Serge Papin (ministre Pouvoir d’achat) : Des aides élargies à d’autres professions ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Avec les craintes autour de l'antairus, le tourisme va-t-il souffrir cet été ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Quels indicateurs confirment la bonne santé du tourisme ?
- 2:49OuverteRéponse partielle
Le choc énergétique va durer jusqu'en 2027 selon Aramco, comment y faire face ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Comment concilier transition énergétique et urgence sociale ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Quelles professions bénéficient des aides élargies au pouvoir d'achat ?
- 5:45FerméeRéponse directe
Les taxis auront-ils accès aux aides ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:49Locuteur 1Fait
« on payera les conséquences jusqu'à 2027 »
- 3:33Sergio PapinFait
« on est dans un vécu et il faut qu'on passe dans un souhaité. Entre les deux, il y a une transition. »
- 4:17Sergio PapinChiffre
« Les véhicules automobiles électriques sont bon de 48 %. »
- 5:01Sergio PapinFait
« il y a eu en avril un paquet d'aide transporteur, agriculteur, pêcheur, c'est reconduit »
- 5:01Sergio PapinFait
« On a élargi au grands rouleurs pour et au BTP, c'est important le BTP, les entreprises du BTP, les artisans, moins de 20 sales hier »
- 5:45Sergio PapinChiffre
« 20 centimes euh pour le le BTP de moins de 20 salariés »
- 7:54Sergio PapinChiffre
« il y a 6 milliards d'économies à trouver »
- 8:35Sergio PapinFait
« réserver 50000 véhicules électriques en location en leasing social »
- 9:20Sergio PapinChiffre
« 70 % des entreprises, on évite la défaillance à 7 entreprises sur 10 »
- 12:10Sergio PapinChiffre
« on a maintenu surtout les C2E puisque c'est ce qui finance l'électrification 15 centimes »
- 14:58Sergio PapinChiffre
« il y a 6 milliards d'économies à trouver »
- 15:41Sergio PapinChiffre
« une hausse du SMIC qui est prévue 2 % »
- 15:41Sergio PapinChiffre
« les primes d'activité 600 € de plus par an »
- 19:10Sergio PapinFait
« il disait à un moment on est pour la retraite à 60 ans »
- 24:12Sergio PapinChiffre
« au mois de novembre toute l'Europe est à 2 € auquel s'ajoute 3 € de taxe de douane »
- 24:55Sergio PapinChiffre
« Sur 700 prélèvements, on vient d'avoir des analyses. Il y en a 70 % qui sont non conformes »
Temps de parole
- ?100 %
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BFM Business et la Tribune [musique] présentent le 1819 d'Edv Chevrion. Vous êtes bien dans le 18 19. Mon premier invité c'est Serge Papin, ministre des relations des PME, des commerces, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Bonsoir Serge Papin. Bonsoiron. Merci d'être avec nous. Il faut effectivement c'est un langue intitulé donc il y a beaucoup de questions à vous poser. Évidemment on reviendra sur la question des aides, le calendrier. Peut-être que vous pouvez pas tout nous dire ce soir, ça reviendra peut-être au premier ministre mais quand même on va essayer un peu de séquencer ce qui va se passer. Euh je voudrais et puis il y avait cette réunion tout à l'heure sur est-ce qu'il faut ou pas rouvrir les
négociations commerciales. Mais d'abord une première question puisque vous êtes ministre du tourisme dans un mois c'est l'été. Lorsque vous voyez un peu les craintes qu'on a autour de l'antairus, est-ce que vous vous dites ça tombe mal parce que le tourisme était en train avec ce qui se passe dans le contexte géopolitique, le tourisme allait plutôt se concentrer sur la France. Donc c'était plutôt une bonne nouvelle. Et là il y a l'antairus avec des contaminations. Ça jouera pas. Écoutez, le tourisme se porte bien et le tourisme a de bonnes perspectives. Euh on a beaucoup de visiteurs qui sont attendus cet été en France. parce que la France est un pays sûr, est un pays qui a plein de pépites. Euh et donc je suis très confiant pour
ça. Pour ce qui concerne la crise de l'antairus, elle est actuellement, elle est prise avec sérieux en toute transparence. Pour ça qu'on est au courant. Il y a une réunion d'ailleurs en ce moment sur cette question là à Matignon. Les cas, vous avez vu, sont isolés. Donc voilà, moi j'ai pas d'inquiétude. Euh la la ministre de la santé Stéphanie Rist euh en parle avec les ministres pour tenir au courant et donc la situation bah est prise avec sérieux. D'accord. OK. Donc pour le pour l'instant vous dites pas d'alerte pas voilà pas d'alerte rouge ni verte ni orange. Voilà. Et au contraire, on a des choses pour répondre en tant que ministre du tourisme qui sont plutôt qui vont plutôt dans le bon sens pour cet
