Smartbox évasion pour Florence et Benjamin - Le billet de Bertrand Chameroy
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bertrand Chameroy, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Oui Aline, hier Benjamin qui devait visiblement un service à quelqu'un recevait à 7h50 Laurent Fabius pour un entretien coup de poing 7 minutes sur sa passion peinture, j'imagine le désarroi de nos auditeurs. Alors chérie, le détroit d'Ormous a ouvert ? Aucune idée mais Laurent Fabius expose ses croûts de Galerie Joseph. Ok, non mais pourquoi pas, pourquoi pas, c'est ce qu'on appelle la contre-programmation, un entretien qui a donné lieu à des enchaînements inédits. Chamboule tous, ça résumait à la fois ce qu'il y avait dans cette toile et ce que je voulais faire passer.
J'ai une question à vous poser dans un instant sur l'Iran mais toujours sur la peinture. Je vais vous parler de géopolitique dans un instant mais juste avant vous peignez avec quoi ? Des cailloux et de la gouache, d'accord. Je m'attendais donc ce matin à retrouver Edouard Balladur en studio pour évoquer son hobby porte-clés en macramé ou Edith Cresson pour parler sculpture sur savon. Mais non, c'est vous finalement Thomas Reynaud. Vous collectionnez les vides poches en osier ? Ah non, pardon, vous êtes le patron d'Iliad. Vous me direz recevoir un boss des télécoms un 18 juin, ça fait sens. Merci d'avoir répondu à l'appel. Ça va, je souffle de la chaleur comme tout le monde.
Je disais donc merci d'avoir répondu à l'appel et aux questions de Benjamin... Quoi ? Ali Badou ? Mais dans quel vortex sommes-nous tombés ? Pas d'anciens premiers ministres pour parler de ces passe-temps de retraité. Surtout pas de Benjamin ni Florence. Bah où qu'ils sont ? Béji et Flo-Flo. Ah je les reconnais bien là les deux. Ça, quand l'invité est un people ou un potentiel candidat à la présidentielle, il y a du monde. Mais quand c'est le patron d'Iliad, les télécoms c'est pas assez bien leur goût. Ils nous posent une RTT comme ça en toute décontraction. Salut les nullos ! Ils ont fui, ils ont tout compris. À cause de dommages collatérales, Ali va devoir se lever tôt 4 jours de suite.
C'est très ambitieux comme projet. Alors le motif officiel qui m'a été donné sur l'absence de Florence et Benjamin est... Et ils sont en formation. En formation, oui bien sûr. C'est donc comme ça qu'ils appellent leur Smart Box évasion. Est-ce qu'il n'y a pas de gourmand dans Venise verte ? À d'autres hein. Enfin je m'ai dit, je m'ai dit, mais si ça se trouve, ils sont vraiment en formation. Je les imagine bien à l'auberge du Galion d'Or dans les Deux-Sèvres. Je les vois là dans une salle de séminaire veneziano à faire des jeux de rôle. Florence avec un post-itre Raphaël Glucksmann sur le front pendant que Benjamin en sueur tente de mener une interview sans prononcer les mots.
Êtes-vous candidat ? Et un tout dernier mot, s'en suit un atelier, comment gratter deux minutes d'interview en plus quand on est déjà à la bourre de quatre ? Avant d'enchaîner sur la traditionnelle table ronde avec bâton de parole qui va s'arrêter sur Benjamin pour ne plus jamais en repartir. Sans oublier l'instant convivialité pour clôturer la saison. Un moment de partage autour d'un verre de mousse de tiède car c'est aussi ça, le service public. Et pendant que certains s'éclatent en formation, nous on papote fibre avec vous Thomas Reynaud. D'ailleurs je me rends compte qu'avec tout ça, je n'ai même pas évoqué le rachat des CFR.
Mais ne vous inquiétez pas Thomas, d'autres vont s'en charger à ma place dès la sortie du studio. Si un grand monsieur vous tient la jambe et vous demande de lui dédicacer sa chemise, pas de panique, c'est simplement Dominique Seux. Allez je vous laisse, je file en formation. Merci Bertrand Chameroy.