Mélanie, surveillante tuée en Haute-Marne par un adolescent : émission spéciale (CNEWS/Europe 1)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Gotier le bret, on est on est frappé par la multiplication de ces attaques à l'arme blanche qui émane de d'adolescents. 14 ans. Là, on parle de pour le meurtrier présumé de de Mélanie.
C'est une forme d'épidémie ou de mimétisme généralisé dans ce pays où on attaque les autres entre ados ou les adultes à coup de couteau. En quelques années, on a des professeurs qui ont été tués. Dominique Bernard, Samuel Patti, cette enseignante aussi du côté de Saint-Jean de Luz où on se souvient que son mari avait dansé devant son cercueil.
On a ensuite eu une élève à Nant, 57 coups de couteau et aujourd'hui on a une surveillante. Et comment ne pas penser au propos complètement inconséquent du président de la République qui ont 48 he où il pointait du doigt ceux qui au lieu de parler d'écologie faisaient du lavage de cerveau sur les faits d'hiver ? Il n'y a pas une semaine sans qu'on ne compte pas un mort, une victime, sans qu'on en parle pas sur les chaînes infos et les station de radio.
Nous avons eu donc Benoît à peine enterré du côté de Dax, tué à coup de couteau pour une histoire de casquette le soir de la finale de la Ligue des Champions. On se retrouve quelques jours plus tard à parler de cette surveillante qui avait un jeune enfant qui se fait tuer elle aussi à coup de couteau. Comment ne pas penser non plus au propos d'Éisabeth Borne qui disait à la mère d'Élias qui lui a répondu ce matin qu'il ne fallait pas légiférer à chaud.
La mère d'Élias qui a pris la parole parce qu'il y a quelque chose qui a changé qui est en train de changer, c'est que les familles de victimes parlent arrête de dire et il y a plus. Donc après c'est compliqué de dire pas de récupération politique parce que et on a même fait dire ça à la mère de Lola qui avait ensuite expliqué qu'elle n'avait jamais dit cela. Donc les choses changent du côté des familles de victimes qui n'en peuvent plus.
Malheureusement, les choses les choses ne changent pas encore dans l'entièreté de notre classe politique avec les propos du président de la République et d'Élisabeth. B on écoutera quelques réactions politiques mais on va rester sur les fèves. Jean-Christophe Kovi, vous êtes policier.
Euh évidemment euh vous comment est-ce que vous réagissez à cette épidémie d'attaque à l'arme blanche ? Qu'est-ce que ça veut dire pour vous déjà ? Alors déjà j'ai une pensée pour pour la victime parce que c'était une personne du service public et en fait quand à chaque fois on entend tout ce qu'on entend sur les le service public et ben on est toujours là et on est toujours tous en première ligne et malheureusement encore une fois on a payé le prix.
Euh moi ce que ce que je constate effectivement c'est que cette violence désinhibée chez les chez les jeunes euh ça vient toujours d'un vide intérieur. Il y a quelque chose qui se passe dans leur tête. Je ne sais pas j'ai pas tous les tous les éléments effectivement il faudrait qu'on vraiment qu'il y a une cause nationale pour se pencher dessus et s'attaquer aux causes.
Cause là c'est la grande cause nationale. C'est la mortale. Mais on s'attache toujours aux conséquences.
C'est toujours les conséquences. C'est-à-dire que regardez qu'est-ce qu'on peut faire. Bah tiens, on va mettre euh on va mettre des portiques, on va mettre des caméras, on va mettre des policiers, de la sécurité, des machins.
Mais en fait au départ, ça vient d'où ? C'est ça moi que qui m'intéresse. C'est comme dans une épidémie, il y a un foyer, il y a un foyer épidémique, il faut l'isoler, il faut traiter ce foyer et éviter que ça se propage.
Et aujourd'hui, justement, on a une jeunesse qui est qui est cassée. Regardez ce qui s'est passé suite à la victoire du PSG. Bah, il y a eu aussi beaucoup de beaucoup de de jeunes qui n'étaient pas connus des services de police.
Laaffire Nael, il y a 2 ans, on avait pris un/ers de jeunes pareil qui n'étaient pas connu. Donc, en fait, on voit qu'il y a cette violence, l'attente dans l'esprit dans dans chez ces jeunes. Et en fait, c'est ça qu'il faut qu'il faut contrer et c'est pas qu'une réponse policière ou de justice, ça en fait partie, mais il va falloir vraiment une réponse sociétale.
Je vais vous passer la parole dans un instant Éric Revel. On va juste partir sur le terrain rejoindre Mélina Fach, l'envoyé spécial de repin. Bonsoir Mélina, vous êtes sur place à nos joueurs en Haute Marne depuis depuis le milieu de de la journée.
Il y a beaucoup d'émotions. Vous avez rencontré des proches de la victime. C'est bien ça ?
Oui, effectivement euh l'émotion, elle est très vive ici dans cette petite commune de 3500 habitants. Les élèves sont éprouvés euh choqués par l'attaque à laquelle beaucoup ont assisté ce matin. J'ai rencontré un garçon de 14 ans scolarisé en 3e comme le jeune agresseur.
Il me disait qu'il était lui-même en train de faire la queue ce matin pour que son sac soit fouillé par les gendarmes. Lorsqu'il a entendu les cris de cette surveillante, il a vu son camarade, un couteau à la main, la frapper plusieurs fois, puis la jeune femme est tombée à terre. Les quelques 300 élèves de cet établissement ont ensuite confinés plusieurs heures avant que leurs parents ne viennent les récupérer.
Tout le monde dit ici que ce collège et cette commune sont des endroits tranquilles. Personne n'arrive à comprendre ce qui s'est passé. Écoutez Aurore, elle est la cousine de la victime venue déposer une rose blanche devant le collège.
On se demande comment ça a pu arriver en présence des des forces de l'ordre, comment ça a pu aussi vite. Alors, je me doute que c'était très inattendu et que enfin les couportés ont été nombreux. C'est c'est compliqué à comprendre.
Qu'est-ce que vous ressentez aujourd'hui ? La tristesse surtout. Surtout qu'on a une cousine qui se marie samedi, donc ça va être compliqué tout ça.
La tristesse, de la compréhension, la colère, oui et non. C'est aussi une histoire d'éducation tout ça. Mais on voudrait comprendre comment c'est possible, comment ça a pu arriver et pourquoi elle.
Demain, les cours ici seront annulés mais le collège restera ouvert pour que les jeunes qui le souhaitent puissent venir parler de ce qu'ils ont vécu. Une cellule psychologique sera mise en place. Merci beaucoup Mélina Fcha envoyé spécial d'Europe 1 avec ce témoignage de la cousine de Mélanie bouleversant évidemment Éric Revel.
Oui, on est on est sidéré, on est sous le choc mais on est en colère surtout. Quand j'écoute la ministre de l'éducation nationale, j'appelle madame Fadise tellement ses propos sont plats, son émotion absente en tout cas en apparence, les platitudes qu'elle enfile comme des perles autour d'un collier. Je suis en colère parce que je trouve que la réponse politique Oui, mais c'est pas en gesticulant qu'on fait avancer les choses non plus.
Attendez. Très bien. Mais si vous allez sur place, si vous allez sur place avec vos vos mots traditionnels, c'est presque si elle nous expliquait pas que la République ne reculerait pas et que les choses et que on serait implacable.
Mais si vous voulez, moi il y a autre chose qui me qui me frappe, c'est la position hors seule du président de la République. Pendant qu'il est en train de participer à un sommet sur le réchauffement climatique, et bien il ne lavera pas le cerveau des Français avec l'eau polluée des océans. Je veux dire par là que ce qui la menace qui pèse sur les Français aujourd'hui, c'est pas la cause louable des océans pollués, c'est la menace pour leur sécurité et un chef de l'État doit protéger ses citoyens.
Donc il est hors sol. J'espère qu'on lui dira très souvent lorsqu'il donnera des interviews, ne regrette-il pas d'avoir expliqué que tout cela n'était que des faits d'hiver pour s'exonérer de son propre fiasco parce que si c'est un fait de société, il est comptable, il est redevable. Si c'est un fait d'hiver, vous comprenez, il peut pas s'occuper de fait d'hiver, il est a-dessus de tout ça le président de la République.
