Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 18 février 2026 74 min

🔴 Delphine Ernotte Cunci, pdg de France TV, sur les orientations de son nouveau mandat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ce matin au début de l'audition de madame Veille en l'absence de contrat d'objectif et de moyens depuis fin 2023, vous ne pourrez pas nous présenter le rapport sur l'exécution de celui-ci, mais vous avez néanmoins réalisé un rapport d'activité 2024 et vous pourrez sans doute également être en mesure de nous donner les résultats de la société pour 2025. Point important dans le travail de contrôle évidemment qui est le nôtre. Euh par ailleurs, dans la mesure où vous avez été renommé à la tête de France Télévision au printemps dernier et commencé votre nouveau mandat il y a quelques mois, vous pourrez évidemment aussi nous faire part de vos orientations pour les prochaines années.

Les documents relatifs à l'exercice 2024 et votre rapport d'orientation ont été transmis au commissaire dans la perspective de cette audition qui doit nous permettre, je veux insister là-dessus, de reprendre un peu de surplomb par rapport l'ensemble des enjeux audiovisuels pour notre pays et sur la vision que l'on peut porter sur le paysage public en particulier. Pour pas être plus long et rapidement pouvoir entendre tout le monde, je vais vous donner maintenant la parole madame la présidente pour une présentation liiminaire d'une quinzaine de minutes. Je vous remercie.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les députés, je vous remercie de me recevoir ce matin au sein de votre commission pour évoquer en effet les priorités stratégiques de France Télévision à l'horizon 2030 tel qu'évoqué dans le rapport d'orientation de l'entreprise qui vous a été transmis. L'audiovisuel français fait face à une urgence.

La semaine dernière, lors d'un colloque au Sénat, mes homologues des médias privés ont eux aussi tiré la sonnette d'alarme. Rodolphe Belmer a dit : "Nous devons préserver un service public puissant, bien financé, avec de la visibilité. C'est absolument essentiel pour la vitalité économique de notre secteur audiovisuel.

Ni le groupe TF1 ni d'autres médias privés ne pourraient financer seul les 2600 emplois qui façonnent les programme et l'information en France. De fait les chiffres parlent d'eux même. Un emploi direct à France Télévision engendre cinq autres.

Pour 1 € investi par France Télévision, 2,4 € supplémentaires sont engendrés dans l'économie française. Maxime Saada, président de Canal, a prédit finira tous américain si nous ne soutenons pas nos champions français et européens face à la consolidation accélérée des géants mondiaux. En quelques mois à peine, les scénarios de fusion entre Netflix et Warner ou de rapprochement avec Paramount illustrent la vitesse à laquelle les plaques tectoniques du secteur se déplacent.

Les acteurs globaux grossissent, concentrent les moyens technologiques et financiers et auront demain la main mise sur les contenus dans le monde entier. La télévision n'est pas seulement confrontée à une évolution des usages, c'est l'ensemble du modèle culturel hérité de la pré-gerre fondé sur la diversité, la régulation et l'investissement national dans la création qui se trouve aujourd'hui sous pression. Et à cette dynamique de mondialisation s'ajoute une révolution technologique majeure, celle de l'intelligence artificielle.

Elle est déjà à l'œuvre. Si nous voulons rester maître de notre destin culturel, il nous faut un souffle, une ambition et une visibilité à la hauteur de ces défis. C'est dans ce contexte que s'inscrit le projet stratégique que je viens vous présenter.

Je fais deux constats d'ici à 2030, nous allons faire face à la plus importante révolution de notre secteur. Nous devons l'anticiper et prendre un temps d'avance. Le second constat est que la télévision publique peut et doit réussir à rester un média universel et un compagnon de vie de tous les publics pour s'informer, apprendre et faire grandir.

Nous sommes en pleine révolution et celle-ci va continuer à s'accélérer d'ici à 2030. Une révolution des usages d'abord aujourd'hui France.tv notre plateforme réunit plus de 40 millions de français tous les mois.

C'est deux fois plus qu'il y a 4 ans. Désormais, nos séries sont autant regardées sur France.tv qu'en direct sur France 2 ou France 3, où elles réalisent des audiences linéaires toujours puissantes.

C'est à cette complémentarité des usages et des audiences que nous devons travailler en permanence. Les Jeux Olympiques d'hiver de Milan Cortina en sont l'illustration la plus spectaculaire. Près de 50 millions de Français les ont d'ors et déjà regardés dont près de 10 millions sur notre nouvelle chaîne sport créée à cette occasion.

Les extraits des épreuves ont déjà engendré 330 millions de vues sur les réseaux sociaux, un record historique. Cette transformation passe par une ouverture du service public aux créateurs de contenu capable de toucher les cibles les plus jeunes, que ce soit en diffusant le GP Explorer, course automobile organisée par Squeezie qui a rassemblé 6,7 millions de téléspectateurs ou en travaillant avec Hugo Després sur les réseaux sociaux. Et il ne s'agit pas d'opposer la télévision et créateur numérique, mais de faire converger les forces au sein d'une ambition commune, toucher tous les publics sur tous les écrans avec des contenus de qualité.

Cette stratégie a permis de rajunir significativement le public de France Télévision. Nous touchons désormais chaque mois 98 % des 15 24 ans. C'est 23 points de plus qu'il y a 6 ans.

Et la moyenne d'âge de France.tv est de 47 ans proche de la moyenne d'âge des Français. La deuxième révolution est évidente, c'est celle de l'intelligence artificielle.

L'intelligence artificielle générative bouscule tout. D'ici à 2030, les moteurs de réponse auront remplacé les moteurs de recherche. Les agents IA deviennent à première porte d'entrée vers l'information.

Les impacts sont potentiellement immenses, notamment dans l'accès à l'information et à la fiabilité des sources. Dans la création audiovisuelle, la production vidéo automatisée va changer toute la chaîne de production. Les films, les documentaires, l'animation ne seront plus les mêmes.

Dans le sport et les grands événements, l'expérience va être entièrement modifiée. Les contenus seront demain enrichis, personnalisés et communautaires autour de fans. Dans ce paysage hyper personnalisé et hyper compétitif, les médias traditionnels sont fragilisés mais loin d'être dépassés.

Ils sont les marques de confiance les plus solides. L'intelligence artificielle est une menace pour nos métiers. Mais si nous la saisissons, elle nous offre aussi une formidable opportunité de nous réinventer.

La troisème révolution, c'est la bataille mondiale pour l'attention. Jamais les Français n'ont eu n'ont eu accès, pardon, à autant de contenu, mais jamais ces contenus n'ont été autant concentrés entre les mains de quelques plateformes mondiales. La course à la croissance s'accélère car celui qui maîtrise la technologie, la donnée et l'algorithme maîtrise l'accès au récit.

Sur les réseaux sociaux, ce sont des algorithmes opaques capables d'amplifier, de fragmenter, parfois de polariser. La question n'est plus seulement médiatique, elle est démocratique et souveraine. La bataille ne sea pas à la quantité mais à la qualité et à la puissance des récits.

Et une chose est sûre, nous avons tous les atouts en France pour mener cette bataille. Sur l'information, nous devons faire le choix de l'approfondissement et du décryptage. Il ne s'agit plus seulement de donner l'information, mais de la comprendre, de la décrire et de l'analyser.

Le choix d'étendre nos plages d'information et notre JT avec une édition d'une heure va dans ce sens. La progression de nos audiences et l'intérêt croissant des Français en linéaire comme en numérique témoigne de cette attente. Dans la création, c'est aussi la qualité qui prime.

La France compte parmi les meilleurs auteurs et producteurs au monde des France Télévision reste le pilier de cette industrie culturelle et créative. Il ne nous suffit plus de réunir des millions de Français comme nous le faisons depuis des années avec nos grandes séries populaires comme les Meurtras. Il nous faut aussi marquer les esprits, nous différencier en un mot surprendre.

C'est par l'originalité de nos propositions que nous parvenons à fédérer. Je prendrais qu'un seul exemple très emblématique pour les 10 ans du 13 novembre qui n'était pas un événement facile à traiter ou à couvrir, nous avons ainsi proposé une offre exceptionnelle de la série des vivants au documentaire Le choix de Sonia. La première s'est imposée parmi les séries les plus streamées en France en 2025.

Le second est devenu l'un des documentaires les plus regardés du péri avec près de trois millions de téléspectateurs. Cette capacité à conjuguer qualité, émotion et mémoire collective, à raconter notre histoire commune avec profondeur et justesse, constitue l'un de nos atouts majeurs pour les années à venir. Je crois que le dieuisel public doit engager aujourd'hui le plus grand mouvement de son histoire pour être à la hauteur de cette bascule.

Il ne s'agit pas seulement d'un projet d'entreprise mais bien de faire le choix de prendre une longue heure d'avance au service de la souveraineté nationale. Ces dernières années, France Télévision a réussi une bascule historique, conquérir dans l'univers numérique la place qui était la sienne sur le linéaire, la première. Mais ce mouvement n'est qu'une étape.

Nous devons être prêts pour une inversion complète du modèle. C'est entre Milan, Cortina aujourd'hui et les Alpes 2030 que se joue cette accélération décisive. Ce grand virage repose pour moi sur trois piliers.