été. C'est quoi des indicateurs ? Vous avez des indicateurs. Oui, parce que par exemple les réservations au niveau parce que vous il y a la controverse sur les billets d'avion. Donc les la billetterie des avions fonctionne bien, les réservations vont bon train. Donc on attend, on est prêt à avoir accueillir des touristes. Pas de problème sur le kérosène, c'est ça que vous avez annoncé hein. Pas de problème sur le kérose. On est d'accord. Voilà, ça continue. Alors maintenant, je voudrais qu'on revienne évidemment sur ces aides euh ciblées sur le pouvoir d'achat des Français qui sont confrontés à ce choc énergétique. J'imagine que vous avez vu cette déclaration quand même assez inquiétante du patron d'Aramko, groupe saoudien euh qui dit qu'on est en train de connaître le plus
grand choc, je cite énergétique jamais connu dans le monde. Donc effectivement ça fait quand même un peu peur surtout qu'il dit à supposer même que ça reprenne dans les prochains jours. En tous les cas, on payera les conséquences jusqu'à 2027. Et puis de l'autre côté, vous avez un responsable de l'ONU qui a dit que le blocage d'engrais dans les trois d'Ormous risquait de provoquer une crise humanitaire majeure. Sache papin, si je vous dis ça, c'est parce qu'on sent quand même que pour reprendre l'expression du premier ministre, on rentre un peu dans le dur. Là, on est on était on s'est dit ça y est, on prend un centime, 2 centimes, 3 centimes. Là, on rentre vraiment dans le dur. Vous êtes d'accord ? Écoutez ce qui se passe si on dézoome un peu, ce qu'on est en train de
vivre, c'est une espèce de bifurcation. En fait, on est si je prends on on est dans un vécu et il faut qu'on passe dans un souhaité. Entre les deux, il y a une transition. Le vécu, c'est le thermique, c'est la fin d'un modèle. Il faut qu'on s'affranchisse de ses dépendances. Le souhaiter, c'est l'électrique. Entre les deux, il faut qu'on vive cette transition. Et là, on est s'il y a une urgence en effet, c'est de d'aller vers l'électrification. On est un des seuls pays d'Europe à pouvoir le faire de cette façonlà parce qu'on a une production, on a une dépendance à 60 % des énergies fossiles. Donc si vous voulez et depuis des années et ça n'a pas bougé, hein. Alors, on peut là, on va beaucoup plus
vite regarder. Je prends un exemple. Les véhicules automobiles électriques sont bon de 48 %. Alors en attendant, il faut qu'on aide. Voilà. Là, excusez-moi, il y a quand même quelques mois, voir de tr années, il y a une urgence là. Vous os on oscile entre le court terme, je vais vous répondre, et puis le un peu plus le moyen terme, mais c'est important parce que c'est vraiment un changement d'époque. Alors les aides, nous on a fait le choix stratégique puisque cette crise, comme vous l'indiquez, elle va malheureusement durer, probablement durer. Elle s'enquiste un peu, hein. Voilà. même si tout s'arrêtait comme le dit le patron d'Aremo, bon bah il faudra sans doute un petit peu de temps, il y aura de la il y aura de la traî comme ça. Donc ça veut
dire que nous on a fait le choix de soutenir les activités, de soutenir les travailleurs et on raisonne au mois. Donc là il y a eu en avril un paquet d'aide transporteur, agriculteur, pêcheur, c'est reconduit. On a élargi au grands rouleurs pour et au BTP, c'est important le BTP, les entreprises du BTP, les artisans, moins de 20 sales hier. Oui, publié hier et donc 20 centimes euh pour le le BTP de moins de 20 salariés et puis ce qu'on appelle les grands rouleurs. Donc les grands rouleurs c'est les aides familiales, les aides soignantes, les infirmières libérales et puis le le premier ministre va
s'exprimer la semaine prochaine. On regarde pour le mois de juin comment les choses peuvent aussi évoluer avec d'autres. Mais vous voyez que on n'est pas c'est pas parce que il y a il y a cette il y a une crise qu'on est figé. On n'est pas les deux pieds dans le même sabot. On est en mouvement, on accompagne et euh [grognement] cette stratégie-là c'est un cap et soutenir l'activité bah c'est c'est vraiment ce que l'on ce que ce que l'on fait. Oui. Alors, on a compris le calendrier. Finalement, ça sera pas cette semaine, mais en même temps, les les taxis sont reçus par votre collègue des transports. Les VTC ont été reçus ce matin. Donc, les taxis, ils auront quelque chose. On est bien d'accord. Je c'est sur la table. C'est sur la table. Voilà.
