Michel Barnier n'a pas voulu limiter le pire ! - Jean-Philippe Tanguy (BFMTV)
Jean-Philippe Tanguy Au micro : Apolline de Malherbe, Benjamin Duhamel, Emmanuel Lechypre Source d'origine 8 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 14 %Attaque 66 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à l'instant à Berger qui dit que les Français jugeront ce que vous venez de faire ce soir ?
- 0:11RelanceRéponse partielle
Pourquoi les agriculteurs et les professionnels du logement sont plongés dans l'incertitude ?
- 4:47OuverteRéponse directe
Quelles sont vos contre-propositions pour relancer le secteur du bâtiment ?
- 6:08RelanceÉludée
Vos quatre lignes rouges, ce ne sont que des dépenses pour l'État ?
- 6:58RelanceRéponse directe
Les quatre lignes rouges évoquées par Maxime Suitec, très factuellement, désindexation des retraites, dépenses de retraite, renoncer à des allégements de charges, les médicaments, c'est renoncer à des économies. Et la quatrième ?
- 8:30RelanceRéponse partielle
Ce calendrier électoral vous a percuté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiquePromesse
« protéger le pouvoir d'achat, rétablir les comptes publics, mais dans la justice sociale. »
- 2:30Invité politiqueChiffre
« Les agriculteurs sont des français et des françaises comme les autres. Donc augmenter les impôts de 40 milliards d'euros, je ne suis pas sûr que c'était leur priorité. »
- 2:50Invité politiqueChiffre
« 13% du budget de l'agriculture qui est coupé. »
- 4:18Invité politiqueChiffre
« Nous avons plus de 260 plans sociaux dans le pays. »
- 4:22Invité politiqueChiffre
« Passer le prix de l'énergie, de l'électricité, de 40 à 70 euros en prix de base. »
- 5:56Invité politiqueChiffre
« Vous avez effectivement les lignes rouges pour garantir le pouvoir d'achat des Français, mais aussi la compétitivité des entreprises. Et de l'autre côté, il y avait des financements. Ces financements étaient supérieurs de 1,6 milliard. »
- 8:10Invité politiqueChiffre
« ces amendements, c'était 3 milliards d'économies, eh bien, ça finance l'indexation des retraites. »
- 22:16Invité politiquePromesse
« nous l'avons proposé à notre niche parlementaire »
- 22:41Invité politiqueFait
« 62 ans avec 40 années de cotisations »
- 23:08Invité politiqueChiffre
« c'est 15 milliards par an à terme »
- 23:28Invité politiqueFait
« les États-Unis ont maintenant un PIB par habitant qui est quasiment voire au-delà le double de celui de la France »
- 23:35Invité politiqueFait
« les États-Unis avaient le même PIB que la France il y a 30 ans »
- 24:20Invité politiqueChiffre
« il y a eu 30 milliards de rachats d'actions et 60 milliards de versement de dividendes »
- 25:17Invité politiqueFait
« c'est la logique de la 5ème République »
- 25:38Locuteur 5Fait
« ils disent il faut une présidentielle anticipée »
- 26:09Invité politiqueFait
« ils ont assuré l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République »
- 26:13Invité politiqueFait
« ils ont assuré l'élection de 60 députés avec Gabriel Attal »
- 27:00Invité politiquePromesse
« Nous sommes toujours prêts à une présidentielle anticipée »
- 28:24Invité politiqueFait
« Marine Le Pen dirige l'opposition au système depuis 14 ans »
- 28:40Invité politiqueFait
« il y a une seule personne en France qui était suffisamment mégalomaniaque pour croire qu'il était le maître des horloges, c'était Emmanuel Macron »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy47 %
- Locuteur 510 %
- ?10 %
- Locuteur 18 %
- Locuteur 87 %
- Présentateur7 %
- Locuteur 46 %
- Locuteur 24 %
≈ 29,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Jean-Philippe Tanguy, merci d'être avec nous ce soir, député du Rassemblement National de la Somme. Qu'est-ce que vous répondez là,
à
l'instant, au revoir Berger, qui dit les Français jugeront ce que vous venez de faire ce soir
?
Absolument, et je pense qu'ils seront fiers que les élus du Rassemblement National, qu'ils ont envoyé ou qu'ils auraient voulu envoyer, s'il n'y avait pas eu les alliances opportunistes entre Madame Berger et les Insoumis, ont défendu le programme du Rassemblement National et les promesses sur lesquelles nous avions été élus, à savoir protéger le pouvoir d'achat, rétablir les comptes publics, mais dans la justice sociale. Monsieur Barnier n'a pas été capable de remplir ces promesses qui étaient indispensables pour pouvoir avoir un début de
redressement
de notre pays. Vous avez obtenu énormément de concessions, vous avez obtenu les médicaments, vous avez obtenu les prix de l'électricité, et la réalité c'est qu'aujourd'hui, il y a plein de gens que vous défendez d'habitude, dont d'habitude vous êtes soucieux, que vous plongez dans une incertitude totale et qui ne comprennent pas parce qu'ils considèrent que vous avez obtenu beaucoup.
Les agriculteurs, plus de loi, on ne sait pas ce qui les attend, les professionnels du logement, on est face à une crise historique, vous ne savez pas ce qui les attend, d'habitude c'est des gens dont vous prenez soin, entre guillemets, que vous écoutez, et là vous plongez ces gens dans le désarroi alors que vous avez quand même obtenu presque 10 milliards d'euros de concessions sur ce budget.
