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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 6 octobre 2025 40 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécuritéImmigration & asile

Julien Odoul : "Dissolution ou démission : Macron doit rendre la parole aux Français !" (CNEWS)

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Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 54 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceÉludée

    Réaction à la critique de la Macronie et de la participation au gouvernement

  • 1:41OuverteRéponse directe

    Pourquoi être entré au gouvernement malgré le bilan désastreux ?

  • 2:11RelanceRéponse partielle

    Pourquoi rester dans le gouvernement après les 40 milliards d'impôts supplémentaires ?

  • 4:12RelanceÉludée

    Pourquoi citer Bruno Le Maire de manière obsessionnelle ?

  • 4:23OuverteRéponse directe

    Y a-t-il un malaise démocratique avec les mêmes ministres depuis 7 ans ?

  • 4:39FerméeRéponse partielle

    Les Républicains ont-ils perdu les élections ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:58Invité politiqueFait
    « On allait avoir la gauche mélanchonisée au gouvernement. »
  • 2:12PrésentateurChiffre
    « Ils voulaient imposer 40 milliards d'impôts supplémentaires aux Français. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Pourquoi il n'est pas sorti au moment où les visas ont été augmentés ? »
  • 3:51Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, la note de la France a été dégradée. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « Il a remis son clone. »
  • 5:29Invité politiqueFait
    « Quand on dit on va baisser la réduction, on va baisser les dépenses publiques, sans préciser en fait quelles sont les pistes. »
  • 8:56Invité politiqueFait
    « On n'a rien à leur envier aujourd'hui ? »
  • 10:18Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron dément qu'on va faire une politique de riposte graduée vis-à-vis de l'Algérie. »
  • 16:32Invité politiqueFait
    « On a une crise politique, on a une crise budgétaire, on a une crise économique, peut-être une crise financière demain. »
  • 16:56Invité politiqueFait
    « Tout le monde est conscient qu'aujourd'hui, enfin, ça fait 50 ans que la France vit au-dessus de ses moyens. »
  • 24:51Invité politiqueFait
    « LFI est le plus grand danger de France. »
  • 33:31Invité politiqueFait
    « le président de la République et le Premier ministre n'avaient pas tiré les enseignements de ce que la dissolution avait apporté de résultats. »
  • 33:43Invité politiqueFait
    « nous sommes là pour servir le pays. Pas pour servir de béquille à un système politique incapable de se renouveler. »
  • 33:55Invité politiqueFait
    « Le Premier ministre a choisi de présenter sa démission. »
  • 36:30Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron tentant de durer pour durer nomme le premier qui passe. »
  • 37:19Locuteur 1Fait
    « on nous avait promis la rupture et qu'on a eu la continuité du macronisme dans la composition du gouvernement hier. »
  • 37:51Invité politiqueChiffre
    « ce gouvernement avec 90% des mêmes ministres depuis 7 ans comprenait que ça crée un malaise démocratique. »
  • 39:05PrésentateurChiffre
    « Dans les sondages, les Français souhaitaient qu'il y ait 55% du gouvernement qui soit incarné par la droite. »
  • 39:14Invité politiqueFait
    « la droite, aujourd'hui, on a un socle très clair sur la réduction des dépenses publiques, sur moins d'impôts, moins d'immigration, plus de sécurité. »

Temps de parole

  • Julien Odoul61 %
  • Présentateur18 %
  • Locuteur 78 %
  • Locuteur 44 %
  • Locuteur 24 %
  • Locuteur 13 %

4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

J'aimerais réagir à ce qu'on vient d'entendre, qui est un formidable numéro de claquette, mais les Français ne supportent plus déjà deux formules que vous sortez à tout bout de champ, partie de gouvernement et en responsabilité. En fait, c'est la marque de la Macronie. On nous a dit qu'il y avait des gens qui étaient faits pour aller au gouvernement, qui sont des sachants, qui ont des compétences, qui ont un bilan qui est apocalyptique, parce que le bilan, notamment les 3 400 milliards d'euros de dettes, c'est aussi le vôtre, chère madame. L'insécurité, c'est aussi la vôtre. Les flux migratoires, c'est aussi votre responsabilité. C'est aussi votre responsabilité.

Et vous nous dites, aujourd'hui, on ne peut pas être au gouvernement, parce qu'il y a Bruno Le Maire, mais vous avez accepté d'entrer au gouvernement et de siéger à côté de M. Repsamen, à côté de Socialiste, à côté de M. Bompard, à côté de M. Valls. Vous avez accepté tout ça. Et comme le disait très bien dans cette petite réunion, il n'y avait pas de petite souris, mais il y avait quand même quelques fuites. M. Wauquiez a dit une parole extrêmement lucide. Il a dit, être au gouvernement, c'est cautionner. Donc vous avez cautionné ce bilan depuis un an, qui est un bilan désastreux, y compris sur le front sécuritaire où M. Retailleau a été le ministre de la Parole, a été le ministre du Néant.

M. Retailleau a fait semblant, s'accrochant tant bien que mal à son siège de ministre et à son chauffeur particulier. Mais qu'est-ce qu'il a fait, M. Retailleau ? Rien. Il n'a rien fait pour la sécurité des Français. Non, mais vous voyez ce que je veux dire. Quand on accepte... C'est pas facile aussi ce que vous dites. Franchement. Arrêtons de prendre des Français pour des imbéciles. Oui, mais je suis d'accord avec vous. Quand on accepte d'entrer au gouvernement sans savoir quels sont les ministres, sans savoir quelle est la feuille de route, en fait, ça veut dire qu'on est obnubilé par son poste et ses privilèges et qu'on n'en a rien à faire de la politique et de l'intérêt général.

C'est tout.

1:41
Julien Odoul

Non. Écoutez, encore une fois, je le redis. On est rentrés au gouvernement il y a un an. Pourquoi ? La France est dans une telle situation budgétaire. Vous le voyez bien. Il y a 3 300 milliards de dettes, 6 % de déficit. C'est le double de la règle budgétaire européenne. Et on allait avoir la gauche mélanchonisée au gouvernement. Et donc, c'est vrai. Alors, ça peut paraître un mot creux, mais en responsabilité, on s'est dit qu'on ne peut pas faire autrement. Pourquoi ? Le président Macron s'est tourné vers qui ? Il s'est tourné vers Michel Barnier. On allait se retirer sur notre aventin en disant, nous, on considère que ce n'est pas notre rôle d'essayer de mettre les moins dans le camp.

2:12
Présentateur

Ils voulaient imposer 40 milliards d'impôts supplémentaires aux Français.

2:14
Julien Odoul

Et de gouverner. Pourquoi ? La preuve, moi, je le dis, en responsabilité, c'est vrai, la droite, dans l'action, a retrouvé de la crédibilité et de la visibilité. On a gagné les élections législatives et que les Français de droite nous veulent dans l'action politique. Ça nous a redonné de la crédibilité. Après, à un moment donné, on voit bien que c'est la fin du en même temps. Mais on ne comprend pas, Agnès, le moment. C'est-à-dire, qu'est-ce qui a fait que tout a basculé ? Tout a basculé pour une simple et bonne raison. Moi, je le dis encore une fois, ça n'est pas véritablement une question de casting.