D'abord une nouvelle organisation, ensuite un nouveau modèle social, enfin un nouveau cadre économique. Le premier, c'est une nouvelle organisation qui prévoit de faire de France Télévision le premier grand média streaming first et pardon pour l'anglicisme du pays. Cette nouvelle organisation mettra l'information au cœur de ces missions.

Les derniers mois, on témoigne partout en Europe, les services publics sont interrogés sur l'impartialité et l'exigence des rédactions. L'ensemble des magazines d'actualité seront désormais réunis au sein d'une direction unique de l'information afin de garantir partout sur nos antennes comme sur nos supports numériques le même cadre d'exigence, d'indépendance et de rigueur déontologique. Ensuite, nous placerons le numérique et la technologie en au centre de l'organisation.

Une direction du produit et des technologies, une direction d'intelligence artificielle et de la data et une direction du marketing seront créés afin de disposer des mêmes atouts que les grandes plateformes. Plutôt que d'être un bouquet de chaîne, nous serons désormais organisés comme les grands groupes numériques. C'est aussi l'occasion de prioriser nos investissements afin de nous assurer d'être toujours au niveau de la compétition mondiale.

Enfin, nous passons d'une organisation par genre de programme à une organisation par mission. Je crois qu'il est impératif de remettre les missions essentielles de services publics au cœur de la conversation. Le partage de la création, le cinéma, la transmission des savoirs, les loisirs et la vie quotidienne, les jeunes publics.

Nous remplissons ces missions au jour le jour, mais nous savons que les citoyens ont des exigences nouvelles et plus fortes. Nous savons aussi que celles-ci doivent désormais s'adapter à tous les usages et surtout qu'à l'ors des choix budgétaires, il nous faut définir de nouvelles priorités. Préparer l'avenir de notre aussi assurer la modernisation de son cadre social.

C'est le cœur des recommandations de la Cour des comptes dans son rapport. Notre cadre social est trop lourd, trop cher et trop peu adapté à ces transformations. J'ai procédé à la dénonciation de l'accord d'entreprise qui avait été signé en 2013 lors de la mise en place de l'entreprise unique France Télévision.

Les négociations s'engagent avec les organisations syndicales. Elles vont permettre en particulier de réadapter la définition de nos métiers pour y introduire plus de polyvalence pour mieux intégrer les nouveaux outils technologiques au service d'une plus grande efficacité collective. Je sais pouvoir compter sur l'engagement de l'ensemble des salariés de France Télévision pour assurer cette transformation dans une entreprise qui réalise d'importants efforts de productivité depuis plus de 10 ans.

Au cours des dernières années, nous avons mené une réduction de nos effectifs qui est sans équivalent dans la sphère publique à périmètre de mission constant. Mais aujourd'hui, c'est un nouveau cadre dont nous avons besoin pour maîtriser les coûts et assurer l'avenir. Face aux critiques et aux mises en accusation qui alimentent les débats médiatiques et politiques, je tiens à souligner à nouveau devant vous le professionnalisme des équipes de France Télévision qui assurent la continuité de nos missions dans toute la France, sont présents sur tous les terrains à l'international, y compris les plus dangereux.

Enfin, nous devons définir un nouveau modèle économique. En 2026, notre budget sera inférieur de 200 millions à celui qui était inscrit dans le projet de com était en cours de signature avec l'État fin 2024. J'ai conscience des difficultés budgétaires du pays, mais je dois dire qu'il est extrêmement difficile pour une grande entreprise, qu'elle soit publique ou prusée d'ailleurs, de manquer à ce point de visibilité sur sa trajectoire de ressources.

J'ai néanmoins tenu à fixer un cap clair de zéro déficit. Cette politique de rigueur a des impacts immédiats. Pour recouvrir l'équilibre des comptes dès cette année, nous prévoyons de réaliser 150 millions d'euros d'économie en 2026, ce qui représente un effort historique dans l'histoire de l'entreprise.

Nous les réaliserons grâ c'est une nouvelle baisse des effectifs, des coûts de structure, une baisse importante de nos engagements dans la création audiovisuelle et cinématographique, la revente de droits sportifs à l'instar du tournoi destination, la renégociation de tous nos programmes de flux et l'arrêt de certaines émissions. Ce sont des rencements difficiles pour France Télévision alors qu'une nouvelle baisse est à nouveau intervenue ces derniers jours, quelques semaines à peine après l'adoption de notre budget par le conseil d'administration de l'entreprise. Dans ce contexte, je me félicite que l'État actionnaire ait exprimé son intention d'ouvrir au plus vite les travaux visant à l'élaboration d'un contrat d'objectif et de moyens.

Je rappelle qu'il s'agit d'ailleurs de la première recommandation formulée par la cour dans son rapport. Je souhaite que ce travail commun puisse aboutir dans les meilleurs pour retrouver une vision stratégique partagée avec notre tutelle et avec le parlement. Mesdames et messieurs les députés, l'enjeu qui nous réunit concerne au fond la place que la France veut occuper dans le monde de demain.

Je sais que cette réflexion vous anime régulièrement au sein de cette commission et a raison. Dans un monde où les algorithmes, les capitaux et les catalogues de contenu sont de plus en plus concentrés hors d'Europe, affaiblir notre audiovisel publique reviendrait à accepter que le récit collectif de notre pays soit structuré ailleurs selon d'autres priorités que les nôtres. Soutenir durablement l'audiovisuel public, c'est faire le choix d'un modèle de société, un modèle qui protège sa création, qui défend sa langue, qui garantit le pluralisme et qui considère que le lien social a une valeur.

Nos champions français et européens ont le talent, la créativité et la capacité industrielle pour exister dans cette bataille mondiale. Encore faut-il leur donner les moyens de jouer la partie. Merci beaucoup madame la présidente.

Je vais maintenant donner la parole aux orateurs de groupe pour une durée de 2 minutes en commençant par le Rassemblement national. Madame Caroline Parmentier. Merci monsieur le président.

Est-ce que vous n'avez pas honte Delphine Ernut du traitement médiatique révulsant avec lequel France Télévision a présenté la mort de Quentin laissant entendre qu'il était un peu pour quelque chose quand même dans le lynchage à mort par des milices d'extrême gauche dont il a été victime en commençant par vos historiens et spécialistes bidon les Sylvains Boulou ou les Catherines Tricot de la revue regardzine que personne ne lit en service commandé sur vos plateaux pour faire le procès de Quentin et des Doan la jeune garde Raphaël Arnaud et LFI sur les plateaux du service public payé avec nos impôts. On a pu entendre les Antifas n'ont jamais frappé personne. Dans ces politiques, Stéphanie Pressoso se lance dans un plédoyer pour la jeune garde qui, je cite, fait de l'autodéfense dans la droite ligne de ce qu'a été l'antifascisme, c'est-à-dire la défense des droits politiques et sociaux. ou encore la députée communiste Elsa Fossillon qui chante les louanges de Raphaël Arnaud dans dimanche en politique et de son combat antifasciste et pacifique affirmant qu'il a toujours appelé à la non violence.

Je rappelle qu'il a été condamné quand même définitivement pour violence volontaire en réunion après une agression contre un homme de 18 ans. Le présentateur de dimanche en politique n'a procédé à aucun rectificatif. J'ai d'autres exemples encore notamment dans le JT de France 2 de Trésor que je tiens à votre disposition ou encore Patrick Cohen dans vous qui parle de bataille rangée alors que le procureur de la République a parlé de guetapan et d'homicde volontaire.

Vous vous rendez compte Delphine que ce traitement médiatique partisan dans de telles circonstances est insupportable pour des millions de français qui se détourne, vous le savez, de plus en plus de votre audiovisuel public rongé par sa gabie, son déficit chronique et ses suites à 1700 € au festival de Cann. Audiovisuel public qui confirme son militantisme de gauche payé avec l'argent des Français. Cet argent des Français qui vous permet de toucher une prime de performance de 80000 € en plus de votre salaire.

Delphine Ernut, est-ce que vous acquiez et souscrivez à ces propos qui ont été tenus à France Télévision et est-ce que c'est ça votre audiovisuel public ? Chers collègues pour le groupe Ensemble pour la République, madame Céline Calvez. Merci monsieur le président, madame la présidente de France Télévision.

N des blises à certains et certaines les chiffres démontent. Les Français aiment l'audiovisuel public. Votre rapport d'orientation rappelle ainsi avec clarté cet attachement en 2024, 81 % des Français ont regardé chaque semaine un programme de France Télévision.

C'est en nette progression par rapport à 2019. Ça représente plus de 50 millions de personnes en contact avec vos programmes. 95 % de la population touché chaque mois tout sous peur confondu.

Alors ces chiffres traduisent une réalité simple. Non, le financement de l'audiovisuel public n'est pas une dépense superflue c'est un investissement au service de l'intérêt général. Il garantit une information pluraliste et vérifiée, soutient la création, valorise les territoires et contribue à l'éducation et la cohésion nationale.

Dans le contexte actuel de guerre informationnelle marqué par les proliférations de manipulation, des ingérences étrangères ou encore des campagnes de désinformation, le rôle de l'audiovisuel public est plus essentiel que gérer. Il constitue un rempart démocratique, un espace de hiérarchisation, de contextualisation des faits, là où les logiques algorithmiques favorisent souvent l'émotion au détriment de la raison. Comment entendez-vous renforcer encore cette mission stratégique de service public ?

