Franck Allisio : "Une immense majorité de Français souhaite un référendum sur l'immigration !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:10OuverteRéponse partielle
Ce n'est pas pour vous déplaire les mots du Premier ministre hier soir sur LCI ?
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Attendez, Franck Alizio, est-ce que ça vous choque quand François Béroux établit un lien entre les faits divers et la submersion de l'immigration ?
- 2:17RelanceRéponse directe
Il n'y a pas de lien forcément entre insécurité et l'immigration, rappelons-le.
- 2:35RelanceRéponse directe
Bon, mais ça ne vous gêne pas qu'une partie des Français issus de l'immigration soient stigmatisées de la sorte par le Premier ministre ?
- 3:38OuverteRéponse partielle
Alors je vous fais écouter justement Alexis Corbière, à gauche, pour la réaction sur ce sentiment de submersion du Premier ministre.
- 4:14RelanceRéponse directe
Alexis Corbière, Franck Alizio, il dit qu'il utilise votre langage, il utilise l'extrême droite. C'est pour vous plaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Invité politiqueChiffre
« il n'y aura pas de référendum sur l'immigration, alors qu'il est demandé par 80% des Français »
- 2:22Invité politiqueChiffre
« 60% de la délinquance dans la voie publique, dans les grandes villes comme Marseille, Lyon ou Paris, qui sont du fait de l'immigration des étrangers »
- 4:36Invité politiqueChiffre
« Quand vous faites entrer 500 000 immigrés supplémentaires chaque année dans le pays »
- 10:32Invité politiqueFait
« Non, c'est une opinion. C'est une opinion sur un sujet juridique. »
- 10:43Invité politiqueFait
« L'appel est la première des garanties au justiciable. La première des garanties aux citoyens. C'est vrai. Sinon, on sort de l'État de droit. »
- 11:06Invité politiqueFait
« Vous savez très bien que le Premier ministre a été dans la même situation que Marine Le Pen. »
Temps de parole
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- Présentateur19 %
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- Invité 35 %
- Invité 43 %
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Franck Alizio est avec nous, merci monsieur le député Rassemblement National des Bouches du Rhône, vice-président du groupe RN à l'Assemblée, pardon d'avoir un peu attendu sous la pluie. Ce n'est pas pour vous déplaire les mots du Premier ministre hier soir sur LCI ?
Écoutez, le Premier ministre a dit tout et son contraire quand même globalement, parce qu'on démarre par plein de mots gentils sur l'immigration, puis après on parle de submersion. Bref, comme lorsque j'étais petit, on dira que c'est du goût-bi-goût-ba. Mais la vérité c'est que les propos, alors je vais rassurer les bonnes consciences de gauche et les bonnes consciences macronistes, non seulement il dit tout et son contraire, et en plus le président Macron a déjà dit pire, l'ancien ministre de l'Intérieur M.
Darmanin a déjà dit pire, et puis je vais les rassurer également, ça reste, enfin on avait un ministre de l'Intérieur de la parole, maintenant on a un Premier ministre de la parole, car dans les faits, qu'est-ce qui changera, à part des circulaires, pas grand-chose, à part les paroles, à part les mots, qu'est-ce qui change, pas grand-chose. Au final, le Premier ministre a garanti une chose dans son interview, et c'est ce qui prouve que rien ne suivra dans les faits, c'est qu'il n'y aura pas de référendum sur l'immigration, alors qu'il est demandé par 80% des Français, et alors qu'il est la seule solution pour véritablement avoir une réponse efficace sur l'immigration.
Et ça, ce n'est pas seulement Marine Le Pen et Jordan Bardella qui le disent, c'est aussi un certain Bruno Retailleau qui le dit. Donc vous voyez, il a une fois de plus contredit son ministre de l'Intérieur, qui pense que la seule vraie solution pour résoudre le problème de l'immigration, c'est un référendum, comme le Rassemblement National.
Attendez, Franck Alizio, est-ce que ça vous choque quand François Béroux établit une sorte de lien entre les derniers faits divers du moment, et la submersion de l'immigration ?
