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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 31 octobre 2011 11 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploiImmigration & asile

Dupont-Aignan : «UMP et PS sont hors course» - Le Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Nicolas Dupont-Aignan, vous faites partie des 55 % de Français convaincus par Sarkozy selon un sondage du Figaro ?

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Qu'attendez-vous du G20 à Cannes pour inverser la tendance économique ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous favorable à la TVA sociale ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Les propositions de Marine Le Pen sur les économies vous conviennent-elles ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi parlez-vous d'argent sale à propos de l'argent chinois ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'Europe refuserait l'argent de la Chine alors que les États-Unis l'acceptent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Nicolas Dupont-AignanFait
    « la première, c'est l'euro trop cher qui asphyxie les économies du sud et l'économie française »
  • 3:00Nicolas Dupont-AignanFait
    « la deuxième, c'est le libre échange déloyal qui pousse aux délocalisations »
  • 3:30Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « la France a perdu 1 million d'emplois industriels en 10 ans »
  • 5:30Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « 30 milliards qu'on pris dans la poche du contribuable le gouvernement avec la complicité du Parti socialiste pour donner à la Grèce »
  • 9:30Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « La Chine a sous-évalué sa monnaie de 50 % »
  • 11:30Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « je suis à plus des 2 tiers, plus de 380 aujourd'hui de promesses de promesses signées »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour, bienvenue au TCO Orange le Figaro. Aujourd'hui, nous recevons Nicolas Dupontignan, président de Debout la République et candidat à la présidentielle. Nicolas Dupontignan, bonjour.

Bonjour. Merci d'être avec nous. Nicolas Sarkozi, si on en croit, un sondage opinion paru dans le Figaro de ce matin, a convaincu 55 % des Français.

Est-ce que vous avez fait partie de c Est-ce que vous faites partie de ces 55 % ? Non, parce que euh les solutions euh enfin, il y a pas de solution dans son propos, il y a le renoncement et plus grave, il y a euh une politique qui va précipiter le continent européen et la France dans une récession qui ne règlera rien bien sûr et un défétisme colossal vis-à-vis de la Chine qui augure de très mauvaises heures pour notre pays. On va parler de la Chine tout à l'heure.

Aujourd'hui, les bourses européennes ont ont replongé après une euphorie, après le l'émission. Est-ce qu'est-ce que vous attendez du G20 qui a lieu à Cann ? Jeudi, vendredi ?

Rien. Vous pensez pas que ça sera les décisions prises pourront inverser la la tendance économique ? Mais il n'y a pas de décision prise.

Euh, je fais le Tour de France et je rencontre les maires. Il y a un maire qui m'a dit de manière très juste, "Il remplisse un tonneau mais il bouge pas le fond". Et ben, il avait raison.

Ce qui est extravagant, c'est de voir à quel point les dirigeants européens nient les lois de l'économie réelle. Car on peut pomper, endetter, surendetter, pomper le contribuable éternellement. Si on ne règle pas la cause, la cause profonde des déficits et de la dette, on narrivera à rien.

Or, il y a deux causes fondamentales au déficit et à la dette. La première, c'est l'euro trop cher qui asphyxie les économies du sud et l'économie française. Et la deuxième, c'est le libre échange déloyal qui pousse aux délocalisations.

Quand un pays comme la France a perdu 1 million d'emplois industriels en 10 ans, je ne cesse de le répéter, ce sont des recettes fiscales, sociales en moins et c'est ça la cause de la dette. Il faut donc tout faire pour restaurer la compétitivité française et pour cela, il faut oser se protéger, c'est tout. Alors là, il y a rien dans le sommet.

Une des solutions aussi, c'est euh ce qu'on avait appelé la la TVA sociale. Vous êtes favorable à ce mécanisme. La TVA sociale se substituerait aux charges sociales, elle va pas apporter des recettes supplémentaires.

Donc le problème de fond n'est pas réglé. J'ajoute, ça taxerait les importations ce qui ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ou oui bien évidemment mais ça ne règle pas le problème du déficit budgétaire et cela peut les taxer sur un petite somme. Le point clé c'est qu'avec un euro trop cher, un libre échange déloyal nos entreprises délocalisent toujours plus.

C'est l'hémorragie d'activité sur notre territoire et tant qu'on ne règlera pas cela, les marchés financiers et tous verront que les pays du sud et la France ne peuvent pas s'en sortir et donc continueront à spéculer bien évidemment parce qu'ils verront très vite que l'Italie va être la prochaine sur la liste et ne pourra pas y arriver, sauf à tuer les peuples comme ils ont commencé de le faire en Grèce, à prévoir toujours plus de sacrifice sans corriger la cause du problème. sans corriger non plus un système financier fou qui se voit toujours renflouer sans conséquence. Le refort, c'est aussi parce que la politique française est calquée sur la politique allemande.

