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InterviewÉlysée (sur YouTube)· 5 juin 2023 15 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieCulture, médias & sportTravail & emploiInstitutions & élections

Prise de parole du Président Emmanuel Macron à son arrivée au Mont Saint-Michel.

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Pourquoi venir aujourd'hui, nous, au Saint-Michel ?

  • 1:16OuverteRéponse partielle

    Comment se matérialise aujourd'hui cet esprit de résistance, d'élévation ?

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Il y a une dimension et la mobilisation contre les retraites. Demain, c'est la quatorzième mobilisation. Vous espérez que ce sera la dernière ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    On arrive au mi-temps des 100 jours. Est-ce que vous avez le sentiment aujourd'hui que le pays s'est apaisé ?

  • 4:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez recevoir les syndicats ?

  • 5:46OuverteRéponse directe

    Vous évoquiez les violences, il y a eu un fait particulièrement choquant à Ajaccio ce week-end. Vous avez peut-être suivi un petit garçon de 8 ans atteint d'un cancer qui a été agressé, on lui a brûlé son maillot, peut-être une réaction sur ce qui s'est passé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21PrésentateurFait
    « Nous avons mis en place, durant le premier quinquennat, un établissement public qui a permis d'encore mieux valoriser ce site »
  • 3:29PrésentateurFait
    « Il y a beaucoup de Français qui vivent bien aujourd'hui »
  • 3:37PrésentateurFait
    « Des prix qui ont monté, on le sait »
  • 5:29PrésentateurPromesse
    « Il faut que cet agenda puisse être défini d'ici à l'été pour qu'ensuite, il puisse donner lieu à un travail et j'espère à des conclusions robustes d'ici à la fin de l'année »
  • 10:00PrésentateurFait
    « Je me suis engagé dans la vie politique. Il se trouve que j'ai gagné deux campagnes présidentielles contre l'extrême droite en ne ménageant pas mes efforts »
  • 11:04PrésentateurFait
    « Depuis 6 ans, nous avons un engagement inédit pour le patrimoine culturel, le petit et le grand »
  • 11:10PrésentateurChiffre
    « Avec un engagement du ministère qui n'a cessé d'augmenter et les budgets les plus élevés de son histoire »
  • 13:13PrésentateurFait
    « Nous tenons nos objectifs de réduction de CO2 »
  • 13:17PrésentateurChiffre
    « L'effort de la nation a doublé ces cinq dernières années »

Temps de parole

  • Présentateur89 %
  • Invité4 %
  • Invité 22 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour. Je suis à vous.

0:06
Invité

Pourquoi venir aujourd'hui, nous, au Saint-Michel ?

0:08
Présentateur

Je pense que c'était important, dans ce moment, de venir justement célébrer ce millénaire. Alors à la fois de venir constater et féliciter aussi pour les travaux qui ont été menés il y a quelques années. Vous le savez, nous avons mis en place, durant le premier quinquennat, un établissement public qui a permis d'encore mieux valoriser ce site et d'avoir l'ensemble des collectivités territoriales, l'Etat et tous les partenaires, naturels et autres, avec aussi des coopérations du monde de la science et de la recherche.

Et puis ça vient après, au fond, 20 années de projets, d'études puis de travaux qui ont été faits, c'est ce que nous évoquions à l'instant, et qui ont permis de restaurer le caractère maritime du Mont-Saint-Michel. Puis venir là aussi, c'est être au rendez-vous de notre histoire, de ce qu'elle nous inspire et ce en quoi elle nous oblige. Et je pense que c'est, avant aussi une saison estivale, un lieu qui est l'un des plus visités de France, qui est au cœur de notre histoire, qui nous enseigne cet esprit de résistance que nous avons su à chaque fois avoir et d'élévation. C'est ça, l'enseignement du Mont-Saint-Michel.

1:16
Invité

Comment est-ce qu'il se matérialise aujourd'hui, cet esprit de résistance, d'élévation ? Comment, dans l'actualité ?

