Le cheminot et syndicaliste d'extrême gauche, Anasse Kazib, annonce son intention d'être candidat à la Présidentielle, après avoir échoué à réunir 500 parrainages en 2022
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il paraît que la classe ouvrière a disparu. »
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« Les salariés ne sont plus exploités. Au contraire, ils sont privilégiés et trop payés. »
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« Les cheminots prennent en outage des Français qui travaillent. »
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« On n'arrive plus à vivre de notre travail. »
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« En 2017, nous avons été la première opposition à Macron. »
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Il paraît que la classe ouvrière a disparu. Elle a existé pendant des décennies, mais plus maintenant. Les usines ont fermé, le travail a évolué. Les salariés ne sont plus exploités. Au contraire, ils sont privilégiés et trop payés. D'ailleurs, il n'y a plus d'ouvriers. Ils ont été remplacés par des employés, par la classe moyenne. Les cheminots prennent en outage des Français qui travaillent. Ou par des robots, ou par des auto-entrepreneurs, ou par des chômeurs. Il paraît.
Pourtant, chaque jour, des millions de personnes vont au boulot, passent leur journée sous les ordres d'un chef ou sous le contrôle d'une application, conduisent des bus et des trains, soignent des patients, s'occupent de nos enfants, bossent sur une chaîne de montage, un chantier ou dans un entrepôt, vendent leurs forces de travail pour pouvoir nourrir leur famille ou payer leurs études. Rien ne tourne sans eux, rien ne tourne sans nous. Pourtant, on n'arrive plus à vivre de notre travail.
On a l'impression d'être condamnés à l'inflation et au chômage, à un monde de crise et de guerre, à subir le sexisme, le racisme, les problèmes de papier, et d'être privés de parole par les patrons et les politiciens. Mais on lutte aussi. Et on est capable de se faire entendre. Avec un gilet rouge, un gilet jaune ou un gilet noir. Dans des grèves ou des manifestations, des marches pour la Palestine ou contre la guerre. En France et dans le monde entier. En 2017, nous avons été la première opposition à Macron. Parce que ceux qui sont en première ligne, c'est nous. Ceux qui ont intérêt à tout changer, c'est nous. Ceux qui ont la force de le faire, c'est nous.
Parce que la classe ouvrière, elle est partout. Sauf dans l'élection présidentielle.