Par ailleurs, alors que diverses réformes de gouvernance ont été étudié ces dernières années, la question de la coopération en tracteurs de l'audiovisuel public est déterminante afin de permettre une articulation plus lisible, plus efficace, plus stratégique de l'offre publique. Vous avez à ce titre affirmé l'ambition de faire de France info le le pivot de la stratégie d'information. Comment s'articule celle-ci concrètement avec vos partenaires publics pour renforcer ces coopérations, notamment pour lutter contre la désinformation ?

Avec enfin le cap décisif franchi avec le basculement vers le numérique et l'affirmation de France.tv comme vitrine et colonne vertébrale du groupe, comment fluidifier la circulation du citoyen au sein de l'offre publique tout en préservant les spécificités éditoriales et les identités propres à chaque entreprise ? Quels investissements supplémentaires pour garantir le rayonnement du service public sur tous les écrans ?

Je vous remercie. Merci chers collègues. Pour le groupe éfi, monsieur Emeric Car.

Bonjour madame la présidente. Euh tout d'abord, je tiens le soutien de mon groupe à l'audiovisuel public français dont les moyens doivent être renforcés et je dénonce l'acharnement dont il est victime par l'extrême droite, notamment à travers une commission d'enquête qui aurait pu être intéressante si elle n'était dirigée avec autant d'amateurisme et d'acharnement caricatural. Mais justement, pour ne pas donner le flanc aux attaques, la télépque française ne doit pas trahir ses missions.

L'une d'entre elles concerne l'information qui doit être pluraliste et indépendante. Or, pour l'instant, c'est pas le cas. Ce qui est particulièrement choquant, par exemple, c'est qu'un seul et même éditorialiste impose son analyse de l'actualité tous les jours depuis 15 ans dans le talk show phare de l'Axèse public.

Analyse évidemment subjective qui sera toujours macronooisto compatible et certainement pas par exemple écolo ou anticapitaliste, ce qui d'ailleurs va ensemble. Et en plus, on retrouve le même éditorialiste sur France interre. On a donc un seul homme sans aucun mandat élu par personne qui distribue tous les jours depuis des lustres les bons et les mauvais points de la vie politique française sur l'audiovisuel public.

C'est peu compatible, me semble-t-il avec ces obligations de pluralisme. Idem pour les émissions politiques de France 2 ou sur France TV info, il y a une chroniqueuse politique vedette qui est mise en avant dont on devine aisément les opinions et là encore c'est pas très à gauche, c'est pas très écolo. Pourquoi France Télé pour se conformer à sa mission ne propose-t-elle pas dans chaque programme des chroniqueurs variés qui reflètent l'ensemble des opinions de la classe politique française ?

C'est ma première question. Deuxème question. France TV Info a recruté récemment un duo de chroniqueurs venu de C News pour leur confier une émission de débat.

C'est news c'est une chaîne que vous qualifiez vous-même de chaîne d'opinion d'extrême droite. On lit maintenant que vous pourriez recruter une journaliste vedette récemment démissionnaire de ces news, chaîne dont cette personne a fidèlement soutenu l'idéologie pendant près de 10 ans. Est-ce que vous confirmez que ce recrutement est possible ?

Merci chers collègues pour le groupe socialiste et apparenté madame Aida Adizadé. Merci monsieur le président. À nouveau, dans la même veine que les propos que j'ai tenu face à la présidente de Radio France, je tiens au nom du groupe socialiste à exprimer toute notre solidarité aux journalistes et à tous les travailleurs du groupe France Télévision.

Euh le la commission d'enquête, la manière dont elle se déroule euh le les critiques euh injustes, infondées dont France Télévision et donc ses salariés font l'objet sont absolument préoccupants. Et je tiens à répondre à une de mes collègues ici qui ce matin a semblé opposer ceux qui attaquent le dos de dossier public à ceux qui le défendent ostensiblement. Et je vais prendre la défense des sales de l'officiel public en citant les propos d'un journaliste, un représentant syndical qui parle de ceci. nous a on nous a déclaré la guerre.

Quand on est victime d'une offensive aussi brutale, forcément on réagit mal et donc forcément ça provoque des doutes, du stress, de l'anxiété, un malaise. Et sous et si nous nous défendons ostensiblement l'audis public parce que c'est parce que nous avons bien conscience que une guerre a été déclarée à des salariés qui font honnêtement leur métier. Alors deux choses.

Comment vous, présidente de France Télévision, vous défendez ces soldats en première ligne dans cette guerre qui n'est pas seulement une guerre de l'information, mais qui est une guerre menée contre ceux qui produisent l'information, contre des hommes et des femmes qui essayent de travailler honnêtement. Et est-ce que vous ne pensez pas que dans les trois chantiers que vous avez exposés, l'organisation, le modèle social et le modèle économique, il est grand temps d'écouter ceux en première ligne, ceux qui ont des propositions à faire, ceux qui les ont exprimé depuis des années pour renforcer le groupe de France TV. Nous partons du principe que les premiers concernés sont ceux qui ont les solutions pour renforcer une société, renforcer une entreprise et est-ce que vous leur faites toute la place dans les instances pour contribuer à renforcer notre audiovisuel public ?

Je vous remercie. Merci chers collègues pour le groupe droite républicaine, madame Frédéric Manager. Merci monsieur le président.

Madame la présidente, l'audio visuel public se retrouve plus que jamais fragilisé. De nombreux Français aujourd'hui ont le sentiment que le service public n'offre plus un traitement équilibré de l'information. En effet, plusieurs mois.

Depuis plusieurs mois, l'audiovisuel est au cœur de critiques. Militantisme assumé, accusation idéologique partisane, rapport singlant de la Cour des comptes sur votre situation budgétaire. Le groupe connaît également des tensions en interne et un climat social tendu.

De là à dire que c'est la guerre, c'est peut-être un petit peu exagéré. Plusieurs syndicats ont porté plainte pour détournement de biens publics et abus de biens sociaux. Au cœur du scandale, une dépense de plus de 100000 € a quitté au magistique entre le 16 et 27 mai 2023.

Si vous avez fait valoir qu'il n'y a pas eu 1 € d'argent public dépensé, avouez que cette facture salée tombe mal au moment où le groupe doit se serrer la ceinture et regarder à la loupe chaque ligne budgétaire. Ne pensez-vous pas qu'en temps de crise, vous devez être exemplaire ou de moins avoir des dépenses raisonnables à caractère raisonnable ? Nous, on connait on connaît très bien ce mot.

Lors de votre audition à l'Assemblée nationale du 5 juillet 2023 devant la commission des finances, vous avez déclaré "On ne représente pas la France telle qu'elle est, mais on essaie de représ de représenter la France telle qu'on voudrait qu'elle soit. Pensez-vous qu'il s'agisse là du rôle du média ? d'un médiia public.

Beaucoup aujourd'hui estiment que vos obligations d'impersanilité et de pluralisme en tant que groupe d'information publique ne sont pas respecté. En tant que groupe audiovisuel public et à l'approche d'échéances électorales, comptez-vous adapter et revoir votre ligne éditoriale ? Je vous remercie.

Merci chers collègues pour le groupe écologiste et social madame Sophie Tailler Pollon. Merci monsieur le président. Merci madame la présidente pour vos propos introductifs euh qui était extrêmement passionnant.

Vous décrivez les enjeux euh énormes qui sont devant nous collectivement euh vous qualifiez de révolution. Je je partage euh cette analyse et le fait que aujourd'hui effectivement nous sommes face à ces enjeux qui sont extrêmement lourds et importants qui sont finalement le la question de préserver notre souveraineté dans la manière de nous raconter nous-même euh dans la manière de aussi de permettre un débat entre nous respectueux de qualité et fondé sur des faits. Vous indiquez les objectifs enfin les manières dont vous pensez pouvoir relever ces défis gigantesques.

Et ce que je note moi, c'est comme une forme de quadrature du cercle, d'impossibilité, c'est-à-dire face à des enjeux aussi importants et qui nous concerne véritablement tous en tant que nation. Vous êtes confronté à des à des baisses de budget qui euh nous dites-vous vous nous dites vont être pour certains absorbés par le personnel avec la remise en cause des accords collectifs. Vous qualifiez l'organisation actuelle de trop lourde trop cher son les personnels qui vont payer et vous proposez aussi euh et j'entends bien que ce n'est pas de guetté de cœur hein enfin moi je fais pas de mais que vous allez également baisser l'investissement dans la création.

Or, c'est bien avec les personnels euh qui fabriquent la télévision publique aujourd'hui. Et c'est bien avec la création notamment indépendante et on sait à quel point dans notre pays nous avons su euh conserver une extrême diversité, une grande richesse de producteurs individuels de de producteurs pardon indépendants. Euh enfin voilà, enfin je m'interroge.

Comment est-ce qu'on peut à la fois relever ces défis avec des baisses budgétaires aussi importantes ? Est-ce que vous n'allez pas fragiliser encore davantage en vous attaquant au à l'accord collectif des personnels et est-ce que vous allez orienter les budgets de création qui sont en baisse au moins pour sauvegarder au maximum la production indépendante ? Je vous remercie.

