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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 septembre 2024 43 min

Insécurité : comment Grenoble est devenue « un petit Marseille »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est l'heure du second débat de sens public il nous emmène à Grenoble confronté au au trafic de drogue à une violence de plus en plus insupportable pour les habitants la mort de Lilian dejan qui est agent municipal tué d'une balle dans le thorax c'était le 8 septembre dernier a relancé le débat sur l'armement l'armement des policiers municipaux option rejetée par le maire écologiste Éric Piol comment lutter contre le narcorafic qui gangraine de plus en plus de villes françaises avant d'en débattre je vous propose un reportage signé Fabien RER il est parti à Grenoble à la rencontre des habitants des policiers du procureur et du maire de la ville allez avance bien ta jambe gauchean voilà avance ces judoka amateurs demandent que leur visage soit dissimulé par peur des représailles il se retrouve ce soir pour un entraînement un peu particulier en plein air dans un parc grenoblois depuis qu'un élève du club a été violemment agressé devant leur local ils ont décidé de ne plus y pratiquer leur activité on a été menacé il cherchait une arme blanche pour essayer de d' venir à bout donc on l'a bien compris on a peur des représailles et on a plus envie d'utiliser ce dojot un dojo situé dans le quartier Tesser une zone sensible de l'agglomération grenobbloise début août une fusillade y avait fait un mort et deux blessés pour le prof de judo sen est trop on est là pour éduquer pour pour encadrer pour former des judoca on n'est pas là pour pour se faire rouer de coup ça traumatisé les parents ça a traumatisé mon groupe d'adultes ça traumatisé les dirigeants un climat d'insécurité alimenté par une chronique sanglante depuis le début de l'année à Grenoble une vingtaine de fusillades la plupart sur fond de narcotrafic jusqu'au drame du 8 septembre quand Lilian de Jean employé municipal est froidement abattu en pleine rue par l'auteur d'un accident de la route un drame qui ne surprend pas hélas ce syndicaliste policier ce qui se passait avant qui pit soldé par une gifle ou un coup de point ça se termine maintenant par un coup de couteau ou un coup un coup de revolver tout simplement et je pense qu'il y a une banalisation de la violence tout simplement et une banalisation de l'acte meurtrier nous ne sommes pas assez nous ne sommes plus assez pour fonctionner sereinement donc là on attend des renforts conséquents pour pouvoir à nouveau essayer de travailler dans des conditions optimales ça n'est plus le cas plus de policiers c'est aussi ce que le maire de Grenoble réclame à l'état Éric Piol prise à parti par l'opposition municipale et plusieurs élus de droite en raison de son refus d'armer les policiers municipaux les missions de la police municipale sont distinctes des missions de la police nationale et là pour assurer la tranquillité publique la prévention des troubles à l'ordre public le respect des arrêtés municipaux et il faudrait pas la confondre avec la police nationale et moi en tant qu'employeur je ne veux pas prendre le risque d'avoir une police municipale armée pour l'élu écologiste il est temps de constater l'échec du tout répressif dans la lutte contre les trafics ça ne fonctionne pas donc moi j'appelle effectivement à la légalisation du cannabis on peut dire que la France est en échec avec une loi qui est la plus répressive d'Europe et des résultats qui sont désastreux des résultats même minces c'est pourtant l'obsession d'éic Vaillant en poste depuis 5 ans le procureur de Grenoble multiplie les actions dans le cadre d'un plan stup en ciblant les trafiquants de chaque point de deal sur l'agglomération nous ciblons actuellement environ 150 dealers de tout niveaux mais plutôt donc des niveaux supérieurs bien sûr c'est ceux qui nous intéressent le plus on peut absolument pas être défétiste en en matière de lutte contre les trafiquants de stupéfiants on nous dit régulièrement mais vous videz la mer à la petite cuillère voyez on peut avoir parfois cette impression mais si on ne fait pas ça si on n agit pas si policiers gendarme justice on nagit pas donc tous ensemble de façon la plus coordonnée possible on leur laisse des des tas de portes ouvertes des tas de possibilités donc d'étendre leur trafic et ça je veux pas les règlements de compte entre bande rival avaient déjà ensanglanté Grenoble dans les années 90 et 2000 mais le phénomène a changé de dimension avec des auteurs de violence de plus en plus jeunes et des consommateurs toujours aussi nombreux pour alimenter le trafic comment Grenoble est-elle devenue un petit Marseille comment faire reculer les dealers on en débat avec Guillaume Gontard bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes sénateur de l'zer et président du groupe écologiste au Sénat camichet bonsoir bienvenue à vous porte-parole du ministère de l'Intérieur et des outres m Antoine jardin bonsoir et bienvenue vous êtes ingénieur de recherche CNR RS au centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales évidemment Sophie dravinel est resté à mes côtés euh Guillaume Gard Grenoble cité de la peur est-ce que le le trafic de drogue est en train de transformer la la ville est-ce que c'est le sentiment qui domine le plus aujourd'hui parmi les habitants bah en tout cas il y a il y a une vraie problématique il y a il y a une vraie problématique on a des des épisodes de violence très très fort lié effectivement au au narco au narcotrafic avec des épisodes d'armes à feu donc une vraie problématique l'assassinat de liant de gens alors qui qui était quelqu'un de de connu de reconnu un vrai traumatisme pour pour Grenoble assassiné devant devant la mairie parce que il portait secours donc se demander comment on peut abattre quelqu'un comme ça de de sang-froid cette circulation des armes oui c'est quelque chose qui interroge qui n'est pas spécifique à Grenoble je dirais hélas hein puisque c'est l'ensemble de l'agglomération que ça soit échirol fontaine on a encore vu des des des actes encore très très récemment sur sur la ville aussi de de Fontaine je dirais même ce qui m'inquiète aussi c'est qu'on on voit aussi sur cette question du du trafic de stupéfiant même dans