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interviewLe Média (sur YouTube)· 4 avril 2026 23 min

IRAN : POURQUOI TRUMP PANIQUE (GÉOSTRATÉGIX AVEC BONIFACE)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle émission intitulée Géostratégic avec Pascal Boniface, notre spécialiste en géopolitique que j'auraai donc le plaisir d'interviewer sur tout un tas de sujets liés à l'actualité internationale. Géostratégique, c'est aussi le nom de ça, ces bandes dessinées dont l'intégrale est sortie il y a quelques mois. Peut-être un petit mot Pascal au sujet de de ta pente dessinée.

Oui, on avec Tommy, illustrateur et ami, on a voulu rendre plus accessible la géopolitique pour que tout le monde puisse s'en saisir. Et donc, on a publié quatre tomes et l'intégral, c'est les tomes 1 et 2 qui ont été réunis en octobre et avec aussi un autre bande dessinée qui est sortie en septembre sur le conflit isra-palestinien. Au programme de notre petit tour du monde, aujourd'hui, nous allons faire un long trajet entre les États-Unis et l'Iran.

C'est le gros sujet d'actualité internationale ces dernières semaines. Que cherche réellement à faire le président américain à Teran ? Nous ferons ensuite une escale en Palestine-Israël avec l'adoption d'une nouvelle loi très controversée par la Knéette.

C'est le Parlement israélien. Nous en discuterons avec Pascal tout à l'heure. Enfin, nous finirons notre tour du monde à Cuba où les habitants sont plongés dans une crise énergétique et sanitaire majeure depuis presque 3 mois.

Alors Pascal, à l'heure où nous tournons, nous sommes au 33e jour de conflit opposant les États-Unis à l'Iran qui a commencé donc le samedi 28 février dernier après des semaines de d'intervention de menaces d'intervention militaire de la part des États-Unis et Israël en Iran. Alors, il s'est passé beaucoup de choses dans l'espace d'un mois. On continue de recevoir des alertes sur nos téléphones aujourd'hui même de nouvelles annonces de Donald Trump.

La dernière en date, c'est qu'il menace les pays européens de se retirer de l'aut s'il ne s'engage pas à l'aider à débloquer le D3 d'Ormouse. Alors pour rappeler rapidement, le D3 d'Ormous, c'est il est situé dans le golfe Persique. Il représente 50 % des réserves prouvées en pétrole et 40 % en gaz.

Mais c'est aussi une importante voie commerciale empruntée par plus de 30 % du commerce mondial de pétrole. Alors ce 2 avril, c'était aussi la première allocution de Donald Trump à la nation américaine depuis le début de la guerre. On regarde un extrait aujourd'hui.

Cela fait un mois que l'opération américaine a débuté. L'opération intitulée fureur épique. Elle cible l'état numéro 1 sponsor du terrorisme dans le monde, l'Iran.

Ces quatre dernières semaines, nos forces armées ont frappé de façon ciblée, efficace et rapide les installations ennemies avec une vitesse et une rapidité et une efficacité jamais vue auparavant. Ils n'ont plus d'armée de l'air. Ils n'ont plus de chefs, du moins la majeure partie sont maintenant morts.

Leur leadership n'est plus là. Les gardiens de la révolution islamique ont été décimés. Leur capacité à lancer des drones et des missiles a été grandement obéré.

Ils n'ont quasiment plus de lance missile. Jamais dans l'histoire de guerre, un pays n'a souffert autant de coup dur et aussi fort aussi rapidement que l'Iran. Depuis les 5 ans que je suis président, nous gagnons plus que jamais auparavant.

Avant d'évoquer en plus en détail la situation, j'aimerais remercier nos troupes pour le travail qu'elles ont réalisé en Iran et au Venézuela en l'espèce de quelques minutes. C'était rapide, c'était violent, c'était respecté par partout dans le monde. Lors de mon premier mandat, j'ai reconstruit notre armée.

Nous avons la meilleure armée du monde de loin et maintenant nous travaillons avec le Venezuela. C'est un partenariat à deux que nous avons avec le Venezuela qui qui fonctionne très bien, qui nous permet de produire plus de pétrole et de gaz. Ce sont des réserves extrêmement importantes qu'il y a au Venezuela, les deuxièmes les plus importantes derrière les États-Unis.

Nous sommes complètement indépendants du Moyen-Orient et pourtant nous continuons à aider la situation au Moyen-Orient. Nous n'avons pas besoin de cela, mais nous sommes là pour aider nos alliés. Pascal, quand on écoute Donald Trump, on a l'impression d'une situation sous contrôle.