Qu'est-ce qui pourrait empêcher ? Ça ne soit pas sur la table. Non, mais c'est en discussion. C'est en discussion. On parle du du mois de juin. Je vais laisser le Premier ministre s'exprimer sur ce sujet-là. Puis moi, il y a quelque chose, c'est aussi j'aime, il y a les entreprises aussi qui peuvent peut-être prendre des initiatives et faire des choses. Vous savez qu'il existe, ça ne se sait pas, il existe une prime carburant qui est défiscalisée de l'ordre de 300 €. Ça existe ça ou donc les entreprises qui ont des grands rouleurs euh dans leur dans leur salariés et qui peuvent dire bah quand il y a pour faire il y a 15 20 km pour venir au travail, c'est quelque chose qui peut être qui peut être activé aussi. Donc ça veut dire que vous pourriez euh euh monter le
le le montant de cette prime. Ça existe. Je sais pas. En tous les cas ça mais c'est en discussion. Est-ce que c'est sur la table pour reprendre votre expression ça ? Et là pour le coup, ça dépend de vous. Non mais je profite de ma venue chez vous pour le dire au chefs d'entreprise qui nous écoute parce que parfois ils se disent tiens nous on pourrait faire aussi quelque chose. Ce dispositif là il est pas connu mais cette prime carburant elle existe. Elle est de 300 € aujourd'hui. Est-ce qu'elle pourrait être déplafonnée ? C'est un autre sujet. D'accord. Mais est-ce que c'est une discussion ? C'est une discussion d'accord sur les déplafonnements et tout ça ça sera au mois de juin. Le paquet d'aide pour le mois de juin sera annoncé euh la semaine prochaine.
Donc on on voilà c'est des discussions avec le premier ministre, avec les parties prenantes, avec les autres ministres. On voit on se voit on est en en cellule de crise permanente en ce moment. Alors, il y a la question du financement, on va y venir. Mais est-ce qu'il y a d'autres est-ce qu'il y a d'autres professions ? Il y a les infirmières libérales euh qui ont été reçus mais en même temps, on voit bien que les syndicats sont aussi un peu [raclement de gorge] et les infirmières, les grands rouleurs. Je tiens à le dire deux choses. Il y a l'aide là qui qui est qui a démarré au mois de mai. Il y a aussi de réserver 50000 véhicules électriques en location en leasing social. Donc qui permet pour 100 ou 200 € par mois [raclement de gorge] d'avoir accès à un
véhicule électrique. Voilà, ça c'est opérationnel. Et est-ce que vous pourriez les aides qui sont déjà existantes comme pour les comme les les grands rouleurs, est-ce que vous pourriez euh réhausser un peu ce plafond de 50 € ? Ça fait partie des discussions euh aussi. Voilà. Évidemment. Bon 50 € c'est de l'ordre de 20 centimes. C'est calculé sur 15. Certains disent j'ai un témoignage devant moi qui disent c'est c'est c'est tellement bas que bon voilà. Ou voilà. Non mais c'est pareil c'est des discussions qui ont lieu aussi parce queon voilà on est en en échange permanent sur les sur les sur les enjeux d'accompagnement. Est-ce que les entreprises pour être aussi soutenu d'une manière ou d'une
autre ? Je recevrai après vous Michel Piccon qui est le président de l'UDP des petites entreprises mais pas que. Est-ce qu'elle pourrait Oui. Alors, il y a un dispositif qu'on a que j'ai vraiment poussé, hein, c'est l'accompagnement des entreprises. On a créé ce qu'on appelle une charte de confiance qui permet euh à la demande des entreprises, quand il y a un sujet de difficulté, euh de différer euh les charges euh salariales, euh de différer la aussi le le paiement de la fiscalité et cetera. Donc ce dispositif, il est coordonné euh [raclement de gorge] par la direction générale des finances ou par le médiateur euh des des crédits ou le médiateur des entreprises et on