Non, mais je vous dis parce que moi je suis quand même très Moi j'ai dit, on ne croit plus les politiques. Vous avez raison. Et quand on écoute la litanie des des prénoms, vous rendez compte, c'est horrible et et j'en prends ma part, on oublie les prénoms des précédents et des précédents et des précéd.
Donc le président de la République ne nous lavera pas le cerveau avec l'eau des océans pollués qu'il est en train de défendre à Nice. Alors, repartons sur le terrain. Je vous passe la parole.
Ensuite, François Pupon. Un jeune qui était sur place au moment où il y avait ce contrôle des sacs fait par les gendarmes. Il a assisté à toute la scène d'écouter ce qu'il dit.
Il y avait une fouille. Donc une fouille par les gendarmes et l'élève, on le voyait, il faisait des allers-retours comme s'il réfléchissait à ce qu'il allait faire et cetera. Et donc après que tout la plupart des élèves soient rentrés dans l'établissement euh l'élève il brandit le couteau et il est il a couru sur la surveillante justement.
Et donc à ce moment-là, on entend bah la surveillant qui crie et cetera. Elle tombe au sol et dès que dès qu'elle est tombé au sol les la police va se retourner et donc le l'élève il a été interpellé. François Péponi pour ce récit.
Voilà, il il a été perturbé par quelque chose. Voilà et il est passé à l' tout le monde était rentré, lui était pas rentré. Donc c'est enfin faudra faire qu'on comprenne comment ça s'est passé.
Mais c'est assez c'est assez troublant. Après ce que j'attends moi des politiques c'est qu'ils disent comme a dit un peu tout à l'heure ministre de l'intérieur voilà pourquoi on en est là. Hm hm.
Oui. Quelles sont les responsabilités collectif ? Pas un autre coffici et voilà comment on va répondre à la question parce qu'on sait pourquoi on en est là.
Bien sûr. Alors si c'est pour nous dire euh vous inquiétez pas euh on va réfléchir on va faire des on a un rapport on va mettre en là les français comme vous l'avez dit tout à l'heure les français n'y croient plus. C'est fini.
Mais ce que j'arrive pas à comprendre c'est que les politiques n'ont pas compris que les français n'y croyaient plus. Enf c'est ça qui mère même pas rapidement. Moi je j'attends des politiques, ceux qui sont là depuis une plus de 30 ans aujourd'hui qu'ils présentent leurs excuses.
Oui. Voilà. Qui il disent pardon, pardon, on a failli, on n' pas su mettre en place les politiques qu'il faut pour justement que vos enfants ne soient pas tués.
Moi, c'est ça que j'attends. Et je suis, vous savez, quand j'ai entendu le président de la République, j'étais pas en colère, j'étais extrêmement triste, vraiment. Je me suis dit mais comment comment il a pu dire ça quand on pense à toutes ces familles qui ont perdu leur enfant ?
Je me suis dit mais comment autant de de de mépris, autant de cynisme, autant de de de détachement à dire cela en nous parlant en comparaison avec l'océan. Mais excusez-moi, mais la première des des des missions que je que je souhaite que l'État mette en place, c'est la sécurité et la protection de qu'on qu'il nous doit et celle aussi de nos enfants bien avant l'océan. Bien sûr et il faudra aussi que les parents fassent aussi une introspection sur la façon dont ils éduquent aujourd'hui les jeunes enfants.
On regarde le profil de cet AD de 14 ans. Sabrina Berlin Bouillet nous dresse le portrait de ce jeune a priori à sans problème. Service police justice de Siennous Sabrina.
Concernant le profil de ce meurtrier présumé, on en sait plus, il est âgé de 14 ans. C'est un élève de ce collège, Françoise Dolta, en classe de 3e. Il n'est pas connu des services de police ni de justice concernant son comportement à l'école.
La ministre de l'éducation, Ellisabeth Borne, précise de son côté que cet élève ne posait pas de problème particuliers selon elle. Il était même désigné référent harcèlement dans son collège et pourtant on a appris qu'il avait été exclu à deux reprises en début d'année pour avoir perturbé la classe. Reste maintenant l'une des questions centrales hein dans cette affaire, celle du mobile.
Que faisait cet élève avec un couteau sur lui ? Pourquoi s'en est-il pris à sa surveillante ? Une enquête est ouverte par le parquet de Chaumon.
Merci beaucoup Sabrina Berlin Bouiller. On est en ligne avec le docteur Maurice Berger qui est pédopsychiatre spécialiste de la violence chez les mineurs. Bonsoir à vous.
On a très peu d'éléments concernant ce passage à l'acte ce matin de cette adolescente de 14 ans euh professeur docteur Berger. Euh mais est-ce qu'on peut dire qu'il y a une forme de généralisation de la violence avec les armes blanches dans notre pays ? Est-ce que c'est un phénomène que l'on peut comme ça pointer ?
Oui, je suis d'accord avec ça. Je pense qu'il est actuellement ce qu'on j'appelle un une attaque au couteau d'atmosphère pour paraphraser le djihadisme d'atmosphère. Et c'est tout à fait important parce que je pense qu'un certain nombre de mineurs qui ont une identité un sens une identité fragile qui cherchent des modèles vont prendre ainsi des modèles de hérodestructeur qui sont je dirais pratiquement à à disposition.
Alors, ça pose problème parce que euh on on a deux je dirais on a deux sortes de meurtres différents. En gros, on peut penser évidemment à la déclaration de la mère d'Élias ce matin où là, je considère qu'il y a une succession de raté énorme de la part de l'appareil judiciaire et cetera. C'est-à-dire, c'est horrible à dire, je pense que c'est un meurtre évitable.
Dans le cas de ce jeûne euh actuellement, il manque énormément d'éléments pour aller pour aller plus loin. Je suis mal à l'aise pour en parler, mais j'irai volontiers vers chercher un trouble peut-être psychiatrique, peut-être un un trouble avec une différence une difficulté à faire des différences entre ce que ce jeune pensait et la réalité. Hm hm.
C'estàd quelque chose de poureux entre ce qu'il pense et l'imaginaire et il allé prendre un modèle d'identification qui qui est actuellement effectivement dans l'atmosphère. Alors c'est dramatique parce que non seulement parce qu'il a eu une personne tuée parce qu'il y a un enfant petit qui a perdu sa mère mais aussi parce que là je trouve que l'État n'a pas failli à ce moment-là puisqu'il y avait le portique. Vous avez raison. avait pas devait en tout cas des contrôles de sac fait par les gendarmes au moment où le drame s'est déroulé.
Docteur Maurice Berger, est-ce que on peut parler de mimétis ? Est-ce que ça existe ? Est-ce que le fait que ces attaques au couteau se multiplient peut entraîner certains esprits faibles à au passage à l'acte ?
Ah, tout à fait, tout à fait. Regardez les contrôles aléatoires qui ont été faits dans les deux derniers mois. Les deux derniers mois ont montré sur 950 contrôle aléatoire, 95 ports d'arme blanche à l'entrée d'un des établ des établissements scolaires.
Donc on est vraiment devant devant un phénomène de masse. Les anglais le prennent en plus. Donc du coup les juges ont décidé de lever l'anonymat carrément.
C'est-à-dire, on ne respecte plus l'anonymat des mineurs et on dit "Tel mineur a commis tel acte, tel acte gravissime". Et ça change quoi que ce soit à la à la à la réalité ou pas de de nommer les les donner le nom de ces dépasseurs ceux qui ? Euh effectivement, la question c'est celle de la prévention. au niveau de la prévention.
Bon, il y a les mesures qu'on propose actuellement. Je pense qu'il faut aller plus loin. C'est-à-dire tout port euh d'armes de catégorie D et il faut élargir les catégories D, c'est l'application de la loi, c'est-à-dire la prison ferme pour une durée.
Moi, je pensais 15 jours au départ, des courtes peines, mais on arrive à un tel nombre de tués que je me demande s'il faut pas une peine plus lourde. Le deuxème point euh, c'est quand on dit l'interdiction d'achat des couteaux. Mais enfin, les couteaux, ils se trouvent dans la cuisine.