Est-ce que son discours reflète réellement le rapport de force actuel avec l'Iran ou est-ce que on est dans une forme de communication politique ? Il y a vraiment un faossé entre ce qu'il dit et la situation réelle. On est vraiment dans la vérité alternative.

Selon lui, l'Iran est sans défense, ne peut plus rien espérer et il est il contrôle entièrement la situation et en même temps, il demande à négocier, il demande l'aide des pays européens. Si tout se passait comme prévu, aussi bien qu'il le disait, il n'aurait pas besoin de l'aide des pays européens et en fait il veut réouvrir le dormous qui était ouvert avant qu'il ne commence sa guerre. Donc en fait la situation y compris d'un point de vue américain s'est empiré depuis le début de la guerre est très difficile à admettre pour Donald Trump qui n'aime pas admettre qu'il a échoué et là l'échec est patent total.

Donc voilà, comme à son habitude, il a un discours officiel et en fait quand on voit laité, c'est un peu l'empereur aux Abinov. Euh tu sais cet empereur tout le monde dira quel beau habit, c'est magnifique. En fait, il est à poil.

En fait, Trump est un peu à poil par rapport à la situation dans le des trit d'ormouse. Donc un décalage total entre son discours et la réalité son un discours triomphaliste et un échec patant puisque la guerre devait être fraîche et joyeuse. Il devait amener la démocratie, la libération du peuple iranien en quelques heures et en fait bah les les gardiens de la révolution encore plus accruent leur emprise sur le pouvoir.

L'Iran a souffert de bombardement mais à genoux. Et en fait et ce sont les pays alliés des États-Unis qui ont souffert de bombardement. Et donc en fait on voit que et c'est Trump qui demande la négociation et c'est l'Iran qui dit "Non, moi je vais pas négocier avec vos négociateurs habituels parce qu'en fait j'ai plus confiance en eux et je veux choisir avec qui je négocie.

Quand on capitule, on ne choisit pas avec qui on négocie d'habitude. Finalement, pas de mention d'un retrait des États-Unis de l'OTAN comme il l'avait annoncé dans son allocution. Il affirme que les États-Unis n'ont pas besoin d'ormouse.

Concrètement, est-ce que c'est crédible ? Quelle est aujourd'hui la dépendance réelle des États-Unis à ce D3 et plus largement au système mondial ? Alors, en tant que tel, les S n'ont pas besoin effectivement du pétrole du qui passe par l'étoile Rous qu'ils sont autosatisfaisants.

Ils ont une production pétrolière qui ce qui qui vient à qui qui fait leur consommation. Donc c'est plutôt effectivement les pays asiatiques, les pays européens qui eux importent du pétrole. Mais en même temps, il a besoin que l'économie de ces pays marche parce que ce sont ses partenaires, ses clients.

En même temps, il a besoin que les bombardements sur les pieds du golf arrêtent parce que c'est ce que demande les a du golf qui ne voulaient pas de cette guerre et qui sont assez fâchés parce que même le ministre d'affaires étrangères Doman qui est plutôt un pays très modéré, pas du tout le front du refus et a dit en fait on avait presque un accord et les frappes iraniennes sont en fait inexcusables mais étaient inévitables à partir du moment où les États-Unis bombardent de l'Iran. Donc il se met un peu tout le monde à dos sauf Israël dans cette affaire. Et c'est pour cela qu'il a le sentiment un peu de paniquer au point d'insulter un peu tout le monde, y compris des insultes hors de propos par rapport à MBS, l'homme fort d'Arabie Saoudite qui va laisser des traces qu'on insulte pas aussi euh violemment et aussi publiquement.

Le prince héritier qui est pas seulement le prince héritier de l'Arabie Saoudite et l'homme fort de la RAud, qui est aussi un partenaire personnel de Donald Trump. Alors d'habitude, on était habitué à ce que Trump insulte tout le monde mais pas ceux qui donnent de l'argent. pas ses partenaires financiers, c'est pour moi un signe de plus qu'il perd le contrôle à la fois de la situation mais aussi de lui-même.