Merci chers collègues pour le groupe démocrate monsieur Erwan Balan. Merci monsieur le président. Mes chers collègues, madame la présidente, si les informations n'ont jamais été aussi nombreuses et de qualité dans le monde, en réalité, nous assistons aussi paradoxalement la multiplication des phénomènes de désinformation et de et de manipulation pardon de de l'information.

Garantir une information plurielle, indépendante et fiable et nécessaire pour lutter contre les ingérances numériques étrangères et les tentatives de désinformation. Mais cela ne suffit plus. Nous devons désormais apprendre à identifier les fausses informations, à les décrypter, à décrypter également les stratégies de manipulation et à accompagner les citoyens dès le plus jeune âge pour qu'ils développent un esprit critique, solide et éclairé.

Notre démocratie repose ou doit reposer plutôt sur la possibilité de discernement de chaque citoyen et sur un espace informationnel libre, fiable et accessible. Face à ces usages dévoyés, soutenons collectivement notre modèle démocratique et culturel. Et l'éducation au médias et à l'information est en est un levier essentiel.

Elle permet de développer l'esprit critique et mieux sensibilisé au risque de manipulation. L'audiovisuel a son rôle à jouer dans cette lutte contre la désinformation. France Télévision propose ainsi des programmes dédiés à l'accompagnement des jeunes dans la compréhension et le décryptage des médias et de l'actualité.

Je cite par exemple le programme Un jour une question qui permet par exemple chaque jour comme son nom l'indique de répondre à une question d'un jeune en lien avec l'actualité. Madame la présidente, face à ces enjeux toujours plus importants et à et à la et aux menaces sur le modèle d'information informationnel que nous avons construit dans notre pays et en Europe, pouvez-vous revenir sur les autres dispositifs mis en place par France Télévision pour mieux donner aux citoyens les clés d'une lecture de l'information plus accessible, plus fiable et plus intelligible ? Merci chers collègues pour le groupe Horizon et indépendant, madame Béatrice Piron.

Merci monsieur le président, madame la présidente directrice générale, mes chers collègues, tout d'abord, je tiens à exprimer ma surprise, monsieur le président quant à la date de ces auditions que nous faisions habituellement avant le vote du budget. Je tiens aussi à excuser mon collègue Jérémie Patrialetus qui est actuellement en commission d'enquête sur l'audiovisuel public. France Tévision et chaque semaine, c'est chaque semaine plus de 50 millions de Français qui font confiance au service public pour s'informer, se cultiver, se divertir, soit 81 % de la population.

C'est une responsabilité considérable, trop souvent noyée dans des curelles et des bases stériles. Nous sommes convaincus qu'un service public fort est un service public qui se justifie à la fois par la qualité de ses contenus, par son ancrage dans les territoires, évidemment par son exigence d'impartialité. mais aussi par sa capacité à toucher tous les publics, y compris les plus jeunes, les plus éloignés des grandes métropoles ou les plus éloignés du numérique.

Pour autant, le contexte est compliqué. France Vision a réussi à maintenir ses audiences et conduit sa transformation numérique malgré des années de contrainte budgétaires croissantes. Ce n'est pas rien.

Le rapport d'orientation que vous nous avez transmis le dit avec une franchise que nous saluons. Entre 2023 et 2026, France et Vision aura subi une coupe de plus de 200 millions d'euros par rapport à la trajectoire pluriannuelle initiale. Pour atteindre l'équilibre en 2026, vous engagez un plan d'économie historique de 140 millions d'euros en 1 an.

Ma question est donc simple. Ce plan est-il soutenable ou constitue-t-il une addition de sacrifice qui hypothèque la stratégie de long terme de France Tévision ? Et en particulier, cette baisse signifiera-t-elle une réduction de vos engagements dans la création audiovisuelle ?

Sachant que vous êtes le premier financaire de la Filiale avec environ 500 millions d'euros ou bien les économies seront-elles possibles en interne et dans quelle proportion ? Je vous remercie. Merci beaucoup.

Et enfin pour le groupe UDR, monsieur Bartolomé Leoir. Merci monsieur le président. Chers collègues, ma question s'adresse à madame Hernot.

Nous avons appris l'ouverture par le tribunal judiciaire de Paris d'une information judiciaire pour des faits particulièrement sérieux, notamment abus de biens sociaux et recelles, ainsi que soustraction, détournement ou destruction de biens de d'un dépôt public. Il est évident que la justice doit suivre son cours sans aucune intervention du pouvoir politique. Cependant, j'aimerais vous demander quelques éclairages.

Ces faits concernent entre autres des nuités dans des établissements de très grand standing à Cann pouvant atteindre 1750 € la nuit au bénéfice de membres du comité de direction de France Télévision ainsi que de partenaires extérieurs. Pour justifier ces pratiques, vous avez indiqué en commission d'enquête qu'aucun argent public n'aurait été dépensé dans la mesure où il s'agissait d'opération de bartering. Mais cet argument pose question.

Le bartering n'est pas une gratuité, c'est un échange. Et ce qui est échangé, ce sont notamment des espaces publicitaires qui ont une valeur marchande très élevée. Vous le savez mieux que quiconque.

Un spot de 30 secondes sur France 2 en début de soirée se chiffre en dizaines de milliers d'euros. Dès lors, même en l'absence de transaction financière directe, il y a bien une mobilisation de ressources du service public et donc indirectement de moyens financés par les Français. Dans un contexte où le service public audiovisuel est appelé à faire des efforts, où chaque euro doit être justifié et où l'exemplarité est une exigence démocratique, ces ces éléments soulèvent une question de principe, celle de la bonne utilisation des ressources, quel que soit qu'elles soient budgétaire, pardon, ou valorisée.

Ma question est donc la suivante. Pouvez-vous expliquer précisément à la représentation nationale en quoi ces pratiques d'échangisant des actifs de France Télévision pour financer des prestations de luxe sont compatibles avec les les exigences d'exemplarité et de sobriété du service public ? Et quelles mesures concrètes et vérifiables vous entendez mettre en œuvre pour garantir à l'avenir une utilisation irréprochable des moyens de l'entreprise.

Mais au fond, j'aimerais surtout savoir si ces pratiques vous choquent madame. Je vous remercie. Merci chers collègues.

Je vais tout de suite donner la parole aux députés pour les questions individuelles. Mais puisque j'ai été interrogé sur le calendrier, je vais quand même redire ce que j'avais dit au t début de notre audition ce matin. Euh on n' pas eu euh d'audition à l'automne pour des raisons qui ne dépendent pas de moi.

J'ai été élu juste avant le vote du budget, le débat budgétaire. Le COM n'avait pas été euh signé, ce qui fait que l'audition n'avait pas été programmée. Et donc dès que j'ai été élu, j'ai remis en place l'audition.

Et je voudrais quand même assister sur un deuxième point. Euh il serait mieux que tout le monde s'attache à ce que les commissions d'enquête ne se réunissent pas en même temps que nos commissions. Euh en menant une en parallèle, ce serait mieux que tout le monde puisse participer à nos débats ici.

La commission permanente est en prioritaire sur tout autre type d'engagement, je le rappelle. Je vais donner la parole maintenant au députés pour les questions individuelles en commençant par madame Tiffanie Joncour. Merci monsieur le président.

Madame, il y a 6 mois, la cour des comptes a publié un rapport dressant un constat sans appel de l'État de France Télévision, évoquant, je cite, une situation durablement dégradée et appelant à des réformes structurelles sans délai. La Cour donne sepands, ayant toute trait la gouvernance stratégique et financière de l'entreprise. Elle soulligne plus précisément les fragilités financières du groupe, l'insuffisance de pilotage budgétaire et la nécessité de mutualisation et d'évolution du cadre social. 6 mois, c'est plus de temps qu'il n'en faut pour arrêter un plan stratégique et annoncer des objectifs mesurables.

Dès lors, ma question est simple. Où est ce plan ? Quels sont ces objectifs ?

Quel calendrier avez-vous fixé ? Et quels sont les résultats obtenus ? Je vous remercie.

Merci. Nous avons ensuite madame Delpêche, mais je ne la vois pas. Monsieur Philippe Ballard pour le Rassemblement national.

Merci président. Madame la présidente, dans le cas de la commission d'enquête, on a demandé un certain nombre de documents. Moi, j'en ai demandé concernant les rapports avec les sociétés de production et dans les documents qui nous ont été transmis, il y a notamment cette phrase qui peut interpeller concrètement pour les programmes de flux, la particularité réside dans le fait que les producteurs soient détenteurs de format que France Télévision sélectionne en fonction des critères précis de points pertinence éditoriale, cohérence avec l'émission de service public, potentiel d'audience et attractivité publicitaire.

Est-ce que c'est pas dans ces deux derniers mots résil parce que le service public se comporte là comme une chaîne commerciale en essayant d'avoir de bonnes audiences. Après tout, pourquoi pas ? Mais c'est ce est-ce que c'est ce que l'on demande au service public et surtout avoir une attractivité publicitaire ?

Est-ce qu'il n'y a pas mélange des genres ? Merci. Merci pour le groupe démocrate madame Géraldine Bagnier.