C'est-à-dire que le couteau maintenant, c'est devenu la calchnikov du collégien et du lycéen. Donc oui, interdisons la vente des couteaux mineurs, mais ça suffira pas. Ce que je me demande et là-dessus euh je ne suis pas au point clairement, c'est euh deux choses.
C'est tout d'abord, il faudrait des messages contre cette identification à des héros destructeurs avec meurtre au couteau, c'estàdire des messages sur les réseaux sociaux qui commenceraient par tuer ses minables. Et puis après le courage, c'est ben soit d'y renoncer, soit d'en parler. Enfin, il faudra trouver une formule mais désigner qu'on n'est pas un héros quand on tue.
Et puis le dernier point, c'est qu'il va falloir mettre en place une recherche, une recherche avec des cliniciens expérimentés qui ont fait des suivis au long cours de ces sujets mineurs auteur de meurtre pour essayer de comprendre quels sont leurs points communs. H et à ce moment-là, effectivement, on pourra peut-être avancer dans la prévention. H docteur Maurice Berger, dernière question posée par Louis de Ragnel.
Moi, j'avais deux questions euh docteur. La première, est-ce que vous faites un lien avec des conflits importés ? Parce qu'on disait notamment il y a une dizaine d'années que l'arrivée du couteau sur le continent européen vient notamment du terrorisme palestinien.
Et puis euh j'avais une seconde question que j'avais noté. Voilà, il y a une quarantaine d'années, il y avait beaucoup de petits garçons qui allaient à l'école avec des canifes, des opinels et pourtant il ne passait pas à l'acte. Qu'est-ce qui a changé ?
Ouais. Alors pr est-ce que c'est un conflit importé ? Je par rapport à l'utilisation de l'arme uniquement dans l'utilisation des armes, c'est possible.
C'est possible mais quand même il y a le rôle de l'éducation, le rôle des parents. Soit on est dans un continuum, dans une continuité d'actes violents depuis l'école primaire. Et dans ce cas-là, je dirais que effectivement on a un problème de violence dans chez certains mineurs d'origine immigré.
Une violence qui existe dans le pays d'origine mais qui est contenue par des lois plus sévères. Et quand ça arrive chez nous, cette violence s'exprime autrement. Maintenant, votre deuxième question, je suis désolé, je l'ai oublié, c'était sur les opinelles, je crois.
Non mais est-ce qu'il y a enfin il y a 40 ans, il y avait beaucoup de petits garçons qui allaient à l'école avec des canifs et des opinels et pourtant qui ne passaient pas à l'acte. Qu'est-ce qui a changé entre cette jeunesse là et celle d'aujourd'hui ? Alors effectivement, on allait avec des canifs mais euh c'était éventuellement pour couper les tranches de pain du goutteau de du goûter ou c'était pour tailler des branches d'arbres, des choses comme ça.
Donc euh ce qui a changé euh je répète si on est devant un une continuité effectivement il y a au niveau éducatif un ensemble d'interdits. les interdits qui euh sont les interdits fondamentaux, c'est-à-dire pense euh tu on ne fait pas ça auti, tu n'aimerais pas qu'on te le fasse. Et ça c'est quelque chose qui actuellement qui est complètement dissous chez un certain nombre de familles, heureusement pas chez toutes.
Quand c'est une pathologie, un trouble individuel comme c'est peut-être le cas chez ce jeune, je pense que là on est euh hors quelque chose qui est presque comment dire hors société. C'est-à-dire qu' il aurait utilisé un autre moyen peut-être. D'accord.
Merci beaucoup. Merci beaucoup docteur Maurice Berger, pédopsychiatre d'avoir pris du temps pour nous répondre dans Punchline sur ces news et sur Europe. On va évoquer maintenant le volet politique.
On l'a déjà évoqué à travers la prise de parole d'Emmanuel Macron qui était complètement décalé en en début de semaine. On se rappelle Got Lebrat, il a dit qu'on brainhait, qu'on lavait le cerveau des Français avec des faits d'hiver. Une fois, je renvoie aux proches des victimes qui ne se taisent plus.
Ils ont décidé de ne plus se taire. On entendra tout à l'heure la mère d'Élias qui avait livré un bou un témoignage bouleversant. qui a répondu à Elisabeth Borne et qui a répondu aussi à Ellisabeth Borne qui lui disait qu'il fallait réfléchir.
Non non, il est plus le temps de réfléchir, il est temps de d'agir. Mais en fait, on a des des solutions qui sont disponibles et on a l'impression que les politiques passent à côté tous depuis 40 ans et qu'on ne les écoute plus. Dans un instant, je serais Ellisabeth Borne, Emmanuel Macron.
Heureusement, honnêtement, j'aurais honte, franchement, j'aurais honte d'avoir dit ça 48 heures plus tard, il y a un nouveau mort, d'avoir dit ça juste après la mort de Benoît enterré à Dax, qu'on faisait du du lavage de cerveau avec l'effet d'hiver et qu'il fallait mieux parler d'écologie. Et ce soir, le président de la République, il va faire un grand exposé sur les océans. Mais quel français en a quelque chose affiche des océans ce soir ?
Mais on a tous par la sécurité important Gottier, c'est très important. Vous pensez que dans la prior dans la liste des priorités des Français, il y a les océans ? Mais c'est important mais c'est une c'est une franchement le président de la République qui va faire un exposé sur les océans ce soir mais c'est une plaisanterie.
Il est décalé par rapport à l'actualité mais on va pas dire c'est pas important. Mais il est décalé par rapport à son propre pays. Il est décalé par rapport à la population française.
S'il avait bien réagi avant d'auraient pas choqué qu'il fasse un discours. Je suis d'accord. Sauf qu'il a dit qu'on c'est lui qui a opposé écologie.
C'est lui qui a opposé écologie et sécurité. C'est pas moi qui l'ai opposé. C'est lui qui a opposé écologie et sécurité.
Donc voilà, donc il préfèrent s'occuper des océans, ça l'intéresse plus que de la sécurité des Français. On l'a bien vu au cours des euh 8 années qui qui euh sont en train de s'achever. Il en reste deux, ça va être très long puisqu'il va strictement rien se passer sur le volet sécuritaire.
Donc ça c'est pour Emmanuel Macron et pour Ellisabeth Borne. Elle nous dit qu'il ne faut pas légiférer à chaud en citant Elias. La maire d'Éliias lui a donc répondu ce matin.
On attend on attend quoi ? Et on a donc des politiques qui comme le disait Éric tout à l'heure enchaînent les mots creux comme des perles sur un collier. La République ne reculera pas.
L'école doit être un sanctuaire. Et pendant ce temps-là, on compte les morts. Parce que c'est ça aussi le bilan, c'est on compte les morts.
Alors oui, François qui est terrible, c'est que Ellisabeth Bord et le président de la République ont été désavoués par le premier ministre. C'est impré l'assemblée hein. Quand il dit euh on a un rapport, je demande à Demchou de le mettre en œuvre le plus rap.
Donc faut légiférer un rapport sur les couteaux sur les sur les couteaux. Donc je lui demande de de très vite de légiférer et ensuite il dit ce ne sont pas des faits d'hiver, ce sont des faits de société. Donc là, on est en plus dans une situation politique où il y a au plus haut niveau de l'État non pas un discours uniforme, unanime, d'empathie, de respect, mais au contraire et où François prendra la parole sur ce qui s'est passé ce soir à 20h quand Emmanuel Macron nous parlera des poissons dans le écoutez d'ailleurs la réaction de Marine Le Pen cet après-midi, elle a pris la parole lors des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Écoutez, les mots n'ont jamais suffi, les mots ne suffisent pas, les mots ne suffiront pas. Aujourd'hui, alors qu'elle remplissait sa mission au service des enfants de France, qu'elle était un de ses maillons qui permet de garantir à nos enfants le droit à l'éducation tel que décrit dans la déclaration universelle des droits de l'homme à 31 ans, Mélanie est morte poignardée par un élève. Mes pensées vont à sa famille et en particulier à son très jeune enfant.
Un nouveau drame vient donc de toucher l'école et par conséquent l'ensemble de notre nation. un drame, pas un fait divers sur lequel on brainerait un drame qui appelle une réponse politique. C'est parce qu'il n'y a jamais eu de réponse politique que notre société a vu la vie être progressivement désacralisée.
