Mélanie Laurent et Lucas Bravo, libres comme l’ère - C à vous la suite, l’intégrale - 01/01/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" pour vous accompagner jusqu'à 21h avec Pierre et Mohamed, qui file en cuisine rejoindre A.Ferreux-Maeght! - M.Bouhafsi: Qu'est-ce qu'on fait ce soir? - A.Ferreux-Maeght: Vous allez faire une petite quenelle de beurre de mangue.
Il faut prendre les 2 cuillères, voilà. C'est immonde. Rires. - M.Bouhafsi: C'est gentil!
La prochaine fois, je resterai à ma place. Elle est très belle, ma quenelle. - A.-E.Lemoine: Elle est très belle. - M.Bouhafsi: Merci.
Je la mets où? - A.Ferreux-Maeght: Dessus.
C'est un petit beurre de mangue. Je vous ai fait des produits végétariens toute cette semaine. Vous pouvez les retrouver dans le restaurant, sur Instagram. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure. C'est un braqueur de bijouterie dont les coups faisaient la une des journaux au tout début des années 80. - Après les supermarchés des débuts, Bruno Sulak braque les bijouteries.
Il n'a peur de rien. Ses coups font la 1re page des journaux. Le 21 janvier 1983, F.Mitterrand reçoit H.Kohl.
Bruno Sulak dévalise une bijouterie sur les Champs-Elysées dans le dos des dizaines de policiers présents. Il dévalise le magasin Cartier de Cannes habillé en joueur de tennis. - Il a pris 40 millions de francs dans la bijouterie. - A.-E.Lemoine: Des braquages non violents, des évasions de prison à répétition, un physique de mannequin, une personnalité flamboyante...
Il est incontestablement un personnage de roman. P.Jaenada s'en est inspiré il y a 10 ans.
Il devient aujourd'hui un héros de cinéma. - Mesdames et messieurs, personne ne bouge! C'est un hold-up!
Vous n'aurez aucun mal si vous faites ce que je vous dis. Je vous prends une sucette. ... - Bruno Sulak.
Il est soupçonné d'être l'auteur d'une dizaine de braquages. - Mesdames et messieurs, personne ne bouge! C'est un hold-up! ... *-Bruno Sulak... *-Bruno Sulak... - C'est notre Robin des bois. - Tous les flics de France le recherchent. - Je n'aime pas trop qu'on me force la main.
Personne. Jamais. - Ca va mal finir.
Tu le sais? - Ca va? La vie, mon amour n'est pas éternel. - Il est à Paris.
Il faut le trouver! - Je ne suis pas une fille à voyous. Je suis avec un artiste. - Ma vie, je l'ai choisie.
Moi, je suis libre. - A.-E.Lemoine: C'est le 8e long métrage de M.Laurent.
Il est disponible sur Prime Video. M.Laurent est notre invitée aux côtés du gentleman braqueur qu'elle s'est choisie, L.Bravo, révélé dans la série "Emily in Paris".
Bonsoir. Salut, L.Bravo.
Bienvenue à tous les 2. On est ravis de parler de ce film hyper réussi qui, si je force le trait, a commencé par un braquage. Quand le livre de P.Jaenada sort il y a 10 ans, 2 réalisateurs sont sur le coup, O.Marchal et P.Jimenez.
C'est une femme qui s'en empare... - M.Laurent: 10 ans après, quand même!
B.Sulak était plus rapide que moi pour braquer. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas anodin que ce soit une femme qui adapte cette histoire.
Ca attire plutôt des réalisateurs masculins. - M.Laurent: C'est une grande histoire d'amour, au-delà de l'histoire de braquage.
Le rôle féminin était très facile à incorporer dans cette histoire très masculine, a priori. Ce que j'ai toujours aimé chez B.Sulak, c'est qu'il avait une grande part de féminité.
Elle, elle a une grande part de masculinité. Dans des films de genre très testostéronés, j'avais la possibilité sans rien forcer de parler d'amour d'abord et d'un couple qui s'équilibre extrêmement bien. C'est une sorte de Bonnie and Clyde où l'un sans l'autre, rien n'existe. - A.-E.Lemoine: Vous n'idéalisez pas ce braqueur.
Mais vous réparez une injustice. On se souvient De Mesrine. On se souvient de La French...
Personnellement, j'ignorais l'existence de B.Sulak. Pourquoi on l'a oublié? - M.Laurent: C'est une vraie question.
C'est la première que je me suis posé. C'est pour ça que c'était excitant,...
Pourquoi c'est toujours les gentils qu'on oublie toujours? Il était à la télé tous les jours. C'était l'ennemi public numéro 1.
A chaque procès, ça faisait la une de tous les journaux. Il savait bien parler, écrire. Il était publié dans les journaux. - A.-E.Lemoine: Il n'a jamais fait couler une goutte de sang. - M.Laurent: Il n'y avait jamais de balles dans ses revolvers.
Et c'est lui qu'on oublie. Peut-être qu'il dérangeait un peu trop. - A.-E.Lemoine: Il y a une fascination un peu bizarre pour la violence aussi. - M.Laurent: Oui.
Peut-être que les grands salauds, on les laisse s'éliminer entre eux. C'est moins dangereux qu'un mec qui déchire les chèques au moment de la surconsommation...
C'était un peu un Robin des bois. Ca emmerde toujours la société. - A.-E.Lemoine: Vous aviez déjà entendu parler de ce B.Sulak par un oncle journaliste, mais c'est ce côté engagé, politisé dont vous aviez entendu parler.
C'est forcément passionnant pour un acteur. - L.Bravo: Mon oncle bosse à l'AFP.
C'est le 1er à recevoir les informations. Ce n'est pas le 1er qui m'en a parlé. Mélanie m'a offert le livre en premier. - A.-E.Lemoine: De P.Jaenada. - L.Bravo: J'en ai parlé à mon oncle.
