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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 10 décembre 2024 26 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalRetraitesTravail & emploi

Le RN est la seule opposition à Emmanuel Macron ! - Yoann Gillet (France Info)

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron convoque une réunion demain avec tous les partis sauf LFI et RN. Qu'en pensez-vous ?

  • 1:33OuverteRéponse directe

    Cette exclusion du RN signifie-t-elle qu'il devient la seule opposition réelle à Macron ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Comment comprenez-vous la création d'une plateforme programmatique par Macron ?

  • 3:28OuverteRéponse directe

    Les écologistes n'attendent rien de la réunion de demain ?

  • 4:21OuverteRéponse directe

    Le RN risque-t-il d'être marginalisé à l'Assemblée avec ce pacte de non-censure ?

  • 5:47OuverteRéponse directe

    Philippe Vigier, quelle est votre position sur la nomination d'un Premier ministre de gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40InvitéFait
    « Emmanuel Macron veut parler à toutes les forces politiques sauf les deux extrêmes, donc le RN et la France Insoumise. »
  • 0:55InvitéFait
    « Emmanuel Macron les réunit dans le but de constituer, je cite, un gouvernement d'intérêt général. »
  • 1:06InvitéFait
    « Nous ne participerons pas à un gouvernement d'intérêt général avec les LR ou des macronistes ou je ne sais qui. »
  • 2:51InvitéFait
    « Je pense qu'il n'a toujours pas compris qu'il a perdu les élections au mois de juillet. »
  • 3:51InvitéFait
    « Nous avons proposé 11 chantiers sur lesquels nous pourrions travailler et avancer. »
  • 6:04InvitéFait
    « Non, mais moi, ma position, elle est qu'il faut qu'on soit en capacité de bâtir le gouvernement. »
  • 7:20InvitéFait
    « Il est hors de question de gouverner avec les Insoumis, dont on a bien vu que leur seul but c'est... »
  • 7:30InvitéFait
    « Il est hors de question de voter, de gouverner avec les Insoumis. »
  • 15:18PrésentateurFait
    « On l'a vu d'ailleurs sur la réforme des retraites parce que vous auriez eu l'opportunité d'abroger cette réforme de retraite en votant notre texte. »
  • 19:55PrésentateurPromesse
    « Si le nouveau Premier ministre veut s'en prendre au pouvoir d'achat, comme voulait le faire M. Barnier, nous censurerons. »
  • 20:25PrésentateurPromesse
    « Nous exigeons également que le nouveau gouvernement travaille sur la mise en place d'une proportionnelle. »
  • 20:45PrésentateurPromesse
    « Sur la réforme des retraites, abrogation ou réforme de la réforme ? Mais nous demandons l'abrogation. »

Temps de parole

  • Invité33 %
  • Invité 226 %
  • Présentateur19 %
  • Présentateur 218 %
  • Invité 34 %

3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Yoann Gillet, bonsoir, députée RN du Gard, et puis Sabrina Sébailly nous a rejoint. Bonsoir, députée écologiste et sociale des Hauts-de-Seine, secrétaire de l'Assemblée nationale. Et puis Patricia Issa est également à mes côtés ce soir. Bonsoir Patricia, éditoriste politique pour France Info. Avant de revenir évidemment sur cette journée, la première info de cette soirée, peut-être Patricia avec vous, c'est que l'Elysée annonce ce soir qu'une nouvelle réunion va avoir lieu demain à 14h. Emmanuel Macron convoque donc tous les partis en dehors de la France Insoumise et du RN.

0:40
Invité

Voilà, Emmanuel Macron veut parler à toutes les forces politiques sauf les deux extrêmes, donc le RN et la France Insoumise. Et à peine se communiquer, lancé, envoyé à l'AFP, que déjà il a quelques mots qui froissent chez les écologistes. Emmanuel Macron les réunit dans le but de constituer, je cite, un gouvernement d'intérêt général. Et bien Marine Tondelier veut clarifier, je la cite, chez les écologistes. Nous aimons quand les choses sont claires. Non, nous ne participerons pas à un gouvernement d'intérêt général avec les LR ou des macronistes ou je ne sais qui. Voilà, nous restons fidèles au nouveau Front populaire. Pas de gouvernement d'intérêt général pour Marine Tondelier ce soir.

1:18
Présentateur

Alors, cette journée a été marquée par ses consultations aujourd'hui autour d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron qui invite donc demain tous les partis en dehors du RN et du LFI, ça veut dire qu'il donne sa chance à un pacte de non-censure qui irait du PC à LR ? C'est comme ça que vous le comprenez ?