C'est parce qu'il n'y a jamais eu de réponse politique que l'ultraviolence s'est banalisée en particulier chez les mineurs. C'est parce qu'il n'y a jamais eu de réponse politique que des enfants deviennent orphelins et des parents sont obligés d'enterrer des enfants victimes de la barbarie. les différents ministres de la santé, de l'éducation nationale, de la justice, de l'intérieur qui n'ont pas pris la mesure depuis des années de la dérive d'une partie de la jeunesse, de son enauvagement, de l'impact des réseaux sociaux et de la banalisation de la violence chez les adolescents entre eux et contre eux-mêmes.
Ces mots tirés de la lettre publiée par la m la mère du jeune Elias il y a quelques jours sonnent terriblement juste en ce 10 juin. Alors, monsieur le Premier ministre, quelle va être la réponse politique du gouvernement à ce drame qui suscite la peur de toutes les familles qui vivent dans l'angoisse de voir l'un des leurs tomber sous le coup des barbares et qui suscite, c'est à la fois juste et légitime, l'émotion, l'indignation voire même la colère du peuple de France. Voilà l'interpellation de Marine Le Pen en direction de François Baïou qui lui a bien saisi l'enjeu he qu'il n'était pas aussi décalé que le président de la République avec ses phrases.
On va écouter ce qu'a dit François Berou que je vois que vous levez les yeux au ciel déjà Erc. Oui oui parce que si on va écouter l'extrait en question mais président la République il a descendu une passerelle en se prenant une visiblement une baffe là il a pris une baffe virtuelle de la part de son premier ministre absolument lucide. Écoutons-le François Baïot sur le fait que les armes blanches ne sont une réalité quotidienne dans notre pays.
On est loin des des faits divers évoqués par le président. Les armes blanches, les couteaux sont en train de devenir parmi les jeunes et les très jeunes enfants. Le garçon qui a pris la vie de cette surveillance avec 14 ans, c'est en train de devenir une réalité de tous les jours.
Nous ne pouvons pas demeurer indifférent et les bras baissés devant ce qui est en train de de se passer, devant cette vague qui progresse. Nous avons des décisions à prendre. Voilà, des décisions.
Voilà, avec le temps qui est le sien, une réalité de tous les jours, c'est exactement le contraire d'un fait d'hiver. Un fait d'hivers, ça intervient de manière irrationnelle. Quand le premier ministre dit c'est une réalité de tous les jours, c'est donc un fait de société.
Donc il contredit magistralement avec le ton Kelen ce qu'a dit le président de la République à Nice quand il nous parle de l'Olm quand il dit les herbes blanches sont en train de devenir ça fait 30 ans. Ça fait 30 ans que vous le dites vous François. Oui mais 30 ans que tous les acteurs du terrain le docteur le docteur Berger tout à l'heure l'a dit 30 ans qu'on alerte en disant attention on y va tout droit.
Euh voilà comment un premier ministre peut dire que lui il dise moi je suis là depuis 1 an et tout de suite j'ai demandé un rapport parce que je sais que ça c'est la vérité il a été ministre d'éducation nationale avant avant bien sûr mais voilà mais voilà continuer à dire ça devient une réalité aujourd'hui donc on va s'en occuper c'est ça que les français n'acceptent plus mais bien sûr go le br oui et puis moi je retiens aussi le mot de François on ne peut pas être indifférent à ce qui se passe. On a un président par sa déclaration qui a montré son indifférence. C'est du brainwashing d'un revers de la main.
C'était une phrase qui suintait le mépris absolu pour les familles de de victimes. Donc je sais pas s'il a pensé à Emmanuel Macron en le disant, mais moi je trouve que le président montre son indifférence et il nous a quand même sorti lors de sa grande messe sur TF1 l'autre soir qu'il avait tout fait pour remettre la sécurité partout alors qu'on voit que la sécurité est nulle part. C'est son propre ministre de la justice qui le dit, Gérald Armanin.
On peut même venir vous chercher jusque dans votre lit. C'est ce qui est arrivé pas plus tard que la semaine dernière à l'animateur de télévision Christophe Beaug. Donc on n'est plus en sécurité nulle part.
Et je me rappelle la phrase de François Berou qui avait quand même dit au moment où cette jeune femme, cette jeune fille avait pris 57 coups de couteau à Nant, l'école doit rester un sanctuaire. On compte les morts à l'école des enseignants, des élèves, des surveillants. L'école n'est plus un sanctuaire.
Il n'y a plus un lieu épargné aujourd'hui. Nou Ragnal, je trouve que les mots des politiques sont usés. Ça ne fonctionne plus auprès des Français et on ne croit plus, on n'accorde plus de crédit à la parole du politique et c'est extrêmement grave.
Alors il y a il y a après deux types de de pris de parole. Je trouve que Bruno Rota plutôt intéressant parce qu'il a une réaction avec plus de l'humilité et pas des solutions toutes faites. Et quant à François Baou, alors je suis d'accord avec vous, peut-être qu'il a fait la moitié du chemin, c'est positif, c'est très bien mais euh que que ne fait-il pas en terme d'action ?
Le problème c'est qu'on est tous comme ça Pontois, on attend. Tout le monde attend désespérément. Il se passe jamais rien.
Il y a jamais de loi qui est votée et il y a même pas de tentative. Alors, il y a Géral Hermanin qui qui tente quelque chose là qui avec les partis politiques, il il va essayer de les réunir et il a il a annoncé qu'il allait essayer de faire une un projet de loi pour renforcer les durcir les peines pénales. Et cette proposition, il la fera au gouver, au premier ministre, au président au début de l'été.
Mais je trouve que François Baou honnêtement euh voilà, il reste que on reste toujours un peu sur sa fin. Euh à force de se dire qu'on réagit jamais à chaud, et bien on réagit jamais à froid parce que par rapport à ce que je rebondis sur ce que disait Gautier Lebret, ceux qui disent "Oui, il faut surtout pas réagir à chaud à froid, moi j'ai jamais vu aucune décision qui était prise et et par rapport à ce qui est la récupération politique aujourd'hui, elle est indispensable. Et si aujourd'hui les familles de victimes commencent à hausser le ton, commencent à hurler leur colère et montrer qu'ils sont pas satisfaits de la réponse politique, c'est précisément parce qu'on leur a toujours dit attention euh faut faut surtout pas faire parler ses émotions, on verra ça plus tard, le plus tard n'arrive jamais.
Et donc c'est insupportable pour les familles de victimes. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui elle se réveille et c'est pour ça que maintenant il y a plus jamais un discours qui consiste à dire "Vous n'aurez pas ma haine, marche blanche avec des crayons, tout ça c'est terminé. Ça c'est le monde d'avant et je pense que beaucoup de politiques n'ont pas encore compris qu'on a changé d'époque.
Il est 18h30, on est en édition spéciale sur ces news et sur européen après le meurtre de cette surveillante à Nogan en haute Marne. On va écouter Bruno Retail au ministre de l'intérieur. Lui, il était en en déplacement auprès euh des sapeurs pompiers parce que vous savez que deux jeunes sapeurs pompiers volontaires 22 et 23 ans sont morts lors d'une intervention à Lande en l'ine.
L'immeuble sur lequel ils intervenaient s'est crôlé sur eux. C'est un un drame évidemment absolu et il s'est exprimé aussi sur ce qui s'est passé à Noje. On écoute Monoraillot.
Donc ou bien il y a une hypothèse de santé mentale et alors il faudra voir si il y avait eu des signalements, s'il y avait un suivi particulier ou alors c'est autre chose et on tombe dans ce que j'ai déjà appelé la barbarie qui doit nous questionner collectivement. J'ai souvent dit que une société laxiste qui avait déconstruit tous les repères, tous les cadres communs, la notion de respect qu'on doit à chacun d'entre nous, la notion d'autorité, la notion de hiérarchie, cette société du laxisme avait engendré parfois finalement d'une fabrique de barbare. Pour l'instant, c'est trop tôt pour le dire.
Les mots sont forts. Gautier Lebrette, il martelle ce qu'il a dit. C'est lui qui le premier à mis le poser le mot barbare dans l'espace public.