Il s'en souvenait. J'étais assez surpris qu'il soit oublié et que personne n'ait jamais fait de film à son sujet. Il y a quelque chose d'un peu sado maso chez l'être humain.
Au même titre qu'on se rappelle toujours ce professeur qui nous a torturé au collège... - A.-E.Lemoine: Vous avez découvert un bandit qui était presque un comédien, qui avait un panache très cinématographique. - L.Bravo: Il était magicien, aussi.
On l'a appris. C'était à Marseille. Il faisait des tours de passe-passe avant de braquer.
C'est un personnage dans un personnage. Il n'y a pas plus riche à interpréter. En recherche, c'était fascinant.
Plus on ouvrait de boîtes et plus de nouvelles boîtes en sortaient. C'était un puits sans fond. C'était un homme fascinant. - P.Lescure: Pour illustrer ce que vous dites tous deux et pour parler du film, une scène fait vraiment écho au titre "Libre".
C'est ce face-à-face entre Sulak et le commissaire Georges Moréas avec qui il a joué pendant des années au chat et à la souris, interprété par un Y.Attal méconnaissable face à vous. - On aurait pu être potes.
J'aurais pu te montrer un peu comment faire. - Comment faire quoi? - La vie. - La vie... - Ta vie tout étriquée entre tes chefs, tes voyous...
Moi, je suis libre. - Ah oui, tu es très libre...
Tu crois que tu es le seul aventurier? Nous aussi, on connaît l'aventure, mais de l'autre côté. Toi, tu nous as au cul.
Elle est belle, la liberté. - Ca, je l'ai choisi. - P.Lescure: C'est extraordinaire.
Ils avaient créé une vraie relation. Le commissaire était presque devenu le confident. On va écouter le vrai raconter son attachement au braqueur. - C'est très particulier.
Ca ne faisait pas flic du tout. On avait envie de lui enlever les pinces et de l'emmener à bouffer au restaurant. Il voulait faire quelque chose.
Il voulait changer de vie. Il avait envie de repartir sur de nouvelles bases. Mais ce n'était pas possible. "Tu payes d'abord et tu repars sur des bonnes bases..." On ne peut pas effacer l'ardoise d'un seul coup. - P.Lescure: Il a quitté la police en 85, peu après la mort de B.Sulak.
Vous avez rencontré le vrai commissaire. - L.Bravo: C'était super émouvant.
Mélanie et la production ont fait en sorte que je puisse déjeuner avec lui. C'est un homme d'une douceur...
Ce sont ces individus qui ont l'oeil qui pétille. Il y a quelque chose d'un peu filou chez lui. Il me parlait avec beaucoup de tendresse de Bruno pendant de longues minutes.
A chaque fois, il finissait par se reprendre en disant que c'était quand même un bandit. Mais il y avait plus d'affection qu'autre chose. - M.Laurent: Il était sur le plateau.
Il m'aidait beaucoup sur les arrestations et sur comment on faisait dans les années 80. - A.-E.Lemoine: Ca a dû changer, depuis. - M.Laurent: Il disait qu'ils étaient totalement voyous eux aussi. - A.-E.Lemoine: B.Sulak n'était pas un enfant de choeur, mais il n'aimait pas faire peur.
Il fallait le regard doux de Lucas pour l'interpréter? - M.Laurent: Il fallait...
J'ai toujours eu l'excitation, un peu, en metteur en scène...
Je ne vais pas du tout révéler Lucas, mais apporter un casting un peu frais et nouveau. Il n'avait jamais eu de premier rôle. Il n'a pas eu l'occasion de porter un film tous les jours.
C'était une 1re expérience. Et Léa Luce n'avait même pas fait un court métrage. Ca donne une atmosphère de gens sur le plateau qui ont très envie, qui sont très heureux d'être là, qui sont conscients des choses.
Ca fait un plateau heureux et doux. J'aime bien ça. J'aime bien quand je sens...
J'ai l'impression de refaire à chaque fois un 1er film avec la même passion. J'aime bien embarquer des gens qui se disent que c'est cool de faire ça. - A.-E.Lemoine: Pourtant, Lucas, vous dites que vous avez pris 5 ans de maturité d'un coup sur le tournage. - L.Bravo: J'ai vieilli en expérience.
J'ai l'impression que c'est la 1re fois où je faisais face à quelqu'un qui me voyait vraiment, qui voyait où on pouvait m'emmener et qui avait les bons mots. - A.-E.Lemoine: Et qui vous laissait libre d'être spontané, de vous ronger les ongles s'il le fallait. - L.Bravo: Les gestes de vie. - M.Laurent: Est-ce que tu étais libre de ces gestes de vie? - A.-E.Lemoine: Il n'y avait pas cette liberté sur un précédent tournage, notamment dans une série américaine hyper cadrée comme "Emily in Paris".
Ca vous a fait du bien, ce vent de liberté. - L.Bravo: Oui.
Il est triste, ce personnage. - A.-E.Lemoine: J'y ai cru à fond, dans les 1res saisons.
Après, il s'est peut-être un peu perdu. - L.Bravo: C'est vous qui le dites. - M.Bouhafsi: Il y a beaucoup de fusion, de puissance, de tension, dans le film.
J'imagine qu'il fallait décompresser en dehors du tournage. Je pense qu'on partage cet avis...
On aurait tous aimé être sur le plateau. Ca semblait très rigolo. C'est ce que dit le making of.
On a retrouvé quelques images. Il y a des images détournées de rap. Diam's, "La Boulette". ...
C'était entre chaque prise. C'est parce que vous adorez Diam's. Ou c'est parce qu'il fallait décompresser? - M.Laurent: J'adore Diam's et ce morceau.
Ce n'était pas du tout pour décompresser. On était tellement heureux et contents...
