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interviewPS - Parti socialiste· 6 octobre 2025 26 min

« Nous demandons que le Parlement puisse débattre de l’abrogation de la réforme des retraites. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous recevons Olivier Fort dans le grand entretien. Question réaction 01 45 24 7000 et application Radio France. Soyez le bienvenu.

Bonjour. Bonjour à vous. C'est fait.

Donc le gouvernement de Sébastien Lecornu est désormais connu. Peu de renouvellement, quelques entrants dont l'ancien ministre de l'économie Brune nommé aux armées, ce qui suscite déjà beaucoup de réactions. Demain sur le papier, déclaration de politique générale du premier ministre dont le sort dépend en grande partie de ce que vous les socialistes déciderez, censure ou pas, on va en parler dans un instant.

Le gouvernement donc pour commencer les bras nous en tombent a réagi Marine Le Pen. Un cortège de revenant pour citer les mots de Jean-Luc Mélenchon. Olivier Fort apprenant la composition de cette nouvelle équipe ?

Le sentiment qui domine ce matin, c'est la consternation. Vous venez de dire à l'instant que le sort du gouvernement Lecnou était dans nos propres mains. La réalité c'est que nous assistons à une crise politique sans précédent avec un socle commun qui a complètement implosé hier soir.

C'est à la fois les revendications de Brunon Rotaillot sur la forme comme sur le fond. C'est ensuite le départ de l'UDI qui fait perdre au gouvernement sa majorité au Sénat. Et c'est enfin Gabriel Atal qui fait la démonstration de sa prise de distance avec le chef de l'État.

Et donc il n'y a là ce matin qu'un gouvernement qui est dans une faiblesse incroyable et qui n'a plus de légitimité pour en réalité gouverner et prétendre au pouvoir. Et donc nous sommes dans une situation assez incroyable. En réalité, vous vous réjouissez de la décision à venir des Républicains de de quitter le le gouvernement Xavier Bertrand encore il y a quelques minutes qui dit que les Républicains ne peuvent plus rester au gouvernement.

Vous êtes d'accord avec eux ? Ils vous rendent service d'une certaine manière Olivier Fort ? Non, je crois que surtout qu'il ne rendent service à personne.

Euh la France est un pays qui est aujourd'hui scruté où chacun euh a le sentiment que nous sommes l'homme malade de l'Europe et euh voir le comportement des uns et des autres qui en réalité joue une primaire discrète entre les uns et les autres parce que leur obsession c'est 2027 et donc on a là une forme de spectacle qui relève plus du cirque que d'autres choses. On est dans une situation incroyable. Qu'est-ce qui vous pose le plus problème ?

C'est l'entrée de Brune par exemple. C'est le manque de renouvellement de l'équipe gouvernementale ? C'est quoi ?

Mais moi, je ne suis pas très intéressé en réalité par le casting. Ce qui m'intéresse, c'est ce qui va ce que va produire ce gouvernement et ce qu'il pourra faire dans les prochaines semaines, les prochains mois parce que les Françaises et les Françaises s'intéressent bien sûr à qui les dirigent mais aussi pour quoi faire. Et pour l'instant, la copie qui a été présentée par le gouvernement est une copie qui est très régressive et qui ressemble diablement à celle que François avait proposé au mois de juillet.

Et c'est donc la raison pour laquelle nous sommes toujours nous prononcés sur le fond. Nous avons cherché dans les discussions avec le premier ministre à revenir sur le fond. Moi, je sais que c'est un gouvernement de droite.

Je n'ai pas au fond le casting m'intéresse peu. Ce que je veux savoir c'est pourquoi parce que les les réactions d'un certain nombre de socialistes Olivier F hier soir étaient de dire la composition du gouvernement c'est une circonstance aggravante en en quelque sorte. Vous vous dites au fond que ce soit Pierre Paul ou Jacques, ça nous intéresse pas.