Madame la présidente, je souhaiterais vous interroger sur deux sujets qui me tiennent à cœur votre contribution que l'on sait active et quasi unique dans le secteur audiovisuel à la promotion de la lecture activité bénéfique non violente et qui participe de la bonne santé neuronale des plus jeunes comme des seniors. Pour le second sujet, il va paraître un peu éloigné. Quoique, puisque l'on connaît le succès de Crain Blanc et de l'étalon noir, je m'interroge sur la possibilité que les grands événements ipiquels que sont le prix d'Amérique ou l'Arc de Triomphe puissent revenir sous forme intégrale ou au moins résumé dans vos Jit et programmes.

Ce serait faire une place à des événements qui s'inscrivent dans le patrimoine français, parle à la ruralité et à ses acteurs, une place aussi à l'animal cheval si apprécié de tous. On a du mal à comprendre pourquoi ces événements qui avaient leur place sur le service public il y a quelques décennies ne sont plus que qu'évoqués rapidement sur France 3. Merci chers collègues.

Pour le groupe Rassemblement national, monsieur Christian Gérard. Merci monsieur le président. Madame la présidente, le service public audiovisuel programme ce jour un téléfilm abordant le thème particulièrement dramatique et important de la pédocriminalité au sein de l'église.

Il se trouve qu'aujourd'hui est le mercredi décembre, début du carême et événement central pour les chrétiens et pour l'église. Il se trouve qu'aujourd'hui également c'est le début du Ramadan. Convenait qu'un téléfilm abordant ce même genre de problème chez les musulmans aurait pu choquer les fidèles de cette religion.

Je voulais donc juste savoir si c'était un pur hasard ou si vous-même étiez au courant de cette coïncidence qui peut à bien des égards être offensante pour nos concitoyens chrétiens. Je vous remercie. Merci.

Et enfin pour le groupe démocrate, monsieur Laurent Croisier. Merci monsieur le président. Euh madame la présidente directrice générale, les antennes locales de France 3 font vivre la citoyenneté au plus près des habitants, notamment à travers les décrochages locaux de l'émission Dimanche en politique.

En Franche Compté, cette émission est le seul espace de débat politique. J'apprends pourtant que l'émission est appelée à se fondre dans un futur dimanche en politique grande région Bourgogne Franchecté. La Franche Comptée et la Bourgogne ont chacune leur histoire, chacune leur identité, chacune leur public.

Depuis Paris, fusionner, c'est sans doute rationalisé, mais sur le terrain, c'est surtout affaiblir la proximité qui fait la richesse et la singularité de France 3. Quand on s'éloigne, quand on éloigne le débat du territoire, on on éloigne aussi les citoyens. Je vous demande expressément de reconsidérer cette décision qui s'éloigne de l'esprit du service public de proximité.

C'est celui-là même qui fait la force de l'ancrage de France 3 Franchecté. Merci beaucoup chers collègues. Madame la présidente, je vais vous donner la parole pour pouvoir répondre à l'ensemble de nos collègues.

Bien. Euh alors, je vais essayer de regrouper les questions peut-être par grande thématique. Euh il y a beaucoup de de questions qui ont trait au modèle économique et aux décisions d'ailleurs que nous prenons aujourd'hui pour tenir l'équilibre en 2026.

Ce que je voudrais vous dire, c'est plusieurs choses. D'abord, l'entreprise France Télévision agit en fonction des missions de service public qui lui sont assignées par la puissance publique. Nous ne décidons pas nous-mêmes des missions qui nous sont assignées, c'est bien normal, d'où d'ailleurs la difficulté dans laquelle nous sommes aujourd'hui.

AL certes la loi, un cahier des charges, mais il nous manque depuis maintenant plus de 2 ans un contrat d'objectif et de moyens que nous appelons de nouveau pour redéfinir éventuellement ces missions et il appartiendra à la représentation nationale de délibérer sur ce sujet. Ça c'est pour dire les choses simplement. Ensuite et messieurs et mesdames les députés, c'est vous qui votez les budgets.

Ça fait maintenant 10 ans que les budgets de France Télévision sont en forte baisse. D'ailleurs, si on se compare à ce qui se passe en Europe, je tiens à dire que le service public audiovisuel dans son ensemble, hein, pas uniquement France Télévision, mais le service public audiovisuel dans son ensemble n'est pas du tout et bien moins coûteux que ce qui se passe en Allemagne, ce qui se passe en Grande-Bretagne. doit être à peu près au milieu du tableau des pays européens.

Donc il n'y a rien de choquant dans l'investissement que vous faites dans le service public audiovisuel. Point numéro 1. Deuxièmement, si on regarde les baisses qui sont intervenues partout en Europe dans les services publics, la France est là pour le coup entre guillemets en bas du tableau puisque c'est la France qui a quasiment le plus baissé.

Alors, on je vous donnerai les chiffres, hein, mais euh le les investissements, enfin les coûts du service public audiovisuel ces dernières années. Euh donc voilà la les les circonstances dans lesquelles nous sommes. Je tiens à dire aussi que pour ce qui concerne France Télévision, nous coûtons aujourd'hui 500 millions de moins aux français qu'il y a 10 ans parce que d'abord la dotation budgétaire a baissé en valeur absolue, que le chiffre affaire publicitaire et ça mes collègues du privé le disent aussi qui représente quand même 15 % de nos revenus est également en baisse.

Voilà la la ce que nous coûtons à nos concitoyens a fortement baissé ces dernières années et puis il y a eu l'inflation hein quand même. Alors aujourd'hui l'inflation est faible mais dans les années 2020 après Covid elle était de plus de 5 % par an. Donc quand vous baissez en net les les voilà les financements publics avec une inflation de 5 % vos dépenses augmentent mécaniquement et vous avez moins de financement.

Bref, il y a eu des efforts de productivité importants qui ont été faits. Je pense qu'il y en a d'autres à faire et là, je vais y revenir parce que vous m'avez interrogé sur sur le sur le plan stratégique. Enfin, pour dire les choses simplement, je pense que demander que l'entreprise publique soit à l'équilibre est une chose saine.

D'ailleurs, je rappelle que hormis l'année 2025 qui est un une année un peu unique dans notre parcours, ça fait 9 ans que l'entreprise est à l'équilibre alors que les subventions sont en baisse. En 2025, on a eu un processus assez ératique de dotation budgétaire avec comme cette année malheureusement des coupes budgétaires en cours d'année qui ont été d'ailleurs voté par le Parlement. Cette année, à nouveau des coûts budgétaires en cours d'année, ce qui évidemment fragilise les la position de l'entreprise et ses salariés, mais nous avons décidé de maintenir en 2026 l'équilibre, ce qui fait qu'on va à peu près faire des réductions à peu près partout.

Oui, des réductions d'effectifs, c'est-à-dire on va pas remplacer certains démars en tête en retraite. C'est ça que ça veut dire. Oui, on va couper dans les budgets de création.

Oui, on va couper dans les budgets de programmes. Oui, on va revoir à la baisse certains certaines plaques de diffusion des programmes de France 3. Oui, on va couper et évidemment des dépenses de structure comme on le fait régulièrement maintenant depuis 10 ans, on va couper partout où on peut.

On est même allé jusqu'à revendre des droits sportifs, ce qui est quand même la dernière chose qu'on a plaisir à faire. revendre des matchs destination, c'est difficile. Oui, quand on est une société de programme et que les budgets sont en baisse, à la fin on coupe des programme.

Je sais que ça a fait beaucoup de débats ici quand on a passé question pour un champion de la de la de la semaine au weekend et même j'ai été très surprise de voir beaucoup de députés m'écrire en me disant que c'était un scandale qu'on passe question pour un champion. Je comprends tout à fait les mois hein parce que question nos programmes sont très appréciés par nos publics donc évidemment mais ça n'est que le résultat des décisions que vous prenez en coupant les budgets de l'audiovisuel public. Donc à la fin oui, je pense qu'il va falloir reposer et c'est tout l'objectif du contrat d'objectif et de moyens puisque les financements sont en baisse.

Qu'est-ce que quelles sont les missions ? Quel qu quel sont le comment on on rediscute et vous décidez de l'évolution du périmètre d'émission de l'audiovisuel public ? à la fin.

En effet, ça vous reviendra. Néanmoins, on le fait avec avec difficultés. Vous savez à quel point on est engagé dans la régionalisation de France 3.

À quel point les territoires au sein de France Télévision, c'est important. Plus de la moitié des effectifs travaillent dans les neuf départements territoires ultramarins, dans les 24 antennes régionales. C'est plus de la moitié de de toute la maison.

À quel point c'est important ? On s'est engagé avec ma collègue Sibilveille dans la régionalisation des éditions, dans la régionalisation du numérique avec la marque commune ici que nous que nous faisons grandir jour après jour. Donc oui, c'est difficile mais bon voilà, quand on coupe les budgets à la fin, il y a en effet des conséquences.

Vous m'avez interpellé sur les conséquences sur les salariés. C'est vrai que j'ai dénoncé l'accord collectif parce que je le trouve plus du tout adapté à l'évolution, au métier tel qu'il se pratique aujourd'hui et encore moins avec la manière dont il va se se pratiquer demain. Je pense que c'est responsable de se remettre autour de la table avec les organisations syndicales.

Je rappelle qu'un accord d'entreprise c'est une négociation. Il faut deux parties qui signent. Donc c'est pas un accord unilatéral de la direction.

