Bernard Jomier : « Le court-termisme met à bas notre système de santé »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on va revenir aux commémorations du 7 octobre c'était hierier et on l'a vu dans le journal le nom d'Emmanuel Macron qui a été hué lors de la cérémonie du criis vous y étiez vous Bernard jaumier euh Hué alors que le président a demandé l'arrêt des livraisons d'armes à Israël est-ce que vous comprenez ces sifflés les sifflés que vous avez entendu hier soir on est le 8 octobre aujourd'hui et euh nos compatriotes Juifs vivent dans un état d'insécurité qu'il faut essayer d'imaginer il y avait un un pays pour eux qui était le pays sûr dans lequel il pourraient en tout état de cause vivre tranquille et même ça a été mis en cause et en France les actes antisémites ont explosé et ils ont explosé pas quand Israël a commencé à bombarder Gaza ils ont explosé dès le 7 octobre qu'est-ce que c'est pas qu'en France d'ailleurs en Europe il faut bien le dire qu'est-ce que ça signifie ça signifie que l'antisémitisme s'est libéré que le 7 octobre cette attaque absolument épouvantable des terroristes islamistes sur les kibous sur la société israélienne et bien a libéré des pulsions des opinions antisémites qui étai encore et qui sont encore enracinés dans notre pays donc face à ça nos compatriotes juifs sont en situation très difficile et il faut comprendre que quand un chef de l'État multiplie les propos contradictoire rappelez-vous il y a pas un an il appelé à une coalition internationale contre le Hamas et là il dit ah bah non faut plus vendre d'armes à Israël bon donc il y a une cette instabilité elle rajoute à l'angoisse et elle provoque cette réaction qu'on a vu dans la salle une réaction de colère de nos compatriotes juifs et je crois je crois et j'espère que ça n'est pas qu'une réaction de nos compatriotes c'était de la colère vous vous y étiez qu'est-ce qu'ils vous ont dit mais mais mais mais ils ne comprennent pas ils ont un sentiment d'abandon qui est extrêmement fort et pourtant nous sommes nombreux à y être allé en solidarité parce que c'est une part de notre pays la communauté juive les Français ces Français sont une part de notre pays comme nous tous et donc il y a des mouvements de solidarité ça a été dit d'ailleurs pendant cette soirée mais ils vivent une crainte la crainte de l'abandon la crainte de du du péril regardez Israël est entouré d'état de structures parce que ce ne sont souvent pas des États qui lui font la guerre le Hezbollah le ramas les outil derrière l'Iran et donc Israël est en état de très forte remise en cause quasi existentielle donc voilà moi je comprends donc il faut pas arrêter les livraisons d'armes à Israël sachant que la France n'en livre pas la France n'en livre quasiment pas elle livre des composants et cetera donc par ailleurs quel était le message d'Emmanuel Macron est-ce qu'il s'adhéressait pas aux Américains vous savez c'est c'est parfois difficile de décrypter ce que le chef de l'État veut veut vraiment dire mais je je veux pas m'étendre là-dessus pour moi ce qui est essentiel c'est que il faut regarder en face le fait que ce n'est pas la guerre à Gaza qui a déclenché la poussée d'antisémitisme en France c'est le fait que les Juifs ça soient attaqué dans leur pays de façon absolument barbare et ça c'est inacceptable ça on doit le regarder en face ça la société française doit l'affronter et est-ce que tout le monde le regarde en face ou est-ce qu'il y a aussi une responsabilité politique dans dans l'explosion des actes antisémites dans le pays mais il y a évidemment des responsabilités politiques puisque vous avez euh malheureusement les insoumis une partie des leaders insoumis qui manifestement a fait le Paris de libérer la parole antisémite de l'accompagner je ne sais pas si les uns ou les autres sont antisémites je veux pas rentrer dans cette discussion parce que ce qui compte pour des leaders politique c'est leurs paroles et leurs actes et ce que je sais c'est que les paroles d'un certain nombre de leaders insoumis sont des parole qui encourage le développement de l'antisémitisme dans notre pays et ça pour moi c'est inacceptable vous avez fait le le choix vous de rejoindre place publique est-ce que c'est l'attitude du PS vis-à-vis de la France insoumise qui explique en partie ce choix non place publique est un mouvement qui est porté par Raphaël gluxman et Aurore Laluc et ce mouvement a dans la campagne des européennes montré qu'il était en capacité de penser et d'exprimer une pensée qui est fondée sur des valeurs politiques et le discours de raapael gluxman dans les pendant les européennes a été de dire voilà quels sont les grands enjeux de l'Europe un enjeu là aussi