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interviewPublic Sénat· 13 mars 2025 35 min

Anne Hidalgo : « Non, je ne soutiendrai pas Boris Vallaud »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour anidalgo Merci beaucoup merci d'avoir accepté notre invitation vous êtes m socialiste de Paris et auteur de ce livre qui est sorti hier résister le Paris de l'espoir c'est aux éditions de l'Observatoire on va évidemment longuement parler on est ensemble pendant plus de 20 minutes avec Julien l'écuyer qui représente la presse régionale Julien de la voie du Nord bonjour Julien bonjour Orian bonjour bonjour bonjour on va évidemment parler de la Mairie de Paris de la gauche mais d'abord on va commencer par l'Ukraine vous en parlez d'ailleurs dans votre livre et et un mot sur ce qui s'est passé hier soir l'Assemblée nationale qui a donc voté une résolution de soutien à l'Ukraine en appelant notamment contre la vie du gouvernement à se saisir des avoir russes gelés vous auriez voté ce texte oui je l'aurais voté je pense qu'il faut aller sur ce terrain-là j'ai entendu les arguments du gouvernement mais je pense qu'il faut absolument d'abord trouver des moyens avoir des sanctions qui soient des vraies sanctions contre la Russie et soutenir sans réserve l'Ukraine parce que d'abord parce que c'est un peuple qui s'est fait attaquer et qui vit une guerre et qui est un courage absolument inouï qui est un peuple très européen qui défend les valeurs européennes et qui est aussi une sorte de vigie de notre propre sécurité en Europe et donc oui je l'aurais voté sans aucune sans aucun état d'â il y a pas unanimité sur ce texte et notamment à gauche les insoumis les communistes ne l'ont pas voté le rassemblement national s'est abstenu quand dites-vous d'abord pour ce qui est des insoumis ils n'ont jamais soutenu l'Ukraine ils ont toujours été pro Poutine quand ils ont vu que céta moins populaire ils ont essayé d'habiller ça sous un pacifisme pardon mais de façade euh en traitant en nous traitant nous les soutiens de de l'Ukraine et de cette liberté revendiquée de bellciste donc ça ne m'étonne pas mais c'est l'affirmation d'une fracture entre un mouvement populiste qui est celui des insoumis entre une position très prorusse qui est celle de Mélenchon avec quand même des designation très sélective de de Mélenchon prompte à dénoncer le colonialisme partout sauf quand c'est la Russie qui est à l'origine de cette forme aussi de de guerre coloniale donc voilà moi ça ne me surprend pas c'est une raison supplémentaire de se dire qu'on a pas grand-chose à faire avec eux est-ce que vous ne rejoignez pas les filles dans la dans la crainte qu'ils on que le président fasse peur au français je reprends les les mots par exemple d'un Emmanuel d'un manuel B qui dit le président veut faire peur pour faire passer aussi des politiques de régression sociale d'abord je ne serais pas d'accord avec les politiques de régression sociale et donc je combattrai des politiques de régression sociale mais je pense que c'est un argument qui est un argument d'une forme de manipulation du débat public à le sujet de l'Ukraine alors oui il peut y avoir des tentation hein d'un certain nombre de de ministres voir même du président de la République d'utiliser cette période pour faire passer des réformes sociales au nom d'un effort de guerre je crois qu'il faudra bien là-dessus avoir aussi une position très ferme sur les questions économiques comment est financé où va être financé le réarmement le soutien à la défense au niveau français et au niveau européen et pour moi évidemment il ne s'agira pas de baisser euh les moyens exemple de l'éducation nationale de la santé et ce qui fait la cohésion de notre pays vous citez vous-même il y a des certains ministres je pense par exemple au ministre délégué à l'Europe Benjamin Hadad qui commence à à s'interroger sur le fait même de de d'envisager un retour de l'âge légal à 62 ans et je parle même pas de de 60 ans est-ce que vous considérez que dans ces conditions là en effet se poser cette question de de d'un retour à 62 ans elle est un peu incohérente d'abord je pense que si le gouvernement va sur le terrain de au nom de l'effort de guerre affaiblir la protection sociale alors ils auront perdu une grande partie du soutien populaire français au soutien à l'Ukraine et à notre