Face aux experts du lundi 30 septembre 2024
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Sébastien Chenu, l'invité du 6-9 ce matin, vice-président du Rassemblement National, député du Nord, M. Chenu, le procès de Marine Le Pen, 24 autres personnes et le Rassemblement National en tant que personne morale débutent aujourd'hui, il s'étend jusqu'à la fin novembre. Mme Le Pen est poursuivie pour détournement de fonds publics et complicités. Pour résumer les choses, l'idée pour la justice est de savoir si l'argent qui est utilisé pour payer les assistants parlementaires européens a bien été utilisé pour ça et non pas pour leur travail au sein du Rassemblement National hors de Bruxelles.
Est-ce que vous, par exemple, vous avez eu des assistants qui étaient salariés pour partie de Bruxelles et qui travaillaient au Rassemblement National ?
Non, mais je n'ai jamais été député européen, donc la question ne se pose pas me concernant. Je pense que ce procès, qui est une histoire qui date d'il y a dix ans presque, ça a été ouvert en 2015, tombe à un moment où il va nous permettre de refermer, finalement, ce chapitre qui, depuis dix ans, pollue notre actualité politique régulièrement. C'est un procès, on ne dit pas un procès politique, mais un procès fait à un parti politique.
Martin Schulz, qui était le président socialiste du Parlement européen, a entamé des procédures considérant que nos collaborateurs, qui étaient aussi des militants politiques assumés, puisqu'ils figuraient dans des organigrammes publics, il n'y a rien de caché à tout ça, n'étaient pas dans la ligne de ce qu'ils imaginaient devoir être pour un collaborateur du Parlement européen. Eh bien, nous, nous le contestons. Nous considérons que ce ne sont pas les employés du Parlement européen, ce ne sont pas des employés du Parlement européen, ce sont des employés, les collaborateurs, des députés européens, ce sont aussi des militants politiques.
Ils font de la politique et ils en font contre, non pas l'institution en tant que telle, mais contre la logique politique qu'il anime.
Pour vous, M. Chenu, quelqu'un qui est payé à travers un parlementaire européen n'est pas uniquement dédié à travailler pour ce parlementaire dans ses fonctions européennes, il peut aussi travailler au Rassemblement national.
Il travaille pour des idées politiques. Il travaille pour un député européen, ce n'est pas un fonctionnaire neutre, il travaille pour un député européen qui porte des idées politiques, en l'occurrence une contestation de l'organisation de cette Union européenne, de l'organisation des politiques qu'elle mène, et à partir de là, il fait vivre ses idées politiques. Je note, et je pense que c'est important de le dire pour que les téléspectateurs soient informés, il n'y a pas d'enrichissement personnel dans ce dossier, c'est important.
Il n'y a pas un euro d'argent du Parlement européen qui s'est mis dans la poche de dirigeants politiques du Rassemblement national, et il n'y a pas d'emploi fictif. On n'est pas du tout sur une question de dire que ces gens n'ont pas travaillé, c'est le fond de leur travail qui finalement est remis en cause. Nous avons une différence d'approche tout à fait laine.
La question est aussi de savoir, M. Chenu, si cette manne financière, c'est très important, n'a pas contribué à sauver aussi le Rassemblement national qui était financièrement en très grande difficulté à un moment donné.
Vous savez, je crois que nous avons été plusieurs fois dans notre vie politique en difficulté, et à chaque fois, nous n'avons pu finalement compter que sur nos adhérents. On avait fait un emprunt auprès de nos adhérents. On n'a pas attendu le Parlement européen pour quoi que ce soit. On n'a pas sollicité le Parlement européen pour quoi que ce soit. Et on n'a pas espéré du Parlement européen quoi que ce soit. Ce sont nos adhérents et nos électeurs aussi avec le financement public qui nous ont permis à chaque fois de nous sortir de nos difficultés financières.
Oui, nous sommes un parti historiquement pauvre, un parti hors système, un parti qui a combattu le système et on nous le fait payer très cher.