existentiel parce que nous sommes des démocraties des démocraties dites libérales et face à nous n nous avons de grandes dictatures la Chine est une grande dictature la Russie est redevenue une grande dictature et donc l'Europe doit porter ses valeurs démocratiques et doit s'engager sans faiblesse au côté de l'Ukraine au côté de ceux qui se battent pour la démocratie et ce discours de valeur il a été entendu par les Français qui ont adhéré les élections européennes ce sont les dernières élections dans notre pays où les électeurs ont pu voter en fonction de leur conviction ils ont exprimé un choix parce que les deux scrutins suivants des législatives ils ont dû voter pour faire barrage pour voilà dans des votes un peu plus tactiques et là ils ont fait un choix et donc ils ils ont exprimé l'idée que ce que portait place publique avec ce discours de valeur et bien ils y adhéraent aujourd'hui nous sommes décidés à faire la même chose j'allais dire en France sur les enjeux nationaux c'est-à-dire à repenser des thèmes auquel la gauche se confronte pas nécessairement on a laissé trop longtemps à la droite ou à l'extrême droite certains thèmes l'immigration par exemple la sécurité et on a on a on n pas apporté de réponse satisfaisante à d'autres thèmes comme celui des territoires ruraux moi j'ai j'étais dans un département il y en a beaucoup vous le savez qui il y a 20 ans était un département entièrement de gauche où les socialistes dirigeent tout qui a même donné un président de la République à la France François mitteran donc c'est la niève dont je parle et aujourd'hui c'est le rassemblement national qui représente qui est le premier parti politique dans ce département et bien comment la gauche a-t-elle pu faillir à ce point l'objectif de place publique c'est de réfléchir et d'apporter des réponses concrètes au français à l'ensemble des Français et pas à des catégories Fran c'est aussi d'apporter une alternative au Parti socialiste du coup donc et donc d'apporter des réponses ça veut dire de les mettre en œuvre et ça veut dire de gouverner et à l'heure où la la question de gouverner s'est posée au mois de juillet nous n'aurions pas fui nous n'aurions pas tenu un discours qui est de dire si c'est pas tout notre programme alors on y va pas parce que ça c'est raconter des histoires au français pour appliquer tout son programme il faut avoir 289 députés quand on n pas 2 responsabilité de la gauche dans le fait que ce soit Michel Barnier à matigon il y a un choix il y a un choix qui a été fait qui a été exprimé très clair par Jean-Luc Mélenchon 5 minutes après les résultats du second tour des législatives de dire c'est tout notre programme rien que notre programme et si c'est pas ça et ben on ne va pas au gouvernement donc c'est un c'est un choix qui a été fait et nous nous pensons que à cause de ce choix aujourd'hui on discute pas de l'augmentation des salaires mais on discute de la remise en cause des 35 he c'est ça on a laissé le pouvoir à la droite une droite qui bénéficie d'ailleurs de la complaisance de l'extrême droite et c'est les Français qui vont payer l'addition et moi je ne fais pas de politique et à place publique on ne fait pas de politique pour se faire plaisir mais pour apporter des réponses aux Français parmi les préoccupations des Français il y a les questions de santé et c'est la reprise de la séance aujourd'hui au Sénat et à la demande de la gauche de débat auront lieu sur ces questions de santé un sur la situation des urgences l'autre sur la nécessité de former davantage de médecins et de soignants mais quelles sont les pistes de Michel Barnier sur ces sujets on va voir ça avec Alexandre Poussard [Musique] bonjour Alex bonjour ran bonjour Bernard Ji bonjour et Alex Michel Barnier a fait de la santé une priorité de son gouvernement et notamment la lutte contre les déserts médicaux oui beaucoup de territoires qu'il soient ruraux ou urbains sont concernés par ces difficultés d'accès aux soins et d'ailleurs ça fait la Une aujourd'hui de la presse quotidienne régionale le journal Sud-Ouest titre sur ces introuvables médecins spécialistes les délais d'attente sont de plus en plus longs et puis 10000 grenoblois se retrouveront bientôt sans médecins annonce le journal Le duphiné libéré après le départ en retraite de SEP praticiens les déserts médicaux c'est donc aussi en ville alors on va regarder les chiffres d'une manière générale 87 % de la population française vit dans un territoire considéré comme un désert médical 11 % des Français n'ont pas de médecins traitant le nombre de médecins généralistes en 12 ans a baissé de 2 % alors que la population française a bien évidemment augmenté d'à peu près 5 % alors