J'ai un problème énorme avec ce métier quand je me rends compte que beaucoup de gens ont envie de le faire et que c'est une chance inouïe de le faire, de prolonger l'enfance, de se retrouver, de se créer une autre famille, de se marrer...
C'est tellement un cadeau qu'on se fait...
C'est une fête. - L.Bravo: On arrive vraiment dans un environnement d'une telle bienveillance, dans un tournage de Mélanie. - M.Laurent: Personne ne vient pour collecter son chèque.
D'ailleurs, ils ne sont pas payés! C'est un vrai braquage. - A.-E.Lemoine: "Libre" est disponible aujourd'hui sur Prime Video.
On retrouve une envie de faire un film de castagne en cassant les codes. Vous êtes formidable, Lucas. Je vous ai suivi depuis vos débuts!
Vraiment, un très beau 1er rôle. Ce n'est pas une adaptation du livre de P.Jaenada comme j'ai pu le laisser entendre. - M.Laurent: Je suis une fan absolue de Philippe, mais on n'a pas adapté le livre.
On voulait être libres. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, R.Gasquet.
Vous êtes une fan de tennis. Mais d'abord, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Depuis 3 semaines, dans les salles de cinéma, pour les amateurs d'amour fou, on entend ça. ...
C'est un des titres de la BO de "L'Amour ouf", qui triomphe cinéma. "A Forest", de The Cure. "L'Amour ouf" se déroule dans les années 80. 45 ans après les débuts de The Cure, R.Smith et ses amis sortent leur 14e album studio après 16 ans de silence.
Un album de 8 titres que le groupe a rodé dans une tournée triomphale cette dernière année. C'est là qu'on voit leur importance et le fait que leur musique est intemporelle. Les nouveaux titres sont un monde familier pour toutes les générations. ... "Alone" est le 1er titre de l'album.
R.Smith avait 2 titres sous le coude au départ. ... - P.Lescure: Je vous propose un extrait d'un 2e titre. ...
L'album sort aujourd'hui, un jour de Toussaint. Il porte le titre général de "Chanson d'un monde perdu", et finalement retrouvé. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas changé. - P.Lescure: Un petit coup de vieux...
Mais toujours ce make-up qui lui va si bien! - A.-E.Lemoine: Comme vous dans "Les Femmes au balcon", le film de N.Merlant. - L.Bravo: Superbe transition. - A.-E.Lemoine: Je n'étais pas toute seule, sur ce coup.
On a aimé ce film. Ca sort en novembre prochain. - L.Bravo: Le 11 décembre. - A.-E.Lemoine: Rien ne va dans cette information.
Vous allez surprendre ceux qui vous aiment...
N'importe quoi. Vous allez surprendre dans ce rôle de sociopathe. - P.Lescure: Ceux qui ne vous aiment pas vont la fermer. - A.-E.Lemoine: L.Sénéchal.
Je m'embarque dans des trucs sans fin...
Bonjour, Olivia. Vous nous parlez de sport. Vous nous rappelez qu'il n'y a pas d'âge pour devenir un grand ou une grande championne. - O.Leray: On va regarder ce que vous faisiez quand vous étiez adolescents.
On était déjà sur un projet photo acteur, Lucas. Mélanie, plutôt sur du tennis avec cette belle raquette. Regardez ce que fait cette fille de 13 ans. - M.Laurent: Nous aussi.
C'est juste qu'on n'a pas pris la photo. - O.Leray: Au moment où on répond à nos profs d'histoire pour faire nos rebelles, elle est surfeuse professionnelle.
On est allés la filmer sur son spot des Landes avant qu'elle parte défier les plus grosses vagues de Nazaré, au Portugal. Son père l'a mise sur sa planche. C'est assez impressionnant, ce qu'elle fait.
Elle vise beaucoup plus haut. - Je suis un peu difficile avec moi-même. Je me dis tout le temps que je peux mieux faire.
Je suis super contente sur le moment, mais 5 minutes après, je me dis que je peux mieux faire. Mon objectif est d'être la plus jeune à rentrer sur le circuit mondial. Mon rêve de surfeuse est d'être la meilleure au monde, de pouvoir être championne olympique et d'avoir plusieurs titres de championne du monde.
Et c'est tout. - M.Laurent: Juste ça. - A.-E.Lemoine: Elle est très jeune et elle veut viser très haut. - O.Leray: C'est une tendance.
Avant, on testait plein de sports avant de décider. Maintenant, on choisit très tôt. On arrive au plus haut niveau très vite.
Je ne vous présente pas les frères Lebrun. Ils ont commencé le ping-pong à 3 et 6 ans, avant même de savoir écrire. Dans le même genre, il y a aussi Moïse Kouamé.
Il a 15 ans et vient d'entrer au classement ATP de tennis. C'est le 5e joueur de l'histoire à le faire. C'est un vrai phénomène.
Ce sont de belles histoires, mais pour tous ceux qui ont voulu jeter leurs enfants dans les piscines après les JO pour faire un projet L.Marchand 2028, prudence. Le haut niveau peut avoir un mauvais côté quand c'est trop tôt.
L.Manaudou a eu 3 médailles olympiques à 17 ans. Elle a arrêté sa carrière très jeune.
T.Henry avait dit qu'il avait très mal vécu le fait d'être programmé pour réussir. Selon l'Insep et le ministère des Sports, 1 jeune sportif de haut niveau sur 4 souffre de troubles anxieux. 44 % souffrent de troubles du sommeil.
On doit les protéger. On se tourne de plus en plus vers des préparateurs mentaux. - Le vrai enjeu qu'on travaille en préparation mentale, c'est la gestion de l'ascenseur émotionnel.
Ce qui peut être violent pour eux, c'est le fait d'avoir une médiatisation soudaine, brutale et intense, et le fait que ça s'arrête net. - O.Leray: Meilleur exemple, le tennisman R.Gasquet.
Il avait 13 ans, en 1996. - Regardez bien ce visage. C'est celui du plus grand espoir du tennis français.