1:40
Invité

En tout cas, il est grand temps qu'on ait un Premier ministre dans ce pays. Qu'on soit capable d'avoir un gouvernement qui se constitue, qu'on soit ensuite capable de légiférer. Il y a eu urgence, vous savez, notamment pour ce projet de financement spécial pour terminer la fin de l'année et démarrer l'année 2025. Il y a eu des consultations qui ont été faites, les Insoumis ont refusé d'y aller, mais là il n'y a pas de surprise. Mais ce n'est pas à l'Élysée que va se faire le programme qui sera mis en place demain à l'Assemblée nationale dans un but de compromis.

C'est au Premier ministre avec les formations politiques et avec celles et ceux qui seront membres du gouvernement qu'on va définir une ligne pour retrouver justement la solution pour qu'on n'ait pas à nouveau une censure qui s'exerce dans les prochains jours. L'urgence, elle est là, l'élimination de la chef du gouvernement. Et la deuxième urgence, c'est ensuite, il lui appartiendra, à elle ou à lui, en fonction du choc qui sera fait par le président de la République, de savoir exactement comment on va gouverner dans les prochaines semaines.

2:32
Présentateur

Alors l'autre info de cette journée, c'est qu'Emmanuel Macron appelle à la création d'une plateforme programmatique. Comment vous comprenez cette formule ? Qu'est-ce que vous en attendez ? Est-ce que c'est pertinent selon vous ?

2:42
Invité

On sent bien le changement de braquet du président de la République qui avait l'air totalement déconnecté lors de son discours auquel on a eu le droit. Je pense qu'il n'a toujours pas compris qu'il a perdu les élections au mois de juillet, qu'il doit nommer un ou une Première ministre et qu'il doit laisser cette personne s'occuper de nommer un gouvernement et de travailler effectivement sur des axes programmatiques et sur le fond politique. Nous, ce qu'on comprend, et d'ailleurs c'est ce qu'on demande, c'est qu'il y a une nouvelle façon de faire les choses.

Aujourd'hui, c'est le président de la République qui invite, mais demain, ces discussions sur le fond, elles devront se passer à l'Assemblée nationale, puisque ce sont les parlementaires entre eux qui doivent travailler pour obtenir des majorités, on l'a dit, sur des textes, peut-être un par un, peut-être sur des gros chantiers qu'on doit mettre en œuvre, mais certainement pas au niveau de l'Élysée, ça c'est évident pour nous.

3:28
Présentateur

Donc ça veut dire que vous n'attendez rien de spécial de cette réunion convoquée par Emmanuel Macron demain avec les écologistes ?

3:33
Invité

Nous, on y va pour rappeler les fondamentaux, pour rappeler d'abord que le nouveau Front populaire est arrivé en tête aux élections du mois de juillet, que le président de la République aujourd'hui doit fléchir à minima les positions, y compris sur les axes que nous nous avions proposés, nous avons proposé 11 chantiers sur lesquels nous pourrions travailler et avancer là-dessus. Et bien pour le moment, on attend, effectivement, on y va pour avoir des demandes très précises, y compris sur la nomination d'un Premier ministre qui pour nous doit être du nouveau Front populaire pour travailler ensuite sur le fond politique.

Aujourd'hui, on n'est pas du tout, on n'y est pas encore, on n'y est même très loin. Et d'ailleurs, nous avions demandé ce que ça se passe dans le périmètre de ceux qui ont constitué le barrage républicain. On voit bien aussi que là, on a un problème sur les délimitations du périmètre avec qui nous devons discuter ou pas.

4:21
Présentateur

Alors, Yohan Gillet, dans ce périmètre, il n'y a pas l'ERN qui n'a pas participé aux réunions aujourd'hui, qui n'est pas convoquée demain. Marine Le Pen, elle avait droit de vie ou de mort, entre guillemets, sur le gouvernement Barnier. Cette fois, l'ERN risque de se trouver marginalisé à l'Assemblée en cas de pacte de non-censure avec les partis concernés ?

Ça va surtout démontrer que le Rassemblement national est en réalité la seule opposition à la politique qui est menée par Emmanuel Macron depuis 2017, puisqu'il y a désormais nous et il y a le parti unique qui est en train de préparer sa tambouille politique pour la suite, comme ils l'ont fait d'ailleurs aux élections législatives, je le rappelle, que ce soit LFI, les écolos, les socialistes, LR, la Macronie. Ils les ont tous fait alliances électoralement dans le but de nous faire barrage et de nous empêcher d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale. C'est d'ailleurs le point de départ de la crise institutionnelle et politique que nous vivons.

Donc, si le président de la République n'a toujours pas compris que le premier parti de France était le Rassemblement national, qu'en se comportant ainsi, il met à l'écart 11 millions de Français, c'est très grave. Ça veut dire également qu'il n'a pas compris quelles étaient les priorités des Français, parce que les thèmes et les sujets que nous mettons au devant de la scène, nous, au Rassemblement national, ce sont des sujets très largement partagés par les Français, que ce soit sur le pouvoir d'achat, sur l'insécurité, l'immigration et sur tout un tas de sujets. – Philippe Vigier, quelle est votre position sur la possible, c'est une option, nomination d'un premier ministre de gauche ?