dans ce comp texte compliqué Michel Barnier a voulu lancer un signal positif annoncer une bonne nouvelle le nombre d'internes en médecine va augmenter l'an prochain passant de 8500 à 11500 des internes qui vont être mobilisés pour exercer dans les déserts médicaux nous allons travailler avec tous ceux qu'il voudront à ce que j'appellerai un programme nouveau un programme Hypocrate pour lequel les internes français et étrangers s'engagerai irement pour une période donnée et grâce à l'accompagnement de l'État et des collectivités à exercer dans les territoires qui manquent le plus de médecins et puisque rien ne remplace le contact humain pourquoi là ausi encore ne pas s'appuyer davantage sur des médecins retraité en leur permettant de reprendre du service avec un cumul favorable entre rémunération et retraite alors parmi les autres mesures annoncées par Michel Barnier pour lutter contre ces déserts médicaux le premier prier ministre a annoncé une loi infirmière qui vise à reconnaître les compétences du personnel infirmier mais surtout à élargir leur rôle dans la prise en charge du patient pour soulager les médecins un élargissement qui concernerait aussi les pharmaciens et les kinésithérapeutes le gouvernement souhaite également développer les postes d'assistants médicaux là encore pour libérer du temps médical et puis 2000 nouvelles maisons de santé qui regroupent les les praticiens entre eux seront enfin déployés sur le territoire et puis les bus de santé itinérant dans les territoires ruraux seront eux plus nombreux Bernard jaumier ce programme Hyppocrate que veut lancer Michel Barnier c'est-à-dire accompagner les internes pour qu'il les exercent dans les déserts médicaux c'est la bonne solution je crois que on a tous assez de recul dans sur ce plateau pour constater que c'est les mêmes idées qui reviennent année après année et c'est pas forcément des mauvaises idées d'ailleurs mais le programme Hippocrate ça s'appelle le contrat d'engagement territorial actuellement donc on peut le modifier on peut augmenter les incitations financières mais ça existe déjà mais oui c'est le contrat d'engagement territorial un interne va le signer il va toucher d'ailleurs un salaire voilà pendant même ses études et il s'engage pendant 5 ans à exercer dans le territoire sous-doté pour lequel il a signé donc on peut toujours optimiser ces dispositifs mais la piste de nouvelles incitation financière n'est pas la bonne piste et il y a eu aussi assez de rapport depuis des années sur cette question pour le savoir voir non le problème c'est que Michel Barnier moi ça m'a beaucoup déçu commence par une forme de tromperie avec l'histoire des 11500 internes et des 8500 s'il y en a que 8500 cette année c'est parce que le gouvernement sortant a fait une erreur absolument dramatique sur laquelle il avait été interpellé au Sénat d'ailleurs au printemps par une collègue de la majorité sénatoriale don vous voyez je je lui rends grâce et elle avait raison et il a fait une erreur sur les examens je vais pas trop rentrer dans les détails mais résultat il y a plus de 1 intern qui se sont retirés et donc on devrait en avoir 9007 9008 là on en a que 8005 et donc l'année prochaine on aura 11005 pas parce qu'il y en a 3000 de plus d'un coup qui sortent du bois mais parce qu'on va récupérer ceuxl plus ceux qui arriveront bon donc vous voyez que il faut pas traversir la réalité il y a une pénurie de médecin on en manque alors qu'on en a jamais eu autant dans le pays mais les besoins de santé ont augmenté on en manque et donc on doit arriver pour le moment évident en former plus et il y a 2 ans lors de la campagne présidentielle je faisais partie de ceux qui disaient il faut qu'on vise 13 à 15000 médecins formés et on y'y est pas du tout on n est pas du tout on va être à 10500 11000 et deuxièmement il faut qu'on arrive à mieux organiser ce qu'on appelle le parcours de soins avec tout un ensemble de dispositifs donc on en est au stade où pourquoi ça ça marche très mal parce qu'il y a pas de pilotage dans la dur parce que toutes les idées que vous avez rapporté dans votre tableau augmenter le nombre de maisons de santé et cetera ça fait longtemps que elles sont dans dans le débat mais que voulez-vous quand vous avez en 30 mois 8 ministres de la Santé vous n'avez pas de pilotage vous avez du courttermisme et le courttermisme est en train de mettre à bas notre système de santé pas de pilotage dans la durée c'est d'ailleurs un peu le diagnostic qu' a fait à la Cour des comptes dans un rapport publié au printemps dernier la Cour des comptes qui préconise là encore une mesure qu'on a beaucoup entendu elle préconise de je cite conditionner toute nouvelle installation de