais il y a quand même eu, on va dire depuis une dizaine d'années un certain nombre d'évolutions, notamment dans la protection de l'enfance. Maintenant, il y a encore beaucoup de chemins à parcourir. C'est évident.
Et vous savez, aujourd'hui, on se rend compte que toutes ces plaintes, elles sont pas traitées euh avec autant de célérité qu'on le souhaiterait pour des multiples raisons. C'est multifactoriel en fait, y compris dans cette histoire. Je suis sûre que quand l'enquête va avoir lieu, sans rentrer dans si vous voulez des réactions un peu populistes, si je puis dire, euh on va s'apercevoir que les choses sont complexes, que c'est plus subtil, même si c'est pas une façon il y a je n'excuse pas, je ne justifie pas, j'essaie d'expliquer parce que quand on connaît le fonctionnement à la fois des services de police, de gendarmerie, de la justice, on sait que les choses sont plus complexes qu'elles n ont l'air et que on peut pas tout de suite résumer, stigmatiser dessentialiser parce que c'est comme ça, c'est ainsi et même si demain et même si demain il y a beaucoup de réformes, il y en aura encore parce que de toute façon on sait très bien que c'est la société qui fait évoluer le droit et qu'à chaque fois c'est action réaction et bien il y aura encore des insatisfactions, il y aura encore des dysfonctionnements, il y aura encore des loupés.
Vous savez combien de fois moi j'ai vu des gens venir même dans la cellule intrafamiliale me dire "On a déposé plainte, y compris contre un père, contre un beau-père et que sais-je ?" Et puis les choses ne suivent pas leur cours aussi rapidement que on souhaiterait alors qu'il s'agit effectivement d'enfant et de la parole de l'enfant. Et puis je vous rappelle aussi que la parole de l'enfant, elle a subi une évolution.
Vous vous souvenez, il y a eu l'affaire ou trop, on a remis en cause la parole de l'enfant puis on est revenu sur ça et cetera et cetera. Et aujourd'hui, je vous assure que la parole de l'enfant, moi à chaque fois qu'il y a des enfants qui sont entendus, ils sont entendus euh par la brigade des mineurs. Bon là, ce sont des services qui sont extrêmement compétents ou bien euh dans des gendarmeries, des des commissariats par des gens qui sont dédiés à cela.
Et quand on a par exemple, j'ai une décision dernièrement de la cour d'appel de Paris pour entendre un enfant, les magistrats n'ont pas voulu l'entendre eux-mêmes et ont mandaté des des experts psychologues spécialisés pour entendre l'enfant. Donc si vous voulez beaucoup beaucoup de progrès bien bien sûr qu'il y a encore beaucoup de choses à faire et vous savez on découvre un peu on enfonce des portes ouvert parce que la réalité c'est bien tout ça je suis très contente qu'il y ait des réunions de crise des prises de parole des et et ça va forcément faire avancer les choses. C'est incontestable mais c'est une réalité qui qui n'est pas nouvelle.
C'est pas juste cette affaire. Cette affaire, elle est un révélateur d'un système d'un système et c'est ce système. Et alors, je vais vous dire, tout à l'heure, vous parliez du ministre de la justice, mais c'est pas que le ministre de la justice qui est concerné, c'est l'éducation nationale au niveau du harcèlement.
Quand on voit les émeutes, ça rien à voir, mais de samedi soir, la réaction de ces jeunes mineurs et jeunes majeurs qui sont dans la enragé, personne s'est posé la question "Mais pourquoi cette violence ?" on se contente de dire "Ah, il faut sanctionner, il faut punir, il faut". Mais c'est pas que ça, c'est aussi qu'il y a un système et moi je l'ai dit à multiples reprises qui qu'il faut réviser pour redonner un peu voilà dans différents domaines en lien avec la jeunesse, en lien avec l'enfance et la jeunesse. [raclement de gorge] Les amis, je suis assez ému parce que je je reçois à l'instant un un message.
C'est que je ne cesse de le dire mais bon c'est une donnée de cette émission c'est je suis Gerçois et cette petite ville de Montestruc sur Gers qui est au sud de Florence à quelques kilomètres de Florence c'est tout près entre Florence et H la préfecture sur la route principale. J'avais un cousin voilà que que j'embrasse et qui nous regarde et qui avait un petit entrepôt de matériel d'informatique d'occasion. Voilà.
Là-bas, il y est plus mais il a été là-bas pendant des années. [grognement] Et donc, je connais un peu le village et là, j'ai une dame de ce village qui m'écrit. Je je vais vous lire pour que vous compreniez bien l'état d'esprit, hein.
Là, on est vraiment dans la proximité, hein. Dans la même école que les enfants de du présumé auteur de ce crime, dans la même école que Liana, hein. Voilà ce que m'écrit cette dame que je ne vais pas donner son prénom, hein.
Je comprends votre émotion, Éric. Nous la partageons tous ici dans le Gers. Ce petit village de Montestruc sur Gers est celui où vit ma fille avec sa famille.
Ma petite fille m'écrit cette dame est dans la même classe que la seconde fille du suspect âgée de 7 ans. Elle devait d'ailleurs se retrouver demain pour l'anniversaire d'une autre petite fille. Aujourd'hui, une chaise est vide dans la classe.
Je pense qu'elle parle de cette petite fille de 7 ans qui est la seconde fille du suspect. Aujourd'hui, [grognement] une chaise est vide dans la classe. Une chaise d'enfant, une absence qui pèse lourd. et que personne ne devrait avoir à porter à cet âge pendant 4 ans, dit-elle.
Nous avons croisé cet homme à la sortie de l'école lors des fêtes, lors des spectacles scolaires. Comme tous les parents, comme tous les grands-parents, nous pensions être en présence d'un père parmi les autres. Aujourd'hui, l'horreur a un visage que nous connaissions sans le connaître.
Liana a payé le prix le plus terrible pour que nos fillettes soient finalement protégées. Son sacrifice, même dans l'épreuve la plus effroyable, a permis que la vérité éclate et que d'autres enfants soient épargnés. Demain, ce sera l'anniversaire de cette petite fille.
Aucun enfant ne devrait avoir à vivre un tel anniversaire. Mais s'il existe malgré tout une lueur dans cette tragédie, c'est celui qui qui représentait un danger pour tant d'innocents est désormais derrière les barreaux. Ce soir, toutes nos pensées vont aux enfants et à leur famille et à l'iana dont le sacrifice force le respect et ne doit jamais être oublié.
Voilà, c'est une de mes amies qui habite dans le GERS dans le village dans le village de de cet homme avec lequel ils ont euh euh sans doute échangé, discuté, bu des verts, sympathiser. Le le on est on est en Gascogne, on saucissonne là-bas. C'estd que le l'institution judiciaire n'a pas informé tous ses parents, tous ses grands-parents pendant toutes ces années qui se sont écoulé sur la réalité de ce que de ce qu'était ce ce monsieur.
Moi, j'entends ce que ce que dit votre ami, votre cousine et cetera, mais moi ce qui me gêne en fait, c'est que c'est toujours la stratégie de la précou en fait, c'est qu'en fait elle dit le sacrifice mais il y aurait pas dû y avoir de sacrifice en fait. qui aurait dû avoir déjà euh 50000 alertes. Et quand j'entendais Béatrice Bruger qu'on va recevoir sur ce plateau à 13h30 cette magistrat qui disait en fait en Angleterre, en Irlande, tout est fait pour qu'avant ça ne se passe pas en fait, pas pour qu'on soit toujours les champions de l'après-coup.
Alors après coup, effectivement, on va dire c'est fou, on n' pas entendu le l'établissement aurait dû euh dire article 40, il y a pas eu euh on aurait pas dû euh comment dire classer sans suite euh la première plainte sur des faits qui sont intervenus en 2020, qui a été déposé en 2022 et qui a été classé en 2024. On aurait pas dû, on aurait pas dû, on aurait pas dû, on aurait dû aller plus vite. Moi, j'entends le on aurait pas dû, on aurait pas dû, on aurait dû aller plus vite.
La question que je me pose comme la question que je me posais après l'affaire Elias, c'est qu'est-ce qui va changer ? Et dans combien de temps pour que ça ne se reproduise plus jamais en fait parce que ce n'est pas possible en fait que ce soit toujours la même histoire avec toujours sur l'affaire Elias, on était parfait après coup hein. Après coup, on avait dit mais c'est quand même dingue que la juge dit que il fallait pas qu'il se voi qu'ils habitent dans le même bloc du d'immeuble.
Mais formidable. Est-ce que est-ce qu'on peut me promettre aujourd'hui que quand il y a un jugement qui est rendu, c'est il y a pas la même chose qui arrive en fait. Si oui, voyez, j'aimerais qu'on passe de la com à la réalisation des faits.
Francis Nashbar, vous allez nous dire si c'est réalisable. Est-ce que le vœu de d'Isabelle concrètement avec les moyens de la justice aujourd'hui, avec ce qu'est la justice française aujourd'hui, est-ce que c'est possible ? D'abord juste deux informations parce qu'à l'issue de cette réunion, on a quand même des informations sur ce qu'a dit le premier ministre.
Il attend des conclusions, vous le savez, une enquête administrative a été diligentée par plusieurs ministères. Il attend des conclusions dans les 15 jours. Donc il veut que ça aille vite.
Le Sébastien Lecornu qui s'y dit profondément choqué par cette affaire et Gérald Armanain, le garde des saut lui de son côté juge ces dysfonctionnements accablants et inacceptables. Ce sont des dysfonctionnements inacceptables dans les services de l'État. Voilà ce que vient de dire Gérald Darmanin qui sera, on le rappelle, l'invité du 20h de TF1 ce soir.
Francis Nagbar. Est-ce que notre justice française peut changer ? Est-ce qu'on peut éviter les déclarations d'après coup d'après vous ?
Mais ce ce qu' a-t votre votre journaliste Isabelle est parfaitement exact. On réagit toujours après tout. Ce que vous avez dit, monsieur Éric Brunet sur l'affaire fournirait, vous savez ça raisonne très fort en moi parce que j'étais pendant 4 ans le directeur d'enquête sur les premières affaires fournira et j'ai requis obtenu la perpétuité incompréchable contre lui et contre elle tout au moins la perpétuité pour elle.
Donc ça raisonne très fort. Ce que je voudrais surtout, c'est qu'il y a une vraie volonté politique dans dans un premier temps. Euh volonté politique qui fait euh défaut défaut depuis 10 ou 15 ans en ce qui concerne la sécurité, la justice, pol gendarmerie.
Ce qu'il faudrait aussi, c'est que tous les magistrats, tous les il y a pas besoin de réunir tous les procureurs généraux pour ça. Tous les magistrats considèrent que sur des des faits de société aussi graves, il y a rien de plus grave que la pédocriminalité. Et bien ce ne sont pas des numéros d'enregistrement du bureau d'ordre, ce sont des réalités humaines, ce sont des détresses et parfois des détresses perpétuelles pour les familles des victimes parce que là la vraie perpétuité, elle existe pour elle et je parle vraiment connaissance de cause pour avoir été le procureur dans l'affaire.
Francis Nbar, Francis Nashbar vous, Francis Nbar, vous qui connaissez si bien les rouages de la justice, essayons de nous installer dans cette idée. Oublions un instant la question des moyens. Je sais qu'elle est importante, mais oublions un instant la question des moyens.
Euh euh qu'est-ce qu'il faut améliorer ? Enfin, je moi, je suis un réformateur pathologique, excusez-moi de de de placer le la question sur le terrain politique, mais la réforme, c'est incroyable. Il faut il faut changer les organisations.
