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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 13 février 2026 89 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileInstitutions & électionsSécurité

Bonjour chez vous ! du 13 février 2026

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 57 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Revenons sur la déclaration de candidature de Bruno Retailleau et ses conséquences politiques.

  • 6:32OuverteRéponse directe

    Est-ce que le virage électrique peut apporter un nouvel espoir pour l'industrie automobile française ?

  • 7:03OuverteRéponse partielle

    Brune Retailleau officialise sa candidature à l'Elysée. Vous y attendiez ?

  • 7:21RelanceÉludée

    C'est trop tôt pour une candidature à un mois des municipales ?

  • 7:29RelanceRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas un peu une forme d'affront pour les candidats LR en campagne ?

  • 7:51RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça ne fait pas un peu président de parti qui la joue perso ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:41InvitéFait
    « Je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir. »
  • 3:05InvitéFait
    « Il faudra avant, précisément, changer la constitution pour dire au peuple français, c'est vous qui allez pouvoir vous prononcer sur la question de l'immigration, sur la justice, pour durcir les sanctions. »
  • 3:58InvitéFait
    « Le gouvernement a finalement tranché. Il met l'accent sur la relance de l'électricité d'origine nucléaire en remplacement des énergies fossiles. »
  • 5:21InvitéChiffre
    « L'industrie automobile française qui s'essouffle en 13 ans. La filière, doucement transformée par l'électrique, a perdu un tiers de ses emplois et vu ses ventes chuter de 20%. »
  • 5:44InvitéChiffre
    « 700 000 spectateurs attendus. »
  • 6:26PrésentateurFait
    « Il y a eu un rapport sénatorial il y a peu de temps, produit notamment par mon ami Alain Cadec, qui montre qu'effectivement, on a pris du retard et notamment dans le domaine de l'électrique. »
  • 6:42PrésentateurFait
    « Et c'est vrai que la volonté européenne de mettre fin au thermique, entre guillemets, en 2035, s'est révélée une erreur historique qui est corrigée mais qui a fait du mal. »
  • 10:43PrésentateurFait
    « Il faut travailler plus. »
  • 11:11PrésentateurFait
    « Il dit que l'immigration n'est pas une chance pour la France. »
  • 19:09InvitéFait
    « Il a peur de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale, en fait. »
  • 20:50Locuteur non identifiéChiffre
    « Sur les projets de 6 EPR, c'est plus de 100 milliards. »
  • 23:27InvitéFait
    « C'est une première sous la Ve République qu'un ministre passe directement de ses fonctions au budget à la Cour des Comptes. »
  • 32:18PrésentateurFait
    « Il est le ministre de l'Intérieur qui a laissé rentrer en France le plus de migrants légaux. »
  • 32:24PrésentateurFait
    « Il est le ministre de l'Intérieur qui a raté sa négociation avec l'Algérie pour la reprise des OQTF français. »
  • 32:48PrésentateurFait
    « Migrants légaux : record historique. »
  • 32:51PrésentateurFait
    « OQTF : platitude totale. »
  • 35:05PrésentateurFait
    « il a fait pire que Castaner »
  • 35:15PrésentateurChiffre
    « c'est la pire année »
  • 36:36PrésentateurChiffre
    « 20 milliards d'impôts supplémentaires et 37 milliards de dépenses publiques supplémentaires »
  • 36:40PrésentateurFait
    « ça c'est du socialisme »
  • 44:47PrésentateurFait
    « il va y avoir encore un surinvestissement dans ces deux énergies »
  • 45:28PrésentateurChiffre
    « c'est des centaines de milliards qui sont prévus dans la décennie »
  • 49:49PrésentateurFait
    « le chantage permanent à la repentance »
  • 50:05PrésentateurFait
    « plus de soins pour l'intelligentsia algérienne, plus de visa, plus de flux financier »
  • 53:50InvitéChiffre
    « le coût des moyens aériens a bondi de 141% depuis 2012 »
  • 1:06:37InvitéFait
    « Je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir mais par sens du devoir. »
  • 1:06:51InvitéFait
    « Immigration sécurité justice et revalorisation du travail les thèmes portés sont ceux attendus. »
  • 1:07:04InvitéFait
    « Aujourd'hui malheureusement ce n'est pas le peuple qui gouverne trop souvent ce sont des juges qui nous imposent leurs décisions. »
  • 1:07:15InvitéFait
    « Il ne suffira pas de voter des lois il faudra avant précisément changer la constitution. »
  • 1:19:38Locuteur non identifiéChiffre
    « 22% des Français aujourd'hui ont confiance en leur classe politique. »
  • 1:23:20PrésentateurFait
    « Il est le ministre de l'Intérieur qui a laissé rentrer en France le plus de migrants légaux. »
  • 1:23:23PrésentateurFait
    « Il est le ministre de l'Intérieur qui a raté sa négociation avec l'Algérie pour la reprise des OQTF français. »
  • 1:23:25PrésentateurFait
    « Il est celui qui a vu les taux d'insécurité notamment de crimes augmenter voire exploser. »

Temps de parole

  • Présentateur59 %
  • Locuteur non identifié13 %
  • Locuteur non identifié 212 %
  • Invité9 %
  • Invité 22 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce vendredi 13 février pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Brune Retailleau se lance dans la course à l'Elysée. Le président des Républicains a officialisé sa candidature, non par obsession du pouvoir mais par sens du devoir, dit-il, ajoutant son nom à la liste des candidats déclarés ou potentiels à droite. Alors pourra-t-il aller au bout ? On en parle dans une heure avec nos éditorialistes Arnaud Benedetti et Lou Frittel.

Et puis on verra les réactions politiques à cette déclaration. Dans une demi-heure, on recevra le porte-parole du Rassemblement national, Laurent Jacobet-Libre. Brune Retailleau qui a placé sa candidature sous le signe du régalien. Peut-il affaiblir le RN ? On lui posera la question. Comment cette déclaration a-t-elle été perçue dans son propre camp ? Est-ce le bon moment à un mois des municipales ou un affront pour les candidats en campagne sur le terrain ? Le sénateur LR Olivier Paco sera notre invité dans quelques instants. Et puis à la une de nos régions, on poursuivra notre tour de France de la campagne des municipales direction Grenoble, en Isère.

Première grande ville conquise par les écologistes. C'était en 2014. Le maire sortant, Éric Piolle, ne se représente pas. Les écologistes vont-ils pouvoir garder la ville ? Le reportage dans 50 minutes. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Quentin Calmet.

1:40
Invité

Bonjour Auriane, bonjour à tous.

1:42
Présentateur

Quentin, à la une de ce vendredi 13 février, la France balayée par la plus forte tempête depuis 17 ans.

1:47
Invité

C'est la tempête Nils. Et effectivement, selon Inédit, ce sont toujours 450 000 foyers qui sont privés d'électricité ce matin. La vigilance rouge pour cause de crues est maintenue en Gironde, dans le Lot-et-Garonne. Et elle restera encore demain. On attend également des vents violents aujourd'hui en Corse et de fortes chutes de neige sur les Alpes.

2:09
Présentateur

Bruno Retailleau officielise donc sa candidature à l'Elysée.

2:12
Invité

Voilà, c'est un candidat par devoir, je cite, qui a présenté hier sa candidature. Le président du parti LR, sénateur de Vendée, est officiellement lancé dans la course à l'Elysée. Récit Jérôme Rabier. En retrait depuis sa sortie du gouvernement Lecornu, le patron des Républicains Bruno Retailleau sort de l'ombre et se lance sans surprise dans la course à l'élection présidentielle. A 14 mois de l'échéance, il est désormais officiellement candidat et mis sur la sobriété. Je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir. Je ne chercherai pas à séduire à tout prix. Et encore moins, et encore moins, au prix de mes convictions.

Immigration, sécurité, justice et revalorisation du travail, les thèmes portés sont ceux attendus. Mais c'est sur la méthode que Bruno Retailleau promet d'agir différemment avec plusieurs référendums. Aujourd'hui, malheureusement, ça n'est pas le peuple qui gouverne. Trop souvent, ce sont des juges qui nous imposent leurs décisions. Et moi, je pense que pour remettre de l'ordre dans le pays, il ne suffira pas de voter des lois. Il faudra avant, précisément, changer la constitution pour dire au peuple français, c'est vous qui allez pouvoir vous prononcer sur la question de l'immigration, sur la justice, pour durcir les sanctions.

Reste à savoir s'il sera le seul candidat de son camp alors que Xavier Bertrand, David Lysnard, Laurent Wauquiez ou d'autres ont annoncé ou préparent leur candidature. Le parti, dirigé par Bruno Retailleau, doit présenter son mode de désignation après les élections municipales de mars.

3:47
Présentateur

La stratégie énergétique de la France publiée aujourd'hui.

3:50
Invité

Voilà, cette programmation pluriannuelle de l'énergie a fait l'objet d'âpres débats depuis trois ans. Le gouvernement a finalement tranché. Il met l'accent sur la relance de l'électricité d'origine nucléaire en remplacement des énergies fossiles. Dans le même temps, il acte un moindre déploiement de l'éolien terrestre et du solaire.

4:09
Présentateur

Emmanuel Macron va rendre hommage à Ilan Halimi.

4:11
Invité

Oui, la France commémore les 20 ans de l'assassinat du jeune homme juif séquestré et torturé à mort en 2006. Le chef de l'État qui va planter un chêne dans les jardins de l'Élysée, symbole d'enracinement de la mémoire d'Ilan Halimi dans la République, a fait savoir la présidence de la République.

4:27
Présentateur

Et puis la Française Sophie Adnaud va décoller vers l'espace.

4:30
Invité

Oui, décollage imminent effectivement vers la Station Spatiale Internationale. La Française de 43 ans prend place à bord d'une fusée de SpaceX pour un voyage de plus de 30 heures à destination de l'ISS. Sophie Adnaud deviendra ainsi la deuxième Française de l'histoire à effectuer un vol dans l'espace. Après la pionnière Claudie Hénuré en 1996 et en 2001 qui l'a inspirée, dont elle portera l'écusson, Oriane.

4:54
Présentateur

Merci Quentin et à tout de suite. Bonjour Olivier Paco. Bonjour Oriane. C'est notre invité, sénateur à l'air de l'Oise. On va évidemment revenir avec vous sur la déclaration de candidature du président de votre parti Bruno Retailleau et ses conséquences politiques. Mais d'abord on regarde les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. La une du Télégramme, les nouveaux produits de luxe, café, chocolat, viande de bœuf, pèsent de plus en plus lourd dans le budget des Français. La deuxième une c'est celle de l'Est républicain sur le déclin historique de l'automobile. L'industrie automobile française qui s'essouffle en 13 ans.

La filière, doucement transformée par l'électrique, a perdu un tiers de ses emplois et vu ses ventes chuter de 20%. Alors est-ce que le virage électrique peut apporter un nouvel espoir ? C'est la question en une du journal. Et puis la dernière une c'est celle du courrier Picard. C'est l'enduro du Touquet ce week-end. Les entreprises Picardes au rendez-vous. Cinq cours sur trois jours. Des milliers de passionnés rassemblés. 700 000 spectateurs attendus. C'est la cinquantième édition de la mythique compétition qui démarre aujourd'hui. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

En dépit du fait que vous ayez eu la gentillesse de me présenter le courrier Picard et l'enduro du Touquet me fait penser à un maire de l'Oise formidable qui s'appelle Romuald Sels qui était motard. Non, je vais choisir le déclin historique de l'automobile parce que la France est un des pays de l'automobile, historiquement. On a eu et on a encore des marques extraordinairement réputées pour la qualité de leur production. Et aujourd'hui, effectivement, c'est un secteur économique qui se porte mal, qui compte beaucoup de sous-traitants.

Et il y a eu un rapport sénatorial il y a peu de temps, produit notamment par mon ami Alain Cadec, qui montre qu'effectivement, on a pris du retard et notamment dans le domaine de l'électrique. Et ça vous inquiète ? Bien sûr que c'est très inquiétant parce que ça emploie énormément de gens et c'est un domaine dans lequel on a toujours un savoir-faire remarquable. Et c'est vrai que la volonté européenne de mettre fin au thermique, entre guillemets, en 2035, s'est révélée une erreur historique qui est corrigée mais qui a fait du mal. On va parler de l'actualité politique qui concerne votre parti.

Le président de votre parti, Bruno Retailleau, qui s'est donc déclaré hier officiellement candidat à la présidentielle Vous y attendiez ? Alors c'était un petit peu dans les tuyaux. Maintenant, je crois qu'il y a eu une annonce, je ne dirais pas précipitée, mais peut-être un petit peu accélérée. Bruno a son timing. Alors colline après colline, ça y est, il a franchi la première colline. C'était pas le bon calendrier ? Je ne sais pas. C'est trop tôt ? Écoutez, c'est trop tôt, l'avenir le dira. Mais faire ça à un mois des municipales, ça interroge.

