Budget 2025, crise diplomatique entre la France et l'Algérie, le duo Trump-Musk... Le "8h30 franceinfo" de Julien Odoul
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Bonjour Julien Audoul. Bonjour. Michel Barnier, François Bayrou, qui tente de faire passer son budget et qui tente pour cela de négocier avec le parti socialiste, notamment sur la réforme des retraites. Michel Barnier, lui, n'y était pas arrivé parce que vous l'aviez censuré. Là, c'est plutôt les socialistes qui sont au centre du jeu. Et vous, vous êtes où ? Vous êtes hors jeu ?
Non, nous sommes toujours au centre du jeu puisque nous sommes toujours le premier groupe de l'Assemblée nationale. Nous sommes toujours le premier parti de France avec 11 millions d'électeurs. Donc, quoi qu'il arrive, on devra composer avec le Rassemblement national, d'une manière ou d'une autre. Effectivement, M. Barnier avait cru pouvoir se passer de nos 11 millions d'électeurs comme s'ils allaient rentrer à la niche. Mathématiquement, non. Ah si, si, mathématiquement. Le parti socialiste plus l'ex-majoré. Alors oui, ça, je vous le confirme.
Et nous sommes toujours le premier parti de France, c'est mathématique et démocratique. Ça, c'est tout à fait mathématique. Mais mathématiquement, s'il y a un accord avec le parti socialiste, votre arme de la censure devient une arme en plastique.
Non, puisque, vous savez, les accords, les bidouillages aujourd'hui d'accords de non-censure, etc., tout ça, évidemment, peut voler en éclats en fonction des circonstances, en fonction des déclarations des uns et des autres, en fonction de LFI qui, à un moment donné, menacera l'EPS. Je pense que tout ça n'est pas très sérieux. Pourquoi ? Alors, effectivement, l'EPS essaye de négocier.
Pourquoi vous parlez de bidouillage ? Si François Bayrou accepte de revenir sur la réforme des retraites, la réforme, enfin, la victoire reviendra aux socialistes. Vous aurez vraiment regardé passer les trains ?
La victoire reviendra aux Français. Vous savez, au-delà des accords... Donc vous applaudirez, vous direz bravo aux socialistes. Non, pas bravo aux socialistes.
Pourquoi ? C'est ce que vous souhaitez depuis... Vous promettez ça depuis des mois et des mois, ils vont peut-être l'obtenir.
Nous ne souhaitons pas véritablement ce que veulent les socialistes. Sur la réforme des retraites, vous ne voulez pas... Le projet sur les retraites qui a été porté par Marine Le Pen, c'est un projet différent de la réforme touraine.
Mais avant ça, il ne faut pas suspendre la réforme qui a été faite par Emmanuel Macron.
Tout ce qui atténue les souffrances et les difficultés des Français, nous sommes pour. D'où que ça vienne ? Voilà, que ça vienne des socialistes, que ça vienne de la planète Mars ou autre. À partir du moment où ça va dans le bon sens et que ça améliore le pouvoir d'achat, les retraites, les conditions de travail, les conditions de vie, nous sommes pour. Mais donc c'est grâce aux socialistes ? Non, on ne disait pas bravo aux socialistes. Je ne sais pas pourquoi vous voulez me faire dire bravo aux socialistes. Parce qu'ils obtiennent quelque chose que vous n'êtes pas arrivé à obtenir. Ils n'ont rien obtenu, déjà. Pour l'instant, ils n'ont rien obtenu.
Et ce que je veux dire, c'est qu'il y a un groupe qui pèse depuis plusieurs mois, depuis plusieurs années, qui a milité justement et qui a failli faire adopter le retrait de la réforme Macron à 64 ans, qui avait été justement refusé par la gauche. Je le rappelle, parce que nous avions, lors de notre niche parlementaire, proposait l'abrogation de cette retrait à 64 ans. Et toute la gauche avait refusé de soutenir. Donc il faut voir l'hypocrisie de ces gens-là.
Ah vous voyez, ils n'ont même pas besoin de vous pour ça, finalement, peut-être.
