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InterviewRadio France (sur Site radio)· 31 août 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSanté

Rentrée scolaire : ce syndicat de proviseurs n'est pas pour une "interdiction brutale" des téléphones portables au lycée

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Comment allez-vous mettre en place l'interdiction des téléphones au lycée Arago ?

  • 1:17OuverteRéponse partielle

    Le téléphone à la cantine scolaire, le midi quand on mange, dans la cour de récréation, vous vous dites qu'il faut l'interdire ou on ne peut pas l'interedir ?

  • 2:11OuverteRéponse directe

    C'est une usine à gaz, cette réforme, cette interdiction ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Les téléphones portables, les élèves en ont besoin pour consulter leur emploi du temps via Pronote, pour aussi acheter un repas à la cantine. On a envie de vous dire bon courage, c'est un casse-tête quand même.

  • 3:42OuverteRéponse directe

    L'autre enjeu de cette rentrée, en tout cas l'un des autres enjeux importants de cette rentrée, c'est le risque de nouvelles vagues de chaleur. D'ici la fin de la semaine, après les canicules en mai, les canicules en juin, on a beaucoup parlé des conditions d'enseignement en France. Sur le terrain, est-ce que vous voyez les choses bouger, Florent Martin ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    Concrètement, il n'y a pas de climatisation chez vous au lycée Arago à Perpignan. Quand vous parlez de climatisation à la région, qui est responsable du bâtiment scolaire pour les lycées, on vous répond quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Locuteur 3Fait
    « Le principe posé par la loi, c'est celui du bien de l'interdiction du téléphone dans les lycées. »
  • 0:41Locuteur 3Fait
    « Le texte prévoit la possibilité de définir des exceptions. »
  • 0:51Locuteur 3Promesse
    « Le travail qui va s'engager dans les jours qui viennent, très rapidement, c'est celui d'une concertation très large avec les élèves, via le conseil de vie lycéenne, les parents d'élèves, et puis évidemment l'ensemble des personnels, pour voir ce qui est le plus adapté à mettre en œuvre, pour avoir une réduction des usages qui soit réelle, parce que l'objectif, c'est quand même celui de la santé mentale de nos élèves. »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « Dans la plupart des lycées, on cohabite des lycéens, mais aussi des étudiants. »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « Le texte prévoit, par exemple, que des étudiants puissent bénéficier d'un régime spécial. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « On a beaucoup parlé des conditions d'enseignement en France. »
  • 3:52Locuteur 3Fait
    « Les choses ne bougent pas sur le terrain. »
  • 4:00Locuteur 3Promesse
    « La réflexion, j'espère, commence à s'engager auprès des décideurs, que ce soit le ministère de l'Éducation comme les collectivités qui sont responsables des bâtiments. »
  • 4:10Invité politiquePromesse
    « On va encore suer à très grosses gouttes dans les lycées avant que les choses bougent. »
  • 4:14Locuteur 3Promesse
    « Malheureusement, je le crains. »
  • 4:23Locuteur 3Promesse
    « Il faudrait vraiment qu'on accélère quand même sur ce chantier-là parce que ce qu'on a vécu sur ce printemps, puisque ce n'est pas simplement l'été qui a posé problème, on ne peut pas le revivre, ce n'est pas possible. »
  • 4:30Locuteur 3Fait
    « Ce qu'on a vécu sur ce printemps, puisque ce n'est pas simplement l'été qui a posé problème, on ne peut pas le revivre, ce n'est pas possible. »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « Pas question, c'est trop cher, attendez un peu, qu'est-ce qu'on vous dit ? »
  • 4:52Locuteur 3Fait
    « Le discours évolue progressivement. »
  • 4:59Locuteur 3Fait
    « On entend bien une inflexion du discours et on la salue. »
  • 5:03Locuteur 3Promesse
    « Notre objectif, nous, ce n'est pas de climatiser 100% des locaux dans tous les lycées. »
  • 5:13Locuteur 3Promesse
    « On sait bien les conséquences que ça peut avoir et que ça a en termes de réchauffement climatique. »
  • 5:33Locuteur 3Fait
    « On a la chance dans notre académie, pour l'instant, d'être relativement préservé, puisqu'il y a des académies comme celle de Toulouse, notre voisine, qui elle est en rideau complet. »
  • 5:40Locuteur 3Fait
    « Nous, ça n'est pas le cas. »
  • 5:41Locuteur 3Fait
    « On est simplement confronté à des mesures de renforcement de sécurité pour l'instant, ce qui effectivement nous complique un peu le travail, mais ne le rend pas impossible. »