Ça n'existe pas en droit français. Donc de toute façon, ça va être une discussion, une discussion très intéressante et très riche avec les organisations syndicales pour essayer de dessiner ensemble un modèle social euh qui soit soutenable et surtout qui prenne en compte toutes les évolutions technologiques, les façons de faire différentes euh teles queon les voit déjà se prononcer aujourd'hui. Ce qui me fait réagir ainsi, c'est pas tant le fait d'ailleurs que les les dotations soient en baisses et nous mettent en difficulté financière comme vous l'avez rappelé et comme la Cour des comptes l'a dit d'ailleurs en donnant comme première recommandation cette recommandation de de d'établir des contrats d'objectifs et de moyens et de rendre soutenable la trajectoire du groupe à l'État.

C'est une une recommandation qui est faite à l'État dans son ensemble. Donc c'est pas uniquement parce que on est effectivement dans une difficulté financière, c'est aussi parce que je pense que comme on on vit tous avec à 80 % avec de l'argent public hein, et bien on se doit d'être le plus efficace possible et donc c'est logique de reposer notre modèle social et notre façon de travailler pour être toujours le plus efficace possible. On a fait beaucoup de gains de productivité ces 10 dernières années.

Je pense qu'il y a encore des gains de productivité à faire et c'est ma responsabilité de chef d'entreprise que de les mettre sur la table et de les faire. Euh vous m'avez interrogé aussi sur un sujet qui est évidemment central chez nous qui est comment on arrive à à être cette agora commune, ce lieu où tous les gens se retrouvent, où on fait droit à toutes les expressions. On essayait on et autant que faire ce peu, on essaie d'être le plus équilibré possible et représenter la diversité des points de vue dans bah dans toute la pluralité.

Je dois dire que la manière dont vous vous exprimez aujourd'hui dans cette commission montre que manifestement on ne satisfait personne, ce qui est d'une certaine manière le gage que nous ne tendons ni d'un côté ni de l'autre et que nous essayons d'avoir cet équilibre fragile, toujours fragile, c'est un équilibre toujours instable le pluralisme et l'équité mais c'est vraiment notre mission. Vous m'avez interpellé sur ce drame terrible de de ce weekend. Alors, vous pouvez estimer que on ne l'a pas traité selon votre façon de faire.

Je tiens à rappeler quand même qu'on a été le premier le premier média enfin France 2 en tout cas le premier journal télévisé à en parler dès vendredi soir euh qu'on en a parlé évidemment à tous les journaux du weekend que c'était la moitié du journal de dimanche soir. Est-ce qu'on aurait pu faire mieux avec des gens avec des des remporters sur place ? sans doute.

On a d'ailleurs corrigé puisqu'on a envoyé des gens sur place le le dimanche. On peut toujours faire mieux mais en tout cas on a pris ce sujet et ce drame extrêmement au sérieux, je peux vous le dire et on a essayé de le traiter avec les informations qui étaient à notre disposition. Je comprends que ça soit un sujet évidemment euh je je je vais pas je vais pas répondre à chaque à chacun de vos points.

Je n'en ai pas exactement euh les moyens d'ailleurs puisque je n'ai pas regardé ce dont vous me parlez. Néanmoins, je tenais quand même à redire que en matière d'information sur ce drame, nous avons fait au mieux de ce que nous pouvions faire avec les faits que nous avions, les vérifications que nous avions faites pendant tout le weekend. Maintenant, je sais que c'est un sujet évidemment très sensible parce qu'un jeune homme qui meurt, c'est de toute façon un sujet très sensible.

Donc, je veux pas aller plus loin sur ce sujet. Euh, on y reviendra si vous voulez dans un dans une autre instance. Ce que je veux vous dire, c'est qu'en revanche la question du pluralisme pour nous est prise très au sérieux et j'ai déjà annoncé, je pense que c'est important que dans la nouvelle organisation telle que nous sommes en train de la dessiner hein, le projet a été présenté à l'ensemble des salariés, organisations syndicales et il devrait se mettre en œuvre avant la fin de l'été.

Nous avons d'abord deux décisions majeures. La première, c'est de confier l'ensemble des magazines d'information à la sous la responsabilité du directeur de l'information. Euh parce que voyez, vous m'interpellez sur un magazine qui est aujourd'hui de l'unité magazine qui n'est pas sous la responsabilité du directeur de l'information.

Demain, tout ce qui a trait à l'information sera sous une responsabilité d'un journaliste qui aura ce regard donc entre guillemets identique entre les éditions d'information strictensu et les magazines d'information. Premièrement et deuxièmement, nous avons aussi souhaité puisque nous avons vous le savez une évolution dans la manière dont la régulation entend traité de cette question du pluralisme avec la l'arrêt du Conseil d'État qui étend cette notion de pluralisme pas uniquement aux invités politiques bien sûr, mais aussi à l'ensemble des invités. Donc nous avons déjà fait une première démarche en publiant sur la page Transparence de France Info euh la liste évidemment des temps de paroles des personnalités politiques, mais aussi la liste de l'ensemble des invités dans chaque émission pour donner à nos concitoyens à voir la totalité de ce qui se passe sur deux antennes et donner l'information nécessaire.

On publie également, vous le savez, toutes les sources euh documentaires qui permettent de construire les sujets d'information, mais on pense qu'il faut aller encore un cran plus loin. Euh vous savez que l'Arcom a lancé et a confié à Bruno Lasser une mission sur comment est-ce qu'on interprète cet arrêt du Conseil d'État. On va être évidemment partie prenante et on a décidé d'avoir un monsieur ou une madame déontologie et pluralisme euh qui supervise et qui puisse aider l'ensemble des rédactions, qu'elle soit national euh ultramarine ou territoriale sur ces sujets qui sont complexes et qui peuvent être donnés lieu à beaucoup d'interprétations.

Je regarde euh sur euh sur les coopération. Je sais que ça a été pendant longtemps un sujet prioritaire dans les discussions qu'on a pu avoir avec l'ensemble de la représentation nationale et et tout particulièrement la commission culture. Bon, c'est ces coopérations, elles ont beaucoup avancé.

Euh vous aviez ma collègue civile avant, j'imagine que vous avez vous l'avez évoqué, elles sont de plusieurs natures. Il y a évidemment les coopération autour de la proximité. On va finir cette année, on va avoir l'ensemble des matinales communes qui seront diffusées et radio et télé sur deux antennes.

Il y a le fait que nous allons mettre maintenant l'ensemble des vidéos et des articles sur le site ici dans le courant de l'année. Il y a évidemment notre coopération majeure sur France info qui perdure et qui fait de France info la première plateforme d'actualité en France. Et ça évidemment ça va continuer.

Il y a tout ce que vous ne voyez pas et qui pourtant est très très important, c'est toutes les coopérations en matière d'achat. euh qui ont été euh évidemment euh énormément renforcé. Le fait que nous achetons ensemble et qui permet de réduire globalement les coûts pour l'ensemble de l'audiovisuel public.

Évidemment, tout ça va se poursuivre. Mais je voudrais attirer votre attention sur une grande nouveauté que nous avons mise en place en 2025 qui est la coopération très forte sur le numérique. Vous savez que tout au long de l'année 2025, France.tv TV à euh à progressivement tout au long de l'année intégrer nos partenaires de l'audiovisuel public que ce soit, LINA, la chaîne parlementaire, public Sénat, TV5 Monde, France Méia Monde dans son interface en respectant évidemment les identités de chaque de chaque éditeur mais en leur donnant évidemment une visibilité renforcée et j'espère que vous aurez l'occasion de poser la question à la patronne de TV5 Monde, à la patronne de France Média Monde, au patron de la chaîne des chaînes parlementaires et de la et de public sénat et d'Arté, mais je peux vous dire que ça fait plus de visibilité en tout cas pour ces chaînes.

Donc cette cette coopération, elle s'est retrouvée en 2025 énormément renforcée sur le numérique et on espère évidemment continuer à aller dans ce sens. Euh c'est pour nous euh une une évolution euh qui nous semble pertinente sur comment aller plus loin. Bon, moi j'ai compris peut-être à tort mais j'ai compris que euh le projet de holding était en tout cas ajourné.

Euh moi j'ai toujours été personne m'a posé la question mais j'y réponds parce que les coopérations, ça induit ça et puis d'autres ont évoqué aussi ce point. Moi j'ai toujours été favorable à au regroupement des forces de l'audiovisuel public. Je pense simplement qu'on peut pas demander à des entreprises qui voient leur budget coupé toutes les 4 matins dans une difficulté particulière de faire en même temps cette révolution copernicienne.

Donc je pense qu'on a besoin d'abord d'avoir de stabiliser les stratégies des différentes entreprises euh et on verra ensuite si euh c'est mon point de vue hein, si on a un espace apaisé pour évoquer l'avenir de l'audiovisuel public dans son ensemble de manière plus coordonnée et plus intégrée. Euh vous m'avez parlé aussi du rapport de la Cour des comptes sur la situation économique dans l'entreprise. Euh après, j'en reviendrai au au aux petites questions qui n'ont pas qui sont le centre qui sont très très importantes au sein de la commission d'enquête, mais j'y reviendrai puisque vous m'avez posé la question et ça me semble normal d'y répondre.

Le rapport de la Cour des comptes ne met pas du tout en question la gestion de l'entreprise. Il met en question euh les orientation soit absente puisque c'est le cas aujourd'hui et les budgets ératiques qui sont décidés en gros par les tutelles de l'entreprise. Et le premier la première recommandation du rapport de la cour en effet euh d'avoir un contrat d'objectif et de moyens.