Non mais, écoutez monsieur Lechiffre, moi je ne peux pas confier le destin des agriculteurs ou les destins du monde du bâtiment à des gens qui justement les ont mis dans cette crise historique qu'ils traversent. Donc est-ce que monsieur Barnier a proposé des éléments capables de répondre aux besoins des agriculteurs, notamment sur des prix rémunérateurs, sur la fin d'un certain nombre d'interdictions de produits phytosanitaires qui les empêchent de cultiver leur
culture ?
Il
y a 70% de ce qu'ils avaient obtenu qui était dans les lois que vous avez bloquées. Non mais ça
c'est les éléments de langage de monsieur Attal et de la... Les
syndicats agricoles ce soir,
un des syndicats agricoles qui s'est exprimé effectivement, mais qui est tout à fait représentatif,
dit
que les agriculteurs vont venir chez les députés un par un qui devront leur rendre des comptes sur cette censure.
Moi j'ai déjà répondu, j'ai eu des échanges avec le responsable de la FNSEA pour le nommer dans la Somme, c'est la première fois qu'il m'avait adressé un texto depuis que je suis élu. Donc ce sont aussi des responsables qui n'étaient pas dans une relation de co-construction ou de travail
avec nous. Et il disait quoi ce texto ?
Il nous demandait effectivement de justifier notre opposition. Il
a
peur de cette censure ? Oui il avait peur de cette censure.
Le patron de la FNSEA qui a dit qu'ils nous doivent un
budget ?
Je lui ai répondu sur plusieurs choses. Première chose, les agriculteurs sont des français et des françaises comme les autres. Donc augmenter les impôts de 40 milliards d'euros, je ne suis pas sûr que c'était leur priorité.
Et
dans le budget pour l'année prochaine,
il
y a 135 millions, 13% pardon, excusez-moi, je suis un peu fatigué, des crédits de
l'agriculture. Du coup vous avez commencé par le face-à-face ce matin à 8h30. Pourquoi vous êtes fatigué ? Bravo, bravo Apolline de Malheur.
13% du budget de l'agriculture qui est coupé. C'est considérable, en particulier dans les investissements d'avenir, dans la capacité de notre agriculture à s'adapter aux changements climatiques
pour lesquels on demande tant
aux agriculteurs.
Et,
excusez
-moi, je finis quand même,
pose des questions, je n
'ai
pas le temps de répondre.
Si, si, sur l
'agriculture vous avez répondu. Mais au fond,
pour résumer un petit peu ce qui vient d'être dit, vous avez démontré ce soir que vous restiez un parti populiste, contestataire. Mais
contestataire de quoi ? C
'est ce que vous avez démontré en votant cette motion de censure, alors même que, comme le disait Emmanuel Lechypre, vous aviez obtenu un certain nombre d'éléments qui, peut-être pour d'autres partis politiques, auraient valu
de dire, ah ben là, on lève le stylo
et on prend le gain pour
pas nos électeurs.
Vous avez
raison, M. Dlamel.
Nous ne sommes pas un parti comme les autres. Donc on n
'est
pas dans la tambouille à négocier des miettes et en espérant que le reste de ce qui tombe sur les peuples français est satisfaisant parce
que les plateaux, ce ne sont
pas 10 milliards d'euros. On fait comme si on avait obtenu des gains pour les Français. Est-ce que le prix de
l
'électricité aurait baissé à due proportion de ce qu'il aurait dû baisser sans ses taxes ? Non. Est-ce que les médicaments allaient être mieux remboursés ? Non. Ils allaient juste être moins déremboursés. Donc si vous considérez que ce sont des gains, le fait de ne pas priver les Français de ce qu'ils méritent, eh bien moi, ça ne me satisfait pas. On était d'accord, jusqu'au bout, pour essayer de limiter le pire.
Ça c'est notre responsabilité. M.
Barnier n'a pas voulu limiter le pire parce qu'en fait, il n'écoute pas la situation et il est déconnecté des aspirations des Français et des réalités. Prenons un exemple, vous me parlez de la crise économique. Nous avons plus de 260 plans sociaux dans le pays. Qu'est
-ce
que propose M. Barnier dans ce budget ? Passer le prix de l'énergie, de l'électricité, de 40 à 70 euros en prix de base. C'est-à-dire quasiment doubler pour les 20 prochaines années le coût de l'électricité. Comment voulez-vous qu'on ait une industrie
dans
notre pays et en Europe, alors que déjà le coût de
l
'électricité est le double des États-Unis si, dans cette loi, on acceptait que le coût du nucléaire passe comme d'un coup de baguette magique de
40
à
70
euros ?
Vous
répondez aux professionnels de la construction et du bâtiment, par exemple.
On allait
avoir, avec le prêt à taux zéro, 25 000 logements nouveaux qui sortent de terre. Qu
'est
-ce que, quelles sont vos contre-propositions pour relancer le secteur ?
Je leur dis qu'il est le temps de débureaucratiser massivement notre économie. Le code de la construction, depuis l'élection d'Emmanuel Macron, a bondi de plus de 70% en masse. Il était comme ça, il est passé à ça. Qu'est
-ce
que ça a apporté aux Françaises et aux Français ? Rien. Des surcoûts, des complications. Ça ne coûte rien. J'ai entendu, madame de Malherbe, vous avez interrogé, madame Berger. Vous lui avez dit, et les économies
?