Est-ce que quelque part, ce n'est pas un peu une forme d'affront pour les candidats à l'air qui sont sur le terrain en campagne à essayer de gagner ou de conserver des villes ? Valait mieux le faire un mois que 15 jours avant, certainement. Donc là, pour l'instant, les municipales battent leur plein au cœur des communes. Et peut-être que les candidats qui sont effectivement en pleine campagne sont moins intéressés par l'actualité nationale. Est-ce que ça ne fait pas un peu président de parti qui la joue perso, qui pense à son avenir présidentiel, plutôt que de penser à la campagne des candidats et à aller les soutenir ?

Écoutez, l'élection présidentielle ayant dans notre système de la Ve République une telle importance, tout découle de la présidentielle. On peut dire malheureusement, mais c'est comme ça. Il était peut-être temps de marquer, non pas seulement les esprits, mais marquer son temps politique. Et c'est le choix qu'a fait Bruno Otaillot. Il vous avait prévenu, il avait prévenu les sénateurs, puisqu'ils siègent au sein du groupe Allard ? Il ne nous avait pas dit, puisque nous l'avons vu mardi matin, en réunion de groupe, où nous avons évoqué certaines problématiques, il n'avait pas dit « je vais me déclarer ». Mais nous savions qu'il y avait des réflexions.

Mais vous n'avez pas prévenu qu'il allait le faire jeudi, sous quelle forme ? Vous n'attendiez pas à ce que ce soit hier ? Personnellement, moi non. Vous le regrettez ? Il n'est pas plus consulté ? On l'a vu hier, juste un mot sur la forme. Il s'est présenté seul, face à un pupitre, personne autour de lui. Est-ce que du coup, c'est le candidat d'un parti ou c'est le candidat de lui-même ? Alors c'est vrai que la forme aujourd'hui prend beaucoup d'importance. Vous avez Jupiter avec ses Ray-Ban, vous avez Jacques Villerey avec son col. Et là, on avait quelqu'un de beaucoup plus classique, je suis tout à fait d'accord. Mais la présidentielle, c'est le rendez-vous d'un homme avec un peuple.

Alors qu'il y ait un drapeau tricolore, un fond bleu et quelque chose de peut-être un petit peu austère et sobre qui correspond à la personnalité de Bruno Retailleau, ça ne me choque pas du tout. Mais lui qui prône le rassemblement, est-ce que ça ne fait pas une déclaration de candidature un peu isolée ? Il y aura... D'autant plus si vous nous dites qu'il ne vous avait pas prévenu, pas consulté ? Enfin, il n'a pas besoin de me consulter ou de consulter. Vous, les fédateurs à l'air. Je suppose qu'il avait consulté des gens. Maintenant, le temps de la campagne viendra et je ne doute pas qu'il sera entouré de la plupart de ses amis politiques.

Et vous savez, un chef est fait pour chef, mais aussi pour rassembler. Et donc, il va effectivement rassembler le plus largement possible, je l'espère. Bruno Retailleau, c'est le retour du gaullisme. Moi, c'est ce qui m'a frappé dans sa déclaration de candidature que j'ai relu attentivement, que j'ai surligné. C'est une déclaration très gaulliste et qui m'a beaucoup plu. C'est le retour d'une certaine idée de la France, d'une certaine idée de l'État. C'est le candidat du courage, le candidat de la clarté, le candidat des convictions. Et il a insisté beaucoup sur un mot, la vérité.

Il n'est pas là pour, effectivement, raconter tout et n'importe quoi, avoir des postures théâtrales, comme il dit, mais pour, effectivement, dire des choses qui, peut-être, parfois, vont déplaire, mais qui sont indispensables pour le redressement du pays. Exemple, le travail. Il ose dire que, si on veut retrouver la prospérité, il faudra travailler plus. Et dans notre société, où on nous fait croire qu'on peut, et on est le seul pays au monde, maintenir notre système de retraite en revenant éventuellement à 60 ans à l'âge de départ, eh bien, au moins, lui, il a du courage. Il dit, ben oui, non, il faut travailler plus.

Il faut aussi, peut-être, pour moins imposer fiscalement, que nos entreprises soient plus compétitives. Et ça passe par un aménagement des normes, par, effectivement, plus de travail aussi. C'est le candidat du courage. Il dit que, il a redit, que l'immigration n'est pas une chance pour la France. Est-ce que vous, vous approuvez cette phrase ? Alors, il n'a pas dit uniquement ça. Mais il l'a dit. Est-ce que cette phrase, vous l'approuvez ? Disons que, quand elle est développée, oui, je l'approuve, effectivement, aujourd'hui, l'immigration, parce qu'elle n'est pas encadrée, parce qu'elle aboutit à une déstabilisation du corps social, effectivement, il y a eu trop d'immigration incontrôlée.

Et dans votre question, d'ailleurs, il y a presque un problème pour y répondre, parce qu'on se sent presque attaqué. Vous semblez presque dire que cette phrase sous-entend un relant de racisme. Non, pas du tout. Il dit que l'immigration n'est pas une chance pour la France. Est-ce que vous, vous diriez la même chose ? Ou est-ce qu'il aurait dû la nuancer ? Mais il l'a nuancée, en fait. Mais oui, l'immigration, aujourd'hui, incontrôlée, n'est pas une chance pour le pays, bien sûr. Est-ce que ce n'est pas aussi une manière de draguer les électeurs du RN que de dire ça ? Draguer, je ne sais pas, mais ne nous racontons pas d'histoire, surtout quand on est à droite.

Une bonne partie de notre électorat est partie du côté du Rassemblement national. Peut-être parce qu'il avait senti dans la famille LR, moins de courage dans ses expressions, moins de fermeté. Oui, bien sûr. Vous pensez pouvoir les ramener chez les LR, ces électeurs qui sont partis au RN ? On a un modèle électoral. C'est 2007. Nicolas Sarkozy, qu'on ne peut pas qualifier de raciste ou de fasciste, avait réussi à ramener énormément d'électeurs qui, en 2002, en premier tour, avaient voté pour Jean-Marie Le Pen. Alors, 2007 et 2027, il y a 20 ans d'écart, il y a beaucoup de choses qui se sont passées. Et surtout, il y a 5 ans de sarkozisme.

Est-ce que le bilan de son quinquennat, justement, ne va pas faire dire à ses électeurs « Ok, Nicolas Sarkozy, il avait ce discours de campagne, mais qu'est-ce qu'il a fait en 5 ans ? » Ce qu'il a fait en 5 ans, c'est le travailler plus ou le gagner plus. Moi, j'en suis très fier et je pense que c'était peut-être la meilleure mesure politique de ces 30 dernières années. Voilà. Donc, le bilan de Nicolas Sarkozy, on n'a pas à en rougir. Alors, il n'a pas permis d'être réélu. C'est une évidence. Et quand on est battu par François Hollande, c'est qu'il y a un petit problème quand même. Mais sur la philosophie de Nicolas Sarkozy, moi, j'adhère à 100%. Sur le fond, comment on départage ?

Bruno Retailleau, hier, il va tout droit vers 2027. Il ne parle pas de primaire. David Lissnard, par exemple, lui, qui est aussi dans votre parti, il appelle à l'organisation d'une primaire. Comment on départage tous ces candidats ? Alors, il y aura, au sein du mouvement lui-même, les LR. Parce que le vrai problème, ce n'est pas les LR, c'est les LR et leurs alliés potentiels d'horizon au sein des LR. Il y aura effectivement un mode de désignation très probablement par les militants. Bon, après, quand il y aura un seul candidat LR, il y aura peut-être Édouard Philippe, d'un côté, il y aura peut-être Gérald Darmanin. Et il faut à l'arrivée qu'il n'y en ait qu'un seul.

Parce que s'il y a une multiplicité de candidatures, c'est l'échec assuré pour ne pas arriver au... Et là, comment vous les départagez, les candidats du Bloc central ? Alors, personnellement, je n'ai pas de méthode, moi. Mais il faut qu'ils se parlent. Éventuellement, qu'ils aillent vers une primaire ouverte. Je ne sais pas où qu'ils trouvent une modalité. Alors, on parle des sondages en disant, voilà, celui qui est en tête dans les sondages, tout le monde va se ranger derrière lui. C'est bien gentil, mais les sondages peuvent bouger. Donc, celui qui est numéro 2 pourra dire, mais dans 3 semaines, je serai numéro 1. Donc, il faut trouver la bonne méthode. Il faut faire...

Mais pour vous, il faut un candidat d'Édouard Philippe à Bruno Retailleau, il faut un seul candidat. Je dirais même de Gérald Darmanin à Édouard Philippe. Ah, Bruno Retailleau, en passant par Édouard Philippe, oui. Mais ça s'arrête à Bruno Retailleau. Vous ne vous dites pas, comme Laurent Wauquiez, ça doit aller jusqu'à Sarah Knafow. Alors, Sarah Knafow, je la mets un petit peu à part, mais en tous les cas, ça n'ira jamais jusqu'à Marine Le Pen, puisque le Rassemblement National est un parti socialiste au niveau économique. Ils nous l'ont démontré jour après jour. Mais Sarah Knafow, oui. Sarah Knafow, c'est un ovni politique. Elle est particulièrement habile.

Elle sait faire bouger les lignes. Et j'avoue que par moment, je ne la situe pas bien. On va voir, puisqu'on le disait, cette déclaration de candidature, elle se situe à un mois des municipales. On va aller chez vous, dans l'Oise, à Compiègne. Bonjour, Vincent Gérard. Merci beaucoup d'être avec nous. Directeur de Oisebdo. Et Vincent, vous avez-vous une question sur l'enjeu pour les Républicains des prochaines échéances électorales ? Oui, bonjour, monsieur le sénateur. Bonjour, public Sénat. Je suis inquiet pour vous, monsieur le sénateur. Je suis inquiet pour votre prochaine réélection. Alors, peut-être pas spécialement votre réélection, mais l'élection de votre liste.

Vous aviez passé deux sénateurs. Les élections municipales vont désigner le corps électoral des grands électeurs qui votent pour les sénatoriens. Alors, il ne vous aura pas échappé que dans l'Oise, il y a six députés RN sur sept et que des villes importantes comme Noéon, Chambly, Compiègne, Crépillon, Valois, soit en lice, risquent de tomber aux mains du RN, que Beauvais risque de tomber à gauche. Est-ce que vous êtes inquiet que cette nouvelle donne laisse passer un sénateur RN pour l'Oise et que votre bloc de droite et de centre risque de perdre un siège ? Merci, Vincent Gérard. Alors, Vincent Gérard est toujours gentil avec moi. Il pense que je vais toujours perdre les élections.

En 2023, au sénatorial, il pensait que je ne serais pas élu. J'ai fait deux sièges sur ma... Donc, merci, Vincent. Alors, non, je rassure... Ah oui, non, non, alors, Oisebdo ne m'a jamais fait de cadeau, mais j'aime beaucoup Vincent Gérard qui a une vraie connaissance du terrain, sauf que, sauf que, mon cher Vincent Gérard, vous parlez effectivement de la puissance du RN dans l'Oise et c'est une évidence. Ils ont six députés sur sept. Ils ont énormément d'électeurs. Par contre, ils ont une difficulté incroyable à créer des lisses aux élections municipales. Ils voulaient me faire des lisses dans toutes les villes de plus de 3500 habitants.

Ils ont dû rabattre leur ambition à toutes les villes de plus de 9000. Il y en a une quinzaine et ils ne seront présents que dans la moitié. Que dans la moitié. Vous avez cité 100 lisses, M. Gérard. Il y a un candidat tête de lisses RN à 100 lisses. Je pense qu'il n'y a pas de lisses pour l'instant. Je pense qu'il n'y a pas de lisses. Et alors, pour être très clair, à mon avis, les élections municipales dans l'Oise vont aboutir à une relative stabilité du corps sénatorial. Il ne va pas y avoir de grands changements. J'en souhaite. Je souhaite que Creil quitte le marécage socialiste. Mais je n'en suis pas totalement sûr. Et vous parlez de Beauvais.

Je ne suis pas sûr que Beauvais va repasser sous la bannière rose. Vincent ? Très bien. Merci. Vous aurez rassuré vos électeurs de l'Oise. Merci. Merci, Vincent Gérard. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Directeur de Oisebdo. On regarde la une de Oisebdo. Merci beaucoup, Vincent, d'avoir été là. On passe au reste de l'actualité. Et le gouvernement dévoile aujourd'hui sa feuille de route énergétique jusqu'en 2035. La PPE, Programmation pluriannuelle de l'énergie. D'abord, avant de parler du fond, un mot sur la forme. Elle va être publiée par décret aujourd'hui. Elle ne sera donc pas débattue au Parlement. Les débats ont largement eu lieu, a dit Sébastien Lecornu à la presse régionale.