Écoutez, ça nous intéresse mais enfin ça n'est pas là l'essentiel. Et c'est vrai que le voir le retour de Renault Lemè est une provocation. avoir l'homme qui est à l'origine, enfin en tout cas pas seul parce qu'en réalité il porte pour l'ensemble du gouvernement des gouvernements qui ont précédé celui de Sébastien Lecornu, il porte sur ses épaules le fait que ce gouvernement, ces gouvernements ont conduit à avoir 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires et donc voir qu'à un moment où on parle de faire des efforts, de demander des efforts aux Français pour venir justement slder cette question de la dette et bien de le voir revenir ça a quelque chose d'assez coaucasse pour ne pas dire de constant.

Alors Olivier, rentrons dans le fond de la discussion puisque vous dites nous ce qui nous importe c'est la c'est la copie et et ceux qui nous écoutent ce matin espèrent sans doute savoir si ou non il y aura un gouvernement qui tiendra encore dans les jours qui viennent et tout cela dépend de la décision que prendront les socialistes, les députés socialistes s'il y a un vote sur une motion de censure. que ce matin, vous pouvez nous dire si oui ou non le Parti socialiste décidera de censurer le gouvernement de Sébastien Lecnu ? Je vais dire les choses un peu différemment.

Au moment où nous nous parlons, je ne vois pas ce qui nous conduirait à ne pas voter la censure. Mais je sais aussi que dans les discussions, tout peut progresser, y compris dans les dernières heures. Et moi, ce que je souhaite, ça n'est pas encore une fois changer le casting.

Ce que je veux, c'est une politique qui change de cap et pour l'instant je n'ai pas vu ce cap en l'état pour bien comprendre la censure, elle est inévitable. Je crois que au moment où je vous parle, je ne vois pas comment nous pourrions l'éviter. Maintenant, c'est enfin parce que vous faites en sorte de faire peser sur nos épaules la responsabilité d'une censure.

Ça n'est pas à nous qu'il faut poser la question. C'est est-ce que ce gouvernement, est-ce que ce président sont prêts ou pas à faire les gestes nécessaires pour apaiser ce pays et faire en sorte que nous puissions avoir un vrai renversement qui permette là de se dire nous avons changé de séquence. Ça n'est pas moi qui ai parlé de rupture, pardon.

Enfin, c'est le premier ministre, c'est lui qui a dit qu'il voulait renverser la table. Pour l'instant, on ne voit pas très bien ce qui a été renversé. La seule chose qui a été pour l'instant rendu visible aux yeux des Françaises et des Français, c'est une grande continuité.

Cette continuité là, je vous le dis, je n'en veux pas. Et donc la question, elle est maintenant posée au gouvernement et au président de la République. Sont-ils prêts ou pas à changer les choses ?

Et effectivement, à des ruptures et à renverser la table. S'ils y sont prêts, j'y suis prêt. S'ils n'y sont pas prêts, ils sont censurés.

Alors, qu'est-ce qui concrètement pourrait vous convaincre de ne pas voter la censure dès cette semaine ? Est-ce qu'il y a encore un scénario sur la table ? Vous venez de d'écrire un état d'esprit, mais est-ce qu'il y a un scénario où les socialistes ne censurent pas Sébastien le Cornu ?

Ben, je viens de vous le dire, la capacité a changé de séquence et j'ai noté avec euh plutôt plaisir le fait que le Premier ministre avait annoncé qu'il renonçait au 493. C'est une évolution mais ça vous suffit pas. C'est une évolution que je considère comme positive parce qu'elle permet de dire que le parlement aura le dernier mot.

Mais si je l'avais proposé initialement, c'est parce que nous étions à un moment où nous pensions que nous devions réclamer pour nous-mêmes le passage à Matignon. Et donc ça veut dire que nous aurions eu à ce moment-là le pouvoir d'initiative. Nous aurions pu mettre sur la table tous les sujets pour que ceux qui nous écoutent comprennent à peu près ce que je dis. c'est que la différence qu'il y a entre un premier ministre de droite qui n'utilise pas le 493 et un premier ministre de gauche, c'est que le premier ministre de gauche, lui, il met sur la table tous les sujets, y compris la réforme des retraites.

Alors que quand c'est un premier ministre de droite, nous ne pouvons pas nous, du fait de la Constitution, nous ne pouvons pas nous-mêmes remettre sur le métier une réforme qui est aujourd'hui non seulement une question sociale, mais aussi une question de réparation démocratique. Ce texte a été adopté par le biais d'un 493. Le Premier ministre considère que c'est une anomalie démocratique et donc il doit remettre ce sujet sur la table.