Justement, où sont les économies ? Où est la simplification ? Rien n'a été lancé. Pas seulement par M. Barnier, depuis deux ans. Emmanuel Macron. Moi, j'écoute ceux qui ont été déçus par Emmanuel Macron, qui ont voté sincèrement pour lui. Ça devait être le président de la simplification. Ça devait être le président de la débureaucratisation. Eh bien, jamais l'État n'a été aussi...
Les économies, elles n'étaient pas dans vos lignes rouges.
Elles n'étaient pas dans vos lignes rouges. Vos quatre lignes rouges, ce ne sont que des dépenses pour l'État. Mais c'est faux. C'est vrai ? Non. C'est vrai.
On a la chance aujourd'hui d'avoir les réseaux sociaux. Donc Marine Le Pen, suite à cette exaspération, il faut bien dire face aux mensonges, a révélé le document qu'on a remis à Michel Barnier. C'est un tableau, tout le monde peut retrouver, sur le compte des réseaux sociaux de Marine Le Pen. Vous avez effectivement les lignes rouges pour garantir le pouvoir d'achat des Français, mais aussi la compétitivité des entreprises. Et de l'autre côté, il y avait des financements. Ces financements étaient
supérieurs de 1,6 milliard. Ce n'est pas de ça dont je vous parle,
Jean-Philippe Tanguy. Ces derniers jours, on a tous reçu sur nos plateaux, on vous a reçu, on a reçu vos collègues du Rassemblement national, les dernières lignes rouges qui restaient, ça n'était que des dépenses pour l'État. Que des dépenses pour l'État. Bien
sûr que si.
Hier, j'étais avec votre collègue
Franck
Alizio.
Hier matin, je vous
explique, pour que les Français comprennent. Hier matin,
j
'étais avec votre collègue Franck Alizio. Je lui dis, les deux dernières lignes rouges, les médicaments, les retraites, si Michel Barnier s'aligne, c'est bon, c'est plié, vous ne censurez pas ? On me dit, oui. Votre collègue me dit, oui. Les dernières lignes rouges, ça n'était que des dépenses. Vous ne vous êtes pas, pardon pour l'expression, mais c'est notamment Michel Barnier qui l'utilise, rouler par terre pour faire des économies.
Mais c'est faux.
C
'est pour une raison simple, M. Suitec. C'est que nous sommes aussi dépendants des questions que vous voulez bien nous poser. Ah,
ça pose des questions. Ah, c'est ça.
Mais oui. Ah bon ? Mais je vais vous répondre.
J'ai l'habitude de
répondre. Pardon, mais les quatre lignes rouges évoquées par Maxime Suitec, très factuellement, désindexation,
dépenses de
retraite,
les indexer,
ça
coûte de l'argent. Renoncer à des allégements de charges, c'est renoncer à
des
économies. Les médicaments, c'est renoncer à des
économies. Et la quatrième, Voilà. Qui était ?
Et
les prix de l'électricité,
c'était là encore, avoir de moindre recette.
Si seulement c'était le prix, c'était les taxes.
Oui, c'est donc avoir moins de taxes. Mais non, en
face, en face, et j'en ai encore parlé ce matin, j'en ai encore parlé avec le ministre Saint-Martin, par exemple, on pouvait économiser d'un claquement de doigts, 3 milliards sur la trésorerie des opérateurs. Il
y
a un rapport de l'Inspection générale des finances qui établit qu'il y a 4 milliards de trésorerie surnuméraire dans les opérateurs de l'État. On peut en récupérer 3. Et nous avons proposé 40 amendements d'économie au Parlement qui faisaient, c'est un peu
technique,
qui arrêtaient la transfert de fiscalité vers ses opérateurs. Ils n'en ont voté aucun. Et j'ai fait exprès, c'est ce que j'appelle mes cailloux de petits poussés, parce que je les connais, les macronistes. Je sais qu'ils mentent aux Français. Donc moi, j'ai mis mes petits cailloux pour que tous les Français puissent voir le chemin que le Rassemblement National a fait pour les défendre. Et il y a 40 scrutins publics sur les économies. Eh bien, les 40 scrutins publics à l'Assemblée Nationale, M. le ministre Saint-Martin des Finances en a soutenu zéro. Et les Républicains de M. Wauquiez et les macronistes ont voté zéro. Donc, qu'on ne dise pas qu'on n
'a
pas fait d'économie, ces amendements, c'était 3 milliards d'économies, eh bien, ça finance l'indexation des retraites. Pardonnez-moi de sourire, mais j'avoue que votre image
en petit poussé qui dépose ses cailloux. Moi, j'ai une autre formule.
Je ne vais pas dire que je suis ingéant. Moi, j'ai une autre formule,
Jean-Philippe Tanguy, à vous apposer.
Quand
on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage. Ce qui a été très frappant, quand on regarde quand même le déroulé des dernières semaines et en réalité des derniers mois,
vous
avez mis du temps avant de tout d'un coup mettre une pression considérable sur le gouvernement, avant de tout d'un coup dire qu'il avait tous les défauts, avant de tout d'un coup dire que vous n'aviez été écouté sur rien, que vous n'aviez pas été traité, que vos lignes rouges n'avaient pas été entendues, bougées.
Et
ce coup d'accélérateur, il coïncide tout de même. Mais oui, mais oui, mais oui, Jean-Philippe Tanguy, bien
sûr que vous
envoyez voir. Parce que ce coup d'accélérateur, il coïncide aussi avec le moment où une sorte d'urgence s'est présentée à vous. Mais ça n'est pas de votre faute, c'est le calendrier électoral. Je ne dis pas que c'est... Mais il y a une urgence qui s'est présentée à vous, c'est que soudain,
la
possibilité que Marine Le Pen se retrouve au printemps sous le coup d'une inéligibilité, inéligibilité crée chez vous, évidemment, une accélération. Vous ne pouvez
pas le nier.