des zones rurales moi je suis issu d'une zone rurale et on voit dans les zones périurbaines rurales ce ce climat justement lié autour de ce trafic de de de stupéfiants qui amène de la violence du trafic d'armes et et on le voit sur un certain nombre un certain nombre de villes donc je pense que sur cet aspect là euh je pense qu'à la fois évidemment qu'il faut le prendre au sérieux que la question de la sécurité elle est indéniable elle est indispensable pour pouvoir vivre tout simplement correctement euh mais il faut aussi évidemment beaucoup d'humilité d'humilité dans les politiques qui sont conduites et puis surtout de regarder les choses je dire de de regarder les choses de regarder les enquêtes de de s'appuyer sur des choses très concrètes qu'est-ce qui marche qu'est-ce qui ne marche pas qu'est-ce qu'il faut modifier ou alors là on est à peu près tous d'accord sur le constat après on verra qu'il y a des lignes de fracture sur les solutions et sur les les propositions qu'un maire ou que des des parlementaires ou évidemment qu'un gouvernement peut peut mettre en place Camille chaise est-ce que euh Grenoble est devenu une sorte de capitale du Nar du narcotraficque oou est-ce que les mots sont un peu trop forts les mots sont malgré tout un peu trop fort c'est pas complètement récent moi il se trouve que j'ai grandi on en parlait tout à l'heure un petit peu plus haut dans l'iser et déjà à l'époque on disait qu'il y avait beaucoup de trafic de de stupéfiant aronom c'est pas quelque chose de complètement nouveau ça s'est malgré tout accru et comme vous le disiez très justement il y a aujourd'hui aussi ailleurs en France des villes de taille moyenne j'ai en tête par exemple van je parlais à assez récemment avec le préfet à ce sujet oui on peut connaître comme ça des des des lieux de Deal importants des lieux de trafic importants donc il faut vraiment euh prendre le problème à bras le corps ne rien lâcher faire travailler tout le monde ensemble euh les services de l'État les forces de sécurité intérieur en première ligne et en lien avec les élus et se dire que c'est un combat de longue haline qui va prendre du temps et qu'il faut activer tous les leviers comme vous le disiez regardez ce qui marche ce qui marche pas et activer tout ce qu'on peut activer parce que ça sera un travail qui va prendre du temps euh et même même si tout le monde a envie de solutions rapide parce que quand on voit qu'on défille dans la ville qu'on a des homicides aussi dramatiques que ce qui vient de se passer tout le monde est en droit d'attendre des réponses urgentes alors qu'on sait que malheureusement tout ça va prendre du temps mais il faut rester déterminé offensif ou ça concerne Grenoble et ça concerne beaucoup de de villes françaises et notamment de villes moyennes c'est aussi pour ça que ce débat est passionnant quelques chiffres sur le les homicides au moins 315 fait d'homicide liés au narcotrafic recensé en 2023 c'est plus 60 % par rapport à 2022 et puis évidemment derrière ça il y a un business le narcotrafic en France rapporte à minima pas facile à évaluer mais 3,5 milliards d'euros par an c'est le rapport de la commission d'enquête sur le narcotrafic en France qui qui le dit Antoine jardin à à quoi on peut évaluer la la montée en puissance d'un narcotrafic dans une ville les points de Deal le nombre de points de Deal c'est très difficile à évoluer à évaluer TER d'évolution le temps Paron pas de très bonne mesure historique donc on peut essayer de mesurer choses aujourd'hui mais savoir comment c'était il y a 5 ou 10 ans c'est assez difficile en réalité et ce qu'on peut voir c'est qu'en réalité c'est pas spécifique à Grenoble dans la plupart des grandes agglomérations il y a des activités de trafic de stupéfiants qui sont pas négligeable parce qu'il y a beaucoup de consommateurs en réalité c'est la consommation qui est très importante et qui fait que il y a ces filières économiques qui existent et qui sont aussi des ressources économiques local donc qui explique que c'est une criminalité qui est insérée dans des question économi et social pour beaucoup de ces territoiresevenenir sur un des chiffres que vous avez affiché sur le nombre d'homicides ça précise bien homicide est tentative et un des indicateurs qu'on peut voir sur le long terme c'est qu'en fait depuis 2009 on a une hausse des tentatives d'homicide mais pas de hausse du nombre d'homicide réalisés et ça découle probablement d'une évolution qui est le fait que des faits qui auparavant n'étaient pas classés en tentative domicide le son davantage aujourd'hui donc quand on mélange homicide et tentatives on voit des évolutions qui sont moins robustes statistiquement que les homicides réellement effectivement dans les chiffres que j'ai donné tout à l'heure il y a les lesffets d'omicide dont les dont les tentatives alors euh je je vous entends les uns et les autres dire il y a pas Grenoble c'est peut-être pas et cetera mais quand on écoute le procureur de la République de de Grenoble ben lui il compare sa ville à celle de Marseille écoutons depuis le début de l'année et particulièrement depuis cet été nous avons assisté à une vingtaine de fusillade en ville dans l'agglomération à Grenoble à échirol à Saint-Martin d' depuis le début de l'année il y a deux morts à cause de ce de ce type de fusillade donc les policiers les gendarmes et la justice nous sommes tous extrêmement mobilisés tous ces actes toutes ces fusillades sont liés clairement au trafic de stupéfiants et je l'ai dit je le redis je pense qu'il y a actuellement une guerre des gang qui se livre donc sur le territoire grenoblois nous comparons régulièrement donc Grenoble à Marseille c'est un petit Marseille le niveau donc de trafic ici est vraiment très important et plus important que dans des villes comparables nous sommes sur le haut des statistiques et on rejoint tout de suite en duplexe Hassen bousgou qui est militant associatif conseiller municipal à à Grenoble vous avez je crois grandi travaillé dans dans le quartier du Mistral à Grenoble est-ce que vous vous voyez une recrudescence de la violence ou est-ce que vous dites attention il y a peut-être un effet loupe en ce moment un peu les deux un peu des deux euh ce qui ce qui est certain c'est que Grenoble a toujours été sur ces questions de de de violence lié au trafic