Il a tort ? Évidemment. Sébastien Lecornu s'était présenté comme le chantre du parlementarisme. Souvenez-vous-en. Plus de 49,3. Le gouvernement proposera nous débattrons, vous voterez. Et là, qu'est-ce qui se passe ? Le sénateur Stéphane Piennoir a posé une question d'actualité à ce sujet et sa conclusion, c'était de quoi avez-vous peur ? On n'a pas compris effectivement sur la forme. À l'arrivée...

19:09
Invité

Il a peur de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale, en fait.

19:13
Présentateur

Il a toujours peur, en fait. Il a peur de devoir éventuellement céder une nouvelle fois aux partis socialistes ou peut-être aux écologistes, je ne sais. La feuille de route en elle-même ne me choque pas. cette réaffirmation de la primauté, de la nécessité de la primauté du nucléaire, c'était une évidence. Ça ne l'était pas du côté d'Emmanuel Macron qui est le roi de la volte-face qui nous a dit il y a six ans écoutez, on va revenir sur le nucléaire. Oui,

19:41
Invité

la précédente PPE.

19:43
Présentateur

Pardon ? La précédente PPE

19:44
Invité

qui prévoyait la fermeture de 14 réacteurs pour ramasser plus granulaires de l'énergie.

19:48
Présentateur

Mais oui, le nucléaire, c'est une chance française qu'on a gâchée pendant quelques années à cause de François Hollande et des écologistes. Emmanuel Macron a hésité et puis aujourd'hui, effectivement, on a une ambition nucléaire qui est renouvelée. Je m'en félicite. C'est une énergie décarbonée, c'est une énergie propre. Peut-être par contre que sur les énergies renouvelables et notamment sur l'éolien terrestre, on a manqué d'ambition, entre guillemets, pour un retour en arrière ou un moratoire. Parce que je fais partie d'un territoire où dans certaines communes, dans certains secteurs, à 360 degrés, vous avez des éoliennes avec donc un rachat de l'électricité à un coût délirant.

Juste sur le nucléaire, on va écouter ce qu'en dit le sénateur écologiste de Paris, Yannick Jadot. Il est au micro de Gaspard Bunet.

20:44
Locuteur non identifié

Sur le fond, on voit bien qu'il y a une obsession nucléaire dans notre pays qui devient totalement déraisonnable puisque les derniers chiffres sur les projets de 6 EPR, c'est plus de 100 milliards. Donc on est sur des chiffres absolument astronomiques que les contribuables et les consommateurs vont payer.

21:05
Présentateur

Qu'est-ce que vous lui dites, Olivier ? Je lui dis très cher, Yannick, que tu es meilleur quand tu parles de foot. Le nucléaire, c'est la souveraineté. Pardon ? C'est pas très gentil, ça. C'est ce que je pense ? Non, mais j'aime beaucoup Yannick Jadot. Mais le nucléaire, c'est la souveraineté industrielle énergétique française. Et dans un monde où nous n'avons pas beaucoup de production de matières fossiles, où il faudrait acheter du pétrole ou du gaz à des pays qui ne nous veulent pas forcément du bien, cette indépendance, elle est plus que précieuse. Et il parle du coût. Effectivement, c'est un coût, le nucléaire.

Mais l'importation de ces produits, on avait vu le prix du gaz atteindre des taux délirants, c'est une bonne chose ? Non. Et le rachat des énergies renouvelables à des prix totalement déraisonnables, c'est une bonne chose ? Faire produire des panneaux photovoltaïques en Chine, des pales éoliennes en Chine ou en Inde, c'est une bonne chose ? Non. Juste, M. Pacan, un dernier mot. Est-ce que le fait que ce soit publié par décret, ça vaut censure ? Est-ce que les députés à l'air vont déposer une motion de censure ou s'associer à celle du Rassemblement national ? Écoutez, les députés LR sont censurophobes. Voilà.

Et puis, ils ont déclaré avec leur président qu'ils ne censureraient pas dès l'automne 2025 et donc, M. Lecornu peut dormir sur ses deux oreilles. Vous le regrettez ? Ah oui. Là, vous faites une motion de censure sur le budget ? Surtout sur le budget. Surtout sur le budget. Pas là ? Non, parce que là, la feuille de route en elle-même, elle n'est pas si mauvaise que ça. Mais à partir du moment où on avait dit on ne censurera pas, on ne sert plus à rien, voilà, Olivier Faure, lui, a pu être maître chanteur parce qu'il a fait peser la menace de la censure. Et il a obtenu ce qu'il souhaitait.

Parler du budget ou tout du moins de la polémique autour de la nomination de celle qui a porté le budget. C'est la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des Comptes et la polémique. Quentin, elle a été vive cette semaine. Vous allez nous refaire le feuilleton.

23:06
Invité

Oui, effectivement, la nomination est officielle depuis mercredi midi. Le Conseil des ministres qui se tenait à l'Élysée, elle sera effective qu'à partir du 23 février. On a donc vu Amélie de Montchalin siégée en séance au Sénat avant-hier. Elle est arrivée comme ça, on le voit ici au palais du Luxembourg. Depuis quatre jours, l'opposition dénonce cette décision du chef de l'État. C'est une première sous la Ve République qu'un ministre passe directement de ses fonctions au budget à la Cour des Comptes, notamment un chargé d'évaluer les politiques publiques en matière de finances. Les LR au Sénat qui sont donc interrogés, qui ont interrogé le gouvernement à ce propos.

Écoutez, mercredi, le sénateur LR Raymond Hugonnet.

23:46
Locuteur

Jean Raymond.

23:46
Locuteur non identifié

Même si on ne s'étonne plus de rien en ce bas monde, confier le contrôle du budget à la personne qui l'a élaborée semble tout de même une option assez hardie. De là à parler de verrouillage eu égard au caractère inamovible de la charge ou bien même de défiance vis-à-vis des magistrats de la rue Cambon, il n'y a qu'un pas que je ne saurais franchir bien sûr.

24:07
Invité

Voilà l'extrait de cette question de Jean Raymond Hugonnet. À ce moment-là, on a vu Oriane Amélie de Montchalin rester impassible sur son siège, les bras croisés, semblant ignorer la polémique. C'est la porte-parole du gouvernement qui a répondu évoquant la collégialité de la prise de décision à la Cour des Comptes. Écoutez Maud Bréjean.

24:24
Locuteur non identifié

C'est précisément cette collégialité pardonnez-moi, c'est précisément cette collégialité

24:32
Présentateur

qui fonde l'impartialité de la Cour des Comptes. Amélie de Montchalin sera et a été nommée aujourd'hui première présidente de la Cour des Comptes mais elle sera entourée de sept présidents de chambre. C'est une juridiction, chacun porte serment. Je ne m'en rappelle pas personnellement

24:47
Locuteur non identifié

mais François Mitterrand avait en son temps nommé Pierre Jox qui en quatre jours est passé du ministère de la Défense à la Cour des Comptes que ça pose sans que ça pose de difficultés, d'indépendance ou d'impartialité.

25:04
Invité

Voilà, cette question de nomination à un an d'élection présidentielle est particulièrement sensible d'autant que d'autres désignations doivent intervenir dans les prochains mois. La présidence du Conseil d'État en mai également qui sera à la tête de la Banque de France on le saura en juin. Alors Olivier Paco, ses nominations c'est du ressort du président de la République sans le contrôle du Parlement c'est dans la Constitution pourquoi vous en offensez ?

25:30
Présentateur

Parce que certaines personnalités effectivement posent un petit peu problème alors vous ne l'avez pas cité mais je pense que la nomination de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel c'était déjà le pompon mais alors on a cherry on the cake voilà la cerise sur le gâteau c'est Amélie de Montchalin qui va effectivement passer directement du ministère des Comptes Publics à l'instant chargé justement de vérifier de critiquer de légitimer les décisions du ministère des Comptes Publics Sauf que pardon la nomination de Richard Ferrand elle était soumise au contrôle du Parlement c'était joué à une voix le Parlement c'était pas opposé c'était validé grâce à l'abstention bienveillante du Rassemblement National il me semble ça s'était joué à une voix et ben voilà alors concernant Amélie de Montchalin je pense qu'elle a les compétences soyons honnêtes mais qu'elle passe immédiatement de l'un à l'autre il aurait fallu un sas de décompression parce que là on ne peut pas approuver cette nomination sans y voir le fait du prince et la volonté effectivement de verrouiller c'est non pas le recasage c'est la république des copines là et c'est très gênant c'est très très très gênant

26:39
Invité

et alors qu'est-ce que vous répondez aux arguments de la porte-parole du gouvernement ça s'est déjà passé par le passé et également la Cour des Comptes travaille en collégialité il y a cet autre président

26:47
Présentateur

je lui réponds qu'il y a un président de la république qui s'appelait Nicolas Sarkozy qui a mis en place d'autres systèmes un peu plus vertueux par exemple la direction de la commission des finances par l'opposition je suis à la commission des finances nous avons un président socialiste qui s'appelle Claude Reynal avec lequel nous travaillons très bien et il y a un rapporteur général LR c'est une bonne mesure donc comme quoi un président de la république n'est pas forcément dans le recasage et dans le verrouillage il faut avoir un tout petit peu de vertu dans la façon d'agir

27:15
Invité

oui c'était ma question suivante cette question du verrouillage il y a selon vous la question la volonté de verrouiller certaines institutions à un an de l'élection présidentielle le président de la république qui comme ça essaierait de placer ses proches aussi pour sauver son bilan vous le croyez ?

27:29
Présentateur

sauver son bilan il va avoir du mal parce que les français ont un tout petit peu de mémoire ils savent compter et ils voient qu'il y avait eu quelques petites choses entre 2017 et 2022 2022-2027 c'est le néant ou la nullité donc non les français seront très sévères après la volonté de verrouiller d'empêcher peut-être certaines mesures d'être prises notamment je prends le cas du conseil d'état ou du conseil constitutionnel c'est une évidence c'est une évidence et pour revenir à la candidature de Bruno Retailleau il est évident qu'il va falloir faire évoluer notre constitution pour que certaines instances aient peut-être moins de pouvoir et que le référendum par exemple puisque Bruno Retailleau en parle puisse être utilisé beaucoup plus facilement et que ce soit le peuple français une vraie démocratie c'est la parole au peuple et ne pas avoir peur de recourir à la parole populaire à quelles institutions vous voulez donner moins de pouvoir ?

par exemple le conseil constitutionnel on a trop d'exemples de décisions qui ont été retoquées d'amendements qui ont été déclarés cavaliers par le conseil constitutionnel bah oui je le dis clairement

28:40
Invité

et Bruno Retailleau l'avait aussi dit à l'époque j'ai une dernière question est-ce que vous diriez que la cour des comptes aujourd'hui est affaiblie par cette nomination ?

28:48
Présentateur

vous savez quand madame Montchalin va venir devant nous pour nous tenir un discours peut-être inverse de celui qu'elle a tenu trois mois avant effectivement elle va prendre une salve de Katyusha donc oui elle est affaiblie mais elle a l'habitude parce qu'elle nous a souvent changé de discours d'une semaine à l'autre sur le budget ça a été assez extraordinaire sur certains impôts qui devaient disparaître et qui finalement ont réapparu avec un aplomb extraordinaire elle a toujours su justifier la position du gouvernement elle le fera à la cour des comptes mais nous ne serons pas des bénis oui-oui pour louanger son action Merci Olivier Paco merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure Quentin on se retrouve dans 20 minutes on va faire le tour de la presse régionale

29:38
Invité

voilà on évoquera les titres de la presse régionale notamment aussi un petit zoom sur les municipales comme dans cette émission tous les jours on verra que Martine Vassal la candidataire a dévoilé sa liste à Marseille

29:49
Présentateur

Merci Quentin effectivement les dernières infos de la campagne ce sera à suivre avec vous dans 20 minutes on va parler de ces municipales on va également parler de la déclaration de candidature hier de Bruno Retailleau qu'en pense le Rassemblement National son porte-parole Laurent Jacobelli est notre invité et l'invité de cet entretien c'est Laurent Jacobelli bonjour merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation au député de La Moselle porte-parole du Rassemblement National Bruno Retailleau qui a donc officialisé hier sa candidature à l'Elysée est-ce que c'est un adversaire sérieux pour l'ERN et surtout est-ce qu'il ne vous coupe pas l'air sous le pied ?

C'est surtout un adversaire sérieux pour M. Attal M. Darmanin Mme Borne tous ces candidats de la Macronie qui affluent en un de plus M.

Retailleau je rappelle quand même qu'il a été ministre de gouvernement sous Emmanuel Macron qu'il a travaillé avec des socialistes que grosso modo il est responsable Emmanuel Macron et ce sera difficile pour lui de le défendre c'est sûrement pas quelqu'un qui nous fait peur mais c'est comme tout Macroniste un adversaire politique Vous le mettez dans la Macronie il est sorti du gouvernement il a fait un choix il s'oppose en beaucoup de points à Emmanuel Macron vous dites c'est le candidat de la Macronie En 2024 le Rassemblement National et les Républicains ont fait un accord pour aller aux législatives ensemble le président des Républicains s'appelait à l'époque Eric Ciotti M.