C'est que le casting a été révélateur d'une absence de feuilles de route et de la fin du en même temps, en fait, où cette feuille de route, concrètement, elle essayait de faire plaisir à la fois à la gauche et à la droite. Et on s'est dit, donc, Bruno Le Maire, donc voilà, donc il y a Bruno Le Maire. Il y a le fait qu'on a 18 ministres, donc 15 et sont là depuis 7 ans, à peu près. Mais alors, pardonnez-moi, il y aurait eu à la place, pardonnez-moi, il n'y a plus le temps à ces questions-là, mais il y aurait eu à la place de Bruno Le Maire, François-Xavier Bellamy, vous serez resté ?

3:09
Locuteur 10

Oui.

3:09
Julien Odoul

C'est un symbole, attendez, c'est un symbole, encore une fois. Aujourd'hui, qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a 1000 milliards de dettes supplémentaires. Et donc, il y a des symboles. Écoutez, en tout cas, il a été celui qui... Pour vous, c'est un épouvantail ? C'est un épouvantail, mais ce n'est pas seulement lui, encore une fois. Quand on est partenaire, quand il y a un contrat de gouvernement, il faut que les deux parties soient en confiance pour pouvoir travailler ensemble. La confiance a été rompue à partir du moment... Pourquoi il n'est pas sorti au moment où les visas ont été augmentés ? Il a avalé tellement de couleuvres, M. Rotaillot, ces dernières semaines.

On s'est dit, il va y avoir un acte fondateur, ils vont partir. Vous avez raison, mais ce qu'il disait, ça peut paraître là aussi. C'est aussi un peu banal de le dire, mais on voulait la stabilité. Aujourd'hui, la note de la France a été dégradée. On est un parti qui souhaitons aider la France à se relever. Donc, on ne peut pas dire qu'on veut le chaos. On veut, comme le veut le RN, mettre le gouvernement à terre. Puisqu'en fait, vous voulez vous... Mais il s'est mis à terre tout seul.

4:06
Présentateur

Il s'est mis à terre tout seul. Donc, ce n'est pas le RN, ce n'est ni les sauterelles, ce n'est ni le Covid et ni l'Ukraine. Là, encore une fois, il n'y a pas d'excuses.

4:12
Locuteur 7

Est-ce que pour justifier cette rupture, vous citiez Boilem sans salle plutôt que Bruno Le Maire, vous voyez ? Moi, je trouve qu'il y a des priorités. Là, je ne comprends pas. Vous dites que ce n'est pas une question de casting, mais vous revenez à Bruno Le Maire de manière obsessionnelle, parce que c'est un bouquinisme.

4:23
Julien Odoul

Mais vous, est-ce qu'il n'y a pas un malaise démocratique quand on voit exactement les mêmes depuis 7 ans,

4:29
Locuteur 7

alors que le principe du suffrage universel...

4:32
Julien Odoul

Mais non, alors que le principe du suffrage universel fait qu'ils ont perdu les élections, en fait, ce gouvernement. Est-ce qu'à un moment, il n'y a pas un peu de renouvellement...

4:39
Présentateur

Mais vous aussi, vous avez perdu les élections, Alain Fébrel. Votre parti a perdu les élections.

4:43
Julien Odoul

Pas les dernières élections législatives.

4:44
Présentateur

Mais si, vous avez perdu les élections. Vous êtes un parti minoritaire.

4:46
Julien Odoul

Vous savez, au moment où Sébastien Le Cornu a été nommé Premier ministre, qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a des tas de gens qui disent... Il a remis son clone. Comment se fait-il qu'à un moment, le président, par lucidité, ne peut pas dire qu'on va essayer de renouveler un peu les têtes ? Ça, ça ne vous choque pas ?

4:59
Locuteur 7

Madame... Mais attendez, au-delà des têtes, quelle politique ! Voilà, alors... S'il y avait eu, dans la liste du gouvernement, les deux proches de Bruno Rotaillot qui étaient pressentis, vous seriez encore avec Emmanuel Macron. Mais arrêtez de déduire ça, des questions de... Mais bien sûr que si, Madame. Tout le monde le sait. Tout le monde le sait, c'est une question de casting de poste. Non, je le redis.

5:18
Julien Odoul

Oui, il y a eu déjà une énorme déception. Il y a eu déjà une énorme déception quand on s'est rendu compte, en effet, que la feuille de route n'était qu'en fait que des généralités sans engagement concret vis-à-vis des LR. Quand on dit on va baisser la réduction, on va baisser les dépenses publiques, sans préciser en fait quelles sont les pistes. Quand on dit immigration, mais très rapidement, parce que c'est un mot qui fait peur à la gauche, c'est un vrai sujet. Et là, c'est vrai que ça a été le révélateur. Je vous avoue, le casting a été un révélateur, en fait, de ce que nous avions pressenti sur le creux de cette feuille de route.

Et au contraire, moi, je trouve qu'on a eu le bon réflexe de dire « ça suffit, ça suffit, la confiance est repue ».

5:54
Locuteur 4

Vous donnez raison à Sébastien Lecornu, lorsque, sur le perron de Matignon, il explique que finalement, un certain nombre de membres du socle commun sont persuadés de l'avoir emporté, de pouvoir exiger tout leur programme. – Non ? – Si, on a l'impression que dans…

6:10
Julien Odoul

– J'ai l'honnêteté de reconnaître qu'on est parti de 4 ennemis à la présidente. – Non, mais ça fait, vous avez répété à trois reprises que vous avez gagné les initiatives, c'est quand même extraordinaire. – Ah non, il y a un partiel, là. – Oui, mais d'accord. – Bien sûr, je vous assure. – On comprend, mais je pense que vraiment, ceux qui en regardent veulent savoir maintenant quelle décision dans l'intérêt de la France et des Français. À l'instant, le ministre de l'Intérieur démissionnaire affirme qu'il y a d'autres moyens avant le retour aux urnes.

6:33
Locuteur 10

– Ah, non.

6:34
Julien Odoul

– Il faut que le président prenne la parole dans cette période de troupes. Je ne vois pas quelle autre solution, si ce n'est lui-même peut-être. Je ne sais pas, peut-être est-il une solution dans ce cas-là. Coup des franches et il mène une politique…

6:45
Locuteur 7

– Ou alors un autre gouvernement avec les amis qui se fait voir. – Mais ce n'est pas que des amis.

6:49
Julien Odoul

Mais c'est le fond, parlons un peu du fond, moi je veux bien. – Alors, encore une fois, un Premier ministre démissionnaire peut continuer à gérer les affaires courantes. Le Président n'est pas contraint de renommer un Premier ministre. – Il n'y a pas de limite de temps. – Le gouvernement Attal démissionnaire était resté plus de deux mois en poste, il me semble.

7:07
Locuteur 6

– Il n'y a pas de limite de temps.

7:08
Présentateur

– Non, mais le Président est au pied du mur. Il n'y a pas d'autre solution que de revenir aux urnes et de redonner la parole aux Français. Que ce soit par une dissolution, qui serait évidemment la solution la plus classique et la plus automatique compte tenu de la crise politique que nous traversons, ou par une démission. Parce que, encore une fois, la défiance dans le pays vis-à-vis de la personne et de la politique d'Emmanuel Macron, la colère qu'il génère sur son propre statut et sur sa position va contraindre, je pense, s'il tarde trop et s'il refuse de redonner la parole aux Français, à un moment donné, ça va être la place et le siège du Président de la République qui va être en jeu.