1:20
Présentateur

Écoutez, d'abord, en prenant du recul, parce que ce sont des chemins en long cours, y compris ce que nous avons fait à l'époque contemporaine, ce que l'ensemble des acteurs, en partant, sont présents ici à nos côtés, ont fait, c'est 20 ans de travaux, enfin d'études puis de travaux, de décisions, de capacités à dépasser des désaccords qu'il pouvait y avoir d'une région à l'autre, etc. Donc il faut prendre beaucoup de recul et savoir regarder loin. Ensuite, c'est de constater que ce lieu a un caractère exceptionnel, parce que des femmes et des hommes ont su y donner du temps long et bâtir époque après époque et aussi réconcilier la nature avec l'art, la culture et la construction humaine.

Et je crois que c'est pour nous aussi un enseignement dans ce moment où, je dirais, nous avons des craintes qui sont légitimes face à des grandes transitions. Donc c'est en ça que ce lieu est également inspirant. Mais aujourd'hui, cet esprit, si je puis dire, il doit nous donner la force de relever les grands défis qui sont les nôtres.

Quand on regarde à la fois l'inquiétude géopolitique qui est chez nos compatriotes, elle est légitime, le fait que notre pays a relevé des très grandes transitions qui vont changer nos manières de vivre, de produire, nous le savons, on peut soit sombrer dans une espèce de déclinisme, de peur, d'angoisse ou de confrontation, soit considérer que notre histoire nous enseigne qu'on a toujours su, justement en regardant loin, nous nourrir de ces moments de tension pour construire quelque chose de plus grand que nous.

2:47
Invité

Il y a une dimension et la mobilisation contre les retraites. Demain, c'est la quatorzième mobilisation. Vous espérez que ce sera la dernière ?

2:53
Présentateur

Écoutez, là aussi, j'ai toujours eu des mots à la fois de respect, d'apaisement et de recul. Je pense qu'il est légitime que dans notre démocratie, qui est vivante, elle l'a montré encore ces derniers mois, celles et ceux qui veulent s'opposer puissent s'opposer, dans le respect des biens et des personnes, parce qu'on ne peut pas, quand il y a des violences, les déplorer et puis les encourager d'un autre côté. Donc j'ai toujours eu cette même règle, rigueur absolue sur ce sujet. Ça doit se faire dans le calme, dans le respect de chacun, dans le respect des biens et des personnes. Mais c'est normal que les oppositions puissent s'exprimer. Maintenant, le pays doit aussi continuer d'avancer.

Vous savez, il y a beaucoup de Français qui vivent bien aujourd'hui. Il y en a d'autres qui vivent avec les difficultés du quotidien, des prix qui ont monté, on le sait, des inquiétudes parfois sur leur travail, des inquiétudes pour leurs enfants. Il y a aussi certains de nos compatriotes qui sont plus dans la colère. Il faut qu'elles s'expriment et dans un cadre respectueux.

3:48
Invité

On arrive au mi-temps des 100 jours. Est-ce que vous avez le sentiment aujourd'hui que le pays s'est apaisé ? Et est-ce que vous avez aussi l'impression que vous avez la capacité de dépasser les blocages politiques qui semblent persister ?

4:01
Présentateur

Écoutez, d'abord, je pense que les choses sont plus calmes qu'elles ne l'ont été, même s'il y aura toujours des, on le voit bien, des gestes individuels. Et je pense qu'il ne faut pas s'habituer à une radicalité de minorité. Il faut continuer par le dialogue, justement, mais aussi par la clarté des propos que tous les responsables politiques doivent avoir, à dire que dans une démocratie, les désaccords doivent avoir un cadre, peuvent s'exprimer, mais il ne peut pas y avoir de violence, ni langagière, ni physique, ni contre les biens, ni contre les personnes. Ça, c'est une dérive qu'on ne peut pas accepter.

Je parlais encore avec certains de nos maires, ici, qui m'expliquaient les agressions qu'ils subissaient. Et ça, on ne peut pas l'accepter, ni pour les élus de la République, ni pour les responsables, qui que ce soit, d'un enseignant à une infirmier ou une infirmière, à un responsable politique. Et donc le pays est plus calme à cet égard, mais ce combat va continuer. Et ensuite, bien évidemment, la mission qui est la mienne, c'est de continuer de rassembler de manière la plus large possible pour avancer. Est-ce que vous allez recevoir les syndicats ? Puisque vous parlez de violence, il y a eu un.