Justement, est-ce que Donald Trump n'est pas lui-même, on se pose la question, en train de réaliser qu'il s'est engagé dans une stratégie plus risquée que prévue. Oui, il s'est fait berner par Israël. Il pensait que bah voilà, vu la différence de puissance entre les États-Unis et l'Iran, et en plus l'Uni et Israël et l'Iran, il pensaiit vraiment que ça serait réglé en 48 he que le succès qu'il a eu au Venezuela allait se répéter, sauf que l'Iran n'est pas le Venezuela et même si tu tues le guide suprême et plusieurs chefs de ministres, en fait, il y a un système et donc ils sont remplacés par d'autres et le système tient toujours même s'il est effectivement impopulaire, même s'il n'a le soutien que de 20 % de la population iradienne, Il ne suffit pas de tuer une dizaine ou une vingtaine de dirigeants pour mettre à bas un système qui est solidement accroché ne serait-ce que par la répression.

Et donc il a fait une erreur d'interprétation d'analyse majeure. Le chef d'état-major des armées américaines lui avait dit de pas y aller mais il ne l'a pas écouté et il a écouté les idéologues qui disaient "On va le faire, ça va être facile et puis il a suivi Netaniaou." Alors Donald Trump promet une baisse rapide des prix de l'énergie.

C'est ce qu'il a annoncé euh hier soir dans son discours, enfin ce soir dans son discours, dans son allocution à la nation américaine. Mais quand on voit l'impact immédiat des tensions sur le pétrole, les prix ont ont flambé. Euh ce matin, encore à 11h, les prix du du baril Brent, donc de la mer du Nord, ont grimpé à 7,28 %.

Est-ce que ce discours tient encore finalement ? Bah pour ceux qui y croient, oui, il y a des gens qui pensent que Trump a raison et qui ont la foi du charbonnier, d'autres qui regardent les réalités. les prix du pétrole vont baisser.

Ils étaient à 60 € 60 dollars le baril, ils sont à 100 120. Bah non, ils ont monté et et puis plus grave encore, c'est que quand les bombardements vont s'arrêter, s'ils s'arrêtent rapidement, le temps de faire redémarrer la production, l'acheminement, donc les cours vont rester importants assez longtemps. Alors, d'un point de vue national américain, il peut dire génial parce que comme le pétrole de schist qui est produit aux États-Unis est très cher à extraire, quand le cours du baril à 60 dollars, il y a très peu de rentabilité pour les majors pétrolières américaines.

Il faut compter à peu près 40 45 dollars de coût d'extraction. Alors que le coût d'extraction du baril de pétrole en arbit à 2 3 dollars par exemple. Donc si ça monte à 100 120 dollars, ça devient rentable.

Sauf que les cours sont pas nationaux, ils sont mondiaux. et que les citoyens américains eux payent des cours mondiaux et qu'ils ont vu le prix euh du galon euh du lorsqu'ils font leur plein d'essence augmenter de façon très importante et que ça c'est le sujet majeur. Rappelez-vous en 92 George Bou je pense qu'il a gagné la guerre froide qu'il a gagné la guerre du golf que c'est génial mais le prix de l'essence augmente et il y a Bill Clinton qui arrive it's economy stupid et donc les succès internationaux de George Bouche n'ont pas suffi à le faire rélire et il a perdu après un seul mandat ce qui est plutôt rare aux États-Unis.

Donc en fait le problème de Trump c'est que l'augmentation du prix du pétrole vient miner sa popularité auprès de sa base électorale. Dans ce contexte, Israël intensifie ses opérations au sud du Liban officiellement contre le esbola. Mais des civils meurent chaque jour.

Est-ce qu'on est face à une coordination régionale ou à une dynamique qui risque d'échapper à tout le monde ? Alors en fait, il y a deux domaines distincts. En Iran, il y a une coordination entre Israël et les États-Unis.

Et si les États-Unis arrêtent de frapper l'Iran, Israël arrêtera aussi. Au Liban, en fait, Israël agit seul. Ils agissent sans les États-Unis et contre la vie de tout le monde parce que je suis pas sûr que les Américains qui ont des intérêts, l'Amérique l'université américaine de Beou a été fermée euh on parce que elle était menacée et je ne parle pas de la France qui est quand même être censée être l'ami du Liban et qui regarde ça un peu quand même de loin.

Et donc là pour le Liban, c'est un agenda purement israélien qui veut éradiquer les Esbola comme ils ont voulu éradiquer le Hamas avec le succès et les résultats que l'on voit. Et il y a un risque très réel que parce que les bombardements israéliens sur le Liban, on y habitué et d'habitude ils bombardent, ils s'en vont, les habitants reviennent et reconstruisent les maisons là. Ils vont détruire, ils ont déjà détruit entièrement des villages et on voit que le plan c'est d'annexer une partie du Liban, le sud de Liban entre la frontière israélienne et le Litanie.