Temps de parole

  • Locuteur 366 %
  • Florent Martin29 %
  • Présentateur5 %

≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Les lycées face au défi de l'interdiction des téléphones portables, c'est l'un des sujets brûlants de la rentrée scolaire à partir de demain. Et on en parle, Simon Colbock, avec votre invité, c'est le nouveau proviseur du lycée Arago à Perpignan.

0:12
Florent Martin

Bonjour Florent Martin. Bonjour. Et je précise aussi que vous êtes le représentant dans le département du syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale. Florent Martin, on a envie de comprendre, on en a beaucoup parlé ces dernières semaines, on a envie de comprendre très concrètement, vous, comment vous allez vous y prendre pour mettre en place cette interdiction des téléphones au lycée Arago ?

0:30
Locuteur 3

Alors, le principe posé par la loi, c'est celui du bien de l'interdiction du téléphone dans les lycées. Ceci étant, le texte prévoit la possibilité de définir des exceptions. Donc, le travail qui va s'engager dans les jours qui viennent, très rapidement, c'est celui d'une concertation très large avec les élèves, via le conseil de vie lycéenne, les parents d'élèves, et puis évidemment l'ensemble des personnels, pour voir ce qui est le plus adapté à mettre en œuvre, pour avoir une réduction des usages qui soit réelle, parce que l'objectif, c'est quand même celui de la santé mentale de nos élèves, mais qui soit aussi réaliste et qu'on ne se mette pas en difficulté avec une interdiction brutale.

1:13
Florent Martin

Très concrètement, M. Martin, le téléphone à la cantine scolaire, le midi quand on mange, dans la cour de récréation, vous vous dites qu'il faut l'interdire ou on ne peut pas l'interdire ?

1:22
Locuteur 3

Dans la plupart des lycées, on cohabite des lycéens, mais aussi des étudiants. Le texte prévoit, par exemple, que des étudiants puissent bénéficier d'un régime spécial. Très honnêtement, il me paraît difficile aujourd'hui dans les lycées de dire que les étudiants qui sont majeurs, qui vivent sous un autre régime que les lycéens, soient totalement interdits du téléphone, y compris sur des temps méridiens.

Donc c'est là qu'il va être notre difficulté, parce qu'il va falloir trouver des modalités de cohabitation avec des publics différents, et qu'on ne va pas, nous, pouvoir mettre un surveillant derrière chaque jeune, savoir si c'est un lycéen ou un étudiant, s'il a le droit ou pas d'utiliser son téléphone.

2:05
Florent Martin

Je rappelle que vous avez une dizaine de surveillants au lycée Arago, une dizaine de surveillants pour plus de 2000 élèves. Pour parler franchement, Florent Martin, c'est une usine à gaz, cette réforme, cette interdiction ?

2:16
Locuteur 3

Alors, c'est notre objectif de ne pas en faire une usine à gaz, justement. Si décréter une interdiction pure et simple, ce serait facile, mais ce serait impossible et irréaliste dans la mise en œuvre. Vouloir faire des exceptions très ciblées sur des lieux, sur des moments, ce sera aussi quelque chose qui va nous mettre en difficulté. Donc, il faut vraiment qu'on travaille sur les usages du téléphone, qu'est-ce qui est pertinent comme usage, qu'est-ce qu'on doit permettre, qu'est-ce qu'on doit vraiment interdire et à quel moment. Et ça, ça provient d'une réflexion collective qui, en plus, va avoir des résultats différents suivant les établissements.

2:55
Florent Martin

En sachant aussi que les téléphones portables, les élèves en ont besoin pour consulter leur emploi du temps via Pronote, pour aussi acheter un repas à la cantine. On a envie de vous dire bon courage, c'est un casse-tête quand même.