Donc, et je prolonge la question qui vous était posée par Nicolas parce que parfois les propos sont un peu un peu évanescents. Et pour essayer de bien comprendre, il faut d'ici à demain que le gouvernement suspende la réforme des retraites et c'est à cette condition que vous pourrez décider de ne pas de ne pas le censurer pour pour encore essayer d'être précis et très concret sur ce qui peut advenir dans les 24 48 heures. Pour être très précis, aujourd'hui, nous ne pouvons pas nous-mêmes déposer un amendement au PLFSS qui permettrait l'abrogation de la retraite.

Voilà, parce que nous sommes bloqués par d'autres articles que le 493. Et donc si le gouvernement est prêt à ce que cette discussion puisse avoir lieu et que nous puissions d'ici à la fin décembre avoir la possibilité d'abroger la réforme des retraites, alors moi je suis prêt à dire que je suis prêt à jouer le jeu jusqu'au bout, y compris sur les questions fiscales, y compris sur les questions s pas et s'il n'y a pas cette annonce s'il n'y a pas d'annonce sur la réforme de retraite sur la possibilité de discuter d'une éventuelle suspension, c'est la condition syéquanon sinon c'est censure. Absolument.

Voilà, de ce point de vue-là, les les choses les choses sont claires. Une question Olivier Fort l'état d'esprit général. On a le sentiment à vous écouter que vous demandiez l'abandon du 493, il a été abandonné.

Là, vous avez entre guillemets sorti de votre chapeau une nouvelle condition. En fait, vous vous cherchez chaque jour un motif supplémentaire pour pour censurer le gouvernement de Sébastien Lecnu. Vous, il y a presque une forme d'ingratitude chez les socialistes puisque Sébastien Lecnu vous a concédé quelque chose que vous demandiez.

Écoutez, il nous a concédé un élément qui est un élément, une procédure, mais qui est insuffisant pour que nous puissions remettre sur la table tous les sujets sur lesquels nous voulons discuter. Moi, je suis prêt à comprendre ce que dit le Premier ministre quand il dit au fond, il y a un parlement que les Français ont choisi il y a 1 an et donc nous n'allons pas changer le parlement mais nous allons nous soumettre à donc ces députés, ces 57 députés qui ont été élus il y a un an. Mais encore faut-il que nous puissions choisir nous-mêmes le terrain de jeu et ne pas être soumis au seul terrain de jeu que se choisit le gouvernement.

Et donc si tous les sujets sont sur la table et bien nous verrons bien, nous mettrons nous nous défendrons nos positions, ils défendront leur position et le parlement tranchera. Mais je souhaite que le parlement puisse trancher sur tous les sujets. Voilà. sur la fiscalité fort Sébastien Lecnu a euh déjà donné un certain nombre de pistes et grainé un certain nombre de mesures.

Baisse d'impôts pour les contribuables juste au-dessus du SMIC, fiscalité sur les holdings, prolongation de la surtaxe sur les grandes entreprises, sur les hauts revenus. Est-ce que vous pouvez dire, enfin vous pouvez dire que ça ne va pas assez loin, mais est-ce que ça va quand même euh dans le sens de davantage de justice fiscale ? Ça, est-ce que vous le reconnaissez ?

Non. Et dans le débat parlementaire, je ferai tout pour que la copie soit corrigée H si desbats parlementaires, il y a Mais comment ça ? Non, ça c'est bien des augmentations d'impôts pour les pour les plus aisés.

Non, non. Si vous regardez l'équilib holding faire contribuer davantage les les haut revenus enfin de quoi parle-ton ? On parle d'un milliard pour des gens qui vont se distribuer cette année pour le CAC 40 simplement autour de 100 milliards entre les dividendes et les rachats d'action pour des fortunes qui se sont gobergées pendant 8 ans et qui ont doublé passant de 600 milliards à 1200 milliards.