défense et à notre indépendance dans cette défense puisque nous devons et ça je pense qu'il y a dans dans dans la l'histoire française et dans l'opinion publique française il y a quand même depuis longtemps cette conviction qu'il faut quand même qu'on qu'on se protège nous-même c'est c'est l'histoire aussi de notre pays et au sein de l'OTAN et au niveau européen mais je je je le dis bien sûr que le gouvernement ne s'amuse pas à faire une confusion des gens je pense que justement d'ailleurs si on veut pouvoir mieux faire comprendre et faire adhérer avoir une cohésion nationale autour de cette idée qu'il faut pouvoir se défendre et que ça veut dire évidemment des moyens accrus pour notre défense qu'il ne faut pas déstabiliser le modèle français alors est-ce qu'on a les moyens de faire les deux oui d'abord parce que au niveau européen l'Europe a décidé que pour ce qui était de l'effort de les guerre ça ne est duré armement ça ne rentrerait pas dans le calcul du déficit public oui ENF le déficit il va être aggravé par l'EFF de de financement des de l'armement oui mais il ne rentrera pas dans le calcul du déficit public et des 3 % é ite et par ailleurs il y a des industries des entreprises privées qui elles vont bénéficier aussi de ces investissements accrus et qui vont elles-mêmes aussi investir donc je je pense qu'il ne faut pas avoir une vision maltusienne de l'économie hein il y a d'un côté un secteur qui est aussi un secteur économique qui est celui de la défense de l'armement euh de qui touche toute l'industrie et dans laquelle la France ne va pas être si mal placée que ça euh par rapport à cette offre euh qu'elle va pouvoir et qu'elle va devoir augmenter pour répondre aux besoins européens et français de défense et par ailleurs il faut maintenir dans notre pays et au niveau européen mais dans notre pays une cohésion qui passe par quoi par un effort sur l'éducation qui va très très mal par un effort sur les questions de santé et de nos hôpitaux qui ne vont pas bien du tout et donc il ne faudra pas faiblir tout ce qui sur le plan social et de la solidarité fait la cohésion du pays on va parler de la gauche dans votre livre vous parlez plus largement de la démocratie vous parlez des partis politiques vous parlez de défaillance des partis est-ce qu'aujourd'hui le Parti socialiste a encore un avenir d'abord peut-être vous dire j'ai écrit ce livre j'ai commencé à l'écrire en avril l'année dernière parce que effectivement la crise démocratique majeur que nous vivons dans toutes nos démocraties occidentales est quelque chose qui ne peut que nous saisir et on le voit encore plus aujourd'hui avec ce qui s'est passé avec l'élection de Donald Trump aux États-Unis mais et et donc la question que je me suis posée c'est d'abord comment on en est arrivé là et deuxièmement qu'est-ce qu'il faudrait faire pour sortir de cette crise démocratique parce que je crois profondément qu'il y a pas d'autre système qu'un système démocratique c'est-à-dire du droit des lois des institutions qui correspondent à ce que veut un pays un peuple une société et qui permettent de réguler nos tensions dans cet ensemble là les partis politiques doivent jouer un rôle très important je fais tout un chapitre sur les pièges du Nouveau Monde on a cru voilà ces dernières années c'est pas que Emmanuel Macron et la macronie c'est un ensemble on a cru qu'on pouvait se passer de ces vieux partis qui d'ailleurs étit un peu voilà ne s'était pas renouvelé c'était vraiment replié sur leur bataille d'appareil et pas du tout sur le rapport à la société sur la compréhension du monde et ils ne sont plus apparus comme des solutions ils ont été dépassés ils ont été boutés et ça a donné quoi ça donne un résultat absolument délétaire puisque regardez nous sommes à peine 3 ans après la présidentielle de 2022 rien n'a été réglé pourquoi parce qu'en 2022 les sujets n'ont pas été mis sur la table et les partis démocratiques à droite comme à gauche ont été dépassé laminé et réduit quasiment à la portion congrue remplacé sur leur sur leur bord par des mouvements qui ne sont pas vraiment des partis politiques c'est des organisations dédiées à un homme jamais à une femme enfin je mets de côté la question de l'extrême droite française incarnée par une héritière Marine Le Pen mais des mouvements qui sont dédiés à un homme et qui sont en