3:05
Locuteur 3

Effectivement, il y a énormément d'usages du téléphone. Beaucoup d'enseignants proposent aux élèves d'utiliser leur téléphone en classe pour des activités pédagogiques. On en a besoin pour des activités plus administratives, comme effectivement parfois le passage à la cantine ou la consultation des emplois du temps. Aujourd'hui, nous sommes les premiers dans l'éducation nationale à être hyper connectés. Et on s'est tous habitués à ça et il y a des outils sur lesquels on ne va pas pouvoir revenir en arrière.

3:32
Présentateur

7h48, notre invité c'est Florent Martin, le nouveau proviseur du lycée Arago à Perpignan.

3:38
Florent Martin

L'autre enjeu de cette rentrée, en tout cas l'un des autres enjeux importants de cette rentrée, c'est le risque de nouvelles vagues de chaleur. D'ici la fin de la semaine, après les canicules en mai, les canicules en juin, on a beaucoup parlé des conditions d'enseignement en France. Sur le terrain, est-ce que vous voyez les choses bouger, Florent Martin ?

3:52
Locuteur 3

Alors les choses ne bougent pas sur le terrain. La réflexion, j'espère, commence à s'engager auprès des décideurs, que ce soit le ministère de l'Éducation comme les collectivités qui sont responsables des bâtiments. Mais on est vraiment pour l'instant à l'étape de la réflexion et ça n'est pas suffisant.

4:10
Florent Martin

Donc on va encore suer à très grosses gouttes dans les lycées avant que les choses bougent.

4:14
Locuteur 3

Malheureusement, je le crains. Alors on ne peut pas imaginer des réponses immédiates et généralisées qui apportent des solutions. Mais il faudrait vraiment qu'on accélère quand même sur ce chantier-là parce que ce qu'on a vécu sur ce printemps, puisque ce n'est pas simplement l'été qui a posé problème, on ne peut pas le revivre, ce n'est pas possible.

4:36
Florent Martin

Concrètement, il n'y a pas de climatisation chez vous au lycée Arago à Perpignan. Quand vous parlez de climatisation à la région, qui est responsable du bâtiment scolaire pour les lycées, on vous répond quoi ? Pas question, c'est trop cher, attendez un peu, qu'est-ce qu'on vous dit ?

4:49
Locuteur 3

Le discours évolue progressivement. Jusqu'au mois de mai-juin de cette année, la région disait que la climatisation n'était pas souhaitable. On entend bien une inflexion du discours et on la salue. Alors notre objectif, nous, ce n'est pas de climatiser 100% des locaux dans tous les lycées. On sait bien les conséquences que ça peut avoir et que ça a en termes de réchauffement climatique. Mais c'est simplement de dire qu'on ne peut pas travailler dans des conditions qui ne sont pas acceptables.

5:17
Florent Martin

Un mot aussi sur les piratages informatiques dont a été victime l'éducation nationale ces dernières semaines. Ça, ça perturbe aussi la rentrée des classes, votre rentrée.

5:25
Locuteur 3

Oui, on a la chance dans notre académie, pour l'instant, d'être relativement préservé, puisqu'il y a des académies comme celle de Toulouse, notre voisine, qui elle est en rideau complet. Donc ça, c'est très compliqué pour eux. Nous, ça n'est pas le cas. On est simplement confronté à des mesures de renforcement de sécurité pour l'instant, ce qui effectivement nous complique un peu le travail, mais ne le rend pas impossible. Donc, à ce stade, on est relativement préservé, mais on est quand même inquiet.

5:53
Florent Martin

Ça veut dire que les applications Pronote, là, pour les élèves, pour les familles, ça va fonctionner normalement. On est bien d'accord ? Oui, oui, tout est prêt pour fonctionner normalement. Il n'y a pas d'inquiétude de ce côté-là. Merci beaucoup, on vous souhaite une excellente rentrée. Vous êtes le nouveau proviseur du lycée Arago à Perpignan. Vous êtes aussi le représentant dans les PO du syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale. Bonne rentrée, Florent Martin. Merci d'avoir été avec nous ce matin.

6:15
Locuteur 3

Merci.