5:01
Invité

Vous avez déjà dit de quand ?

5:03
Présentateur

Je laisse passer les échéances de demain et des prochains jours, mais l'objectif, comme je l'avais d'ailleurs fait, seules les organisations patronales s'étaient rendues à l'invitation, mais mon objectif est qu'après cette séquence, l'ensemble des organisations patronales et syndicales qui y sont prêtes puissent venir pour qu'on ouvre le jeu de la négociation la plus large et qu'on laisse sans tabou d'ailleurs discuter l'ensemble des partenaires sociaux d'un agenda important pour les conditions du travail. Il faut que cet agenda puisse être défini d'ici à l'été pour qu'ensuite, il puisse donner lieu à un travail et j'espère à des conclusions robustes d'ici à la fin de l'année.

Ce qui ressort des bilatérales que la Première ministre et le ministre du Travail ont pu avoir, c'est que c'est un pas de temps qui semble possible.

5:46
Invité

Vous évoquiez les violences, il y a eu un fait particulièrement choquant à Ajaccio ce week-end. Vous avez peut-être suivi un petit garçon de 8 ans atteint d'un cancer qui a été agressé, on lui a brûlé son maillot, peut-être une réaction sur ce qui s'est passé ?

5:58
Présentateur

Écoutez, comme toutes les violences, c'est évidemment inacceptable. Moi, je pense que c'est très ému pour Kenzo, ses parents. Il a à se battre et il se bat avec beaucoup de courage contre la maladie. C'est un supporter fidèle et rien ne justifie cela. Mais ça montre, vous voyez, une espèce de dérive et on a raison de ne pas s'y habituer. Et donc j'attends que les sanctions les plus claires, fortes soient prises. Nous allons tous et toutes continuer d'être aux côtés de la famille aussi pour qu'il puisse se relever de ce traumatisme et sa famille avec lui parce qu'ils ont déjà, je le disais, des combats très importants.

Mais il n'y a aucune violence avec laquelle on peut s'habituer, que ce soit d'ailleurs les maux que des enfants subissent dans les cours d'école ou dans les réseaux sociaux, des violences lorsque des enfants sont supporters de tel ou tel club et des jeunes comme des plus grands. Et donc je pense que le devoir que nous avons, c'est que notre société ne s'habitue pas à l'agressivité et à la violence. Et vous m'avez depuis des mois entendu, même des années entendu dire cela. Parce que la démocratie, beaucoup de gens disent aujourd'hui qu'il faut défendre la démocratie, mais la défendre, c'est commencer par dire qu'il n'y a aucune forme de violence qui est légitime.

Et j'ai trop entendu dans le débat public ces derniers temps, des gens dire « Ma cause est légitime, donc elle justifie une forme de violence qui serait langagière ou qui serait contre le bien. » Et on se dit finalement, on a le droit d'insulter, on a le droit de dire les pires choses sur les réseaux sociaux, puis après on a le droit de brûler telle ou telle échoppe parce qu'elle représente ceci ou cela. Non, ce n'est pas vrai. Il n'y a pas le début ou la fin de la violence. La démocratie, c'est, on débat de manière respectueuse, mais il n'y a pas de violence. Ce que vous avez appelé la décivilisation. Oui, c'est un recul parce que le processus de civilisation, c'est ça.

C'est de savoir vivre en société en respectant chacun. C'est d'apprendre que bien se comporter est bon pour soi, mais c'est ce qui nous permet de vivre les uns avec les autres. Et c'est de considérer que ma liberté, d'ailleurs, dans son absolu, elle a toujours une limite qui est la liberté de mon voisin et le respect que je lui apporte. Et elle va avec une responsabilité. Et que la liberté dans une société comme la nôtre, elle passe par la capacité que chacun a à vivre ses accords et ses désaccords dans une forme de déséquilibre permanent, mais à ne pas considérer qu'il y aurait une espèce de droit à exprimer son insatisfaction ou sa frustration de manière permanente.

Il y a en quelque sorte ça qui est en train de revenir. Donc c'est, en effet, un recul à cet égard. Et on doit le combat. Est-ce que vous pensez

8:16
Invité

qu'il y a une responsabilité des dirigeants politiques, justement ?