Mais alors, il y a deux choses. D'abord, vous dites, on est un parti anti-système et on le paie, mais quid du modem ? Parce que le modem s'est retrouvé dans la même situation que vous, à la différence que François Bayrou n'était pas eurodéputé au moment des faits, Marine Le Pen l'était au moment des faits, qu'ils sont dénoncés. Donc c'est pour ça que sa situation est un peu différente. Mais le modem, c'est un parti pro-européen, ça ne fonctionne pas du coup.
Il y a autre chose, c'est que je pense que François Bayrou, à un moment, dérangeait le système. Il était possiblement candidat à des élections présidentielles. Et je pense que tout ce qui dérange le système permet à celui-ci de se défendre. Au-delà de ça...
Mais il dérangeait le système à Bruxelles, c'est deux plans différents quand même.
Bien sûr que c'est différent, mais au-delà de ça, je pense que le cœur de tout ça, c'est à quoi doit servir un collaborateur du Parlement européen. Et là, on a une différence d'approche. Et nous, nous considérons qu'il n'est pas un fonctionnaire au service du Parlement européen.
Il y a quand même un cas hyper emblématique, parce que même si les gens ne connaissent pas son nom, tout le monde l'a vu, il s'appelle Thierry Légié, c'est le garde du corps de Jean-Marie Le Pen qui est devenu ensuite le garde du corps de Marine Le Pen. Tous les journalistes le connaissent, il est tout le temps derrière Marine Le Pen. Et donc, lui était rémunéré comme assistant parlementaire. Ça pose question.
Madame, sur sa fiche de paye, il était inscrit que Thierry Légié était agent de sécurité de Marine Le Pen. Fiche de paye émise par le Parlement européen. Alors, je veux bien que le Parlement européen ne sache plus ce qu'il émet comme fiche de paye. Ce n'est pas nous qui l'avons émise. Mais le Parlement européen savait très bien que Thierry Légié, en dehors de ses missions de sécurité, il réservait aussi des billets, il organisait aussi la vie de Marine Le Pen, qui est une vie compliquée quand on est président d'un parti politique. Et bien, Thierry Légié était en toute transparence salarié aussi, affecté aussi, en plus à la sécurité de Marine Le Pen.
Mais ce que je ne comprends pas, à partir du moment où, et d'ailleurs ça a été bien expliqué par Maître Varro tout à l'heure, à partir du moment où votre ligne de défense consiste à dire que vous venez défendre vos idées au Parlement européen pour pouvoir faire en sorte de changer l'Europe de l'intérieur. Pourquoi ne pas y consacrer 100% du temps des assistants parlementaires plutôt que d'avoir des assistants parlementaires qui sont un petit peu à Bruxelles ou Strasbourg et beaucoup à Paris ?
Mais c'est ce qu'ils font. Parce qu'en fait, lorsque vous contestez ce système du Parlement européen, vos collaborateurs ont à la fois besoin d'accompagner votre député. Je vous rappelle qu'on est élu dans des circonscriptions nationales lorsqu'on est au Parlement européen. Et donc que votre activité ne serait... Mais le travail législatif, il se fait essentiellement... Le travail législatif. Mais député européen, ce n'est pas uniquement un travail législatif. C'est un travail politique. C'est un travail que vous faites, un peu comme un député national d'ailleurs, dans votre circonscription. Vous animez des réunions publiques, des réunions politiques. Vous êtes amené à bouger.
Vous êtes amené à porter votre parole le plus loin possible et pas enfermé uniquement dans un bureau à Strasbourg ou à Bruxelles à pondre des kilomètres d'amendement. Ce n'est pas ça le boulot d'un député européen. En tous les cas, ce n'est pas comme ça qu'on le conçoit.
Le procès débute aujourd'hui jusqu'au 27 novembre. Jugement sans doute attendu avant la fin de l'année. L'actualité, c'est également le déplacement du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud. Monsieur Chenu, il est arrivé au Liban hier soir, malgré les frappes qui continuent de toucher le Liban. Il y a un peu plus de 30 000 ressortissants français là-bas. 90% sont franco-libanais. Est-ce que, un, vous saluez ce déplacement, ce soutien témoigné à la population ? Est-ce que, deux, vous pensez qu'il faut évacuer les Français du Liban ?