Vous présentez quelque chose, vous dites, évidemment, qu'est-ce
qu'il y a le rapport ? Je vais vous dire, je serai dans votre cas, je ferai pareil. Le grand complot qui
se cache derrière.
Mais ce n
'est
pas du tout une histoire de complot,
c'est une histoire mécanique. Si vous
vous dites, il y a potentiellement, dans trois mois, l'impossibilité pour Marine Le Pen d'avoir un avenir politique, tant qu'à faire, autant essayer de renverser la table tout de suite. Et je le comprends très bien, je veux dire,
en
termes... Ce sont des plans...
En
termes de calendrier.
C'est
ahurissant, Madame de Malherbe.
Ah, vous n'y avez pas pensé, ça ne nous a pas traversé l'esprit ? Là,
tout de
suite,
ça me fait penser à Louis de Finesse dans La Folie des Grandeurs, qui est un moment pour gagner...
Il y a le petit poussé, il y a Louis de Finesse. Oui, mais
vous voyez, j'ai un peu d'imagination.
Non, mais moi aussi, j'aime beaucoup les images.
J'ai quelques références populaires, et vous aussi. Donc ça me fait penser à cette scène de Louis de Finesse dans La Folie des Grandeurs, où pour soi-disant se venger de ce qu'il aurait subi, imagine remplacer le roi, et donc il dit, j'épouse le perroquet, je finis reine. Voilà. Donc c'est ça, votre grand plan, cette espèce de plan qui n'a ni queue ni tête, où on imaginerait que pour se venger, il faudrait censurer
M. Barnier, et donc en censurant M.
Barnier, Madame
Le Pen ne serait donc plus condamnée par des juges. Régolote, il faut quand même
être
sérieux. Ce calendrier vous a
percuté ? Ce calendrier électoral
vous a... Il a toujours été
connu, ce calendrier. Les réquisitions ont toujours été prévues pour le 13 novembre. La
plaidoirie a toujours été prévue
pour la semaine dernière, et la décision du tribunal a toujours été
prévue pour le premier trimestre. Vous n'imaginez pas qu'elle serait
si sévère ?
Vous n'imaginez pas ? Non, mais c'est sûr
qu
'on
n'imaginait pas qu'une personne innocente puisse être condamnée à des choses qu
'elle
ne l
'a
pas commises. Ça, effectivement...
Elle
n
'est
pas condamnée à ce stade,
c'est un réquisitoire, mais qui laisse plamer cette épée
de Damoclès. Mais j'ai toujours pas compris, Madame de Malherbe, quel était le rapport entre ce calendrier et
le fait au renverse
Michel Barnier.
C
'est que, pour le coup, Apolline est témoin pour avoir beaucoup de contacts parmi les auditeurs, les Français, etc., qui nous appellent
le matin. Il y a
une incompréhension de ce côté politique de la terre brûlée que vous menez depuis cet événement. Vous aviez obtenu, encore une fois, beaucoup de choses et on ne comprend pas, personne ne comprend, la surenchère dans
laquelle vous vous êtes.
C
'est vous qui avez décidé que
c
'est
du tout. Non,
pas du tout.
C'est pas du tout personne.
Les éditorialistes décident
de ce qu'on doit penser,
de nos stratégies secrètes et de ce qu'on
gagne.
On ne comprend
pas votre surenchère. Mais il n
'y
a aucune surenchère. On aurait surenchère.
C'était quoi la mesure
principale, M. Lechypre, du programme économique du Rassemblement National de pouvoir d'achat
? C
'était la TVA.
C'était
la baisse de la TVA. Est-ce qu'on a mis la baisse de la TVA dans les demandes à Michel Barnier ? Non. Donc c'est le Rassemblement National qui a retiré les principales mesures de son programme justement pour ne pas aller à
l'heure. Mais c'est
marrant de nier qu'il puisse y avoir un rapport.
Je
veux dire, dans
ma voix,
c'est simplement factuel.
C
'est
-à
-dire qu
'effectivement ce
calendrier soudain s'est imposé à vous.
Mais une fois de plus, je ne vois aucun rapport. Le budget, le fait que le projet de loi sécurité sociale était voté là n'a strictement rien à voir avec le procès. Par ailleurs...
Le rapport Jean-Philippe Tanguy c'est qu'il y a une
suspicion chez les Français que
Marine Le Pen
devient finalement une
personnalité
politique
comme les autres. On va appeler ça. C'est théorique qu'il y a une réalité qui
existe.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant
?
C'est même pas l'après. Après la pluie des grandeurs, c'est là,
c'est ce soir, c'est demain.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Juste pour que les Français sachent, nous avons commencé à parler de censure pour Michel Barnier le 15 octobre.
Après
la pluie des grandeurs,
c
'était la cité de la peur. Il dit qu
'il
ne
voit
pas le rapport. Pour ceux qui le
regardent et qui connaissent
ça. Demain soir, le président de
l
'Ariphique prend la parole à 20h à l'opération... Priorité directe. Pardon, priorité directe.
Marine Le Pen s'exprime depuis l'Assemblée nationale.
... ...