8:20
Présentateur

Je pense que nous avons tous une responsabilité. Vous avez une responsabilité, les dirigeants politiques ont une responsabilité, les familles ont une responsabilité, tout le monde. Il n'y a pas des coupables et des innocents. C'est un processus dans lequel, d'ailleurs, le changement que les réseaux sociaux induisent se joue. Je dis simplement que cette responsabilité, on doit tous l'exercer parce que jamais on ne doit légitimer la violence quand elle revient. En tout cas, moi, c'est la règle que je me suis fixée. Elle est assez simple et ça va mieux en le disant et ça va mieux en le faisant.

8:47
Invité

Certains de vos adversaires ont jugé que ce mot des civilisations était un clin d'œil à l'extrême droite. Il y a eu ça. Il y a eu aussi la polémique sur votre recadrage de la Première ministre sur les origines pétanistes. Est-ce que vous comprenez vos opposants qui ont des doutes sur votre détermination à combattre l'extrême droite ? Écoutez... Vous regrettez peut-être les mots qui ont été peut-être mal compris que vous avez eu en Conseil du ministre. Mais je ne vais pas

9:07
Présentateur

regretter des mots que... Il faut que vous vous interrogiez. Parfois, vous l'avez fait, mais pas toujours avec la même rigueur de manière constante. Il faut que vous vous donniez une règle. Soit vous citez les gens, soit vous ne les citez pas. Mais je trouve bizarre que des journalistes se mettent à reprendre et à commenter des propos auxquels ils n'ont pas assisté que des gens citent parfaitement en mettant des guillemets ou qu'ils se mettent à citer des anciens conseillers sans les citer eux-mêmes et en expliquant que ça aurait valeur. C'est inacceptable. Donc il faut que vous remettiez de la rigueur aussi au cœur de votre exercice.

Parce qu'on ne peut pas m'accuser de vouloir réhabiliter Pétain. Qui a dit ça ? Soit disant un ancien conseiller de l'Elysée. Mais qui ? Des noms ? Donnez-le ! Ça va mieux en le disant. Dans ces cas-là, moi, je débat à visage ouvert. Ça ne peut pas marcher comme ça, la vie démocratique. Donc dans ces cas-là, il faut que vous citiez les sources. Créer des débats... Non, mais il n'y a pas d'allusion. Vous savez, j'ai fait des discours. Vous lui rendre hommage au maréchal Pétain en essai un grand soldage. Je me suis engagé dans la vie politique. Il se trouve que j'ai gagné deux campagnes présidentielles contre l'extrême droite en ne ménageant pas mes efforts.

Il se trouve que j'ai eu des discours multiples, historiques et mémoriaux, et des propos multiples qui ne souffrent d'aucune ambiguïté sur ce sujet. Qu'on vienne réintroduire de l'ambiguïté en convoquant des gens que vous citez sous couvert d'anonymat, ça n'est pas aidé le débat public. Je vous le dis en toute franchise. Donc il n'y a pas d'ambiguïté de mon côté. Je combats les idées d'extrême droite à leurs racines et dans leurs symptômes. Et donc quant à leur histoire et leurs prémices et quant à ce qu'ils impliquent de la vie quotidienne de notre pays. Et je l'ai toujours fait. Et donc il n'y a pas de sujet à cet égard.

Ce qu'on a voulu créer avec la Première ministre n'est même pas de la littérature mais du clapotis. Et donc on a autre chose à faire devant de tels lieux que de commenter cela. Mais là aussi, il faut de la rigueur parce que sinon, on crée en quelque sorte des bulles de savon et il n'y a même plus de mousse. Je vous dis à ce qui s'est passé.

10:56
Invité

Monsieur le Président, pourquoi lancer une initiative pour restaurer le patrimoine en région ?