Y.Noah et H.Leconte étaient loin d'avoir un tel niveau à son âge.
A 13 ans, Richard gagne déjà de l'argent. Son père, moniteur de tennis, l'entraîne. - R.Gasquet: C'est mon entraîneur, surtout.
Il ne me met pas la pression. Je joue pour m'amuser. Même plus tard, si je joue, c'est pour m'amuser. - A.-E.Lemoine: 23 ans de carrière, 16 victoires en ATP, 3 demi-finales du Grand Chelem...
Pour un joueur qui s'est classé dans le top 10 mondial en 2007...
C'est un sacré palmarès et une longévité exceptionnelle qu'on célèbre avec lui ce soir alors qu'il a annoncé vouloir prendre sa retraite à 39 ans. - M.Laurent: Et être acteur.
Et moi, je veux être championne de tennis. C'est génial. - A.-E.Lemoine: Je pense que c'est trop tard.
On accueille R.Gasquet. Bonsoir.
Bienvenue. - R.Gasquet: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Merci de votre présence ce soir, alors que vous entamez votre dernier tour de piste.
Vous allez ranger votre raquette après le prochain Roland-Garros en juin 2025. 23 ans de carrière, entamée chez les pros en 2002, et une vie consacrée au tennis. Quand on dit 23 ans de carrière, en réalité, c'est 36 ans à vous entraîner. - R.Gasquet: J'ai commencé le tennis à 3 ans.
J'en aurai 39 l'an prochain. Ca fait 36 ans de tennis. Pas tous les jours...
Il y a très peu de jours où tu ne joues pas au tennis. Si tu veux être pro, il y a des sacrifices à faire. Mais ça a toujours été une passion.
J'ai eu la chance de pouvoir jouer autant de temps au tennis. - A.-E.Lemoine: Mais là, c'était bon. 39 ans, c'est assez inédit. - R.Gasquet: C'est assez âgé.
Federer a fini à 40 ans. Mais on ne se compare pas à Roger...
C'est déjà assez âgé. Je suis heureux de pouvoir finir déjà aussi tard. - A.-E.Lemoine: 3 ans, une raquette dans la main. 4 ans, c'était impressionnant...
On vous voit à 4 ans. C'est surréaliste. A 9 ans, vous faites la une du magazine de référence tennis avec ce titre: "R.Gasquet, 9 ans, le champion que la France attend." Ca a participé au fait qu'on vous appelle le petit Mozart du tennis.
Vous avez détesté ce surnom. C'était plus un fardeau. - R.Gasquet: On a toujours ce truc, avec l'attente de gagner un Grand Chelem.
Il y a eu Y.Noah... "Le prochain Y.Noah..." C'est un sport très populaire.
Il y a une grande fédération. C'était un peu un fardeau pour moi, à 9 ou 12 ans, et d'avoir autant de gens qui te suivent...
Ce n'est pas toujours évident. - A.-E.Lemoine: Un autre champion qui a commencé exactement au même âge que vous et auquel on vous a longtemps comparé, c'était Nadal.
Il était beaucoup plus préservé de ça. Ca n'explique pas tout, mais on grandit mieux quand on n'a pas de superlatifs qui sont proches au-dessus de la tête... - R.Gasquet: C'est sûr qu'il a été efficace.
On ne peut pas dire le contraire. Il a gagné 14 fois à Paris. En Espagne, c'est un peu différent.
Il y a tellement de champions qui ont gagné Roland-Garros ces 10 dernières années...
Ce n'est pas totalement la même chose. En France, on peut se jeter un peu plus sur les joueurs de 14, 15 ou 16 ans qui jouent très bien. C'est un paramètre un peu différent entre la France et l'Espagne. - A.-E.Lemoine: Mais R.Nadal n'a pas votre revers.
Il est considéré comme un des meilleurs au monde. Un revers à une main que vous avez adopté à 3 ans. Je ne comprends pas comment à 3 ans, on se dit qu'on va faire un revers à une main.
J'ai fait un coup droit, en plus...
Rires. Ca veut dire qu'il y a un truc...
Un don, un truc? - R.Gasquet: Il faut un don pour jouer au tennis.
Dans les meilleurs, c'est important d'avoir du talent. Mais ce coup a été naturel. Je l'ai appris avec mon père à 3 ou 4 ans.
Je ne l'ai jamais lâché. Ca a été mon coup favori. - A.-E.Lemoine: Dans la rue, on vous parle de ce revers. - R.Gasquet: Si je suis connu dans le tennis, c'est vraiment par rapport à ce revers. - A.-E.Lemoine: Le revers, c'est comme ça?
Oui, j'ai fait un coup droit de gauchère. - M.Laurent: Mais à 3 ans, tu pensais à d'autres choses et ce n'est pas grave. - M.Bouhafsi: Le plus gratifiant quand on est un grand joueur, c'est quand les autres grands joueurs parlent de nous et disent du bien.
C'est exaltant. On a un petit bonbon pour vous. C'est C.Alcaraz, la nouvelle star du tennis mondial.
Il va nous accompagner pour les 15 prochaines années. ... - M.Bouhafsi: C'est touchant, quand même. - R.Gasquet: Très.
Carlos est un joueur extraordinaire. - M.Bouhafsi: Il nous a dit que vous l'avez inspiré.
C'est la grande classe. - R.Gasquet: C'est quelqu'un d'extraordinaire.
Je suis très heureux de le connaître. Ca va être un énorme champion. - O.Leray: Vous appartenez à la génération des intouchables du tennis.
Vous avez battu R.Federer en 2005. A ce moment, il était numéro 1 mondial. ...
Acclamations. - R.Federer: Un match tellement serré...
Ca doit lui faire du bien de battre un joueur de mon niveau. - R.Gasquet: Je ne réalise pas du tout.