coordonne les commissaires au compte, les experts comptables, euh les euh l'État et [raclement de gorge] à chaque fois qu'on met ça en place, c'est 70 % des entreprises, on évite la défaillance à 7 entreprises sur 10. Donc ça c'est opérationnel. Oui. Enfin, pardonnez-moi, ça veut dire que c'est pas forcément très efficace lorsqu'on a les chiffres qui sont sortis tout à l'heure sur les hausses de défaillance euh au mois de mars, c'est en hausse de 5 %. Oui. Oui. Mais ça ça s'oppose pas, ça s'oppose pas de faire quelque chose. Et et puis il y a les prêts au contraire, il y a les prêts flash euh qui sont ceux de la BPI qui sont disponibles aussi qui commencent à utiliser. Il y en a combien ? Est-ce que vous avez le nombre d'entreprises qui ont utilisé
ces frais ples frais plon ? demande, je crois qu'il y a 3000 dossiers en demande. Il y en a pas mal d'activés par la BPI et c'est beaucoup des entreprises de transport qui ont des transitions parce que le transport ils peuvent refacturer en pied de facture mais le temps que ça se mette en place donc là pour faire des passerelles de trésorerie parce que c'est la trésorerie qui compte et ben pour faire des passerelles de trésorerie la BPI a mis en place met en place ces préflash et qui seront sans doute aussi ouverts à d'autres au fur et à mesure aussi. Qu'est-ce que vous avez demandé à Lursaf aux impôts de mettre un peu la p la douce ? Oui, en à partir du moment où ils rentrent dans la coordination dont j'ai
parlé, ils sont et ben et tout à fait, ils sont ils peuvent même utiliser des mandataires à hoc. Il y a tout un dispositif d'accompagnement qui est très utilisé et qui évite beaucoup de défaillances d'entreprise. Encore une fois, euh une question qui va être évidemment comment financons tout ça mais juste avant, est-ce que vous dites aussi à puisque je dis il faut que l'État en fasse plus enfin en tous les cas on sent que la pression vous êtes d'accord la pression sur le gouvernement les français attendent une réponse hein. Vous êtes d'accord Serge Papin ? Là il faut une réponse supplémentaire un changement d'échelle pour reprendre l'expression du premier ministre. Écoutez, on est on le voit ce qui ce qui compte c'est notre souveraineté et notre indépendance. Donc je pense que l'État
à la fois est sur une stratégie d'aide, donc telle que j'ai défini et en même temps sur une stratégie d'investissement. Et l'investissement, c'est sûr que ça va plutôt aller sur la partie électrification. C'est pour ça par exemple qu'on a maintenu surtout les C2E puisque c'est ce qui finance l'électrification 15 centimes qu'on pourrait supprimer pour que ça cher à la pompe. Oui oui mais vous voulez supprimer parce que on pourrait le supprimer pour de 3 mois ça changerait pas le cours de l'histoire. et et les artisans, vous allez avoir euh le représentant euh de de de l'UDP qui va venir tout à l'heure. Vous allez expliquer que les artisans, ils sont larmes au pied en attendant que le guichet de ma prime Renno s'ouvre. Vous allez expliquer qu'on peut pas
changer les primes, les pompes à chaleur et cetera. Faut savoir ce qu'on veut. Non, mais faut savoir ce qu'on veut. où on a une stratégie d'aller vers l'électrification pour aller vers notre indépendance, pour aller vers notre souveraineté, ne plus dépendre, c'est quand même le plus important. Non, mais bien sûr euh ce qu'il y a c'est que la question c'est comment euh les Français peuvent affronter ce qui se passe, ils sont pas tellement responsables non plus. On fait les deux, on fait les deux, on aide et on va vers notre indépendance. Est-ce que vous dites à total énergie maintenant, c'est quand même bien, vous avez fait un premier pas avec ce plafonnement. Est-ce que vous dites bah là, il faut quand même aller plus loin, monsieur Pouyan ? faudrait durer déjà durer donc ça veut dire que