7:45
Julien Odoul

– Et puis, pardonnez-moi, et la France ? Parce que là, vous dites, oui, ça peut durer, mais dans quel État ? Mais qui voudrait d'une déliquescence, d'un délire comme celui-là ?

7:53
Locuteur 4

– Personne ne considère cette solution comme souhaitable.

7:56
Julien Odoul

– Le premier d'entre eux à l'Élysée ne souhaite pas qu'on reste dans une telle situation ou alors il parie sur le pourrissement.

8:01
Locuteur 4

– En fait, les alternatives lui sont de toute façon défavorables. Je pense que pour lui, l'idée même que de cohabiter avec le Rassemblement national ou de devoir voir accéder à Matignon quelqu'un issu du NFP, il lui est insupportable. Donc, il cherche des solutions alternatives pour empêcher ces scénarios catastrophes pour lui. Quitte à oublier le désastre pour la France.

8:29
Julien Odoul

– Pardonnez-moi, je ne sais pas, mais on a une triple menace. On a une menace politique, on a une menace quand même sécuritaire, on a une menace économique avec pour beaucoup de Français des problèmes de pouvoir d'achat, on a une menace aussi de souveraineté. Et là, on est en train de voir combien on peut durer. – Je vous assure, quels que soient les Français qui nous regardent,

8:48
Locuteur 4

– Je comprends votre effroi, les interrogations abyssales que ça subside.

8:54
Julien Odoul

– Vous vous souvenez quand on parlait de la Belgique ? – D'ailleurs, certains journalistes français ou d'autres en parlaient en moquant la situation belge, mais pardon, on n'a rien à leur envier aujourd'hui ?

9:03
Présentateur

– Non, rien. – À tous les niveaux d'ailleurs. Parce qu'on est en train de devenir la Belgique à la fois sur le développement de l'islamisme, sur le communautarisme et effectivement aujourd'hui sur la crise politique, nous sommes la risée du monde. Nous sommes la risée du monde démocratique, de voir qu'un gouvernement s'autodissout alors qu'il n'est pas encore constitué, que vous avez un président de la République qui fait la sourde oreille, qu'il n'y a pas de politique, que nous n'avons peut-être pas de budget demain.

Et effectivement, ce sont des Français qui sont dans l'angoisse et qui aujourd'hui regardent ce cirque et ce spectacle de manière totalement désabusée et déprimée en se disant, mais qu'est-ce qu'on a mérité en fait pour avoir des gens comme ça à la tête de l'État ?

9:39
Julien Odoul

Si même, et ce n'est pas pour une volonté, ce n'est pas du tout notre rôle, mais c'est vrai qu'on voit déjà du côté des écologistes, je dis de Vintraup, que l'union des gauches est en train de se faire, là ça y est, elle est de retour. Comme d'habitude. Peut-être voir s'il y a encore des sorties, il y a encore du monde, la réunion d'urgence et LR. Ils sont quasiment tous sortis. Pardon Madame Evra, mais le discours que vous tenez est incompréhensible. Alors dites-moi pourquoi. Voilà.

On ne comprend pas pourquoi, depuis que la date qu'on a citée tout à l'heure, qui est la vraie rupture, c'est-à-dire celle où Emmanuel Macron dément qu'on va faire une politique de riposte graduée vis-à-vis de l'Algérie, Bruno Retailleau n'est pas parti. On ne comprend pas pourquoi il est resté. Et moi, je me suis épuisée à dire, avant votre arrivée, que toutes mes sources à droite me disaient que ce qui s'est passé, c'est que les chefs à plumes de la droite ont réalisé le ras-le-bol de l'électorat de droite, de la base, que ça ne pouvait plus durer, qu'ils ne comprenaient plus pourquoi les Républicains restaient complices. Parce que la participation sans soutien, ça n'existe pas.

Quand on reste dans le gouvernement, forcément, on est comptable. Et que le déclic, moi, on s'est aperçu que la base n'en pouvait plus. Et Léa, vous dites, non, non, pas du tout, c'est le casting. Alors là, je n'y comprends plus rien. Alors là, vous n'avez pas du tout écouté. Je n'ai pas dit que c'est... Justement, je ne veux pas qu'on réduite le sujet, qu'on le réduise au casting. Je dis, d'abord, l'acte numéro un, ça a été la feuille de route. On a vu, en effet, que c'était totalement creux. Et ensuite, le casting a été un révélateur, parce que c'est vrai que nos boucles WhatsApp ont chauffé, où la base nous a dit, mais est-ce que vous vous rendez compte que ce casting est inadmissible ?

On commence à s'approcher de ce que j'ai entendu. Il est inadmissible. Non, pas le casting. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a le sentiment, aujourd'hui, d'ailleurs, on l'a vu avec Sébastien Lecornu sur le perron de Matignon, c'est qu'en fait, c'est d'ailleurs le symbole de la Macronie. Il n'a rien dit, d'ailleurs, de la responsabilité du président. Voilà, et qu'en fait, on s'en prend à toutes les formations politiques, mais il n'y a aucune remise en question. Il n'y a aucune remise en question. L'histoire, là, ce matin, s'est accélérée d'une manière incroyable.

Et le peuple français, Éric Nolot, dans plusieurs épisodes de notre histoire, lors de vote, a été quand même trahi sur de nombreuses quand il a été consulté. Là, il y a quand même une opportunité historique pour le président. Il peut encore sortir quelque part par l'eau ? Moi, je ne comprends pas qu'il ne se saisisse pas de ça pour redonner la parole. Soit un référendum, soit une dissolution, ce que vous voulez, mais redonner un peu la parole aux gens. Vous croyez vraiment qu'il n'est pas homme à décider ça ?

12:14
Locuteur 7

Non, mais c'est enferré dans une pratique extrêmement solitaire du pouvoir qu'à chaque fois, on essaye de rationaliser. Moi, j'attends encore, parce que c'est quand même l'origine de tout, qu'on me sorte une seule raison rationnelle de la première dissolution, puisqu'on appelle à une deuxième. Quelle est la raison de cette dissolution ? Sinon, le fait du prince, un mouvement d'humeur. Moi, j'ai l'impression que ça fait partie de l'ADN personnel d'Emmanuel Macron qui va continuer cette dérive solitaire. Après, je pense que la patience du peuple français a ses limites. Parce que là, le spectacle est tellement effarant.

On a tellement affaire à des gens qui ont l'air de se préoccuper de tout, sauf de la France, quand même quelque chose au-dessus de tous ces gens qui s'appellent la France, que moi, je crains quand même un mouvement de colère qui peut prendre des formes assez inattendues.

12:56
Julien Odoul

Il y a quand même une grande résilience des Français. Ça, il faut le souligner.

12:59
Locuteur 7

Oui, mais ça a un temps.

13:01
Julien Odoul

Il faut surtout écouter, pardon Seigneur, mais je pense que le président de la République doit parler. Il ne peut pas rester absolument silencieux. Mais pour dire quoi ? Mais au moins pour dire que... Il doit décider. Oui. Mais de quoi ? Mais qu'il nous le dise.

13:17
Locuteur 6

Moi, j'aimerais qu'il soit ce soir à la télé.