de stupéfiants mais euh il fut un temps où euh où il y a dans au début des années 80 où des trafics de stupéfiants dans les dans la ville il y en avait trois trois et et organisé complètement euh différemment c'est c'était pas des systèmes économiques pyram pyramidaux avec avec la cette capacité à mobiliser des fonds à à se déplacer à s'alimenter comme comme c'est aujourd'hui donc euh aujourd'hui on a trois fois plus voire quatre fois plus de lieux de de trafic de stupéfiant sur la ville le fromage c'est le même hein la la dimension de la ville c'est'est pas agrandi et je pense qu'il y a comme dans tout secteur économique malheureusement des tensions qui qui qui naissent de de et bah des rapports de force pour être le mieux placé le mieux le plus vendeur le la qualité du produit et cetera qui fait qu'il y a des tensions euh donc on la le système a a évolué de ce que j'en remarque ce que j'en constate et et voilà donc c'est c'est dramatique mais euh c'est un élément sur lequel je pense qu'on a qu'on a pas souvent on en tient pas souvent compte et qu'il faudrait peut-être s'intéresser au système économique même s'il y a des lois qui se m en place actuellement je pense que c'est un des éléments qu'il faudra aborder très rapidement je restez avec nous hein j'ai pas mal de questions à à vous poser évidemment ça la multiplication des points de Deal ça a des conséquences enfin évidemment pour les habitants pour ceux qui se retrouvent à proximité de de de ces points deal ouais absolument et c'est vrai qu'à Grenoble il y a un élément qui est un petit peu emblématique à échirol en particulier où il y a une des écoles de communication et de journalisme qui sont vraiment situé en face un immeuble qui s'appelle la carar et en fait ça fait penser au marbre mais enfin c'est plutôt le plomb parce que c'est un gros immeuble qui est un lieu de dil extrêmement connu et ils ne parviennent pas à sortir cet immeuble et donc le quartier de de de cette violence avec les chouff enfin les ceux qui les surveillants les gateteurs la police les consommateurs il y a un consommateur qui est a priori décédé il y a quelques jours là-bas d'une balle perdue justement et les étudiants sont là et en fait euh alors les étudiants en journalisme ben ils sont ils ont les des papiers entre guillemets leur premier papierers sous la main mais enfin c'est pas l'objectif il y a une vraie question sécurité et voilà le Directeur de l'Université de Grenoble s'interroge et ce serait un peu un drame pour la ville des chiroles et puis pour la région parce que c'est aussi le symbole et bien d'un échec des politiques publiques effectivement et c'est une vraie question de territoire on l'a bien compris avec ce que nous disait Assen bousgou Guillaume Gontard ce Sen alors a T ou a raison je ne sais pas mais de de la part d'une partie des habitants que finalement on a cédé voyez ce que je veux dire on a cédé une partie des territoires de la ville au dil mais on peut avoir cette impression là et moi je monsieur qui parlait tout à l'heure était du quartier Mistral j'ai travaillé pendant très longtemps à côté du quartier Mistral et je passais tous les matins et je passe encore d'ailleurs très très régulièrement quand on voit des gteurs quand on voit qui sont qui sont postés à chaque rue et qui sont là jour après jour alors on fait des opérations et puis ils reviennent et puis ça se refait évidemment qu'il y a ce sentiment là et moi le premier à me dire mais qu'est-ce qui se passe enfin pourquoi on narrive pas à à gérer à à mais quand il y en avait trois entre guillemets j'en met plein de guillemets ça allait quand il en a 12 il y a évidemment beaucoup plus pour moi ça n'allait pas plus mais c'est c'est vraiment la question de de justement on ne doit pas donner ce ce sentiment à la fois d'impuissance et donc de trouver comment on peut agir ces question là et on voit bien si on a il y a la question de la consommation mateurs je pense qu'il faudra ai poser forcément cette cette question de l'économie qu'il y a autour du trafic du trafic de de stupéfiant du trafic d'armes aussi qui a autour puisque ça génère forcément la violence génère de la violence et donc ça ça gangraine tout un tout un quartier donc il faut aussi se poser questions là mais pour moi il y a aussi les l'aspect financier on le voit bien quand on arrive à à attaquer je dirais au portefeuille en tout cas c'est c'est c'est dealer en et gros B c'est là où on arrive à avoir des des résultats et pour l'instant les orientations elles sont pas encore suffisamment là-dessus en terme même de de compétences voilà exactement et sur les sur les enquêteurs mais on le voit et le rapport du Sénat sur cet aspect là le rapport sur le narcotrafic pote bien d'ailleurs c'est cette problématique là la nécessité aussi de former des enquêteurs nous n'avons pas assez d'enquêteurs la nécessité aussi d'avoir des personnes sur place et d'avoir de l'humain l'humain il est important il est vraiment important et je dirais à tous les niveaux c'est police de proximité évidemment c'est la la la la question aussi d'ilotier mais c'est aussi de la présence policière à Grenoble quand même on a on vient juste de récupérer notre effectif en terme de de policier hein de police nationale que ce que nous avez supprimé Nicolas Sarkozi à son époque quoi donc pour vous dire on vient juste de récupérer et encore tous les postes ne sont pas pourvus donc on part de très loinich c'est juste une question de moyen de nombre de policiers c'est il y a de plus en plus de points de d il faut de plus en plus de policiers c'est aussi basique et simple que ça j'imagine pas basique non c'est c'est pas basique nous on marche nous la police la gendarmerie on marche sur deux jambes il y a ce qu'on appelle la voie publique donc c'est la présence sur le sur le terrain les actions euh de proximité les actions coup de point les actions de démantellement de point de ville et cetera là il faut être nombreux il faut être présent régulièrement on voit bien qu'on déstructure quelque chose mais qui peut se restructurerès vite ou très vite ou pas ou autrement ou ailleurs et j'y reviendrai peut-être tout à l'heure et puis il y a l'autre jambe qui est l'enquête l'enquête judiciaire c'est celle qui porte les fruits à long terme qui permet de démanteler on parlait de Marseille tout à l'heure