Il les a déjà fait ça en 78 et jusqu'en après 78, ils avaient fait une zone d'occupation de fête avec des milices chrétiennes qui les aidaient. Après quand ils sont partis, ils ont abandonné leur propre sort. Et donc on voit que le le l'objectif israélien, c'est d'occuper une partie du Liban.

Est-ce qu'ils pourront éradiquer les Esbola comme ils le souhaitent ? On a vu que pour la masse, ça n'a pas aussi bien marché et en tous les cas, il y a quand même 10 % de la population du Liban qui a dû fuir ces maisons et des gens qui étaient soignés qui ont dû fuir l'hôpital. Donc ça va laisser des traces profondes et c'est extrêmement dangereux pour le Liban qui est déjà en état de fragilité économique et sociale très grande.

Alors que peut faire Donald Trump maintenant à l'heure actuelle pour euh très compliqué pour se sortir de cette situation il est là, il est venu au casino, il a perdu. Alors il peut continuer à jouer et perdre encore plus qu'il n'a déjà perdu ou alors il peut se dire "Bon, j'arrête là, je limite mes pertes et je reconnais." Donc il peut très bien dire "J'ai tout gagné, j'ai tout gagné.

Le régime iranien a changé, c'est plus les mêmes. Ils sont maintenant, ils mangent dans ma main, ils m'embrassent les fesses, tout ça, tout ça. Donc c'est parfait.

Et jamais de leur vie, les États ont été aussi sûr qu'aujourd'hui grâce à ma politique qui a tout réussi. Bon, tout le monde le croira pas mais enfin il peut sauver la face. Oui, il peut dire l'escalade, mais l'escalade c'est quoi ?

Il a pas assez de soldats pour envillir l'Iran. Il y avait quand même 160000 ou 200000 soldats qui ont envahi l'Irak en 2003. L'Iran, c'est trois fois plus grand, trois fois plus peuplé.

Il n'a que 15000 soldats disponibles. Donc, il va pas y arriver. Où il peut saisir l'île de Carg ?

C'est une escalade mais là il va faire des soldats qui seront là-bas des cibles. Donc en fait il a pas trop de solution et plus le conflit dure plus il sera difficile pour lui d'en sortir la tête haute. Comme on l'évoquait tout à l'heure, la Knéet donc le Parlement israélien a adopté une loi ce lundi 30 mars instaurant la peine de mort pour les terroristes entre guillemets.

Concrètement Pascal qui est visé par ce texte ? Bah, les terrorismes, enfin, quand on sait que pour euh les forces armées israéliennes, tout Palien est un terroriste potentiel, on peut dire que tout le monde est visé. Pour l'instant, quand même, il y a eu beaucoup euh euh de civils palestiniens qui ont été tués par l'armée, qui ont été tués par les colons.

Il y a jamais eu euh des militaires ou des civils israéliens qui ont été effectivement jugés, ne serait-ce que jugés et aucun de cela n'a été condamné. Donc de toute façon, dès le départ la peine ne concerne que les Palestiniens, ne concerne pas éventuellement des Israéliens qui aussi commettraient des acte terroristes et qu'on vient s'attaquer à des civilistes en défense, c'est du terrorisme. Donc on voit bien que c'est une loi qui est spécifique, mais je dirais alors ça a créé beaucoup de protestation y compris parmi les soutiens habituels d'Israël en France.

Mais en fait ce permis de tu existe sans le faire officiellement parce que ce qu'on appelle une exécution extrajudiciaire quand des militaires tirent sur des civils palestiniens, il y a pas de jugement. On dit c'est les terroristes mais qui le prouve ? Est-ce qu'ils ont été jugés ?

Est-ce qu'on apporté des preuves ? Et donc en fait la peine de mort existe de fait déjà. Là, ça vient légaliser ce qui existe déjà.

Donc en fait, je dirais pas la peine de mort n'existait pas en Israël qui disait "Nous sommes une démocratie un peu occidentale, nous avons les mêmes valeurs, mais ils ont tué sans parler des bombardements sur Gaza." Mais en dehors de Gaza, en Sian ou ailleurs, on a vu ça était très largement documenté, y compris par des organisations pacifistes israes, par des organisations de défense des droits de l'homme israélienne que et bien en fait des gens des fois pour s'amuser ou juste par vengeance tiraient de façon purement gratuite sur des civils palestiniens qui allaient au ravitaillement ou qui passaient par là. On a d'ailleurs les chiffres de l'ONG israélienne Betelem qui dit que 96 % des Palestiniens jugés par les tribunaux militaires sont condamné.