Vous avez raison Renault Pila, il y a une dimension politique. La politique c'est quoi ? C'est la la gestion de la cité hein.
C'est noble la politique. Voilà, c'est nous tous. Donc euh il faut euh rendre cet ensemble efficient comme disent les anglo-saxons, efficace, moderne, fluide avec les mêmes hommes, avec les mêmes femmes qui sont sans doute des gens de talent dans les ministères, dans les tribunaux et les avocats sont formidables.
Tout le monde est bon. S'il s'agit pas de dire faisons le ménage, supprimons des gens, non, comment faire en sorte pour que tout ça soit interconnecté, moderne, rapide, chlac, chlac, chlac. Voilà. et que ce soit que la que la prise de décision même du magistrat soit plus rapide.
Euh qu'est-ce qu'il faudrait changer pour cela ? Alors, écartons l'idée des moyens. Vous avez parfaitement raison.
En plus, les moyens plus, on les a plus pour de long de longues années. Bon, je vais pas revenir sur les responsabilités des uns et des autres, mais au niveau des finances publiques, c'est la catastrophe également. C'est un des nombreux domaines.
Écartons les moyens. C'est une question de volonté politique. C'est une question de bon sens, de sens et réalité.
C'est une question euh comment dire de d'attachement d'attachement à la sécurité de nos concitoyens. Euh on on euh elle n'existe plus depuis des années et des années. On s'en fiche, on se moque des gens qui mettent ça lect et puis et puis surtout c'est c'est à la fois une question de volonté politique bien évidemment.
Et vous vous me dites quelle réforme ? Il faut pas raisonner au coup par coup, il faut renverser la table. Vous savez, je crois, si j'ai bien compris, recevoir Béatrice Brugè, et bien elle moi j'ai j'ai pas j'ai pas du tout je la connais pas B Brugè, mais j'ai lu attentivement son livre, une colère qui monte et bien le le programme le programme du du véritablement d'une réforme qui aurait du sens, il est en toute lettre dans dans son livre qui est un constat.
Alors, on peut être d'accord ou pas sur l'ensemble des pistes mais voilà elle sera elle sera avec nous d'ailleurs mes chers chers amis Francis elle sera avec nous Béatrice Grugè à à 13h30 c'est une femme importante, une juge qui a des responsabilités syndicales parmi les magistrats, je crois qu'elle était à force Oubrière et mais cette question je je suis très content que Pascal Perry économiste vienne d'arriver parce que Pascal le nerf de la guerre il est là arrêtons de dire il faut des milliards. On on a raconté on a raconté 10 fois que on avait mis de l'argent pour la numérisation du dossier des prévenus. Voilà, il y a quelques années.
Et comme l'argent là, comme il y avait pas eu de réforme en amont, bah l'argent il a été il a été mal utilisé. Puis finalement la numérisation s'est avérée être une catastrophe. Il y a même eu des accusés, des prévenus qui ont été libérés parce qu'on avait paumé leur dossier et cetera.
Bon bref, donc tout cet argent qu'on a mis n'a servi à rien parce que en amont on n'avait pas dégraissé le mamouth en tout cas pardon réformé le mammouth. Oui. Alors c'est ça moi le le discours sur les moyens on peut l'entendre.
On peut l'entendre parce que effectivement il manque des juges, il manque des greffiers. Il y a des jugements qui sont jamais signifiés. Enfin il y a des trucs complètement dingues dans le domaine de la justice.
Mais là c'est quand même un cas différent. Là c'est une appréciation personnelle. C'estàd qu'il y avait des gendarmes, il y avait des magistrats.
On n'est pas face à un manque de personnel. Vous avez des gens qui n'ont pas perçu le caractère de l'urgence, qui n'ont pas compris en réalité ce qui se passait alors qu'ils sont payés pour ça. Et donc c'est une une vraie faute professionnelle et et à mon sens, si vous voulez, le public doit se poser euh ou va se poser un certain nombre de questions.
La justice a intérêt en effet à se réformer de ce point de vue. Je rappelle quand même que les les jugements sont rendus au nom du peuple français. On est d'accord.
Quand on quand un jugement est rendu au nom du peuple français, il faut rendre des comptes au peuple français. Et quand on s'est planté, on s'est planté. La la question c'est que voyez la l'erreur administrative c'est emmerdant, c'est gênant mais c'est c'est rattrapable.
Là l'erreur judiciaire c'est la mort. Tu sais que ça s'est traduit par la donc il faut un degré d'exigence supérieur et ce qu'on attend sans faire le procès de de qui que ce soit, c'est d'abord sortir de des réactions un peu pavloviennes que j'ai entendu aujourd'hui de la gauche sur le manque de moyens. Bah attendez, arrêtez de dire des énormités.
C'est vous qui les avez, c'est la gauche qui a réduit les moyens dans ce domaine parce que la justice, elle n'y croit pas. Parce que la le la question de la réflexion ne dit pas la même chose. Le père d'Estel Mousin qui a attaqué l'État pour défaillance et d'ailleurs qui a fait condamner l'État dans la la le meurtre de sa petite fille qui était donc Estel Mousain, on s'en souvient, le dit en fait ça a commencé surtout sous Nicolas Sarkozy avec la restructuration draconienne des moyens de la justice par Rachati.
Et ça non mais et ça il dit que ça a été criminel parce que ça a tout désorganisé. Mais mais c'est c'est techniquement faux. Qui qui a augmenté les moyens de la justice ?
C'est le président de la République sortant. On va pas faire On va pas faire sa promotion. La question n'est pas là.
Sortons des questions de personnes. Regardons les choses telles qu'elles sont et pas telles qu'on voudrait qu'elle qu'ell soit. La la justice manque chroniquement de moyens dans ce pays depuis longtemps.
Je crois que euh l'ancien garde des SAA du pont Moritier, on a on a on a eu conscience parce qu'il a été avocat, parce qu'il a vu la misère des prisons, la lenteur de la justice et cetera. C'est bien qu'il y ait des gens qui soient des praticiens. Et au fond bah il a été entendu, il a eu l'oreille de Macron et et du président Macron et et on a remis de l'argent sur la table.
Peut-être que c'est insuffisant, Magalie. Peut-être qu' il faudrait encore, compte tenu des exigences qu'on a avec l'institution judiciaire, augmenter les moyens. Mais ça peut pas être la seule réponse.
Là, vous êtes dans une défaillance humaine. Ne nous trompons pas de débat. Figurez-vous que Éric Dupont Morti qui nous écoute le midi nous a écrit hier et nous a appelé et nous a donné effectivement les derniers moyens qui étaient qui avait eu 10000 emplois supplémentaires d'ici 2027 effectivement dans la justice. 1500 magistrats en plus, 1800 greffiers en plus, 1100 attachés de justice en plus, 3000 contractuels en plus. et cetera et cetera et cetera.
Donc effectivement, si vous voulez cette cette question marche pas. Maintenant, moi la question qui m'angoisse si vous voulez que je pense que effectivement il y a des erreurs personnelles mais par ailleurs il y a des erreurs systémiques en fait. Il y a une faute, un problème systémique, c'est que qu'un qu'un dossier soit à un endroit et que ce soit au fond qu'on a pas accès à toutes les données tout de suite, c'est systémaque.
Vous avez entendu le porte-parole du ministère de la justice le dit lui-même he c'est un problème systémique, il l'avoue. Il est quasiment 13h. Il est quasiment 13h.
Donc on retourne dans le Gers quand même pour avoir quelques nouvelles. Et on va retrouver notre équipe Enza Benoshi et Juliette Bisio. Vous êtes vous pas loin des images que l'on voit ici ce silo à grain où a été retrouvé le corps d'un enfant hier.
On va faire un point avec vous parce qu'évidemment il y a une autopsie en cours. Ce que l'on sait c'est que cet enfant qui a été retrouvé hier portait des vêtement similaires à Liana qui a disparu il y a tout juste une semaine. [raclement de gorge] Effectivement ça on en est sûr.
Les vêtements ressemblaient à ceux que portait Liana le jour de sa disparition vendredi. On ne peut pas encore affirmer qu'il s'agit du corps de Liana. Il faut rester prudent.
Une autopsie est actuellement en cours. En tout cas, le silo, ça je peux vous le dire, il est situé dans la commune de Puis Casquill. Autour de nous, il n'y a pas grand-chose hein, vous le voyez, peu d'habitations ici, peu de réseaux téléphoniqu également.
C'est une zone très boisée. Le principal suspect, Jérôme Barella, lui a travaillé pendant 6 ans dans cette usine agricole. Et un dernier un dernier élément que je peux vous donner, c'est que les gendarmes vont mener une opération à 14h sur les routes de Florence pour tenter de retracer le parcours le trajet en voiture de Jérôme Barella, le principal suspect.
Les gendarmes vont donc interroger les usagers de la route pour tenter de et bien faire coïncider des indices et récupérer des informations. Merci beaucoup Enza Benoshi. Donc sur place effectivement pour ces dernières derniers éléments.
Alexandra Guy est également avec nous. Et la question qu'on se pose, c'est qu'il y a quand même un suspect qui est mise en examen. Que va-t-il se passer là aussi dans les prochaines heures avec peut-être la l'autopsie qui va parler ?
Oui. Alors, la première étape, c'est effectivement ce qui est en train de se dérouler, c'est-à-dire l'autopsie de ce corps d'enfond. Premier objectif prioritaire, confirmer qu'il s'agit bien du corps de la petite Liana.
Cela va faire avec des comparaisons d'ADN normalement ou des empreintes digitales. Ensuite, une fois que ce corps sera clairement identifié, ils vont chercher les les causes de la mort, comment cette jeune fille a été tuée et puis ensuite ils vont aller plus loin et ils vont essayer de comprendre ce qui a pu éventuellement lui arriver avant ou après. Mais si notamment il y a eu des violences sexuelles concernant cette jeune fille et puis ils vont également repérer s'il y a pas d'autres profil ADN sur ce corps et notamment celui du suspect qui est actuellement en détention provisoire qui est Jérôme B effectivement et donc on verra et à l'issue de cette auteillis sur la scène parce que il vous a pas échappé qu'hier tout le périmètre a était complètement sécurisé, personne ne pouvait y accéder parce que il y avait non seulement cette découverte de corps, mais il fallait absolument préserver la scène pour récupérer les indices des traces de pneus qui peuvent peut-être correspondre à la voiture du suspect, un Mego, j'en sais rien, plein d'éléments qui ont pu être laissés une un élément qui aurait peut-être servi à tuer cette jeune fille.
Tous ces éléments sont recueillis, sont analysés. Le juge d'instruction en charge de cette enquête va ensuite très [raclement de gorge] probablement au regard de ces éléments faire un réquisitoire supplatif. C'est-à-dire que pour l'instant cet individu, il est mise en examen pour enlèvement et séquestration uniquement.
Donc si tous les faits corrobore qu'il est le suspect et qu'il reste le suspect numéro 1 et qu'on considère qu'à ce stade c'est plutôt lui, il sera il y aura un réquisiteur supplessif. Il sera à nouveau euh entendu par la juste d'instruction en vue d'une mise en examen pour assassinat ou meurtre et puis peut-être également pour agression sexuelle. On voit ces de choc l'dec nationale.
On a vu il y a un instant que le premier ministre s'est dédi profondément choqué par cette affaire. Il y en a un autre qui a exprimé son émotion qui s'est lui aussi dit comme vous tous je suis choqué. C'est le président de la République qui est en déplacement en ce moment au Montenegro et c'est un déplacement suivi pour nous par Léonard et Éric Jos.