C'est une erreur selon vous ? C'est un crime économique. C'est exactement ce qu'a fait l'Aval en 1935 au moment où l'Angleterre avait l'intelligence de dévaluer comme aujourd'hui elle dévalue de 20 %. comme les États-Unis, comme la Chine, comme la Suède, comme le Danemar, comme la Pologne, euh tous ces pays comme l'Argentine qui s'en est sorti, tous les pays ont compris que la loi de l'économie réelle, c'est qu'une monnaie trop chère pour une compétitivité menait au désastre social, économique bien sûr en cause et politique.

Et nous, on continue à vouloir se calquer sur l'Allemagne ce qui est une aberration économique. Bien sûr, il y a des économies à faire. Bien sûr, il faut faire cesser les gaspillages en France.

Mais euh vous n'y arrivez pas si vous n'avez pas un dynamisme de l'économie réelle. Marine Le Pen était sur RTL hier. Je vous propose d'écouter un extrait de son intervention.

Je pense qu'il y a de grandes économies à faire dans notre pays parce que nous gaspillons depuis des années. Les grandes économies à faire, elles passent d'abord par des économies sur l'immigration. Donc on arrête de faire entrer 203000 étrangers en situation légale dans notre pays.

On supprime l'aide médicale d'État. Euh je vous rappelle c'est 588 millions d'euros. Voilà déjà une économie.

On supprime la niche fiscale de monsieur Copé par exemple. C'est 3,5 milliards d'euros par an. C'est un avantage fiscal réservé au grand groupe qui n'a eu aucun résultat sur l'emploi.

Alors ça c'est quelques propositions proposées par Marine Le Pen parmi d'autres. Elles vous conviennent ? Vous vous signez des demains ou vous dites on peut économiser les chiffres sont intéressants.

Elle parle d'un milliard sur l'aide médicale d'État. h on peut sans doute pas faire autant mais des gens qu'on peut faire elle parle de 2 milliards sur et cetera on voyait qu'à chaque fois qu'un homme politique propose des économies il est sur moins de 10 milliards parce qu'on sait pas faire au-dessus h encore une fois j'aimerais qu'on pose la question des recettes de l'économie réelle du dynamisme de entreprises si on ne comprend pas que pour sauver les finances de la France il faut se préoccuper des recettes et non pas croire qu'il y aura un gisement extravagant de dépenses à supprimer d'un coût, on passera à côté et on partira dans ce que j'appelle le déclin permanent de Portugal de Salazar qu'on a bien connu dans le passé, c'est-à-dire cette politique maltusienne qui fait croire qu'il y a des économies, il y en a, mais ces économies n'ont rien à voir. Par exemple, avec les 30 milliards qu'on pris dans la poche du contribuable le gouvernement avec la complicité du Parti socialiste pour donner à la Grèce, c'est-à-dire aux banques en Grèce.

Ça ça fallait pas le donner. Et ça c'est 30 milliards. Alors d'un côté 1 milliard 500 millions, les 60000 professeurs, les policiers dans les commissariats qu'on supprime, c'estàdire qu'on se bou on se bat sur des bouts de chandelle et de l'autre on a notre économie réelle, nos entreprises qui sont en train de partir et de crever.

Sur la proposition de de faire venir de l'argent de de Chine pour abonder le le fond européen, vous avez parlé d'argent sale. Qu'est-ce que vous sous-entendez ? Qu'est-ce que vous avez voulu dire en parlant d'argent sale à propos de la Chine ?

La Chine a sous-évalué sa monnaie de 50 %. Ça veut dire qu'elle a triché avec toutes les règles du jeu. Elle copie nos produits.

Euh elle esclavagise son peuple. Euh elle pollue l'environnement et la planète. Nous on s'impose des taxes carbone.

J'ai visité une entreprise dans Lyon taxe carbone 2 millions d'euros et on laisse cette concurrence des loyales se faire. C'est-à-dire j'appelle ça l'argent sale de la misère du nivellement par le bas. On ne se défend pas et après celui qui a triché vient soi-disant nous aider, c'est-à-dire nous mettre prisonnier chez nous.