13:19
Julien Odoul

Est-ce qu'il le choix ? Ah non, il n'a pas le choix. Il devrait parler. Il n'a pas le choix. C'est l'intérêt du pays. Vous redonnez vraiment la voix aux Français. Et vraiment, vous suivez ce qui a été décidé. Quelle autre solution il y a, s'il vous plaît ? Vous allez nommer qui ? M. Darmanin, Premier ministre ? M. Rotaillot ? Si c'est pour durer, pour durer, ça n'a aucun intérêt. C'est fini. Ben oui, en même temps, on voit bien que ça ne marche pas. Ça paralyse le pays. M. Rotaillot, on ne peut pas exclure que la seule ambition d'Emmanuel Macron soit désormais de durer ?

13:48
Présentateur

M. Rotaillot, c'est ce que je vous dis. Il lui reste un an et demi.

13:51
Julien Odoul

M. Rotaillot, c'est durer et endurer, là. Là, il va endurer le pire, je vous assure. M. Rotaillot, il sera toujours président de la République. M. Rotaillot, mais ça peut très mal finir. M. Rotaillot, je suis d'accord avec vous. M. Rotaillot, mais ça, ça se supposerait qu'il soit conscient de l'état du pays. Ce qui reste à prouver. M. Rotaillot, pardon d'être un peu brutale, mais...

14:11
Locuteur 7

M. Rotaillot, c'est l'arrière, c'est exactement ça. M. Rotaillot, c'est l'hypothèse la plus plausible.

14:15
Julien Odoul

M. Rotaillot, je vous dis, honnêtement, je trouve que c'est assez triste pour le pays, en fait. M. Rotaillot, vous commentez, vous êtes responsable politique, on est journaliste, on a envie quand même qu'un pays sorte de l'impasse. M. Rotaillot, et personne ne peut se résoudre, avoir une situation comme ça, durée, perdurée, quelles que soient les différences que vous avez. M. Rotaillot, de l'étranger, mais qu'est-ce qui se passe en France ? M. Rotaillot, mais le casting, et Bruno Le Maire, Bruno Le Maire... M. Rotaillot, ce qui est triste, c'est d'avoir fait perdre un an et demi au pays.

14:42
Présentateur

M. Rotaillot, on a perdu un an et demi avec cette dissolution qui aurait pu permettre, effectivement, d'apporter un nouveau souffle démocratique avec une vraie majorité, s'il n'y avait pas eu ces alliances des contraires, s'il n'y avait pas eu l'accord de ce socle commun, des alliances entre Philippe Poutou et Edouard Philippe pour faire barrage au RN, on aurait pu avoir autre chose, une autre majorité et un autre cap pour le pays. Ça fait un an et demi que nous sommes paralysés, qu'on a eu des bidouilles pour ne pas être censurés, qu'on donne un peu à gauche, un peu à droite pour tenir. Mais en fait, ils veulent juste durer, ils font du rodéo.

Ils font du rodéo, ils n'ont pas de cap pour le pays, c'est juste rester sur le cheval aussi longtemps qu'on peut l'être pour tenir un peu le pays et pour tenir les avantages des privilèges. Je trouve que les Français, effectivement, à un moment donné, ils n'ont plus beaucoup de patience et eux, ce qu'ils voient, c'est leurs difficultés.

15:26
Julien Odoul

Attention, s'il y a dissolution et que vous avez 230, 240 députés, vous êtes obligés à consentir à des alliances. Et vous n'avez pas d'autre choix que vous tournez vers la droite.

15:34
Présentateur

Mais ça nous verrons déjà. S'il y a dissolution, nous verrons quelle majorité ou non nous donne les Français. Encore une fois, les Français sont seuls juges et c'est eux qui décideront. Et les Français sont capables, encore une fois, de grands sursauts démocratiques. Et je pense que ce qu'ils voient depuis un an et demi leur montre qu'il faut qu'ils fassent confiance sur la Rassemblement nationale, qui est le seul parti qui n'a jamais été essayé et qui n'a pas de responsabilité dans la situation terrifiante que vit notre pays.

15:58
Julien Odoul

Moi, je voudrais quand même vous répondre et vous dire que c'est trop facile de dire que la droite est responsable du chaos actuel. Je rappelle juste qu'Hervé Marseille, le président de l'UDI, a dit exactement la même chose hier en disant « Je vois que les centristes n'y sont pas, que se passe-t-il ? »

16:13
Présentateur

Combien de divisions ? Combien de divisions, Hervé Marseille ?

16:15
Julien Odoul

Non, mais ça veut dire qu'il n'y a pas que les LR. Les autres présidents de partis du socle commun ont dit exactement la même chose. Hier, pourquoi ? Encore une fois, oui, je dis le mot « casting » a été une douche froide parce qu'on s'est rendu compte qu'en fait, ils étaient tellement dans leur tour d'ivoire qu'ils nous remettent exactement les mêmes, qui sont à l'origine de l'état du pays. On a une crise politique, on a une crise budgétaire, on a une crise économique, peut-être une crise financière demain, et que, certes, ce n'est pas la faute des droits, mais c'est un symbole, vous savez. Vous savez, non, arrêtez de dire ça.

La politique, c'est aussi des symboles, le symbole de 1 000 milliards de dettes qui l'incarne, qui a été le ministre du Déficit. Et moi, je vais vous dire un truc, je vais vous dire quelque chose. C'est vrai que beaucoup de Français se demandent. Je vais vous dire juste une chose. Tout le monde est conscient qu'aujourd'hui, enfin, ça fait 50 ans que la France vit au-dessus de ses moyens. Voilà. OK ? C'est valable pour la droite.

17:02
Locuteur 7

C'est l'âge à M. Lundin.

17:03
Julien Odoul

Comme pour la gauche, qu'il y a eu un concours de lâcheté pour réduire les dépenses publiques. Mais ça s'est accéléré avec le quoi qu'il en coûte depuis 7 ans, qu'on n'a jamais fermé le robinet. Vous assumez votre responsabilité, c'est bien déjà. Est-ce qu'il y a eu un vrai sujet de se dire pourquoi est-ce que certains comptes ont été cachés ? Et que nous, on se dit juste une chose, aujourd'hui, il faut redresser la barre. Comment on fait ? Il faut arrêter avec la taxe magique, avec la taxe miracle des impôts, quoi. C'est tellement surréaliste. Il faut tout simplement que l'État montre l'exemple et réduise les dépenses. Je pense que les faits vont commander, en fait.

Les faits vont commander Emmanuel Macron. Oui, mais alors donc, ça veut dire qu'il ne décide pas. C'est à lui de tracer un chemin. S'il subit les faits comme tout le monde, c'est encore plus grave. Oui, parce que si Bruno Rotailleau dit qu'il y a d'autres solutions qu'aller aux urnes, moi, j'aimerais savoir quel est l'homme ou la femme qui va entrer à Matignon pour vraiment... Il ne s'agit même plus de sauver le soldat Macron. Il s'agit d'aller au front et malheureusement, pardonnement, symboliquement, de tomber avec lui.

17:55
Locuteur 7

Sauf si le but, ce n'est que de durer.

17:58
Julien Odoul

Mais c'est ça, je suis entièrement d'accord. Parce que le but, c'est de durer. Tout à fait d'accord avec vous.

18:01
Locuteur 7

Ça peut durer un an. Après, on ne peut plus dissoudre. On entre dans la présidentielle. Là, il va y avoir un gouvernement démissionnaire qui va rester aux affaires. Ensuite, vous gagnez encore un peu de temps. Ils vont peut-être essayer avec la gauche, ils vont peut-être mettre un premier ministre.