Alors ce qui frappe aussi c'est que même une partie de l'opposition ne rejette pas le principe de la peine de mort. Cette loi a été adoptée à 62 voix pour et 48 contre. Est-ce que ça traduit une radicalisation plus large de la classe politique israélienne ?

Depuis assez longtemps, depuis 2001, la classe politique israël n'a cessé d'évoluer vers la droite, vers l'extrême droite. Ceux qui sont au pouvoir, c'est ceux qui recommandaient l'assassinat de rabine quand même. Netaniaahou était sur un balco sur une place publique un mois avant la sienne Rabine avec des gens qui manifestaient en mettant Rabine en us nazi en disant que Rabine était un fédailline et Nanous ne disait rien et Benbotrich extrémistes et sont de la même famille idéologique que celui qui a physiquement tué Rabine.

Et bien sûr le 7 octobre a encore les attentats du 7 octobre encore plus poussés à droite. Donc oui, il y a effectivement en fait on dit il y a beaucoup d'opposants à l'étahou en l'Iraël mais ce sont des opposants internes. Ils sont opposés à sa corruption, ils sont opposés à sa réforme de la justice, ils sont opposés à sa volonté de rester au pouvoir tout le temps.

Mais combien revendique vraiment le droit des passi à avoir un état ou avoir des droits tout simplement ? qui sont formidables, admirables mais très minoritaires. Le blog indépendant Yarni rappelle toutefois donc que les voies contre ne reposait pas nécessairement comme vous l'avez dit sur un rejet de principe en citant que par exemple le chef de l'opposition au parlement Yir Lapide qui affirme ne pas être opposé à la peine de mort en tant que telle mais au fait que la loi non rétroactive ne pourrait pas s'appliquer aux auteurs des attaques du 7 octobre.

On est dans le détail quand même. On est dans le détail. Exactement.

Cette loi donc s'inscrit dans un système où coexiste donc tribunaux civils israéliens donc qui ne sont pas concernés par cette peine de mort et tribunaux militaires en six Jordanie. Est-ce qu'on est face à une justice à deux vitesses ? Bah on est face à pas de justice en fait.

C'est même pas une justice de vitesse, c'est pas de justice. Israël peut mettre en prison des Palestiniens en détention administrative sans dire pourquoi ces gens-là sont emprisonnés, sans qu'ils puissent avoir forcément accès à un avocat et avec une peine de prison de 6 mois qui est renouvelable sans avoir d'explication à donner. C'est une loi d'ailleurs qui est qui suit la loi coloniale imposée par les brques pour lutter contre les juifs à l'époque.

Donc on ne peut pas parler de justice dans ces cas-là. Euh on a beaucoup fait sur ah on peut pas parler d'otage mais des gens sont pris sont faits prisonniers sans que ils sachent eux-mêmes ce qu'on leur reproche. Cette évolution politique s'appuie euh donc l'évolution politique en Israël s'appuie aussi sur une opinion publique qui est majoritairement favorable donc à la peine de mort.

Est-ce que ça rend toute inflexion politique quasiment impossible aujourd'hui ? Ça va être difficile parce que effectivement il y a un soutien populaire aux politiques de force deou. Normalement quand même après 7 octobre où il a failli, c'est quand même lui qui était en charge.

C'est lui qui n'a pas assuré la sécurité d'Israël en dégarnissant Gaza pour aller aider les Colon si Jordanie en étant pas assez attentif au mouvement de Gaza. qu'il aurait dû être mis en cause mais en fait il a toujours le soutien et plus la guerre continue bah en fait la guerre continue parce que tant qu'il est en guerre il a le soutien de la population et effectivement quand dans un pays en guerre la population se radicalise et donc c'est malheureusement obligatoire et donc les Israéliens qui sont sensibles au sort des Palestiniens sont extrêmement minoritaires et certains parlent même d'un durcissement structurel du système à l'égard des Palestiniens d'une loi qui s'inscrit dans un régime je cite d'appartite déjà à l'œuvre. Est-ce que cette loi marque un tournant dans la manière dont Israël conçoit la justice dans les territoires ?

Alors, elle marque un tournant une fois encore, c'est que la peine de mort existe déjà de fait. Là, on la rend légale. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire je lirai ça avec autre chose. Lorsque Israël a interdit les processions chrétiennes le jour de la fête des Rameaux, ce qui est très important. Ça veut dire simplement que Israël se moque de toute réaction internationale.