Euh Léonard, racontez-nous effectivement donc cette affaire, ce drame a fait réagir jusqu'au plus haut sommet de l'État. Oui, Emmanuel Macron a tenu à réagir à ce drame ici depuis le Montenégro. Emmanuel Macron, comme beaucoup de Français, comme le Premier ministre, c'est en effet dit choqué par les circonstances de ce drame bien sûr, mais aussi par la mise en lumière de certaines failles du système judiciaire français.
On ne peut pas accepter ce qui s'est passé, a dit le chef de l'État. On ne peut pas regarder en face de la famille et dire que tout s'est bien passé. C'est faux, a poursuivi Emmanuel Macron.
Pour le président de la République, il est clair qu'il y a eu, je cite, un dysfonctionnement de la justice dans cette affaire. C'est inacceptable, a-t-il poursuivi. Désormais, Emmanuel Macron exige une enquête rapide pour clarifier les responsabilités et Emmanuel Macron d'anticiper aussi certaines critiques.
Je ne veux entendre aucun argument de moyen dans cette affaire. C'est une affaire de responsabilité, estime-t-il le chef de l'État qui a tenu à démontrer depuis le Montenegro qu'il suivait de près ce dossier. Il a échangé ces dernières heures avec le garde des saut avec le Premier ministre qui a tenu ce matin une réunion de crise à Matignon et Emmanuel Macron a aussi exprimé le soutien, l'affection de la nation à l'égard de la famille de la jeune collégienne.
Merci [raclement de gorge] beaucoup euh Emmanuel Macron qui s'exprime sur le sujet. C'est une affaire d'État pratiquement, même pas pratiquement, c'est une affaire d'État. Renault Pila.
Oui, c'est une affaire d'État. Euh le chef de l'État est dans son rôle pour le coup de d'exprimer l'émotion de tous les Français, hein. Le président de la République dans la 5e République euh il est là pour garantir l'unité de la nation.
Il est là pour dire que l'État fonctionne. Or l'État n'a pas fonctionné pour protéger un enfant. Donc Emmanuel Macron est dans son rôle.
Deuxièmement, pourquoi c'est une affaire d'État ? une onde de choc sociétale, un fait de société et c'est une affaire d'état parce qu'elle concerne plusieurs ministères. Elle concerne d'abord le ministère de la justice, elle concerne le ministère de l'intérieur, elle concerne il y a des gendarmes, le ministère de la défense des armées, elle concerne le ministère de l'éducation nationale.
Et c'est pour cette raison que Sébastien Lecnu a convoqué ce matin une réunion de crise avec Laurent Nunes, Gérald Armanin, il y aura d'autres ministres qui seront concernés dans les heures et les jours qui viennent parce c'est c'est ce qu'on appelle une réunion interministérielle en jargon technocratique. ce qu'on appelle de l'interministériel. Plusieurs ministères sont concernés par ce drame et il va falloir que les les changements aillent vite à court terme, moyen et long terme.
Plusieurs ministères. C'est pour ça que le premier ministre s'est emparé de l'affaire et il me semble quand même il s'en empaire vite. Les amis, on se retrouve dans une poignée de seconde.
On vous fera écouter ce qu'a dit peu avant midi depuis [musique] le Montenegro le chef de l'État. C'est assez incroyable. C'est assez incroyable he [musique] précis.
C'était voilà, c'était un constat assez dur d'ailleurs. Il arrêtait d'invoquer la question du manque des moyens. Le manque des moyens de la justice n'a rien à voir avec cette affaire.
Intéressant, on l'écoutera. Et puis nous irons bien évidemment dans la petite commune meurtrie de de Florence à quelques encablures de Montestruc [musique] sur Gers où se sont déroulés les faits. À tout de suite.
Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez avec Toujours ce drame. Vous le savez la disparition de Liana c'était il y a tout juste une semaine. Un corps [musique] a été retrouvé hier.
On attend toujours évidemment les résultats de l'autopsie, mais les enquêteurs disent que les vêtements portés par l'enfant qui a été [musique] retrouvé hier sont similaires à ce porté par Liana il y a tout juste une semaine. Peut-être que dans les heures qui viennent, on en saura davantage. En attendant, c'est le choc, [musique] honte de choc national, on disait, puisque ce terrible drame devient une affaire d'état.
Le président de la République s'est exprimé il y [musique] a quelques minutes. L'onde de choc aussi, on l'imagine, avec cette émotion extrêmement vive dans ce dans cette toute petite ville du Gers de Florence, là où habitait [musique] la petite fille. Et l'onde de choc, c'est aussi la colère.
Comment ce drame a-t-il pu avoir lieu ? Reportage. À l'annonce de la découverte d'un corps cet après-midi, les habitants de Florence rencontrés font part de leur émotion.
Ça a été interminable tous ces jours sans savoir. Voilà. Donc là, ben c'est c'est il y a pas de il y a pas de mot.
Il y a pas de mot. C'est triste. C'est on peut même pas mesurer la l'immense souffrance des des parents quoi.
Même si c'est pas ma fille et ben je suis maman et ça m'a ça m'a effondré quoi. C'est c'est quelque chose qui nous touche et ouais c'est fruit. À la peine se mêle la sidération face au profil particulièrement inquiétant du principal suspect Jérôme Barella.
L'homme de 41 ans a été visé par plusieurs procédures. La première en 2017. La mère d'une adolescente de 17 ans découvre que sa fille entretient une relation avec Jérôme Barella.
Elle effectue un signalement mais sa fille affirme que la relation est consentie. L'affaire est classée sans suite. 3 ans plus tard, en 2020, 2è signalement, employé dans un lycée, il est licencié pour son comportement avec une lycéenne.
Ils auraient échangé des messages inappropriés. En 2022, une plainte est déposée pour viol sur une enfant de 7 ans. Faute de preuve suffisante, elle est là aussi classé sans suite.
Un an plus tard, en août 2025, une autre plainte, une nouvelle fois pour des viols sur une enfant de 10 ans. Jérôme Barella n'avait jusqu'alors jamais été entendu dans cette affaire. Enfin, une dernière plainte a été déposée hier par un père de famille pour viol sur sa fille lors d'une soirée pyjama au domicile du suspect l'été dernier.
Les révélations sur ce lourd passé scandalisent les habitants qui s'interrogent sur des dysfonctionnements de la justice. Quand on voit le lapse de temps qui s'est passé entre les différentes plaintes concernant cet individu et la et la finalité navrante, et ben c'est très grave. C'est le système est à remettre en question.
Ça pas été suivi comme il faut. C'est tout. C'est c'est ces histoires là.
Ça a été baclé, c'est tout. Bah oui, il y a eu beaucoup de de manquement quand même. Il a été condamné enfin condamné non soupçonné plusieurs fois et puis ça bouge pas.
L'ensemble des anciennes plaintes ont été regroupées au parquet de hoche. Celle classée sans suite pourrait être rouverte. Voilà, on va se rendre à à Florence, cette petite ville de 6000 habitants au cœur du de la Gascogne, mesdames messieurs.
Pays d'Artagnan, ce pays magnifique qui souffre aujourd'hui. Je vous ai lu tout à l'heure des des messages qu'on voit de de là-bas de de de parents d'élèves qui étaient qui ont des enfants ou des petits-enfants qui sont dans l'école où se trouvait Liana Montestruc sur Gers à la périphérie de Florence. On va se rendre sur place à Florence hein.
Exactement. Alexandra Viera et Nicolas Forestier, vous êtes-vous devant le collège. Donc c'est là où a disparu la petite fille il y a tout juste une semaine.
C'est là où il était scolarisé. On parlait de la colère de certains habitants de de leur incompréhension. On imagine l'émotion extrêmement vive aujourd'hui dans l'établissement.
Oui, effectivement, on a pu croiser une maman dont la fille était dans la classe de Liana qui nous a expliqué qu'à l'annonce de la découverte de ce corps hier, sa fille a beaucoup pleuré. Elle elle tente de l'écouter comme elle le peut. Une cellule d'écoute a été mise en place au collège pour permettre aux professeurs et aux élèves qui en auraient le besoin de pouvoir être écoutés, de pouvoir s'exprimer.
Et cette maman nous disait que les parents sont assez démunis face à un tel drame et tent d'aider au mieux leurs enfants au collège justement. Il y a eu ce matin une minute de silence et des discours en présence du président du département, du recteur, du préfet. On sait que les cours du collège sont bouleversés.
Les professeurs ne sont pas tenus de faire des cours de manière classique. Tous les élèves qui peuvent qui le souhaitent peuvent être écoutés. Voilà, une une vie de collège assez bouleversée ici à Florence.
Tout le monde sous le choc dans cette commune de 6500 habitants. Merci beaucoup Alexandra. Évidemment devant ce collège meurtri aujourd'hui maître, on a vu que plusieurs enquêtes avaient été diligenté des enquêtes administratives au niveau de la gendarmerie, au niveau de la justice.
Qu'est-ce que ça peut donner concrètement ? On a on sait que Sébastien Lecnu attend des conclusions d'ici 15 jours. Là, vous parlez des enquêtes sur le dysfonctionnement administrativement.
Oui, d'accord. D'accord. Oui, d'accord.
Ah oui, oui. Ça peut être intéressant parce qu'effectivement, on peut voir y a eu des failles, s'il y a eu des négligences individuel mais au-delà de tout ça, moi je reste quand même persuadé même si effectivement il y a eu des lenteurs peut-être voilà que c'est un système qui doit être revisité, que c'est tout un système, ça j'en suis. C 104 elles peuvent révéler des dysfonctionnements.
Donc au-delà peut-être des fonctions individuelles, elles peuvent donner lieu à des constats en disant ça, il faut plus que ça se passe, il va y avoir une plateforme spécifique. Bien entendu, notamment l'histoire du de la transmission par courrier. Vous savez, il y a encore quelques pas si longtemps que ça, on avait encore des des des transmissions par télécopie dans notre métier.
C'est c'était il y a pas longtemps hein, je vous parle de ça il y a 5 6 ans encore hein. On avait encore Oui, tout à fait. dans nos médi.
Dans les tribunaux et les cours on et avec nous on avait encore des transmissions par télécopie encore assez peu de temps. Maintenant on on on s'est fini terminé mais mais ça marche c'està vous la recevez la télécopie. Oui non mais d'accord c'est qu'il y a pas de technique.
Mais je suis étonnée de cette histoire de courrier parce que maintenant on a non seulement les mails mais on a aussi des intranettes et c'est vrai que c'est curieux cette histoire. Alors ça peut effectivement mettre en lumière peut-être parce que c'est des petites agglomérations peut-être je ne sais pas je sais pas ça peut mettre en lumière en fait des dysfonctionnements individuel des fautes commises de voilà mais ça peut aussi en tout cas je reste persuadé que ça va justement permettre de réfléchir sur tout un système parce que on encore une fois on découvre un peu l'eau chaude hein je veux dire qu'il y ait x plainte et peu qui soit euh prise en compte ça c'est une réalité après juste je finis mon propos Est-ce que je voudrais dire quelque chose sur l'histoire des plaintes quand on dit "Ah oui mais il y a plein de plaintes, il y en a très peu qui sont prises en compte des parce que dans le lot aussi il faut dire et là c'est pas du tout le cas et je parle pas des plaintes des mineurs où là il faut être extrêmement attentif mais c'est vrai que dans le lot des plaintes et et ça peut expliquer aussi que quelquefois il y a une négligence il y a le bon grain de livré il y a un peu un peu tout il y a des plaintes abusives des plaintes des instrumentalisation des gens qui sont dans le fantage des gens qui sont dans des obsessions. Tout existe voyez mais je ne parle pas du tout là en l'occurrence c'est pas le cas mais ça peut ceci peut expliquer aussi cela justement justement pour revenir sur ce que vous venez de dire précisément parce que ça tombe bien que vous ayez fini votre phrase précisément sur ce que vous venez de dire sur l'affaire où cette mère de famille a déposé plainte en août 2025 sur des viols qui sont intervenus sur sa fille entre 2024 et 2025 elle est en août hein.