18:13
Julien Odoul

Mais dans ce cas-là, vous allez donner les clés d'un pays qui est totalement à terre. Ou alors c'est l'objectif.

18:17
Locuteur 7

Mais là, vous pensez à la France, ma chère Sommette. Comme vous tous. Moi, je vous nommerai à Matignon.

18:23
Julien Odoul

Je ne veux pas être au déjeuner à Matignon. Parce que je ne veux pas être avec Bruno Le Maire, Bruno Rotailleau, etc. Je ne sais pas comment un tel déjeuner peut se... Non ? Bruno Le Maire n'est pas le déjeuner, il n'a pas été nommé. Si, si, il a été... Elle est au déjeuner ? De fait, on peut demander à Olivier Benkémoun. Sa nomination... Il a vu passer tous les... Oui, il nous avait dit que M. Rotailleau était sur TF1, donc... Oui, mais depuis, il ne va pas dormir là-bas. Il n'a pas mis tant de quelque chose sur place.

18:54
Locuteur 7

Non seulement, ils sont au déjeuner, mais ils mangent de bon appétit. Bon. Eh bien, nous, on le souhaite à ceux qui nous regardent. Mais eux vont très bien. Non. Mais si ! Moi, je ne vois personne à la hauteur de la gravité.

19:05
Julien Odoul

Peut-être que Sébastien Lecornu a envie de le redire, parce qu'il a... Moi, je trouve que c'est quelqu'un en demeurant qui est sympathique et rigoureux.

19:12
Présentateur

Mais vous l'avez trouvé... J'en ai marre des gens sympathiques. Sonia, vous l'avez trouvé grave. Comme on dit sympa, ce n'est pas un métier. Vous l'avez trouvé grave ? Non, je l'ai trouvé pour bien le connaître, je l'ai trouvé... Moi, je l'ai trouvé très détendu, souriant. Et soulagé. Voilà, perte soulagé.

19:24
Julien Odoul

Je l'ai dit que c'était une telle responsabilité pour lui qu'il s'est senti totalement dépassé par le président lui-même qui tirait les ficelles derrière. Vous savez, malheureusement, d'être la marionnette quand on est Premier ministre et d'être un simple collaborateur, je pense que c'est assez compliqué. Mais cette phrase, on va la découper si un jour le poste... Il y a un peu plus de cran. Mais on le sait. Oui, oui. Et on le sait qu'avec Emmanuel Macron, c'est des collaborateurs plus que des vrais premiers ministres. Donc, quelle est la solution ? Je peux poser une question à Olivier Benkemoun, qui nous attend en bâtonion, parce qu'on est au dessert du déjeuner.

Et je ne lui ai pas passé la parole. Cher Olivier, c'est vrai qu'on se demande... Enfin, on se demande... C'est vraiment, je le disais, c'est pic-crocolin, c'est la petite histoire. Mais un tel déjeuner entre des ministres démissionnaires et un Premier ministre qui a présenté sa démission et qui a été accepté, quel est l'objectif, quelle est l'ambiance, quel est le contexte, selon vous ?

20:14
Locuteur 2

Eh bien, déjà, le fait inédit, c'est qu'on a affaire à un gouvernement fantôme. Parce qu'on ne l'a pas vu. Il n'y a pas de photos officielles. On n'a vu que des gyrophares et des vitres teintées tout à l'heure. Donc, il n'y a pas d'image, si vous voulez, de ce gouvernement. Je ne peux même pas vous dire qui est là. On a vu passer des voitures. Alors, que va leur dire M. Lecornu ? Les raisons de sa décision. Mais imaginez, quand même, on a des gens qui ont été nommés hier. M. Bruno Le Maire, Neymar Mouchou, Roland Lescure, qui n'ont même pas été dans les passations de pouvoir. Il n'y a pas eu lieu. Tout a été annulé. Et qui vont devoir gérer les affaires courantes. Pour combien de temps ?

Ça, on ne sait pas. Donc, Bruno Retailleau va leur expliquer que les appétits des uns et des autres politiques ne lui ont pas permis de mener à bien son gouvernement et sa mission. Il ne prendra même pas la parole demain pour son discours de politique générale. On n'a que des choses qui sont absolument inédites. Alors, effectivement, vous le disiez, c'est absolument hallucinant de penser que tous ces gens vont se retrouver autour de la table. Moi, ça m'internerait. Bruno Retailleau, je ne sais pas s'il est là. Je ne pense pas, très honnêtement, je le vois mal être en face de Bruno Le Maire. Alors qu'il y a quelques minutes, il a dit, je n'étais même pas au courant. On ne m'a rien dit.

On me l'a caché. Donc, voilà, je n'ai pas le menu. Je ne sais pas qui est là. Mais on attend.

21:39
Julien Odoul

Cher Olivier, merci pour ce résumé. Il y a peut-être une piste qu'on n'a pas étudiée. C'est peut-être ça. J'ai peut-être tort en parlant de résilience des Français. Et si c'était l'inverse, si vous aviez raison et que le président parie sur une forme d'habitude, en fait, des Français à une telle situation, on devient de plus en plus individualiste. Ça ne veut pas dire que les Français ne pensent pas, évidemment, au pays. Mais chacun est empêtré dans ses problèmes. Les problèmes sont de plus en plus importants. Et puis, on reste comme ça, comme une puissance déliquescente, moyenne, petite, qui va tenir jusqu'à 2027.

22:11
Locuteur 7

C'est une question de degré.

22:12
Julien Odoul

Pardon, mais je ne vois pas...

22:14
Locuteur 7

Parce qu'à présent, c'est plutôt ça. Quand on écoute les Français, chacun cherche à se sauver lui-même. Sauver lui-même et ses enfants d'une forme de... Enfin, ressenti en tout cas comme désastreuse. Mais si ça prend une forme trop aiguë, ce qui est en train quand même d'arriver, parce que là, le spectacle est quand même inouï et inédit, ça peut prendre d'autres formes. Je pense que quand la crise est grave, sans être gravissime, on essaie un peu de se sauver soi-même, quand on voit que c'est la France qui est en jeu, ça peut provoquer d'autres réactions. On est vraiment dans une période de grande incertitude.

22:40
Julien Odoul

Je disais tout à l'heure, avec une pointe d'ironie, il y a l'union des droites, mais il faudrait qu'il y ait l'union des LR. Il est vrai que Laurent Wauquiez... Non, mais vraiment, quand on a des amis comme ça, je pense qu'il vaut mieux. Voilà, tout est dit. C'est quand même compliqué, là, la situation. C'est compliqué. Il y a des rivalités. On ne découvre pas la lune non plus. Il y a des rivalités entre Laurent Wauquiez et Bruno Rotaillot. C'est vrai qu'il y a des divergences. Il n'y a pas de divergence de fond. L'un était pour la participation, l'autre...

Ce qu'on paye véritablement aujourd'hui, ce que malheureusement on paye tous très très cash, c'est l'absence de débat qu'il y a eu pendant la campagne présidentielle. Aucun parti... On aurait aimé savoir en effet concrètement ce que propose Marine Le Pen, ce que propose l'Eller, ce que propose le président. Mais non, mais vous avez vu qu'avec l'Ukraine, il n'y a pas eu de débat. Les Français... Attendez, ce n'est pas contre vous que je le dis. Au contraire, je dis qu'on aurait aimé débattre projet contre projet, et que le président ne nous a pas permis tout simplement de proposer un projet fédérateur. Oui, mais...