général organisés comme comme des des armées numériques prêtes à Failler sur les réseaux sociaux parce que c'est là que se passe aujourd'hui une grande partie le PS plus particulièrement vous n'êtes pas tendre avec avec lui vous estimez qu'il n'a pas suffisamment travaillé le fond vous vous rappelez que il a du mal à aller à la rencontre des forces vives est-ce que c'est la c'est la faute d'un premier secrétaire par exemple qui n'a pas fait le ce travail d'abord je pense que c'est une responsabilité collec dans mon livre je ne à aucun moment je ne dis c'est la faute à un tel ou à un tel il y a une responsab vous parlez de godie hein on sent bien que quand même vous dites le PS n'a toujours pas réussi à choisir sa voix absolument je je je le dis et et je le maintiens mais je ne cherche pas une responsabil clair du Parti socialiste absolument et donc c'est pour ça qu'il faut et je pense que le le Parti socialiste c'est aussi d'éliter sous leseffet bien sûr des crises sous l'effet d'une élection de 2017 et de l'impossibilité pour François Hollande en tout cas du choix qu'il fait quand même de ne pas se représenter bref il y a plein de de raisons et puis après un manque de travail évident c'estàd un manque d'organisation un manque de travail et une stratégie qui a consisté pour l'essentiel à essayer de se cacher derrière tel ou tel qui pouvait apparaître dans le débat public aveciv s'est caché derrière Jean-Luc Mélenchon euh oui ça c'est clairement enfin disons les choses c'est faire le choix de se mettre derrière la force dominante sans se poser la question de pourquoi cette force était dominante pourquoi je je le dis souvent vous savez le peuple de gauche c'est un peuple généreux c'est un peuple critique très critique mais c'est un peuple généreux par exemple en 2022 ce peuple de gauche qu'est-ce qu'il voulait il voulait juste ne plus être contraint dans son choix entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron il voulait pouvoir essayer de dire il y a il y a une autre voix possible et c'est Jean-Luc Mélenchon qui a évidemment à ce moment-là parce qu'il était mieux organisé parce qu'il avait une voix qui portait mais qu'il avait une organisation politique derrière avec une armée numérique qui faisait la bataille notamment à un endroit où il faut quand même mener la bataille c'est les réseaux sociaux et les médias après euh ça veut dire juste que le Parti socialiste il n'est plus en capacité de faire émerger un candidat à la présidentielle c'est ce qui explique aussi votre score selon vous alors je je ne dis pas qu'il est pas en capacité de faire émerger un candidat il devra le faire mais il faut avant avant de de de faire émerger il faut être au clair sur clifier le con le Congrès en juin ça doit être le congrès de la clarificationou pour moi clairement ce congrès est très important il doit être celui de la clarification d'abord parce qu'il y a une expérience qui est malheureuse pas simplement de la présidentielle mais une expérience malheureuse d'un parti qui est quand même le parti de J jores et Bloom un parti qui a su transformer le pays avec miteran et et l'arrivée de la gauche en 81 et un parti qui s'est effondré et qui doit retrouver son espace il y a d'autres pays parce que je parle beaucoup d'exemples étranger dans dans mon livre il y a d'autres pays je pense à Pedro Sanchez qui a compris très tôt Pedro Sanchez que et il me l'a souvent formulé ainsi qu'il ne voulait pas devenir en Espagne comme le passoc le passoc c'est le parti grec qui s'était effondré et qui n'a pas réussi à se reconstituer même si ça frémit un peu au aujourd'hui en Grèce et donc pour quelqu'un comme Pedro Sanchez son obsession a été à la fois dans la conquête du pouvoir pour arriver à être Premier ministre de l'Espagne c'était d'avoir une force politique militante enracinée dans le pays avec évidemment aussi un travail sur le fond et et le choix qu'il a fait est un choix de socialdémocrate et là aussi pour moi c'est c'est cette pensée là qui doit nous guider à la fois comme pensée et comme méthode parce que la socialdémocratie elle prône évidemment la démocratie elle prône la question sociale il faut y rajouter la question environnementale évidemment mais elle prône aussi une méthode dans la société pour entraîner et pour être en en dialogue permanent avec les autres forces je