en 2023 à Marseille il y a eu près de 50 homicides sur fond de trafic de stupéfiant depuis que on a démantelé deux gang Rivau en matière de trafic de stup qui défourraillent à Touva on a une baisse qui a chuté énorme de ces homicides donc on voit que quand on a de l'enquête au long cours mais qui prend du temps on a du résultat et le meilleur qu'on puisse souhaiter effectivement pour Grenoble et ses environs c'est ce travail d'enquête de fond qui mène à l'issue à des démentellements importants mais il faut voir ce que c'est une enquête en matière de stupéfiant on a l'ophaste qui a été créé en 2020 c'est un peu notre DEA à la française mais elle est crée en 2020 ce sont les débuts on travaille tous ensemble au niveau central au niveau territorial mais on est sur de l'enquête judiciaire internationale complexe on a par exemple des messageries crypté quand on a des messagerriies crypté le travail d'enquête il prend un coup d'arrêt il va falloir du temps va falloir travailler autrement comme on a ses messages cryptés on est sur de l'international donc on a du lien avec chacun des pays qui va plus ou moins rapidement en terme de de de commission rogatoire donc on voit bien qu'on touche à des aspects particulièrement complexe euh et vous avez raison nos enquêteurs spécialisés il y a la PJ des deux savois qui est assez emblématique qui est qui est basé et qui est en lien avec Grenoble mais plus on forme nos officiers de police judiciaire plus ils sont solides plus ils ont des liens avec la centrale et avec l'Internationale plus ça fait avancer rapidement les les habitants de ces de ces ces quartiers ils attendent quoi prioritairement ceux qui sont vraiment confrontés à du à du deal régulier quotidien en bas de chez eux quoi on voit deux choses on voit des gens qui sont inquiets et qui demandent une plus forte présence des des forces de sécurité et puis beaucoup d'habitants qui souhaitent partir qui souhaitent déménager et un des premiers critères qui caractérise les quartiers les plus marginalisés c'est que les habitants disent je voudrais déménager si j'en avais la possibilité don le sentiment de pas en avoir la possibilité mais quand on et c'est je trouve le contraste est tout à fait intéressant c'est euh on parle d'un quartier en disant il y a un problème local et en réalité on voit bien dans le débat que la question du trafic de stupéfiant du trafic d'armes à grande échelle c'est en fait une question transnationale et largement qui dépasse l'échelle du quartier donc on a localement les répercussions de mécanismes criminels qui sont à beaucoup plus grande échelle et même la question du lien entre stupéfiant et violence par arme à feu c'est un lien qui est pas toujours évident dans le sens où il y a plein d'endroits où il y a beaucoup de trafic mais sans armes à feu et ces armes à feu elles sont elles sont pas fabriqué localement elles sont Gren ou de Van ou des autres villes don on parla c'est contreintuitif ce que vous venez de dire ils ont du mal à vous croire quoi je vous entend beaucoup d'armes à feu on voit bien qu'il y a effectivement beaucoup de trafic aussi mais néanmoins il y a plein d'endroits dans les zones rurales et cetera où il y a beaucoup de trafic de stupéfiants c'est pas forcément associé à la même violence par arm pas la même logique partout je donne la parole mais il y a qui voudrait intervenir peut-être sur ce point précis je vous écoute oui poser une une bonne question qui était de et les habitants dans tout ça les habitants des quartiers populaires faut savoir que les habitants des quartiers populaires en particulier autour du trafic de stup malheureusement encore une fois ils vivent avec ils vivent avec il y a même une expression qui dit parfois dans un quartier dans un quartier c'est plus facile de trouver une barrette de cheatune baguette de pain parce que il y a il y a une économie qui s'est installée il y a des commerces qui s'en vend il y a il y a a l'action publque politique des politiques publiques qui qui reculent qui reculent sur certains territoires et que par exemple aujourd'hui euh on parlait tout à l'heure la gendarmerie la police marche sur deux pieds la sécurité ça marche aussi sur deux pieds en matière de prévention quand on a plus d'association dans nos territoires quand on a plus de d'action ambitieuse au près de la jeunesse B l'alternative malheureusement et ben c'est c'est c'est compliqué c'est compliqué parce que on va avoir des populations qui qui pourront quitter les quartiers en effet il y en a qui veulent partir mais pas que par rapport au stup partir parce que les école et ben c'est c'est la la la qualité des contenus c'est moins intéressant et les transports c'est plus compliqué le le taux de chômage est important du coup en terme de d'émancipation sociale on se dit je suis pas là je suis pas au bon endroit et c'est c'est un des éléments mais on peut constater qu'il y a certains territoires qui qui s'adaptent au ce type malheureusement et pourquoi on en parle un peu plus aujourd'hui je pense que on prend conscience que ce qu'on voyait à l'époque où il y avait des règlements de compte en interne de l'entre soi c'est sorti ils sont sortis des territoires sortis de ces quartiers populaires quartiers difficile et aujourd'hui notre société notre pays prend conscience de ce qui GMA un peu derrière tout ça ouais alors on a on a commencé à évoquer la question des des des solutions mais on va rentrer un peu plus dans dans le détail tout répressif en échec c'est ce que disait Eric Piol dans notre sujet d'ouverture légalisation du cannabis est-ce que c'est une solution ou pas armer les les policiers municipaux bref il a il y a plein de leviers potentiels on va commencer avec vous Sophie de de Ravinel et et notamment les opérations de place net il y en a une dans la métropole de grenom à échirol il y en a eu dans des dizaines de villes françaises rappelez-vous j qui est à l'origine alors justement c'était il y a un an quasiment jour pour jour les opérations place net ont été lancées en France pour lutter sur le terrain contre les trafic de drogue et au moins pour manifester la ferme intention politique de l'État de détruire ce fléo et on se souvient donc en mars dernier à Marseille du millier de policiers mobilisés pour une de ces opérations élargi intitulé placnet XXL le chef de