Nous
n'avons
pas cela comme une victoire. Nous avons reçu, nous autres députés du Rassemblement national, un mandat de nos électeurs qui est un mandat de protection, en quelque sorte. Nous nous sommes engagés à les protéger. Ce budget était une atteinte à leur pouvoir d'achat, une atteinte à leurs emplois, compte tenu des impôts qui ne pesaient pas seulement sur eux, mais aussi sur les entreprises. Et donc, le fait que ce budget ne s'applique pas, que ce PLFSS ne s'applique pas, a évidemment des conséquences positives, je le crois, pour les Français. C'est la raison de notre décision. Il n
'y a
pas de quoi se réjouir tout particulièrement, même si, quand on échappe à un budget toxique, voilà, on peut tout de même voir les choses avec plus de tranquillité d'esprit. Il
y aura donc un nouveau Premier ministre demain,
il y aura donc un nouveau Premier ministre demain, enfin, plus des quatre années prochains jours, il va probablement reproposer un budget. S'il repropose le même, qu'est-ce qui se passera ?
Ah
ben, les mêmes causes en train de les mêmes effets. Enfin, je ne crois pas que le Premier ministre qui sera nommé a le souhait de ne pas tenir compte peut-être des leçons de l'ancien.
Enfin,
il n
'y a pas vrai. Qu'est-ce que vous attendez du chef de l
'État ? Le
nom d'un Premier ministre. Voilà, je pense que plus un Premier ministre est nommé rapidement, plus il a la capacité de nommer son gouvernement rapidement, et plus nous pouvons nous remettre au travail avec l'ensemble des forces d'ailleurs de l'Assemblée nationale pour travailler à un compromis sur un projet de loi de finances de la Sécurité sociale et un projet de loi de finances.
Il
y a un homme avec le MNPM qu'on peut... Non, mais je n
'ai
pas... Encore une fois, je ne suis pas présidente de la République. Ça, c'est la responsabilité du président de la République. Voilà. Les conditions, nous, que nous avons exprimées, enfin, les souhaits que nous avons exprimés sont les mêmes qu'au mois de juillet dernier. c'est-à-dire un Premier ministre qui tienne compte du fait qu'il n'est pas appuyé sur une majorité et qui doit donc tenir compte tenir compte de l'ensemble des forces politiques pour, en quelque sorte, co-construire ce projet de loi de finances de la Sécurité sociale et ce projet de loi de finances. Voilà. Parce que c'est la démocratie. Il y a des élections, c'est bien. De ces élections sortent des élus, c'est bien.
Mais si ces élus, en réalité, ne sont pas entendus ne sont pas écoutés quand il n'y a pas de majorité, alors ça tourne vinaigre et c'est ce qui s'est passé avec cette motion de censure. Et il fallait pour ça mêler vos voix, celle de l'Égypte
? Ben,
faites le calcul toute seule, mathématiquement, pour qu'une motion de censure soit votée, sauf à convaincre les députés macronistes de voter la motion de censure de M. Barnier. C'était difficile d'y arriver, sinon.
Si vous
pouvez choisir quel nom
? Merci.
Jordan Bardella est le nom que vous appuyez. Marine Le Pen en direct de l'Assemblée nationale.
Il
est 22h14 et les choses se bousculent. Information BFM TV,
on
va voir ça avec vous. Anthony Le Boss en direct de l'Élysée. Oui, absolument. Michel Barnier rendra donc sa démission à Emmanuel Macron demain matin. Anthony.
Oui,
c'est une information de Léopold Hautebert du service politique de BFM TV. Michel Barnier attendu demain 10h à l'Élysée pour remettre officiellement sa démission au président de la République. Michel Barnier qui a été renversé par l'Assemblée nationale. 331 voix pour la censure. Michel Barnier n'est donc plus Premier ministre.
il remettra sa démission officiellement demain au chef de l'État à Emmanuel Macron et évidemment demain et dès ce soir d'ailleurs toutes les caméras sont braquées sur l'Élysée sur Emmanuel Macron qui jusqu'alors était plutôt en retrait durant ces trois mois de gouvernement de Michel Barnier qui à Matignon c'est la question qui se pose évidemment avec des spéculations qui commencent quel accord politique quelle personnalité à l'hôtel de Matignon Emmanuel Macron qui par ses proches a aussi réagi en quelque sorte à la censure de ce soir je cite des proches d'Emmanuel Macron à BFM TV la coalition des irresponsables doit assumer ses responsabilités fin de citation comprenez évidemment les irresponsables ceux qui ont voté cette censure pour renverser Michel Barnier on le sait même lors de son déplacement en Arabie Saoudite ces deux derniers jours Emmanuel Macron avait anticipé la chute de Michel Barnier et déjà réfléchi à un non pour remplacer ce dernier qui a été renversé ce soir
et
justement merci
Anthony il faut qu'on parle de l'après Benjamin Duhamel merci Maxime Soutek sur cette prise de parole du président de la république demain au fond j'ai le souvenir Jean-Philippe Tanguy de la période avant la nomination de Michel Barnier où c'était le rassemblement national qui levait le pouce dans un sens ou dans un autre Xavier Bertrand c'était non vous censuriez tout de suite Bernard Cazeneuve la même chose Michel Barnier précisément vous avez dit ah bah non là vu le profil de Michel Barnier on ne censure pas tout de suite je vais donc vous soumettre les deux noms qui circulent le plus dans le cas d'Espèce Sébastien Lecornu ministre des armées François Bayrou président du Modem est-ce que dans un cas comme dans l'autre vous dites cela on n
'en
veut pas cela vaut une censure immédiate ou ces deux profils là peuvent nous convenir
mais
c'est au président de la république de décider nous verrons bien
non mais c'est d'accord mais la dernière fois c'était aussi
au président
de décider et ça ne vous empêchait pas d'avoir un avis
il avait reçu Marine Le Pen et Jordan Bardella pour échanger
Sébastien Lecornu est-ce que pour vous Apolline rappelait tout à l'heure effectivement le profil de Sébastien Lecornu ces révélations aussi le dîner avec Marine Le Pen est-ce que ça fait de lui un bon candidat pour Matignon ?