C'est que même les alliés occidentaux qui devaient qui ne pouvaient que protester par rapport à les P, au moins les Européens, pas les États-Unis qui l'appliquent également et tous les pays chrétiens qui protestaient contre l'interdiction de procession chrétienne pour la fête des Rameau. C'est qu'Israël, même vous qui êtes mes amis, même vous qui êtes mes alliés, même vous qui ne me critiquez pas pour ce que je fais à Gaza, bah vous voyez, je n'ai rien à faire de ce que vous pensez. Je fais absolument ce que je veux, uniquement en fonction d'un électorat le plus dur israélien.

Et donc c'est un un sentiment total d'impunité et en fait un bras d'honneur fait y compris à ses alliés. On termine avec une autre actualité. Les Cubains sont confrontés à des coupures d'électricité à répétition.

Les transports sont paralysés, il y a des pénuries alimentaires. Et pour cause, Washington maintient une pression économique extrêmement forte sur Cuba depuis 2 mois. Alors Pascal, est-ce que tu peux nous rappeler un peu le contexte pourquoi un blocus pétrolier imposé par les États-Unis à Cuba ?

Alors, il y a un embargo américain sur Cuba depuis la prise de pouvoir de Castro, enfin peu après la prise de pouvoir de Castro et après surtout la crise des missiles en 62. Donc, ça fait très longtemps qu'il y a bon qui c'est un embargo qui est pas total. certains pays européens pouvaient négocier et là Trump a durci en disant vous n'avez plus le droit par ex même le Mexique qui envoyait du pétrole à Cuba.

Trump lui a dit si vous continuez je vous mets des sanctions financières. Donc la présidente du Mexique a envoyé à titre personnel une aide à Cuba. Mais le Mexique ne peut plus envoyer du pétrole en tant que tel de peur de sanction américaines et le Venézuela qui en envoyait auparavant ne peut plus du fait du changement de régime.

Donc en fait l'idée et Marco Rubio est un fils d'immigré cubain qui avait fuit le régime catrice. Donc il a vraiment un agenda personnel. L'idée c'est d'asphixier, asphixier totalement l'île pour que elle collapse et que le régime soit renversé.

Mais ça peut survenir ou ça peut aussi créer une crise humanitaire réelle avec la crainte d'un nouveau Haïti où la situation devient totalement incontrôlable ou aussi avec la crainte que les immigrés américains qui viennent de Cuba, des familles viennent racheter très facilement des terres, des habitations à Cuba pour s'implanter à la place des Cubains. Donc des familles américaines, des familles américaines d'origine cubaine. 2e question qui fait écho à l'actualité.

Étant donné qu'un pétrolier russe, l'Anatolie Colotkin est arrivé à Cuba cette semaine avec près de 7300 barils de pétrole. C'est la première livraison depuis presque 3 mois pour Lille. Ce qui est intéressant, c'est que cette arrivée, elle a eu lieu avec l'accord de Donald Trump, ce qui est une situation assez paradoxale, vu que les États-Unis maintiennent une pression économique très forte sur Cuba, mais il laisse en même temps un pétrolier russe à costé.

Est-ce que ça traduit Qu'est-ce que ça traduit ? C'est c'est un allentour, c'est très contradictoire. Est-ce que c'est en fait un clin d'œil au rus qu'il veut faire ou est-ce qu'il s'est dit non en fait je peux pas faire totalement l'île et que c'est la crainte du chaos total s'il y a plus rien du tout donc en fait il fait souffrir à petit feu.

Voilà, il faut que le régime tombe mais que ça soit peut-être pas tout d'un coup brutal et donc il y a un étouffement en espérant que en fait les régimes cubains se disent "Bon écoutez, on a compris, on peut plus rien faire donc qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Qu'est-ce qu'il voulait qu'on fasse comme le Venezuela ? Qu'on change nos dirigeants et qu'on met des dirigeants pro-américains à l'autre place.

Mais malgré cette livraison, les stocks sont restent très insuffisant. Comme vous l'avez dit, cette gargaison ne représente que environ 9 à 10 jours de consommation pour le pays. C'était Géostratégique avec Pascal Boniface.

Merci d'avoir suivi cette émission avec nous. On se retrouve très bientôt pour une nouvelle analyse de l'actualité internationale. À bientôt.

IRAN : POURQUOI TRUMP PANIQUE (GÉOSTRATÉGIX AVEC BONIFACE) — Gérard Israel · Pourquijevote