Au sein de la coalition des missionnaires, votre partenaire LR a dit et répété aujourd'hui, un premier ministre de gauche, c'est non. Quelle est votre position ce soir ?

6:04
Invité

– Non, mais moi, ma position, elle est qu'il faut qu'on soit en capacité de bâtir le gouvernement. Je dis à un collègue du Nouveau Front Populaire, il nous répète, depuis le mois de juin, tous les jours, – Voilà, on a 185 députés, on a vocation à avoir un premier ministre, en fait une première ministre, Mme Casté n'a pas été nommée, mais à vous tout seul, il faut que chacun reconnaisse, on va se le dire encore une nouvelle fois ce soir, que personne dans la majorité a lui tout seul. Je pense que ça, chacun doit définitivement le comprendre, vous êtes 185, vous êtes 142, ce soir vous étiez 143, vous avez perdu un ce week-end, et le bloc central c'est 210 avec les Républicains.

Bon bref, donc personne n'a gagné. Donc il y a de la forfanterie pour personne. Donc il faut trouver une personnalité qui soit acceptée par, naturellement, une partie de la gauche, mais de la gauche du gouvernement, pas la gauche qui, à l'image de Jean-Luc Mélenchon, vous lui avez dit une tambouille, mais moi la semaine dernière, qu'est-ce qui s'est passé ? Des motions de censure pourtant différentes, avec des textes différents, sur lesquelles d'ailleurs, avec des mots, pardonnez-moi, mais avec des mots quand même plus sympathiques les uns vers les autres, ils ont voté ensemble.

Parce que là, l'acte politique, vous l'avez posé, c'est de voter ensemble, donc la seule obsession c'était de renverser le gouvernement. Moi ce qui m'intéresse, c'est comment on avance. Comment on avance ? L'appel que nous faisons, l'appel... Non mais je vais vous répondre très simplement, Premier ministre de Gauche, si on perd les Républicains, on retombe dans la même équation. Il est hors de question de gouverner avec les Insoumis, dont on a bien vu que leur seul but c'est... Pas vraiment de question pour vous... Non mais, pardonnez-moi, je termine mon propos, il est hors de question de voter, de gouverner avec les Insoumis.

Donc je vois bien la seule obsession de Jean-Luc Mélenchon, c'est quoi ? C'est de demander l'admission du président de la République. Donc de casser le fonctionnement institutionnel. Ça c'est non, non et non. On n'en parle plus. Donc à partir de là, il reste les socialistes, les écologistes qui veulent venir avec plaisir, les communistes, et puis tout le bloc central et les Républicains. Et là on doit être capable, me semble-t-il, de bâtir un certain nombre de compromis, sans compromission, des sujets pour avancer. Il est le sujet des retraites, il est le sujet des pouvoirs d'achat, il est le sujet de la défense, il est le sujet de la sécurité, il est le sujet de l'école.

– Comment est-il prêt à donner Matignon, à nommer à Matignon un homme ou une femme de gauche ? – Je vous réponds très simplement. Un homme ou une femme de gauche, si on perd… – Je vous réponds très simplement. Vous savez, c'est exactement comme un catamaran avec deux flotteurs. Ça ne peut être que quelqu'un qui est en position centrale dans la vie politique française qui peut équilibrer les deux flotteurs. – Donc ça ne peut pas être une personnalité de gauche ? – Attendez, laissez-moi s'il vous plaît répondre, sinon vos auditeurs ne nous entendront pas, je vous êtes impatients, la prochaine question ça va venir. – Un flotteur gauche et un flotteur droit.

Si vous perdez un des flotteurs, ça ne marche plus, c'est déséquilibré et ça sera à nouveau une censure. Vous savez, moi j'ai fait du terrain tout le week-end, ils m'ont dit vous débrouillez comme vous voulez, vous pourriez venir avec moi une journée sur le terrain, vous verrez comment ça se passe dans la France rurale que je connais bien, vous vous débrouillez, vous trouvez des compromis, il faut avancer, il faut sortir ce pays de l'ornière car tous les jours, nous sommes la risée du monde.

8:54
Présentateur

– Sabrina Sebailly, juste pour qu'on comprenne bien la position des écologistes ce soir, du côté des socialistes, que ce soit Boris Vallaud ou Olivier Faure, on appelle à un Premier ministre de gauche sans l'application totale du programme du NFP. Elle est là la concession qui est faite sans doute par les socialistes, est-ce que vous êtes en phase ?