Et là on dit on va leur donner on va leur prendre 1 milliard et il faudrait s'en satisfaire et dire bravo extraordinaire. Je vous donne quelques chiffres pour qu'on se comprenne bien très vite. Il y avait dans le budget qui a été adopté précédemment, celui de François Beou, il y avait 8 milliards de surtaxe à l'IS à l'impôt sur les sociétés, sur les 400 plus grandes sociétés de France.

H et cette surtaxe, elle passe de 8 milliards à 4 milliards. Et vous considérez-vous que c'est une progression ? À un moment où nous avons besoin d'engager la transition écologique, un momentù nous avons besoin de sauver au services public, un momentù nous avons besoin de rendre du pouvoir d'achat au français ?

Juste que quand on dit vouloir être dans le compromis, quand on est sur une position qui consiste à dire c'est nos mesures à peu de choses près ou rien, on on envoie un signal assez singulier. Mais ce n'est pas nos mesures ou rien. Je suis en train de vous faire la démonstration que aujourd'hui ils ont divisé de moitié la sur taxe à l'IS et ils ont rajouté à cela une taxe sur les holdings qui rapporte 1 milliard.

Vous avez d'un côté 8 milliards qui passe à 4 milliards et ensuite vous avez un petit milliard qui est rajouté sur les holdings alors même que on sait très bien que l'argent que devrait rapporter la taxe Zucmane c'est entre 15 et 20 milliards. Vous comprenez bien que on est très loin de d'un compromis. On est là quel sur quelque chose qui relève en réalité de l'écran de fumée et donc dans le débat parlementaire s'il a lieu aux conditions que je viens d'évoquer c'estàd de pouvoir parler de tout et bien je défendrai la taxe Zucman qui me semble être aujourd'hui la meilleure façon d'avancer.

Alors il y a beaucoup d'auditeurs d'Inter qui souhaitent intervenir dans le débat au standard déjà. Saluons Dominique. Bonjour bienvenue.

Bonjour France Inter. Bonjour les auditeurs et une question pour monsieur Olivier Fort. Êtes-vous conscient que le Rassemblement national sortira vainqueur des querelles des différents partis de gauche et de droite ?

Merci Dominique pour cette question. Olivier Fort vous répond. Merci Dominique.

Oui, j'en suis conscient et c'est la raison pour laquelle je viens de dire ce matin que la question est dans les mains du président de la République et du premier ministre. Qui peut croire que si nous ne résolvons pas, y compris la question des retraites qui est un abset de fixation pour tout le monde et qui depuis 3 ans est l'objet de tous les débats et bien je pense que effectivement nous sommes en train de paver le chemin qui conduit l'extrême droite tout et vous non vous n'avez pas de responsabilité mais nous avons eu de responsabilité nous avons eu de la responsabilité mais ce que je vous dis ce matin c'est tout de même que je suis prêt moi à accepter l'idée d'un débat parlementaire qui soit un débat parlementaire ouvert qui soit un débat parlementaire 14931 et qui permettent à un moment de laisser le parlement décider de tout. Décider de tout, ça veut dire décider y compris des sujets qui sont des sujets pour l'instant interdits par le gouvernement.

Et je veux que tout soit sur la table. Olivier Fort, pardon. Et pour prolonger la question de notre auditrice il y a quelques instants, vous nous disiez il y a quelques minutes que sauf recul sur la suspension de la réforme des retraite, il y aurait censure.

Ça veut donc dire qu'on se dirige vraisemblablement dans les jours qui viennent vers une censure de l'Assemblée nationale qui pourrait aboutir à une dissolution. Ça veut donc dire que vous assumez une situation où quand on regarde tous les sondages et qu'on voit que le Rassemblement national est en tête de ces sondages, vous assumez d'être responsable ou coresponsable de l'accession au pouvoir du du Rassemblement national. Est-ce que vous êtes est-ce que vous êtes prêt à payer ce prix, le prix de l'instabilité politique qui pourrait conduire à l'accession au pouvoir de Jordan Bardella et Marine Le Pen ?

Je ne suis pas prêt à assumer cette corresponsabilité. Que voulez-vous que je vous dise ? Il y a 1 an, les Français ont voté.