Et et pourquoi on l'Europe refuserait l'argent de la Chine là où les États-Unis l'acceptent et au fond ne s'importe pas si mal ? Bien justement, les États-Unis sont prisonniers de cela et si les États-Unis n'ont pas mis en place un protectionnisme minimum pour sauver leur industrie, c'est parce qu'ils sont tenus à la gorge par les Chinois. Alors, je dis simplement, ne faisons pas et ne commettons pas l'erreur des Américains.

Nous ayons l'intelligence de nous protéger. C'est pourquoi je serai le candidat en 2012 du protectionnisme. Protégeons nos industries, élevons des droits de douane.

Nous avons un tel déficit vis-à-vis de la Chine, près de 200 milliards d'euros au niveau européen, que nous pouvons le faire. Un petit pays comme l'Argentine l'a fait et les Chinois ont cédé. Ils sont venus fabriquer des choses en Argentine.

Je ne vois pas pourquoi nous nous ne pourrions pas le faire. Et vous ce protectionnisme, vous le faites au niveau français uniquement parce qu'on sait qu'au niveau européen au niveau européen avec ceux qui le volent, au niveau français quand il le faut. Mais si on continue comme ça, est-ce qu'on peut imaginer reperdre encore 1 million d'emplois industriels dans les 10 prochaines années ?

Si on accepte ça, c'est la révolution en France. C'est la faillite de l'État et c'est la révolution. Moi, je ne souhaite pas ça pour mon pays.

Je souhaite qu'on ait une vision positive des choses. On peut sortir la France du péin. Il faut se protéger.

Il faut sortir de l'euro, il faut baisser les charges sur les PME, il faut remettre le système bancaire au service de l'économie réelle de nos artisans, de nos commerçants. En un mot, il faut une politique de compétitivité. Vous êtes candidat en 2012, euh vous attendez les 500 signatures, vous avez déjà commencé à avoir les promesses.

Vous êtes sûr d'avoir les 500 signatures ? Je fais confiance au maire. Oui, d'ailleurs, je suis à plus des 2 tiers, plus de 380 aujourd'hui de promesses de promesses signées qui peuvent être transformé bien sûr le jour J.

Il en faut aup je suis bien arrivé au 2/3 et je fais confiance au maire pour qu'il y ait d'autres voix dans la présidentielle que les voix qu'on entend toujours et qui sont des voix qui finalement appliquent le même projet politique à l'exception de madame Le Pen peut-être de monsieur Mélenchon et d'autres. Mais je veux qu'on ne soit pas obligé de choisir aux extrêmes pour changer de politique. C'est ça l'enjeu.

S'il y avait la menace d'un 21 avril à l'envers, comme peut le laisser supposer certains sondages, vous retiriez votre candidature. Mais la menace d'un 21 avril à l'envers, c'est la peur que suscitent ceux qui ont échoué depuis 20 ans PSUMP pour faire en sorte qu'on continue les mêmes erreurs. Moi, je crois au contraire que c'est parce qu'il y aura un candidat comme moi différent qu'on pourra échapper à cette fausse alternance.

Hollande, SarkoZi, SarkoZi, Hollande, ça fait 20 ans que ça dure. Ça a précipité la France dans l'impasse. Alors, de grâce qu'on laisse d'autres voies proposer une autre politique aux Français et les Français sont assez grands au premier tour de scrutin pour justement changer enfin de système politique.

Les internautes sont amenés à vous poser des questions. de d'entre eux al vous avez presque répondu à l'un d'eux, c'est David qui vous demandait quel était l'intérêt de vos candidatures puisqu'il semble que le créneau soit déjà pris. Moi, je fonctionne pas en fonction des créneaux.

J'ai une idée de la France. Je suis convaincu qu'on peut avoir un patriotisme tranquille sans les ambiguïtés du Front National, sans l'illusion de l'extrême gauche. Je pense que vraiment le PS et l'UMP sont hors course, qu'ils ne se maintiennent que parce qu'ils jouent des peurs des uns ou des autres et que nous sommes prêts, le peuple français est prêt pour un grand changement.

Et dernière question, Ludovic qui vous demande quand Jean-Pierre Chen va-t-il vous rejoindre ? Mais il est le bienvenu et beaucoup d'autres. En tout cas, ces électeurs seront là comme les électeurs.

C'est plus une question droite gauche, ce sont les mondialistes ou les nationaux. Et il faut que les nationaux reprennent la main. C'est tout l'enjeu du sauvetage de la France.

Nicolas Dupontan merci d'avoir répondu à nos questions. Merci à vous. À mercredi pour un prochain tok. [Musique]