J'ai fait mon match. J'ai super bien joué. Battre le numéro 1 mondial ici, je ne pouvais pas rêver mieux.
Je n'ai pas de mots. Je ne trouve pas les mots pour définir ma joie. - O.Leray: 21 ans après, vous avez les mots? - R.Gasquet: Derrière, il y a eu 21 victoires pour lui et 2 défaites pour moi... 2 victoires pour moi, je veux dire.
C'était une période extraordinaire. Jouer avec des joueurs comme ça...
L'ère était brutale. C'était magnifique. Avoir battu Roger à Monaco, ça fait partie de mes plus belles victoires sur le circuit. - A.-E.Lemoine: Maintenant que vous avez décidé de poser la raquette, vous devez être sacrément fier du palmarès, du chemin parcouru et sacrément ému.
Il était impossible que vous restiez de marbre quand, pour votre 17e et ultime participation au tournoi de Bercy, une vidéo de vos matchs a été projetée. C'était une rétrospective. Vous avez pris la parole après votre dernier match dans cette enceinte. - R.Gasquet: On aimerait jouer toute notre vie au tennis.
C'est un sport exceptionnel. J'ai eu la chance de jouer pour la 1re fois ici en 2003 et on est en 2024. Je veux remercier le public.
Il a toujours été extraordinaire et avec moi du début à la fin. Applaudissements. Et c'est...
Cette belle aventure n'est possible que grâce à vous. Vous m'avez donné toute ma vie des sensations extraordinaires. Si j'ai pu connaître tout ça, c'est grâce à vous.
Encore une fois, merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: C'était la 1re fois que vous teniez le micro pour votre dernière fois dans un tournoi.
Qu'est-ce qui va se passer maintenant? - R.Gasquet: Ca fait un peu bizarre.
C'est particulier de parler pour dire que c'est un peu la fin. Quand tu arrives pour la 1re fois à Roland-Garros ou à Bercy, c'est incroyable. Là, c'est triste de s'arrêter.
Mais il y a une autre vie après le tennis. Quoi qu'il arrive, je serai là, en spectateur. - P.Lescure: Et en commentateur! - R.Gasquet: Pourquoi pas.
Tout est possible. Entraîneur aussi. Il y a des jeunes, des Français qui jouent très, très bien.
On verra. - P.Lescure: Lucas, un grand joueur qui devient un excellent commentateur, ça vous rappelle des trucs?
Avec votre papa, D.Bravo. Ca a été un grand joueur sur le terrain et un homme extra dans la vie qui a notamment remporté une Coupe d'Europe avec le PSG en 96.
Vous l'avez accompagné tout jeune dans toutes ses pérégrinations de joueur pro à Nice, Lyon, Monaco, Marseille ou Parme, en Italie. Vous étiez un enfant globe-trotter. Dans cette archive, vous êtes filmé par votre papa. - P.Lescure: A faire autant d'étapes et de voyages en suivant votre papa footballeur, grand champion, pour vous, vous étiez toujours un peu le nouveau.
Le théâtre, que vous avez commencé à 14 ans, vous a aidé à devenir vous-même? - L.Bravo: Oui.
On m'a inscrit dans une petite MJC à côté de la maison. J'en avais marre d'avoir le statut du nouveau. Il y avait comme une sorte de notice chez l'être humain. - A.-E.Lemoine: Dans un instant...
Elle bafouille. Quelqu'un qui saura articuler. Dans un instant, M.Chattam sera avec nous.
Je sais que c'était émouvant et difficile de parler pour la 1re fois de cette dernière saison, R.Gasquet. Mais on peut vous applaudir.
C'est vrai que ce n'est pas un stade. Il aurait fallu des faux "applause". - M.Laurent: C'est intime... - R.Gasquet: Mais je suis heureux d'être parmi vous.
Mélanie, je suis fan depuis toujours. - A.-E.Lemoine: Et Mohamed aussi.
Mohamed! L'image du jour. - M.Bouhafsi: A l'occasion d'Halloween, qui s'est glissé sous ce costume d'E.T.?
C'est H.Klum. Elle a fait sensation hier, à New York, avec son conjoint.
On est au top du top du costume ultra confectionné. ...perfectionné.
Plusieurs heures de maquillage. H.Klum qui se déguise pour Halloween, c'est une histoire débutée il y a 24 ans.
Son 1er costume, c'était en 2000. Il y avait moins de travail. Depuis, chaque année, on attend avec impatience le costume de la reine de Halloween, au point que le magazine "Vogue" lui consacre tous les ans un article.
Elle adore se prêter au jeu de la transfo. On a validé tous ses costumes. Le dernier costume est vraiment pas mal du tout. - M.Laurent: Vous les avez tous validés? - M.Bouhafsi: En 2019, c'est celui qui me plaît le moins.
Mais en 2018, ça me fait rire. Mon préféré, c'est celui en ver de terre. Hyper bien fait.
En lombric. - M.Laurent: On ne peut rien faire dans ce costume! - M.Bouhafsi: Elle a vraiment passé la soirée comme ça.
Elle n'est pas sortie au bout de 3 minutes. Elle a passé de longues minutes avec. J'imaginerais bien Babeth en lombric, comme ça. - A.-E.Lemoine: Une certif qui parlera à la sensibilité écologique... - M.Bouhafsi: On voulait vous faire découvrir un activiste écolo et engagé d'une vingtaine d'années.
Il estime que les thèmes de l'écologie en banlieue sont des thèmes délaissés. Il prend régulièrement la parole sur des plateaux de télévision. On a voulu le découvrir. - Bien ou quoi?
Je suis content d'être là. En 2023, j'ai commencé à devenir un espoir. Je suis passé de l'hôpital...
Le lien entre banlieue et écologie, c'est de dire qu'il n'y a pas de séparation. On nous a dépossédés de la question écologique. L'écologie, c'est palpable.