Euh mais est-ce qu'il a le moyen encore une fois de de faire ce qu'il souhaite pour rétablir la sécurité en France ? Ah bah il est ministre de l'intérieur, il est ni premier ministre ni président de la République et il n'a pas une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Donc non comme Gérald Darmanin d'ailleurs qui va proposer des peines minimales à la rentrée qui sont encore plus dures que les peines planchées puisque c'est dès le premier acte de de délinquence.
Non, les deux hommes qui incarnent le côté le plus à droite de ce gouvernement, le côté régalien, n'ont pas l'entièreté des possibilité pour mettre en place telle telle ou telle mesure efficace pour que ça s'arrête. Mais il faudrait un tel choc, c'est pas une petite loi, c'est pas interdire les couteaux au à la vente au mineurs. Alors que, comme l'a dit le docteur Berger, ils peuvent en trouver plein leur cuisine.
C'est le le choc doit être beaucoup plus profond, j'allais dire même beaucoup plus violent pour que les choses bougent. C'est même pas les jeux vidéos. Le Japon est la société la plus consommatrice en matière de jeux vidéos, c'est l'une des sociétés les moins criminènes du monde.
Donc même ça ça ne suffira pas. Euh c'est pas parce que vous allez interdire les jeux vidéos euh euh aux mineurs euh euh ou au moins de 16 ans que ça va changer quelque chose. Il faut un choc judiciaire profond, un choc d'autorité.
Quand vous arrêtez euh 500 euh émetiers et que vous en mettez un en prison alors qu'il y en avait euh plusieurs milliers dans les rues de France, évidemment vous n'êtes pas crédible. Évidemment, vous n'êtes pas crédible. Donc le il doit et puis ça doit partir de l'Élysée.
Euh au lieu de faire une soirée spéciale, j'y reviens sur les océans. Pourquoi pas une soirée spéciale sur la sécurité ? Ça ça n'a jamais été fait.
Tiens, comme Ouais. comme parce que ça demande ça demande beaucoup de courage et surtout on peut constater tout de suite euh les résultats ou pas. C'est pas le nombre de plastique dans les océans.
C'est un peu beaucoup de courage parce que c'est qui se sont trompés. C'est ça qui est difficile pour eux. Non, je précise, faut assumer les conséquences politiques des décisions qui doivent être prises.
Elles sont tellement impos que disait Gautier, elles sont il y a un besoin de de violence de force de la part de l'État et de la part de des politiques qui vont prendre ces décisions que ça va être tellement difficile à assumer qu'il y a très peu de gens qui veulent le faire. Jean-Castrophe, vous êtes policier. Est-ce que ce que vous entendez de la part des politiques est suffisant ?
Vous convient ou est-ce que vous dites on n'y arrivera pas en fait, on y arrivera pas. Non, j'espère qu'on va y arriver parce que parce que de toute façon, on n pas le choix. Il faut qu'on y arrive.
On des générations. Déjà, on a nos enfants qui grandissent dans ce monde-là et moi je je veux pour mes enfants, je leur veux un monde différent. Donc nous, on se bat aussi tous les jours au quotidien pour faire améliorer les choses.
Après, effectivement, je pense qu'il y a une génération ou deux là où où c'estù c'est trop tard, on pourra pas les faire revenir en arrière. Il y a eu il y a eu des délinquants, les les des des générations qui sont sur enfin les jeunes sont surreésentés dans la délinquence. Ça c'est un fait. les chiffres parlent le même.
Donc ce qu'il faut s'intéresser, c'est les prochaines générations. Et donc là, moi j'attends aussi qu'un homme politique, des hommes politiques nous disent "Voilà, moi je vais emmener la société, j'ai une telle vision de la société maintenant il va falloir qu'on mette les moyens et c'est pas que les moyens police et justice encore une fois c'est pluridisciplinaire. C'estàd qu'il faut effectivement reprendre le le je dire faut que tout le monde aille à l'école du bon sens à un moment donné.
Avant, on avait euh euh dans les villages, par exemple, on avait des autorités naturelles. C'était le maire, c'était le curé, c'était euh le le bah le le professeur des écoles et souvent le gendarme ou policier. Bon voilà, donc ça c'était les les personnes vers qui naturellement il y avait une autorité et on les écoutait.
Aujourd'hui, tout ça c'est fini. Les maires ils sont attaqués euh pareil dans les mairies, on se fait même brûler les mairies. Les policiers se sont crachés dessus et et intimidés et puis derrière, il y a pas de réponse non plus de l'État.
Euh je je veux dire le le bah effectivement les professeurs des écoles mais on le voit bien maintenant la violence quand on dit elle ne elle ne rentrera pas euh dans les dans les collège et lycée elle y est déjà c'est elle est installée. Point. Voilà.
Et en fait si vous voulez il y a tous ces axiumesl effectivement il va falloir les reprendre un par un et retravailler un petit peu à la racine. Alors on narrête pas de le dire mais je pense qu'il faut effectivement se réunir et trouver des solutions mais pas que unique. Encore une fois c'est pluridisciplinaire.
Il n'y aura pas qu'une seule vision. Mais oui, il faut reprendre et effectivement un couteau, c'est puni par la loi. Normalement por un couteau, c'est un an de prison.
Voilà. Mais je je connais personne personne ne fait un an de prison parce qu'il a un couteau sur lui et pourtant la loi le permet. Donc à mon il va falloir effectivement cibler une trentaine ou une quarantaine.
C'est le Canada qui a fait ça, euh des des délits euh qui sont vraiment qui qui empoisonnent la vie tous les jours des des citoyens et mettre le paquet dessus et marquer vraiment son empreinte en disant maintenant c'est fini. La la République est en faillite à ce niveau-là parce qu'effectivement on a sorti les t tous les acteurs publics qui pouvaient et qui devaient jouer ce rôle-là ont petit à petit disparu dans un certain nombre de territoires mais pas seulement globalement partout. Et aujourd'hui qu'est-ce que font les gens ?
Ils se retournent vers la religion. Vous disiez tout à l'heure on respectait le le curé. Aujourd'hui, on respecte le rabin, l'imam, le curé selon où on habite et selon sa religion.
Et il y a des parents qui disent "Mais moi, je crois plus à cette République et donc je confie mes enfants à un homme religieux qui lui va mettre du cadre." Je l'ai vécu régulièrement. Enfin, on se retour du religieux, c'est aussi ça.
Mais parce qu'on constate que la République est plus capable de le faire et on attend un discours républicain qui dit bah non, on va reprendre notre place. On attend des actes. Des actes, bien sûr, des actes, discours mais sincèrement avec les budgétaires dans lequel on est.
Mais là, mais là, vous avez raison François, c'est qu'on est même pas au discours, c'est qu'on a un président qui nous explique qu'on fait du lavage de cerveau avec quelques faits d'hiver et que tout ça est méprisable et qu'il faudrait mieux parler d'écologie. c'est qu'on a une ministre de l'éducation qui nous dit faut pas légiférer à chaud et elle ose citer le nom d'Élias au moment où elle nous dit ça parce que Elias il a été tué. Pourquoi il a été tué ?
À cause d'une réforme portée par Nicole Boubet et soumise aux voix d'Ég du Pomoretti. Donc oui, ça doit être compliqué de se regarder dans la glace tous les matins parce que c'est la fameuse saisure. On vous condamne dans un premier temps, on vous donne votre sanction 6 à 9 mois plus tard.
Si les tueurs d'Élias avaient été tout de suite mis à l'ombre, Elias n'aurait pas été tué à la machette. Donc effectivement, ça doit être compliqué parce que le bilan, c'est aussi des morts. Le bilan c'est aussi des morts et ça doit être compliqué de pouvoir assumer ça ensuite en se réveillant le matin et en y pensant.
Parmi les les platitudes et les fades qui a donc prononcé tout à l'heure Ellisabeth Borne sur place à Nogan en Hautmarne pour ce nouvel assassinat, elle a cité un chiffre qui moi m'a sidéré. Depuis que les fouilles aléatoires ont été permises dans les collèges, dans les lycées et dans les écoles, 300 armes ont été saisies. Alors, il y a une centaine d'armes blanches peut-être, mais ça veut dire que c'est voyez tout à l'heure, c'est un point de civilisation incroyable, c'est que nous donnera les chiffres.