23:35
Présentateur

Et ils n'ont pas aimé votre projet visiblement. Mais il est d'accord.

23:38
Julien Odoul

Mais le président Macron a gagné, mais quelle a été ensuite le projet derrière ? Vous faites partie des Républicains. M. Oudoul et RN reconquêtent. Franchement, à part quelques différences, elles ne sont pas mineures. Quand vous voyez l'Union des Gauches, est-ce que vous vous dites que c'est le moment dans une telle situation ou est-ce que vraiment pour vous il y a des différences et des divergences qui sont indépassables ? Alors, moi juste, d'abord, je ne juge absolument pas le RN sur le plan des valeurs ou de la morale. C'est 11 millions d'électeurs. Je n'insulte pas les électeurs. Et en plus, ce sont pour certains les nôtres. Donc, aucun problème sur le plan des valeurs.

Et il n'y a pas de péril fasciste en France. Je trouve ça totalement stupide, aberrant. Voilà. Moi, c'est le premier groupe d'opposition. Quelqu'un que vous connaissez bien, ici même, le sénateur Roger Carucci a dit que... Exactement. Et vous-même, vous diriez la même chose ? LFIRN, donc ? Non, moi je dis juste une chose. C'est que Marine Le Pen... C'est intéressant, c'est révélateur. Marine Le Pen, elle a répondu à la question. Elle a dit, mais attendez, moi je ne suis ni de gauche ni de droite. Jean-Marie Le Pen disait la même chose. Moi, j'ai juste un sujet. Ce n'est pas la question. Si elle a dit sur LCI, qu'en fait, elle ne voulait pas choisir. Je dis juste une chose.

Moi, encore une fois, ce n'est pas sur le plan des valeurs. Il n'y a pas de péril fasciste en France. Il n'y a pas un tiers de fasciste. Donc, face à LFI, vous votez RN. En revanche, laissez-moi te parler du fond un petit peu.

24:46
Présentateur

Non, non, mais c'est important. C'est du fond. C'est deux projets de société.

24:49
Julien Odoul

Et donc, je dis une chose. Vous inquiétez pas, je reviendrai là. LFI est le plus grand danger de France.

24:54
Présentateur

Donc, votez RN. Je crois qu'on a dit ça. Votez pour un candidat RN.

24:57
Julien Odoul

En revanche, moi j'ai un vrai sujet sur les questions économiques. Pour quelles raisons ? Quand on regarde aujourd'hui, on a un vrai problème de productivité et de travail en France. Nous, ce qu'on veut, c'est de la solidarité, mais avec une contrepartie. À l'Assemblée nationale, ils ont voté contre 15 heures d'activité. Deuxième tour. Vous n'avez pas le choix, Madame Evienne. Madame Evrenne. Vous avez voté contre la réforme des retraites. Madame Evrenne. Mais il y a des vrais sujets. Madame Evrenne. Vous avez voté contre l'assurance chômage. Donc, comme s'il fallait maintenir les Français dans l'assistanat, là où on veut les réinciter au travail, c'est un vrai sujet pour nous.

25:30
Présentateur

Excusez-moi, vous dites n'importe quoi. Vous n'avez pas lu notre programme. Est-ce que, encore une fois, est-ce que, laissez-moi parler, je vous ai laissé parler, je vous ai laissé parler. Si vous voulez, on va sur le programme économique. Est-ce que la priorité nationale donnée aux entreprises françaises dans la commande publique, est-ce que c'est de gauche ? Non. Voilà. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Mais attendez. Attendez. Vous voulez aller sur l'économie. Mais on veut... Absolument.

25:52
Julien Odoul

Mais moi, je ne veux pas vous demander la carte d'identité de gauche et de droite. Je vous dis, vous estimez que le danger, c'est LFI. Au second tour, parce que M. Mélenchon est en train de faire une vraie campagne. Vous avez M. Mélenchon et M. Bardella ou Mme Le Pen. Qu'est-ce que Mme Évren fait alors que M. Caroutchi a dit sans état dame, l'Évren ? Mais attendez, Roger Caroutchi...

26:12
Locuteur 7

On attend que tu es un certain temps, oui. Je comprends que tu es embarrassé.

26:16
Julien Odoul

Mais chacun ses convictions. Je le dis sans aucune difficulté, LFI est le premier danger en France. D'ailleurs, c'est le parti qui fait le plus peur aux Français. Et je dis que dans les urnes, beaucoup de nos électrons ont voté RRN dans un duel. LFI et RRN, il n'y a pas de débat. Moi, je n'ai pas peur du Rassemblement National. La seule chose, je dis que ce ne sont pas les options sur le plan économique parce que vous maintenez les Français dans l'assistanat.

26:42
Présentateur

S'il y a un duel demain entre M. Retailleau et M. Mélenchon, je vote M. Retailleau. S'il y a un duel demain entre un candidat LR et un candidat LFI, je vote pour le candidat LR. C'est clair. Il n'y a pas de se dire, on ne finasse pas, on n'essaie pas de dire le principal danger. Vous n'êtes pas capable de faire ce choix qui est simple et qui est même au-delà d'un choix économique. C'est même un choix de civilisation. C'est entre la dissolution de la France, la destruction, passer une République islamiste ou alors préserver ce que nous sommes.

27:11
Julien Odoul

Très rapidement, quand j'ai fait la campagne de Bruno Retailleau pour la primaire interne, j'ai fait beaucoup de phonies. Vous savez ce que nous disaient nos électeurs, Mme Evren ? Moi, j'étais partie chez Bardella, j'étais partie chez Le Pen. Mais là, je suis en train de revenir parce que je me suis rendu compte qu'en fait, ils sont contre la réforme des retraites. Donc économiquement, ça va être un vrai sujet.

27:26
Présentateur

Vous me donnerez les noms parce qu'on est à 140 000 adhérents. On a un boom d'adhésion et on a de plus en plus d'adhérents LR qui constatent qu'il n'y a pas de pilote. Il n'y a pas de pilote dans l'avion et qui rejoignent Marine Le Pen et Jordan Bardella.

27:37
Julien Odoul

C'est tout, c'est factuel, c'est pas... Moi, je vous dis aussi que c'est factuel. À l'instant, à côté des Verts de Marine Tondelier, on se déclare prêt à gouverner avec probablement une union des gausses.

27:49
Locuteur 7

C'est le sujet de ma question qui a déjà été posé par Sonia.

27:52
Julien Odoul

Est-ce que vous avez un doute, Eric Nelot, sur le fait que quand il y a des situations comme ça, les socialistes, les Verts et tout vont revenir au bercail ?

27:59
Locuteur 7

Non, ce n'est pas au bercail, c'est à la gamelle. Moi, je dis qu'il n'y a aucun problème, qu'ils reviennent à la gamelle. Mais la question qui vous a été posée, outre celle à laquelle vous avez répondu clairement... Je vous ai déjà répondu. Non, Sonia vous a posé deux questions. Un, sur qu'est-ce que vous faites au deuxième tour. Bon, ça vous avez un peu tortillé. Mais comment vous expliquez que, pour justifier la non-union des droites, vous dites non, mais l'économie, alors que les gens qu'on vient de citer sont beaucoup plus éloignés les uns des autres. entre le PS, enfin disons l'aile sociale démocrate du PS et les filles, il y a un gouffre.