l'État et ces ministres de l'Intérieur donc à l'époque et de la justice Gérald armanin et Éric Dupont Moretti qui était venu sur place se féliciter euh de son succès alors c'était effectivement une demande expresse d'Emmanuel Macron est-ce qu'on a des chiffres pour illustrer ce succès alors évidemment les chiffres sont essentiels en matière de communication ils sont une matraque il dispersent les critiques ils doivent impressionner et les chiffres on en a eu 6 mois après le lancement en avril Gérald armanin a adressé un premier bilan avec près de 500 opérations placnet XXL ou non près de 7000 personnes 7200 personnes interpellées 4 tonnes de stupéfiants saisis des centaines d'armes et plus de 11 millions d'euros d'avoirs criminels sauf que les chiffres et ben il faut les traduire il faut connaître la masse et il faut les comparer donc c'est peut-être un peu trop de la communication et bien évidemment et c'est la critique qui a été faite hors cannabis par exemple nous indiqueent les auteurs du rapport parlementaire sur le narcotrafic les sénateurs Jérôme Durin et Étienne blanc il n'y a eu que 60 kg de cocaïne saisie en 2023 des opérations similaires de pilonnage s'était soldé par la saisie de plus attendé de 400 kg de cette même drogue alors la communication oui c'est important pour rassurer les Français pour faire respirer C territoire pour permettre que la République puisse y rentrer à nouveau et pour déstabiliser en partie les trafiquants mais que se passe-t-il après et bien évidemment on peut serrer des listes et des petites mains ça fait du chiffre mais ça n'empêche rien si on ne fait que déplacer des zones de trafic vers les centresville et les distributions à domicile via du trafic en ligne et bien ça ne change rien si on touche aux têtes de réseau si on ne touche pas aux têtes de réseau par manque de coordination entre le terrain entre l'intérieur la justice berc ou le renseignant cela ne sert à rien si on ne s'attache pas aux raisons de consommation grandissante de drogue de moins en moins cher ancrée dans le quotidien et plus seulement récréative alors on n'avancera pas et tout ce travail est souterrain peu valorisant et évidemment il est surtout aussi empêché souvent par les coups de communication alors c'est un peu votre métier camilleaise est-ce que ces opérations plnet sont d'abord des coups de Come ce qui est sûr c'est que quand on a une sémantique des terminologies un petit peu va en guerre si on a que ça ça n'avance pas à grand-chose et d'ailleurs je pense que les Français ne s'y trompent pas on peut donner des chiffres mais d'ailleurs quand on parle des tonnes saisies si je vous dis en 2022 on a saisi un record maximal de 157 tonnes de stupéfiant ça ne parle à personne donc les terminologies trop offensif comme on l'a connu les chiffres crié au vous l'avez porté opération place net c'est on le porte mais il faut pas il faut pas que ça ça permet et vous aussi c'est votre métier ça permet de marquer à un instant les esprits mais il faut un travail de fond un travail d'enquête un travail de terrain et surtout ne pas s'arrêter à ça après on vit dans un monde de communication et reproche aussi pour les défendre un peu après votre chronique on demande aussi aux politiques de participer à cet exercice de communication et c'est bien normal que le ministre de l'Intérieur précédent l'ai fait à sa manière Guillaume Gontard c'est c'est ça déstabilise quand même les dealers donc on peut pas on peut pas tout critiquer dans les opérations plac net la question c'est qu'est-ce qui se passe en réalité si on regarde l'exemple de Grenoble et le le procureur de la République le disait très très clairement ce qui a déstabilisé les dealers c'est c'est justement un certain nombre d'interpellations plutôt on va dire des des gros bonnets il y a eu une interpellation notamment à Marseille il y a eu qui qui du coup a désorganisé euh les les réseaux et c'est peut-être pour ça d'ailleurs qu'il a eu cette recrudaescence de violence parce que je dirais que quand tout va bien quand le trafic se passe bien on je dirais on ne le voit pas ça veut pas dire qu'il a pas des incidences très négatives et notamment sur les populations qui subissent ça au jour le jour mais là cette cette montée de violence en tout cas extérieure elle est justement parce que à un moment donné on on est allé les déranger attende il faut bien comprendre on est allé déranger ceux de Marseille qui se sont rabatus sur C un GR bonnet de de Grenoble qui a été interpellé et cetera mais mais du coup et donc du coup avec sur des lieuten qui mais ça ça veut dire quoi ça veut dire encore une fois des enquêtes des enquêtes longues ça veut dire d'investigation ça veut dire du coup du du personnel ça veut dire du du monde sur le sur le terrain et donc du coup C ces opérations place net hein je crois que c'est plus de 50000 policiers gendarmes qui sont qui sont mobilisés en fait c'est de l'épuisement pour les policiers pour les gendarmes pour un résultat qui est très faible il suffit de regarder la la commission la mission d'information sur sur le narcotrafic c'est exactement ce qu'ils disent quoi et en tout cas de dire que plutôt le le le le l'action de de de de pilonnage en tout cas de de de revenir comme ça à la charge et et d'être présent sur le terrain a beaucoup plus d'efficacité que ce type alors la communication moi je suis pas contre hein on peut on peut la commun ça devent ant ouis votre avis là-dessus euh Antoine jardin ce qui est intéressant c'est que en fait ces stratégies de communication elle visent à mettre à l'agenda un problème en disant il y a un enjeu particulier sur la question des stupéfiants et leur répercussions en terme de violence et on en fait une priorité de l'action répressive de l'État et c'est toujours un choix de savoir qu'est-ce qu'on met comme priorité parce qu'on peut pas tout avoir en prioritaire à la fois donc il faut bien hiérarchiser et donc ça a été un choix stratégique politique de de faire cette orientation ce qui me semble l' important c'est que on se rend bien compte dans le cas présent comme à l'époque dans le fait que c'est la violence par arme à feu qui fait apparaître la question des stupéfiants dans le débat public et en fait on parle pas des stupéfiants dans l'immense majorité des circonstances c'est l'émergence de la violence