On sait que c'est pas le bon parquet, d'accord ? Il y aura transfert de parquet, c'est pas le bon parquet. Mais le 11 septembre, il y a le rapport médical qui dit lésion anale, lésion vaginale.
Comment se fait-il là ? D'accord, c'est pas le bon parquet, mais pas quelqu'un qui se dise là bon parquet, pas bon parquet, il faut faire sortir ce prédateur du champ de la société. D'abord déjà, il faut être sûr que quand on dit un examen médical, est-ce que c'est bien les urgences médico-judiciaires ? parce que c'est pas parce que ça arrive aussi que les gens déposent plainte et puis aillent faire c'était vraiment les urgences médico-judiciaires.
Donc c'est vraiment un examen médico légal. Alors après qu'il y a pas eu de réaction, ben vous avez raison. Ça prouve qu'il y a eu un véritable dissonctionnement.
Il y a des circulaires donnant normalement la priorité à ces affaires qui touchent à indépendamment et entièrement d'accord mais indépendamment de la circulaire. J'allais dire c'est une question de bon sens. À partir du moment où on a une plainte, que ce soit mineur, majeur d'ailleurs où on s'aperçoit qu'il y a des lésions physiques et après les retenements psychologiques parce que toujours il y a ça maintenant également, mais ça doit être il doit y avoir une réaction immédiate tout de suite on doit convoquer le mise en cause et puis ne serait-ce que bon en audition libre enfin généralement placant en garde à vue dans un cas comme celui-ci voyez et voilà et et il y a 48 heures.
Alors ce qu'il faut savoir aussi c'est que n'oublions pas que quand on place quelqu'un en garde à vue il y a 48 heures pour agir. Alors quelquefois c'est vrai que les magistrats préfèrent faire un maximum d'acte d'investigation en amont pour que quand il est placé en garde à vue, ils aient suffisamment de billes comme il parle dans comme on le dit dans le jargon pour que ce soit pas un coup d'épée dans l'eau et qu'à l'issue de la garde à vue la garde à vue ben elle soit levée ou bien que voilà qu'il puisse pas y avoir de suite. Ça peut voilà et c'est pour ça que tout cela doit être étudié avec beaucoup de finesse et et sans stigmatiser quiconque de façon voilà deux enquêtes administratives lancées par Laurent Nunz et Gérald Armanin.
Gérald Armanin qui convoque tous les procureurs généraux lundi matin à la chancelerie qui prendra la parole ce soir dans le 20h de TF1 et le premier ministre a convoqué une réunion de crise ce matin à Matignon. Le chef de l'État lui aussi a parlé de cette affaire. On disait l'onde de choc.
Elle est nationale et c'est devenu une affaire d'État. Dans quelques instants, on réécoutera d'ailleurs le président de la République. Oui, on écoutera le président de la République.
On sera avec une magistrate qui est Béatrice Bruger qui pense depuis longtemps à la justice d'après. Elle vient de sortir un livre d'ailleurs. Les juges ont-ils vraiment tous les droits ?
Béatrice Brugè, vous voyez, aux éditions de l'observatoire, elle sera notre invité. elle réfléchit à la justice d'après et ben c'est le moment d'y réfléchir parce que c'est sur des événements aussi tragiques que cela qu'on peut arriver à trouver des consensus pour changer les choses. Nous l'espérons [musique] tous.
Beaucoup de justiciables en rêve bien évidemment. On va rester sur l'affaire Liana. nos équipes sont [musique] en place et dès qu'il y aura des éléments nouveaux là-bas à Florence d'Angers ou à Hoche ou à Agin et bien nous reviendrons euh nous reviendrons [musique] auprès de nos équipes.
Voilà mesdames messieurs, à tout de suite rester avec nous parce que franchement la venue de Béatrice Bruger sur notre antenne est un événement important. Et oui, mesdames messieurs, le GER, ce département du Sud-Ouest, cette terre agricole, cette terre de ruralité qui convoque l'histoire d'Artagnan, la tradition de l'Armaniaque et du foie gras. Et bien cette terre est sous le choc mesdames messieurs parce que dans ce pays où les faits divers tragiques sont rares et bien il s'est déroulé une histoire qui est devenue finalement un fait politique [musique] un fait politique majeur.
On peut dire d'ailleurs dans la façon d'appréhender la justice moderne sous la 5e République, il est pas [musique] très audacieux de dire qu'il y aura un avant et un après tant tant mesure nous journalistes tant les réactions des Français [musique] des locaux bien évidemment des Gascon mais aussi de nos politiques sont fortes des réactions absolument incroyables. On peut dire là véritablement que c'est une onde choc sociétal. Bien évidemment la disparition de Liana, la mort, l'assassinat, le meurtre de Liana, mais aussi une onde choc politique.
Effectivement, [musique] Liana, donc c'est un ce drame n'aurait jamais dû avoir lieu. C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron depuis le Montenéro. On l'écoutera dans un instant.
Le chef de l'État, l'obstopsie est en cours parce qu'un corps a été retrouvé et il pourrait peut-être s'agir celui de la petite fille de 11 ans qui a disparu il y a tout juste une semaine. On fait un point sur l'enquête avec Emmanuel Binet. Au milieu des champs, le long de cette départementale, le silo.
C'est ici appuis casqué que les gendarmes ont découvert un corps hier portant les mêmes vêtements et du même âge que la petite fille disparue. Chaque jour, ce riverin se promène sur ce sentier mais avanthier, un détail attire son attention. J'ai vu un vol d'oiseau mais qui était assez statique.
Il y avait beaucoup d'oiseaux qui tournaient autour du silo. Ça m'avait paru louche que je connais bien ce chemin. C'était la première fois que je voyais quand même une concentration de charognage mais aussi des traces de pneus à quelques mètres de là dont cet endroit peut fréquenter.
Il existe plusieurs chemins pour venir ici et discrètement oui, on peut venir sans se faire voir. Immédiatement, Malik contacte les autorités. A-t-il donné l'alerte, les gendarmes avaient-ils prévu de fouiller cette zone ?
Hier, à bord de cet hélicoptère, des techniciens de la recherche criminelle sont dépêchés en urgence pour procéder à des prélèvements. S'agit-il du lieu du crime ou le corps a-t-il été déplacé ? Le principal suspect, lui, connaissait les lieux.
Pendant 6 ans, il a travaillé pour la coopérative agricole propriétaire de ce silo. Avant, il était utilisé par les les agriculteurs qui amenaient leur récolte en juillet en août. Ah, le silo est inutilisé depuis depuis pas mal d'années, hein.
Bon, quand le crime a-t-il eu lieu ? Le suspect l'a-t-il tué vendredi dernier avant de se rendre à la fête de l'école à 15 km de là ou le lendemain avant son interpellation ? Autant de questions auxquelles les enquêteurs devront répondre, les résultats de l'autopsie sont attendus.
Bien sûr. Voilà mesdames messieurs, nous avons autour de la table Renault Pila et Isabelle Saporta, nos éditorialistes. Nous sommes également avec Richard Verli.
Merci Richard d'être avec nous. Et nous accueillons Béatrice Bruger. Bonjour Béatrice Bruger.
Vous êtes magistrate, vous avez publié ce livre dont on parle beaucoup. On vous a reçu d'ailleurs juste avant cette affaire tragique, le voici ce livre. Les juges ont-ils vraiment tous les droits de la légitimité du pouvoir juridictionnel dans notre démocratie ?
Voilà, c'est à l'observatoire euh à aux éditions, pardon, de de l'observatoire. Voilà, je voulais vous le montrer et euh vous qui êtes qui qui rêvez de changer la justice, je pense que cette ce sujet que nous abordons là, qui est une une affaire d'État doit avoir une résonance toute particulière dans votre dans votre esprit. Il y aura le débat mais là, on a bien compris qu'il y a aussi l'émotion.
H on a bien compris que c'est la nation entière. C'est comme ça qu'a parlé le président de la République tout à l'heure. Il a parlé de la nation qui était dans son ensemble touché par ce drame.
Chacun est extrêmement ému. Est-ce que ce drame n'aurait pas dû avoir lieu ? Oui.
Alors, bien évidemment euh ce qui est arrivé est absolument atroce et oui, bien sûr que ça n'aurait pas dû avoir lieu et c'est surtout que j'espère que on fera en sorte que ce n'it plus jamais lieu. C'est surtout ça. C'est-à-dire que j'espère que euh alors il y a des temporalités euh et je me projette pas trop dans l'avenir, on est évidemment sur cette affaire, mais j'espère que justement on ne passera pas à une autre affaire comme souvent on le fait, c'est-à-dire séquence après séquence. où on se remobilise et puis après on oublie.
Euh j'espère en effet que comme vous l'avez très justement dit, ça touche toute la nation et c'est normal parce que c'est vraiment quelque chose de d'épouvantable ce qui est arrivé. C'est un échec, on va le dire, il faut l'admettre. Euh certains parlent de dysfonctionnement, on verra, il y a des inspections.
L'UR des responsabilités viendra aussi. C'est aussi sans doute trop tôt aujourd'hui pour dire exactement comment ça s'est passé. Mais de toute façon, ce qui est une certitude, c'est que c'est un échec collectif et après on verra euh s'il y a des responsabilités individuelles.
Je me souviens de cette grande spécialiste des faits d'hiver, une journaliste de libération que vous avez peut-être croisé qui s'appelait qui s'appelle Patricia Touranchaud et Patricia Touranchaud dans l'affaire fournirait il y a 30 ans avait devant un micro regretter que les parquet que les magistrats ne se parlent pas parce qu'entre les Ardenes et puis je ne sais quelle autre région de France on n'avait pas pu arrêter ce criminel assassin violeur multi récidiviste Michel Fourniiret à 30 monsieur souviens, c'était il y a 30 ans et je me disais devant ma télévision, moi je me disais quel dommage qu'on ait pas pu le coincer ce criminel, quel dommage que les juges n'aient pas été informés les uns des autres du fait qu'il avait déjà commis un crime dans telle région et que voilà, mais je me disais mais dans quelques années, tout ça sera réglé parce qu'on sera avec des des des fonctionnements connectés modernes. Et là, on se rend compte que c'est la même histoire. C'est la même histoire en 2026.
Vous savez, il y a un petit livre de Gary qui a un titre qui devrait nous faire réfléchir qui dit "Combien d'avertissement nous faudra-t-il avant de faire ?" C'est ça. Combien de fois combien de fois faudra-t-il qu'on tire la sonnette d'alarme, qu'on dise les choses ?
Moi, je suis pas ici pour jeter en pâure qui que ce soit. Euh je suis d'abord d'abord je suis très touchée parce que ça m'impacte. Je je suis euh euh je je on ne peut pas être insensible pour une raison, c'est que autant il y a des affaires terribles qui arrivent et on n'est pas au courant, on ne sait pas.