Plusieurs milliers de morts en France. On a fait une projection, une fresque sur l'Assemblée nationale. Avec pas mal de personnalités issues de l'immigration.
La police est arrivée en quelques minutes, mais c'était assez zinzin d'avoir cette fresque projetée sur l'Assemblée nationale. On a fait du foot avec F.Hollande.
Acclamations. Il faisait des dribbles à droite à gauche. Mais ça a caché le message.
L'idée était de dire qu'on allait impliquer un ancien président dans un quartier populaire de Strasbourg. On voulait le confronter sur des questions climatiques. Des jeunes avaient imaginé un parcours qui mêlait climat et foot. - M.Bouhafsi: Ca vous touche?
Ca vous fait réagir? - M.Laurent: Ca me touchera toujours, une jeunesse qui a envie de bouger.
Cette jeunesse n'est pas aidée. On ne l'aide pas vraiment. Il y a eu un covid qui a certainement traumatisé beaucoup de générations.
On ne s'en est pas vraiment occupés, de cette jeunesse. Il y a un grand vide avec un monde extrêmement anxiogène. Dès que je vois une figure jeune qui a très envie, qui a envie de faire bouger les choses et qui a une sorte d'énergie débordante à vouloir changer le monde, je pense qu'on a énormément besoin de leaders et de leadeuses. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, le dîner, mais d'ici là, Jibé et Lucien. - Andréa?
Il n'y a plus de papier. - Il faut aller lui en demander. - A qui? - On se dépêche.
On vient en paix! On ne reste pas longtemps! Allez...
Les étagères sont là-bas. Dépêchez-vous. J'espère qu'elle est de bonne humeur. - Qui ça? - Il y a une ancienne chroniqueuse qui hante le bâtiment.
C'est le fantôme de "C à vous". - C'est quoi, ce délire? - Je l'ai vue!
La nuit, sur les caméras thermiques...
Elle traverse les murs. - Qu'est-ce que c'est que ça? - Les archives!
En 2018, S.Bern...
Incroyable. C.Castaner...
Je me souviens de cette émission. Babeth l'avait coincé sur une question de budget. - On s'en fout, Lucien.
On prend le papier et on se tire. - P.Légitimus...
Incroyable. - Ah! C'est quoi, ça? - Qu'est-ce que vous avez dit? - Je me souviens.
Le papier est dans la pièce à côté. Va le chercher et je reste ici pour surveiller. - Allez.
Vas-y. T'as peur ou quoi? Allez, Jibé.
C'est vrai, cette histoire de fantôme? - Non. Bien sûr... - Ah, ce n'est pas vrai... - Non.
Non, non...
Sors, sors, sors! - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table pour déguster des raviolis de céleri-rave au beurre de mangue et à la crème d'ortie préparés par A.Ferreux-Maeght, la patronne de La Guinguette d'Angèle.
Goûtez vite. Dans un instant, vous aurez peut-être moins faim. - C'est une gendarme de la section de recherche de Paris qui va enquêter sur un trafic de peau humaine. - Bon appétit. - M.Chattam: Un type qui, pour se débarrasser de ses victimes, travaille dans un supermarché.
Il mélange ça avec la viande sous cellophane...
On a tous envie d'avoir le dernier gadget à la mode, et avoir une coque de téléphone portable avec une peau humaine, c'est le summum. - A.-E.Lemoine: Bon appétit.
Bonsoir! Ravie de parler de votre 30e roman disponible depuis hier, "Prime Time". Ca se passe sur le plateau du journal de 20h.
Le présentateur du journal vedette est pris en otage en direct. Vous voulez bien nous pitcher en direct? - M.Chattam: Imaginez que vous êtes devant la télévision, c'est le 20h, le grand journal.
Le présentateur vedette est face aux caméras. Un individu entre, masqué, voix déformée...
Il pose une arme sur la tempe du téléspectateur et regarde la caméra en disant: "Si vous éteignez les caméras, je le tue." - A.-E.Lemoine: Notre rapport, nous, spectateurs, à ce qui peut se passer en direct à la télé...
On parle du cynisme, des gens de la télévision qui sont prêts à tout pour faire de l'audience. Mais les téléspectateurs sont souvent prêts à tout regarder. - M.Chattam: Parfois, je suis dur avec le monde de la télé.
Mais le pouvoir est dans les mains de celui qui a la télécommande. On se plaint qu'il n'y a pas assez d'émissions sur les livres, sur la culture en général, mais quand on met ces programmes en prime time, est-ce que ces émissions sont regardées? Le pouvoir, c'est le téléspectateur qui l'a.
Il faut se regarder dans la glace. - P.Lescure: L'oreillette, le prompteur...
Il y a plein de détails qui jouent un rôle dans cette prise d'otages. Vous vous êtes immergé dans le journal de 20h. Vous connaissez bien la télé.
Vous avez aussi fait une immersion auprès du GIGN. Vous avez même joué avec un gros fusil. - M.Chattam: Il y a les images? - P.Lescure: Les plus intenses, c'est les gendarmes qui négocient ou c'est les journalistes, en direct? - M.Chattam: Il y avait un parallèle évident à faire entre les 2.
Vous avez le journal qui se fait en direct et le GIGN qui intervient également en direct. Dans la façon de travailler, dans la nécessité de se confronter tous les jours à ces méthodes et de devoir se réinventer, d'être bon, on n'a pas le droit de se planter, les 2 sont assez comparables. - A.-E.Lemoine: J'ai quand même un problème parce que ce livre s'appelle "Prime Time".
On sait que F.Bollaert, votre épouse, est votre 1re lectrice. Elle ne vous a pas dit qu'un prime time, c'était 21h et non pas 20h?
Ca me choque! - M.Chattam: On a eu plein de discussions sur ce livre.
Faustine s'est beaucoup investie dans ce livre. Il y a même des moments où elle a coécrit certains moments du livre. C'était une vraie aide, un vrai éclairage sur les détails de ce que peut être la vie des gens face à la caméra.
