"E. Macron a cumulé tous les passages en force" - Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'elle va apporter de nouveau par rapport à son prédécesseur ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a pas un risque aussi de donner l'impression que tout le monde social euh qu'il y avait pas de petites phrases qu'il fallait se balancer l'un contre l'autre ou l'un en direction de l'autre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Sophie BinetFait
« cette réforme n'a aucune nécessité puisque il n'y a pas d'urgence en matière de financement des retraites »
- 1:30Sophie BinetFait
« on a cumulé tous les passages en force »
- 2:30Sophie BinetFait
« une mobilisation sociale historique sans précédent depuis 60 ans »
- 3:30Sophie BinetFait
« le premier manifestation déterminer à gagner parce que là on sait que tous les regards du pays des salariés sont braqués sur nous »
- 4:30Sophie BinetFait
« il y a une très large majorité de la population qui ne veut pas cette réforme »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
forcément plus généraux qui sont pris en compte on dit pour parler du Conseil constitutionnel on parle de conseil des sages ben nous attendons et nous appelons à la sagesse du Conseil constitutionnel de regarder d'arriver à la conclusion que cette réforme n'a aucune nécessité puisque il n'y a pas d'urgence en matière de financement des retraites qu'on peut faire autrement nous avons fait des dizaines de propositions de financement alternatives c'est une réforme qui est violente et brutale avec des salariés qui vont perdre 2 ans de vie quand dans le même temps on supprime l'ISF on baisse l'impôt sur les sociétés et on ne cesse d'augmenter les dividendes pour les actionnaires donc il faut que le Conseil constitutionnel entendent prennent en compte sachant en plus que d'un point de vue démocratique on sait que cette réforme elle a été faite de façon inédite on a cumulé tous les passages en force d'abord un projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificatif c'est du jamais vu pour une réforme des retraites ensuite l'interdiction pour les sénateurs de déposer des amendements et donc un débat parlementaire empêché et puis enfin cerise sur le gâteau le 49-3 alors que le gouvernement jusqu'au bout avait dit on veut passer au vote on respecte pas le vote des parlementaires etc là il s'est comporté en mauvais perdant puisque on avait réussi à gagner une majorité de parlementaires contre le projet de loi et là le gouvernement au dernier moment a dégainé le 49-3 donc on voit que cette réforme en fait elle est elle est viciée elle est viciée au fond il y a pas une négociation avant avec les syndicats il y a pas eu de vrai état des lieux économiques qui justifient et légitimeraient cette réforme le débat démocratique n'a pas eu lieu et puis surtout il y a une écrasante majorité de la population qui opposé avec une mobilisation sociale historique sans précédent depuis 60 ans il faut l'entendre et qu'est-ce que vous dites aux gens qui se mobilisent mais qui pourrait se dire c'est la 11e journée borne hier a dit qu'elle reculé sur sur la réforme et qui pourrait se dire si je suis là c'est ça sert à rien en fait faut leur dire que la mobilisation elle sert toujours à quelque chose que on a le précédent de la lutte contre le CPE qui a duré trois mois ou un mois après la validation du projet de loi vient 49-3 deux semaines après la promulgation de la loi on a obtenu son retrait et que ce qui compte c'est la mobilisation sociale le rapport de force sociale que cette réforme est viciée en profondeur d'un point de vue juridique d'un point de vue social et d'une façon de neutre elle ne pourra pas rentrer en vigueur elle ne pourra pas s'appliquer et nous on est sûr de de gagner le fait que cette réforme ne s'applique pas et ça dépend de la mobilisation des salariés et des jeunes du pays donc il faut continuer et surtout ne pas lâcher et montrer confirmer notre détermination à refusé l'arrogance du président de la République et du gouvernement qui croit pouvoir nous imposer cette réforme juste parce que il souhaite de la faire sans aucune justification autre à titre personnel le Conseil des Sages c'est vendredi prochain vous appelez déjà une nouvelle manif la semaine prochaine alors on n'appelle pas des mobilisations à titre personnel donc on a une interfe syndicale qui va se réunir ce soir et qui va tirer les leçons de la journée d'aujourd'hui