Autant là quand on a des signaux d'alerte comme ça a été le cas, oui, on est impacté parce que il faut pas non plus se tromper. Les magistrats aussi sont des gens formidables, consciencieux et cetera. il faut pas jeter toute en pâure.
C'est pour ça que je dis le temps des responsabilités viendra, il y aura des inspections, on verra qui a fait quoi ou qui n'a pas fait ce qu'il faut faire. Ce qui est sûr, c'est que aujourd'hui sur la sur ce qui s'est passé euh [raclement de gorge] et je suis très heureuse d'avoir entendu aussi les mots du président de la République là-dessus, il a raison de porter ça à ce niveau-là [raclement de gorge] parce que c'est ça qu'il faut faire, mais il faudra rester à ce niveau-là. H c'estàd que demain, il faudra pas redescendre en disant on a oublié, on est passé, j'ai une autre affaire malheureuse en tête où pareil euh vous les journalistes, tout le monde a joué ce rôle d'éveilleur, de lanceur d'alettre en disant "Bon, OK, ça fonctionne pas, alors qu'est-ce qu'on fait ?" Et puis c'est retombé d'une certaine façon.
Donc euh il y a une responsabilité collective dans le sens que c'est pas que tout le monde est est responsable, c'est que tout le monde doit être responsable à son niveau. L'État, les politiques, les magistrats, les gendarmes, mais c'est surtout le fonctionnement qu'il va falloir interroger. Et j'aime bien, je sais plus si c'est notre ministre ou si c'est le président de la République qui l'a dit, il va falloir et je trouve la démarche saine s'interroger sur nos modes de fonctionnement.
H c'est-à-dire que le discours que moi je ne tiens pas euh oui mais on n pas les moyens. D'abord il est pas tout à fait juste parce qu'on a on a on a eu beaucoup de moyens mais c'est vrai c'est vrai que c'est difficile. C'est vrai que il y a il y a des endroits, on va pas le contester.
Mais c'est pas un discours audible aujourd'hui. D'ailleurs, il est indécent ce discours. On a la mort d'une petite fille, c'est pas la question est-ce que on n pas de moyens, on n pas trop de moyens.
C'est pas le sujet aujourd'hui. Le sujet, c'est interrogeons-nous sur nos processes, nos procédures. Parce qu'en effet, quand vous avez des signaux d'alerte qui sont importants, vous pouvez pas dire "Je ne pouvais pas faire quelque chose puisque vous étiez alerté".
Donc on verra euh comment ça s'est passé. Ce qui est sûr euh c'est qu'aujourd'hui il y a une recrudescence euh et ça c'est un fait euh dont il faut prendre conscience d'agression sexuelle sur les mineurs. Alors je sais pas si c'est parce qu'on en parle plus, si on s'y intéresse plus mais ça veut dire que ça doit devenir une vraie priorité.
Alors, j'ai entendu qu'il y avait et c'est vrai une circulaire et cetera, mais il y a beaucoup de circulaires. Donc, il faut vraiment que cette cet objectif de prendre la parole des enfants, de les écouter, la parole s libérée peut-être la hausse des Exactement. Il va falloir vraiment mettre le paquet là-dessus.
Vous êtes vous êtes d'accord que nous nous ce qui nous agace nous journalistes, c'est souvent pardon de le dire comme ça, mais un fait d'hivers, une loi. On veut plus de ça. On a bien on a bien compris et les Français ont compris aussi.
On n pas tous des spécialistes de la justice mais on a compris que ce qu'on voudrait c'est que tout cet ensemble peut-être que d'ailleurs la loi est bien faite mais ce qu'on voudrait c'est qu'elle soit respectée, rapide, efficace, fluide, que tout le monde soit connecté que ça fonctionne comme en 2026 comme comme comm comme dans les pays du nord que ce soit efficace, fluide et rapide. Exactement. Mais mais vous savez l'efficacité en fait ça s'organise, excusez-moi, c'est une totologie euh mais c'est c'est une totologie qui a du sens.
C'est-à-dire que euh si on veut avoir euh des organisations qui soient efficaces, il faut il faut-il encore s'intéresser aux organisations ? Hm. La loi, en effet, vous avez raison, on est addicte à la loi dans ce pays.
Dès qu'il y a un crime, dès qu'il y a un problème, on fait une loi. Mais la loi, en fait, c'est pas la fin, c'est le début. C'est ça.
C'est le début. C'està-dire que la loi, c'est le cadre de départ. Exactement.
Et nous, on pense que c'est la fin, mais non, c'est le début. Et d'ailleurs, c'est tellement peu pensé de cette manière-là, c'est qu'en fait on dit toujours, vous savez l'intendance suivra. Ben l'intendance, elle suit pas toujours d'ailleurs.
Donc aujourd'hui, on a des capacités et on a des gens remarquables technologiques. C'est déjà intéressant pour croiser des informations. Euh il faut que on rentre sur des modalités d'action qui soient beaucoup plus opérationnelles, où on croise davantage les informations, où on est des signaux d'alerte.
Je vous donne un exemple. On envoie encore parfois par la poste. H non mais on par la poste des dossiers.
Des dossiers aujourd'hui à l'heure du numérique, il faudrait qu'en fait tous les dossiers soient transmis de façon numérisée avec des traçabilités. C'est quand même pas très compliqué et que sur ces traçabilités on est des signaux d'alerte. On a euh dans les juridictions euh quand même euh un niveau, j'allais dire euh euh d'organisation euh technique et technologique qui n'est pas à la hauteur de la masse, vous voyez, et du contentieux et des urgences qu'on a.
C'est pas du tout pour nous déresponsabiliser, hein, parce que moi, je dis chacun prendra sa part de responsabilité. Peut-être que dans la dans le procè, je je j'anticipe pas du tout là-dessus, mais [grognement] en tout cas, il va falloir qu'on tire. Alors, c'est peut-être un peu tôt hein aujourd'hui, je suis pas mais qu'on tire de cette affaire quelque chose d'autre.
Vous avez raison de dire il y aura un avant et un après et vous croyez un après. Est-ce que vous le croyez vraiment ? Parce que vous dans ce livre, vous parlez justement d'une justice de précaution et vous dites en Angleterre, on est capable on est capable de voir les signaux faibles et on est capable de les anticiper et nous on est dans une justice de l'aprèscoup et c'est systématique.
Et vous verrez, vous m'aviez dit ce matin quand on a échangé ensemble, vous verrez après coup, on va être capable de tout remettre en place. Le problème c'est que c'est avant qu'il faut le faire. Est-ce que vous croyez vraiment Béatrice Brugè que cette fois-ci enfin ça va changer, que les choses vont s'informatiser, qu'on sera aussi bon sur la justice et les pédocriminels qu'on l' pour nous ponner l'argent avec les impôts.
Là c'est numérisé là pour nous trouver notre partout. cet cet exemple, je sais que parfois on dit "Vous êtes un peu roublard vous les journalistes, mais cet exemple est tellement juste. Comment avons-nous eu la capacité nous administration française de fabriquer le meilleur taux de recouvrement de l'impôt d'Europe ?
Mais je le dis sans ironie. On a la meilleure le coup du monde mais je le dis sans ironie. Je sais bien souvent on fait des blagounettes sur l'impôt mais mais non mais c'est important d'être les meilleurs parce que l'impôt c'est la République française c'est la révolution française.
Bon il faut recouvrir l'impôt c'est important et on le fait bien. On est magnifique, on est performant, on est les meilleurs du monde. Bon alors pourquoi sur la justice on est aussi laborieux ?
Pourquoi on n'est pas capable de de qu'un parquet à l'autre puisse communiquer en 2026 sur sur un prévenu sur un sur sur un criminel dangereux ? C'est c'est aberrant quand même. Bon, on on a on a des obstacles culturels et législatifs, vous savez, sur le partage de l'information qui sont ce qui sont l'acné.
Enfin, dès qu'on essaie de faire des choses, on a des obstacles. Mais c'est pas c'est pas du tout une excuse. On peut faire mieux et j'en suis persuadée.
Moi, j'ai cité ce matin et je pour en reparler l'exemple anglais qui ont des process extrêmement intéressants où parce qu'en fait, on a une culture du cloisonnement, on ne partage pas l'information. Regardez sur cette très intéressant. personne se parle sur cette affaire par exemple et vous verrez parce que dans les jours là c'est très tôt mais dans les jours qui viendront vous verrez qu'il y aura il y aura encore plein d'autres signaux qui ont été faits sans doute parce que cette personne si c'est a vécu quand même un certain temps.
Donc on se révèle pas nécessairement un un agresseur en série, j'allais dire en 24 heures. Donc il a sans doute un parcours de vie. On on va peut-être découvrir d'autres choses.
En fait, ce qu'il faut, c'est avoir cette culture du renseignement utile. Le renseignement c'est quoi ? C'est pas de l'information.
Le renseignement c'est pas de l'information. Le renseignement c'est une information traitée, donc vérifiée. Donc voilà, c'est pas n'importe quoi.
Et partager et partager au bon niveau pour qu'il soit opérationnel. Sinon, ça ne sert à rien. On peut faire par exemple, et on est assez fort là-dessus, je j'avoue, je le dis, euh on fait plein de fichiers h vous savez, on a des fichiers, on inscrit euh les gens, mais c'est des fichiers un peu passifs.
Euh c'est-à-dire que en fait, un fichier, il fonctionne, on en fait hein, on en a un fichier sur les agresseurs sexuels, en fait, ils fonctionnent s'ils sont croisés, proactifs, sinon ça ne fonctionne pas. Donc un bon renseignement, il faut le comprendre, c'est une information traitée partagée au bon niveau opérationnel. Proactif, ça veut dire des ça veut dire des pouches.
Ça veut dire des pif des alertes. Là, vous avez plusieurs alertes. Je parle pas après euh du choix procédural les choses vous parlez du cas de de Liana.
Je parle de ce cas mais de de d'autres cas. Vous avez comme ça des signaux d'alerte. Il faudrait qu'on soit en capacité.
C'est ce que font les onglais. Ils ont un système qui s'appelle le MAPA qui est très intéressant. Ça peut venir de la psychiatrie, ça peut venir de l'école, ça peut venir euh des en fait du social, ça peut venir des voisins, ça peut venir de plein de choses.
En fait, ces signaux d'alerte sur une personnalité à haut risque comme ils disent. Euh et vous avez plein de gens hein qui sont potentiellement dangereux. C'est pas c'est pas un profilage criminologique, c'est et bien sont traités en transversalité et permettent du coup d'avoir une vision préventive pour éviter le passage à l'acte.
Donc vous voyez qu'on on attend pas qu'il soit trop tard. C'est c'est intéressant mais je m'éloigne mais c'est comme les fichiers S. Exactement.
C'est pas exactement exactement les mêmes logiciel. Cette réflexion est vraiment très très intéressante. On va on va poursuivre dans un instant avec vous parce que vous nous dites des choses tellement tellement importantes et on prend tellement de hauteur avec vous.
Mais mais mais revenons quand même à l'émotion que je suscite non mais pas pardon c'est nous qui vous interrogeons vous excusez pas. On va revenir ce qui se passe bien évidemment à Florence dans cette petite ville du Gers. leurs enfants, les regards sont tristes ce matin devant l'entrée du collège.
Tout le monde pense à Liana. C'est dur, c'est dur parce qu' en tant que maman, on s'imagine ce qui peut arriver, on pense aux parents. Là, pour l'instant, beaucoup d'émotions et beaucoup de tristesse et peu du mal aussi à pouvoir verbaliser tout ça pour l'instant.