dans les aides enfin dans les aides dans le plafonnement plafonnement vous demandez un engagement sur combien de temps je au moins jusqu'à l'été je me permettrai pas ah bah si vous êtes ministre après tout non mais si monsieur Pouyané est total par compensation puisque il on est c'est une grande méjore qui qui est qui produit du pétrole qui le raffine qui l'importe qui le vent et donc on l'a vu, ils ont tant mieux, ils ont des bons résultats et s'il pouvait évidemment continuer le plafonnement, moi j'en serai ravi jusqu'à la rentrée au moins pendant l'été quoi. Voilà, ça ça serait très bien. Ouais, ça c'est le ministre du tourisme qui dit ça serait une très bonne ça serait une très bonne idée. Aller un peu plus loin dans son plafonnement.
Ex [grognement] écoutez, on verra le contexte. Ça dépend du prix du baril au moment où on se parle. Là, je sais que le plafonnement qu'il a fait à 209 pour le pont en en gasoile. Bon bah, c'est quand même un plafonnement qui permet de [raclement de gorge] de garder quelque chose, je le dis avec beaucoup de précautions, mais qui est euh qui est qui est qui est quand même plus réduit, le prix quand même plus réduit de ce qu'on peut voir par ailleurs. Alors maintenant, la grande question c'est bien, on a parlé, on a compris qu'il y aura des aides supplémentaires élargies, qu' y en aura d'autres sur la table. Vous dites "Oui, c'est bien, vous confirmez ce que je dis Sache Papin maintenant c'est bien beau mais tout ça faut financer. Il y a 6 milliards d'économies à trouver. Comment fait-on
?" Alors, il y a plusieurs scénarios sur la table. Vous allez me dire "Oui, non, je sais que je vous vois sourire en me disant je peux pas répondre le premier ministre mais enfin quand même, on va essayer d'aller un peu plus loin." Est-ce que c'est est-ce que c'est vrai qu'il y aura moins d'allègement de cotisation sociale pour les entreprises ? Ça pourrait être un milliard et demi, hein. Grosso il il est pas question de faire disparaître les allègements. Non, moi j'ai pas j'ai pas la les les moins de Oui, les allégements, il y a une hausse du SMIC qui est prévue 2 % ce qui au passage va apporter euh 400 € à peu près de plus par an. pas rien quand même hein, je le dis en plus parce que on a un dispositif social, vous savez que ça existe dans
aucun autre pays du monde hein ça on a les primes d'activité 600 € de plus par an euh on a le chèque énergie donc on a des dispositifs que aucun autre pays n'a comme nous mais je le dis parce que c'est quand même des choses qui soutiennent le pouvoir d'achat. Donc non, je dis pas ça mais ça existe. Moi j'ai pas d'écho euh concernant les allègements. Pas j'entends j'ai entendu je vois j'ai pas voilà. Ben attendez quand vous regardez du côté du patronat quand vous regardez les déclaration écoutez les discussions les discussions avec le patronat on était la semaine dernière avec le MDF l'UDP et vous avez pas entendu parler de ça ça vous m'étonnez si on en a parlé on en a parlé mais il y a pas pour l'instant il y a pas de il y a des discussions c'est normal qu'on
discute. Il y a des il y a des finances publiques qui sont ce qu'elles sont il y a un budget qui est voilà qui est comme ça. Donc on discute mais il y a pas de décision de prise. Non, il y a une il y a ça c'est sur les les baisses euh des allégègements de charge de cotisation sociale, mais il y a aussi la possibilité, comme vous l'avez dit, comme il y a cette augmentation de 2 %, c'est qu'en fait ces exonérations, elles pourraient être désindexées par rapport à la hausse des 2 % là. Oui, c'est une hypothèse. Ouais, mais c'est hypothèse vous allez trouver. Alors, moi je sais pas, j'ai j'ai pas eu de discussion euh [raclement de gorge] avec le le ministre des comptes publics sur cette question. J'ai entendu qu'il en a été question euh euh on a un à un ce