médecins dans les zones les mieux mieux dotées à un engagement d'exercice partiel dans les zones les moins bien dotées est-ce qu'on a vraiment essayé cette solution qui va vers le conventionnement sélectif il n'y a pas une mesure qui règlera la situation et toutes les mesures autoritaires ou de coeriss dans un contexte de pénurie fait fuir les soignants je le dis mais très solennellement y compris à mes amis de gauche qui pensent que par des contraintes à l'installation des jeunes médecins on va augmenter le nombre de médecins dans les territoires sousdoté qu'il se trompe lourdement et faire cette erreur amènera à ce que dans quelques années on l' jamais vraiment essayé on constatera il y a des tas de pays qui l'ont essayé et quand vous voulez obliger quelqu'un à aller quelque part il faut qu'il n'it pas d'échappatoire pardon ce c'est c'est pas des poissons rouges qu'on bouge d'un aquarium à un autre les soignants ce sont des gens qui vivent qui ont une famille et si vous leur interdisez de s'installer à tel endroit et ben soit ils auront une autre forme d'exercice par exemple ils seront salariés il a des centres de santé salariés partout y compris dans les territoires surdotés ou correctement dotés ou alors ils font autre chose on voit beaucoup de soignants qui quittent les professions soignantes que ce soit les médecins ou les infirmurs donc il n'y a pas de solution par contre ce qu'il faut bien comprendre c'est que gérer la santé de façon ultra centralisé en pensant qu'au ministère on va décider d'une mesure qui s'appliquera sur tout le territoire et qui produira des résultats est une erreur il faut inverser la logique il faut faire confiance aux acteurs locaux de santé il faut donner des responsabilités aux collectivités territorial et il faut qu'ensemble ils se mettent autour de la table et ils regardent et ils mettent en place des dispositifs parce qu'il y en a beaucoup qui existe parce que ceux que vous avez cité sont des dispositifs qui peuvent fonctionner pour améliorer l'ofre de soin la bonne nouvelle c'est que c'est possible on peut progresser mais la méthode qui est utilisée centralisée verticale et autoritaire ne fonctionnera pas ce n'est pas comme ça qu'on redonnera de l'attractivité et qu'on convaincra les médecins les infirmières les kiné d'améliorer l'ofre de soins dans les territoires le budget de la Sécurité sociale va être présenté jeudi devant le Sénat le directeur de la sécurité sociale a dit qu'il fallait faire 13 milliards d'économie parmi les pistes du gouvernement il y a décalé l'indexation des pensions de retraite de 6 mois au lieu du 1er janvier ce sera le 1er juillet est-ce que c'est normal que les retraités participe à l'effort est-ce que c'est normal qu'on conçoive le budget de la Sécurité sociale de cette façon c'est-à-dire que en plus cette année il arrive très tard mais que sans avoir discuté auparavant des objectifs de la protection sociale de quel risque on va socialiser de quel risque ne nécessite plus d'être pris en charge de la par la collectivité de quel nouveau risque est apparu par exemple les femmes qui se retrouvent seules avec des enfants et qui massivement passent dans la précarité sauf si elles ont des revenus très élevés au lieu d'avoir ces discussions d'ensemble et sur la répartition de la richesse du pays entre les plus jeunes et les retraités et bien Bery arrive avec une loi de finance et passe le rabot parce que c'est ça qui est en train de se passer et là aussi ce sont des coups de barre permanents prenez la sécurité sociale prenez l'assurance maladie il y a 2 ans c'était la on va faire la grande sécurité sociale donc la grande sécurité sociale prend tout en charge 100 % et là on nous dit ah benah on va abaisser la prise en charge des consultations chez les médecins donc qui pour la ramener à à peine plus de la moitié c'està-dire que on donne au privé faut être très clair alors c'est quoi vous comprenez quelque chose moi je ne comprends rien je ne comprends rien à cette façon de faire le budget social du pays qui est de faire délibérer le Parlement à coup de rabot et sur les objectifs financiers avant de délibérer sur les objectifs de santé publique les objectifs de notre politique sociale il faut qu'on pense le cadre complètement différemment parce que la méthode actuelle elle ne fonctionne plus merci Alex à tout à l'heure à tout à l'heure on parlera des hausses d'impôts Géral Darmanin et Gabriel Atal n'aime pas trop ça on va voir ça on va voir l'actualité dans votre région l'actualité notamment à Paris on retrouve Jacques Paquier où on retrouve directeur pardon de la rédaction du journal du Grand Paris bonjour Jacques merci beaucoup d'être avec nous Jacques il y a