Mouvement lycéen et étudiant : cette jeune Azuréenne a été reçue à Matignon
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Chapitres
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Questions et réponses
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Est-ce que la colère des lycéens et des étudiants est retombée pendant ces vacances scolaires et surtout après les annonces du Premier Ministre
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Vous étiez conviée avec 7 autres influenceurs. Comment ça s'est passé cette rencontre
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Certains syndicats lycéens et étudiants ont d'ailleurs assez mal vécu, que ce soit vous les influenceurs, plutôt qu'eux, à cette réunion. Est-ce que vous comprenez ça, leur surprise, ou est-ce que vous pensez être légitime
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Les annonces du gouvernement, on va en donner quelques-unes rapidement. La modification, puis la suppression de Parcoursup en 2028. 15 000 places en plus pour faire des études dans l'enseignement supérieur. 5 milliards pour rénover les lycées. Ça vous satisfait ou pas
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Et vous, vous manifestez en ce moment ou pas
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Aujourd'hui, vous êtes étudiante en histoire à la Sorbonne à Paris, mais vous avez été lycéenne au lycée Audiberti à Antibes. Est-ce que vous avez été surprise par la mobilisation qui était assez importante dans ce lycée
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:36PrésentateurFait
« La modification, puis la suppression de Parcoursup en 2028. »
- 1:40PrésentateurChiffre
« 15 000 places en plus pour faire des études dans l'enseignement supérieur. »
- 1:43PrésentateurChiffre
« 5 milliards pour rénover les lycées. »
- 2:32InvitéFait
« il y a eu un plafond de 28 élèves par classe dans les classes de seconde qui va être installé dès l'année prochaine. »
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7h47, est-ce que la colère des lycéens et des étudiants est retombée pendant ces vacances scolaires et surtout après les annonces du Premier Ministre
?
On en parle ce matin sur ICI Azur avec notre invitée Mathilde Fouquet, née à Nice et méconnue sur le pseudo Mathilde Studi, créatrice de contenu spécialisé dans l'éducation et les méthodes de révision qui cumulent plus de 800 000 abonnés, toutes plateformes confondues. Elle a été reçue avant-hier à Matignon. Bonjour Mathilde Fouquet. Bonjour. Vous êtes retrouvée autour de la même table que le Premier Ministre, le ministre de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Supérieur. Vous étiez conviée avec 7 autres influenceurs. Comment ça s'est passé cette rencontre
?
Assez spéciale. On a été prévenus la veille pour le lendemain matin, mais c'était assez bien j'ai envie de dire. Vous leur avez tenu tête ou c'était consensuel comme réunion
?
On a essayé de leur tenir tête. Après, le problème c'est qu'en fait c'est vite devenu un débat entre un peu tout le monde et toutes les personnes qui parlaient, mais pas vraiment une réunion pour prendre de vraies mesures.
Certains syndicats lycéens et étudiants ont d'ailleurs assez mal vécu, que ce soit vous les influenceurs, plutôt qu'eux, à cette réunion. Est-ce que vous comprenez ça, leur surprise, ou est-ce que vous pensez être légitime ?
Je
comprends totalement. Les syndicats n'avaient pas forcément de problème contre nous. C'était plutôt le fait de s'être fait griller la priorité. Ça fait plusieurs semaines qu'ils attendent un rendez-vous et nous on est prévenus le dimanche soir pour le lundi matin et pour passer juste avant eux et avoir la primeur des informations. Donc évidemment, la
colère est
légitime.
Les annonces du gouvernement, on va en donner quelques-unes rapidement. La modification, puis la suppression de Parcoursup en 2028. 15 000 places en plus pour faire des études dans l'enseignement supérieur. 5 milliards pour rénover les lycées. Ça vous satisfait ou pas
?
Les mesures sorties de leur contexte ont l'air bien. Par exemple, 15 000 places, on se dit c'est super. Maintenant, les syndicats en demandent 2 ans, 25 000. Donc il y a un sacré gap entre les deux. Et vous, vous manifestez en ce moment ou pas ?