qu'on appelle un conseil de suivi avec les entreprises. On discute de tout, on se voit tous les mois, on discute de tout. Cette question naturellement elle est venue sur la table. Voilà. D'où c'est normal que notre boulot c'est de tenir la baraque. Est-ce que vous nous dites là ce soir là, Serge Papin, vous nous dites mais euh vous avez en entendu parler mais sans plus voyez, c'est pas la même chose que entendu parler. Je suis conscient, je suis conscient qu'il y a cette demande. Je vais pas vous répondre là sur quelque chose. C'est pas moi qui vais prendre la décision. Ouais. Voilà. Pas moi qui vais prendre la décision. Non, mais c'est quand même une pét sérieuse. Il faut qu'on écoutez, il y a les comptes publics, il faut qu'on s'en occupe. Il y a il y a d'autres
possibilités hein que celle-ci mais ça en fait partie. Donc ça en fait partie. Bah ça fait partie d'une boîte à parce qu'au début vous avez l'air de dire bah non, je j'en ai entendu parler mais sans plus. Donc là vous là vous allez un peu plus loin quand même. Vous nous dites bah oui c'est sûr on étudie la question. J'ai pas dit j'ai pas dit ça en plus. J'ai pas dit ça en plus. J'ai dit j'en ai entendu parler bien sûr parce que j'en ai discuté. Bien sûr. Voilà mais voilà il y a pas de décision de prise. D'accord. Et j'entends j'entends et c'est tout à fait normal. Vous avez vu le tweet de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national qui a dit "ça ils veulent alordir encore le co entreprises sachant que le coun des plus élevés d'Europe". Non, mais il faudrait J'adorerais moi
que monsieur Bardella nous dise quelle idée il a dans la tête pour baisser le coût du travail. Ça va être un vrai sujet pour les présidentiels. Non, mais le le budget de la sécurité enfin de la sécurité sociale au globale, c'est plus de 600 milliards d'euros qui sont euh payés sur les salaires. Alors, il y a un vrai sujet. Si on veut revenir baisser le coût du travail, je vous rappelle que ça finance les retraites, ça finance la sécurité sociale. Donc moi, j'attendrais qu'il dise, c'est facile de dire voilà parce que comment on finance ça ? Bah, vous pouvez faire les économies. Oui. Peut faire des économies. L'État alors bah l'État peut faire des économies. Pourquoi ? C'est les entreprises ou nous les attit
économies. Je suis bien placé. Non mais attendez, je suis bien placé pour le savoir. Je suis ministre depuis 7 mois et je dans tous les ministères, on a des comment dirais-je des dépenses qui sont beaucoup moins importantes que l'année dernière. Donc ça on fait des économies à tous les étages au niveau de l'État. Alors mais là c'est beaucoup plus qu'il faut trouver. ça a rien à voir. C'est c'est euh c'est changer complètement l'organisation de la structure du budget. Donc qui se mouille, monsieur Bardella qui disent qui disent "Moi, voilà comment je vois pour financer la sécurité sociale où il y a une population vieillissante et les et des budgets de sécurité sociale qui sont importants, les dépenses de santé, le la retraites où je rappelle où je rappelle
qu'il disait à un moment on est pour la retraite à 60 ans." Donc non, non mais attendez, c'est facile de dire "Allez voilà, on va raser nous, on va raser gratis." Alors, il y a un autre sujet puisque vous sortez de cette réunion justement, c'est est-ce qu'il faut rouvrir la question des négociations commercial ? Alors, c'est un serpent de mer mais là, le serpent de mer, il a quand même des choses importantes à manger, j'ai envie de dire. C'est la l'inflation. Pour l'instant, on voit que c'est pas encore dans les coupes et en plus qu'on voit en magasin, c'est ce qui a été négocié avant. Mais la l'inflation, elle va rentrer dans le dur à partir du mois de juin. Donc est-ce qu'il faut euh rouvrir les discussions les négociations commerciales ? Est-ce qu'il faut ou en tous les cas faire en