Mais c'est pas l'entreprise seule qui peut l'avoir en fait. C'est même pas l'entreprise du tout qui décide de du contrat d'objectif et de moyens. C'est le gouvernement qui propose et évidemment discussion avec l'entreprise, on est partie prenante hein, mais qui ensuite va demander à la commission culture d'émettre un avis, à l'arcommettre un avis.

Donc c'est c'est un processus qui est un processus public et qui est vraiment le rôle de la puissance publique de donner ses missions à France Télévision. Donc il y a toute une liste de recommandations, il y en a sep. Euh la première c'est pour l'État.

Donc voilà les six autres. La plus importante, c'est sans doute la dénonciation de l'accord collectif et cette dénonciation a été effective au 1er juillet 2025. Donc celle-ci est faite.

Pour le reste évidemment, on prend très au sérieux l'ensemble des recommandations de la cour et tout ce qui est dit dans le dans le rapport de la cour. Vous avez parlé alors là je vais venir euh au aux questions plus euh plus précises sur la plainte de la CGC. Alors pour être parce que Cann alors là on parle que de Cann ça d'abord je voudrais dire une chose canne évidemment quand on regarde ça de l'extérieur on a l'impression que c'est les paillettes c'est la belle vie et cetera pour nous Cann c'est du travail can c'est là où on produit des émissions.

On on d'ailleurs on on délocalise c'est comme ça qu'on appelle depuis que nous sommes partenaires du festival de Cann délocalisons un certain nombre d'émissions. Donc nous produisons aussi la chaîne de Cann. Nous produisons pour France, pour l'ensemble des éditions également des sujets qui vont se retrouver la minute de Cann dans le 20h qui sont vont se retrouver la montée des marches sur France info.

Bref, c'est du travail. C'est par ailleurs aussi un marché. Euh c'est là qu'on on fait la promotion des films, notamment de ceux que nous coproduisons et nous en coproduisons euh ces dernières années en gros une vingtaine.

Donc il y a une vingtaine de films qui se retrouvent à Cann euh et France Télévision et coproducteur. Et puis c'est aussi un endroit où on achète les programmes. Par ailleurs, toute la profession se retrouve à Cann.

Euh il c'est le lieu de rendez-vous professionnel. Il y a un colloque au CNC, la ministre de la culture ou le ou là pardon, je fait un discours. Des députés de la commission culture sont présents à CAD et c'est bien normal.

Enfin, tout le monde tout le monde du cinéma se retrouve à CAD. Donc c'est un lieu de travail. Après, est-ce que les chambres du Majestique sont trop chères ?

La réponse est oui. Évidemment que c'est beaucoup trop cher. La moyenne des hôtels à Cann pendant la période de toute façon, c'est plus de 1000 €.

Donc c'est totalement hors c'est totalement hors des clous des barêes de France Télévision. D'où le fait que nous avons mis sur pied cette manière de ne pas faire de ne pas prendre avec de l'argent public quelque chose qui nous semble évidemment beaucoup trop cher. Il y a pas une seule chambre à canne qui est donnée qui qui soit accessible en réalité pendant la période des festivals.

Et je pense que pour ceux qui qui y vont, vous le savez pertinemment. Donc la période du la méthode du barter la la méthode du barter euh que vous évoquez en demandant comment ça fonctionne. Je vais laisser Christian Vion qui a été interrogé longuement et qui connaît ça par cœur mais en fait on néchange pas des espaces publicitaires, on échange des invendus publicitaires et toute la différence est là.

Et je vais laisser Christian expliquer. Oui, très très rapidement pour vous dire que effectivement euh il y a pas 1 € de concours public qui sert à financer les chambres lorsqu'elles sont effectivement achetées en barterre. En fait, il y a deux grandes ressources à France Télévision.

Ce sont les concours publics et la publicité. La publicité, ça consiste effectivement à commercialiser des espaces publicitaires. Là, on est bien sur des espaces d'antenne pardon.

Donc on est bien là sur la valorisation d'espace d'antenne. C'est vrai que l'essentiel de nos espaces d'antenne est destiné à équilibrer notre budget en rapportant du cash et en vendant à des annonceurs un certain nombre d'espace publicitaires. On a quand même un chiffre de 350 millions par an.

Donc c'est un objectif qui est l'objectif premier de notre régie publicitaire. Ensuite il y a des espaces qu'on narrive pas à vendre et c'est là l'intérêt du barter. L'intérêt du barter sur des espaces qui sont euh qui ne sont pas vendus et qui sont pas à des grands horaires à des grands carrefour publicitaire.

Généralement, ce sont euh des moments où où l'audience est assez faible. C'est l'occasion pour nous d'attirer des annonceurs qui peuvent pas se payer la pub à la télé puisque finalement nous nous faisons des achat euh en finalement mettant à disposition du barteriste et des nouveaux annonceurs des espaces qui ne sont pas vendus. Et ce sont des annonceurs en fait qui payent ces espaces en vendant des marchandises.

Ils le font pas en ils ont pas le cash pour acheter de la publicité. Mais en revanche, ils mettent à disposition des marchandises euh à destination du Barter et à nous. Donc non seulement c'est pas il y a pas 1 € d'argent public mais il y a pas 1 € de perte de ressources publicitaires pour France Télévision parce que ce sont des espaces que nous n'aurions pas vendu.

Ce qui veut donc dire que euh on avait eu l'occasion de le dire, c'est très difficile de trouver des chambres à cannes. Pour les équipes par exemple de fabrication qui fabriquent les émissions, on a trouvé en anticipant des chambres dans un centre de vacances bien connu qui s'appelle Pierre et vacances qui sont évidemment beaucoup moins chers que les tarifs qui sont évoqués pour pour l'hôtel dont on dont on a parlé. Mais paradoxalement, ces chambres coûtent plus cher à l'entreprise que les chambres euh de l'hôtel qu'on a acheté en barterreur.

C'est-à-dire qu'elle ce sont des charges qui dégradent le compte de résultats de l'entreprise, ce qui n'est absolument pas le cas quand on le fait en barterre. Donc même aujourd'hui, si on ne va plus depuis quelques années à l'hôtel Majestique, on a effectivement reproduit cette technique de barterre pour se loger à canne dans certains hôtels pour les les hôtels auxquels c'est possible. Et pour vous montrer qu'il y a pas une perte d'espace, on n pas beaucoup d'espaces invendus à France Télévision.

Le barterre, ça représente un ou 2 millions par an, là où les chiffres publicitaires représentent 30 380 millions d'euros. C'est pour vous dire, c'est une pratique qui est tout à fait marginale mais qui nous permet dans certains cas de ne pas dépenser de l'argent pour acheter des marchandises et d'attirer des annonceurs qui ne seraient pas capables de faire de la télévision. Sinon, sur la plainte là dont dont vous parlez, alors malheureusement j'ai un peu l'habitude ce syndicat CGC Média qui n'est pas donc CGC Média de France Télévision euh a l'habitude de il a porté plainte une première fois sur les conditions de ma nomination au CSA.

Euh ça a été classé sans suite. Ensuite, il a porté plainte au Conseil d'État qui a jugé au fond, qu'il a condamné à me à me payer mes frais de justice. Ensuite, il a euh il s'est constitué partie civile.

Donc, un juge d'instruction a été nommé, l'affaire a donné un non lieu. Je peux vous en faire 15. Donc là, c'est exactement ce qui s'est passé.

Donc en 2024, au moment où est sorti un article sur Cann euh je pense qu'une plainte a été posée. J'imagine, j'en sais rien, mais que ça a été classé sans suite et donc j'imagine comme d'habitude que ce syndicat s'est porté partie civile pour forcer la nomination d'un juge d'instruction. Donc je sais qu'un certain journal a dit que j'étais mise en examen.

Euh on a demandé un rectificatif parce qu'évidemment ça n'est pas le cas et c'est pas la justice qui s'est autisie non plus. Sur euh les conditions de ma rémunération. Là aussi j'ai eu l'occasion d'en parler.

Ça n'est pas moi qui décide du salaire de France Télévision. exactement à l'Europé le salaire qui a été décidé en 2010 par Nicolas Sarkozy pour Réi Fimelin composé d'une part fixe et ce que vous appelez la prime de performance qui est une part variable comme voilà les salaires en général hein euh alors sans doute pas les salaires des députés mais les salaires dans les entreprises. Euh il y a pas eu d'évolution depuis 2010, on est en 2026 hein.

Et par ailleurs sur cette part variable, c'est le conseil d'administration qui fixe les critères et les objectifs que je dois tenir et c'est le conseil d'administration qui décide de cette part variable. C'est ensuite validé par le ministre. Donc bon, il y a pas de je n'interviens absolument pas.

Je ne suis pas présente d'ailleurs en conseil d'administration quand ces sujets sont discutés. C'est bien normal. C'est ce sont les meilleures pratiques du marché sur les notes de frais parce que vous m'invitez à la à la à la comment dirais-je à la à la modération et je suis parfaitement d'accord avec vous.