Ils ont donné une priorité à la gauche. Certes, il n'y a aucune formation politique qui obtenue de majorité absolue. Mais quand même, il y a eu une priorité donné à la gauche.

Depuis 1 an, à quoi a-t-on assisté ? On a assisté à chaque fois à des premiers ministres de droite avec des gouvernements de droite, avec une politique de droite qui ne change rien par rapport à la copie initiale. Et vous voudriez que ce soit moi qui porte cette responsabilité là ?

Non, je ne la porterai pas. Il y a aujourd'hui une forme d'évidence au fait que la gauche aurait dû gouverner, elle ne gouverne pas. Nous sommes prêts, y compris à accepter l'idée que ce soit un gouvernement de droite alors même que aujourd'hui il n'y a plus rien qui le distingue puisque il y a une majorité très relative qui a éclaté et vous voulez en plus que ce soit nous qui part cette cens sû cens sû on arrive peut-être à la dissolution pour reprendre la question de Benjamin et à ce moment-là à ce moment-là vous pouvez pas vous exonérer de votre responsabilité mais Nicolas de Morand j'ai donné ce matin les conditions à partir desquelles en fait on pourrait ne pas censurer et à partir desquels en fait on pourrait avoir la stabilité.

Mais la stabilisé la stabilité ça ne peut pas être non plus la continuité avec tout ce qui s'est passé depuis 8 ans. Ça n'est pas possible. Ce n'est pas ce que les Français ont demandé.

Et si vous voulez que l'extrême droite arrive au pouvoir, alors continuez à développer les mêmes politiques que depuis 8 ans et nous savons très bien quelle sera la fin de l'histoire. Moi ce que je veux c'est justement qu'il y ait un changement de cap qui permette à un moment de dire aux français oui nous ne sommes plus dans la même séquence et il y a quelque chose de possible. Une parenthèse quand vous quand vous demandez la suspension de la de la réforme des retraites que vous répond Sébastien le Cornu ?

Parce que là ça va se jouer dans les 24 heures. Si c'est l'élément qui vous permettrait de ne pas censurer, qu'est-ce qui vous répond le premier ministre ? Mais pour l'instant il a tout répondu.

Non, nous lui avons déjà posé la question à deux reprises puisque nous l'avons vu à deux reprises à Matignon et les deux fois il nous a répondu que ça raison qui change d'avis. Ben écoutez, parfois la grâce atteint y compris c'est la Saint-Bruno aujourd'hui. Peut-être qu'il y a des Bruno le maire.

Voilà. Voilà. Ouais, c'est des Bruno.

Beaucoup de Bruno. Mais c'est pas la Saint-Sébastien. Sylvie est au standard d'interre.

Bonjour Sylvie. Bonjour. On vous écoute.

Oui. Alors euh donc je suis je vous l'avoue, je suis assez ulcérée de ce que je suis en train d'entendre euh de la part de monsieur Olivier Fort électrice pendant plusieurs années de enfin une citoyenne qui votait socialiste he pour qu'il y ait pas de d'ambiguïté. H alors moi je ne je ne comprends pas mais je ne suis pas la seule.

Je ne comprends pas, monsieur Fort, votre positionnement depuis quelques jours. Euh donc en fait hier soir, on n' pas entendu beaucoup de d'hommes politiques sur les plateaux de de télé. On a entendu quand même monsieur Jouvet qui disait sans détour que le PS censurerait s'il n'y avait pas de changement notable.

De même pour Marine Tondelier qui est un peu la personne qui nous dit que elle va tout changer et que tout va être formidable. Alors, quelle conclusion ? Quelle question ?

Je pose la question, je pose ma question, ne vous en faites pas. Lorsqu lorsqu'il y aura lorsqu'il y aura censure du gouvernement, hein, puisque c'est ça dont il est question aujourd'hui, que va-t-il se passer en fait ? Et quit du budget et de la configuration du parlement qui ne permet qui ne dégage pas une majorité, quoi qu'on dise.

Donc moi, ce c'est ça qui me qui m'inquiète. On on a du mal à ne pas croire que la aujourd'hui la position du Parti socialiste euh s'explique ne s'explique pas uniquement par le le fait que les les élections municipales approchent h et par le fait d'une probable alliance des socialistes avec ceux le NFP euh dans les mairies. Voilà.