Non, mais ce qu'il fait est factuel. Ce que le Premier ministre fait est factuel. Ce qui me choque, moi, c'est qu'il n'en tire pas des conséquences. C'est qu'il n'en tire pas des conséquences au quotidien dans les décisions prises par le gouvernement. Mais ce qu'il fait en faisant un lien entre l'insécurité, l'ensauvagement de notre société, et une immigration non maîtrisée, elle est factuelle, elle est statistique.
Bon, ça c'est vous qui le dites aussi. Il n'y a pas de lien forcément entre insécurité et l'immigration, rappelons-le.
60% de la délinquance dans la voie publique, dans les grandes villes comme Marseille, Lyon ou Paris, qui sont du fait de l'immigration des étrangers, c'est factuel, c'est statistique, et ce sont les statistiques du ministère de l'Intérieur.
Bon, mais ça ne vous gêne pas qu'une partie des Français issus de l'immigration soient stigmatisées de la sorte par le Premier ministre.
Mais non, parce que ni moi, ni Marine Le Pen, ni probablement le Premier ministre, je ne suis pas le porteur du gouvernement, mais je peux aller jusque-là dans l'affirmation, ne globalisons, n'essentialisons. Évidemment que la majorité des personnes qui sont immigrées en situation régulière dans notre pays travaillent et respectent nos lois. Mais une minorité, excusez-moi l'expression, mais fout le bordel. Et là, dans ces cas-là, cette immigration-là, nous n'en voulons pas. Alors lorsque les personnes sont de nationalité française, les lois pénales doivent s'appliquer avec vigueur.
Lorsque ces personnes sont immigrées et a fortiori évidemment en situation irrégulière, elles doivent quitter le territoire. Parce qu'on n'ajoute pas du malheur au malheur. Parce que le malheur, ce n'est pas dans les quartiers chics, c'est dans les quartiers difficiles. Et donc ça pèse sur ceux de nos compatriotes qui sont les plus à plaindre, qui sont dans les situations les plus difficiles.
Alors je vous fais écouter justement Alexis Corbière, à gauche, pour la réaction sur ce sentiment de submersion du Premier ministre.
Monsieur Bérou, qui est un homme instruit, ne devrait pas utiliser ce vocabulaire. Il ne devrait pas utiliser ce vocabulaire. C'est une faute ? Il y a une immigration. Non, c'est un signal politique qui l'envoie clairement à une partie de l'électorat. Mais est-ce que c'est une faute politique ? C'est aujourd'hui considérer que l'extrême droite, le vocabulaire qu'elle utilise, est plutôt juste. Vu que même le raisonnable, Monsieur Bérou, utilise exactement le même vocabulaire. Quand vous donnez des victoires idéologiques à une force politique, vous lui rapportez des victoires électorales après.
Alexis Corbière, Franck Alizio, il dit qu'il utilise votre langage, il utilise l'extrême droite. C'est pour vous plaire ?
Non, c'est la victoire des faits. C'est la victoire de la réalité. Le Premier ministre utilise les mots qu'utilisent les Français. Le Premier ministre met des mots sur des faits que constatent les Français tous les jours. Voilà, encore une fois, c'est factuel. Quand vous faites entrer 500 000 immigrés supplémentaires chaque année dans le pays et que vous ne pouvez pas les intégrer économiquement et que vous ne pouvez plus les assimiler culturellement, eh bien oui, il y a un phénomène de submersion. Voilà, mais encore une fois, c'est factuel. Ce n'est pas théorique. Il n'y a pas d'idéologie derrière ça. Il y a des faits.
Et tout ça peut être corrigé par une politique volontariste sur l'immigration. Vous nous dites que c'est factuel,
mais vous savez bien que François Bayrou est un démocrate chrétien, qu'il est président du Modem, qu'il a toujours été centriste. Et puis là, on a l'impression qu'il est totalement décomplexé sur LCI. Ça ne vous a pas échappé quand même ?