Je la croisé dans les couloirs et tout, je me doutais de rien et elle est morte comme ça. Ça fait bizarre. Le parc devant l'établissement habituellement très fréquenté et ce matin désert.
Peu de collégiens sont venus en cours. Certains font même demi-tour rattrapés par leurs émotions. Il y a une cellule psychologique qui est ouverte.
C'est pas encore ouvert pour les parents. Donc elle veut pas pour l'instant elle veut pas y aller. Elle se sentait pas de rester toute seule.
Une cellule psychologique d'urgence indispensable. La fille de cette maman était amie avec Liana. Moi, je l'écoute, je l'épaule comme je peux mais heureusement qu'elle est professionnelle pour ça.
Dans ce commerce, l'avis de recherche de Liana a été enlevé parce que c'était trop dur de voir la photo de la petite. Elle venait ici régulièrement avec ses copines. Venit comp leur petit sous.
C'était une petite fille toute mignonne. À Florence, la colère prend le dessus. Le passé du suspect et l'érance judiciaire indigne.
Ce mec depuis 2017, il fait ça, il a déjà touché des petites filles, il avait eu des plaintes et il a fallu en arriver là quoi. Voilà et je plains les autres petites filles aussi. Certains ont aussi une pensée pour la famille du suspect.
C'est malheureux pour les pour les enfants, pour sa femme et pour tout. Franchement, c'est triste. La présence de Liana va beaucoup manquer ici.
Les parents et grands-parents rencontrés assure que leur comportement ne sera plus le même. Je me dis qu' on va être encore plus vigilant surtout dans les parcs et dans ces lieux où il y a beaucoup d'enfants en fait parce que je me ces prédateurs en fait, ils sont souvent où il y a des enfants donc on va pas les lâcher des yeux. Noël.
Je pense que les parents seront encore beaucoup plus vigilants. Tout à fait. On craint pour nos enfants vraiment.
Dans la journée, un moment de recueillement en hommage à Liana sera proposé aux élèves. Voilà, je je vous le savez, je vous l'ai tellement souvent dit, je suis moi-même, j'y reçois et et je reçois tout le temps des messages. Là, j'ai mon cousin Laurent Gimon, t'envoie le bonjour.
Nous sommes tous choqués ici. Mercredi, je suis passé à vélo devant ce silo agricole qui est entre puit casquier et tourquets. J'en ai la chair de poule.
Voilà. et et ce message que je voulais vous lire que je trouve euh très intéressant, voilà, même bouleversant, c'est une [grognement] dame que je connais également qui me qui m'écrit "Je comprends votre émission, ce petit village de Montestruc qui est à quelques kilomètres, qui est tout près pratiquement collé à Florence et celui où ma fille vit avec sa famille et ma petite fille est dans la même classe que la seconde fille du suspect est dans la même classe que la seconde fille du suspect âgée de 7 ans. Elle devait se retrouver d'ailleurs demain pour un anniversaire.
Et bien aujourd'hui une chaise est vide dans la classe. Oui, parce que ce sont également des victimes potentielles que les enfants du suspect hein. Aujourd'hui, une chaise est vide dans la classe, une absence qui pèse lourd et que personne ne devrait avoir à porter à cet âge 7 ans.
Pourtant pendant 4 ans, nous avons croisé cet homme à la sortie de l'école lors des fêtes, lors des spectacles scolaires. Comme tous les parents, comme tous les grands-parents, nous pensions être en présence d'un père parmi les autres. Et aujourd'hui, l'horreur a un visage que nous connaissions que nous connaissions sans véritablement le connaître.
Alors cette dame m'écrit "Liana a payé le prix le plus terrible pour que nos fillettes soient désormais protégées. Son sacrifice, même dans l'épreuve la plus effroyable, a permis que la vérité éclate et que d'autres enfants soient désormais épargnés. Demain, ce sera l'anniversaire de cette petite fille de 7 ans.
Aucun enfant ne devrait avoir à vivre un tel anniversaire. Mais s'il existe malgré tout une lueur dans cette tragédie, c'est que celui qui représentait un danger pour tant d'innocents est désormais derrière les barreaux. Ce soir, toutes nos pensées vont aux enfants, à leur famille et à Liana dont le sacrifice force le respect et ne doit jamais être oublié.
Voyez-vous, cette dame est une voilà, une dame qui habite dans la région. et qui m'a écrit spontanément cette cette lettre. Voilà, c'est une région joyeuse où en général il y a assez peu de fait d'hiver, le Gers, la Gascogne et elle est aujourd'hui enillée.
Et vous savez, je vous dire un truc, je suis désolé qui nous moi ça me met gorgé d'émotion. Il me [raclement de gorge] met en colère en fait ce mot en fait, je vais vous dire parce que je le trouve très bouleversant mais il me met en colère avec le mot de sacrifice en fait. Vous rendez compte qu'on est à un tel niveau de d'angoisse sociétale et de rejet de la justice ou de ou de mal à l'aise avec la justice qu'on en est en train de se dire il faut un sacrifice.
Non mais c'est pas rien comme terme hein, un sacrifice humain pour qu'enfin on puisse faire bouger cette institution. Vous rendez compte ? Elle utilise le terme sacrifice.
Un sacrifice humain c'est ce qu'on donnait au dieu en fait pour que la société change. Il [toux] en faut un sacrifice pour que la pour que la justice ouvre les yeux. Vous rendez compte de ce que ça raconte le terme sacrifice ?
Hm. Ça va pas en fait, hein. Non, c'est un texte c'est c'est un texte extrêmement fort, extrêmement émouvant.
Euh on l' relu de vous l'avez relu deux fois. Vous imaginez la je je sais que on pense tous à Liana, c'était épouvantable et je pense aux filles de ce péo criminel du suspect hein, présumé innocent mesdames messieurs. Mais vous imaginez qu'elles sont pas à l'école aujourd'hui.
Où sont-elles ? Que font-elles ? Quelle va être leur vie ?
Il y en a une dont Liana était la meilleure amie. et les et un mot les témoignages nos confrères de TF1, de LCI, de la presse écrite décrivent tous dans les témoignages des habitants évidemment le suspect quelqu'un de réservé, quelqu'un qu'aucun soupçon ne pouvait euh pense je dirais contrôler le parcours de cet individu. quelqu'un entre guillemets, j'aime pas le mot de normal, sauf qu'il était toujours auprès des enfants.
Il était toujours auprès des enfants. Il leur donnait des bonbons, il les gâtait. Il était souvent à la sortie des écoles.
Ah oui, c'est un prédateur. Donc il est forcément à côté des enfants. Pardon mais la façon dont vous parlez, il leur donnait des enfants, il leur donnait des bonbons.
Il était souvent la sortie des écoles. Sûr que les prédateurs enfant, ils sont pas aux épades. rejoint ce que dit madame Bruger, c'est que l'ensemble de la société française doit évoluer et les parents, nous tous devoir de vigilance, va y avoir un changement de culture vis-à-vis de du contrôle et de la surveillance de ses prédateurs.
Richard, Richard Verli est avec nous. Alors Richard, on pensait ce matin parler un peu d'actualité internationale. On l'a invité mais Richard est passionné par l'actualité française également.
Texte libre. Richard, je vous pose pas de question. Je vous demande juste que vous inspire cette tragédie française, vous qui êtes Suisse, c'est une affaire européenne parce que j'ai regardé avant de venir en fait cette réalité de des agressions sur mineur, c'est une réalité qui frappe tous les pays européens et sur lesquels il y a eu un aveuglement.
C'est sans doute culturel, c'est lié à l'époque, la parole des enfants longtemps et par les justices. J'ai regardé dans différents pays, que ce soit l'Italie, que ce soit l'Allemagne, alors vous citizz l'Angleterre où il y a des des efforts qui ont été faits, mais je crois qu'on est face à un éveil des pays européens face à ce type de de crime, ça je voulais le dire, face à ce type de de délit et de crime. Donc, de ce point de vue-là, la France est en cause aujourd'hui, la justice française, mais il est malheureusement possible que demain il y ait une affaire de ce type.
On en a eu en Suisse il y a pas longtemps à Zuric où on s'est aperçu qu'un un homme qui avait abusé d'enfant dans le domaine périscolaire, ça rappelle l'affaire à Paris, avait été signalé dès 2022 et que rien n'avait été fait. Et je suis un peu pressure, je parle sous votre contrôle, que si on se mettait à chercher dans toutes les grandes villes européennes, mais au-delà dans tous les pays européens, on trouverait la même réalité. Ça c'est la première chose que que je voulais dire.
La 2e chose, c'est que heureusement, essayons si je puis dire de tirer le son, on a un outil formidable aujourd'hui là pour le coup, c'est l'intelligence artificielle parce que l'intelligence artificielle, elle peut en quelques secondes littéralement, si bien sûr on lui donne accès au document et que c'est encadré de manière légale parce que là pour le moment, on s'envoie par courrier post, elle peut elle peut aller chercher toutes les données et porter à l'attention d'un magistrat compétent d'autres affaires, d'autres plaintes avec quelques mots clés. Donc l'intelligence artificielle, je sais Éric que vous disiez, vous vous dites souvent c'est aussi un instrument, c'est aussi un outil. Dans ce cas de figure, ça peut être un outil extrêmement performant.
Puis ensuite dernier point, vous faisiez un parallèle avec les questions fiscales. Alors, poussonsle jusqu'au bout. On s'est mis àut automatiser quand on en a été obligé parce que pendant longtemps, les déclarations fiscales se sont faites comment ?
Sur papier, rappelle, on écrivait sur papier, ça a beaucoup tardé aussi. Donc ça correspond il y a des moments où les situations imposent de rentrer dans un nouveau système de collecte d'information. Ça a été le cas pour le fisque.
Ça sera sûrement demain le cas pour la justice. Et maintenant, en plus, l'intelligence artificielle, j'ai vérifié ça tout à l'heure avec un collègue, permet même au niveau du parquet européen. C'est-à-dire on peut on peut avoir des informations sur de potentiels prédateurs européens qui se trouveraient sur le territoire français et qui ensuite partiraient dans un autre pays.
Béatrice Bruger, j'ai j'ai une question très simple à vous poser. Je répondrai aussi à ça parce que c'est intéressant. Ouais, j'ai une question très simple.
Alors vous répondrez ça. Une question très simple à vous poser. Si tant de de de ministres de la justice, de garde des saut n'ont pas réformé le mamouth entre guillemets, laissons de côté la question de l'argent hein, c'est autre chose.
Euh c'est pour quelle raison ? parce qu'il manquait de courage, c'est parce que comme souvent en France, ils avaient à affronter des organisations en place qui pouvaient être des syndicats, des des ou simplement des corporations qui étaient assez conservatrices et qui chacun tirait la couverture de son côté. Ça se passe toujours comme ça en France hein.
Quand on veut toucher à quelque chose, c'est comme un mico. Dès qu'on touche une petite règlette de bois, ça ébranle les autres et les autres disent "Oh là là, vous souvenez quand on a voulu supprimer des niches fiscales euh les autres". "Mais non, pas du tout, mais celle-là est indispensable.
Derrière euh chaque niche fiscale, il y a il y a un chien qui a bois." Donc la question c'est il y a il y a une raison. Je suis convaincu que euh Gérald Armanin sait qu'il est urgent de réformer la justice, de la simplifier, de la moderniser, de la rendre mais mais peut-être qu'il euh il renonce à le faire parce que il y a des conservatismes terribles, des corporatismes terribles comme partout.
Ça serait pas unique à la justice, mais je voudrais vous entendre là-dessus. Alors, rapidement, trois points qui sont pas du tout exhaustifs, mais qui sont trois points de réflexion. Je pense que vous avez totalement raison.