Merci. Si je voulais dire à monsieur Fort que j'avais mal à ma gauche. Voilà, j'ai mal à ma gauche.

Merci infiniment Sylvie. Olivier Fort vous répond. Merci Sylvie de cette question qui va me permettre d'être peut-être plus clair mais je crois j'essaie en tout cas de l'être.

Ce que je dis moi je suis partisan en fait d'un retour à un clivage simple entre la droite et la gauche au Parlement. Le premier ministre s'est euh soumis à l'idée que il fallait en finir avec le 493, ce qui autorise ce débat. Ce débat, il est possible à une condition, c'est que sur toutes les sur tous les sujets que nous faisons évoqués, il puissent avoir lieu.

À cette condition là, je suis prêt à jouer le jeu, y compris au Parlement, à être parfois battu, parfois à l'emporter, mais je souhaite que sur tous les sujets, nous puissions avoir ce débat. Et ça n'est pas anormal. Je me répète peut-être, mais comment voulez-vous que nous ayons aujourd'hui des socialistes qui acceptent de valider un gouvernement dont la composition a été décrié jusque dans les rangs de la droite avec un projet qui a été déposé euh devant le conseil aux finances publiques qui pardon de le dire mais enfin est un projet très régressif.

Quand vous dites vous prenez 1 milliard sur les holdings mais vous allez piquer 9 milliards sur la protection sociale, pardon. Mais moi ce qui me fait mal à ma gauche madame enfin Sylvie et bien écoutez c'est d'avoir un gouvernement qui aujourd'hui au moment où nous allons fêter les 80 ans de la sécurité sociale est en train de revenir sur cet immense acquis auquel tous les Français sont très attachés et donc ce que je souhaite c'est que nous puissions effectivement relever le défi d'un changement de cap et non pas rester sur la politique conduite parce qu'elle nous met dans le mur et qu'elle amène typiquement l'extrême droite au pouvoir. Olivier Fort.

Le Rassemblement national demande une dissolution de de l'Assemblée. Du côté de la France insoumise, on demande carrément la démission du président de la République et une nouvelle élection présidentielle. Est-ce que votre parti est prêt à une à une dissolution de de l'Assemblée nationale ?

Est-ce que vous êtes prêt à repartir en campagne ? Mais on est toujours prêt à partir en campagne et on ne peut pas avoir peur de ce que sera le jugement des électrices et des électeurs. Mais je je ne vous ai pas dit ce matin au micro que j'appelais à la dissolution.

Je vous ai dit que j'appelais le gouvernement à réfléchir un instant aux conditions de la stabilité. Les conditions, elles sont simples. Permettre un débat éclairé sur tous les sujets et que le parlement puisse trancher puisque le premier ministre lui-même a dit qu'il était prêt à se mettre sous la tutelle du parlement.

Et bien s'il est prêt à se mettre sur la tutelle du parlement, s'il est prêt à renoncer au 493, et bien qu'il accepte aussi de remettre en jeu une réforme qui précisément n'a été adopté que grâce au 493 et qui est l'objet de dans tous les sondes dans toutes les enquêtes d'opinion depuis 3 ans d'un rejet massif. Deux questions sur l'application Radio France qui vont un peu dans le même sens. Marie, j'ai l'impression d'être dans une cour de récré et les parlementaires de Toubord ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Il mettent en péril la démocratie. Michel se rend-il compte de l'image lamentable que donnent les politiques de toutes parts ? La France a besoin de stabilité et non de chaos.

Mais je partage ce point de vue. Je partage le point de vue que il faut justement rendre à la démocratie tous ces droits. Et ce que je vous dis depuis tout à l'heure, c'est que justement je suis un partisan absolu de la démocratie.

Je ne vous ai pas dit que je demandais à ce que mesures soient appliquées, que ce soit tout mon programme qui soit demain le programme de Sébastien Lecornu. J'ai dit, j'accepter l'idée que au Parlement, il y ait un débat sur tous les sujets et que nous puissions les trancher avec un parlement qui n'est pas le mien. ou je n'ai pas majorité absolue au parlement et je suis prêt à prendre ce risque mais je souhaite que tous les débats soi sur la table et à cette condition il y a quelque chose qui peut se jouer et la démocratie pourra retrouver tous ses droits parce que effectivement qu'est-ce que me disent les gens que je rencontre permanence au-delà de ceux qui nous parlent ce matin c'est qu'ils nous disent on manifeste ça sert à rien.