Mais nous verrons. Nous verrons comment ça se passe. Vous n'y croyez pas. Ce n'est pas que je n'y crois pas, mais encore une fois, nous, ce que nous regardons au-delà des tractations des uns et des autres, de savoir qui va faire son accord et qui va être gagnant, nous, ce que nous regardons, c'est l'intérêt des Français. C'est juste ça.
Est-ce que ça peut être une bonne raison, peut-être, de ne pas censurer le budget ?
Mais il y a plusieurs raisons de censurer ou de ne pas censurer. Nous verrons déjà, lors de la déclaration de politique générale de M. Bayrou mardi, nous verrons ensuite qu'est-ce que mettra M. Lombard véritablement dans la balance. On a eu une discussion avec lui, nos collègues Tanguy et Chenu. On a bien vu qu'au-delà de l'écoute, ça n'allait pas bien loin. Il n'y a pas de remise en cause.
Il y a déjà quand même pas mal de petites choses. Les socialistes négocient une taxe du patrimoine des plus riches, une sur le rachat d'actions. Voir peut-être même une forme d'ISF. Est-ce que pour vous, ce n'est pas d'autres bonnes raisons, en plus de la suspension des retraites, pour finalement, vous aussi, acter la non-censure ?
Mais nous ferons les comptes à la fin du bal. En tout cas, quand le budget sera très clairement établi et annoncé. Mais nous, nous ne sommes pas dans la censure immédiate, automatique, pavlovienne, comme la France insoumise. Nous, nous allons voir si nos électeurs sont respectés et si nos lignes rouges ne sont pas franchies.
Simplement, quand Alix parle, effectivement, de ce qu'il y a dans cette corbeille, taxe sur les rachats d'actions, taxe sur les patrimoines, voire peut-être, là encore, aussi, une forme d'ISF, ça, c'est des mesures que vous soutiendrez ?
Il faut regarder, mais attention à la politique de la taxe. Attention à cette maladie de gauche qui est le fiscalisme.
Je crois que vous-même, vous avez défendu un certain nombre de taxes.
Oui, mais bien sûr, mais ce que je veux dire, c'est que nous sommes déjà le pays le plus taxé au monde. Les Français sont les contribuables les plus imposés au monde, avec une somme de prélèvement obligatoire qui est indécente au regard des services publics que nous avons, parce que les Français ne sont pas hostiles à payer des impôts. En revanche, ils veulent avoir des services publics de qualité. Je crois qu'il y a un certain nombre de mesures proposées que vous-même vous proposez, Julien. Mais bien sûr, nous allons regarder dans le... Les mesures de taxes. Nous allons regarder dans le détail. Attention à cette maladie et à cette antienne de la gauche qui est de taxer, taxer, taxer.
Et ça, je pense que le niveau de prélèvement de taxes que subissent les Français est déjà assez intolérable.
Mais on sent quand même, Julien Audoul, que vous n'êtes plus les faiseurs de rois. Le fameux pouce qu'on lève, qu'on descend...
C'est drôle ce qu'on dit de ça à chaque fois.
...pour faire tomber ou pas un gouvernement.
Vous êtes hors-jeu dans les négociations. Oui, c'est exactement la petite musique qu'on entendait au mois de juillet, au mois d'août. Le Rassemblement National a été battu. Il ne compte pour rien. Mais là, c'est actuel. Non, mais oui, on nous disait ça.
66 députés socialistes, ça suffit à François Bayreau pour faire passer un budget.
Mais ça n'assurera pas une stabilité, et vous le savez très bien, puisque les équilibres à l'Assemblée nationale...
Ils sont peut-être plus fiables que le RN, sur ce coup-là.
Je pense qu'en matière de cohérence, les socialistes ne sont pas fiables du tout. Ils l'ont montré par ailleurs, parce qu'on ne peut pas d'un côté vouloir l'alliance électorale avec la France Insoumise et être dans le nouveau Front Populaire, et en même temps pactiser avec la Macronie. Le grand écart va casser.
Je me pose une question. Vos électeurs, vous leur avez dit qu'on censure parce que le budget n'est pas le bon. Comment, s'il y a un accord avec le Parti Socialiste, vous allez leur expliquer que grâce à la censure que vous avez faite voter, et que vous avez fait tomber le gouvernement de Michel Barnier, finalement, le nouveau gouvernement se retrouve à faire un accord avec la gauche ?