pense aux syndicats je pense aux associations je pense aux intellectuels je pense aux artistes qui ont à à prendre toute leur place dans une bataille culturelle qu'il nous faut engager parce qu'avant avant les résultats politiques il faut la bataille culturelle et donc c'est ce que j'essaie d'expliquer dans dans ce livre sont mes convictions aussi etjint il y a donc un congrès au Parti socialiste Olivier fort est candidat à sa succession mais depuis ce matin il y a un nouveau candidat on va écouter Boris valallot le président du groupe socialiste à l'Assemblée je donne un un rendez-vous à toutes et à tous pour que nous nous retrouvions et je pense que je peux être ce lien ce lien entre des socialistes qui prétendent ne pas s'entendre mais don je sais qu'ils peuvent travailler ensemble je ne suis pas une candidature de plus mais que je peux être beaucoup de candidatures collectives pour créer ce collectif qui nous manque mais qui est indispensable cont tenu de la période Aline dalgo qu'est-ce que vous pensez de cette déclaration de candidature ce matin est-ce que vous soutiendrez Boris vallon non je ne soutiendrai pas Boris Valot mais c'est très bien je respecte évidemment sa position je pense que on parle de rassemblement et bien sûr que à l'arrivée il faut être assemblé mais il faut d'abord clarifier il faut d'abord clarifier il faut qu'on soit clair sur ce que l'on veut euh pour notre pays ce que l'on veut par exemple moi dans mes propositions j'ai tout un chapitre justement sur cette ouverture que l'on doit faire vers une une proposition politique écologique social démocratique humaniste et donc sur le fond moi je je veux d'abord qu'on pose les idées parce que on ne pourra pas rassembler sans clarifier ou alors on repart il va faire son travail et je respecte hein et tropolivier fort ou je je n'en sais rien je je ne je n'ai pas vu jusqu'à présent quelque chose qui me permettait de me dire que de ce côté-là il y aura une clarification hein de de de nos positions politiqu y compris dans le rapport avec les autres forces politiques par exemple moi je souhaite vraiment une clarification sur nos alliances euh je ne je ne souhaite pas je ne veux pas que on puisse repartir je parle pas des électeurs je parle de la force politique qui s'appelle la etfi avec Mélenchon ou sans Mélenchon je ne souhaite pas que l'on soit nous ou les supplétifs ou les Alliés d'une force populiste parce que c'est une force populiste qui d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon lui-même l'a théorisé il ne dit pas que le monde et la politique devrai être présenté dans un clivage gauche-doite il dit maintenant c'est le peuple les élites c'est les banlieux contre euh contre les centre-villes voilà moi je je ne je pense qu'il faut vraiment clarifier les choses d'abord sur le fond je je ne peux pas me me sentir proche d'un mouvement politique euh avec lequel on s'est allié pour des raisons électoral mais enfin quand même à Paris l'alliance elle a coûté cher hein elle a coûté cher par on est quand même une ville qui est dirigée par la gauche depuis 25 ans avec une force motrice qui s'appelle le Parti socialiste et euh on a euh deux députés à l'arrache à l'arrache hein tout le reste c'est des concessions qui ont été faites pour les enfin des concession c'est la LFI qui s'est servi dans une ville comme la N c'est pas possibleticit qui lors du congrès duord moi je je soutiendrai une ligne politique d'accord et je soutiendrai une ligne politique dans laquelle il y aura aussi une clarification sur le fond sur la méthode une méthode profondément social-démocrate je souhaite vraiment que dans le travail que l'on doit faire il y ait ce lien avec les syndicats la société civile les intellectuels les artistes les qui est le représentant de cette ligne moi je fais partie de d'une d'un groupe aujourd'hui au sein du PS qui s'appelle refondation avec avec Nicolas Maya Rossignol mais je pense que le Congrès que nous sommes en train de de préparer ne peut pas être la réplique du concret de Marseille ça peut pas être les trois motions qui il y avait à Marseille et puis onit match donc il faut d'abord par le fond et après il y aura de l'Incarnation mais il faut par le fond poser bien sûr cette ligne là et les alliances et dans les alliances je le redis pour moi très clairement on a des alliés historiques