Oui, ce que disait Louis 86 couteaux et 225 autres objets. Par jour, on est en France à 30 attaques par jour à l'arme blanche. Ça fait 10000 par an et rien qu'à Paris, 130 attaques à l'intérieur d'établissement scolaire pour toute l'année dernière.
Mais voyez comment comment le Je partage tout à fait le point de vue de l'opinel qu'on avait dans la poche, il y avait même les couteaux suisses, vous souvenez ? On avait un couteau suisse sur lequel il y avait un tirebouchon, un ouvreboîte. Oui.
Non mais on se baladait avec le couteau suisse. C'était pas une arme, c'était un outil de la vie quotidienne et le couteau est devenu la façon, disait le professeur berger, de de s'héroïer, d'être un tueur à couteau. On a complètement changé.
Et moi, je vais vous donner mon sentiment. La société progressiste a été trop loin. On sait même pas où elle nous mène.
En revanche, la société conservatrice, on sait où elle nous a amené. Elle nous amené avec des repères, des valeurs qu'on respectait parfois. C'était difficile, on avait besoin de souffler, on ait besoin de bouffer d'oxygène mais on sait où elle nous amener.
La société progressiste dans laquelle on est plongé, on sait pas où elle va s'arrêter et on ne sait pas où elle nous mène. Bien ça devrait être un sujet d'interrogation. Oui mais interrogation mais après réponse.
Mais attendez je suis pas homme politique parce que là ça fait 40 ans François Piponi le dit depuis 30 14 ans qui tu plusieurs coups de couteau. Ça veut dire qu'il n'a plus aucun repère aucune limite aucune borne. Mais aller plonger un couteau dans un corps humain je peux vous dire voilà déjà et là c'est c'est à plusieurs reprises plusurs reprises.
Mais aujourd'hui les aujourd'hui les jeunes ils n'écoutent plus les autorités naturelles ou les politiques. Ils écoutent les influenceurs en fait c'est tout est tout a changé tout bouge. Et et j'allais dire nous on avait à une époque de l'influence sur les enfants parce qu'on était les parents, on était effectivement les j'allais dire des vous savez voilà des des des repères même pour eux et aujourd'hui ben c'est quoi ces repères ? qui nous échappent, c'est des repères virtuels, c'est des influenceurs, c'est des prêcheurs, c'est c'est des et en fait les gamins, ils se raccrochent à ce qu'ils peuvent et c'est là où il faut il faut effectivement retravailler et on avait le service militaire aussi qui est cadré parce que vous avez le respect parce que vous vous-même vous-même pendant 12 mois vous portiez un uniforme.
Donc vous savez ce que c'était que de porter un uniforme. Aujourd'hui tout est tout est supprimé. Donc toutes les valeurs effectivement civilisationnelles entre guillemets traditionnelles ont été gommé.
Et donc aujourd'hui on cherche justement bah une sortie de secours et on on narrive pas à la trouver. Mais effectivement il faut reposer peut-être un petit peu le débat et surtout remettre des repères dans la société qui en manquent énormément. Encore un témoignage sur ces news et sur Europain.
Il est 18h40. un cousin de la jeune Mélanie 31 ans qui a été tué à cou de couteau ce matin à nos gens à Haute Marne. Il raconte à quel point c'était une jeune femme exceptionnel.
Mélanie est une cousine de quelqu'un de la famille, une personne euh adorable, une maman une maman extraordinaire et malheureusement aujourd'hui qui laisse un petit bout un petit garçon de 3 ans derrière elle. Forcément beaucoup de colère, beaucoup de colère. Colère contre contre le gouvernement, colère contre tout ce qui se passe, colère contre l'éducation qu'on donne aujourd'hui aujourd'hui aux enfants.
J'arrive pas j'arrive pas à comprendre j'arrive pas à comprendre comment les les parents peuvent laisser ce genre de situation. Même si voilà, ils peuvent pas tout contrôler, ils peuvent pas tout voilà être derrière derrière. Mais à côté de ça, le gouvernement va attendre quoi et combien de temps ?
Il dit tout Gilier Loret, ce jeune homme, le cousin de Mélanie qui est morte ce matin, il dit tout. La colère contre le gouvernement, contre le gouvernement, l'inaction, les paroles, les paroles comme ça qui passent et puis les victimes qui passent qu'on oublie et puis qui qui défilent sous nos yeux horrifiés. Et je vais vous dire, je trouve que toutes les familles de victimes qui s'accumulent restent très calmes, très dignes à chaque fois.
Comment elles élèvent la voix ? Oui, mais de manière très calme. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a pas d'émeutes euh après euh la mort euh de Matis, après la mort d'Élias, après la mort de Thomas à Crépul.
Il y aura pas d'émeutes pour cette surveillante comme il y a pas eu d'émeutes pour Dominique Bernard, Samuel Patti, la prof assassinée euh à Saint-Jeanus, il y a pas eu des meutes pour cette jeune femme, jeune fille qui a reçu 57 coups de couteau à Nantes. Les Français sont très calmes, très calmes quand on vient euh tuer tuer leurs enfants, leur compagnons, leurs femmes. Voilà.
Très digne, très calme. Effectivement, ils prennent la parole. La ve, vous l'avez rappelé, la veuve commune, la maman d'Élias encore euh ce matin, les familles, voilà la même autour de Thomas Créol, on n pas entendu directement la famille mais ils ont fait passer par différents canaux des messages notamment quand il y a eu ce livre qui est sorti tu entendant de venir réécrire Crépaul mettant sur un pied d'égalité les deux bandes de jeunes comme si c'était une rx.
D'un côté, vous aviez des gens qui étaient armés, de l'autre non. Donc les Je trouve vraiment que les familles de victimes sont très calmes parce qu'il y a pas d'émeutes quand euh il y a tous ces profils qui sont tués. On met un point de bascule tout de même.
On va rejoindre Marie-Victoire Diodonné Tibo Marchetauto qui se trouve à nos jambes. Bonsoir à tous les deux. Euh les cours sont suspendus dans le collège Françoise d'OTO euh Marie-victoire et et l'ambiance évidemment est extrêmement pesante.
C'est bien cela. Je sais pas si vous m'entendez Marie Victoire. Oui, tout à fait Laurence, je vous entends évidemment l'ambiance a été très pesante tout au long de cette journée.
Actuellement, les abords du collège Françoise Dolto sont plutôt au vide. Néanmoins, comme vous pouvez le voir juste ici, plusieurs élèves ou parents sont venus déposer quelques roses en soutien. Et puis parallèlement à tout cela, c'est l'enquête qui elle ne fait que débuter.
Je vous le rappelle, le collégien de 14 ans a pu être interpellé. immédiatement après les fails, il a donc été entendu et interrogé par la gendarmerie aujourd'hui. Leur objectif évidemment c'est de comprendre les motivations de ce jeune.
S'agit-il d'un acte prémidité ? Si oui, depuis combien de temps et surtout avec quelle motivation ? Sur ce sujet et sur le profil de cet individu, nous avons pu échanger avec de nombreux habitants, élèves et parents.
Ils sont tous évidemment extrêmement choqué. D'autant plus que l'individu ne correspond à aucun profil alarmant. Ils le décrivent tous comme un jeune homme normal, sympathique.
Il était même, vous l'avez beaucoup dit, il était même le référent harcèlement de la classe. Mais parallèlement à cela, nous avons aussi appris par Ellisabeth Borne qui s'était déplacé, nous avons appris qu'il avait été exclu de cours avant le mois de novembre. Ce sont donc diverséments des zones d'ombre qu'une conférence de presse qui aura lieu demain à 17h pourrait permettre de commencer à éclaircir mais nous resterons en tout cas mobilisés pour éclaircir ce dossier et mieux comprendre les circonstances de ce drame.
Merci beaucoup Marie Victoire du donner Thiba Marchetau sur place à nos gens en haute mar conférence de presse demain 17h. On en sera sans doute plus on le suivra évidemment en direct sur nos antennes mais pour l'instant le mystère est entier. On ne sait pas ce qui a pu motiver ce passage à l'acte de ce garçon de 14 ans de s'en prendre comme ça avec une telle violence à une surveillante lors d'une fouille de sac.