9:16
Invité

– Alors nous, on a proposé 11 axes programmatiques qui ne sont pas tout le programme du NFP, c'est déjà une très large concession sur la base desquelles on peut discuter, ce sont ces 11 chantiers qu'on propose de travailler ensemble, sur lesquels on peut trouver des majorités texte par texte, et moi je suis désolée, quand on nous dit que personne n'a gagné les élections, oui, seulement il y a une coalition qui est arrivée en tête, et si nous, nous n'avons pas gagné les élections, il est certain qu'Emmanuel Macron, lui, les a perdus, et il les a perdus à plusieurs reprises, oui, mais alors je vais juste… – Vous avez très bien dit, c'est au Parlement que le pouvoir est arrivé.

– Oui, c'est au Parlement.

– Et donc au Parlement, il y a trois blocs, mais dans le bloc central, il y a quand même 215 députés, donc on ne va pas faire de la comptabilité analytique ce soir, vous êtes 187, il y en a 215, – Non, ce n'est pas le bloc central, à partir du moment où vous avez LR avec vous, ce n'est plus un bloc central, c'est un bloc de droite, mais si, vous avez un bloc de droite, et d'ailleurs, quand vous nous expliquez qu'on a voté la motion de censure avec le RN, vous oubliez de dire qu'on a surtout voté contre le passage en force du budget du PLFSS, donc c'est pour ça que la motion de censure a été votée, si on parle vraiment de vote identique et similaire, dans ce cas-là, je vous renverrai à la loi Asile Immigration que vous avez votée avec le RN, enfin à un moment, il faut quand même expliquer, il ne faut pas mentir, ou expliquer aux Français que…

– Ce n'est pas quand on a voté avec le RN, c'est le RN que j'ai dit bon de le voter, comme le RN a voté avec vous la motion de censure la semaine dernière. – Oui, mais ce n'est pas la même chose. – Parce que moi, je n'oublie pas que la semaine dernière, à l'Assemblée Nationale… – Attendez, on a eu une niche parlementaire, on a eu une journée, vous savez, c'était le fameux jeudi. – Ce n'est pas la même chose. – Ah oui, pardonnez-moi, ah, ce n'est pas la même chose. – Non, une motion de censure et un texte qui définit le RN, c'est pas la même chose. – Mais quand c'est nous, c'est une chose différente.

Non, il faut rappeler que la réforme des retraites, d'ailleurs, c'est une concession importante qui a été faite. Oliéfer a dit, sur la réforme des retraites, nous n'en avons plus l'abrogation de 2023. – Pourquoi vous ne vous laissez pas le vote à l'Assemblée Nationale sur l'abrogation de la réforme des retraites ? – Pourquoi ? – Pourquoi vous ne nous laissez pas voter ? – Je vous réponds très simplement. Nous avons déposé 850 amendements sur cette journée-là. Vous, lorsqu'il était la réforme des retraites, vous avez déposé combien ? 17 000 le NFP. – Ce n'était pas le même temps de débat.

– Alors qu'on ne nous fasse pas, une niche parlementaire, c'est une seule journée, ce n'est pas du tout la même chose. Moi, ce que je peux dire, c'est qu'aujourd'hui, on a un président de la République qui ne veut pas reconnaître qu'il a perdu les élections, qui ne veut pas travailler finalement à avancer, mais bien sûr que si. Parce que si c'était le cas, eh bien, il nommerait, on parle de coalition aujourd'hui, si vous enlevez LR, on va faire des... Enfin, c'est grave d'en arriver à des calculs d'apothicaires, mais on en est là aujourd'hui quand même, à l'Assemblée Nationale, sans les LR, en fait, vous n'êtes plus du tout majoritaire de quoi que ce soit.

– Mais on n'a pas du majoritaire majoritaire. – Eh bien oui, mais donc vous me parlez d'une coalition qui ferait 212 sièges ou 220 sièges, c'est avec les LR. – Mais vous, vous êtes une coalition à 185. – À 192 sièges. – Tous ensemble avec les LR. – Alors justement, par rapport à...

12:01
Présentateur

– Je voudrais vous entendre aussi sur... – Et vous n'êtes que 185. – Sur la France insoumise. – La France insoumise qui refuse donc de rencontrer Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon accuse le PS de trahison. C'est ce qui se dit du côté de la France insoumise, avec cette toute dernière déclaration de Manuel Bompard, un des députés insoumis. « Un gouvernement, dit-il, qui irait de fort à retaillot. Est-ce que vous êtes tombé sur la tête ? » C'est la déclaration ce soir de Manuel Bompard. Qu'est-ce que vous en dites ?

12:31
Invité

– Écoutez, moi je ne veux pas commenter les expressions des uns et des autres. s'ils pouvaient éviter de passer par les réseaux sociaux pour raconter tout ce qu'ils veulent. Je crois que le PS a été clair en disant d'ailleurs qu'ils ne rentreraient pas dans un gouvernement avec les LR.

12:43
Présentateur

– Mais c'est aussi votre position ?