les écologistes et j'espère qu'ils feront aussi le choix de la clarté dans leur propre débat il y a les communistes qui sont des alliés que l'on a toujours eu et avec lesquels même s'il y a des positions par exemple sur les questions internationales qui sont différentes mais qui sont nos alliés et puis il y a place publique avec Raphaël gutzman qui lui aussi a ouvert à partir des européennes sur une ligne très clair qui a fédéré à Paris c'était 23 % de l'électorat en France c'était quasiment 14 % qui a fédéré aussi une une autour d'une pensée social-démocrate écologiste et très claire sur les questions international et donc c'est autour de cela que je souhaite moi pouvoir m vous avez signé une tribune en effet avec des élus Carole delgat Michael de lafousse Nicolas maer Rossignol pour justement demander une la Fondation rapide d'une plateforme commune avec avec place publique euh Raphael gluxman on a l'impression qu' qu'il est encore dans dans l'attente il souhaite ne pas interférer avec l'élection l'élection au PS est-ce qu'il vous a seulement répondu sur cette idée de plateforme commune bien sûr et puis je l'ai je l'ai revu aussi cette semaine donc oui lui c'est aussi enfin je vais pas parler à sa place mais c'est une vision que nous partageons qu'il n'ait pas envie d'intervenir directement dans le congrès du PS je je voilà il fait il a une autre forme formation politique donc c'est normal donc cette plateforme commune elle va elle va Mo je P va être crée bien sûr mais pour ça il faut que le PS clarifie il peut pas être dans l'ambiguïé et vous espérez qu'un jour le PS et place publique soi réunies moi je autour d'une confédération de de ce qu'on veut en tous les cas ça sera une même vous savez quand la la gauche en 91 l'emporte bien sûr il y a il y a un leader qui a un fin stratège et pas juste tacticien c'est un fin stratège c'est François mitterran mais pourquoi cette victoire est possible en 81 parce que pendant des années et des années il y a cette bataille culturelle qui est menée les partis politiques et le Parti socialiste à l'époque est un parti qui fait de l'éducation populaire qui apporte une une contreculture un contre message au message dominant de l'époque hein qui n'était pas vraiment un message de gauche et puis il y a les syndicats et puis y a des artistes qui s'engagent et puis les citoyens aussi donc il faut pour que c'est très difficile pour la gauche de de d'emporter partout hein sur la planète d'emporter une élection parce que parce que quand on est de gauche on y met une forme de générosité c'est-à-dire d'attention à l'autre qui vous sort de ce réflexe naturel qui serait de ne vous préoccuper que de votre situation donc c'est un effort intellectuel qu'il faut faire pour se mettre à distance et pour avoir évidemment une conviction sur l'intérêt commun et donc je pense que il faut qu'il y ait ce travail-là de mobilisation que ça passera par une plateforme commune je l'espère avec place publique et avec d'autres parce que ça peut aller très vite après vous savez je pense que contrairement à à 81 ça peut aller beaucoup plus vite parce que de l'effet déléire des des des réseaux sociaux il peut y avoir aussi une force pour aller plus vite vous dites vouloir prendre votre part dans la refondation d'une offre politique social-démocrate François Hollande dit la même chose est-ce que vous travaillez ensemble bah il faut de toute façon qu'il qu'il qu'il aide et il ne peut que aider hein et je pense que lui aussi il est pas du tout dans une vision qui est une vision de faire alliance avec une force populiste qui s'appelle euh la LFI est-ce que du coup il pourrait porter cette ligneel à la présidentielle est-ce qu'il serait le bon candidat pour vous pour moi non parce que je pense que on a besoin de lui dans le débat mais que je je ne suis pas en train de d'expliquer ici que tout ça il faut le faire pour se ranger derrière un homme moi je me rangerai derrière personne hein voilà je ne rangerai que derrière des idées et des personnes qui aient euh une un niveau éthique un niveau qui pose justement cette éthique cette morale ces convictions ces exigences euh dans le débat démocratique et je crois et je le dis dans mon livre j'ai tout un passage sur la question de l'Incarnation bien sûr qu'à un moment il faut de l'Incarnation mais est-ce que vous vous pourriez