Alors, je pense, d'abord, je salue effectivement ce déplacement. Le Liban est un peuple, est un pays ami, un pays frère. Et nos premières pensées doivent se tourner vers les Libanais qui ne sont pas en guerre avec Israël. C'est le Hezbollah qui est en guerre ou en tout cas qui agresse Israël. Donc, moi, je salue effectivement cette démarche de la France que d'aller saluer, aider, amener un certain nombre de matériel pour aider les Libanais. Au-delà de cela, la situation que nous connaissons doit nous amener à regarder les choses en face. Le Hezbollah est une organisation terroriste. Nous en savons quelque chose.
Les Français y ont laissé 58 de nos militaires il y a près de 40 ans lors de l'opération Drakkar. Le Hezbollah est piloté par l'Iran. Le Hezbollah a cannibalisé le Liban et empêche, finalement, le Liban de pouvoir trouver toute sa place dans cette géographie du monde. Aujourd'hui, ce n'est pas, comme je l'entends, un président d'une structure politique qui a été assassiné. C'est un terroriste islamiste ennemi de la France, ennemi d'Israël, ennemi du Liban qui a été mis hors d'état de nuire.
Je le dis parce que j'ai trouvé qu'il y avait une certaine complaisance dans certains médias, je pense au journal Le Monde ou chez certains politiques, je pense à Jean-Luc Mélenchon qui commençait à pleurnicher sur la mort de ce chef terroriste. Il n'a pas été assassiné, c'est un terroriste qui a été mis hors d'état de nuire. Au-delà de ça, soutenons, continuons à soutenir Israël. Il y a un cadre dans lequel doit s'exprimer, même en temps de guerre d'ailleurs, Israël. Il y a des résolutions de l'ONU qu'il lui faut respecter. Il y a un droit militaire qu'il faut respecter. Mais je crois qu'il est important de rappeler ce soutien.
Monsieur Chenu, ce soir, 20h, vous pouvez regarder LCI. Darius Rochemin sera là avec une question. Est-ce que la France vit au-dessus de ses moyens ? Vous direz ce que vous en pensez dans quelques instants et puis ce que vous comptez faire demain, puisque demain, il y a un discours de politique générale pour Michel Barnier. Ce sera évidemment très important. Sébastien Chenu, notre invité ce matin. Le vice-président du Rassemblement National, élu du Nord, Sébastien Chenu est notre invité ce matin. Ce soir, donc 20h sur LCI, est-ce que l'État vit au-dessus de ses moyens ? Émission autour de Darius Rochemin.
Est-ce que vous voyez des endroits où nous pouvons faire des économies, puisque c'est le sujet immédiat et brûlant qui concerne notre pays ?
Bien sûr, et dans notre pays, il y a des sources d'économies. Il y a des dépenses taboues, d'abord. Nous, on l'a souvent dit, l'immigration est une dépense taboue. On a évalué, d'ailleurs, ce n'est pas nous qui l'avons évalué, c'est un institut qui avait passé au crible notre programme des élections présidentielles à 15 milliards d'euros d'économies possibles sur l'immigration par an. Ça, c'est une dépense taboue. Donc, on n'en entend jamais parler, et pourtant, un jour, il faudra bien s'y attaquer. Il y a un certain nombre aussi de dérives, de gabegies.
On a regardé les subventions, par exemple, pour les énergies intermittentes, l'éolien, ou en tous les cas, par exemple, l'éolien en mer, qui va voir son budget augmenter de 500 millions d'euros. Nous, nous paraissent être une gabegie. On a regardé aussi les certificats d'économie d'énergie. L'économie d'énergie sont des dispositifs incitatifs. Il y a eu des dérives importantes. Là aussi, l'État y a laissé quelque chose.
