Liban bombardé : le Hezbollah divise
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
pris depuis des années dans la guerre entre Israël et le Esbola. Les Libanais aussi entre lassitude et colère, même si le parti de Dieu a encore ses partisans. Reportage de nos envoyés spéciaux à Beyouth, Luc Lacroix, Christophe Kenk et Daphnainous.
Nous entrons dans la banlieue sud de Beou, pilonné par l'armée israélienne. Le Esbola a ici touché dans son bastion. Sur les décombres, son drapeau jaune planté, moyen de dire qu'il n'est pas vaincu.
Mais s'est-il coupé de sa base populaire, les chites qui se retrouvent à la rue. La plupart d'entre eux dit le soutenir coûte que coûte et continue de l'appeler la résistance. Bien sûr que nous sommes avec la résistance.
Quoi qu'il arrive, nous sommes avec la résistance. Même si nous avons dû partir de chez nous. Cet homme est le seul à nous dire qu'il ne partage pas ses idées.
Mais quand nous l'interrogeons, dans cette guerre, vous soutenez le Non, je veux pas répondre à ça. Qu'en pensent les autres communautés ? Ce commerçant sunite dit soutenir le esbola chit.
Je suis avec le esbola contre Israël. Est-ce qu'il nous envoie des roses avec leurs avions ? que des missiles et des bombes, c'est pour ça qu'on ne les aime pas.
Ce garagiste est sunite lui aussi, mais pour lui le esbola est allé trop loin cette fois-ci. Nous étions tous avec la résistance. Les Libanais étaient avec la résistance.
Mais maintenant, c'est différent. Les gens ne peuvent plus supporter tout ça et ils ne veulent plus la guerre. C'est ici dans les quartiers chrétiens que ces critiques, ce ralbol du Esbola s'expriment le plus ouvertement.
Eux en veulent au Esbola qui les aurait entraîné dans une guerre qui n'est pas la leure. C'est une guerre iranienne, pas libanaise. Il nous disent espérer que l'armée régulière désarmera la milice mais pense qu'elle n'en est pas capable.
Les tensions entre Israël et le Esbola libanais ne sont pas nouvelles. On peut même dire qu'ils sont en état de guerre ouverte ou larvé depuis 40 ans. Comment a débuté ce conflit entre l'État hébreu et la milice chite allié de l'Iran ?
C'est le grand format du 20h signé Mathieu Boissot, Carole Cuello et Alisé Grides. Il est souvent décrit comme affaibli, isolé. Pourtant, c'est bien le Esbola qui a choisi d'ouvrir un nouveau front contre Israël le 1er mars.
Des tirs de roquettes en soutien à la République islamique d'Iran attaquer la veille. 44 ans d'existence, 44 ans d'affrontement avec l'État hébreu. Blind Israéliens en pleine offensive. 1982, invasion israélienne du Liban.
Pour repousser l'attaque, l'Iran décide de créer une guerria, le parti d'Allah. Esbola en arabe filiation directe de teran à Beyouth. Iranien aussi le style et les slogans.
Mort à l'Amérique, mort à Israël comme est notre chef et Dieu est le plus grand. Le esbola pire ennemi d'Israël dans la région avec l'Iran. 1992, le chef du mouvement, l'homme à abattre est éliminé.
Celui qui le remplace devient le visage de l'affrontement pendant 32 ans, Nasrala. Il leur donne les premiers tirs de roquette. S'il parient sur notre épuisement, nous leur rappelons que nous sommes jeunes et que nous allons leur infliger un grand nombre de victimes.
Avec lui et la tutelle iranienne, la milice devient un puissant groupe paramilitaire. En 2006, après l'enlèvement de deux de ses soldats, Israël lance une guerre pour l'éradiquer. Le mouvement est durement touché, mais il frappe lui aussi, bien plus fort qu'attendu. 119 militaires israéliens tués, une victoire divine, clame le Esbola.
Cette guerre de 2006 a permis au Hzbola de faire accréditer l'idée qu'il disposaiit d'une capacité de dissuasion contre Israël. Ça lui a donc donné un argument pour conserver son arsenal militaire. Il pouvait dire au reste des Libanais, c'est grâce à cet arsenal militaire qu'Israël a été incapable d'envahir le Liban.
Israël impuissant aussi face à l'emprise politique et économique qui s'étend au Liban, un état dans l'état presque intouchable jusqu'en septembre 2024. La déroute du Esbola. L'une des opérations les plus sophistiquées d'un service de renseignement.
Des milliers d'explosions simultanées de beper et de tooky walkiy dans les mains des combattants. Israël les avait piégé et 10 jours plus tard, le chef emblématique Hassan Nasrala est tué dans des bombardements. Benjamin Netaniau supervise les frappes.
Le esbola semble au bord du gouffre mais l'Iran accentue encore son soutien. En 2025, l'Iran est parvenu à faire acheminer 1 milliard de dollars en espèce via le port de Tripoli dans des containeurs pour bénéficier au Hizboullah, le préparer à à des nouvelles échéances. À chaque affrontement, le Esbola est sorti renforcé mais Israël promet que cette guerre en cours depuis 10 jours sera la dernière.
Le président Isaac Herzog l'a répété ce soir. L'objectif est la destruction du mouvement. Une fois pour toutes.
Et après ces reportages au Liban, partons en Israël. Arnaud Migué, bonsoir. Des roquettes du Esbola et des missiles iraniens ont-ils encore touché le pays aujourd'hui ?
A priori, il n'y a pas eu d'impact direct. Mais s'il y a des sites militaires ou stratégiques israéliens étaient touchés, nous n'en aurions pas connaissance censure militaire oblige. Mais comme tous les jours, des salfes domicile ont été tirées en direction d'Israël par l'Iran, comme tous les jours, les sirènes ont retenti ici à Tel Aviv et comme tous les jours, des projectiles iraniens, des drones, des roquettes du Esbola libanais ont été interceptés selon l'armée.
Pas de dégâts ou très peu causé par des débris, en tout cas aucun blessé. L'État hébreu est toujours visé par ses deux ennemis et toujours à l'offensive sur ces deux fronts. En croire le premier ministre israélien Léa Benjamin Netaniaou.
Israël va poursuivre ses bombardements au Liban et en Iran et ses démonstrations de force et de feu tant qu'il le peut. Pour l'État hébreu, la guerre devrait durer.