Il y a peut-être un effet LCI, mais le fait qu'il échappe à une censure, à une forme de terrorisme intellectuel de gauche est une bonne chose. Maintenant, je ne m'intéresse pas tant à ce que dit le Premier ministre, mais à ce que fait le Premier ministre. Et le Premier ministre, pour l'instant, ne fait pas grand-chose. Et le ministre de l'Intérieur ne fait pas grand-chose. Et le ministre de la Justice ne fait pas grand-chose. Donc à partir de là, j'attends des faits. Et les faits, je ne les ai pas eus hier, parce qu'hier, on m'a dit, circuler, il n'y a rien à voir en matière de référendum.
Qu'est-ce qu'il y a de mal à donner la parole aux Français, dans une démocratie, à un peuple souverain, pour qu'il s'exprime sur l'immigration ? Savoir qu'il peut entrer ou non dans son territoire, le quitter ou non, y rester ou non, c'est la démocratie. Et bien ça, le Premier ministre le refuse encore. Voyez qu'il continue à s'autocensurer.
Restez avec nous. Réaction de Marlène Schiappa.
Je voudrais revenir sur la question du référendum, puisque là aussi, c'était assez curieux dans cette interview et dans les réponses qu'a accordées François Bayrou sur LCI, dans lesquelles on lui pose la question du référendum sur l'immigration. Il balaye le sujet en disant que ce ne serait pas constitutionnel. Et ce qui est curieux, c'est que derrière, il y a des réactions de l'Elysée, disant, non mais on rappelle que le référendum, c'est la prérogative du président de la République, et que le président de la République a déjà en tête un certain nombre de questions qu'il souhaiterait poser aux Français. Et il n'a pas...
Donc il va y avoir un référendum sur l'immigration ?
Je ne sais pas. Je n'ai pas d'informations. Mais ce que je veux dire par là, c'est que je poursuis ma ligne. François Bayrou devrait s'exprimer en tant que Premier ministre. Et il s'exprime en tant que tout sauf Premier ministre. Il a donné des arbitrages parmi les propositions qu'avaient faites certains de ses ministres. Si bien que pour un Français lambda qui ne passe pas sa journée à écouter les informations, c'est extrêmement peu clair. On ne sait pas où on en est. Il y a eu dix propositions différentes. Et on a le sentiment que le Premier ministre amène une onzième proposition sur un certain nombre de sujets.
Mais il faut qu'Emmanuel Macron aille plus loin sur le référendum. Alors pourquoi ne le fait-il pas ?
Pourquoi pas ? Mais moi, je vous parle de l'analyse de ce que dit François Bayrou sur la forme en termes de communication politique. J'ai trouvé ça extrêmement maladroit de venir parler en tant que commentateur de l'actualité sur l'immigration. Et puis au nom de l'Elysée sur la question du référendum, à quel moment parle-t-il en tant que Premier ministre, en tant que chef du gouvernement, avec une feuille de route, avec un arbitrage, avec une coordination des différentes sensibilités de son gouvernement. C'est ça le rôle qui est le sein. C'est un rôle important. Il le sait. Et maintenant, on attend qu'il le tienne.
Vous le soutenez toujours, François Bayrou, ce matin ?
Moi, je soutiens à la fois la stabilité du gouvernement, la stabilité des institutions d'une part, et d'autre part, en tant que tel, bien sûr, François Bayrou en tant que Premier ministre. Moi, je n'accorde pas, comme tout citoyen, aucun citoyen n'accorde un soutien inconditionnel. Et chaque citoyen a le droit d'exprimer son esprit critique. Et c'est ce que je fais, comme l'a fait d'ailleurs la présidente de l'Assemblée nationale, il y a le Brunfivet ce matin sur l'interview de François Bayrou.
C'est la polyphonie, comme dit le Premier ministre.