Et bien quand même, ils vont se réunir et quand même, ils vont réussir à finir.

28:33
Julien Odoul

Et c'est vrai qu'ils nous ont donné beaucoup de sens moral là-dessus. Pourquoi ? La gauche, oui, parce qu'en fait, d'abord, Marine Le Pen ne le souhaite pas. Elle l'a dit, elle est contre l'union des droites. Vous savez que récemment, sur une télé, dans une interview, elle a dit « je ne souhaite pas l'union des droites ». Elle ne veut pas se trouver la droite, elle veut se trouver la France. C'est Éric Zemmour, le premier, qui en a parlé quand même. Et que là, Georgia Mélonie l'a fait. Certains en France le souhaitent. On voit bien quand même que vous avez des différences qui sont indépassables. Je voudrais qu'on résume en quelques mots. Emmanuel Macron n'a pas écouté les Français.

On est d'accord aux dernières élections législatives. Nous avons aujourd'hui un gouvernement démissionnaire avec quand même quelques personnalités de qualité. Bien sûr. On ne va pas jeter, parce que là, on a l'impression véritablement que c'était, je ne sais pas, Frankenstein au gouvernement. Non, mais c'est vrai. Frankenstein, c'est le nom du nouveau virus qui… Non, s'il vous plaît. Ne n'ajoutez pas tout en même temps. Thomas Bonnet avait eu, notre journaliste politique, je salue, une formule. Il avait dit « Monsieur le maire n'est pas arrivé à mettre l'économie russe à genoux comme il l'avait dit », mais il est vrai qu'il a mis le gouvernement à genoux, semble-t-il.

Est-ce qu'on saura, Judith, véritablement, qu'elle a été, qu'est-ce qui s'est passé ? Parce que même Monsieur Lecornu, comment dire, a été contraint par Emmanuel Macron et qu'il lui a tordu le bras, quand même, sur certains noms. Donc, là encore, pour des fidèles, Monsieur Macron n'a même pas respecté, je veux dire, l'un de ses plus proches.

Oui, non, il semblerait qu'entre le moment où Sébastien Lecornu s'est entretenu longuement avec Bruno Retailleau et celui où Bruno Retailleau a fait sa déclaration, il s'est passé que Sébastien Lecornu s'est vu rectifier sa proposition d'équipe gouvernementale par Emmanuel Macron, qui en aurait barré notamment deux noms, de noms agréés par Bruno Retailleau, c'est Othman Nassrou, et François-Xavier Bélavie, merci, ça m'échappait, à force de l'en répéter, donc deux amis. Voilà ce qui s'est passé, mais ça c'est pour expliquer le changement de Bruno Retailleau.

comme Julien Audoul le rappelait, Laurent Wauquiez, lui, était contre, dès le départ, le fait que Bruno Retailleau reste ministre de l'Intérieur dans un prochain gouvernement, dans le gouvernement Lecornu, et c'est les coups de fil à la base et la pression de la base pour arrêter ça qui a fait changer Bruno Retailleau, qui, pardon de le répéter, n'était pas conscient du degré d'exaspération de ses électeurs vis-à-vis d'Emmanuel Macron et vis-à-vis de ce qui est quand même une approbation d'Emmanuel Macron. C'est un problème très grave pour l'homme

31:16
Présentateur

le mieux informé de France, quand même, normalement.

31:19
Julien Odoul

Je voudrais ajouter quelque chose qui, certes, peut paraître de l'ordre de l'anecdote, mais comme ça a été dit tout à l'heure, les symboles comptent en politique. Il y a actuellement ce déjeuner de départ qui semble assez cocasse, mais on apprend également que les six ministres qui ont été nommés hier vont toucher leurs indemnités de départ, soit trois mois de... Alors, c'est confirmé ? C'est les frontières qui le met en alerte. Est-ce que c'est confirmé ? Parce que je ne sais pas, avec un laps de temps aussi court... Le décret de promulgation de la nomination, c'est à partir de ça. D'accord, c'est à partir du décret. Le JO a publié le décret. Voilà, c'est ça que je voulais vérifier.

Très bien. Le journal officiel a publié les nominations hier. Donc, si vous voulez, ils sont restés très officiellement en poste. Le décompte est fait depuis ce matin. Je ne sais pas à combien on en est maintenant, 14h, 15h. Mais à l'heure où on demande à tout le monde de faire des efforts... Mais s'ils ont une éthique personnelle, ils doivent y renoncer. Ça serait intéressant de voir s'ils... Ah ben, j'ose espérer. Franchement, ce serait... C'est le B.A.B. C'est intéressant. Alors que M. Le Cordul nous a annoncé qu'il fallait faire des efforts budgétaires au sein du gouvernement, ça serait intéressant de voir quels sont les membres effectivement éphémères qui vont l'accepter ou pas.

Écoutons les différentes prises de parole des principaux leaders, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon. Et au nom des Républicains, c'est François-Xavier Bélenchon.

32:35
Locuteur 6

On est au bout du chemin. Il faut arrêter. Voilà. Il faut arrêter les ministres, les ministres, les ministres de droite, les ministres de gauche, etc. On arrête. On retourne aux urnes. Et ce sont les Français qui vont décider. C'est clair. Et nous, nous sommes dans cet état d'esprit-là. C'est eux qui vont décider.

32:55
Locuteur 3

Un moment politique sans précédent, historique dans la Vème République. Trois gouvernements en l'espace d'un an, à la suite d'un président de la République, battu dans toutes les élections, depuis la sienne, en sorte que, plutôt qu'à l'addition de ces mésaventures, c'est au tableau général qu'il faut réfléchir.

33:24
Locuteur 5

Ce que nous avons ressenti comme des millions de Français, c'est qu'en réalité, le président de la République et le Premier ministre n'avaient pas tiré les enseignements de ce que la dissolution avait apporté de résultats. Nous sommes là pour servir le pays. Pas pour servir de béquille à un système politique incapable de se renouveler. Et c'était le message de la nomination de ce gouvernement. Et c'est ce message qui a fait que nous avons interrogé de nouveau notre participation et que nous avions convenu de nous retrouver ce matin. Le Premier ministre a choisi de présenter sa démission. Désormais, c'est au président de la République qu'il appartient d'en tirer les conséquences.

34:05
Julien Odoul

Il s'est pris la tête avec Rachida. Bien, dans cette situation incompréhensible pour beaucoup, vraiment, les mots, Ubu, est-ce qu'il n'est dit, du jamais vu ? Je ne sais pas ce qu'on peut ajouter dans la liste. Vous avez pris ce spectacle aussi.

34:19
Locuteur 7

Il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour les canards sauvages parce que ce que dit François-Xavier Delany, honnêtement, ce n'est pas possible. La béquille, ce n'est pas d'aujourd'hui la béquille, ce n'est pas d'hier soir. C'est surtout que c'était

34:28
Julien Odoul

le RL qui utilisait cette expression. Oui, ça fait des mois.

34:31
Locuteur 7

Il y avait des occasions de sortir.

34:32
Julien Odoul

Bon, alors, quelques informations. Bruno Roteuillot ne participe pas au déjeuner à maintenir des ministres des missionnaires. On s'en doutait. À l'instant, la réunion proposée par Jean-Luc Mélenchon aux autres partis de gauche n'aura pas lieu, estime Marine Tondelier. Donc, l'union des gauches, doucement quand même. Écoutons les explications ou en tout cas ce que souhaite Bruno Roteuillot à présent.