D'abord euh il y a un conservatisme très fort. Ça c'est une réalité. Il y a des résistances, on le voit.
Moi, je suis par exemple tout à fait favorable au plaidé des coupables criminels. Tout de suite, on a l'impression que c'est la fin du monde et cetera. Donc dès qu'on veut améliorer, accélérer, faire mieux, on a des levées de bouclier.
Donc oui, il y a des conservatismes. Deuxièmement, [raclement de gorge] le ministère de la justice, un ministère très compliqué parce que vous avez plein de métiers, plein d'acteurs, plein d'enjeux, parfois des enjeux contradictoires et il ne fonctionnera bien que en, j'allais dire fusion, acquisition, en tout cas en bonne intelligence avec ce qui l'alimente, c'est-à-dire le ministère de l'intérieur, les services de gendarmerie et de police. Aujourd'hui, il y a un peu une crise d'abord dans l'investigation, hein.
Je je on a du mal à recruter et cetera et il y a aussi des tensions entre les deux. Vous voyez bien, c'est pas si fluide que ça. Je pense que déjà sur ces deux sur ces deux points, c'est compliqué.
Troisièmement, je pense que surtout souvent les gardes des saut qui viennent s'intéressent aux lois, s'intéressent pas au process, s'intéresse peu finalement à l'administration qui est moins sexy, c'est vrai, qui demande plus de temps, plus de complexité, plus de temps long. dans le cambou sur l'efficacité. Oui. qui est moins visible.
Euh moi je crois beaucoup euh que la RH est un vrai sujet chez nous, mais la RH c'est pas un sujet sur un plateau média. Euh on fait des lois, vous voyez, c'est cette espèce d'addiction à la loi comme si la loi était l'alpha et l'oméga. Moi, je pense qu'au contraire euh il faut s'intéresser au process et que c'est dans parce que on a on a des gens de très grande qualité, des gens qui sont très dévoués.
On a des moyens un peu, pas assez, ça c'est sûr. Et après, il faut hiérarchiser euh les choses et c'est qui dit hiérarchie dit vision politique. Donc tout ça euh ça demande beaucoup d'énergie, beaucoup de vision et beaucoup de volonté.
Pour revenir euh si si j'ai le temps euh ce que disait Richard Verli. Oui, c'est très sur quel thème ? Oui, c'est pour faire Oui, ben c'est pour compléter sur les process.
Vous avez complètement raison et d'ailleurs l'Université de Lausanne est en pointe euh et euh extrêmement forte sur tout ce qui est renseignement criminel, criminologie et cetera. Nous avons un déficit réel euh qui nous empêche de penser justement et d'avancer vite euh sur l'analyse criminelle. Nous n'avons pas de chercheurs.
Nous n'avons pas euh on on on réforme peut-être pas toujours bien comme il faut euh parce qu'on on réforme vite, on réforme sur l'émotion d'ailleurs souvent. Pardon ? Pour quelle raison on n'a pas de chercheur ?
Le recrutement est difficile parce que la sal parce que la criminologie n'a pas bonne presse. Vous savez en France on a peu de criminologue. Vous vous en connaissez un sans doute qui s'appelle Alain Boer mais vous en avez pas 50000 et c'est compliqué la criminologie.
Or la criminologie c'est le sujet dont on parle à l'instant. Pourquoi ? Parce qu'en fait c'est la capacité à repérer dans une masse de dossiers et de personnes celle qui est dangereuse, celle qu'il va falloir prioriser.
Comment vous êtes en capacité de prioriser des dossiers quand vous en avez 500 ? Ben, vous êtes pas vous faites le premier qui arrive ou le premier qui sort. Donc la criminologie est un outil intelligent qui peut nous permettre de prioriser.
Deuxièmement, l'A l'a croisé avec la criminologie mais c'est formidable. Mais l'A tout seul ça sert à rien. Lia bah vous dites oui ben je vais faire l'IA et alors ça veut dire quoi ?
C'estàd qu'il faut avoir une stratégie surtout en économie réduite qui est toujours notre cas en moyen réduit il faut justement maximaliser sur les stratégies sur l'intelligence criminelle et sur l' adapté à ça. I et humain. Ia et humain les deux.
Exactement. Et donc, et je termine là-dessus, euh ce qui fait à mon avis défaut pour les magistrats, c'est qu'en fait ils ont pas leur propres données criminelles. Ils sont totalement à l'aveugle, ils sont totalement dépendants et ça ça rejoint le dossier d'aujourd'hui.
Des forces de police et des forces de gendarmerie. Ils sont peu en capacité eux-mêmes d'avoir des alertes. Vous avez un criminel et c'est souvent le cas des plus dangereux qui va changer de département.
Vous l'avez perdu. Or aujourd'hui, on aurait des capacités technologiques pour justement alerter, pour justement ramasser ce renseignement et cette information et pour dire tiens, il y a eu ça là, il y a eu ça là, il y a eu ça là et ça devrait faire une alerte rouge. L'humain tout seul ne peut pas le faire.
Vous pouvez pas demander à des magistrats sur des tas de dossiers d'avoir cette capacité. Donc, il faut absolument moderniser euh organiser, évaluer nos process elles sont toujours euh amendables et on sera les premiers à vous faire des propositions. Mais loye.
Par exemple, les procédures numériques, on peut faire des choses extraordinaires mais les logiciels sont pas adaptés entre la police, la gendarmerie et cetera. On en est là. Est-ce que justement c'est la largeur des rails qui est pas la même entre l'Espagne et la France ?
Quo la largeur des rails qui est pas la même. Alors oui, exactement. Donc en fait c'est un peu comme l'armée, vous savez.
L'objectif c'est ça et après je pense les moyens mais d'abord l'objectif qu'est-ce que je veux une avec quoi et comment après je mets ça en musique ? Il faut un choc de simplification. Un choc de simplification finalement.
Oui. Et puis euh une vraie vision stratégique, il faudrait presque mettre des militaires pour venir nous expliquer comment on fait la guerre. C'est ça.
Est-ce qu'il y aura une vision stratégique [rires] malheureusement après ce drame ? Est-ce que ça permettra d'avoir un avant ou un après dans la justice française ? En tout cas, on a bien compris que le président de la République estimait qu'il y a un vrai dysfonctionnement.
On l'écoutera dans un instant. On l'écoutera dans un instant. le chef de l'État.
D'abord, on part sur le terrain, vous l'avez lu l'autopsie, elle est en cours. On le rappelle, le corps d'un enfant était retrouvé hier et on on attend de savoir s'il s'agit bien du corps de de Liana. Donc, on rejoint notre équipe pour en savoir davantage, Enza Benoci et Juliette Bisio.
Donc, vous vous êtes sur place pas très loin de là où a été retrouvé le corps de cet enfant hier et donc on attend peut-être dans les prochaines heures d'avoir les révélations donc de de cette autopsie. Oui, l'autopsie est en cours et c'est cette autopsie qui va pouvoir affirmer ou non. S'il s'agit du corps de Liana qui a été retrouvé dans un silo agricole qui se trouve à à quelques mètres derrière nous, on sait que le corps portait des vêtements similaires à ceux que portait Liana le jour de sa disparition vendredi pour contextualiser le lieu.
Donc ici, on est à Puis Casquier effectivement à une dizaine de kilomètres de Florence. Ici, vous le voyez, très peu d'habitations. C'est une zone boisée, il y a peu de réseaux téléphoniques.
Le principal suspect, Jérôme B. et bien à travailler dans cette usine agricole euh pendant 6 ans. Ça c'est une information euh que que nous connaissons.
Et un autre élément que je peux également vous donner, on l'a appris il y a quelques instants, une de nos consœurs de LCI a échangé avec un papa qui a affirmé qu'il allait aller porter plainte à la gendarmerie de Florence pour et bien d'autres pour des agressions à touchement, on ne sait pas encore précisément sur sa fille. On vous donnera de de nouvelles informations quand on quand on en aura. Et autre élément, le dernier qu'on qu'on sait, c'est que aux alentours de 14h, donc là ça doit être en cours, des gendarmes sont en train et bien euh d'interroger des usagers de la route pour en savoir plus aux abords euh des ronds-points de Florence pour en savoir plus sur et bien le trajet du principal suspect.
Ils vont interroger des habitants. Merci beaucoup Enza. Effectivement, Béatrice Brugè, c'est la question que vous posiez tout à l'heure.
Peut-être qu'au fil des heures et au fil des jours, on va en apprendre davantage sur le parcours de ce suspect. Et notre reporter parlait aussi de ces heures de ces heures critiques cruciales entre le moment où il prend en charge Liana à 15h ce vendredi il y a tout juste une semaine et la soirée. Et là, Nivine, vous nous avez rejoint.
Qu'est-ce qui s'est passé au cours de ces heures ? Est-ce que vous pourriez vous commencer à retracer le fil ? Alors effectivement, vous l'avez dit, on sait qu'il est 15h05 précisément quand Liana est aperçu en train de quitter le collège et monter dans la voiture du suspect.
Les caméras de vidéosurveillance filment la scène. Jérôme B affirme ensuite avoir déposé Liana quelques minutes plus tard. On est à la piscine municipale de Florence à à peine 1 km de là.
Problème, la piscine est fermée ce jour-là. Euh ces propos sont jugés incohérents parce qu'il va être interrogé par les gendarmes dans un premier temps. Il va expliquer etth bien ne pas avoir croisé la jeune fille ce jour-là mais les gendarmes vont lui montrer les images de vidéosurveillance. il va revenir sur sa déclaration et reconnaître effectivement l'avoir déposé à la piscine puis être retourné au collège pour récupérer sa propre fille à 17h.
Pour l'heure, impossible de le vérifier mais on sait que les abords du collège sont équipés de caméras de vidéosurveillance. On pourra donc vérifier cette information à 18h30. Très important, il est aperçu à la fête de l'école de sa plus jeune fille.
Et cette fois, on est dans la commune de Montestruc sur Gers 18h30, il y restera jusqu'à 20h. Plusieurs parents témoigne de sa présence. À 20h30, il retourne à Florence pour alerter les parents d'une amie de la classe de sa fille qu'il a d'ailleurs essayé de joindre au préalable au téléphone.
Il leur dit que Liana a disparu. Ses parents ont porté plainte à peine 1h30 plus tôt. Comment a-t-il eu l'information sur sa disparition ?
Jérôme Barella, il essaie en fait de savoir si la jeune fille, elle a fugué. Il ne mentionne pas bien évidemment avoir pris la jeune fille en stop. Voilà pour la journée du du vendredi.
Le lendemain, le samedi, il est vu par plusieurs témoins là aussi participer au battu avant d'être interpellé quelques heures plus tard dans la journée du samedi. Depuis, on le sait, l'homme garde le silence. La question à laquelle les enquêteurs vont tenter de répondre, c'est qu'a-t-il fait entre 15h15 précisément et 18h30 ? ces 3 heures qui sont aujourd'hui déterminantes à quel moment le corps de la fille a-t-il été émis dans ce silo agricole.
Est-ce que c'était pendant ces 3 heures-ci ou est-ce que l'homme est ressorti de chez lui la nuit après la fête dans cette école ? Ça, ce sont les éléments liés au GPS, au traçage de la voiture qui vont pouvoir le permettre de de le savoir. On sait qu'il connaissait le lieu où a été retrouvé le corps.
C'est très important, il faut le rappeler. Ce lieu, il est situé à 6 minutes à peine en voiture de son domicile. Il y a travaillé en tant que employé agricole.