12:45
Invité

– Ah oui, nous l'avons très clairement dit. Il n'y aura pas d'écologistes dans un gouvernement où il y a les LR. Je l'ai dit tout à l'heure, nous travaillons dans le cadre de ceux qui ont participé au barrage républicain. En dehors de ce cadre-là, il n'y a pas de travail et de proximité politique possible. Nous n'avons pas les mêmes projets de société. – Donc bloc central sans LR. – Sans LR, c'est évident. Donc maintenant, bien évidemment que la coalition du NFP, c'est quatre partis politiques qui sont différents, qui font de la politique de manière différente, qui ont des stratégies différentes, qui ont une autonomie d'expression les uns et les autres.

Alors les écologistes ont décidé d'aller à l'Élysée pour faire des demandes précises sur ce qu'ils voulaient discuter et sur le périmètre des discussions. La France insoumise a fait un autre choix. Moi, je respecte les deux choix.

13:25
Présentateur

– Johan Gillet, quand on voit le pacte de non-censure qui possiblement pourrait voir le jour sans l'ERN, donc ça veut dire que le RN va redevenir un bloc de pure opposition aujourd'hui qui va être exclu du débat en quelque sorte. Parce que Marine Le Pen, il y a quelques jours encore, elle parlait de co-construire le budget. Est-ce que c'est encore réaliste aujourd'hui avec ce pacte qui semble se dessiner ? – Et dans la situation que nous connaissons, évidemment qu'il serait nécessaire de co-construire un budget.

mais force est de constater que ni le président de la République ni les autres forces politiques ne sont dans cette logique parce qu'ils ne veulent pas assimiler que personne n'a une majorité à l'Assemblée nationale. Et moi, ce que je constate quand même, c'est que c'est assez fort. On les voit les uns, les autres se taper dessus alors qu'on est à quelques heures de la nomination d'un nouveau gouvernement. – Quelques heures ? – On verra, mais en tout cas, c'est ce qui semble se profiler. Mais en tout cas, on voit qu'ils sont en train de se taper dessus alors même qu'il y a quelques semaines, ils faisaient une alliance.

Et Mme Sébahi, je suis désolé, mais vous, les insoumis, les socialistes, vous avez fait voter, y compris d'ailleurs pour M. Attal, pour Mme Borne, vous avez fait élire même des LR sur lesquels vous tapez aujourd'hui. Donc tout ça n'a pas de sens. Et je crois que les Français sont bien conscients quand même de cette grosse tambouille que vous manigancez entre vous. et au moins les choses sont claires, mais c'est comme ça que vous l'appelez.

Et moi, ce que je vois surtout, c'est que finalement, vous allez confirmer au grand jour que seul le Rassemblement national s'oppose réellement à la politique menée par Emmanuel Macron parce qu'en réalité, sur les projets que vous avez pour notre pays, ils sont grosso modo les mêmes que ceux que la Macronie peut avoir. Vous êtes main dans la main depuis bien longtemps. On l'a vu d'ailleurs sur la réforme des retraites parce que vous auriez eu l'opportunité d'abroger cette réforme de retraite en votant notre texte. Mais vous avez préféré ne pas le voter pour faire croire aux Français qu'une autre issue était possible alors qu'il n'était pas le fait.

15:18
Invité

– Sur l'abrogation des retraites, on a été quand même très clairs. C'était un de nos fondamentaux, y compris pendant la campagne.

15:22
Présentateur

– On avait échoué, oui ou non ?

15:23
Invité

– On a déposé des amendements sur le texte lorsqu'il a été discuté dans les débats. – On avait échoué. – Peut-être qu'on a échoué.

15:28
Présentateur

– Et vous auriez pu l'abroger.

15:29
Invité

– Peut-être qu'on a échoué, mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que depuis le départ, on est très clairs sur cette réforme des retraites. – Alors justement, faisons cette précision ce soir.

15:35
Présentateur

Sur la réforme des retraites, qu'est-ce que les écologistes mettent sur la table ce soir dans les négociations en vue d'éventuelles concessions ? On sait que l'abrogation totale, ça va être compliqué de donner ça à Emmanuel Macron. Qu'est-ce que vous mettez dans la balance sur cette réforme des retraites ? Une évolution de cette réforme ?

15:51
Invité

– Alors nous, ce qu'on a proposé, c'est l'abrogation de cette réforme. Eh oui, mais on a proposé l'abrogation, y compris d'ailleurs, on a demandé à ce qu'il y ait un vote qui soit fait à l'Assemblée nationale. Je vous rappelle quand même que cette réforme des retraites n'a jamais été votée à l'Assemblée nationale et que l'abrogation n'a jamais été votée non plus. – Il y a un geste de la réforme des retraites proposée par l'EPC ? – Non, on est vraiment sur la discussion, y compris ce qui a été présenté à l'Élysée, c'est l'abrogation de la réforme.