Retailleau a donc eu le choix il aurait pu travailler avec un parti le Rassemblement National qui veut plus de sécurité qui veut moins d'immigration qui veut moins d'impôts c'est ce qu'il dit aujourd'hui c'est exactement son discours il a fait un autre choix il est allé travailler comme des socialistes comme des centristes avec ceux qui creusent la dette avec ceux qui créent des impôts supplémentaires ceux qui ont ouvert les vannes de l'immigration et du coup engendré de l'insécurité il a fait un choix un choix très clair entre le redressement de notre pays entre l'amour de la France et la grande braderie de nos industries quand l'affaiblissement de notre pays il a fait le choix de l'affaiblissement c'est son choix d'homme responsable qui l'assume c'est pas du tout ce qu'il dit hier vous l'avez entendu son discours très axé sur le régalien très axé sur le rétablissement de l'ordre de l'autorité et pour parler de l'amour de la France il dit je serai le défenseur de nos coutumes de nos modes de vie de notre culture de notre civilisation c'est pas un discours qui est très proche de vous quand même ?

alors je suis très surpris il y a Bruno d'un côté il y a Retailleau de l'autre moi je rappelle qu'en tant que ministre il n'y a pas si longtemps il y a quelques semaines il est le ministre de l'Intérieur qui a laissé rentrer en France le plus de migrants légaux le plus il est le ministre de l'Intérieur qui a raté sa négociation avec l'Algérie pour la reprise des OQTF français il est celui qui a vu les taux d'insécurité notamment de crimes augmenter voire exploser joli bilan alors qu'il faut croire celui qui a été ministre il y a aussi une baisse des régularisations il y a aussi des exclusions c'est à la marge alors vous les chiffres qui vous arrangent c'est pas la marge le chiffre qui vous arrange pas c'est à la marge migrants légaux record historique record historique OQTF platitude totale c'est le ministre de l'Immigration c'est le ministre de l'Insécurité alors évidemment une fois qu'il n'est plus ministre il fait le beau et il parade moi vous savez quand je vois un LR j'écoute pas trop son discours je regarde plutôt son bilan et en général vous n'êtes pas déçu mais si vous l'attaquez autant est-ce que c'est pas quelque part qu'il vous dérange et qu'il vous inquiète non c'est parce que vous me posez la question voilà je suis absolument pas que hier Jordan Bardella a fait un tweet en réaction à sa déclaration de candidature assez ironique avec en fond les chiffres dont vous parlez sur les titres de séjour entre nous la situation de la France ne serait pas celle qu'elle est la situation politique ne serait pas si grave oui ça prête à sourire honnêtement c'est quelqu'un qui a fait l'inverse de ce qu'il promet qu'il fera bon deux possibilités soit il est sincère mais à ce moment-là en 2024 pourquoi est-il parti des républicains pour s'allier à Emmanuel Macron c'est très compliqué comme logique non soit il n'est pas sincère il veut défendre son poste il est parti des républicains il est parti des républicains quand Eric Ciotti a signé la tort il est président des républicains il est plus au gouvernement on va pas refaire l'histoire à l'époque le président des républicains c'était Eric Ciotti c'est très simple faites une comparaison on va faire une étude comparative Eric Ciotti d'un côté monsieur Retailleau de l'autre face à la même France aux mêmes enjeux aux mêmes paysages politiques il y en a un qui dit moi travailler avec Emmanuel Macron jamais cet homme est en train de détruire la France il y a un parti qui n'est pas mon parti mais qui est un parti qui partage un certain nombre d'orientations c'est le Rassemblement National c'est l'alternance je suis du côté de l'alternance ça c'est Eric Ciotti puis il y en a un qui dit une voiture quand même noire brillante avec une belle cocarde un bon salaire de ministre allez je choisis ça excusez-moi c'est deux visions de la France deux visions de la politique et il y en a une qui m'a à mes faveurs c'est celle d'Eric Ciotti quand il dit l'immigration n'est pas une chance c'est quelque chose que vous auriez pu dire que vous dites d'ailleurs ben non c'est pas une chance et c'est pour ça qu'on en veut un peu à monsieur Bruno Retailleau d'avoir ouvert les portes et les fenêtres vous savez c'est politiques qui promettent et qui font l'inverse je crois que les français en ont marre excusez-moi l'expression je pense qu'ils veulent maintenant des gens qui assument ce qu'ils disent quelles que soient les opinions on peut être de gauche on peut être du centre on peut être de droite on peut être patriote tout est possible c'est la beauté de la démocratie mais quand on dit blanc et qu'on fait noir il y a un problème et aujourd'hui le problème de monsieur Retailleau c'est la crédibilité il n'est pas crédible voilà il a fait pire que Castaner mais est-ce que en un peu plus d'un an au ministère de l'intérieur il est comptable de toute la politique migratoire il est comptable de la sienne de l'année où il a été ministre c'est la pire année voilà tout le monde jugera sur PS et c'est lui le responsable bien sûr s'il estime que le politique n'est responsable de rien qu'il aille faire autre chose vous savez c'est très sympa de faire du macramé de la course à pied ou de l'hélicoptère mais s'il veut faire de la politique qu'il assume la politique c'est un programme ce sont des alliances et c'est un bilan voilà il a peut-être un programme mais il a fait les mauvaises alliances et il a un bilan terrible alors vous attaquez Bruno Retailleau sur son bilan je réponds à vos questions il attaque lui Marine Le Pen c'était hier soir au 20h de TF1 on va l'écouter

35:46
Invité

Marine Le Pen elle est socialiste moi je veux que la France se relève pour se relever c'est par le travail et c'est certainement pas par l'assistance je me souviens quand on avait voté au Sénat les 15 heures de contrepartie pour le RSA parce qu'une allocation c'est pas un dû elle avait refusé de la voter c'est très différent moi je veux que la France se relève qu'elle soit debout indépendante souveraine

36:11
Présentateur

qu'est-ce que vous lui dites non la schizophrénie est quelque chose qui se traite qui est gênant on va vivre et on le voit en fait il est très mal à l'aise monsieur Bruno Retailleau Marine Le Pen est socialiste une fois qu'il a dit ça ça en enlève tout le mépris qu'il y a chez cet homme il n'y a rien en fait qui a participé à un gouvernement avec des socialistes avec monsieur Rebsamen avec madame Borne Bruno Retailleau qui a applaudi des deux mains à l'élaboration d'un budget qui a créé 20 milliards d'impôts supplémentaires et 37 milliards de dépenses publiques supplémentaires ça c'est du socialisme c'est monsieur Bruno Retailleau donc on ne peut pas le matin on ne peut pas dire qu'il applaudit des deux mains de budget il était quand même assez critique sur le budget vous êtes journaliste sur le public sénat d'accord donc quand vous sortez du studio j'espère en tout cas que vous êtes solidaire avec votre chaîne il a été ministre d'Emmanuel Macron avec des socialistes pour faire une politique socialiste je répéterai une phrase que j'ai citée il n'y a pas longtemps sur votre plateau de Maurice Druon il y a deux parties politiques de gauche en France dont un s'appelle la droite Bruno Retailleau est donc patron du deuxième parti socialiste français est-ce que ça vous inquiète qu'il réussisse avec le discours qu'il a tenu hier à faire venir des électeurs qui étaient plutôt partis chez vous à les faire revenir du côté de la droite et des LR non vraiment je ne suis pas inquiet vous savez les électeurs des républicains je les connais bien mais je viens de la droite aussi ils ont envie effectivement de plus de sécurité de plus d'ordre parce que l'ordre républicain c'est ce qui permet de vivre en sérénité et une économie libre libre d'entreprendre libre de travailler mais donc ils ne vont pas choisir Bruno Retailleau ils en ont marre des fausses promesses ils en ont marre de gens qui lorsqu'il s'agit d'élections parlent comme le Rassemblement National et qui une fois élus travaillent comme Emmanuel Macron ou les socialistes ils se sentent floués les électeurs des républicains on leur ment et Bruno Retailleau leur a menti et je crois que ces gens aujourd'hui sincèrement votent pour le Rassemblement National peut-être ne prennent-ils pas la carte mais ils se disent aujourd'hui la situation de la France est telle que soit j'élis les mêmes qui depuis des années enfonce mon pays soit c'est l'heure du sursaut et bien allons-y toutes les bonnes volontés donc vous ne pensez pas qu'il fera ce qu'a fait Nicolas Sarkozy en 2007 c'est-à-dire siphonner votre électorat ?

pas une seconde d'abord le parti des républicains n'est pas dans la même situation aujourd'hui on ne peut pas comparer ce qu'étaient les républicains sous Nicolas Sarkozy et aujourd'hui aujourd'hui c'est un groupuscule il n'y a plus d'adhérents il n'y a plus rien mais il y a des électeurs il y a des électeurs que je respecte il y a des militants il y a des électeurs et des militants que je respecte et que j'appelle à venir travailler avec nous il va y avoir bientôt les municipales soit on laisse des mairies de gauche saccager leur vie le manque d'entretien l'insécurité les impôts qui explosent soit on change de majorité dans beaucoup de villes mais auquel cas travaillez avec nous ne travaillez pas contre nous parce que travailler contre nous ça voudrait dire vous travaillez avec la gauche vous appelez les électeurs ou vous appelez des candidats à LR à vous rejoindre ?

les deux les LR de terrain sont des gens on ne va pas trahir un secret ici avec lesquels on parle tous les jours avec lesquels on partage beaucoup et puis vous avez les états-majors qui sont attirés par la lumière attirés par les fonctions attirés par les indemnités et ça donne des M. Wauquiez des M. Retailleau qui une fois qu'ils entrent dans l'Assemblée nationale ont oublié leurs électeurs ne jamais oublier ces électeurs tiens si j'avais un conseil à donner à M. Retailleau Est-ce que vous nous citiez Éric Ciotti tout à l'heure qui s'est allié avec vous avec le RN est-ce que vous appelez Bruno Retailleau à faire de même ?

C'est un peu tard il pouvait le faire en 2024 c'est pas si loin finalement il pouvait dire à Emmanuel Macron vous voyez c'est l'opposition qui aujourd'hui est majoritaire à l'Assemblée nationale on pouvait travailler tous ensemble dans une large union à redresser notre pays il n'a pas fait ce choix bon voilà Jordan Bardella Marine Le Pen n'arrête pas de le dire nous sommes ouverts à toutes les bonnes volontés mais à lui permettez-moi d'avoir un doute Est-ce que vous êtes tellement critique avec lui qu'est-ce que là vous êtes ouvert à lui ? Est-ce que vous aimeriez qu'il vous rejoigne ?

Aujourd'hui c'est même plus hypothétique je veux dire il a choisi d'avancer solo voilà solo avec deux députés et trois sénateurs c'est son problème un peu plus quand même c'est son problème non parce que tous ne le suivent pas mais c'est son problème moi qui règle ça vous savez pour l'instant qu'il fasse l'alliance avec M. Wauquiez déjà peut-être que ça l'aidera à avancer Quand il dit que le front anti-ARN c'est fini que la priorité c'est de battre la gauche vous y voyez une main tendue ?

Non Non je ne crois pas parce qu'une fois encore la sincérité en politique quand il a fallu faire front commun quand il a fallu essayer d'avancer des projets bons pour la France lui il a fait le choix de rejoindre la gauche avec Macron donc je veux dire sa vie par le politique Il n'a pas défendu le front républicain aux élections on connaît Retailleau ? Non mais il a participé à des gouvernements avec des gens de gauche et dont on connaît la mauvaise politique Bruno Retailleau déclaré Edouard Philippe aussi vous devez attendre le 7 juillet pour savoir qui sera votre candidat date du jugement en appel de Marine Le Pen est-ce que vous n'êtes pas en retard au moment où tout s'accélère ?

On est en avance on a commencé notre campagne bien avant les autres Vous n'avez pas de candidats vous ? On a un duo nous il n'y a pas de duel chez nous il y a des duos moi je suis pressé de voir ce qui va se passer entre M. Wauquiez M. Bertrand et M.