Non
mais je ne sais pas mais moi je me méfie de ces rumeurs parisiennes ça fait dix jours qu'on nous parle de Sébastien Lecornu alors d'ailleurs ce qui prouve bien les intrigues contre ce malheureux Michel Barnier qu'ils ont tous défendu ce soir alors que ça fait des jours qu'ils intriguent dans son dos voilà Mais donc il n
'y a
pas de
ligne
rouge sur Sébastien Lecornu mais c'est pas on ne veut pas rentrer dans ce jeu des petits
faux Mais vous le faisiez en mois de septembre
On
a été reçu Il y avait
un cadre avec un cadre officiel qui est la réception par le président de la République des deux chefs de l'opposition Marine Le Pen et Jordan Barbella François Ne vous
n'avez
pas du commentaire de PMU pour savoir le
tiercé gagnant de M.
Macron Là ce n
'est
pas du commentaire de PMU c'est un sujet important qui concerne les
Français ceux qui nous regardent
François Bayrou il y a quelques jours c'était sur BFM TV avait pris la défense de Marine Le Pen dans le cadre du procès est-ce que ça pour le coup c'est plutôt un bon point pour lui est-ce que ça peut être un interlocuteur pour précisément puisque Marine Le Pen utilise ce mot co-construire
le
prochain budget est-ce que François Bayrou coche un certain nombre de cases
Mais
à la même question avec un nom différent
M.
Duhamel je ne peux pas vous apporter de réponses différentes c'est Marine Le Pen et Jordan Barbella qui décideront
nous nous
avons
de
l'ordre dans nos troupes Alors dans ce cas la troisième tentative cette fois sur le fond sur les négociations précisément sur loi spéciale projet de loi de finances rectificative bref les négociations les discussions qui concerneront le Premier ministre ou la Première ministre
La
dernière ligne rouge à laquelle n'avait pas répondu Michel Barnier c'était cette question de l'indexation des pensions de retraite au 1er janvier Est-ce que ça reste toujours votre ligne rouge avec le prochain locataire de Matignon où au fond vous dites on ne vous censurera pas à condition que vous annonciez formellement que vous indexerez les pensions de retraite à partir du 1er janvier Est-ce que c'est ça la condition d'une éventuelle non-censure pour le futur locataire de Matignon ?
Absolument Nous ne recensurerons pas ce gouvernement sur le texte qu'il présentera pour le projet de finance de la sécurité sociale s'il se respecte cette ligne rouge et s'il respecte cette ligne rouge tout le monde verra la bonne foi de Marine Le Pen et que tout ce qui est raconté depuis quelques jours n'était que de vil mensonge contre nous et que nous étions sincères dans notre démarche et donc nous ne changeons pas les lignes que nous n'avons jamais changées auprès de Michel Barnier
malgré les mauvais conseillers
qui ne sont pas les payeurs ce soir
Il faut que ceux qui nous écoutent ce soir comprennent bien à quoi vous faites référence Michel Barnier lui dit que vous n'avez cessé de bouger ces lignes rouges que dans une discussion avec Marine Le Pen elle lui aurait dit écoutez c'est soit les taxes sur l'électricité soit la question de l'indexation des retraites qu'en conscience lui réfléchissant et regardant son équilibre décidait plutôt les taxes et l'annonçait donc dès le lendemain et que là Marine Le Pen aurait répondu oui mais en fait finalement c'est les taxes et les retraites
C'est faux j'étais présent à ce rendez-vous j'étais présent lors de leur dernier appel téléphonique c'est faux je le regrette parce que Michel Barnier je pense c'est un honnête homme et sans doute les circonstances de cette semaine les difficultés qu'il a eu avec le socle commun l'ont amené à faire cette déclaration enfin en tout cas
le gros sujet
Jean-Philippe Tanguy et effectivement si les conditions posées par M. Duhamel sont posées pas posées par M. Duhamel par
vous moi je ne suis pas en capacité de poser les conditions il pose désormais les conditions et je ne le souhaite pas d'ailleurs ne s
'estimez pas votre pouvoir
je sais il
vous arrive de faire les carrières et les grâces
en parlant
de conditions Jean-Philippe Tanguy le gros sujet au-delà de
l
'indexation des retraites c'est la réforme des retraites elle-même quelles sont vous vos demandes dans l'abrogation de cette réforme des retraites est-ce que ça correspond à ce que propose le nouveau front populaire et est-ce que avec le nouveau front populaire vous pourriez voter l'abrogation de la réforme des retraites
oui
nous l'avons proposé à notre niche parlementaire c'est cette journée où les partis choisissent l'ordre du jour nous l'avons demandé bon le nouveau front populaire fidèle à sa duplicité à laisser les macronistes en commission vider cette loi retirer l'abrogation de la réforme des retraites et nous n'avons pas mais
est-ce que vous êtes d'accord sur l'âge
de départ à l'Assemblée nationale
sur le
nombre d'années de cotisations nous
sommes
pour abroger la réforme des retraites de manière consensuelle et
après
proposer
donc on aura
62 ans avec 40 années de cotisations pardon et après rétablir quand nous aurons le pouvoir avec une conférence sociale avec les syndicats une réforme plus juste c
'est quasiment mot pour mot ce que nous a dit
Olivier Faure tout à l'heure bah écoutez s'il y avait une majorité pour le faire nous en serions heureux mais il est quand même triste que la gauche ait choisi de sacrifier l'abrogation de la réforme des retraites tout ça parce qu
'il
ne voulait pas voter
la
proposition
beaucoup plus cher que toutes les économies que vous avez
proposées jusqu'à maintenant c'est 15 milliards par an à terme c'est pas 15 milliards d'euros aujourd'hui et effectivement dans le programme du Rassemblement National nous voulons réindustrialiser le pays nous voulons relancer la productivité nous voulons relancer la recherche et développement nous ne pensons pas d'une manière générale et c'était ça aussi en fait en désaccord avec M.