sorte que c'est ce que demande l'industrie agroalimentaire, l'ILEC, enfin la voie des marques et tout ça ? Elle demande pas ça. D'abord l'inflation alimentaire zé pour l'instant zéro. D'accord. Il y a pas d'augmentation des prix au niveau de l'alimentation, je le précise en ce moment. ce que on vient je sors de réunion. Bon, ce qu'on a vu c'est qu'ils sont conscients hein le secteur agroalimentaire que voilà les gens arbitrent, ils ont pas envie de non plus que [grognement] les ventes au motif de l'inflation baissent. Alors ce qui ce qui est demandé, ce sont des ajustements. C'est pas l'ouverture des nég, ce sont des ajustements. On a pris date avec des arguments bien sûr
pour pouvoir compte tenu d'une logistique qui peut augmenter, compte tenu des emballages qui peut augmenter de de certains intrans pour le milieu agricole. Donc on va regarder la possibilité de faire des ajustements. Ces ajustements, ils sont prévus dans les contrats. Ça s'appelle des clauses de revoyure. Donc soit elles peuvent être déclenchées surtout. Voilà. Donc il y a des discussions qui ont commencé à avoir lieu entre les distributeurs et le secteur agro. Ben moi j'ai Michel Édouard Leclerc, il dit qu'il en veut pas tout manière de discussion. Non mais il a Non non mais euh écoutez moi ce que je suis en train de dire c'est qu'il faut qu'on trouve un compromis entre on va pas ouvrir les noo parce que là on rouvre des choses on n'est pas du tout dans la configuration
de 2022 où il y avait une grosse dynamique, il y avait une inflation à deux chiffres. En revanche qu'il y ait des ajust des ajustements, ça paraît logique. Alors on verra. J'ai prévu qu'on en fasse un point euh d'ici d'ici 1 mois avant l'été. On verra d'ici là, il y a des discussions. La FCD été représenté ce soir et a dit bien sûr il faut qu'il y ait des arguments et c'est normal que les distributeurs reçoivent les industriels qui le demandent pour voir si ces ajustements sont argumentés. Ouais. et l'ania donc la la la société l'ania des agroalimentaires parce que eux ils ont ils ont l'emballage en plastique ils ont la question des encré eux ils vont se prendre de plein fouet les conséquences de ce
choc a demandé exactement la même chose. Ce qu'il demande, c'est que ils veulent pas non plus qu'il y ait une ouverture des négo comme avant comme avant le le 1er mars. Ça non. Mais par contre, il y a des discussions pour ajuster le tir. C'est ce qu'a dit le président de la Gas, c'est ce qu'a dit le président de l'ILEC euh et tous ceux qui étaient euh autour de la Turien dit tout à l'heure. On se retrouve si c'est dit ça mais et puis les discussions sont ouvertes. On peut bien sûr échanger. Écoutez, c'est pas parce que les négo sont refermés le 1er mars qu'il y a plus de discussion. C'est bien normal. Là, on a des conditions de gestion d'une guerre pas rien. Ouai. Ça, je me prends encore deux questions d'abord sur la question de des
petits collier de de Chine. On sait que le Chine a quand même remporté une manche. Enfin, vous a marqué deux buts contre vous hein puisque bah si un peu la justice pourquoi. Non, mais pourquoi n Non, mais pourquoi nous on serait toujours ceux qui sont les plus faibles, les plus mauvais ? Non, mais je me bats moi contre Chine depuis que je suis arrivé. Vous voulez que je dis mais vous voulez faire condamner Chine et la justice a dit bah non il y a pas de quoi. Je me trompe pas de quoi. Attendez on a d'abord passé au niveau de l'Europe une taxe 2 € pour la gestion. Euh, Edv Chevrillon, vous trouvez pas ça normal qu'il y ait 2 € pour gérer on mobilise la douane, on mobilise la DGCCRF, on mobilise nos infrastructures. Qu'est-ce qu'a fait Chine alors qu'ils étaient venus devant