C'est une vieille télé des années 60, sur la couverture. Une télé moderne, ça aurait fait un écran noir, moche. - O.Leray: On ne compte plus les victimes dans vos livres.
Là, à nouveau, il y a du sang et des morts. Est-ce qu'on ne devient pas fou à force de raconter le mal? C'est une question que soulève S.King en 90. - J'ai toujours eu un peu peur de devenir fou.
Mais je me suis dit que le jour où je reniais mon identité, celui où je ne disais pas qui j'étais, serait la fin. Je n'écrirai plus un seul mot. Parce que si le prix à payer pour ce que vous faites est la perte de votre identité, il est temps d'arrêter. - O.Leray: Il y a quelques jours, j'ai lu que vous aviez dit que vous aviez désormais plus de mal à vous plonger dans les pires abysses.
C'est ce qui a fait votre succès à vos débuts, notamment dans la Trilogie du mal. Vous êtes d'accord avec S.King? - M.Chattam: Ca dépend.
Si on sait pourquoi on va dans ces abîmes, pourquoi on va explorer ce qu'il y a de pire chez l'être humain et qu'on a un truc à creuser, à proposer aux gens, ça vaut le coup. Mais si vous avez le sentiment d'avoir fait le tour de la question...
Je n'ai plus grand-chose à dire sur ce qu'il y a de pire, en tout cas en moi. J'ai écrit ces bouquins pour me rassurer sur ce qu'était l'être humain. J'ai encore envie d'écrire des livres qui posent des questions.
C'est ce qui me motive à écrire. C'est un divertissement qui nous interroge, notamment sur notre rapport à la télévision, au pouvoir, aux réseaux sociaux. J'ai une voix à faire entendre.
Mais je me suis aussi abîmé à force d'écrire sur des choses hyper noires. J'ai passé presque 30 ans de ma vie à aller dans les zones les plus noires. Je n'ai plus envie de ça. - M.Laurent: Vous dormez bien? - M.Chattam: J'ai toujours bien dormi. - A.-E.Lemoine: Mélanie, vous dites que vous avez choisi Lucas non seulement parce qu'il est bon, mais aussi parce qu'il est beau, mais aussi parce qu'il est drôle!
Ce qui est très rare! Nous aussi, on trouve que vous êtes drôle. La preuve, ce fou rire dans la promotion de la saison 3 de "Emily in Paris". - A.-E.Lemoine: C'était vraiment parce qu'on vous a posé 800 fois la même question: "Où est le meilleur croissant à Paris?" - L.Bravo: On faisait de la promo de 7h à 19h.
C'était la 50e fois qu'on me posait cette question. - A.-E.Lemoine: Les craquages promo, vous en avez connu aussi, Mélanie, dont un à Cannes qu'on aime bien. - C'était vachement bien.
C'était super. - M.Laurent: Ce qui est très important, c'est d'élever les enfants à un niveau intellectuel...
Autant leur montrer des dessins animés intelligents qui racontent des vraies histoires et qui peuvent les bouleverser... - Il y en a qui se marrent. - C'est horrible.
Je prendrai le plan serré, Mélanie. - M.Laurent: Ce qui est horrible, c'est que c'est la 1re interview.
Nous, c'est la première. Et ça dure 9 heures de fous rires. On n'a pas rentré une interview de la journée.
J'en ai encore mal au ventre, de revoir ça. - A.-E.Lemoine: Et vous, après les matchs? - R.Gasquet: Un peu moins, dans le sport.
Mais quand tu gagnes, tu es beaucoup mieux... - A.-E.Lemoine: Et Maxime, la question qu'on vous pose le plus? - M.Chattam: Je n'ai pas de fou rire quand j'écris. "Qu'est-ce que vous avez dans le crâne pour écrire des horreurs pareilles?" Je réponds toujours: "Le pire, c'est que vous payez pour les lire." - A.-E.Lemoine: Et vous payez 22,90 euros pour lire "Prime Time", que j'offre à Mélanie. - M.Laurent: Déjà que je ne dors pas beaucoup... - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation. "Prime Time" est en librairie. "Libre" dès aujourd'hui sur Prime Video. "Les Femmes au balcon", de N.Merlant, c'est en décembre.
On conclut avec les Actualités de Bertrand. Bonsoir. - B.Chameroy: C'est la Foir'Fouille, ce soir.
Nous sommes le 1er novembre. C'est le week-end. Youpi, c'est vendredi!
J'espère que vous avez la pêche. Si ce n'est pas le cas, je vous invite à lire la presse quotidienne régionale. "L'Union" nous explique comment préparer son enterrement. "Le Berry républicain" se demande où meurent les habitants du Cher.
On parle aussi de crémation et des célébrités enterrées en Normandie. J'aurais dû ouvrir ça avant. On aurait gagné un temps fou.
On oublie la PQR. On va se rabattre sur la radio. - Pour beaucoup, l'occasion de penser à ceux qui ne sont plus parmi nous.
Même si c'est difficile, il faut aussi parfois penser à sa propre mort. - B.Chameroy: Si nous pensions à ça avant le week-end?
Petite idée pour le week-end: la randonnée. C'est chouette! - Celui-ci...
On a les cendres de la personne. Lors de la randonnée, quand on marche, les cendres se dispersent sur le chemin. - B.Chameroy: Bon...
La mort s'invite partout mais ça vaut parfois le coup. Il y a des bonnes affaires. Ce sont les jours flash. - En termes de prix, vous avez fait baisser les prix?
Si vous ne prenez que 2 cercueils au lieu de 40? - B.Chameroy: Qui achète les cercueils... "Vous m'en mettez 40?" A Europe 1, on a eu la transition de la semaine. - D'abord, on va écouter un peu de musique avec Daft Punk, P.Williams, "Get Lucky".