et décider des suites donc vous saurez ça ce soir le premier manifestation déterminer à gagner parce que là on sait que tous les regards du pays des salariés sont braqués sur nous parce que il y a une très large majorité de la population qui ne veut pas cette réforme et pour de bonnes raisons puisque c'est une réforme qui est extrêmement violente pour les salariés violentes pour les femmes violentes pour celles et ceux qui font des métiers pénibles et donc on a la responsabilité d'en gagner le retrait et c'est cette responsabilité qui pèse notamment sur mes épaules vous vous sentez à l'aise dans cette affaire syndicale on a senti quelques peut-être c'est divergence avec le grand berger sur cette question de pose et de médiation non en fait depuis le début de la mobilisation toute manière tous les commentateurs politiques et notamment le gouvernement arrêtent pas de dire que l'intersyndical va exploser vous voyez que depuis trois mois ça s'est pas du tout passé donc je peux vous dire que ça ne se passera pas mais si vous voulez alimenter le récit médiatique avec de choses voilà mais ça ne se passera pas si vous êtes déterminé jusqu'au on est déterminé à aller jusqu'au retrait de cette réforme est-ce que nous avons dit hier de façon très ferme à Elisabeth borne c'est que on ne pourrait pas tourner la page tant que cette réforme ne serait pas retirée il faut que le gouvernement comprenne que ces tentatives de diversion de dire par exemple le chef de l'État qui dit je suis prêt à vous recevoir une fois que la réforme soit promulguée il faut pas nous prendre pour des imbéciles en fait il faut pas prendre les Françaises et les français pour des imbéciles cette réforme on en veut pas il y a une mobilisation sociale massive il faut l'entendre et à partir du moment où elle est retirée on pourra enfin parler des vrais priorités à savoir les salaires qui pour la première fois baisse dans le pays du fait de l'inflation la question environnementale la question des conditions de travail et de la pénibilité etc etc il y a plein de choses dont on veut parler mais pour pouvoir en parler sereinement le préalable c'est le retrait de la réforme risque d'épuisement des militants et des salariés dans le pays mais en fait ce que cette journée démontre c'est la détermination à continuer la mobilisation parce que ce qu'on voit depuis le début c'est que il y a des hauts et des bas dans les chiffres de mobilisation mais que la mobilisation elle reste élevée faut faire attention c'est relatif les chiffres en termes de mobilisation sociale si on regarde depuis 60 ans on est sur des chiffres qui sont toujours extrêmement élevés et là il y a une détermination des salariés des jeunes des grévistes chez thé ce matin sur un site en grève avec des gaziers en grève depuis 33 jours il a détermination elle est intacte à continuer la grève notamment pour celles et ceux qui sont en grève reconductive juste au retrait de la réforme après on sait que dans les mobilisation sociale il y a des phases avec des formes d'action qui peuvent être différentes et donc c'est ça qui qui va continuer à nourrir la mobilisation sociale est-ce qu'il y a pas un risque aussi de donner l'impression que tout le monde social euh qu'il y avait pas de petites phrases qu'il fallait se balancer l'un contre l'autre ou l'un en direction en direction de l'autre donc on est un point oui on allait dire de de crispation entre le leader de la CFDT et le président de la République comment ça peut évoluer on sent bien dans le discours l'un et l'autre j'allais dire les syndicats comme l'exécutif ils attendent une date c'est le 14 avril c'est vendredi soir prochain c'est la vie du Conseil constitutionnel et à partir de là et bien chacun monte imagine les scénarios est-ce que c'est une partie du texte qui recalé est-ce que c'est l'ensemble du texte qui est invalidé par le Conseil constitutionnel ou c'est tout le texte qui passe et à ce moment-là donc si on résume c'est est-ce que le texte est entériné ou est-ce que la réforme est enterrée voilà où on en est aujourd'hui et après découlera on verra du point de vue de samedi des syndicats s'ils se remobilise ils font des actions et X ou Y un jour donné et comment le président de la République et l'exécutif aborde cet autre séquence cet autre cheminement démocratique comme dirait l'exécutif pour employer un certain nombre de termes c'est vrai que l'entourage du président a fait savoir qu'après cette