Retailleau les trois là c'est marrant il y a presque plus de candidats à la présidentielle au LR que d'adhérents mais il y a un moment on va bien voir ce que ça donne nous au moins on est unis Marine Le Pen Jordan Bardella c'est un duo qui se prépare à la présidentielle depuis longtemps et je vais même vous dire Marine Le Pen connaissant cet épée de Damoclès sur sa candidature à cause du jugement qui va arriver a eu l'intelligence et la sagesse de préparer tous les scénarii possibles écoutez on est bien loin de tous ces partis politiques où les cadres se déchirent pour savoir lequel pourra être élu pour trahir ses électeurs Mais là compte tenu des réquisitions Laurent Jacobali elle se prépare encore Marine Le Pen ou c'est Jordan Bardella qui se prépare Mais les deux le duo se prépare Elle croit encore qu'elle pourrait être candidata à la présidentielle Sauf scoop que je n'aurai pas moi je n'ai pas encore le jugement si vous l'avez Non non pas du tout mais est-ce que vous qui la connaissez qui travaillez avec elle sans faire de langue de bois elle est quelque part résignée ou est-ce qu'elle croit encore que le jugement sera en sa faveur et qu'elle pourrait être candidata Mais être résignée et Marine Le Pen dans la même phrase c'est une gageure non Marine Le Pen résignée ça n'existe pas Marine Le Pen est une combattante et Jordan Bardella et Marine Le Pen se préparent effectivement à l'alternance ils s'y préparent ensemble mais Marine Le Pen est la candidate naturelle du camp patriote c'est Jordan Bardella chef du parti Rassemblement National qui le dit Jordan Bardella et il l'a dit est candidat à être le Premier ministre de Marine Le Pen ça c'est le scénario que je crois beaucoup de Français veulent et que le Rassemblement National veut mais nous sommes prêts à toutes les éventualités donc il y aura un candidat ou une candidate Rassemblement National à l'élection présidentielle qui assurera l'alternance à Emmanuel Macron parce que pour incarner l'alternance à Emmanuel Macron il faut ne pas avoir travaillé avec lui Un mot sur les municipales à Paris votre candidat Thierry Mariani est nettement sous la barre des 10% dans les sondages est-ce qu'il va se maintenir ?

Bien sûr mais Thierry Mariani est quelqu'un qui a une énergie débordante quelqu'un qui veut rétablir la sécurité à Paris un art de vivre à Paris une sérénité à Paris il veut que S'en en croit les sondages ça ne prend pas trop quand même Excusez-moi mais alors je suis dans une émission qui a une faille spatio-temporelle apparemment puisqu'on connait déjà les jugements du 7 juillet et on connait déjà les résultats des élections municipales On a des sondages d'intention de vote il n'est pas en dynamique Thierry Mariani Il y a une campagne qui va se faire et cette campagne Thierry fait une campagne de terrain Celle qui est en dynamique c'est Sarah Knafo dans les sondages est-ce qu'elle n'est pas en train de siphonner sa candidature ?

Vous savez vous mettez cette tasse en permanence dans les médias en disant vous êtes formidable vous êtes formidable la tasse deviendra leader Mais dans les sondages seulement il y a une surexposition de Sarah Knafo ça amuse ça étonne Donnez le même temps de parole à Thierry Mariani et vous verrez que derrière les gens préféreront un programme sérieux volontaire Elle n'a pas un programme sérieux Sarah Knafo pour vous ? Je ne sais pas je ne suis pas parisien je n'ai jamais considéré qu'un par-dessus jaune n'était un programme Est-ce que vous ne pourriez pas faire alliance avec elle ?

C'est à Thierry Mariani qu'il faut poser la question Mais je ne vois pas pourquoi je me poserais la question aujourd'hui On a la chance d'avoir un ancien ministre qui est Thierry Mariani qui est député européen qui est quelqu'un qui a dévoué sa vie à la France qui aujourd'hui veut travailler pour Paris C'est une chance Il a un bon programme une bonne équipe Moi c'est ça que je vois et j'ai envie de vous dire Allez Thierry Et avec Rachida Dati pourriez vous allier ?

Une fois encore je ne suis pas membre de la liste C'est à Thierry Mariani qu'il faut poser la question On imagine qu'il va pas prendre la décision seul dans son coin J'imagine aussi et vous avez raison On aura dans beaucoup de communes un impératif Empêcher la gauche Voilà Et on verra comment cela se matérialise dans chaque ville y compris dans Paris On va parler de la programmation pluriannuelle de l'énergie qui sera publiée aujourd'hui D'abord sur le fond Le gouvernement donne la priorité au nucléaire freine le déploiement du solaire et de l'éolien terrestre Finalement ça va dans votre sens Alors non ça c'est les aimants de langage du gouvernement Ils ne freinent pas l'éolien terrestre C'est bien ça le problème C'est à dire qu'il va y avoir encore un surinvestissement dans ces deux énergies Alors on était dans la folie totale on devient dans une folie un peu moindre Il y a un moindre déploiement Oui mais c'est très grave quand même parce qu'aujourd'hui on est en surcapacité de ces énergies intermittentes Juste si vous me laissez deux secondes pour expliquer quelque chose c'est pas si simple que ça Les énergies intermittentes il faut utiliser l'énergie qu'elles produisent au moment où elles le produisent Une éolienne c'est quand il y a du vent Un panneau solaire c'est quand il y a du soleil Bon vous me direz c'est la palissade Mais donc ça veut dire qu'elles doivent être prioritaires ces énergies Et pendant que celles-ci avancent et qu'elles sont produites on doit arrêter nos centrales nucléaires Ce qui crée de l'érosion des centrales nucléaires Ce qui abîme notre outil nucléaire Donc au final ça veut dire quoi ?

Plus d'investissement dans l'éolien et voilà c'est des centaines de milliards qui sont prévus dans la décennie Au final un surcoût de l'énergie Ça veut dire entretien des centres de production nucléaire et donc sur investissement Ce que le gouvernement est en train de préparer c'est une électricité plus chère plus chère beaucoup plus chère avec toujours plus de folie d'énergie alternative Ça ne va pas Ça ne va pas et ça ne va pas surtout parce que les Français n'auront pas leur mot à dire Ça passe par décret alors que c'est l'Assemblée nationale et le Sénat qui auraient dû se prononcer Donc monsieur Le Corneau Le Corneau dit que le débat a largement eu lieu Mais attendez le trouble n'est pas que de débattre il est de voter Nous ne sommes pas dans un forum nous sommes dans une démocratie Une démocratie ce sont les citoyens qui élisent des représentants qui votent des lois Une démocratie ce n'est pas quelqu'un qui perd aux élections qui se fait nommer Premier ministre et qui gouverne par Oukaz Donc vous déposerez une mention de censure ?

Ça ça porte un nom mais ce n'est pas la démocratie Vous déposerez une mention de censure ? Toutes les possibilités sont ouvertes C'est quoi l'autre possibilité ? Je veux dire de la déposer ou de ne pas la déposer Nous on verra bien Donc ce n'est pas acté ?

Pas au moment où on se parle Vous savez nous on a un processus démocratique C'est intéressant contrairement à monsieur Le Corneau Je vais vous dire honnêtement j'en ai marre de voir que nos entreprises sont plombées par une énergie trop chère et que ça fait la part belle aux entreprises étrangères J'en ai marre de voir que des Français ont même du mal à chauffer alors qu'en France on pourrait avoir une des énergies produites une électricité produite les moins chères au monde grâce au nucléaire Donc j'en ai marre Qu'est-ce qui va faire la décision de la déposer ou pas la motion de censure ?

Nous en parlerons Nous avons un groupe on va discuter comme on fait toujours Ce n'est pas quelque chose qui se décide au dé Sauf que ça fait des semaines que vous brandissez la menace d'une motion de censure si jamais la PPE passe par décret ? Mais dès que le décret Vous savez Marine Le Pen a lancé un appel pour que le Premier ministre renonce à ce projet mortifère Bon ben là il ne les renonce pas ? Oui On aura jusqu'au bout essayé le dialogue et la raison S'il s'enferme dans sa vision autoritaire et écologique au sens politique Donc motion de censure ?

Je n'ai pas la réponse et si je l'avais je vous la donnerais mais je ne l'ai pas en ce moment En revanche c'est quelque chose qui est sérieusement étudié Autre actualité c'est cet adolescent de 15 ans condamné hier à 17 ans de réclusion criminelle pour le meutre en octobre 2024 d'un chauffeur de VTC à Marseille Il avait été recruté par des narcotrafiquants marseillais Est-ce que cette condamnation ce n'est pas la preuve que la justice des mineurs n'est pas si laxiste contrairement à ce que vous dites ?

Non non mais vous savez les poissons volants ça existe ce n'est pas la majorité de l'espèce disait Michel Audiard Déjà ce cas il est terrifiant quand même un gamin recruté par des narcotrafiquants pour tuer je veux dire dans cette phrase il y a tout il y a l'abandon de l'autorité il y a le laxisme envers les plus jeunes qui les amènent vers la criminalité je ne crois pas que les jeunes soient mauvais par essence simplement si on ne leur donne pas de repère et bien voilà comment ça se termine le poids des narcotrafiquants moi je le dis souvent dans 10 ans si le rassemblement national n'arrive pas au pouvoir notre pays a le risque d'être soit une république islamique soit un narco-état donc il faut être clair il faut reprendre les choses en un et puis la justice vous le voyez vous le soulignez c'est tellement exceptionnel qu'on le souligne tant mieux tant mieux quand la justice est rendue tant mieux quand les français sont protégés mais il y a une vraie question de la justice des mineurs parce qu'aujourd'hui malheureusement le fait que les mineurs soient à l'abri des peines et ce cas montre qu'il y a des exceptions fait que les narcotrafiquants les trafiquants de tout poil recrutent des jeunes les envoient au casse-pipe en se disant au final nous on ne risque rien et eux ils n'iront pas en prison donc il faut casser cette chaîne infernale si ce jugement casse cette chaîne infernale tant mieux Gérald Darmanin veut supprimer l'excuse de minorité Laurent Nunez il est également personnellement favorable mais le garde des Sceaux Gérald Darmanin dit qu'ils n'ont pas les moyens politiques de le faire aujourd'hui il se trompe oui mais ça c'est toujours retenez-moi où je fais un malheur j'ai plein d'idées moi je suis le meilleur mais je ne peux pas le faire je ne peux pas le faire c'est l'Europe je ne peux pas le faire c'est l'Assemblée je ne peux pas le faire c'est le président de la République moi je suis toujours un peu surpris qu'on nous dise ah oui mais ils ne sont pas dans l'arc républicain il ne faut pas discuter avec eux donc là vous les soutiendrez sur ce point mais il ne le fera pas donc c'est virtuel comme question en tout cas moi je tiens à assurer vos téléspectateurs nous on le fera Laurent Nunez se rend en Algérie lundi et mardi prochains le ministre de l'Intérieur il a raison d'y aller ça fait partie de son travail ce n'est pas le fait d'y aller qui est curieux ou qui serait curieux c'est avec quoi il va revenir qu'est-ce que vous attendez vous de se déplacer qu'il dise très clairement à l'Algérie maintenant ça suffit le chantage permanent à la repentance d'accord vous avez des citoyens algériens en France qui doivent retourner en Algérie parce qu'ils sont sous OQTF soit vous les reprenez soit plus de soins pour l'intelligentsia algérienne plus de visa plus de flux financier voilà maintenant c'est clair donc pour vous il ne faut pas un dégel des relations et apaiser les tensions il faut au contraire montrer sa fermeté les relations ont tellement été dégelées que du côté de la France que c'est la banquise qu'ils font il faut arrêter on est à plat ventre devant l'Algérie non la France sixième puissance mondiale peut imposer sa volonté quand elle le veut c'est maintenant la diplomatie du bras de fer la diplomatie des bisounours ça n'a pas marché merci Laurent Jacobelli merci beaucoup d'avoir été l'invité de cet entretien on regarde tout de suite ce qu'est la une de nos régions la qualité de nos régions c'est grâce à nos partenaires de la presse quotidienne régionale on va à Clermont-Ferrand bonjour Franck Charvet merci beaucoup d'être avec nous vous êtes chef des rédactions des éditions du Puy-de-Dôme à la montagne et à lire dans vos pages effroyable accident d'hélicoptère mercredi qui a coûté la vie à un médecin urgentiste et à un pompier lors d'un entraînement dans le Puy-de-Dôme d'abord Franck qu'est-ce qu'on sait de cet accident ?

51:14
Locuteur non identifié

pour l'instant on sait juste que le parquet a ouvert une enquête pour homicide involontaire le procureur évoque une manœuvre imprévue dont la cause est à déterminer donc pour rappeler cet accident c'est produit dans le massif du 106 un massif du 106 c'est dans le Puy-de-Dôme plus connu pour ses stations de ski et c'est un exercice de routine qui a donc viré au drame voilà le filin qui retenait les deux secouristes a donc cédé pour des raisons indéterminées

51:46
Présentateur

L'enquête commence Franck Charvet est-ce qu'on a plus de réponses sur les circonstances de ce drame de cette tragédie ?