la représentation nationale en disant on respectera nos engagements taxe 2 € il nous contourne. OK. Oui, justement ce qu'on du coup qui disent pas tous par la Belgique et maintenant on a on a perdu on a perdu le flu transitoire puisque au mois de novembre c'est dans pas longtemps au mois de novembre toute l'Europe est à 2 € auquel s'ajoute 3 € de taxe de douane à partir du mois de juillet donc à partir du mois de novembre on a 5 € pour qui seront affectés à à une taxe. Je rappelle qu'un colis moyen par catégorie trois catégories de produits. Par exemple, vous avez un t-shirt, une ceinture et un et un pull,
ça fait 15 € en moyenne et de nouveau, on remet 15 € puisque ça donc ça va commencer à se voir. En plus, juste pour vous ayez une idée, j'ai demandé au service de la DGCCRF de faire des prélèvements trois fois plus que d'habitude, 700 prélèvements. Sur 700 prélèvements, on vient d'avoir des analyses. Il y en a 70 % qui sont non conformes vis-à-vis de notre code de la consommation. Donc 40 % sont dangereux. Je vous dire, il y a par exemple dans des jouets avec du sable, m'entendez, il y a de la miete dans les sables. Dans le sable, moi vous on a un devoir, il faut éveiller les consciences. J'en profite aussi pour le dire. Il faut être attentif quand on commande sur Chine ou TMU parce que bien souvent c'est des produits dangereux. Donc on va continuer
de se battre et il y a une enquête de la Commission européenne qui a été lancée qui va aboutir et il y aura sûrement une condamnation et puis moi je voudrais qu'on donne les moyens à l'administration française. Il y a une PPL là qui est en cours et que je veux soutenir proposition de loi. Oui. Et oui une et on pourrait s'il respecte pas nos normes, mettre la balle dans le camp de la DGCCRF qui pourrait débrancher s'il respecte pas nos normes comme un commerce physique par exemple. euh on le fait fermer s'il respecte pas euh euh les règles sanitaires par exemple. Au moins, c'est clair. Puis on sent que là ça vous énerve ce sujet. Oui. Ah non, parce que on fait excusez-moi, j'ai juste une petite précision. Euh on va élargir les aides. Pour revenir juste un achetant sur les
aides euh qui vont être élargies aux taxis, aux infirmières libérales et cetera. C'est le premier ministre, on a bien compris qui feront [rires] qui fera les annonces. Mais donc il faudra économiser plus parce que pour la l'instant ça coûte 150 millions mais euh on voit bien que ce que vous rapporte la hausse des prix de pétrole avec la TVA qui rentre dans vos comptes et ben ça diminue parce que la parce que la la consommation diminue. Comment vous allez financer ? C'est pas une bonne affaire pour l'état. En effet, [raclement de gorge] en finance, on est en train de regarder, hein, ça fait partie des choses. C'est des arbitres, effectivement, ce sont des arbitrage qu'il faut faire sur le budget de l'État. Si on veut tenir nos 5 % euh
du de la dette PIB par rapport au PIB, donc on s'est engagé là-dessus. Donc, il faut qu'on tienne il faut qu'on tienne la baraque là-dessus. Donc euh bien sûr euh on va trouver des économies euh sur les frais supplémentaires. C'est le frais de les frais de fonctionnement font partie, je vous ai parlé des ministères tout à l'heure, les ministères au plan national font un gros effort. Je tiens à le dire, j'en suis témoin, moi je le vois. Moi qui avais un peu la dendure quand j'étais de l'autre côté de la barrière. Non mais maintenant je vois, je peux vous dire on fait très très attention. D'accord. Donc plus de 6 milliards d'économies à faire visiblement. Ah bah oui, d'accord. Non, impossible. Merci beaucoup Serge Mapin d'être venu voir. Merci. On voit bien que la situation est quand même
difficile. Euh merci en tous les cas d'être venu et nous avoir indiqué qu'est-ce que peut faire le gouvernement, qu'est-ce que vous pouvez faire. Voilà, c'est la fin de cet entretien.
Serge Papin