Déjà, au-delà de l'accord avec la gauche, ce que les Français voient concrètement, notamment depuis le 1er janvier, c'est que grâce à la censure, les pensions de retraite ont été revalorisées de 2,2%, indexées sur l'inflation. C'est grâce à la motion de censure. Oui, rappelons que c'était surtout les pensions des plus riches qui étaient concernées par la mesure que vous avez censurée. On nous a dit que c'était l'apocalypse, que tout allait être bousculé, des puits de sauterelles allait s'abattre. Résultat des courses, la situation n'est pas florissante. Elle est mieux disante... Les taux augmentent tels qu'ils n'ont jamais été depuis 2011.
Elle est mieux disante que sous le gouvernement Barnier. Pareil pour les aides ponctuelles aux agriculteurs. Mme Gennevar s'est reniée elle-même, nous avait dit... Non mais ce n'est pas ma question. Ah non mais si c'est la question parce que... Pas tout à fait. Très clairement, nos électeurs nous demandaient de censurer parce que le budget qui nous était proposé... Mais vos électeurs ne vous ont pas demandé
à faciliter une alliance entre le gouvernement et le Parti Socialiste.
Mais c'est la concrétisation des élections législatives, de ce qui s'est passé, de ce grand parti unique. En tout cas, c'est le rassemblement de gens qui ont voté pour les uns et pour les autres. Les socialistes ont appelé à voter macronistes. Les macronistes ont appelé à voter socialistes même et les filles. Donc il est, j'allais dire, naturel que ces gens-là se rassemblent. Nous, nous sommes cohérents, nous sommes dans l'opposition
et surtout dans l'alternance. Vous restez avec nous bien sûr, Julien Andoul. On se retrouve juste après le fil info de 9h moins 20. Marie Maheux. L'alerte rouge est entrée en vigueur à Mayotte alors que la tempête tropicale d'Ikéledi s'approche des côtes de l'archipel. Les habitants sont invités à se confiner chez eux avec des vivres ou à se rendre dans un centre d'hébergement d'urgence. L'influenceur algérien Doilem, expulsé de France, puis renvoyé par l'Algérie, passe en audience ce matin pour décider du maintien ou non de son placement au centre de rétention administrative. Il est au cœur d'une crise diplomatique entre Paris et Alger.
Sur France Info, le porte-parole du Quai d'Orsay dénonce l'attitude hostile des autorités algériennes. À Strasbourg, la collision entre deux tramways hier après-midi a fait une trentaine de blessés. Selon le dernier bilan, la moitié est hospitalisée en urgence relative. Le patron de la CTS, la compagnie des transports strasbourgeois, ne sait pas encore s'il s'agit d'une erreur humaine ou d'un problème matériel. En rugby, tous les clubs français ont remporté hier leur rencontre en Champions Cup. 20 à 8 pour le stade Toulousain face aux Charcs sud-africains. 45 à 35 pour le stade français qui a affronté Northampton.
Le choc de cet après-midi, c'est le stade Rochelais qui accueille les Irlandais du Leinster. Rendez-vous à 16h15. Nous retrouvons Julien Audoux, le porte-parole du Rassemblement National,
député de Lyon. On en parlait à l'instant dans le fil info. Jeudi, un influenceur algérien expulsé de France pour des appels à la violence sur les réseaux sociaux a été refusé par l'Algérie au motif qu'il était interdit de territoire. Est-ce que vous dites, comme Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, qu'il y a une volonté de l'Algérie d'humilier la France ?
Ah mais ce n'est pas nouveau. Le gouvernement algérien est dans une posture extrêmement hostile vis-à-vis de notre pays. Et je pense qu'il faut arrêter de se faire cracher dessus, de se faire traiter comme un paillasson en permanence. Parce que si l'Algérie est hostile et brutale vis-à-vis de la France, c'est parce que la France est faible, c'est parce que les gouvernements français sont lâches.
On n'arrive pas à renvoyer, par exemple, les ressortissants.
On ne veut pas, ils nous les renvoient en France. On a des moyens d'action immenses. On ne veut pas tordre le bras à l'Algérie. Ce que ferait Marine Le Pen s'il était présidente de la République, c'est qu'il n'y aurait plus un seul centime d'aide au développement pour l'Algérie. C'est 140 millions d'euros par an.