51:55
Locuteur non identifié

Pour l'instant les investigations devront déterminer plusieurs choses s'il s'agit d'une défaillance technique ou matérielle d'une erreur humaine ou des conditions météo qui ont joué un rôle parce que la question qui revient effectivement c'est pourquoi avoir maintenu une manœuvre dans des conditions très difficiles puisque ce jour-là le Puy-de-Dôme était classé en vigilance jaune inondation et vent donc les questions qu'on peut se poser c'est est-ce que le câble s'est bloqué dans les roches est-ce que le pilote et le mécanicien opérateur ont dû interrompre le lien physique avec le sol puisque le procureur évoque lui de son côté un mouvement périlleux de l'hélicoptère

52:36
Présentateur

Merci Franck

52:37
Locuteur non identifié

et il faut savoir qu'effectivement Ah parfait

52:39
Présentateur

Non non allez-y allez-y pardon allez-y

52:41
Locuteur non identifié

Non non voilà c'est quand même la grosse question il faut savoir qu'en aéronautique quand l'hélicoptère est en danger on est obligé de se séparer de la charge au bout du câble c'est ce qu'ils appellent dans le langage d'urgence le cisaillement

52:55
Présentateur

Merci beaucoup merci Franck Charvet d'avoir été avec nous pour nous parler de cette tragédie chef des rédactions des éditions du Puy-de-Dôme à la montagne et la une de la montagne ce matin c'est la rupture du câble au cœur de l'enquête Merci Franck Charvet Quentin on va faire le tour de la presse régionale et on va continuer justement à rester sur ce thème puisque plusieurs titres ce matin consacrent leur une à la question des secours en montagne

53:18
Invité

Oui c'est-à-dire dans Corse ce matin et dans le Dauphiné libéré le choc d'un rapport titre ce matin Journal de l'île de beauté quant à Grenoble on se demande et bien si on va vers la fin de la gratuité on parle d'un rapport de la Cour des comptes qui jette un pavé dans la mare et lève un tabou d'île Dauphiné il préconise ce rapport une facturation au moins partielle du sauvetage en montagne hors domaine aménagé il pointe aussi l'incohérence de l'organisation entre gendarmes CRS et pompiers il faut dire que le coût des moyens aériens a bondi de 141% depuis 2012 le coût moyen de l'intervention a lui aussi bondi passant de 8600 euros à 11 000 euros rien que l'unification oriane des moyens de secours cela pourrait rapporter 10 millions d'euros

54:05
Présentateur

et la presse régionale qui revient aussi ce matin sur la tempête Nils qui touche de nombreux départements

54:10
Invité

oui alors qu'on a appris ce matin effectivement qu'il y a une deuxième victime à déplorer à cause de cette tempête Nils la dépêche du midi à Toulouse titre sur cette tempête qui a balayé le département de la Haute-Garonne à la clé 135 000 foyers privés d'électricité quand le populaire du centre décrit un déluge sur le limousin avec de nombreux cours d'eau qui ont débordé hier en Haute-Vienne en Corrèze dans les pages intérieures le journal qui décrit aussi beaucoup les deux dégâts un coup de vent d'une incroyable violence à Lenteuil en Corrèze qui a causé de gros dégâts on le voit dans le journal ces immenses arbres couchés les toits qui sont volés le maire qui témoigne on a l'impression que le temps change on n'avait jamais connu autant de phénomènes comme cela auparavant jamais l'apprentissage de la vie à l'heure des aléas climatiques n'est pas un long fleuve tranquille conclut l'article

55:02
Présentateur

alors on va terminer par quelque chose d'un peu plus léger de même beaucoup plus léger on va chez vous Quentin dans le Cher

55:08
Invité

exactement avec un anniversaire à la une du Berry républicain les 50 ans des crotins de Chavignol ce petit fromage de chèvre à la forme cylindrique produit dans le département du Cher notamment tout près de Sancerre il y a Chavignol ce sont les 50 ans de l'appellation d'origine contrôlée le travail de la terre et du lait lit-on dans les pages intérieures on peut lire les détails du processus de fabrication de l'affinage une petite pépite de la gastronomie française à consommer oriane pourquoi pas avec un verre de vin blanc de Sancerre ou de main tout salon servi bien frais alors attention le vin avec modération mais le fromage c'est autant qu'on veut

55:42
Présentateur

on va suivre vos conseils c'est vous le régional de l'étape Quentin allez on va tout de suite ouvrir notre page spéciale consacrée aux municipales et dans quelques instants notre reportage au coeur de la campagne on ira à Grenoble mais d'abord Quentin on regarde avec vous les dernières infos de campagne on commence à Marseille

56:03
Invité

voilà la Provence qui titre ce matin sur la liste de Martine Vassal exclusif le journal dévoile les 110 colistiers de la candidate de la droite à l'élection municipale il y a les historiques comme Catherine Pila qu'on voit tout à gauche présidente du groupe d'opposition municipale ou encore Valérie Boyer la sénatrice Salaire les nouveaux comme Romain Simarano qui ici juste à gauche de la candidate il est renaissance numéro 2 de la liste ou encore Fabienne Bédayant la présidente du CRIF Marseille-Provence journal qui évoque aussi les absents comme Sabrina Agresti-Roubache l'ancienne ministre de la ville un temps pressenti pour représenter le camp présidentiel mais Auriane qui n'a finalement pas été retenue parmi les 111 noms

56:42
Présentateur

au reste du sud de la France on va à Nice

56:44
Invité

exactement on voit que Franck Therrier le héros du scooter de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice il rejoint la liste d'Eric Ciotti on s'en rappelle il est l'un des deux hommes qui a tenté de stopper le camion qui a écrasé la foule il est des hommes dont le destin raconte à lui seul l'âme d'une ville à saluer Eric Ciotti

57:05
Présentateur

les dernières nouvelles d'Alsace consacrent un dossier à un autre enjeu de ces municipales ce sont les intercommunalités

57:11
Invité

exactement les DNA qui titrent sur cet autre enjeu des municipales les intercos couvrent le territoire et sont pourtant mal connus ces instances où siègent les maires du secteur concerné ont de multiples compétences gestion des déchets transports petite enfance et même tourisme dans les pages intérieures on analyse le mode de scrutin il y a 35 000 maires en France et combien d'intercommunalités Auriane ? j'ai triché j'ai la réponse 1254 effectivement si vous avez le texte sous les yeux

57:40
Présentateur

j'ai regardé j'ai triché j'avoue on termine avec une histoire insolite

57:43
Invité

voilà c'est à lire dans le bien public ses frères sont rivaux pour les municipales Arnaud et Denis Guvé-Natham sont engagés sur deux listes différentes à Dijon au municipal l'un est sur la liste écologiste l'autre sur celle de la mère sortante la socialiste Nathalie Kenders certains trouvent bizarre que deux frères soient sur des listes différentes explique l'un des deux ça en dit long sur la représentation qu'ils ont de la politique mais en vérité il n'y a aucun problème explique l'un des deux frères dans le journal

58:12
Présentateur

merci beaucoup merci Quentin pour toutes ces infos de campagne et un mois du premier tour qui aura lieu je vous le rappelle le 15 mars on vous emmène au coeur de la campagne dans nos villes direction Grenoble c'est la première grande ville remportée par les écologistes en 2014 et après 12 ans de mandat le maire sortant Éric Piolle ne se représente pas les verges ou gros pas question de perdre dans leur fief historique mais face à eux la droite emmenée par Alain Carignan compte bien récupérer sa place à l'hôtel de ville 30 ans après en regarde ce reportage de Gaspard Bunet Grenoble Grenoble 156 000 habitants première grande ville remportée par les écologistes en 2014 Bonjour Laurence Ruffin je me présente aux élections municipales je ne sais pas si vous savez en mars on vote pour un nouveau maire voici celle sur qui le maire sortant Éric Piolle a misé pour prendre la relève on nous l'a pas mal remonté et puis c'est quelque chose qu'on porte d'aller plus loin sur la question du bio dans les cantines grenobloise d'adoption Laurence Ruffin s'est lancée dans la course à la mairie sans aucune expérience politique elle mise plutôt sur ses compétences d'ancienne chef d'entreprise pour que ce bastion historiquement à gauche le reste 6 ans de plus il y a une évolution globale de droitisation de la société qu'on retrouve qu'on retrouve partout on a la chance à Grenoble d'avoir une ville avec un fourmillement associatif culturel une forme de résistance et une envie de faire ensemble qui se retrouve encore aujourd'hui au quotidien et dans les différentes élections passées annoncée en tête pour le premier tour des élections Laurence Ruffin compte déjà de nombreux fans à commencer par son grand frère François Ruffin vous lui avez donné des conseils pour la campagne ?

59:44
Locuteur non identifié

absolument aucun c'est ma soeur qui me donne beaucoup de conseils d'accord ?

59:48
Présentateur

à un mois des élections Laurence Ruffin souhaite se démarquer de l'image critiquée du maire sortant on porte un nouveau projet une liste qui ce soir va être présentée qui est renouvelée à 75% plein de personnes nouvelles engagées dans la société civile dans le monde associatif donc je pense que ça représente aux yeux des grenobloises des grenoblois un vrai renouveau un vrai souffle si elle a le soutien de la majorité de la gauche deux candidats font sécession notamment Alain Brunon investi par la France Insoumise

1:00:14
Invité

ça va ? ça va merci ? pour lui l'alliance avec les socialistes n'est pas tolérable

1:00:20
Présentateur

il faut voir qu'il y a un retour en arrière parce que en 2014 le parti de gauche avec les écologistes ont gagné la ville par une rupture avec le parti socialiste et aujourd'hui Laurence Ruffin comme acte premier qu'elle pose c'est de prendre dans ses bagages le parti socialiste donc elle est en rupture historique avec ce qui a permis la victoire à Grenoble les sondages le placent 3ème à 10% d'intention de vote mais Alain Brunon n'en démord pas l'alliance des gauches doit se faire en sa faveur

1:00:44
Locuteur non identifié

on est en tête aux élections présidentielles dans cette ville aux élections législatives aux élections européennes par conséquent il y a une force indéniable

1:00:52
Présentateur

et donc j'appelle Laurence Ruffin le soir du 15 mars quand on sera devant elle bien évidemment à rejoindre la dynamique insoumise et à faire en sorte de participer à cette politique de rupture cette division pourrait faire le jeu de la droite et de son candidat bien connu des habitants bonjour

1:01:07
Locuteur non identifié

ça va ? ça baigne ? très bien merci

1:01:11
Présentateur

Alain Carignon maire de Grenoble de 1983 à 1995 veut retrouver l'hôtel de ville avec la sécurité au coeur de sa campagne

1:01:20
Locuteur non identifié

j'appelle moi tous les grenoblois qui veulent changer la direction et l'orientation de la ville qui veulent retrouver la sécurité la propreté l'attractivité je les appelle à se retrouver avec le collectif réconcilié Grenoble

1:01:35
Présentateur

condamné à 5 ans de prison pour corruption et abus de biens sociaux dans les années 90 sa nouvelle candidature divise les électeurs

1:01:41
Locuteur non identifié

c'est un vrai scandale c'est terrible il n'a pas de colonne vertébrale cet homme là une fois qu'on a purgé sa peine et bien on y repart à zéro malgré son passé judiciaire

1:01:52
Présentateur

Alain Carignon se place deuxième des intentions de vote et tente de jouer des coudes avec Laurence Ruffin

1:01:57
Locuteur non identifié

c'est moins un débat droite-gauche qu'un débat continuité-changement Laurence Ruffin c'est la continuité d'Éric Piolle peut-être en pire et nous nous incarnons ce changement dont Grenoble a besoin

1:02:09
Invité

le ralliement surprise du candidat soutenu par la majorité présidentielle à sa liste pourrait renforcer

1:02:15
Présentateur

Alain Carignon de quoi accentuer encore un peu plus la pression sur la gauche grenobloise et on va en parler avec vous Arnaud Benedetti bonjour merci d'être là directeur de la nouvelle république Lou Frittel de la nouvelle revue politique n'importe quoi je dis Lou Frittel journaliste politique à Paris Match va nous rejoindre dans quelques instants on va évidemment parler de la candidature de Bruno Retailleau mais d'abord Arnaud on voudrait avoir votre analyse sur Grenoble et plus largement sur ces villes détenues aujourd'hui par les écologistes Grenoble c'est le fiaf historique c'est la première ville gagnée par les écolos c'était en 2014 il y a eu une vague qu'on a appelée une vague écologiste en 2020 est-ce qu'aujourd'hui vous pensez que la vague va refluer lors de ces municipales 2026