date du 14 avril après le Conseil constitutionnel le président Emmanuel Macron envisage de recevoir les syndicats à voir s'ils accepteront exactement peut-être d'océandre aussi on va parler de Sophie Binet avec vous Claire Fournier c'est sa première manifestation finalement aujourd'hui elle a été élu il y a quelques jours elle parle d'une réforme viciée en profondeur on voit qu'elle ne va rien lâcher qu'est-ce qu'elle va apporter de nouveau par rapport à son prédécesseur alors écoutez elle est quand même dans la ligne de Philippe Martinez dans sa fermeté à l'opposition à la réforme sans surprise comme lui elle a parlé à l'instant de l'importance de rester ensemble de rester unis l'importance de de l'Inter syndical hier d'ailleurs en ce qui concerne cette union syndicale l'un des leaders qui étaient présents à Matignon disait à la presse c'était pas vraiment pour parler de la réforme des retraites qui nous ont fait venir c'était pour tester notre solidité donc bon Sophie Binet elle est comme fini Martinez elle sait que l'union fait la force et que donc il faut continuer à s'entendre avec les autres syndicats notamment la CFDT même si elle a paru vous savez lors de sa nomination vendredi dernier prendre un peu ses distances avec l'idée d'une médiation d'une pause avancée par la CFDT et qui semblait avoir été adoubé par Philippe Martinez elle avait dit ni trêve ni pause alors on verra si aujourd'hui la mobilisation est aussi forte qu'elle le souhaite la jauge vous le savez c'est le la dernière le 28 mars dernier avec 740 000 personnes dans les Russes selon les autorités merci beaucoup claire justement on va aller voir du côté de Paris ce qu'il se passe on va aller retrouver mathilde guenegant et Thibault brut qui sont effectivement sur place avec un cortège qui partira maintenant dans une petite heure et qui s'élancera des Invalides Mathilda oui elle va forcément être très scrutée cette onzième journée de mobilisation alors en arrivant nous avons pu voir le dispositif de sécurité qui est important à la fois du côté des forces de l'ordre mais également du carithète là où vous avez entendu les leaders syndicaux qui veulent que cette manifestation est bien elle se déroule de façon calme et tranquille et depuis que nous sommes arrivés nous voyons les militants affiliés sur la place des Invalides vous le voyez les camions avec les insignes des organisations syndicales se préparent ici avec en face le pont Alexandre 3 il y a bien sûr les stands des merguez qui sont prêtes également on voit que tout le monde est en train de se mobiliser et ils l'ont déjà dit comme les patrons des organisations syndicales la mobilisation elle se poursuivra ici tant que le projet de réforme de retraite n'est pas retiré merci beaucoup Mathilde Thibault brut à Paris pour ce courtage qui démarrera donc à 14h il y en avait 370 cortèges aujourd'hui dans toute la France pour cette 11e journée de mobilisation à prendre la direction de Marseille bien parce que Marseille a déjà commencé à défiler on va retrouver Emmanuel Binet et Nicolas Carmes bonjour à tous les deux quel état d'esprit dans ce cortège Emmanuel que vous disent les manifestants qui sont dans la rue pour la 11e fois ecoutez les manifestants ils sont très motivés encore aujourd'hui les chiffres viennent de tomber d'après les syndicats 170000 personnes battent le pavé en ce moment alors selon la police c'est un peu moins 10000 vous savez à Marseille on a toujours un écart de taille en tout cas je me trouve avec Véronique qui est coordinatrice des éboueurs des Bouches-du-Rhône bonjour Véronique est-ce qu'il y a une démotivation dans Orange ah non absolument pas il y a pas de démotivation parce que cette réforme elle est injuste les travailleurs le savent les éboueurs de la métropole ils vont être à la ben jusqu'à 64 ans et c'est un tenable donc la revendication de la retraite pour tous à 60 ans sans condition de cotisation et 55 ans minimum pour les métiers pénibles elle est juste et la rue le montre tous les jours depuis des mois la seule posture qui doit s'essouffler c'est celle du gouvernement ils veulent passer en force ils sont illégitimes d'un point de vue démocratique et nous on lâchera rien merci beaucoup vous l'avez entendu les manifestants restent motivés jusqu'au retrait de la réforme en tout cas là nous sommes rendus au point de chute de cette manifestation Porte d'Aix merci beaucoup Emmanuel Binet avec Nicolas Carmes en direct donc de