être cette rincarnation est-ce que vous pourriez retourner à la présidenelle je non je suis pas du tout dans cette idée làà et et d'ailleurs je le dis dans ce livre l'incarnation c'est toujours contre les femmes hein les femmes on est toujours trop ceci pas assez cela et et on incarne jamais hein on incarne jamais et donc moi la question de l'Incarnation pardon elle me bon bref je je je sais bien que dans un un monde où le médiatique et où il faut de la force alors si vous me dites l'incarnation c'est une capacité à porter avec force et avec conviction un un un propos et une politique oui ça d'accord mais l'incarnation qui consiste à dire vite vite derrière qui on va se ranger et puis on va faire une petite armée là comme ça derrière sans se poser de questions et en avalant tout sans jamais pouvoir émettre euh un esprit ENF son propre esprit critique ou ses idées non voilà donc François Hollande on a besoin de lui et et on a besoin de lui dans ce débat c'est un ancien président de la République mais je pense que ça serait une totale erreur que de rentrer dans l'idée queil faut une incarnation en tous les cas je pense qu'il y a évidemment un long chemin avant de savoir qui pour porter une politique qu'il faut d'abord définir on parle de la Mairie de Paris avant de parler de la de la question de la bataille pour les municipales il y a une proposition de député Renaissance soutenu par le gouvernement qui prévoit de changer le mode de scrutin à Paris à Lyon à Marseille pour permettre une élection plus directe du maire je simplifie le texte aurait dû être examiné en commission hier il a encore été reporté qu'est-ce que vous pensez de ce report d'abord c'est un tripatouillage ce qu'ils sont en train de faire partant de gros mensonges expliquer mais vraiment les yeux dans les yeux aux Français que le maire de Paris la maire de Paris ne serait pas élu comme les autres maires de France mais c'est un mensonge et honté pourquoi on a besoin de mentir pour justifier un tripatouillage électorale parce que ce sont des gens qui n'ont pas réussi à s'implanter qui n'ont pas réussi à gagner le maire de Paris est élu comme tous les maires de France par son conseil municipal ce qui déf d'abord des élections par arrondissement et par sectur à à Marseille c'est la taille des villes qui fait que il y a un conseil municipal qui est élu par arrondissement ou par secteur mais pourquoi mentir parce que ces gens-là n'ont pas réussi à s'implanter ces gens-là c'est bien sûr d'abord Renaissance et aussi madame daty qui variant entre son soutien de aux républicains puis son basculement pur et simple du côté de renaissance avec Monsieur Maillard qui quand même écoutez vraiment hein si si c'était pas grave ça me ferait vraiment rire ils sont incapables infoutus de proposer un texte de loi qui puisse passer à la moulinette du Conseil constitutionnel pour une raison très simple c'est que ce qu'il vise n'est pas ne peut pas s'écrire d'une façon juridique propre ça ne peut pas s'écrire pourquoi parce qu'il vise à tripatouiller électoralement il pense qu'ils ne peuvent gagner Paris que en tripatouillant le mode de scrutin et en finalement écartant les arrondissement pour une raison simple c'est qu'ils n'ont aucune implantation pourquoi je suis favorable au mode de scrutin actuel même si on peut toujours évidemment envisager mais pas dans l'urgence pas à la hussarde pas comme des vandales une évolution parce que ce système est quand même assez démocratique vous savez pour être maire de Paris il faut que vous ayez la capacité à être implanté dans tout Paris il faut que vous ayez des centaines des centaines d'élus dans les conseils d'arrondissement c'est pour moi une garantie démocratique que d'abord le maire de Paris qui est une personnalité politique nationale c'est un personnage important le maire de Paris pas ma personne mais ça a toujours été parce que c'est la capitale de la France il faut que le maire de Paris soit connecté à sa commune et à tous les arrondissements et c'est un système démocratique qui dans une très grande ville garantit aussi beaucoup de proximité à partir notamment de la figure politique majeure que je respecte majorité comme opposition des mê vous vous parliez du fait que la gauche pourrait perdre Paris je vous ai entendu pourrait perdre Paris si elle se tire une balle dans le