La question maintenant est de savoir quand est-ce qu'il s'y est rendu précisément. Et encore une fois, on aura très certainement la réponse grâce aux données GPS de son véhicule. Bien sûr, évidemment et avec la confirmation de l'autopsie sur le corps de cet enfant retrouvé hier.
Malheureusement, ces ces ces vêtements, les vêtements retrouvés sur le corps correspondent à se porter par Liana il y a tout juste une semaine. On l'a entendu, nouvelle révélation grâce à nos reporters sur place et donc c'est ce qu'on craignait, les révélations qui vont tomber peut-être les unes après les autres. Il y a une nouvelle plainte déposée mercredi dernier.
Il y en a une encore aujourd'hui. Jusqu'à quand, Alexandra ? Oui, effectivement.
Alors, c'est dans ce genre d'affaires. Alors, vous savez qu'une cellule psychologique est mise en place très rapidement au sein de l'établissement sur la commune. On aura plus de précision dessus et et l'objectif de ces psychologues, c'est notamment euh de prendre en compte l'état de choc évidemment des camarades de classe, des autres élèves.
Enfin, c'est toute une communauté éducative au-delà de la commune. On même qui est qui est meurtrie, qui est touchée par cet événement. On peut imaginer le traumatisme et puis ça peut permettre effectivement parfois de délier euh des langues.
Euh donc on verra là effectivement notre reporter sur le terrain nous dit qu'elle a croisé un papa qui dit euh ma fille a parlé et euh je je vais aller porter plainte. Donc on va on va on va suivre ça. Mais çaen est une est-ce qu'il y en a d'autres ?
On ne sait pas. On voit bien, ce qui est inquiétant, on l'a bien vu, on en parle depuis ce weekend, c'est que à travers les informations qu'on a progressivement reçu de ces plaintes euh qui remonte la première à 2017, euh des plaintes euh pour certaines classées, d'autres encore en cours d'instruction, euh mais on voit bien dans ce qui est dit dans ces plaintes que le niveau de gravité ça croit à chaque fois, ça croit systématiquement. Donc c'est absolument pas rassurant.
C'est une relation qu'on sentit avec une mineure de 17 ans. C'est des attouchements et puis après c'est des faits de viol. Là on est sur l'affaire Liana.
Voilà donc c'est donc là ça a été peut-être plus loin ça restera à confirmer mais peut-être enlèvement puis meurtre. Effectivement il y a comme une une espèce de gradation dans le le parcours de ce suspect. Oui on ou on y est.
Ah mais c'est ça qui est intéressant dans ce que vous disiez tout à l'heure Béatrice Beogère, c'est qu'au fond on voit bien qu'effectivement là si on pouvait croiser des [raclement de gorge] la criminalité en fait donc avec comme l'a dit très bien Alexandra en fait un avec au fond un profil dont on voit qu'il monte créchendo mais le problème c'est qu'on le voit après coup et on retombe toujours sur ce que vous disiez tout à l'heure on est bon après coup comment c'est possible qu'on ne soit pas bon avant alors on est aussi bon de temps en temps avant faut pas exagérer mais disons que on peut ça c'est moins évid On on doit améliorer quand on a quand on est saisi comme ça de plusieurs signaux. En effet, on doit avoir des moyens qui nous permettent que euh le renseignement, l'information euh ne se perde pas, que elle soit cloisonnée, qu'elle soit elle ne soit pas Bon, après encore une fois, moi je reste très prudente parce que euh d'abord je connais pas ce dossier. Euh il y a deux inspections qui sont en cours et c'est à eux et uniquement à elle plus exactement et uniquement à elle de de de voir ce qui s'est passé dans le détail et on en saura plus après.
Donc ça ça va venir dans une autre séquence. Aujourd'hui, c'est une séquence quand même euh qui appartient à la famille, hein. Moi, je suis quand même euh je je pense à elle, hein.
C'est quand même déjà une séquence de deuil épouvantable. Je crois qu'il faut déjà ne pas trop aller plus loin que ça. Euh et parce que il y a quelque chose aussi à respecter dans dans cette temporalité.
On verra en effet après ce qui ce qui va ressortir. Moi je je bien pe parce que on press un profil quand même de sérialité que on aura sans doute d'autres choses qui vont émerger. Il va falloir vite reprendre aussi les deux enquêtes qui ont été classées hein parce que on en a pas parlé mais il y a je crois bien aussi déjà d'autres signaux qui qui ont été classés qu'il va falloir reprendre. de comprendre aussi sur quel motif elles ont été classées, comment elles ont été classées parce qu'il y a aussi une petite fille en effet de 7 ans et puis ça pose aussi tout simplement la question de notre incapacité ou de notre capacité relative à prendre en compte la parole de ces enfants très jeunes et je crois que en vrai on est plutôt en régression qu'en progression sur ce comment c'est possible c'est-à-dire la justice ne sait pas accueillir la parole de ses enfants.
Je pense que on n'est pas du tout au rendez-vous. Alors encore une fois, c'est plutôt dans le sens il faut faire mieux. C'est pas dans le sens c'est un problème de formation.
Alors non, c'est c'est un problème aussi parce que je crois qu'il y a eu une rupture sur la parole de l'enfant après l'affaire ou trop et qu'on est encore et qu'on a régressé. Ouais. Euh on était plutôt très bon à un moment donné.
Alors après, on pense qu'on veut du dossier, c'est pas le sujet aujourd'hui. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu un avant et un après làd avec une méfiance de la parole de l'enfant. Mais bien sûr.
Disons que la parole de l'enfant a été beaucoup plus suspecte. Je dis pas qu'il faut toujours croire, mais parler quand on est tout petit, exacte. C'est obligatoirement une parole incomplète.
C'est obligatoirement une parole imparfaite et que il faut la l'appréhender comme telle et justement faire encore plus attention à cette parole. Euh donc je je pense que c'est un objectif absolument fondamental parce que ça part de là. Euh les enfants déjà quand ils parlent, c'est extraordinaire et si nous on sait pas bien les écouter et pas vite prendre en charge cette parole, évidemment euh ça permettra pas euh d'éviter des drames comme celui-ci.
Oui, je reviens parce que vous avez parlé de l'université de Lausanne et j'avoue que je n'étais pas au courant donc j'ai passé deux trois messages pendant l'émission et effectivement j'ai un ami à l'université de Lausanne qui me répond que la criminologie, ce que vous dites, il y a un vrai problème et là aussi pas seulement français de la criminologie comme matière. Et lui l'explique pour une raison assez simple, c'est qu'aujourd'hui, alors on est loin de cette affaire mais malheureusement ça se retrouve, les investissements dans la plupart des pays européens se font sur les forces de l'ordre sur la répression en quelque sorte sur la répression. Et d'après mon interlocuteur, c'est pas seulement la criminologie, c'est tout l'aspect police judiciaire. et on se rend pas compte à quel point la police judiciaire, c'estàdire les capacités d'enquête de collègues d'information ont été ces derniers temps diminué au profit je dirais plutôt d'unité visible de répression immédiate de la police et là encore c'est pas de l'ordre de maintien de l'ordre voilà je cherche mes terz [rires] raison mais même de maintien de l'ordre au sens large c'est-à-dire que par exemple beaucoup d'investissements et on comprend pourquoi sont fait dans des domaines comme les stupéfiants, le trafic de suspagrant des lit.
Alors voilà alors que la police judiciaire à l'ancienne en quelque sorte peut-être a été délaissé. Je sais pas si encore 2 minutes mais juste pour compléter en fait vous avez aussi encore je j'ai pas de de passion pour les anglais mais vous avez encore les anglais qui sont assez bons là-dessus. En fait ils ont ce qu'on appelle le LED policing.
Le LED policing c'est quoi ? C'est la police qui est conduite par le renseignement criminel. C'est-à-dire qu'en fait euh comme ils ont du très bon renseignement criminel, ils vont pas chercher au hasard, c'est-à-dire comme vous dites de l'ordre public, j'arrête celui qui passe et le flagrant délit en gros pour faire simple.
Euh ils sont en capacité euh de parce qu'ils font du renseignement, du très bon renseignement, ils sont en capacité en fait de connaître leur bassin criminel. C'est c'est ça aussi qui permet la prévention, hein. C'est c'est tout une organisation très différente.
Et du coup, ils sont en capacité d'aller, j'allais dire taper pour prendre une expression un peu facile, mais c'est comme ça qu'on parle, d'aller taper là où on est sur les vrais criminels pour pas perdre leur temps sur les choses qui sont, j'allais dire moins importantes. Mais pardon pour l'expression, mais pourquoi il ils sont performants les Britanniques sur les fichiers S, on va dire les les fichiers S de la pédocriminalité qui n'existent pas mais à mon avis qui devrait exister. Pourquoi ils sont meilleurs que nous sur le renseignement alors que depuis des années enfin les on pourrait comparer les uns et les autes et cette histoire aussi épouvantable en Angleterre ça a dû certainement jouer parce qu'il ou étaient politique.
Ouais, on a eu trop hein. Les les les le barrage a été plus politique pour des raisons euh en fait parce que ils ont ils parce que c'était un réseau pakistanais qui voulait pas avoir l'air d'être des racistes des gens du Labor. Ça leur a coûté cher mais mais en fait il y a aucun pays qui n'est parfait.
Mais ce qui est intéressant c'est d'aller chercher ce qui marche mieux chez les autres. Donc l'idée c'est pas de dire on va faire comme les anglais, ils ont leurs failles et leur et leurs forces mais là c'est une force. Ils ont une culture du renseignement.
D'ailleurs, c'est pas pour rien que les services de renseignement anglais et tous les films qui vont avec exactement euh sont une référence. Mais ils ont cette culture du renseignement. Mais il y a pas que les anglais.
Par exemple, moi je reviens d'Italie où je suis allé voir ce qui se passe euh sur par exemple le renseignement pénitentiaire et comment grâce au renseignement pénitentire euh ils ont aussi lutté contre la mafia avec le système des repentis et cetera. Donc il y a il y a il y a pas que il y a aussi les Italiens si on veut aller chez l'Italie. Donc voilà, on y arrivera.
La justice fresse elle y arrivera. Vous êtes optimiste. Mais en fait l'idée c'est d'accepter que l'on peut se tromper et que l'on peut faire mieux.
Oui. Si vous commencez par dire ça, tout est possible. peut-être avec une prise de conscience, [rires] on l'a vu hein, du premier ministre qui avant convoqué cette réunion de crise ce matin à Matignon avec le ministre de la justice qui convoque les procureurs généraux lundi et qui prend la parole ce soir le 20h de TF1 et Emmanuel Macron qui a aussi pris la parole alors qu'il est en voyage officiel à l'étranger au Montenegro et qui a parlé de cette affaire comme d'un dysfonctionnement inacceptable et on a bien compris que le chef de l'État attendait quelques résultats.
Le risque en fait ça serait en fait d'avoir des déclarations qui sont des très belles déclarations et qui ne donnent rien et d'aller chercher, j'allais dire des responsables qui peut-être viendront, je n'en sais rien, on verra et de pas changer le système, c'est ça le danger. Il faut changer le système, pas nouvelle loi, il faut changer le système. Merci beaucoup.
Merci pour les les analyses. Vous restez avec nous bien évidemment. On attend encore une fois les analyses de l'autopsie pratiquée sur le corps d'une enfant qui a été retrouvé [musique] hier.
Marie-Aline Méie. arrive sur LC, c'est l'heure de LCI direct.
Gérald Darmanin