Barnier que nous sommes là pour gérer le déclin de la France nous ne pensons pas que la France est vouée au déclin les Etats-Unis ont maintenant un PIB par habitant qui est quasiment voire au-delà le double de celui de la France les Etats-Unis avaient le même PIB que la France il y a 30 ans ce n'est pas inéluctable ce sont de mauvais choix économiques et ces mauvais choix économiques sont payés par les droits des français qui sont reniés qui sont supprimés
si vous prenez tous les derniers présidents c'est soit
Emmanuel Macron que ça a le plus augmenté quand même
qu
'est-ce qui a augmenté ? le revenu par habitant des français c'est soit Emmanuel Macron qu'il a le plus augmenté
si vous comparez avec Nicolas Sarkozy
Jacques
Chirac
je connais cette idée mais je peux vous dire que sur le terrain il n
'y a
pas un français qui pense qu'il a gagné du pouvoir d'achat et d'ailleurs à plusieurs reprises en commission des finances j'ai invité l'INSEE un certain nombre d'organismes à reviser leur manière de calculer parce que quand on dit vous posez la question on
va
y répondre on dit les français ont gagné du pouvoir d'achat vous le savez dans ce pouvoir d'achat il y
a
les salaires par rapport à l'inflation et il y a les revenus financiers c'est-à-dire qu'on dit aux français mais oui globalement vous avez gagné du pouvoir d'achat parce qu'il y a eu 30 milliards de rachats d'actions et 60 milliards de versement de dividendes bah écoutez il n
'y a
pas beaucoup de français qui ont bénéficié des 30 milliards de rachats d'actions et des 60 milliards de dividendes donc si c'est comme ça qu
'est
compté le pouvoir d'achat en France effectivement il y a un fossé entre la vie réelle des gens qu'on représente et les statistiques de monsieur Macron
Jean-Philippe Tanguy est-ce que vous connaissez le supplice de la goutte d'eau
?
Non mais
vous allez me l
'expliquer ça va être beaucoup moins drôle que mes exemples
un gouvernement qui tombe
puis
un deuxième gouvernement qui tombe puis un troisième gouvernement qui tombe
et
à la fin c'est Emmanuel Macron qui est visé c'est précisément ce qu'a expliqué Marine Le Pen au journal Le Monde la semaine dernière est-ce que en réalité au vu de tout ce qui s'est passé là aujourd'hui votre objectif c'est de faire tomber Emmanuel Macron
?
Non notre objectif c'était de bloquer ce mauvais budget le fait que nous soyons en opposition radicale à Emmanuel Macron et que nous considérons que depuis sa dissolution ratée la logique des institutions de la 5ème République soit son départ on l'a dit et je l'ai dit à de nombreuses reprises sur vos plateaux c'est la logique de la 5ème République Emmanuel Macron ne veut pas en tirer les conséquences
Donc
la logique de la 5ème République c'est qu'il s'en aille Oui mais ce n'est pas la logique de bloquer le budget ce soir ce sont deux choses dissociées On a le sentiment au fond Jean-Philippe Tanguy c'est intéressant votre réponse que par rapport à la France insoumise et je vois Emmanuel Bompard qui est en train de vous écouter et qui écoute eux pour le coup on le mérite sur ce sujet de la clarté ils disent il faut une présidentielle anticipée il faut qu'Emmanuel Macron démissionne vous c'est on la demande pas et puis on regarde mais en même temps c'est la logique institutionnelle Vous avez peur
d
'assumer votre volonté qu'Emmanuel Macron démissionne pour qu'il y ait une présidentielle anticipée qui par ailleurs et là je rebondis sur ce qu'Apolline disait tout à l'heure pourrait effectivement vous arranger compte tenu du calendrier judiciaire de Marine Le Pen
Les insoumis ont une très grosse erreur à se faire pardonner auprès des Français
Par
deux reprises ils ont assuré l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République et en juillet dernier ils ont assuré l'élection de 60 députés avec Gabriel Attal qui a empêché Jordan Bardella d'être Premier ministre comme ils avaient empêché Marine Le Pen d'être présidente contre Emmanuel Macron donc je comprends que par la roue trans ils aient envie de se faire pardonner de faire croire que les Français vont oublier l'histoire politique très récente de notre pays et bien moi je crois que les Français savent très bien que la candidate qui a été opposée deux fois à Emmanuel Macron toute seule face à l'adversité face à tout le système face à toute la gauche réunie contre nous avec Emmanuel Macron c'est Marine Le Pen et le candidat qui a voulu battre Emmanuel Macron Gabriel Attal avec le soutien seulement des Français et des Français de 11 millions d'électeurs c'est Jordan Bardella
c
'est très clair pour les Françaises et les Français et c'est pas parce que vous faites de la surenchère c'est pas parce que vous voulez utiliser un processus de destitution qui évidemment n'a pas été créé pour cela ou pour régler les différents politiques et vous vous
préparez à une présidentielle anticipée Jean-Cyph Tanguay ou
pas ? Nous
sommes
toujours prêts à une présidentielle anticipée puisque nous avons la meilleure candidate possible qui
s