piedou quand on voit la situation de de de la gauche sur Paris avec la rivalité Emmanuel Grégoire votre ancien ex premier adjoint et Rémy Ferraud votre successeur que vous avez désigné en en tout cas vous supportez que vous soutenez est-ce que vous ne craignez pas que cette guerre intestine ne favorise les candidats adversaires d'abord c'est pas une guerre d'abord c'est la démocratie c'est un c'est une fonction éminemment importante et en politique je le dis aussi aussi dans mon livre il y a de la passion il y a de l'ambition et et ça heureusement hein heureusement on n'est pas dans un système où on désignerait et cetera il y a de la démocratie et les militants Parisiens auront à se prononcer moi depuis ma fenêtre depuis mon expérience j'ai gagné deux fois cette ville et j'ai été première adjointe pendant 13 ans je sais très bien ce qu'est la fonction de première adjointe la fonction de premier adjoint c'est protéger le maire et protéger l'équipe qui a derrière le maire je ne peux constater que Emmanuel Grégoire n'a pas n'a pas rempli ce r n'a pas rempli ce rô là il n'a pas fait ses preuves moi j'ai été première adjointe pendant 13 ans auprès de Bertrand de laané j'ai fait mes preuves vous croyez que c'est qu'il m'a désigné comme ça vous croyez que c'était dans un compte de fait voilà et que oh super anidalgo arrive et c'est le maire sortant qui décide que c'est elle mais non c'était de la politique de la passion mais simplement j'ai gagné mon leadership à l'époque au sein euh de la famille socialiste et au-delà et j'avais fait mes preuves donc moi je dis aujourd'hui il vous a déçumé est-ce qu'il vous a est-ce qu'il vous a trahi je je oui absolument je pense qu'il c'est de cet ordre-là aussi parce que vous savez pourquoi ça aurait été très confortable pour moi de dire j'ai un premier adjoint je le préparais je je je l'aidais à se former je suis pas quelqu'un de très invasif hein mais je mets euh en en situation de pouvoir faire euh le travail pour lequel il était euh effectivement même prédestiné pour lequel il avait beaucoup de cartes en main qu'est-ce qui s'est passé il s'est passé que un il n'a pas fait ce travail il n'a pas fait ses preuves pour être maire de Paris il faut être costaud quand même hein il faut savoir dire non hein il faut savoir poser les choses très clairement savoir dire non savoir dire oui savoir rassembler et ne pas parler que de soi parler de l'intérêt collectif ce que fait très bien Rémi Ferraud et par ailleurs par ailleurs oui il y a de l'ordre de la trahison pardonnez-moi mais moi quand j'ai découvert sa candidature dans les journaux et que j'ai découvert que sa candidature se faisait en fait contre notre bilan commun et ce que nous avions fait ensemble je me dis là là si on va de ce côté-là alors là pardon du mot on déconne et là on se tire une balle dans le pied donc ça veut dire que la mère de Paris que je suis elle a vu elle voit elle a une expertise politique c'est pas un caprice ou j'aime et j'aime pas on n'est pas en train de liker qui va être maire de Paris mais j'ai vu et je suis quelqu'un d'exigeant pour moi-même donc je le suis aussi évidemment par rapport à au chemin qu'on doit prendre Rémy Ferraro est un homme solide c'est un homme qui a une expérience qui qui a été confronté à de très nombreuses crises à mes côtés et aussi en en première ligne comme à l'époque mais si les militants socialistes le 30 juin désigne Emmanuel Grégoire est-ce que vous soutiendrez Emmanuel Grégoire d'abord je pense que les militants socialistes ont une intelligence qui fait que quand il voit que Rémi Ferraud est soutenu aujourd'hui c'est-à-dire des gens qui lui font confiance par tous les maires d'arrondissement tous les maires d'arrondissement c'est pas la réponse à la question je vais vous répondre par la mer de Paris je pense que les militants qui sont des êtres libres et intelligents choisirons celui qui peut nous faire gagner et celui qui sera un bon maire de Paris et donc est-ce que moi je ferai campagne vous savez je le redis comme ça je ne me mets pas dans cette perspective parce que on ne me fera pas faire quelque chose que je ne veux pas faireir quelqu'un qui a passé son temps notamment cette dernière risque de faire gagner ces deux dernières années je ne pourrais pas soutenir quelqu'un qui ces deux dernières années a passé son temps à me tirer