16:17
Présentateur

– Ça veut dire qu'avec le Parti Socialiste qui, comme le dit Patricia, propose un gel de cette réforme, vous n'êtes pas d'accord ? – Non.

16:25
Invité

– Ce qui veut dire que, vous voyez, en fait, on vient d'avoir l'illustration à travers de ce sujet sur les retraites, vous n'êtes d'accord sur les entre-vous ? – Ah si, si. – Parce qu'il faut bien, moi je veux bien faire des compromis sur le sujet, sur le sujet de fiscalité, on peut regarder, sur le sujet de l'école, on peut regarder, sur le sujet environnemental, on peut regarder. Parce que si tout le monde reste figé, on ne trouvera pas de compromis. Et l'exigence, l'exigence à un moment ou à un autre, c'est de faire les pas les uns vers les autres. Le reste n'a pas de sens. Sinon, il y aura un nouveau Premier ministre, fameux homme qui sera choisi dans les prochaines heures.

– On est d'accord sur la question de la réforme. – Et il y aura des conséquences qu'on va mesurer. Parce que vous voyez, le budget 2024 qui n'est pas passé, avec les 400 000 personnes qui vont payer des impôts, parce qu'on n'a pas eu le temps de modifier les barèmes, vous aurez l'heure à expliquer à ces gens-là ce qui se passe. Regardez les pompiers pour lesquels on attendait le décret d'application pour que l'on puisse enfin leur permettre une prolonge dans ce que ce sont de ces temps. – Il n'a pas rédigé ?

– Il a été signé le 4, il a été signé le 4, désolé, chers collègues, il a été validé le 4, j'ai fait toutes les scènes de barbe, il a été validé le 4, il a été validé le 4, je vous parle des pompiers. – Je ne suis d'accord avec rien. – Pardonnez-moi, je vous termine. – Une ancienne Premier ministre qui dit sur le budget du nouveau Premier ministre, et qui fait partie du peuple commun, je ne suis d'accord avec rien, l'affaire de vous n'êtes d'accord, juste d'accord avec rien sur le budget, dire au camp d'en face, de toute façon vous n'êtes d'accord avec rien, c'est un faux argument.

– Non mais je veux dire par là que ce sujet des retraites n'est pas un petit sujet, quand Olivier Forf est une avancée… – Et le sujet du budget non plus, il n'était pas un petit budget, il n'était pas un petit sujet. – Je peux terminer sans que vous m'interrompiez. – Je vous en prie, je crois qu'on est tous d'accord au nouveau Front populaire, c'est là la différence entre vous et nous. – Quand je vous parle de la fiscalité, c'est des sujets sur lesquels, moi je suis très bien placé pour savoir qu'au groupe centriste, les démocrates, on a fait des propositions, vous voyez, on était pourtant dans la majorité, on a été battu sur les propositions qu'on avait faites.

Donc nul ne peut considérer que seul il a raison. C'est simplement le message que je vais essayer de faire passer. Sur les retraites par exemple, la gauche du gouvernement, c'est celle qui a fait voter la loi Touraine, la loi 2023 c'est quoi ? C'est l'accélération de la loi Touraine, ça n'est rien d'autre. En revanche, il y a des choses qu'il faut modifier, oui sur les sujets des pénibilités, pour prendre ce seul exemple, le compte n'y est pas. – En tout cas sur la réforme de retraite, je tiens vraiment à le dire, nous sommes d'accord, sauf que nous ne sommes pas d'accord sur la méthode pour y arriver.

On est tous d'accord au sein du NFP pour dire que c'est une mauvaise réforme, que c'est un mauvais texte qui aggrave les inégalités et qui n'était pas nécessaire. Maintenant sur le chemin pour y arriver, nous avons des divergences. Nous, nous pensons que nous devons abroger le texte maintenant. Les socialistes proposent une conférence de financement. Les communistes proposent un gel, mais la réalité c'est que nous sommes tous d'accord sur le fait de dire que c'est un mauvais texte. La finalité est la même pour les quatre forces du Nouveau Front Populaire. Je suis désolée, vous ne pouvez pas dire qu'on n'est pas d'accord là-dessus.

19:02
Présentateur

– Yohan Gillet, quelle est la stratégie du RN aujourd'hui ? On l'a dit, on le répète, vous n'êtes pas convié à ces réunions avec Emmanuel Macron. Comment vous voyez la suite ? Comment vous vous positionnez dans ce débat actuel ? – Nous c'est très clair, on l'a dit d'ailleurs avant même la censure. Notre seul objectif c'est de protéger les Français. Donc maintenant, le Président de la République veut consulter l'ensemble des partis sauf le Rassemblement National, c'est son choix, les Français s'en souviendront.