C'est demandé souvent, dans les enterrements, Daft Punk? - Pas souvent. - B.Chameroy: Ah bon?
Daft Punk, "Get Lucky". "A toi, parti trop tôt." Dans un instant, on s'écoute le dernier Dua Lipa!
On se retrouve tout de suite après cette sympathique météo de la mort offerte par France 3. - On meurt plus en semaine. En revanche, on meurt beaucoup moins le dimanche.
Le 3 janvier est le jour le plus meurtrier de l'année. Il n'y a eu que 219 décès le 4 janvier 2024. - Merci beaucoup pour ce point. - B.Chameroy: Retour à la politique.
C'était the place to be cette semaine. Hier, à l'Assemblée nationale, on parlait des propositions de lois du RN. Un examen qui a donné lieu à un beau concours de punchlines. - Notre parti a été fondé par A.Panosyan.
Et nous en sommes fiers. Et vous... - Laissez-nous travailler. - Heureusement, ce n'est pas à vous qu'on pense quand on veut faire des enfants. - B.Chameroy: Ambiance électrique dans l'Hémicycle.
Les conditions de travail sont pires qu'à l'usine, selon cette députée. - Je voudrais rappeler à certains collègues qui se reconnaîtront qu'ils ont un micro et que le niveau sonore devient impossible. Vous nous agressez avec des décibels difficilement supportables.
Ce sont des conditions de travail qui nous affectent beaucoup. - B.Chameroy: Elle a raison.
Pour ramener le calme dans l'Hémicycle, ils ont pu compter sur ce député, le bien nommé... - C'est l'article 100 sur la sérénité des débats. - Je ne l'aurais pas mieux dit moi-même. - B.Chameroy: 15 secondes plus tard... - Jusque-là, vous avez des personnes responsables, républicaines.
Et là-bas, vous avez l'indignité républicaine. - B.Chameroy: Quoi de mieux que de provoquer ce monsieur! - Depuis quelques jours, nous sommes tous inquiets, en tant que consommatrices, consommateurs, des résultats du rapport d'une agence sur le... - B.Chameroy: Un sujet.
Mais elle s'est rattrapée sur la question. - Qui n'a jamais ouvert une boîte de thon? - B.Chameroy: C'était ça, le sujet.
Est-ce que les députés envient les sénateurs? C'est l'heure de la battle. - Il y a quelque chose que vous enviez chez les sénateurs? - La sérénité. - Absolument rien.
On est bien, au Sénat. On travaille bien, de façon apaisée. - Je préfère le calme et la sérénité du Sénat. - Ils ne sont pas soumis à la dissolution et au 49-3. - La sérénité.
C'est un spectacle de désolation, souvent. - Au Sénat, c'est beau et mieux agencé. - C'est un bâtiment magnifique.
Le palais du Luxembourg est superbe. - Qu'est-ce que vous avez que le Sénat n'a pas? - Le bordel.
Ca crie beaucoup dans l'Hémicycle. - B.Chameroy: Les députés ont hâte que les choses s'inversent car ils ont courte nuit. - LE SOMMEIL. - Leur tour viendra. - Ca ne m'inquiète pas. - B.Chameroy: Le vrai sujet de discorde entre les 2, c'est la cantoche. - La meilleure, c'est la cantine du Sénat ou celle de l'Assemblée? - Celle du Sénat.
Sans aucun doute. - Elle est plus réputée. On vient de manger des paninis en 20 minutes... - Au Sénat, c'est vachement moins cher. - Un jus d'orange, 2 ou 3 croissants et 2 ou 3 cafés, ça me met 3 euros à la fin. - Pour vous, c'est quoi, la meilleure cantine? - 1-1. - B.Chameroy: L'autre sujet, c'est l'entrée...
J'ai été surpris par le retour en plateau. L'entrée à Notre-Dame pourrait devenir payante. D'autres idées du même genre pourraient faire leur apparition. - Le pont sur lequel on est, le pont Alexandre-III, il pourrait y avoir des péages pour pouvoir financer ses rénovations. - Je ne répondrai pas.
C'est tellement absurde. - C'est de l'abus. - C'est bizarre!
Un péage! - Toujours demander de l'argent pour traverser un pont, c'est délicat. - On peut trouver des finances ailleurs. - Ce serait entre 7 et 9 euros la traversée pour la voiture et entre 1 et 2 euros pour les piétons, plutôt raisonnable. - Pour les piétons? - Un péage avec des portiques... - C'est la folie. - Il y aurait un partenariat avec le viaduc de Millau, le pont Alexandre-III... - Je trouve ça choquant. - C'est une idée de madame Hidalgo.
Madame Dati a dit qu'elle créait un pont de singe par vengeance pour permettre aux piétons de passer gratuitement. - Je ne veux pas rentrer là-dedans. - C'est de la politique politicienne. - Tout est ridicule! - Le pont de singe serait gratuit. - Ecoutez...
Non. - B.Chameroy: Meilleure réponse.
Vous avez des questions, des remarques, j'ai des réponses. Une question de Marianne... ...
Merci. Accrochage entre E.Ciotti Et Patrick sur l'interdiction de pub pour le livre de J.Bardella dans les gares.
Pour ceux qui n'auraient pas vu la séquence, voici un résumé. E.Ciotti s'est fait exploser.
Non, Patrick n'est pas à louer pour les fêtes de fin d'année. Mais nous avons décidé d'éditer des vignettes "Patnini". Il y a celle-ci.
C'est quand tu n'es pas emballé par le cadeau qu'on t'a offert. Ensuite, celle-ci. Quand tu sens que tonton va déraper.
Celle-là, c'est quand tonton dérape. Celle-là, c'est la V.Cassel: "C'est à moi que tu parles?" L'info revient lundi.
Bon week-end. - A.-E.Lemoine: Merci encore à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation.
Xavier Bertrand