physique avec armes qui fait dire ah mais en fait il y a un enjeu derrière qui est le stupéfiant et donc on voit bien que cette relationl et pas suffisamment par nous interrompe mais la question effectivement du nombre de consommateurs français la question de l'économie sou l'économie deux questions qui sont un peu différentes en fait et dont il y a parfois un recoupement mais il y a c'est pas systématiquement la même chose en tout cas le problème des stupf est beaucoup plus large que ce qui se passe dans ces quartiers parù il y a C VI je voulais rajouter quand même c'est que c'est vrai que c'est c'est ça qui fait prendre conscience et on peut le regretter quand même parce que cette problématique du trafic et de ce qui se passe ce qu'on disait ce sont les les habitants les habitants qui le vivent eux au quotidien et pour le coup qu' le disent et qu' le font remonter et notamment aussi les élus les élus qui son sont en première ligne he les maires les équipes municipales qui qui se prennent ça de de plein fouet souvent avec des moyens très faibles et qui l'ont fait remonter qui l'ont fait remonter au pouvoirs public qui l'ont fait remonter aux différents ministères moi j'ai j'ai j'ai vécu toute la toute la séquence pour obtenir des policiers supplémentaires sur sur Grenoble à l'époque c'était Gérard Colomb et puis et puis ensuite Gérald armanin ça pas été simple et et souvent un peu avec des injonctions envers le envers le maire alors que quel que soit le maire quel que soit sa couleur politique je je pense qu'on doit les épauler que on doit pour le coup là vraiment être tous autour de la table oui effectivement il y a eu des critiques très fortes exprimé contre Éric Piol après la la mort de Lilian de Jean donc tué d'une balle dans dans dans le thorax c'était le le 8 septembre dernier avec ce débat sur les policiers municipaux faut-il les armer oui répond le sénateur LR de lzer Michel Savin il réclame aussi des caméras de vidéo surveillance en plus on peut pas demander à des policiers municipaux d'assurer de la sécurité dans les quartiers où on sait malheureusement qu'aujourd'hui la drogue est très présente les trafics sont très présents sans avoir les moyens au moins de se protéger et donc l'armement n'est pas là pour armer des superflics et qui aillent dans les quartiers c'est simplement que la police municipale puisse continuer à patrouiller ses quartiers être présent dans ces quartiers et de d'être en capacité de pouvoir se défendre la vidéoprotection ne résoudra pas tous les problèmes on en est bien conscient mais c'est un outil supplémentaire qui vient apporter des réponses à des dégradation à des à des à des agressions et ça c'est c'est important alors armz les policiers municipaux ou pas selon vos chiffres ministère de l'Intérieur 58 % des 24000 agents municipaux étaient équipés d'armes de catégorie B ça date de 2021 on est un peu un peu auus voà ça A D évoluervolu et plus d'une police municipale sur deux est armé c'est très encadré l'armement des polices municipales il y a des conventions qui sont passées il y a des formations spécifiques bien heureusement pour les policiers municipaux il y a des entraînements donc tout ça n'est pas notre on n'utilise pas une arme à feu à la légère mais est-ce que est-ce qu'on voit un effet c'est est-ce que ça ça a fait baisser les Ch de dé les dispositifs pour vraiment voir de l'effet monsieur le sénateur a passé a parlé de la vidéo protection euh il y a l'armement des policiers il y a différentes manières de travailler aussi pour les polices municipales est-ce qu'on a une police municipale la nuit par exemple ça reste un sujet dans dans dans beaucoup de territoires donc aujourd'hui sur tout notre territoire euh il y a il y a des polices municipales en fait très très différentes moi il y a pas très longtemps j'étais policière sur le terrain à vantmakov il y avait deux communes c'est pas très loin d'ici une commune où il y avait des policiers municipaux armés euh avec un encadrement très important et euh une autre commune où on avait ce qu'on appelle des asbp donc des agents de sécurité de surveillance de voie publique elles avaient pas du tout ils avaient pas du tout les mêmes missions l'une était plutôt dédiée à la tranquillité au marché à la rigueur aux questions de circulation et les autres avaient vraiment une action euh d'accompagnement finalement des équip de police nationale sur un certain nombre d'opérations donc on voit selon aussi la volonté du maire selon le type de de commune selon la volonté des habitants on peut avoir des formats différents l'important c'est de trouver le format qui convient à la population et au citoyens alors je repose la même question je suis un peu têttu mais on est peut-être un peu obsédé par les chiffres d'ailleurs et c'est c'est trop caricatural mais Antoine jardin est-ce qu'on peut faire le lien entre armement de la police municipale et baisse de la délinquence non on sa pas mesurer ça de façon rigoureuse aujourd'hui on a des dynamiques qui sont plutôt à la stabilité sur la plupart des grands indicateurs et euh en fait on peut pas vraiment mesurer d'impact spécifique de de mesures comme C c'est plus un signal politique non une question qui est vraiment intéressante c'est la question de quel est le rôle de la police municipale et comment ça s'articule à la police nationale et en fait ce qu'on voit dans beaucoup de territoires c'est des élus qui disent on n pas assez d'agents de police nationale qui eux sont armés et donc il nous faut une police municipale pour pas lier au manque de police nationale et comme la police nationale n'est pas là armé quand on en a besoin on a besoin d'armer les policiers municipaux donc en fait ce qu'on voit c'est une question de savoir comment est-ce qu'il y a une complémentarité ou un remplacement une forme substitution de la police municipale qui dans certains cas boucher des déficits en ressources de police nationale bousgou est-ce que vous vous réclamez parce que vous êtes conseiller municipal d'opposition socialiste à Grenoble est-ce que vous réclamez qu'on arme les policiers municipaux oui non c'est quoi la pour vous le le bon équilibre euh le bon équilibre c'est d'ailleurs ce qui est intéressant constater avec Gren c'est que Chirol qui qui est limitrophe on rencontre les même problème et que la police