C'est 138 millions.
140 millions d'euros par an. Oui, mais c'est de l'argent qui va en Algérie. Je pense que cet argent serait beaucoup plus utile à Mayotte pour aider nos compatriotes dans la détresse plutôt qu'à aider un gouvernement qui nous crache dessus.
Mais ça, ça ne résout pas le problème de pouvoir envoyer des ressortissants en Algérie.
Mais si, parce qu'encore une fois, la négociation, la diplomatie, c'est se faire respecter. Donc plus un seul centime, plus un seul visa. Zéro visa. Zéro visa. Mais vous savez que ça n'a pas marché, ça. Mais bien sûr que si.
La France accorde 200 000 visas des Algériens en 2023, c'est deux fois moins qu'en 2017.
Il n'y a jamais eu de suspension. Il n'y a jamais eu de langage de fermeté. Jamais de suspension.
Mais là, ce n'est pas un langage de fermeté ? Non, non.
Plus aucun Algérien ne doit être accueilli sur le sol de France tant qu'ils ne reprennent pas leur brebis galeuse. C'est très clair. Et puis ensuite, vous avez... Mais vous faites comment ? Juste qu'on comprenne concrètement. Si vous me permettez, je vais développer l'arsenal. Oui, mais je voudrais juste...
Vous dites zéro visa. Ça veut dire concrètement, par exemple, si on prend le cas de cet influenceur, il arrive à l'aéroport d'Alger. Alger ne veut pas le laisser rentrer. Il estime qu'il n'est pas en règle et qu'il n'a pas les papiers. Vous faites quoi ?
Il y a quelque chose qu'on peut faire immédiatement. D'ailleurs, qui a été révélé par notre ancien ambassadeur Xavier Driancourt à Alger, qui nous a révélé chez vos confrères du Figaro notamment, que tous les diplomates français en Algérie étaient placés sous surveillance. Qu'il devait demander des autorisations pour se déplacer en Algérie. Bruno Retailleau, demain, peut demander exactement la même chose pour les diplomates algériens en France.
Et ça, ça ferait qu'il reprendra leur ressortissant.
Mais encore une fois, ça remet du rapport de force et ça impose un rapport de force et donc du respect pour notre pays et notre peuple.
Un mot peut-être encore sur la question des renseignements. Il y a une coopération sur le renseignement entre France et Algérie, notamment sur le sujet des djihadistes. Est-ce que ce n'est pas prendre un risque aussi que de s'aliéner d'une certaine façon à l'Algérie, que d'entretenir de trop mauvaises relations dans la mesure où on a quand même une utilité à avoir des renseignements qui nous viennent de l'Algérie ?
Mais jusqu'à quand ? Est-ce que la France est l'idiote du village qui reçoit les gifles sans rien dire ? Il faut faire une croix sur les renseignements qui nous sont fournis par les services algériens. Mais jusqu'à quand on va se faire humilier par ce pays ? Moi, je trouve d'ailleurs que les discours de M. Macron, qui nous parlent toujours de peuple ami, alors que depuis des années...
Je vous ai posé une question précise sur la question du renseignement.
Ce n'est quand même pas un petit sujet. Oui, mais je pense que nos services de renseignement, déjà, ne sont pas petits. Et ensuite, quand vous avez un gouvernement qui est aussi dans la revanche, dans le ressentiment et dans l'hostilité vis-à-vis d'avant, mais on peut la suspendre en tout cas, mais on ne peut pas continuer comme ça. Tous les risques que ça implique. On ne peut pas continuer comme ça à voir notre pays et notre peuple se faire humilier en permanence. Voilà, j'ai l'impression que notamment la Macronie découvre le chaude. M. Barrault, M. Attal, mais qu'est-ce qu'ils faisaient quand ils étaient au gouvernement ?
Juste d'un mot, quand même, quand vous entendez Gabriel Attal dénoncer les accords de 68, je rappelle, c'est des conditions privilégiées en clair pour les Algériens, pour pouvoir venir s'installer, regroupement familial, etc., qui, selon lui, sont devenues une filière d'immigration à part entière. Vous applaudissez des deux mains ?