On fait des gilets jaunes ça sert à rien. On fait des on vote ça sert à rien. Vous faites vous-même des votes, ça ne sert à rien.

Et bien à un moment on finit par croire que la démocratie ça n'existe plus. Et moi ce que je veux ce matin c'est dire que nous pouvons rétablir véritablement la démocratie mais ça suppose que tout le monde en prenne sa part et que tout soit sur la table. Olivier F un mot sur Raphael Gluxman qui a fait sa rentrée politique ce weekend à la Réole.

Euh moi, j'ai été interpellé parce que vous avez dit de lui, ouvrez les guillemets, il n'est pas le candidat des socialistes, il est pour l'instant le candidat de place publique. Pourquoi avoir si peu d'enthousiasme à l'égard de celui qui est le mieux placé dans les sondages en vu de 2027 ? Mais c'est pas une question d'enthousiasme.

Je dis simplement, je dis simplement la réalité, c'est que aujourd'hui il est le candidat de lui-même et que s'il veut être le candidat des autres, il faut quand même à un moment accepter l'idée de se plier à un exercice qui est collectif. Moi, je n'ai rien contre Raphaël Gluxman. Je l'ai même proposé à deux reprises pour être la tête de l'IS des socialistes à l'élection européenne.

Mais simplement, c'était à l'époque avec une idée simple, c'est que nous avions une coproduction sur le projet et que nous étions dans une situation où nous partagions en réalité une vision. Là, moi je ne suis pas prêt à me soumettre à l'idée d'un homme ou d'une femme providentielle. Ça n'existe pas.

Ça n'a jamais si vous avez envie de gagner Olivier. Non mais au fond, on se on se demande quand on vous écoute s'il y a pas un peu de peut-être de jalousie de votre part, c'est parce que vous espéreriez vous-même être être candidat et que il vous fait de de l'ombre. Raphaël, il n'y a aucune jalousie de ma part.

J'ai toujours dit la même chose, c'est que moi je suis prêt à me soumettre au jugement peut-être d'une primaire qui permettrait de dire quel est le mieux placé et qui est celui qui porte un projet collectif pour l'élection présidentielle de 2027. parce que je ne veux pas perdre prendre le risque de l'arrivée de l'extrême droite. Et donc Raphaël Gluxman peut être celui-là.

J'ai dit que je souhaitais un rassemblement de Ruffin à Gluxman. Je peux pas être plus clair. Et donc ce que je dis c'est que simplement ça suppose que Raphaël accepte l'idée que il ne sera pas simplement l'élu des sondages qu'il doit être celui qui se perliera un exercice collectif.

Il dit il veut pas d'une première. Il l'a dit comme Jean-Luc Mélenchon. Donc vous pouvez lui demander mais il a l'air assez regoûté sur ce point.

Ben pardon moi enfin il dit je ne veux pas participer à une primaire parce que Jean-Luc Mélenchon mais Jean-Luc Mélenchon n'est pas dans la primaire donc quel est le problème en fait moi je veux savoir aussi avec qui on gouverne demain si on veut engager le changement il faut non seulement avoir un président de la République mais il faut aussi une majorité et donc quelle serait cette majorité moi je veux être clair si demain il y a un président de la République de gauche il gouvernera avec une majorité de de gauche qui lui sera peut-être donnée par les électrices et les électeurs. Mais donc cette information principale et importante que vous nous donnez, si pas de débat sur la suspension de la réforme des retraites, le Parti socialiste censurera le gouvernement de Sébastien Lecornu demain ou en tout cas dans la semaine. Moi, je souhaite que effectivement la réforme des retraite soit remise sur le tapis et que donc nous puissions avoir un vote pour pour ou contre la réforme borne et à partir de là effectivement les choses peuvent s'ouvrir.

Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste. Merci d'avoir été au micro de France interre