Nous ce que nous demandons, et nous l'avons dit très clairement aujourd'hui, nous souhaitons que le Premier ministre, dès qu'il sera nommé, reçoive et Jordan Bardella et Marine Le Pen, à la fois qu'on puisse lui exposer nos lignes rouges. Parce qu'encore une fois, on a censuré une fois, rien ne nous empêchera de censurer s'il le faut une seconde fois, si jamais un certain nombre de lignes rouges sont franchies. A commencer par le fait de protéger les Français dans leur pouvoir d'achat. Si le nouveau Premier ministre veut s'en prendre au pouvoir d'achat, comme voulait le faire M. Barnier, nous censurerons.

Si jamais il y a encore des mesures, dans les mesures proposées par le futur Premier ministre, qui vont à l'encontre de la santé financière des entreprises, notamment des TPE et des PME, qui étaient victimes également du budget de Michel Bardier, là aussi nous censurerons. Et sur la réforme des retraites, c'est abrogation ou réforme de la réforme ? Je vais y venir. Et enfin, la proportionnelle, nous exigeons également que le nouveau gouvernement travaille sur la mise en place d'une proportionnelle pour que l'on puisse aussi durablement sortir de la crise politique.

Ce que nous connaissons, parce que si demain, on se retrouve avec une élection législative anticipée pour se retrouver dans la même situation, rien n'aura changé. Sur la réforme des retraites, abrogation ou réforme de la réforme ? Mais nous demandons l'abrogation. C'est ce que nous avions d'ailleurs déposé à l'Assemblée nationale. On n'est pas d'accord, puisque nous avions déposé, nous concrètement, le 31 octobre, l'abrogation. Et nous l'avons fait voter en hémicycle, mais la gauche a refusé de voter cette abrogation. Donc nous, on dit la vérité aux Français, eux ne tiennent pas leurs promesses. On essaie de trouver des compromis aussi chaque soir sur France Info. C'est un peu le but aussi.

Et ils auraient l'occasion d'abroger la réforme des retraites. Ils ne l'ont pas fait.

21:09
Invité

Mais c'est pour ça que je disais que vous n'allez plus voter le texte de l'abrogation. Certes, ce n'est pas la majorité qui le souhaite, mais il y avait une majorité à l'Assemblée nationale pour abroger cette réforme. On a compris votre position.

21:17
Présentateur

Si on veut avancer quand même ce soir, j'ai cru comprendre que vous n'étiez pas très chaud pour un Premier ministre de gauche. J'imagine que c'est François de Bayrou qui est en faveur.

21:25
Invité

Je vous réponds. Il y avait un Premier ministre qui était possible à une époque, c'était Bernard Cazeneuve. Ce n'est ce que lui a réservé comme sort l'ensemble du NFP. Si Bernard Cazeneuve est nommé, il sera censuré. Il n'y a pas que Bernard Cazeneuve comme Premier ministre. De la même façon que l'autre jour, vous avez pu voir que lorsque Michel Barnier a prononcé son dernier discours, Boris Vallaud est intervenu et Michel Barnier lui a répondu « De toute façon, dans mon bureau, le lendemain de ma domination, on m'a avancé que vous me censurez.

» Et les mêmes qui nous expliquent, pardonnez-moi pour la compréhension, il faut qu'on l'explique, les mêmes qui disaient « Mais non, vous n'avez pas écouté, vous n'avez pas fait de compromis. » Ce qui est faux, c'est que dire qu'on a touché les TPE et les PME dans le budget, ce n'est pas vrai.

22:04
Présentateur

Et si, 1,5 milliard d'euros d'augmentation des charges. Mais pas du tout.

22:08
Invité

Alors il faut expliquer, les charges, ce n'est pas cela du tout. Qu'est-ce qui était prévu ? Il était prévu entre 2,5 et 3,5 fois le SMIC, là où ça n'a pas d'impact sur l'emploi, là où ça n'a pas d'impact sur l'emploi, il y a des rapports qui l'ont prouvé, de faire en sorte que quelques économies la suivent. Et en revanche, augmentez les allégements de charges, avec la proposition de quelqu'un avait été finalisée, on a augmenté les allégements de charges sur tous les salaires jusqu'à 2,05 fois le SMIC, pour être très précis, donc pour faire en sorte justement, pour améliorer le pouvoir d'achat, c'est enlever ce qu'on appelle des trappes à bas salaires.

Vous aviez été entendu, me semble-t-il, sur le ticket modérateur pour les médicaments, j'ai dit d'autant plus que c'est quelque chose que je portais au nom de mon groupe, vous aviez été entendu là-dessus, et sur les retraites... Tellement entendu qu'on a déposé un amendement et qu'il a été refusé par le gouvernement. Non mais après, le Premier ministre s'est exprimé, il faut quand même être honnête, le Premier ministre a expliqué... Il nous reste très peu de temps... Le fameux ticket modérateur sur les médicaments était supprimé. On vous a entendu.

23:04
Présentateur

François Bayrou, c'est votre candidat ?