En
ce moment, là, non. Mais samedi, oui, bien sûr, on sera dans la rue parce que la lutte continue, j'ai envie de dire. Les mesures, elles sont faites pour calmer les foules. Mais en fait, elles sont tellement déconnectées par rapport aux demandes de la jeunesse. On sait qu'elles sont faites pour calmer les foules parce que typiquement, il n'y a aucune mesure qui n'a été prise pour les professeurs. Aucune mesure pour leur salaire ou que sais-je. Alors que c'est quand même l'une des grosses demandes des manifestations.
Alors, il y a eu des promesses de professeurs. En plus, ça ne vous satisfait pas
? En
fait, il y
a
eu un plafond de 28 élèves par classe dans les classes de seconde qui va être installé dès l'année prochaine. Mais donc, ce plafond-là va faire qu'on va devoir ouvrir des classes. Donc, il va devoir avoir des professeurs. Donc, à quel point l'ajout de professeurs va combler ce plafond et à quel point il y aura assez de professeurs en plus ? Ça, c'est une question. Et c'est bien beau d'augmenter les postes de professeurs, mais il faudrait aussi augmenter le bien-être des professeurs qui sont déjà là.
Aujourd'hui, vous êtes étudiante en histoire à la Sorbonne à Paris, mais vous avez été lycéenne au lycée Audiberti à Antibes. Est-ce que vous avez été surprise par la mobilisation qui était assez importante dans ce lycée
?
Énorme mobilisation à Audiberti. Je suis assez fière d'eux. Maintenant, on va être honnête. Audiberti, le lycée a été rénové il n
'y a
pas longtemps. Donc, les conditions dans lesquelles on est sont pas mal. Maintenant, c'est tellement une crise du service public dans son ensemble, et on le voit même quand les lycées parisiens assez privilégiés se mobilisent aussi. C'est qu'en fait, même les plus privilégiés ressentent les problèmes
du service public. Et lundi, les cours vont reprendre dans les lycées. Vous pensez que les blocus, c'est la bonne manière d'exprimer les revendications ? Il y a parfois aussi des violences lors des blocus
?
Les blocus sont une bonne manière d'exprimer les revendications parce qu'ils permettent de se montrer en nombre.
Maintenant, moi,
je suis assez tiraillée sur leur finalité et sur le fait qu'ils vont vraiment arriver, sur la durée, à changer les choses. Mais se mobiliser et se montrer en nombre, de toute manière, c'est toujours une bonne solution pour montrer qu'on n
'est
pas d'accord.
Il y
a
eu des blocages à la Sorbonne, à Paris. Vous y avez participé personnellement ?
Oui,
moi, ça fait trois semaines qu'il y a des blocus à la Sorbonne. Donc, je ne suis pas du tout allée en cours. J'ai pu participer à un blocus de mon université. Je ne
vais
pas mentir, je ne
suis
pas allée forcément aux autres parce que j'essaye aussi de passer dans des blocus de lycée pour aussi prendre un peu la température. J'essaye de faire du contenu sur les réseaux sociaux par rapport à ça. Et aussi, j'essaye de rattraper les cours qui sont manqués parce qu'il y a quand même l
'année à assurer. Oui, parce que les bloqués, ça veut dire aussi empêcher les autres d'aller en cours. C'est quand même paradoxal. Alors, vous demandez de meilleures conditions d'apprentissage.
Exactement. Mais en fait, c'est comme tout acte de militantisme, j'ai envie de dire. Il faut se priver de certaines choses. Nous, typiquement à la Sorbonne, les personnes qui bloquent ne sont pas des personnes qui n'ont pas envie d'aller en cours. Moi, je soutiens les blocus. Pourtant, j'ai vraiment envie d'aller en cours. Et s'il
y
a une chose que j'ai envie, c'est de retourner en cours. Maintenant, c'est aussi comme ça qu'on arrive à avoir de nouveaux droits, je crois.
Merci beaucoup Mathilde Fouquet d'avoir été notre invitée ce matin.
On
vous rappelle que vous avez été reçue lundi à Matignon dans le cadre du mouvement étudiant et lycéen. Bonne journée.