municipale deschirol est armée et on s'aperçoit qu'on est dans les dans dans dans dans les même dynamique dans les mêmes malheureusement dans la même approche du stupéfiant au niveau systémique donc je crois pas que c'est réellement une un impact je me suis amusé tout à l'heure j'ai croisé un agent municipal euh la police municipale je lui ai demandé quand est-ce que la dernière fois qu'il avait sorti c'est parce qu'ils sont armés hein ils ont des ils ont des des gaz lacrémogène des tasurs et je demandais quand est-ce qu'il a sentit servi il était incapable de se rappeler quand est-ce qu'il avait dû s'en servir c'est pour dire que je sais pas si ça a réellement une incidence sur le sur le quand j'entend le sénateur Savin par exemple je suis obligé de de m'ascrire complètement en faux ça voudrait dire que pour qu'un agent policié municipale rentre dans un quartier lui il devrait être armé mais que les habitants qui vivent tous les jours au pied de ses immeubles avec des avec le trafic à côté eux ils sont alors qu'est-ce qu'on leur donne à ses habitants al donne quoi pour s'en sortir c'est c'est ça n'a pas de sens et je pense que si on arme pour les quartiers particulier ser r envoyer encore un signal qui serait complètement contreproductif l'armement d'un policier c'est d'abord sa façon de la façon d'agir sa façon d'être sa formation sa vraie mission aujourd'hui on sait qu'à grenomme la police municipale ne va pas sur tous les territoires parce qu'on considère que elle n'a pas vocation à y aller c'est un choix un choix politique bon ben ça ça se discute est-ce qu'aujourd'hui il y a des territoires que pour la police nationale et d'autres pour la police municipale est-ce que c'est c'est comme ça que ça marche est-ce qu'on aurait une société découpée est-ce que disait monsieur chercheur qui est très intéressant on a commencé à parler du stup lorsqu'on a vu des armes à feu et et et donc il faut savoir que que c'est ce qui a fait sortir malheureusement le Stup de l'ensemble de de ce qu'on va peut voir aujourd'hui et de renvoyer cette peur aux citoyens français merci beaucoup je je veux bien vous entendre là-dessus ensuite on on on on fait un focus sur sur la la la la mission du Sénat le rapport sur le les narco trafic armé les policiers municipaux ou pas moi je pense que le débat a été très bien posé en fait c'est de savoir qu'est-ce que la police municipale qu'est-ce qu'on veut faire de la police municipale et et puis ça a été très bien dit on voit bien qu'il y a des polices municipales qui sont armées dans des territoires voilàchirol ça doit pas être une question idéologique c'est pas c'est pas une perception parce qu'on a un peu Laim pression che chez les maires écologistes que c'est un un prisme un peu politique ou idéologogique surors déjà c'est pas idéologogique parce que on a des villes écologi écologistes où la police municipale est armée d'autres où elles ne le sont pas donc c'est c'est vraiment c'est effectivement des des choix dés orientation c'est pas de votre volonté ça précédait votre arrivée si je puis me permettre oui mais mais en tout cas je pense qu'il faut quand même se poser la question et moi je pense que c'est important sur l'orientation et de ce qu'on veut faire de la police municipale quand j'entends effectivement Michel Savin sénateur de sénateur de de liser j'ai l'impression que régler le problème du narcotrafic bah c'est que voilà il y a pas assez de policiers municipaux il va falloir les armer et que c'est à travers cette police municipale qu'on va régler ce problème-là moi ça m'inquiète ça m'inquiète parce que c'est ce que j'ai entendu aussi avec la diversité des polices municipal pour moi la sécurité elle doit être égale sur l'ensemble du territoire national et donc c'est bien une Politi nationale ensuite la police municipale pour moi elle a d'autres actions ça veut absolument pas dire qu'on en a pas besoin et d'ailleurs Grenoble a des policiers municipal en nombre très important d'ailleurs par rapport à d'autres à d'autres grandes villes on a besoin de cette police municipale mais qui a un tout autre une toute autre raison et c'est ce que je disais c'est une une une un lien entre police municipale police nationale c'est comment on fait ce lien là et comment on travaille sur les territoires justement aussi avec cette proximité voilà et et on va donc conclure ce débat passionnant avec comme promis la commission d'enquête du Sénat sur le narcotrafic c'était au mois de mai dernier les propositions je propose à Alexandre Poussard de de nous rejoindre tout de suite rebonsoir Alexandre avec toute une série de de propositions évidemment lié à ce rapport que peut-on en retenir et bien d'abord que la proposition phare de ce rapport sénatorial publié en mai dernier elle était judiciaire les sénateurs préconisent de créer un parquet national antistupé ant sur le modèle du parquet national financier alors ce parquet antistup deviendrait l'autorité qui supervise l'ensemble des enquêtes contre le trafic de drogue en se concentrant sur le haut du spectre le rapport estime je cite que ce nouveau parquet permettant l'émergence d'une figure unique clairement identifié sera l'interlocuteur de référence au sein de la sphère judiciaire comme auprès des services répressifs et c'est finalement une idée qui a été partagée par l'ancien gouvernement puisque le désormais ex-ministre de la Justice Éric Dupont Moretti avait annoncé au printemps dernier la création d'un parquet spécialisé contre le crime organisé qui inclut la lutte contre le narcotrafic et le blanchiment d'argent et ce parquet spécialisé il est actuellement en train d'être mis en place et il y a un autre point sur lequel l'ancien gouvernement et les sénateurs était d'accord c'est l'amélioration du traitement des sources des enquêteurs oui puisque Éric Dupont Moretti avait annoncé la création d'un véritable statut du repenti cela veut dire qu'un criminel ayant collaboré avec la justice verra de premièrement sa peine réduite et deuxièmement pour garantir sa protection il pourra changer définitivement d'état civil alors les sénateurs sont pour cette mesure mais il souhaitent aussi faciliter les infiltrations dans les réseaux de narcotrafic en créant un statut d'infiltré civil ce statut offrirait une immunité pénale à la personne infiltrée et puis pour faciliter