Sachez que pour ce qui est de mes notes de frais, elles sont auditées tous les ans, elles sont transmises au conseil d'administration, elles sont vu par le conseil d'administration tous les ans. Et d'ailleurs le la Cour des comptes le dit, alors je vais le retrouver parce que c'est quand même un document qui a été marqué qui qui est vraiment très très clair dans le dans le rapport de l'ARC. Je vais l'avir, je vais l'avir.

Voilà, le rapport de la Cour des comptes écrit dans son rapport de Septi 2025. que euh les montants euh les notes, les frais professionnels font l'objet d'un contrôle particulièrement poussé de leur frais de mission, déplacement et réception aux représentations dont il n'existe guerre d'équivalent parmi les autres opérateurs du ministère de tutelle. Donc si vous avez des questions, je pense que le rapport de la cour est assez éclairant là-dessus.

Vous m'avez ensuite parlé de la programmation de ce soir, ce téléfilm qui parle de comment un proche d'un de quelqu'un d'incriminé finalement réagit. Euh alors non, il y a pas de c'est sans doute une coïncidence. Je je rappelle juste que c'est l'adaptation d'un livre qui existe, d'une pièce de théâtre aussi qui a été jouée.

Euh je ne l'ai pas vu personnellement, mais je pense que voilà, ça met de la chair derrière des drames qui peuvent exister aussi dans dans les dans les familles. Euh vous parlez, je crois que c'est monsieur Balard, mais je sais plus si c'est monsieur Ballard, sur l'attractivité publicitaire, hein. C'est bien ça, hein.

Oui. Alors bah, il y a pas de honte à ça. vous savez, une partie de nos revenus et c'est pas moi qui en ai décidé, c'est ainsi que depuis 2009 que l'équilibre des comptes de France Télévision se fait, nous sommes autorisés à faire de la publicité en journée.

Et donc, c'est vrai que c'est important pour nous parce que c'est une part substantielle de nos revenus. C'est pas l'essentiel évidemment, mais ça représente à peu près 400 millions d'euros par an, ce qui n'est pas du tout négligeable. Et donc oui, que nous cherchions en journée à avoir le maximum d'audience donc pour pour avoir des revenus publicitaires, bah c'est notre modèle économique qui veut ça.

Est-ce que pour autant, et ça je crois que c'est important de le dire, on sacrifie nos missions de service public au shi publicitaire ? La réponse est non. La meilleure preuve euh c'est le poids que prend l'investigation sur nos antennes.

Euh quand on parle telle ou telle entreprise, vous imaginez bien que ça fait pas toujours plaisir, qu'on peut parfois mettre un peu en question le chiffre d'affaires publicitaire et là-dessus dans la maison, on est extrêmement clair. C'est toujours les missions de service public qui prennent le pas sur tout enjeu sur tout enjeu publicitaire. Euh vous m'avez aussi posé la question sur la lecture.

Alors, vous avez raison de dire que la lecture c'est essentielle chez nous puisque on a une émission littéraire en première partie de soirée et je crois qu'on est les dernier des moyans dans tout le monde à avoir encore une émission littéraire aussi bien exposée que ça prend une place importante également dans les éditions des 20h30 le weekend notamment où la culture a une place a une place très forte et puis dans les émissions d'accueil les magazines divers et variés nous sommes évidemment le premier prescripteur pour toutes pour toutes les maisons d'édition. Donc on est on a une place très particulière. On a aussi à cœur de développer la culture chez les jeunes publics.

Euh vous le savez, il y a des des dessins animés qui sont en fait qui parlent de la de qui parlent de de la lecture. On soutient aussi beaucoup une initiative du ministère qui est le quart d'heure lecture et euh et par ailleurs, on essaie à notre mesure aussi d'être un élément modérateur dans l'utilisation des écrans des enfants. C'est pour ça que pour toutes les les pour toutes tous les programmes qui concernent les enfants, en effet les jeunes publics, l'applient, permet aussi de limiter le temps d'écran.

Le parent peut décider que c'est 20 minutes, 40 minutes. Voilà. Et donc on évite de pousser à la à la surconsommation et à la consommation parce qu'on pense que en effet c'est dangereux pour les enfants et que le vrai danger, il est bien là pour les jeunes publics, c'est les réseaux sociaux. euh où il retrouve absolument tout et n'importe quoi et même l'attention qui est prise par euh l'objet euh l'objet mobile au détriment euh de l'activité physique, de la lecture, du jeu avec ses camarades.

Voilà. sur le hippisme. Écoutez, j'en prends bonne note.

Je je suis pas sûre d'être la plus grande spécialiste des sports IPIC pour vous répondre pertinemment. Mais sachez en tout cas que la chaîne la chaîne sport qu'on a lancé la numérique hein qu'on a lancé qu'on avait lancé au moment de Paris 2024 et qu'on a relancé au au moment au moment de Milan Cortina a aussi pour objectif peut-être de mettre en avant. Alors, je sais pas si le sport IPIC qui sera, j'en suis pas sûr du tout, mais en tout cas des sports qui sont peut-être moins euh vu à la télévision et qui pourtant méritent parce que il y a des gens qui sont très désireux de les voir et donc ça va être une manière aussi d'exposer euh des sports qui seront qui feraient peut-être pas recette à la télévision et qui pour autant ont leur ont leurs adeptes qui sont très importants.

Est-ce que il y a des choses que j'ai voulé ? Oui. Euh les Oui, pardon, pardon, pardon, monsieur.

Non, non, tout à fait, vous avez raison. Alors, pour nous, la première éducation au média, c'est déjà les programmes que nous diffusons, euh le l'importance qu'on accorde dans les documentaires à l'histoire, à les géopolitiques, euh mais c'est aussi euh euh le travail que nous faisons avec l'éducation nationale qui est nous essayons d'être un bon partenaire pour le ministère de l'éducation nationale. C'est avec mes collègues de l'Audiovisel Public que nous avons refondé euh en 2019 euh l'Omni. euh qui est l'endroit où nous mettons à disposition à la fois pour les enseignants mais aussi pour les élèves euh des programmes que qui sont validés par les l'éducation nationale que nous essayons d'être le plus adapté en matière d'éducation au média qui est effectivement une priorité.

Il y a maintenant quelques années, je dirais, nous avons mis à disposition une valise pédagogique pour les professeurs à la fois euh un tout un corpus de vidéos qui les prépare aux questions que les élèves pourraient poser dans la classe et puis évidemment le un un une valise pédagogique qui propose des cours pour justement expliquer aux enfants comment ils peuvent se faire manipuler par les médias. C'est d'ailleurs intéressant parce qu'on se rend compte qu'on on interroge nos publics euh que euh les jeunes publics sont très conscients qu'ils peuvent se faire manipuler. En revanche, ils pensent qu' que eux-mêmes à titre individuel peuvent s'en prémunir.

On se rend compte qu'en revanche, plus on avance en âge dans la population et plus le risque de de manipulation est grand parce que les aînés ont moins sans doute l'habitude et moins long moins le code des réseaux sociaux. Donc en fait, l'éducation au médiia, c'est évidemment essentiel pour les enfants, mais ça vaut aussi pour pour les plus grands. Et enfin, je voudrais parler de ce Tour de France que nous avons enclenché euh autour de l'éducation au médias en partenariat avec le Clémi et l'ACNIL où nous faisons le Tour de France des académies pour aller parler aux professeurs qui le souhaitent euh justement avec des journalistes de cette voilà de de ce de cette question de la manipulation, de comment son premir, de l'éducation en médiia et que je qui je dois dire euh reçoit l'assentiment en tout cas des professeurs qui ont participé.

Ça c'est très important pour nous. Et euh voilà et donc évidemment on continue à travailler en bonne intelligence avec nos nos collègues du ministère de l'éducation nationale. Euh non euh moi je j'ai pas de pardon mais je je il y a pas de d'ou case contre qui que ce soit.

Est-ce qu'on envisage aujourd'hui de recruter Sonia Mabrou ? Je dirais plutôt non parce que on ne on n'est pas en manque de journalistes mais ça n'est pas contre Sonia Mabrou qui par ailleurs a été régulièrement invitée dans une dans nos émissions. Je sais quand elle a sorti un livre, elle a été invitée de quelle époque ?

Donc voilà, il y a rien contre voilà, jeis pas qu'on dise ici que j'ai quoi que ce soit contre Sonia Mabog. Voilà. Merci madame la présidente.

Vous avez noté et soulevé tout à l'heure l'intérêt des députés pour questions pour un champion. Les auditions ressemble un petit peu à ça donc vous ne serez pas étonné. Merci en tout cas pour toutes les réponses que vous avez pu apporter aux députés sur l'ensemble des sujets qui nous concernent et notamment aussi pour nous permettre de reprendre un petit peu de surplom sur des enjeux stratégiques et et on attend évidemment clarification sur l'agenda parlementaire sur une éventuelle réforme de l'audiovisuel mais aussi sur un atterrissage un peu plus serein au-delà des avis qu'on peut avoir les uns les autres sur la stratégie adoptée.

Le minimum qu'on puisse apporter aujourd'hui aux différents acteurs, c'est de la visibilité. ce sera déjà le plus moyen d'être un peu plus efficace. Merci beaucoup et une bonne journée à tous.

🔴 Delphine Ernotte Cunci, pdg de France TV, sur les orientations de son nouveau mandat — Olivier Roger · Pourquijevote