23:06
Invité

Pour Matignon ? Je pense que... Je vous réponds très librement. Oui, je pense qu'il a des meilleures chances de l'aide pour une raison simple. Il a toujours respecté les partenaires qu'il soit de droite ou de gauche. Je rappelle que pour le Rassemblement National, Marine Le Pen devrait se souvenir qui a inventé en 2022 la Banque de la Démocratie pour qu'elle puisse avoir des parrainages. C'était François Bayrou. Je crois qu'à gauche, les gens de gauche se souviennent. Les promesses sont venues, on peut les laisser. Mais c'était la vérité. Sur la proportionnelle, c'est le combat qu'on mène depuis longtemps.

Et puis une dernière chose que moi, je n'ai pas oubliée, et pourtant j'étais en désaccord avec lui, c'est qu'il allait voter pour un certain candidat qui s'appelait François Hollande à une élection présidentielle. Vous voyez, moi, je n'ai pas voté pour François Hollande. Donc c'est un homme équilibré et qui est capable de parler aux uns et aux autres. Ça peut être un caillot dans sa chaussure aujourd'hui. Dans la vie politique, les actes de courage qui sont posés ne sont pas toujours très nombreux.

23:55
Présentateur

François Bayrou qui avait donné son parrainage à Marine Le Pen, il me semble, sur une présidentielle. François Bayrou, il n'est pas heureux.

24:00
Invité

Et lui, il avait donné leur parrainage à Marine Le Pen.

24:02
Présentateur

François Bayrou, pas censurable par le Rennes ? Le bon Premier ministre, ce sera celui qui prend en compte la situation que nous connaissons actuellement. Les trois blocs qui écoutent l'ensemble des oppositions parce que personne n'a de majorité et qui écoutent les Français et qui donc agit concrètement pour leur pouvoir d'achat, pour l'insécurité que les Français vivent, pour les problèmes d'immigration, pour également faire en sorte que les finances publiques aillent mieux puisque là aussi, c'est un reproche que l'on peut faire à Michel Barnier, c'est que le budget qui était présenté prévoyait d'alourdir le déficit des finances publiques.

Donc le bon Premier ministre, c'est celui qui respectera tout le monde, qui entendra tout le monde et qui surtout respectera les Français. Sabrina Sébailly, pour qu'on comprenne bien ce soir, vous êtes toujours sur l'option Lucie Casté ?

24:45
Invité

Alors, pour le moment, sur les personnes, vous avez entendu les différentes expressions, c'était « on veut quelqu'un du nouveau front populaire ». Et pour une raison très simple, c'est que nous, nous avons pris un engagement en posant les 11 fameux chantiers programmatiques en disant « nous souhaitons avancer texte par texte et nous nous engageons à ne pas utiliser le 49-3 ». Ce qui veut dire que soit on travaille au consensus à l'Assemblée nationale et on a une majorité pour voter un texte, soit il n'y a pas de majorité et ce texte n'est pas voté. Pas de passage en force, pas de 49-3, c'est ce qui permet d'avoir une vie démocratique, de remettre le pouvoir à l'Assemblée nationale.

Avec Lucie Casté, oui ou non ? Mais ça peut être Lucie Casté. L'essentiel pour nous étant que ce soit quelqu'un qui respecte la parole qui est donnée, qui respecte les engagements qui avaient été pris sur le projet du nouveau front populaire et ça, c'est important pour nous. Donc pas nécessairement quelqu'un de gauche ? Ah ben si, du nouveau front populaire. Ah quand même. Qui est-ce qui va respecter ? Le fond et la forme. Le fond et la forme. Parce que jusqu'à présent, on a eu une multitude d'utilisations du 49-3. On l'a encore prouvé encore sur le budget dernièrement.

On n'a aucune promesse, aucun engagement que le prochain Premier ministre n'utiliserait pas un 49-3 pour aller au passage en force sur des textes et sur des propositions qui seraient discutées. Donc non, nous on a vraiment envie d'avancer. On a envie de discuter sur le fond. Et je pense encore une fois qu'Emmanuel Macron doit s'habituer à inaugurer les crises en thème. Alors je sais que c'est pas dans son tempérament. Mais à un moment, il faut qu'il laisse la main au Parlement. parce que si on veut vraiment passer à un régime parlementaire, ce qui est quasiment le cas aujourd'hui, eh bien il faut que les choses, le cœur du réacteur aujourd'hui, c'est le Parlement.

26:10
Présentateur

Et on va s'arrêter là. Merci beaucoup. Dernière info de l'Elysée ce soir. L'objectif de cette réunion de demain à 14h, donc avec les parties hors RN et hors LFI, c'est, je cite, d'avancer sur un accord concernant une méthode. Voilà ce que nous dit l'entourage d'Emmanuel Macron ce soir. Merci beaucoup à tous les quatre.