1:02:59
Locuteur non identifié

on va voir ce qui est sûr c'est qu'actuellement quand on regarde un certain nombre d'intentions de vote dans des villes qui ont été gagnées justement à l'époque et qui sont un peu symboliques de cette vague verte dont vous parlez c'est-à-dire autant Lyon par exemple que Strasbourg on voit qu'aujourd'hui dans les intentions de vote les candidats sortants les maires verts sont en difficulté il faut rappeler quand même que cette élection 2020 municipale était une élection on l'a peut-être oublié mais qui s'est quand même produite dans des conditions tout à fait exceptionnelles puisque c'était en pleine crise sanitaire et il y avait eu quand même une mobilisation électorale beaucoup plus faible que lors des élections municipales précédentes ce qui a pu aussi expliquer d'une certaine manière la victoire pas seulement d'un certain nombre de verts dans des municipalités de taille importante comme Grenoble enfin Grenoble c'était avant mais Lyon ou Strasbourg voire Bordeaux on verra quel sera le comportement électoral et la mobilisation électorale dans quelques semaines dans un mois maintenant par ailleurs ce qu'on regarde quand même quand on voit les enjeux prioritaires si vous voulez quand on demande aux français quelles sont leurs priorités pour ces élections municipales très clairement on voit que par exemple la priorité environnementale qui était un peu plus forte manifestement en 2020 aujourd'hui manifestement n'est même pas dans le top 5 des grandes priorités ce sont plutôt des enjeux sécuritaires très nationaux d'ailleurs aux demeurants qui aujourd'hui sont primés ce qui peut expliquer en effet éventuellement un reflux du vote vers l'ordre des prochaines municipales

1:04:38
Présentateur

mais est-ce que les écologistes peuvent être une force pivot à gauche pour ce scrutin ou est-ce qu'au contraire ces municipales elles vont finalement être l'illustration d'un parti qui manque de clarté politique qui ne sait pas finalement où se situer entre le PS et la France Insoumise

1:04:52
Locuteur non identifié

le vrai sujet pour la gauche dans ces élections municipales ça va être LFI plus que les Verts en l'occurrence quelle va être la stratégie de LFI notamment dans les seconds tours c'est ça le plus important les Verts en effet ont aujourd'hui à essayer de défendre un bilan avec des sortants dans un certain nombre de grandes municipalités la question pour eux c'est de savoir s'ils vont conserver ou pas ces municipalités ça semble plutôt mal parti à Lyon c'est pas évident à Strasbourg ça semble un peu plus évident encore il faut être très prudent à ce stade du côté de Bordeaux en plus les maires Verts n'ont pas tous su les mêmes stratégies vous voyez bien que par exemple le maire de Bordeaux sur la question de sécurité a une stratégie très différente du maire de Grenoble il a fait preuve disons d'un pragmatisme que le maire de Grenoble n'a manifestement pas exprimé dans sa politique en matière de sécurité donc on verra mais bon à Grenoble c'est un peu différent à Grenoble il y a une succession et on voit déjà que madame Ruffin essaye quand même si ce n'est de prendre ses distances mais de se différencier du sortant

1:06:05
Présentateur

Lou Frittel nous a rejoint bonjour Lou merci d'être là journaliste politique à Paris Match en charge du suivi des droites on va parler avec vous de la déclaration de candidature de Bruno Retailleau c'était hier le patron DLR qui se lance donc dans la course à l'Elysée les temps forts de cette déclaration avec Jérôme Bravier

1:06:21
Invité

en retrait depuis sa sortie du gouvernement le corps nu le patron des républicains Bruno Retailleau sort de l'ombre et se lance sans surprise dans la course à l'élection présidentielle à 14 mois de l'échéance il est désormais officiellement candidat émis sur la sobriété je ne veux pas être président de la république par obsession du pouvoir mais par sens du devoir je ne chercherai pas à séduire à tout prix et encore moins et encore moins au prix de mes convictions Immigration sécurité justice et revalorisation du travail les thèmes portés sont ceux attendus mais c'est sur la méthode que Bruno Retailleau promet d'agir différemment avec plusieurs référendums Aujourd'hui malheureusement ce n'est pas le peuple qui gouverne trop souvent ce sont des juges qui nous imposent leurs décisions et moi je pense que pour remettre de l'ordre dans le pays il ne suffira pas de voter des lois il faudra avant précisément changer la constitution pour dire au peuple français c'est vous qui allez pouvoir vous prononcer sur la question de l'immigration sur la justice pour durcir les sanctions Reste à savoir s'il sera le seul candidat de son camp alors que Xavier Bertrand David Lysnard Laurent Wauquiez ou d'autres ont annoncé ou préparent leur candidature le parti dirigé par Bruno Retailleau doit présenter son mode de désignation après les élections municipales de mars Lou Fritel

1:07:46
Présentateur

Bruno Retailleau qui a donc choisi de se lancer dans la course à la présidentielle on est à un mois des municipales est-ce que ce calendrier est surprenant ?

1:07:53
Locuteur non identifié

Ce calendrier en tout cas a été étudié ça a été considéré comme la moins mauvaise des solutions en tout cas c'est comme ça que je l'interprète parce que nous quand on parlait avec ses équipes en novembre au décembre nous était dit qu'il devait encore réfléchir et surtout convaincre sa femme à Noël de voir s'il pouvait c'est quand même une question importante la famille sur ce genre de décision donc savoir s'il y avait un accord pour qu'il y aille et ensuite se déclarer en janvier qui semblait la faite de tir la plus appropriée pour éviter justement de percuter ce scrutin mais il y a eu un problème qui s'appelle les primaires parce que comme vous l'avez rappelé quand il s'agit il y a aussi David Lissnard ou Laurent Wauquiez qui se présentent qui demandent des primaires et pendant cette période-là post-fête c'était l'actualité qui dominait et donc l'enjeu pour Bruno Retailleau c'était de s'extraire de cette actualité-là sauf que du coup il lui restait seulement février-mars donc est-ce que ça voulait dire reporter après scrutin et prendre le risque de subir l'embouteillage de candidatures vous l'avez bien rappelé dans votre reportage on va sans doute avoir aussi Gabriel Attal qui va se déclarer on va en discuter donc il a été considéré que c'était le meilleur moment les élus que j'ai pu avoir au téléphone étaient eux assez furieux notamment j'ai eu une tête de liste qui m'a quand même dit qu'il voulait rendre sa carte

1:09:19
Présentateur

après parce que il a l'impression qu'il ne les soutienne pas au municipal

1:09:23
Locuteur non identifié

qu'il la joue perso il s'est senti il trouve que c'est déloyal oui en fait il faut bien avoir une chose en tête c'est que ce scrutin qui est un scrutin très personnalisé implique aussi beaucoup de candidats qui se présentent sous l'étiquette d'hiver droite ou d'hiver gauche donc justement un refus de l'étiquette et il n'y a pas qu'avec LR mais c'est vrai que LR malgré ce regard qu'ils ont eu au gouvernement avec Bruno Rotaille au ministre de l'Intérieur Michel Barnier premier ministre et bien il y a à nouveau l'idée que ce parti s'est démonétisé c'est vrai que ce n'est pas une super période pour eux en plus avec le budget qui leur est reproché aussi sur le terrain donc c'est d'avoir le chef de son parti qui se présente à la présidentielle au moment où vous essayez de décoller votre étiquette et votre personne dans la tête des électeurs ce n'est pas forcément très bien perçu

1:10:13
Présentateur

sur le calendrier Arnaud et surtout est-ce que ça veut dire qu'en cas d'échec des LR au municipal de perte de ville ça va saboter la candidature de Bruno Rotailleau la présidentielle

1:10:25
Locuteur non identifié

sur le calendrier Lou a tout dit c'est vrai que c'est un calendrier qui est un peu compliqué et qui percute l'élection municipale après essayons de comprendre pourquoi qu'est-ce qu'il essaye vraisemblant de faire c'est d'imprimer sa marque en prenant de l'élan et en s'inscrivant dans la distance et dans la durée pour finalement réussir à imposer son offre politique dans un univers qui est à la fois très restreint quand même en zone de chalandise électorale celui de LR ou en tout cas de la droite dite de gouvernement mais où il y a manifestement une pléthore c'est le moins qu'on puisse dire de candidats potentiels on a cité David Lissnard on a cité monsieur Bertrand il y en aura peut-être d'autres sans compter qu'il y a les candidatures macronistes du bloc central qui viennent aussi quelque part pour une partie disons concurrencer cette zone de chalandise donc tout ça est très très compliqué mais le fond du problème LR c'est imaginer qu'ils avaient repris un peu de souffle après 2024 suite à la nomination d'un premier ministre issu de leur rang suite à l'entrée au gouvernement d'un certain nombre de personnalités politiques issues de leur rang dont Bruno Retailleau la vérité c'est qu'ils n'ont jamais résolu le problème qui est le leur depuis 2017 c'est à dire qu'ils sont pris en étau entre d'un côté un bloc macroniste qui a réussi à ramener d'ailleurs après l'élection présidentielle d'abord une partie de leur cadre puis une partie de leur électorat alors pas partout mais dans un certain nombre de territoires je pense par exemple à l'ouest parisien qui est quand même de ce point de vue là assez intéressant et puis ils sont pris en étau de l'autre côté par le rassemblement national qui aujourd'hui occupe une grande partie de l'espace politique et de l'espace électoral qui était celui des LR quand même le rassemblement national a certes pris en fonction des territoires d'ailleurs parfois récupéré mais il y a déjà plus longtemps une partie d'électorat qui pouvait voter communiste par exemple dans le nord mais ils ont surtout récupéré une grande partie de l'électorat de LR aujourd'hui qui vote pour eux donc comment on se positionne c'est extrêmement compliqué et surtout ensuite comment on incarne quelle est l'incarnation et finalement toutes les incarnations de LR depuis 2017 ont échoué les unes après les autres qu'il s'agisse de M.

Wauquiez quand il a pris la tête de LR qu'il s'agisse de M. Bertrand qu'il s'agisse de Mme Pécresse aux élections présidentielles qui quand même fait moins de 4% ce qui est un score historiquement bas de M. Ciotti d'une certaine façon de M. Ciotti et M. Ciotti a fait un pas de côté si je puis dire qui aujourd'hui le positionne dans un autre monde ailleurs et puis aujourd'hui M. Rotaillot qui quand même alors il faut le créditer d'une sincérité Bruno Rotaillot d'ailleurs Bruno Rotaillot c'est très intéressant il fait partie des zones politiques qui ne sont pas différents dans le public et dans le privé ce qui n'est pas toujours

1:13:21
Présentateur

quelque chose

1:13:22
Locuteur non identifié

et là-dessus ça c'est vrai il a ce côté-là après vous savez la boîte de pendant est ouverte

1:13:29
Présentateur

Un mot loupe sur la forme qui dit aussi peut-être beaucoup Bruno Rotaillot il a fait sa déclaration de candidature seul à un pupitre sans personne autour de lui alors certes la présidentielle c'est la rencontre d'un homme et d'un peuple mais est-ce qu'il a le parti derrière lui est-ce qu'il a les ténors derrière lui et est-ce qu'il les avait à minima prévenus après vos infos

1:13:50
Locuteur non identifié

Alors déjà quand il s'est présenté il était seul face à la caméra mais il y avait du monde autour de lui et oui effectivement il a quand même son clan il a le numéro 3 du parti par exemple Ketman Nasrou qui aujourd'hui gère ce parti des porte-parole Agnès Evren par exemple donc il a François-Xavier Bellamy qui a tweeté dans la foulée il a des gens autour de lui l'ennui c'est que à l'Assemblée Nationale il n'y a pas grand monde et à l'Assemblée Nationale c'est le terrain de qui d'un certain Laurent Wauquiez Laurent Wauquiez qui a quand même bien joué sur une chose quand il a perdu de façon écrasante au printemps dernier face à Bruno Rotaillot il a demandé une sorte de vote de confiance aux députés juste avant que Bruno Rotaillot vienne leur parler à l'issue de sa victoire à main levée et à l'unanimité ou quasi-unanimité il a été reconduit et en fait il s'est recréé une légitimité de cette façon-là aussi à lire excellent papier dans le point de Nathalie Chuc à ce sujet donc quoi qu'il en soit non il y a quand même des gens derrière mais il y a là où je voulais rejoindre Arnaud c'est sur la question aussi du défi de l'incarnation et de la suite hier j'ai été frappée par une chose que disait Bruno Rotaillot dans son interview à Dario Strauss parce qu'il y a d'abord eu cette déclaration face caméra tout seul etc et puis il y a eu cette partie-là qui était très intéressante il se coupe vraiment du bloc central du RN il met de côté toute alliance possible dans le futur il dit qu'il y aura une majorité absolue à l'Assemblée nationale s'il gagne il se place vraiment dans une logique très RPR en époque Jacques Chirac où on pensait qu'Edouard Balladur allait prendre le parti et en fait le parti était derrière Jacques Chirac a investi Jacques Chirac a donné son assentiment à Jacques Chirac et donc c'est Jacques Chirac qui est allé l'ennui c'est qu'à l'époque le RPR c'était un énorme parti un parti qui avait une légitimité un poids et qui permettait de donner le la aujourd'hui quand vous regardez la multiplication des candidatures qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que à part être une incarnation le parti il ne vous donne aucune légitimité donc en l'occurrence Bruno Rotaio il peut avoir le parti derrière lui mais il y aura sans doute besoin d'une primaire quand même pas pour des légitimités pardon pour choisir la personne dans le parti pour représenter parti pour représenter une sensibilité politique voire deux ou trois sensibilités politiques si vous allez largement sur le bloc central

