"La priorité, c'est l'augmentation des salaires et pensions de retraite" : la CGT de l'Ardèche prépare le 5 novembre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse partielle
3 personnes ont manifesté ce week-end en Drôme et en Ardèche ?
- 0:07OuverteRéponse directe
Les Gilets jaunes et les syndicats préparent samedi prochain ?
- 0:21OuverteRéponse directe
Les manifestations se sont déroulées dans le calme samedi dernier ?
- 0:34RelanceÉludée
Interdire les manifestations dans le centre-ville était une bonne solution ?
- 0:52OuverteRéponse directe
Un accès de zèle de la préfecture selon vous ?
- 1:17OuverteRéponse directe
Samedi prochain, vous serez là ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29InvitéFait
« le 17, il ne s'était rien passé »
- 0:58InvitéFait
« le 17 novembre, on a eu quelques soucis, puisqu'on a un camarade qui a été convoqué par la police »
- 2:52InvitéPromesse
« nous, on appelle à tous les salariés à se rassembler dans les entreprises, à appeler à faire des assemblées générales »
- 3:06InvitéFait
« c'est par la grève que l'on peut se rendre à des choses »
- 3:10InvitéFait
« Les manifestations le samedi, ça impacte les petits commerçants, puisqu'ils ne peuvent pas travailler »
- 4:52InvitéFait
« Pour répondre à la vie chère aujourd'hui, c'est la première des revendications »
Temps de parole
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- Présentateur31 %
- Présentateur 210 %
- ?5 %
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500 personnes ont manifesté ce week-end en Drôme et en Ardèche, mais les gilets jaunes et les syndicats ont déjà la tête tournée vers samedi prochain. On en parle avec votre invité Emmanuel Champal. Bonjour Sébastien Nicolas.
Oui,
bonjour. Secrétaire départemental de la CGT en Ardèche. Dans le département, toutes les manifestations se sont déroulées dans le calme samedi dernier. Finalement, c'était ça la bonne solution, c'était d'interdire les manifestations dans le centre-ville, par exemple à Aubena
?
Non, pas du tout, parce que le 17, il ne s'était rien passé, et du coup,
on
a voulu plus baïonner la parole aux manifestants qu'autre chose, en interdisant ces manifestations, puisqu'il n'y
a
eu aucune violence le 17, donc on aurait pu nous laisser dans le centre-ville.
Ça
veut dire quoi ? Ça veut dire que là, il y
a
un accès de zèle de la préfecture, selon vous ?
Oui,
tout à fait, puisque déjà le 17 novembre, on a eu quelques soucis, puisqu'on a un camarade qui a été convoqué
par
la police, puisqu'il avait fait une déclaration de manif, et que comme le 17, les choses ont bougé, ça n'avait pas respecté le parcours. Et voilà, une fois de plus, c'est pour nous mettre à la pression, pour mettre à la pression aux manifestants.
Samedi prochain, on pense déjà au prochain rendez-vous, les Gilets jaunes ont dit qu'ils seraient là, vous aussi, CGT, vous serez là
?
Alors, nous,
on
appelle, là où on peut encadrer les manifestations, donc ça dépend où
c
'est, mais on sera là certainement, ce sera bien là et privé, c'est sûr, voilà, parce qu'on se doit aussi de permettre à la population de manifester, puisqu'on le voit, si les déclarations ne sont pas faites par les organisations syndicales, elles sont interdites. C'est pour ça que nous,
on
est présents, et c'est surtout pour encadrer et pour permettre à toute la population d'exprimer leur mécontentement.
Alors,
effectivement, vous dites encadrer les manifestations, c'est une question qui s'est posée dès le début du mouvement. Vous, vous avez décidé de toutes les encadrer, finalement, même celles des lycéens
? Alors,
oui, celles des lycéens, il faut savoir qu'à la base, c'est eux qui sont venus nous chercher, nous voir, pour nous demander comment ils devaient faire tout ça. Et quand les premiers rassemblements devant les lycées, on n'y était pas, et c'est là où il y
a
eu beaucoup de répression policière. Et du coup, depuis qu'on les encadre, ça se passe beaucoup mieux, et ça permet de sécuriser, et ça évite des débordements d'un côté ou de l'autre.