une semaine tout juste le périf parisien passé à 50 km/h oui et du coup je vais vous proposez qu'on continue de parler néanmoins de de santé puisque on a pas mal parlé de de gouvernance on reproche on le sait à la mer de Paris une une gouvernance qu'on qui est jugé parfois solitaire le ministre des Transports François dur revra qui est par ailleurs élu de lessonne a déploré cette baisse de circulation mais on et et à à regretter que que anidalgo décide seul entre guillemets euh monsieur jaumier vous êtes médecin euh est-ce que on a suffisamment parlé euh des impacts climatiques d'une d'une baisse de la circulation mais aussi des impact en terme de santé puisque je crois que le le l'un des objectifs visés vous allez nous le confirmer et de de réduire les méfas de l'automobile euh sur les riverins du périphérique euh bonjour d'abord merci de de de de soulever cette question de l'évolution du boulevard périphérique vous êtes vous êtes représentant d'un journal qui est celui du Grand Paris et je crois que c'est effectivement une question qui concerne le Grand Paris alors la décision n'a pas été prise de façon isolée il y a eu euh des vœux du Conseil de Paris il y a eu des consultations avec les communes limitrophes et beaucoup de communes li de Paris soutiennent le passage à 50 km/h du périphérique pourquoi il y a des questions de santé publique effectivement avec des impact qu'on mesurera vous savez bien qu'il y a des impacts qui peuvent être variables hein il faut être honnête mais la question des particules fines on la maîtrise pas exactement elles sont beaucoup produites par le freinage est-ce qu'il y aura moins de freinage d' coup du fait de la baissement à 50 km/h donc il faut être honnête on va regarder les données de façon précise mais la grande raison du passage à 50 km/h et c'est pour ça que c'est 50 et c'est pas 40 ou 60 c'est que 50 km/h vous le savez c'est la vitesse d'un boulevard urbain les boulevards dans les villes sont limités à 50 kmh et bien ce passage à 50 il s'inscrit dans le moyen terme une pensée à moyen terme qui est de dire que ce boulevard périphérique qui coupe Paris des communes limitrophes qui entrave la conception d'un Grand Paris et bien là on a une mesure concrète qui est de dire dans 5 ans dans 10 ans dans 15 ans on verra bien le boulevard périphérique ce sera un boulevard avec des feux rouges qu'on pourra traverser on pourra enlever ces espèces de protections phonique pour le moment c'est vous savez ces panneaux qui séparent le boulevard de communes limitrophes à certains endroits on pourra réinsérer le boulevard périphérique qui deviendra un lien et les places les portes de Paris sont réaménagé en place pour la même raison donc voilà c'est ça qu'il faut bien comprendre et soit on est pour cette évolution et je pense que c'est le sens de l'histoire soit on est contre et on maintient Paris renfermé sur elle-même je trouve ça tout de même un peu contradictoire mais je vous avoue qu'on on a du mal à on a du mal mais peut-être parce qu'on est trop on on est on a trop le nez dans le guidon mais on a du mal à concevoir cette évolution que vous décrivez là pendant 10 15 ans comment on y arrive en fait le but donc je comprends c'est c'est c'est c'est vraiment de changer tout à fait la nature du du périphérique absolument c'est ce serait quoi les prochaines étapes pour se pour se pour s'en rapprocher parfois on on a du mal à y croire mais vous avez du mal à y croire mais je vous invite à aller il y a des d'autres grandes villes qui ont ont fait ça qui ont supprimé complètement des autoroutes urbaines nous le projet n'est pas de supprimer la circulation sur le boulevard périphérique mais les prochaines étapes d'abord ça va être la voie réservée une voie réservée pour les taxi pour les personnes qui sont en covoiturage pour les transports collectifs comme comme ça se fait sur la voirie parisienne et puis après ça va être de poser des feux on ne sera plus sur une autoroute de permettre au piéton de mieux traverser et de supprimer toutes ces barrières entre Paris et les communes limitrophes et moi je trouve que c'est un projet enthousiasment qui a un vrai sens urbain merci ou je je note juste que monsieurumier vous semblez souhaiter que cette compétence soit transféré au Grand Paris n'est-ce pas vous savez l'évolution de Paris en Paris sur un plan administratif personne n'est arrivé jusqu'ici vous savez le millefeuille territorial est toujours là alors commençons par une mesure concrète merci beaucoup merci Jacques Paquier la du journal du Grand Paris ce sont les projets d'aménagement dans le Val de Marne merci Jacques d'avoir été avec nous merci merci beaucoup d'avoir été notre invité
Bernard Jomier