1:16:28
Présentateur

et justement on va voir ce que dit de cette multiplication des candidatures Maude Bréjean la porte-parole du gouvernement membre de Renaissance a l'été ce matin sur TF1

1:16:36
Locuteur non identifié

au sein de cet arc qui unit la droite et le centre nous devons toutes et tous travailler à l'unité et les échappés solitaires ne mèneront qu'à des échecs collectifs si on veut éviter un second tour entre Mme Le Pen ou M. Bardella et probablement M. Mélenchon il va falloir que les candidats déclarés putatifs ils sont nombreux se mettent dans une même pièce se parlent discutent de leur programme et de comment est-ce qu'ensemble ils peuvent créer une dynamique un collectif et de l'unité et d'ici là il y a 14 mois

1:17:11
Présentateur

on ne peut pas se permettre de mettre la France en pause en attendant l'élection présidentielle Arnaud est-ce qu'il pourra aller jusqu'au bout Bruno Retailleau ou est-ce qu'à un moment il va devoir se mettre autour de la table avec Edouard Philippe Gabriel Attal peut-être Gérald Darmanin

1:17:26
Locuteur non identifié

Seul l'avenir le dira moi je ne lis pas dans les boules de cristal ce que je crois

1:17:33
Présentateur

Est-ce que les LR aujourd'hui peuvent aller au bout et avoir un candidat qui est à l'air à la présidentielle Ce qui est intéressant

1:17:38
Locuteur non identifié

dans ce que dit Ilou c'est en fait on voit bien quel est le référentiel de Bruno Retailleau c'est en effet le référentiel de Jacques Chirac en 1994-1995 sauf qu'il n'a pas l'histoire de Jacques Chirac il n'a pas le parti qui était en effet le RPR de 1994 et 1995 quoiqu'il faut quand même se souvenir que Jacques Chirac était bien seul à un moment donné puisqu'il avait la majorité du groupe parlementaire quasiment RPR qui était passé chez Edouard Balladur il faut s'en souvenir mais sauf que c'est un autre contexte c'est une autre histoire ce sont d'autres personnalités c'est d'autres trajectoires donc on ne peut pas véritablement si vous voulez coller 95 sur 2026 et 2027 ce que nous sommes en train de vivre juste je voudrais revenir sur Wauquiez moi je pense que quand même la légitimité de Wauquiez vis-à-vis du groupe parlementaire ça ne compte pas beaucoup parce que je pense que le groupe parlementaire LR est très abîmé après le vote du budget c'est à dire que si vous voulez le dernier élément qui permettait pour LR et là pour le coup Bruno Rotailleau n'en est pas responsable mais il en est une victime collatérale d'une certaine manière le dernier élément qui permettait pour LR de se différencier du Rassemblement National c'était une forme de crédibilité sur les questions budgétaires ou les questions économiques à partir du moment où le groupe LR n'a pas voulu à l'Assemblée Nationale censurer un budget qui est quand même orthogonal de tout ce que pense en principe le référentiel LR il crée là aussi j'allais dire un effet d'éviction vers d'autres offres vers d'autres offres politiques alors Bruno Rotailleau il est aussi j'allais dire victime et otage de cette situation il est si vous voulez un personnage en quête pas d'auteur mais en quête de crédibilité dans un univers politique où l'ensemble ce sont le vrai problème j'écoutais Mme Bréjean c'était très intéressant mais enfin regardons la réalité vous avez quand même un baromètre qui est sorti en début de semaine qui est le baromètre du Cevipof qui mesure la confiance des français dans leur classe politique 22% des français aujourd'hui ont confiance en leur classe politique ce qui nous éloigne mais ce qui nous met très loin derrière nos voisins allemands italiens ou britanniques c'est à dire que les offres de gouvernement qu'elles s'appellent M.

Attal qu'elles s'appellent M. Philippe ou qu'elles s'appellent malheureusement peut-être pour lui M.

Rotaillot sont particulièrement aujourd'hui abîmés et le risque en effet d'un second tour entre un candidat du Rassemblement National et un candidat de LFI c'est une hypothèse qu'il ne faut pas tout à fait écarter aujourd'hui C'est là où jouer la stratégie de la sincérité est plutôt bien jouée parce qu'en l'occurrence c'est vrai que peu de gens dédaignent à Bruno Rotaillot une sincérité qu'il porte en étendard en l'occurrence c'est pour revenir sur votre question de savoir s'il va aller jusqu'au bout en tout cas hier tout en fermant la porte à la primaire et en expliquant en même temps que ce sont les adhérents qui choisiront le mode de scrutin une question leur sera posée à l'issue de la commission qui rendra ses travaux en mars vous avez monsieur Gérard Larcher président de cette belle institution nous sommes aujourd'hui en l'occurrence une fois que ces travaux seront rendus et que les électeurs se prononceront ils auront choix entre deux choses est-ce qu'on choisit Bruno Rotaillot tout de suite en tant que candidat à la présidentielle ou est-ce qu'on considère qu'il n'a pas la légitimité qu'il n'a pas réussi l'envergure et surtout qu'il n'a pas réussi à se convertir de ministre de l'Intérieur parce qu'hier on a eu un revival du ministre de l'Intérieur finalement sur ce pipite est-ce qu'on choisit Bruno Rotaillot ou est-ce qu'on choisit de départager les candidats entre plusieurs personnes qui se présentent et dans ce cas jusqu'à quel point aussi est-ce qu'on va jusqu'au centre est-ce qu'on va jusqu'à Sarah Knafau c'est quand même pas pareil et en l'occurrence quand j'entends le discours de Bruno Rotaillot hier qui est un discours qu'il a toujours tenu sur l'immigration sur le référendum aussi sur l'immigration article 11 etc sur l'état de droit mais il ferme quand même la porte au centre à ce moment-là il est très compliqué pour une bonne partie des centristes même un Édouard Philippe honnêtement de se dire je peux faire cause commune avec un Bruno Rotaillot et en même temps bon on verra aussi au dernier moment en fait j'arrive pas à savoir si Édouard Philippe et Bruno Rotaillot pourraient à un moment donné comme ça existe dans l'air comme idée faire un ticket ça paraît quand même un peu hypothétique est-ce qu'ils ont des rapports réellement même personnels je parle énormément et de l'autre côté vous avez quelqu'un qui toque à la porte Sarah Knaffo qui en plus a la porte ouverte par Laurent Wauquiez et David Lissnard il ne faut surtout pas en parler c'est vraiment un danger c'est considéré comme un danger donc Bruno Rotaillot à part fermer la porte à une primaire il est un peu coincé

1:22:44
Présentateur

et vous parliez de Bruno Rotaillot ministre de l'Intérieur c'est aussi l'angle d'attaque choisi par le Rassemblement National pour critiquer sa candidature son bilan au ministère de l'Intérieur son appartenance au gouvernement on va écouter le porte-parole du RN qui était sur notre plateau il y a quelques minutes Laurent Jacobelli il y a Bruno d'un côté il y a Rotaillot de l'autre moi je rappelle qu'en tant que ministre il n'y a pas si longtemps il y a quelques semaines il est le ministre de l'Intérieur qui a laissé rentrer en France le plus de migrants légaux le plus il est le ministre de l'Intérieur qui a raté sa négociation avec l'Algérie pour la reprise des OQTF français il est celui qui a vu les taux d'insécurité notamment de crimes augmenter voire exploser alors évidemment une fois qu'il n'est plus ministre il fait le beau et il parade moi vous savez quand je vois un LR j'écoute pas trop son discours je regarde plutôt son bilan et en général vous n'êtes pas des Mais si vous voulez c'est un atout ou c'est un boulet l'année passée au ministère de l'Intérieur

1:23:42
Locuteur non identifié

le problème c'est que si vous voulez toute l'argumentation de Bruno Rotaio c'était de rentrer au gouvernement pour être utile c'est ce qu'il disait pour pouvoir imprimer la marque justement des LR sur l'action publique même s'il s'agissait de se différencier du président de la République et du macronisme malheureusement c'est qu'il n'a pas eu et c'était le sujet principal c'est qu'il n'a vraisement pas eu les moyens de sa politique et donc n'ayant pas les moyens de sa politique son résultat son bilan apparaîtra décevant pour ceux qui étaient en demande de fermeté et d'autorité on l'a bien vu par exemple sur le dossier algérien sur le dossier algérien Bruno Rotaio a eu un discours en effet qui était un discours de très grande fermeté vis-à-vis du pouvoir algérien notamment quand Boilem Sansal était emprisonné mais n'a pas pu finalement prendre les mesures qui étaient les mesures que son discours incité incité à prendre donc en effet il se retrouve avec un bilan qui est contrasté et bien sûr vous voyez bien que le Rassemblement National de ce point de vue-là appuie un peu là où ça fait Marie en l'occurrence pour moi Bruno Rotaio en fait a fait une erreur cette dernière année c'est de se présenter à la tête de LR les républicains c'est pas pardon mais c'est pas un parti qui a vraiment le vent en poupe c'est plutôt un fil à la pâte je me souviens pendant les européennes quand Bellamy qui est son décal qui est un de ses amis d'ailleurs se promenait sur les marchés faisait campagne ce qu'on entendait c'était on vous aime bien monsieur Bellamy mais votre problème c'est votre parti Bruno Rotaio c'est pareil on lui dit son problème c'est son parti mais là

1:25:24
Présentateur

il aurait pu se présenter à la présidentielle hors LR

1:25:26
Locuteur non identifié

honnêtement oui parce que déjà je pense qu'il n'aurait pas été à la tête de LR Laurent Wauquiez qui est quand même un très comment dire assez dur dans les négociations aurait peut-être permis à LR de rester au gouvernement au moment de le cornu 1 au moins Bruno Rotaio ne se mettait pas à découvert pouvait peut-être garder son portefeuille pouvait garder son portefeuille parce qu'il avait quand même une bonne une bonne code d'opinion mais Laurent Wauquiez l'aurait laissé

1:25:58
Présentateur

aller à la présidentielle si lui-même avait été président du LR

1:26:01
Locuteur non identifié

c'est comme aujourd'hui c'est-à-dire qu'aujourd'hui Bruno Rotaio il essaie d'éviter la primaire mais à la fin ça peut faire comme honnêtement je pense que ça va faire comme du Bertrand 2021 il s'est présenté et six mois plus tard il a fallu qu'il se range à la primaire et bien Laurent Wauquiez ça aurait pu être totalement la même chose sachant qu'en plus il n'y aurait pas eu de véritable campagne interne pour la présidence du parti un parti qui est quand même assez moribond Laurent Wauquiez aurait eu aussi le bilan de ce budget justement qui a été voté à l'Assemblée Nationale LR a quand même accepté la suspension de la réforme des retraites c'est pas autre chose donc en l'occurrence je pense qu'au contraire il avait de laisser la tambouille de parti à Laurent Wauquiez et d'éviter en plus de prendre des tirs de la part des cadres ou des élus locaux en pleine campagne municipale non je pense qu'il se protégeait plutôt et surtout il se laissait la possibilité d'avoir un vrai bilan à l'intérieur parce que qu'il ait fait ou non des choses le problème c'est qu'il est resté 12 mois 12 mois vous ne pouvez pas faire grand chose la réalité est celle-ci aujourd'hui vous avez en plus une administration extrêmement lourde vous avez une instabilité politique chronique donc il aurait pu il aurait pu sincèrement en tirer plus de bénéfices qu'aujourd'hui

1:27:12
Présentateur

merci à tous les deux merci à tous les deux merci Arnaud Benezetti merci Lou Frittel d'avoir été avec nous directeur de la nouvelle revue politique Arnaud et Lou Frittel de Paris Match on va terminer par l'histoire du jour est-ce que vous reconnaissez ce macaron rouge et bleu je ne sais pas si on va si on va le voir il arrive voilà il est en un petit peu petit c'est celui des relais routiers 90 ans d'existence dans les années 60 la France en comptait 3500 dont une centaine sur la célèbre nationale 7 aujourd'hui il n'y en a plus que 300 finis les établissements qu'on trouvait tous les 10 ou 15 kilomètres et qui sont un lieu de convivialité pour les chauffeurs routiers mais voilà la crise du Covid et les difficultés du pouvoir d'achat sont passées par là ils ont pris l'habitude de la gamelle ils ont vu qu'on pouvait économiser sur ce que leur donne leur patron pour manger ils ont du mal à revenir c'est ce que confie la gérante d'un relais routier pourtant les prix des menus n'excèdent pas 17,50 euros la marque cherche donc à se réinventer en misant notamment sur la convivialité et la nostalgie de cette enseigne emblématique merci à tous les deux merci d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis je vous souhaite un très bon week-end on se retrouve lundi Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat

Bonjour chez vous ! du 13 février 2026 · Pourquijevote