Je parlais tout à l'heure dans mon éditorial et on s'en a fait l'écho avec Gotier et Louis du fait que les victimes désormais prennent la parole parce qu'avant c'était le silence le deuil. On vous oublie. Merci.
On vous a vu une fois merci de de disparaître. Aujourd'hui c'est fini. Euh euh Harmonie Comine qui a dit euh "La France a tué mon mari qui était gendarme." Euh il y a euh le père de Benoît qu'on a entendu hier euh qui est mort à Dax la semaine dernière.
Il allait fêter ses 18 ans euh samedi. Puis à la maman d'Élias qui a parlé euh ce matin à notre concert à Pauline de Malerbe. Euh un moment extrêmement fort, extrêmement émouvant.
écouter ce que dit Stéphanie, la maman d'Élias, qui est mort lui à coup de machette il y a quelques mois, tué par deux mineurs récidiviste. En fait, ce qu'il va falloir mettre en lumière, c'est le travail de des policiers, le travail de la BAC, le travail de la police judiciaire qui écope. Eux, ils écopent une société qui est en train de prendre l'eau, c'est-à-dire qu'ils les connaissent les délinquents.
Ils passent leur temps à les attraper, à les mettre en détention. Et il y a des jugements qui sont rendus qui font qu'ils sont ces délinquents sont remis en liberté. Non, il a pas de mot pour moi.
Il respire, il a du mal à respirer. Il regarde le ciel, il est allongé sur le dos, il tourne un peu la tête vers moi. Donc je il est vivant mais il est en train de de se déglobudiser.
C'est-à-dire qu'il est en train d'avoir une hémorragie interne. Donc sa conscience est en train de s'altérer. Mais il entend ce que je dis.
Et j'ai le mot chance est difficile à dire parce qu'Ellias n'a pas de chance. Elas n'a pas eu de chance mais moi en tant que mère j'ai la chance de pouvoir parler à mon enfant et de l'apaiser. Quelle quelle dignité, quelle force !
Je vous avoue que c'est absolument bouleversant dans cette maman et que cette interview était formidablement menée avec beaucoup de bienveillance. Elle dit qu'elle a donc de la chance de pouvoir accompagner son fils dans les derniers instants. La scène qu'elle décrit quand elle arrive, qu'elle voit son fils gisant dans son sang, elle est en tout être humain, toute mère de famille est littéralement sisaillée.
Oui. Mais en fait sur Christophe Covid quand quand enfin je veux parler de la mort, j'en ai côtoyé mais les gens ont peur de mourir seul en fait. Et dès lors et dès lors que vous avez euh c'est très émouvant quand même.
Et dès lors que vous avez une une personne une personne euh enfin votre maman quoi euh qui est là qui est à votre côté et qui représente justement tout ce qui est la sacralité, vous êtes apaisé. Et quelque part, elle a donné cet apaisement à son enfant et c'est il est mort euh je passe mes mots mais dans la paix parce que parce que justement rassurer que sa maman était à côté de lui. Combien de fois vous entendez euh euh vous lisez surtout euh des des des euh des textes de soldats par exemple pendant la pendant la guerre qui pleurent, qui appellent leur mère au secours et cetera qui écrivent des des courriers parce que ça ça représente la mer nourrissière et c'est exactement ça.
Et donc c'est cet apaisement et effectivement elle a beaucoup de dignité parce que parler garder son émotion et parler des faits et parler justement pour que ça change pour les autres pour que ça change et surtout ça elle est en mission en fait maintenant et elle va se donner une mission pour essayer de d'épargner des vies à venir. Elle disent tout on témoigne Naima parce qu'on veut pas que ça se reproduise parce qu'on veut épargner d'autres vies. Moi je suis comme vous je suis bouleversée là.
J'entends cette maman, je suis bcée et je vous avoue comme je me dis parce qu'on on s'est dit ça quand on avait parlé de Lola, on a dit il y en aura d'autres et malheureusement je je crains qui est qui ait d'autres d'autres Elias comme il y a eu d'autres Benoît comme il y a eu d'autres Lela et j'étais en train de penser à cette moment elle disait que Elias n'a pas eu de chance oui il n'a pas eu de chance en raison de l'irresponsabilité de nos politiques parce que Gautier a parlé de effectivement de madame Boubé hein qui était certainement contente de sa loi qui a permis effectivement que ses délinquants soient relâché et qu'il puisse récidiver et c'est ça moi qui me met dans une je vous avoue que je suis en fait en colère h et en même temps je pense à qu'on nous met euh aujourd'hui en tant que parent dans un espèce de désespoir parce qu'on a vraiment le sentiment qu'aujourd'hui il y a pas réellement un sursaut. Et quand je vous dis que j'attends un mec coupa, c'est parce que s'il y a un mec pas de nos politiques, de tous ces politiques que de droite et de gauche, et bien je peux penser, je peux de nouveau leur faire confiance mais aujourd'hui je leur fais pas confiance. Mais non, il y a la vraie enfin moi je suis impressionné c'est la dignité de cette cette mère.
Mais il y a pas de haine. [Musique] Moi je je suis je suis impressionné et admiratif parce que vraiment dans cette situation là, je sais pas comment je réagirai. Le père de du jeune qui a été tué à Dax, lui il commence à avoir d'autres et ça que côté disait à juste titre que pour l'instant les Français sont raisonnables.
Ils essayent d'interpeller, ils disent qu'ils sont pas d'accord. Faire une démonstration qui est réfutable. Mais jusqu'à quand ?
Jusqu'à quand les Français vont accepter ? Moi ce qui je répète, il y a un ami qui me disait souvent ça finira en guerre civile peut-être larv hein mais mais il y a un moment où où je crains malheureusement peut-être enfin quand je dis je crain oui que qui a des réactions violentes et qu' un moment les gens disent ça suffit quoi les boîtes et là où je vous rejoins François c'est que le père de Benoît à Dax il a eu un discours plus offensif que la maman d'Élias fait il était trop politiquement incorrect pour être diffusé sur les chaînes info et les grandes chaînes à part la nôtre évidemment parce qu'il a dit racaille de merde. Et donc, puisqu'il a dit racaille de merde, fallait pas diffuser son cri de colère alors qu'on lui a enlevé son fils à l'aube de ses 18 ans.
Mais ça reste une France bien élevée. C'est la France bien élevée. La dignité de cette mère, elle a fait des tribunes.
Alors que vous vous rendez compte, il faut rester calme. Il faut rester calme quand la ministre de l'éducation nationale cite votre fils en disant faut pas légiférer à chaud. Alors qu'on sait très bien que cette loi Boubé du Gomoretti, on parle pas d'une loi qui a 40 ans, on parle d'une loi qui doit avoir 3 ou 4 ans.
Gautier François, au niveau de quête d'Ax, on va réécouter ce qu'a dit le papa de Benoît qui est mort lui aussi poignardé. Euh il il a c'était samedi au moment de l'anniversaire de son fils décédé. Je vous remercie du fond du cœur.
On vous remercie du fond du cœur Maeva et Marina pour Benoît notre enfant notre fils qu' avoir 18 ans aujourd'hui. Voilà aujourd'hui aujourd'hui il all avoir 18 ans et se réjouissait de ses de fêter ses 18 ans aujourd'hui avec ses copains. Il a fallu qu'une racaille de merde.
Il a nul enlever la vie. Voilà, je pense que je vais arrêter là. Et encore une pensée très forte pour Benoît et encore merci merci beaucoup à tous d'être venu.
Merci beaucoup. Voilà, c'était à Dax vendredi la différence. Il se passe les pères des victimes, les parents des victimes, les victimes même pas moment il c'est plus possible parce qu'ils veulent pas rester dans l'anonymat.
Alors, on nous disait récupération politique. Non, c'est fini ça. On a passé ce que ça c'est un vrai tournant parce qu'on se souvient de de l'ar la fabrique du mensonge hein par le service public qui s'était mis en branle voilà pour essayer.
Et mais quand même il y a il reste quelque chose de ça, c'est le livre sur Thomas à Crépol. Alors il a il s'est très très mal vendu. Réaction de l'entourage de Thomas à Créol. réaction de Créol en entier qui a été scandalisé par ce livre.