34:55
Locuteur 4

S'il y a situation de blocage, alors il faudra le retourner aux urnes. Mais je pense qu'il y a d'autres moyens avant d'en arriver là. Simplement, ces moyens-là ne m'appartiennent pas. Le rythme lui appartiendra. Mais je pense que dans cette période de trouble que traverse le pays, il faut qu'il prenne la parole, évidemment. En tout cas, le spectacle qui est donné aujourd'hui au niveau national est en train de désappointer les Français. On a besoin d'un budget. La France a besoin d'une stabilité. Malheureusement, encore une fois, on l'a bien vu d'ailleurs dès la nomination de ce gouvernement, le gouvernement, tel qu'il avait été nommé, concentrait toutes les raisons de la censure.

35:33
Julien Odoul

Bon, est-ce que vous pouvez nous résumer la prise de parole de Bruno Roteuillot, Thomas Bonnet ? Vous l'avez suivi pour nous.

35:38
Locuteur 1

Oui, je l'ai suivi. Alors, c'était intéressant parce qu'il a aussi défendu son bilan, son action au ministère de l'Intérieur. Et de ce que j'ai compris, moi, l'analyse que j'en fais, c'est qu'il offre ses services pour, pourquoi pas, être nommé Premier ministre et incarner enfin cette rupture qu'on nous avait annoncée.

35:53
Julien Odoul

Vous l'avez compris aussi quand il dit qu'il reste encore une solution.

35:56
Locuteur 1

Évidemment. Donc, pour moi, c'est le chemin que veut présenter Bruno Roteuillot.

35:59
Julien Odoul

C'est notre analyse.

36:00
Locuteur 1

C'est notre analyse. Il n'a pas dit comme ça, évidemment. Il a aussi dit que Sébastien Lecornu lui avait caché le nom de Bruno Le Maire lors des 1h30 d'entretien qu'ils avaient eus hier soir et que donc, ça posait un problème de confiance pour poursuivre le travail en commun. Et il dit que ce n'est pas de sa faute non plus si Sébastien Lecornu a décidé finalement de présenter sa démission ce matin.

36:19
Présentateur

Bruno Roteuillot à Matignon, ça ne fait pas de majorité à l'Assemblée nationale ?

36:23
Julien Odoul

Non, je ne vois pas parce que là, c'est la quadrature du cercle, le mouant à cinq pattes, tout ce que vous voulez. C'est-à-dire Emmanuel Macron tentant de durer pour durer nomme le premier qui passe. Bruno Roteuillot n'est pas le premier. La question n'est pas la majorité.

36:40
Locuteur 1

La question n'est pas la majorité contre soi. Et c'est différent parce que, par exemple, je ne veux pas parler de votre nom, vous allez nous le dire. Si Bruno Roteuillot présente une feuille de route très ferme en matière de régalien, d'insécurité et d'immigration, je vois mal le RN le renverser sur cette question. Je vois bien des macromistes

36:54
Présentateur

ne pas la voter. C'est-à-dire le renvoi des OQTF, c'est-à-dire les 343 000 titres de séjour qui ont été signés par M. Roteuillot. Si c'est cette feuille de route, il y aura la censure.

37:05
Julien Odoul

Je ne comprends pas, pardonnez-moi. C'est-à-dire qu'il offrirait ses services pour être Premier ministre après avoir précipité en partie le gouvernement dans lequel il était ministre de l'Intérieur, l'un des piliers.

37:15
Locuteur 1

Ce qu'il dit aussi, il a beaucoup insisté sur ce point, c'est qu'il a dit qu'on nous avait promis la rupture et qu'on a eu la continuité du macronisme dans la composition du gouvernement hier.

37:24
Julien Odoul

Si vous voulez incarner la rupture, Bruno Roteuillot l'incarne mieux

37:27
Locuteur 1

que Sébastien Lecorme.

37:29
Julien Odoul

Oui, mais n'oubliez pas une petite chose, c'est que sur le perron de Matignon, quand il est devenu Premier ministre, il avait promis une rupture sur le fond et sur la forme. Donc on s'est dit bon, il n'y avait cru. Ben, je ne sais pas, c'est quand même la parole d'un Premier ministre. Mais oui, mais il y a un président qui tire les ficelles. Oui, c'est vrai, vous avez raison. Vous avez raison. Et donc, quand on a reçu la feuille de route, déjà, ça a été la douche froide et qu'encore une fois, je le redis, c'est vrai que ce gouvernement avec 90% des mêmes ministres depuis 7 ans, comprenait que ça crée un malaise démocratique. Les Français se disent tiens, on est même et on recommence.

Vraiment, là, je ne l'aurais pas... Imaginons, dernière cartouche d'Emmanuel Macron, Bruno Roteu, Premier ministre, une feuille de route ferme, immigration, insécurité. Réduction des dépenses.

38:09
Présentateur

Réduction des dépenses. Ce n'est pas un problème de casting.

38:11
Julien Odoul

C'est une rupture. Là, c'est une défiance par rapport au président. C'est une cohabitation. Mais ce sera

38:16
Présentateur

la continuité parlementaire. Il n'y a pas de majorité. C'est vrai. Donc, quelle sera la politique qui sera menée ? M. Rotaillot aussi, il devait être nommé demain pour tenir. Pour tenir, il devrait donner des gages à la gauche, tantôt ici ou là.

38:31
Julien Odoul

Je ne vais pas censurer Bruno Rotaillot. On pourrait faire une alliance à l'Assemblée nationale et créer une majorité de projets.

38:36
Présentateur

Nous, on se moque des personnes. On regarde la politique qui est menée.

38:40
Julien Odoul

Ça, c'est bien. Dans l'hémicycle. Combien de voix dans le groupe des députés qu'il faut encore appeler Macroniste pour soutenir un programme comme celui-là ? Pas la totalité. Pardonnez-moi, que vont se dire les Français ? M. Rotaillot, Premier ministre, combien de divisions ? Quelle assise électorale ? Exactement. C'est la seule question qui va. C'est la prime à la minorité ?

39:01
Présentateur

Même dans son propre groupe, je ne pense pas que M. Wauquiez va faciliter le travail de M. Rotaillot. Dans les sondages,

39:05
Julien Odoul

les Français souhaitaient qu'il y ait 55% du gouvernement qui soit incarné par la droite. C'est comme ça parce que la droite, aujourd'hui, on a un socle très clair sur la réduction des dépenses publiques, sur moins d'impôts, moins d'immigration, plus de sécurité. Mais attendez, nos opérations c'est l'inverse que vous avez fait.

39:22
Présentateur

C'est l'inverse que vous avez fait quand vous étiez aux responsabilités et c'est l'inverse depuis un an. Mais vous n'avez rien fait depuis un an. C'est ça le problème. Ce que vous avez compris qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée. Ce que vous n'avez pas compris, c'est que les Français se moquent de savoir si c'est la droite ou si c'est la gauche. Ils veulent une politique de bon sens qui aille dans leurs intérêts. C'est ça qu'ils ne comprennent pas. C'est incroyable.

39:42
Julien Odoul

J'aime beaucoup qu'on veuille sauver

39:44
Présentateur

la droite parlementaire mais encore une fois ça n'apporte pas.