11:00
Présentateur

Parce que je pense que nous avons vu qu'il y avait... D'abord, je veux le dire, depuis 6 ans, nous avons un engagement inédit pour le patrimoine culturel, le petit et le grand. Avec un engagement du ministère qui n'a cessé d'augmenter et les budgets les plus élevés de son histoire. Avec en plus, en plus, pas en substitution, le loto du patrimoine qui a permis des souscriptions. Et on a vu l'adhésion d'ailleurs de nos compatriotes à ce projet. Et malheureusement, à l'occasion de l'incendie de Notre-Dame, on a vu avec cette souscription la formidable volonté de nos compatriotes de participer à la reconstruction et pour rebâtir cette formidable cathédrale.

Ce qu'on voit, c'est qu'à côté de ça, on a une difficulté qui existe et beaucoup de communes ont une difficulté avec ce petit patrimoine. Alors, l'Etat, dans son rôle, aide et est à la responsabilité de plusieurs milliers de bâtiments. Néanmoins, depuis maintenant près de 20 ans, une loi a clarifié le fait que c'était du ressort des collectivités territoriales de s'occuper en particulier de ces petites églises. Pour beaucoup de communes, c'est très difficile. Et donc, nous souhaitons nous réengager à leur côté par des fonds de l'Etat que nous allons mobiliser, mais également la possibilité d'aller vers une souscription.

C'est pour ça que j'ai confié cette mission au ministre de la Culture et de l'Intérieur pour qu'ils puissent faire des propositions à l'horizon des Journées Européennes du Patrimoine. L'idée, c'est qu'on permette à tous nos compatriotes qu'ils veulent de pouvoir aider à la réhabilitation de ce patrimoine, que l'Etat aussi puisse être encore plus aux côtés et se réinvestir au-delà de sa mission qu'il assure déjà, aux côtés des collectivités territoriales pour sauver ce patrimoine. Parce que parfois, pour une commune de petite taille, sauver l'église, c'est très difficile. Et c'est un budget qui est très dur à soutenir.

12:39
Invité

En allant peut-être sur une défiscalisation des dons ?

12:41
Présentateur

Il y en a toujours, comme vous le savez. Après, la question, ça, ce sera à l'instruction, c'est le niveau. Est-ce que, comme au moment de la souscription pour Notre-Dame, on ouvrait jusqu'à 75 % ou est-ce qu'on laisse les 66 % ? C'est un débat qui...

12:53
Invité

Peut-être une dernière question sur la dimension écologique de ce site. Vous en parliez tout à l'heure. Effectivement, il y a un gros enjeu. Est-ce que cette visite est le prémice d'une séquence que vous pourriez ouvrir justement sur la dimension écologique de votre quinquennat qu'on attendait ?

13:09
Présentateur

Écoutez, d'abord, beaucoup de choses ont été faites et ça a encore été dit. Nous tenons nos objectifs de réduction de CO2. L'effort de la nation a doublé ces cinq dernières années et j'ai eu l'occasion, les ministres et la Première ministre également, d'avancer sur ce sujet. La Première ministre finalise la préparation avec le ministre de la Transition écologique et l'ensemble de leurs collègues de cette planification environnementale mais qui va concerner notre agriculture, le logement, les transports, etc.

Et on voit aujourd'hui beaucoup de projets qui sont en train d'avancer, qu'il s'agisse de la gestion de l'eau, de la réhabilitation des bâtiments en passant aussi par la transformation de nos villes, par ces RER métropolitains qui sont des éléments clés de cette réduction des émissions. Donc c'est une étape parmi d'autres mais ceci montre qu'on peut gérer de la fréquentation touristique abondante, un patrimoine exemplaire sur le plan culturel et en même temps la réhabiliter de la biodiversité, réussir à restaurer des équilibres.

Et je crois que ça doit nous rendre optimistes, pas par naïveté, mais en considérant que quand on met tous les acteurs autour de la table, les scientifiques mais aussi nos opérateurs, le Conservatoire du Littoral, l'IFREMER, l'OSB, le Centre des Monuments Nationaux qui ont été des acteurs historiques maintenant rassemblés autour de cet établissement public, où on trouve des solutions durables. Merci beaucoup. Oui, c'est-à-dire une écologie de progrès et d'action mais qui est conforme à nos engagements en termes de réduction d'émissions et de biodiversité.

14:36
Invité

Merci. Merci.

Prise de parole du Président Emmanuel Macron à son arrivée au Mont Saint-Michel. · Pourquijevote