'appelle Marine Le Pen qui forme un binôme qui a été présenté aux Français avec Jordan Bardella effectivement ça angoisse les autres partis politiques et il est vrai que les Insoumis sont aussi prêts moi je ne me cache pas derrière mon petit doigt aujourd'hui il y a deux forces politiques qui ont un vrai programme pour les Françaises et les Français une vraie idéologie une vraie sociologie des vraies personnalités ce sont les Insoumis et c'est le Rassemblement National et c'est aujourd'hui le grand choix effectivement que doit faire la France est-ce qu'ils choisissent le programme des Insoumis qui a mes yeux évidemment délétères évidemment dangereux évidemment toxiques pour l'économie ou est-ce qu
'ils
choisissent le redressement national et le rétablissement de la souveraineté populaire et renouer avec le pouvoir d'achat la création de richesses avec le Rassemblement National moi
je
ne
me cache pas derrière
il est vrai que ce grand choix aujourd'hui il existe et qu'au milieu il y
a
un marais de gens sans idéologie un tout à l'égo qui n
'a
pas beaucoup d'intérêt pour le pays
pour ça Jean-Philippe Tanguy il faudrait qu'il
y ait
une démission d'Emmanuel Macron et lui-même dit que c'est de la politique fiction avant la mi-février
parce qu'il faut
avoir le temps d'ailleurs d'organiser des élections présidentielles éventuellement avant la condamnation de Marine Le Pen à la fin mars
écoutez
c'est pas parce que vous répétez 500 fois le même mensonge que ça devient une
réalité
là c'est pas un mensonge
non mais si vous me faites croire qu'il
y a
un calendrier secret
il n'y a rien de secret qu'est-ce qui se
passe ici
c'est juste
un
calcul
vous
êtes tous
paranoïaques sur la situation politique
française il
n
'est
pas du tout secret
c'est simplement un calcul au moment où il démissionne
il faut entre 20 et 35 jours
pour organiser une élection présidentielle ça
nous amène à
la fin mars Marine
Le Pen dirige l'opposition au système depuis 14 ans
elle
a suffisamment d'expérience et d'humilité comme elle l
'a
fait d'ailleurs prof ce soir au 20h pour savoir qu'on peut obéir aux français on peut être fidèle aux français pas, comment dire manipuler les événements manipuler le calendrier manipuler le temps il y a une seule personne en France qui était suffisamment mégalomaniaque pour croire qu'il était le maître des horloges c'était Emmanuel Macron et bien pour l'avenir de la France Marine Le Pen n'est pas Emmanuel Macron
Juste
une question encore tout à l'heure à la tribune Marine Le Pen encore elle pour se distancier des insoumis avec lesquels vous avez voté cette motion de censure expliquez que les insoumis en sautant l'envers étaient des tchégévaristes carnaval très bonne formule
vous
l'appliquez aussi Emmanuel Bompard qui nous regarde là qui nous écoute
quand effectivement monsieur Bompard je lui dis en face en commission des finances prétend faire des révolutions de palais qui n
'ont
pas d'incidence sur la vie des gens de mauvaises incidences oui effectivement c'est un mauvais comportement nous ne sommes pas élus pour faire la révolution surtout quand on n'y croit pas vraiment parce que si vous voulez faire la révolution entre la buvette de l'assemblée et le restaurant du 7ème où on est bien traité avec des députés où on a la chance d'avoir beaucoup de privilèges où on a l'honneur de servir la république et moi je considère que tout cela n'est pas mon axe politique voilà après moi je respecte
l
'idéologie des insoumis parce que je respecte y compris mes pires adversaires et
vous avez voté
ce soir avec
leur motion de censure pour renverser Michel Barnier malgré le texte d'une motion de censure qui ne respecte pas la dignité de leur adversaire
de vous et des plus vils instincts je cite de mémoire ce qui ne vous a pas empêché de voter ce texte pour arriver à l'objectif de renverser Michel Barnier parce
que nous on ne cède pas aux provocations caricaturales aux gros rouges qui tâchent des insoumis qui sortent des choses complètement irresponsables
c'est vrai que là ce que vous avez dit était une nuance
absolue mais moi je n'ai pas le monopole de l'élégance contrairement à notre donc moi faire des provocations pour que le Rassemblement National tombe dans le panneau et bien écoutez on en revient à ce que je disais de Marine Le Pen qui a suffisamment d'expérience et de recul pour savoir que déclarer qu'il faut abolir malheureusement l'apologie du terrorisme en tout cas le sortir du code pénal trois jours avant l'abrogation de la réforme des retraites pour contraindre le Rassemblement National à ne pas voter l'abrogation des retraites qui est attendue par une grande majorité de Français on ne tombe pas dans le panneau et on vote pour l'abrogation de la réforme des retraites nous insulter dans un texte pour nous contraindre à abandonner notre statut d'opposition en ne votant pas la censure nous ne tombons pas dans le panneau nous nous suivons notre seul guide qui est l'intérêt du peuple français en tout cas comme on le représente et
comme on le défend
en transparence avec loyauté encore par le vote de la censure donc je suis très fier et je salue le courage de Marine Le Pen et de Jordan Bardel