Bravo, M. Attal, on le dit depuis des années. Il faisait quoi quand il était Premier ministre, M. Attal ? Ils étaient aux Champignons, il avait un sanglier sur le feu. Enfin, très clairement, moi, je veux bien que ceux qui n'ont rien fait...
Vous savez qu'on ne peut pas le dénoncer, cet accord. C'est un accord entre deux pays, donc...
Ceux qui sont responsables de cette situation, parce qu'ils n'ont rien fait, ils ont laissé faire. Je rappelle que M. Darmanin avait déposé une gerbe au mausolée du FLN, c'était en 2019, à Alger, pour commémorer des terroristes et ceux qui ont massacré les Harkis et les Pieds-Noirs. Tous ces signes-là ont été délétères.
Julien Oud, l'autre sujet, Donald Trump, qui prendra ses fonctions dans huit jours, maintenant comme président des États-Unis, avec cette investiture le 20 janvier. Investiture où sera invité Eric Zemmour, mais pas Marine Le Pen. C'est un camouflet ?
Non, ce n'est pas un camouflet. Je ne vois pas pourquoi... Elle n'avait pas sa place, Marine Le Pen, à cette investiture ? Ce n'est pas qu'elle n'avait pas sa place. Encore une fois, Donald Trump invite qui il souhaite. Ce n'est pas la question. Je pense qu'il y a d'autres sujets plus importants dans les relations franco-américaines.
Mais Donald Trump, ce n'est pas du tout votre modèle ?
Ce n'est pas notre modèle. Ça ne peut pas être notre modèle, puisque le paysage politique américain, la politique américaine est très, très différente de celle qui est menée en France. En revanche, effectivement, il y a des pistes intéressantes. Il y a dans la manière de faire campagne, dans les propositions, dans certaines orientations sur lesquelles on peut se retrouver. C'est certain que Donald Trump, ce n'est pas la dédiabolisation. Nos positions sont parfois antagonistes avec les États-Unis, que ce soit d'ailleurs avec Donald Trump, que ce soit avec les démocrates, puisque la politique américaine est sensiblement toujours la même.
Mais est-ce que ça questionne votre stratégie de dédiabolisation, quand vous voyez Donald Trump, qui, objectivement, déclare des outrances assez régulièrement ?
Non, je vous l'ai dit, la politique américaine et la politique française sont diamétralement opposées, voire différentes. On ne fait pas campagne de la même manière, nos peuples sont différents. Donc, on ne peut pas calquer, en fait, ces deux façons de faire de la politique qui sont très différentes.
Au côté de Donald Trump, il y a Elon Musk, qui est assez incontournable. Sur son réseau Socialix, il a apporté son soutien régulièrement à beaucoup de formations d'extrême droite en Europe. On a le sentiment que, de la même manière que Donald Trump tient à distance Marine Le Pen, Elon Musk aussi tient à distance Marine Le Pen. Il n'y a aucun contact entre le Rassemblement national et Elon Musk ?
Mais pourquoi voulez-vous qu'on ait des contacts, ou en tout cas des rapprochements ? Il peut y avoir des contacts. Il y aura peut-être des contacts. Moi, je m'étonne que, finalement, que certains diabolisent Elon Musk parce qu'il donne son avis et sa préférence pour telle ou telle formation politique. Ça ne choquait pas vraiment.
Ce n'est pas de l'ingérence ?
Ce n'est pas de l'ingérence. Pourquoi l'ingérence serait, finalement, que dans un sens ? Quand M. Obama appelle à voter pour M. Macron, quand des gouvernements étrangers, européens, demandent à faire barrage à Marine Le Pen, est-ce que c'est de l'ingérence ? Non, c'est bizarre qu'à chaque fois que ce soit pour un soutien d'un pouvoir mondialiste, européiste ou macroniste, là, ce n'est pas de l'ingérence. En revanche, quand c'est pour soutenir des formations patriotes, bizarrement, c'est de l'ingérence.
Merci, Julien Audou, le député Rassemblement national de Lyon et porte-parole du RN d'avoir été avec nous ce matin sur France Info. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Julien Odoul