Ça veut dire que quel que soit le nombre de rendez-vous qui nous attendent pour les jours, les semaines à venir, vous serez là de toute façon
? Oui,
bien sûr. Sébastien Nicolas, vous êtes secrétaire départemental de la CGT en Ardèche. Pour vous, comment vous gérez ça, en fait ? Est-ce que le prochain rendez-vous dans votre tête,
c
'est samedi prochain, ou est-ce que c'est vraiment l'appel à la grève générale du 5 novembre ?
Alors nous, pour nous, la CGT, c'est le 5 novembre. Nous, on appelle à tous les salariés à se rassembler dans les entreprises, à appeler à faire des assemblées générales, surtout leur lieu de travail, en fin de décider la généralisation de la grève du 5 novembre, parce que c'est par la grève que l'on peut se rendre à des choses. Les manifestations le samedi, ça impacte les petits commerçants, puisqu'ils ne peuvent pas travailler, mais ça ne me reste pas le gouvernement ni le patronat.
Pour
vous, il faut passer à la vitesse supérieure dans les entreprises et seule la grève sera efficace
? Tout
à fait. Vous avez des retours déjà d'entreprises en Ardèche qui ont dit, écoutez, nous, ça ne se présente pas si mal que ça et il
y
a des gens qui sont prêts à suivre
? Alors,
on n'a pas officiellement de retour, mais on sait que ce sera une forte mobilisation, déjà parce qu'on l'entend aujourd'hui, beaucoup appellent au 5 novembre, même ceux qui manifestent le samedi, attendent le 5 novembre, parce que ce sera un moment fort. Après, on verra. Pour l'instant, c'est un peu tôt pour dire si on aura beaucoup de boîtes de fermier ou pas. Ça se construit. On est en train de le construire. Voilà. Une manifestation, ça se construit. Une grève,
ça
se construit. Ça ne se décide pas toujours à l'an de mai.
Est
-ce que le 5 novembre,
ce
sera un moyen aussi pour les syndicats de vraiment, j'allais dire, reprendre la main sur ce mouvement social qui est parti effectivement des étudiants et des lycéens
?
Alors, notre but, ce n
'est
pas de reprendre la main sur le mouvement des lycées ou sur le mouvement des Gilets jaunes. On peut l'appeler comme ça. Ce n
'est
pas du tout. Nous, on crée, puisque nous, le 5 novembre était décidé avant. Il est décidé depuis longtemps. Mais comme il était décidé le 17 octobre pour les Gilets jaunes, voilà, on n'est pas là pour reprendre le mouvement. Nous, on porte nos revendications, nos propres revendications. Et à la base, on est là surtout pour défendre les salariés. Donc, non, non, on n'est pas dans le but de reprendre quelque chose.
Si
aujourd'hui, il y a une revendication qui doit être satisfaite immédiatement, c'est laquelle pour vous
? L
'augmentation des salaires, des pensions pour les retraités. C'est vraiment ça ? Contre la vie chère. Oui, c'est vraiment ça. Pour répondre à la vie chère aujourd'hui, c'est la première des revendications.
Et
c'est le message que vous porterez lors des prochaines manifestations, que ce soit donc samedi et surtout le 5 novembre. On l'a bien entendu. Merci à vous, Sébastien Nicolas, secrétaire départemental de la CGT en Ardèche. Passez une bonne journée.
Merci, à vous aussi, au revoir.
Et nous continuons de parler des manifestations et de ces interdictions qui sont édictées dans l'émission de Nelly. Ici, c'est vous, Eni, à partir de 9h. N'hésitez pas à nous laisser un petit message WhatsApp 0475 40 10 10 pour nous donner votre avis, un petit message écrit ou un petit message vocal. Nelly en parle avec vous, donc à partir de 9h. Merci. Merci.