Mais vous qui êtes un homme élu du Nord, vous préférez l'éolien sur Terre ? Parce que je rappelle que la région Nord...
Merci, l'éolien sur Terre dans le Nord, on en est blindé. On est la région qui en a le plus. On ne veut pas d'éolien. On considère que cette énergie intermittente, elle coûte très cher. Elle fonctionne très mal. Donc, merci. Et elle défigure les paysages, que ce soit sur Terre ou en mer.
Et si on en revient à la question de Jean-Baptiste, quand on emprunte de l'argent, en général, c'est qu'on ne fait pas la maille. Vous êtes d'accord ? Il manque de l'argent. On a emprunté 285 milliards d'euros cette année. On va en emprunter 315 l'an prochain, parce qu'il y a un mur de la dette. Donc, c'est la question que posera Darius ce soir à ses invités. Moi, je vous la pose. Est-ce que la France vit au-dessus de ses moyens ?
Non, la France ne vit pas au-dessus de ses moyens. Je pense que nous organisons mal notre dépense publique. Je vous donne quelques exemples. On a une fraude sociale dont les effets ont été identifiés hier à hauteur de 13 milliards d'euros par le Haut Conseil des Finances Publiques. Donc, même si on ne récupère pas tout, c'est compliqué de récupérer l'argent de la fraude. Ce n'est pas simple. Il faut se donner des moyens. Je crois que Gabriel Attal, qui lui l'avait identifié à hauteur de 10 milliards d'euros, devait le faire. Finalement, il n'y a pas de résultat. Mais là, on a quelque chose à aller chercher.
Mais de l'autre côté, on voit bien que, quand je dis que l'État organise mal sa dépense publique, on a, par exemple, le contrat de présence postale, c'est-à-dire la poste par an dans les communes, voit aujourd'hui son budget amputé chaque année. C'est 50 millions d'euros encore cette année. C'est-à-dire un réseau de postes moins important dans notre pays, de proximité moins importante. Il y a des services postaux dans les épiceries. Oui, enfin, monsieur, on peut tout faire, évidemment. Vous pouvez faire le loto dans votre boucherie. où vous pouvez, évidemment, retirer de l'argent dans une boulangerie.
Vous souhaitez maintenir ouvert un bureau de poste qui n'est fréquenté par personne ?
Non, je souhaite qu'il y ait une cohérence de l'aménagement du territoire à travers la présence publique.
Alors, justement, peut-être en sera-t-il question demain, lorsque Michel Barnier va montrer à la tribune. C'est un moment très important pour notre nation. C'est le discours de politique générale. Le Premier ministre va détailler l'action de son gouvernement. Le RN a expliqué qu'il n'y aurait pas de censure a priori. Donc, vous pouvez nous dire déjà, aujourd'hui, quoi que dise Michel Barnier demain, nous allons le laisser travailler.
Nous, nous laissons l'extrême gauche déposer une motion de censure a priori. C'est-à-dire que la France insoumise a déjà annoncé qu'elle déposerait une motion de censure sans avoir entendu Michel Barnier. Nous avons considéré que nous allions laisser le Premier ministre s'installer, nous présenter ses grandes directions budgétaires pour le pays. Pas seulement budgétaires, d'ailleurs. Sa ligne politique pour le pays. Et puis, nous allons le laisser entamer la construction d'un budget. Et nous verrons si, à ce moment-là, ce budget, nous le votons. C'est très intéressant, ça, M. Chenu.
Parce qu'il n'y a rien de plus politique en France que le budget. Les gouvernements tombent ou restent là-dessus. Voter le budget, c'est en gros dire que nous sommes d'accord avec la politique. Donc, il y a une version dans laquelle le Rassemblement national est disposé à dire OK à la politique de Michel Barnier.
Si Michel Barnier revient, par exemple, sur la contribution à l'Union européenne, qui est en augmentation dans ce budget, s'attaque aux dépenses taboues de l'immigration. Ça, il ne le fera pas. Ou, en tous les cas, prend un certain... C'est pas ça, oui. Alors, voilà. Comme quoi, ça vaut le coup d'attendre. Eh bien, nous pourrions considérer les choses. Mais, aujourd'hui, Michel Barnier ne nous donne pas suffisamment d'indices concernant le budget pour savoir...