Mais quand même euh grâce à certains médias, ce discours peut-être déconstruit. Ils n'ont plus le monopole du récit et c'est ça qui les rend fou. Ils n'ont plus le monopole du récit.
Les victimes parlent Oui, c'est ça aussi qu'on notait ensemble depuis hier. Ça y est. Bien sûr, mais je pense que ça rejoint un peu ce que disait Gautier.
C'est-à-dire que maintenant aussi les victimes savent que leurs paroles va avoir du crédit et c'est vrai qu'en le en le relayant leurs paroles, on leur accorde du crédit. Euh si on ne relayait pas leur parole, ce qui était le cas pendant des dizaines d'années. Non mais il y a il y a 15 ans, la parole là euh Gositre la parole, il mais quand bien même il l'aurait prise, personne n'aurait pris le risque entre guillemets de se dire on va passer la parole. tout le monde aurait dit "Oh, faut faut laisser passer la colère, euh c'est tout ça parce qu'ils sont dans dans l'émotion, dans l'excès, tout ça." Non, maintenant en fait il y a pas une personne autour de ce plateau qui n'accorde pas 100 % de crédit et de raison au père de Benoît.
Et et moi je trouve que même dans ces mots, objectivement, il est extrêmement sobre. Il est extrêmement sobre. Il a des moments où dans le discours, il va un peu plus loin.
Oui, bien sûr. Mais qui peut le lui reprocher ? Faisons un sondage.
Faisons un sondage. Je pense que vous avez 80 % des Français qui soutiennent le discours de ce père et je pense qu'il y a pas un seul français où il y en a très très peu qui demain s'il y avait des trucs avec des bougies, des fleurs et tout ce que vous des paillettes, vous n'aurez pas ma haine avec des avec de la musique un peu mièvre. Il y a pas un français qui ne se reconnaisse dans ces cérémonies grottesques.
Mais pour vous savez pourquoi ? Parce qu'en fait, on a expliqué à des gens qui étaient révoltés, qui avaient de la souffrance. Mais non, surtout pas.
N'exprime pas ce que tu ressens. Ne dis pas ce que tu tu as la colère que tu as en toi. Vous allez faire le jeu 2.
Et donc vous avez toute une génération, plusieurs générations qui ont pris sur elle et qui ont enfoui ça au fond d'elle, qui n'en peuvent plus. Et de la même manière, la récupération politique, il y a beaucoup de gens qui ont compris que maintenant c'était indispensable de faire entre guillemets ce qu'on appelle de la récupération politique, c'est-à-dire en fait une seule chose, mettre des mots sur ce qui s'est passé et proposer des solutions parce qu'en fait on avait même pas le droit d'esquisser le début du commencement d'une solution parce que sinon on vous disait "Oh là là, vous êtes en train de récupérer." Heureusement qu' sert à quoi ?
Je simplement vous qui avez été député à quoi sert le législateur si ce n'est à s'emparer de problèmes de la société pour changer la situation ? C'est c'est Non mais la mission basique d'un député ou d'un sénateur c'est celle-là. Mais c'est vrai que les gens ne parlaient pas parce qu'ils avaient le sentiment d'être seul.
C'est c'était un fait d'hivers. Là, ils sont plus seuls. Aujourd'hui, ils sont plus tout seuls.
Donc, ils disent "Mais il faut qu'on parle parce que ça arrive tous les jours." Donc ils se libèrent la parole eux-même parce que ils ont le sentiment que effectivement ils ont un rôle à jouer pour la société parce que ce qu'ils font, ils parlent pourquoi ? Pour leur souffrance, leurs douleurs mais aussi pour que ça n'arrive plus.
Et en fait, ils prennent le rôle du politique c'est qu'ils disent "Il y a un problème, bah nous on va vous on va vous le dire le problème. Voilà quel est le problème et il faut qu'on le règle." Alors, il est 18h55, on va saluer nos auditeurs d'Europe 1.
Ils vont rejoindre Pierre de Villen pour Europe un soir. Nous, on reste sur C News pour continuer à évoquer ce drame de nos gens en Haut Marne Jean-Christophe Koui et cette libération de la parole de victime. Est-ce que vous politiers, ça vous surprend le fait que ça y est, les parents, les victimes elles-mêmes qui se cachaient, qui étaient dans l'anonymat aujourd'hui on veut parler, on veut témoigner.
En fait, souvent il nous parlait à nous, policier. Euh donc c'était un et quand il voulait une résonance médiatique, on leur formait effectivement les écoutilles, on leur disait "Non, mais c'est bon." Euh voilà.
Mais moi, je trouve que les victimes, elles ont elles ont tous les droits parce qu'elles ont rien demandé et en fait c'est l'État justement qui doit faire en sorte qu'elles ne soient pas des victimes. Euh donc c'est facile à dire mais en même temps même pour ça, on paye des impôts. Voilà, c'est le contrat social.
On paye des impôts, on attend que l'État nous protège, on attend de vivre sereinement. Et c'est vrai que quand on est parent et bien oui, on fait confiance à nos enfants, ils sortent et il y a rien de pire euh de recevoir un coup de fil de la police en gendarmerie pour dire que votre fils est décédé euh mort. Ça doit être ça doit être les moments les plus éprouvants pour un policier ou n'est pas préparé à ça.
Jamais on nous prépare l'école de police à annoncer à un père ou une mère euh le le circonstances du décès de leur fils. Donc bah on prend sur nous, on essaie de pas se faire de transfert parce que sinon on deviendrait dingue parce que passez vos voilà toute votre carrière annoncer des décès aux gens aller chez les familles parce que des fois vous arrivez dans leur maison et souvent c'est pas par téléphone he vous déplacez et là vous dites ben écoutez on va vous assayyez-vous faut qu'on vous dise quelque chose et tout de suite les parents comprennent en fait on est toujours ce premier lien avec les parents et et avec on en prend bien sûr qu'on en prend ple la figure et on n'est pas encore une fois je vous dis on n'est pas préparé à ça donc oui maintenant aujourd'hui les victimes et les parents, les familles des victimes prennent la parole. Alors après effectivement faut faire attention parce que enfin c'est c'est toujours délicat parce que euh il y a toujours l'émotion et quand on a l'émotion c'est normal, il y a pas de contrôle.
Et après quand on a des le législateur lui la mère d'ellias elle était émué très contrôlée hein. Et là mais elle est sous c'est son contrôle à elle et c'est c'est ça qui est formidable. C'est-àdire qu'elle elle-même elle elle essaie de construire quelque chose en fait et donc et après le législateur lui doit prendre en compte ça pour que ça n'arrive plus.
Et aujourd'hui, effectivement, quand vous avez une Assemblée nationale qui qui est en lambeau avec plusieurs euh plusieurs parties, il y a pas vraiment de de de consensus pour faire évoluer la loi, bien les législateurs doivent se poser la question "Qu'est-ce que je fais dans l'assemblée ?" Voilà. Et ben l'idée c'est d'avoir un monde meilleur et c'est de faire en sorte que les citoyens français s'y retrouvent.
C'est catastrophique, c'est qu'ils ont fait évoluer la loi ces dernières années dans le mauvais sens. Dans le mauvais dans le sens des des dernières, rien n'est fait pour le droit des victimes. Rien. et vous le savez dans les commissariats même pas autant le délinquant le don en fait on leur donne des numéros de téléphone d'association voilà la seule réponse c'est les association mais c'est terrible et donc nous c'est le système d des policiers dans les commissariat on se débrouille bah justement pour emmener les victimes bah à l'hôpital aux UMJ et cetera enfin enfin je veux dire c'est c'est que de la débrouille et après c'est bah voilà vous avez vous avez les association allez les voir et cetera enfin je veux dire c'est Ouais il je pense qu'il y a vraiment à travailler là-dessus et aujourd'hui le le l'accuser à plus de droits que que les victimes.
Merci à tous d'avoir participé à cette édition spéciale sur C News consacré à la mort de Mélanie, 31 ans, à nos gens en Haut Marne. J'imagine que vous y reviendrez dans 100 % politique. Bre.
Marina Ferrari