les infiltrations de policiers et bien les sénateurs souhaite assouplir la loi actuelle qui est considérée par certains comme dissuasive pour mener ce genre d'opération d'infiltration pour les policiers enfin les les sénateurs veulent s'attaquer à la question des mineurs qui sont impliqué dans ces trafic de drogue oui face à la gravité des faits de narcotrafic commis par des mineurs le rapport sénatorial propose de mettre en place un régime pénal spécifique pour les mineurs dans ce domaine afin d'apporter une réponse ferme dès la première infraction une réponse pénale qui serait évidemment conjugué à un suivi éducatif renforcé réalisé par les social à l'enfance et la protection judiciaire de la jeunesse et puis il s'agit également de mieux tirer profit de l'infraction pénale de provocation d'un mineur au trafic de stupéfiants pour concrètement condamner les narcotrafiquants qui exploitent les mineurs ça veut dire que l'une des mesures qui notamment préconisé par les sénateurs et ce serait que toute offre d'emploi lié au narcotrafic publié sur les réseaux sociaux et accessible aux mineurs serait possible d'une peine de 7 ans de prison ce rapport sénatorial sur le sur le narcotrafic il a fait l'objet d'une proposition de loi qui a été déposée au Sénat cet été merci beaucoup Alexandre je me tourne vers vous Antoine jardin peut-être pour Al il y a tellement de thèmes c'est difficile il nous reste 3 minutes dans dans dans ce débat mais peut-être sur le régime pénal spécifique pour les mineurs interpellés dans le cas d'un trafic de est-ce qu'il faut un régime spécial Al toujours tendance à dire dès qu'il y a un problème faire quelque chose de spécial quelque chose de particulier par rapport à l'existant et en fait on voit bien des difficultés c'est pas tant l'action du régime pénal que l'action du suivi de long terme et des conditions dans lesquelles grandissent ces jeunes gens puisque en fait si les personnes sont condamnées suiv éducatif et puis en fait retourne dans le même quartier après vous voyez bien que vous avez pas changé fondamentalement la structure du problème et si vous voulez faire sortir ces jeunes gens de ce quartier ça suppose des ressources très importantes ça veut dire que les familles n'habitent plus au même endroit comment ça se passe qu'est ce qui se passe pour les personnes qui restent donc on voit bien en réalité que la réponse individuelle face à un phénomène qui est un phénomène structurel de ces territoires et de ses filières est difficile à conduire et donc la justice elle va toujours individualiser les peines mais l'action publique elle elle est forcément à large spectre oui et d'ailleurs ça ça rejoint ce qu'on dit avant sur le fait d'armer une police municipale c'est il y a la question du temps long moi ce que je retiens de notre débat parce que s'il y avait des solutions miracle évidemment elles auraient été mises en place depuis longtemps c'est le c'est ce temps long et puis à côté de ça il y a le temps court de la communication politique vous voyez ce que je veux dire des citoyens aussi oui il faut y répondre et on peut dire les opérations place net c'est du FIF c'est que du vent et en même temps c'est des résultats concrets Immédias qui peut-être sont effacés quelques jours après mais pendant quelques jours le calme est reven au calme pendant quelques jours et c'est malgré tout important ça fait respirer et donc faut pas non plus les balayer d' rever demain TR un élément qui est important c'est que du coup on voit bien qu'on est sur les politiques de temps long qui sont des politiques structurells qui concernent à la fois la police à la fois la justice à la fois l'état à la fois les acteurs locaux ça concerne aussi le tissu économique des réseaux de transport donc on voit bien c'est une approche globale en fait qui permet de répondre à ces phénomènes là et c'est pas que une approche des institutions spécialisé dans les questions d'ordre et de sécurité Guillaume V une approche globale effectivement entre le travail que peut faire une collectivité l'État et l'ensemble et l'ensemble des des services des services publics donc c'est c'est vraiment cet ensemble là et sur le sur le rapport trafic là du Sénat je trouve qu'il il y a vraiment des éléments assez intéressants qui qui sont à prendre en compte je pense qu'il manque un aspect sur lequel il faut on pour moi on peut pas passer à côté qui est ce que disait Éric Piol sur la question de la consommation puisque si on a du trafic ça veut dire qu'il y a de la consommation qu'on est le pays le plus gros consommateur et plus gros consommateur chez les jeunes moment donné on pose pas sur la table la question mais moi j'ai pas de la question de la légalisation et quand j'ai dit ça ça veut dire qu'il faut y réfléchir ça veut dire comment que pour moi c'est pas la solution mer qui va tout qui va tout résoudre on le sait très bien par contre c'est une donnée c'est un élément qui me paraît important parce que ça permet aussi derrière de mettre en place des politiques sanitaires ça permet effectivement de toucher aussi au porte-monnaie les le narcotrafic donc il y a des éléments importants et donc justement encore une fois sur cet aspect là ben là il faut pas qu'on soit idéologique quoi je pense que évidemment mais ça veut dire que voilà mais en tout cas on ne peut pas passer à côté de ça donc c'est juste peut-être le reproche que je ferai sur ce sur ce sur ce rapport et notamment la question de la santé derrière aussi parce que on a tout le trafic et tout ce qui se voit mais la consommation de de stupéfiants derrière il y a toute une question sanitaire une question de santé une question sur les jeunes euh voilà qui qui est vraiment à prendre en compte et qui est urgente merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat ici en plateau et et depuis euh Grenoble je vous donne rendez-vous demain 18h 22h pour un nouveau numéro de euh sens public et puis euh euh je vous annonce l'invité politique de la matinale demain évidemment Oriane mansini qui reçoit Christophe Béchu maire d'Anger secrétaire général euh du parti d'doir FIF horizon et ancien euh ministre il sera 8h du matin pour écouter cette interview de Christophe Béchu belle soirée [Musique]

Insécurité : comment Grenoble est devenue « un petit Marseille » — Guillaume Gontard · Pourquijevote