le tapis sous le pied et je soutiendrai quelqu'un qui pourra parce que ça ça nous fera perdre ça nous fera perdre alors en revanche je je passerai mon temps mon énergie à soutenir celui qui peut nous faire gagner parce qu'il a les valeurs morales éthiques il l'a prouvé et il a la force politique et la capacité à mener cette ville et une politique et il fera sa politique hein moi ça évidemment que l'avenir il va s'écrire sous d'autres formes avec d'autres idées et je trouve ça fabuleux de pouvoir aider et accompagner une équipe à mettre en forme de nouvelles idées parce qu'il y aura un nouveau il y aura est-ce qu'il faut une union dès le premier tour une union de la gauche dès le premier tour alors je pense que en tous les cas Rémi Ferraud le le le dira aussi mais rassembler le plus largement possible nos partenaires qui sont bien sûr les écologistes les communistes et beaucoup de sociétés civiles avec qui nous sommes dès le premier tour ça je pense qu'il faut évidemment y aller et place publique qui est aussi une force politique qui pèse à Paris donc ça je pense que c'est une force très très large très engageante vous savez plac publiqu ils sont très claires hein ils soutiendront pas quelqu'un qui serait dans des ambiguïés quant aux relations avec la LFI et et les populistes deux dernières questions un petit peu plus personnelles n dalalgo parce que ce livre c'est aussi le livre de votre bilan à la mairie de Paris on a beaucoup parlé de ce Hidalgo baching comment vous l'avez vécu vous personnellement B d'abord c'est jamais très agréable de se faire attaquer en permanence par des gens et pas défendre hein pour revenir à la question précédente et pas défendre par par ceux qui devraient vous défendre et donc c'est c'est très dur c'est très très dur mais après voilà moi je suis une femme politique et je suis pas dans la psychologie hein donc je me je me suis et je suis quelqu'un de très rationnel donc je me suis dit d'où ça vient quelle est la part de ma responsabilité de mes fautes liées peut-être aussi à mon comportement ou à la façon de mener tel ou tel projet pour qu'on l'améliore et puis finalement quelle est la part aussi de mise en cause de ma légitimité je suis une femme de gauche féministe né à l'étranger de milieu très modeste ça faisait beaucoup pour des gens qui considèrent que Paris c'était leur propriété et que quand même quand même tout ça devait être envoyé à l'illégitimité et là ce combat là sur la question de la légitimité je l'ai mené avec beaucoup de force cette conviction parce que justement et ça revient à la question démocratique en démocratie on accepte la controverse on accepte le débat mais on accepte les règles du jeu et on ne remet pas en cause la légitimité de celui qui a g dernière question sur la suite du coup bien sûr on est obligé de vous poser la la question que de savoir comment va s'écrire la la suite de votre de votre parcours est-ce qu'il est politique est-ce qu'il va il va s'investir ailleurs comment vous imaginez d'abord il sera forcément politique parce que je le dis aussi tout est politique hein voilà et je pense que la politique est très importante hein je ma conclusion c'est imaginez que camalin Haris a gagné l'élection présidentielle américaine on n serait vraiment pas là donc oui il sera politique après il y a différentes façons de faire de la politique moi j'ai envie de continuer j'écrirai je je vais me mobiliser évidemment pour qu'il ait une grande force social-démocrate écologiste qui se crée dans notre pays en toutous les cas qui transforme oui mais on parle plus précisément vous parlez de d'investissement dans la justice et et ça aussi ça c'est un sujet sur lequel j'ai vraiment envie de m'investir bon ma ma profession enfin en tous les cas je suis juriste et je j'attache une grande importance au droit au droit international et à la question de la justice climatique donc j'ai vraiment envie de m'investir aussi non pas en dirigeant une ONG hein mais au côté de plein d'ONG de fondations et des maires pour faire progresser les questions environnementales à travers ce grand sujet qui est la justice climatique merci beaucoup merci d'avoir été notre invité au lendemain de la sortie de votre livre on rappelle le titre résister le Paris de l'espoir c'est aux édition l'Observatoire merci Julien merci à vous passe au club territo