Moi, vous savez, quand j'étais au gouvernement, j'y suis restée de nombreuses années. J'ai toujours fait entendre ma voix, mais toujours dans le cadre qui m'était donné par mes premiers ministres. Et là, on attend de François Bayrou qu'il donne un cadre et qu'il donne un cap pour dire quelle est la feuille de route de son gouvernement et comment il l'entend justement. Il faut qu'il y ait un chef d'orchestre, si vous voulez, une polyphonie.
Il n'y a pas de chef d'orchestre.
La polyphonie, elle fonctionne s'il y a quelqu'un qui donne une tonalité majeure. Là, on attend de la part de François Bayrou.
De la part de la majorité, et j'attends un chef d'orchestre. Ça veut dire qu'il n'y a pas de chef d'orchestre, là, pour l'instant.
Ça veut dire que pour l'instant, François Bayrou donne le sentiment de tâtonner, comme l'a dit très justement Tristan Banon, de vouloir faire plaisir. Mais on ne fait pas de la politique en voulant faire plaisir, me semble-t-il. Il y a beaucoup de choses qui sont très bien faites par François Bayrou. Il a réussi à éviter certains obstacles. Maintenant, on attend vraiment qu'il tienne son rôle de Premier ministre. Franck, allez-y, pardon. En deux mots, ce qui est assez surprenant, je trouve, chez M. Bayrou, c'est que, comme vous l'avez rappelé, ça fait 40 ans que cet homme fait de la politique. Ça fait, à minima, 20 ans qu'il se prépare à ce poste. Et j'ai rarement vu...
Donc, il n'est pas dans l'improvisation, là, quand il dit ça.
Ça, je ne sais pas. Mais j'ai rarement vu une personnalité politique faire autant de fautes de communication. Depuis qu'il est arrivé, c'est une suite, c'est un parcours de fautes de communication. Alors, il a des réussites factuelles, mais en revanche, on a l'impression vraiment qu'il coche toutes les cases des erreurs à faire en termes, vraiment, juste de communication politique.
Et pourtant, ce n'est pas un terreau de l'année en politique. Du tout, du tout.
C'est épatant. C'est vraiment... C'est troublant.
Franck Alizio, vous êtes toujours avec nous. Autre gage donné à votre parti, au Rassemblement national, eh bien, il soutient Marine Le Pen dans ses ennuis judiciaires. La décision judiciaire va arriver fin mars sur les assistants parlementaires RN du Parlement européen. Écoutez-le. Deuxième extrait.
Il est très dérangeant que des jugements soient prononcés sans qu'on puisse faire appel. Et deuxièmement, je considère que cette accusation-là, c'est-à-dire l'idée que l'aide que le Parlement européen mobilise pour aider les parlementaires européens à faire leur travail, il est une accusation injuste que de penser que le parti politique ne les aide pas.
Franck Alizio, c'est quand même un sacré soutien à Marine Le Pen, là. Vous ne pouvez pas le nier.
Non, c'est une opinion. C'est une opinion sur un sujet juridique. La opinion du Premier ministre. La première opinion, il considère que dans un État de droit, il faut qu'il y ait appel. L'appel est la première des garanties au justiciable. La première des garanties aux citoyens. C'est vrai. Sinon, on sort de l'État de droit. Vous voyez, s'il n'y a pas d'appel, s'il n'y a plus de possibilité d'appel, on sort de l'État de droit. Bon, là-dessus, il fait un constat, d'ailleurs, d'hommes du centre qu'il est, respectueux de l'État de droit. Deuxièmement, vous savez très bien que le Premier ministre a été dans la même situation que Marine Le Pen.
Donc, il serait compliqué pour lui d'expliquer que lui, pour à peu près les mêmes faits, dans la même situation, a été relaxé et est aujourd'hui Premier ministre. Et Marine Le Pen, elle, serait rendue inéligible, de manière abrupte, comme ça, sortie de la vie politique. Donc, le Premier ministre ne peut pas. Il est dans la même situation. Il a été dans la même situation. C'est normal qu'il comprenne. En plus, il connaît le dossier. Il connaît les tenants et les aboutissants. Donc, son avis, la matière est éclairée.
Franck Allisio