Mais, de facto, vous seriez parti d'une majorité ? M. Chenu. Mais si vous votez le budget du gouvernement de Michel Barnier...
Nous n'avons jamais voté le budget. Sous Emmanuel Macron, nous ne l'avons jamais voté. Nous attendons de voir. Il y a peu de chances, pour les raisons que je viens d'expliquer, notamment, par exemple, la contribution à l'Union européenne, ou s'attaquer à l'immigration, à un certain nombre d'autres dépenses taboues, pour des raisons qu'on soutienne ce budget. Et on verra, selon la direction qu'il prend, si on s'abstient, si on vote contre, et si on vote contre, si on le censure.
Et sur les impôts, vous avez dit que vous n'ayez pas d'augmentation d'impôts. Là, on s'oriente plutôt sur une augmentation d'impôts, mais sur les entreprises. Est-ce que ça, c'est quelque chose qui est en mesure d'amener une censure ou pas, de votre part ?
Nous, nous soutiendrons ce que nous avons toujours soutenu, c'est-à-dire une taxation sur les sur-profits, c'est-à-dire des profits qui sont faits en dehors de la logique économique imaginée par l'entreprise elle-même, c'est-à-dire au-delà de sa propre stratégie. Les effets d'Auban. Voilà, exactement. On soutiendra, on l'avait proposé à Bruno Le Maire, la taxation sur les rachats d'actions, ça certes, mais en revanche, on sera très vigilants au fait que, par exemple, le gel. Alors, on nous dit, ça y est, c'est fini, ils ne reviendront pas sur le gel du barème de l'impôt sur le revenu. Oui, enfin, attention, parfois, le diable est dans les détails.
On va être très vigilants sur le fait que ce ne soit pas les ménages ou la France du travail qui se lèvent tous les matins pour faire tenir notre économie, qui soient mises à contribution. Apparemment, sur ces taxations d'entreprises, elles ne peuvent pas, évidemment, être définitives, on le sait très bien, sinon, elles seront amenées à se délocaliser. Donc, tout ça doit se gérer au plus près. Il y a des politiques que nous avons proposées, qui n'avaient pas été retenues, eh bien, nous allons continuer à les pousser, à les porter. Si elles sont reprises par le gouvernement Barnier, eh bien, nous les voterons.
Et puis, il y a d'autres choses sur lesquelles nous pourrions nous opposer, tout simplement. Vous considérez que Total peut payer ? Oui, ben oui. On considère qu'il y a là une contribution qui peut être demandée, effectivement, à Total.
Alors, hier, sur l'immigration particulièrement, hier, sur cette même antenne, Bruno Retailleau a parlé d'un référendum sur le référendum. Est-ce que vous demandiez pendant la campagne présidentielle ? Est-ce que vous allez être attentif aussi à ça ? Est-ce que vous demandez ça dans la déclaration de politique générale ?
C'est là où nous pouvons, finalement, faire pousser les feux. C'est là où on peut, grâce à nos 142 députés, nos 11 millions de voix, pousser ces politiques à aller plus loin, le plus loin possible. Le plus loin possible sur le pouvoir d'achat, le plus loin possible sur l'immigration. Et je pense que les Français nous rendront grâce d'être ceux qui poussent les feux le plus loin.
Donc, Bruno Retailleau est votre ministre, quelque part, celui que vous soutenez ?
Non, je ne soutiens pas Bruno Retailleau. J'attends de le voir faire. Vous savez, moi, je l'ai écouté Bruno Retailleau dans le passé. Il était souverainiste. Aujourd'hui, il marche avec un ministre des Affaires européennes qui est fédéraliste. Donc, attention aux paroles. Nous allons juger sur les actes.
Merci beaucoup, M. Chenin, d'avoir été avec nous ce matin en direct sur LCI.