OCEAN VIKING : ASSEZ DE BLABLA, ON ACCUEILLE ! | BOYARD HANOUNA | VIE CHERE | AMENDES MACRON #EMPOP
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 58 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:01OuverteRéponse partielle
Quels sont les arguments contre l'accueil des migrants de l'Ocean Viking ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Comment s'est passée votre intervention à Toulon ?
- 20:01OuverteRéponse directe
Sophie Beau parle d'un échec dramatique des États européens. Qu'en pensez-vous ?
- 30:01OuverteRéponse directe
Faut-il débattre partout, même avec des médias hostiles ?
- 40:01OuverteRéponse directe
Quelles mesures proposez-vous contre la vie chère ?
- 50:01OuverteRéponse directe
Le gouvernement a utilisé le 49.3 sur le budget. Comment l'analysez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00AnimateurChiffre
« 3000 noyés disparus sur l'année 2021 en Méditerranée. »
- 26:00Christine PiresboneFait
« Les morts s'accumulent et à chaque fois c'est le même cirque de je me drape de moral. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
d'actualité. Bonsoir, bonsoir à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire. Je suis ravie ce soir d'être en compagnie de deux députés présents pour la première fois sur ce plateau.
J'ai nommé Christine Piresbone, député PS NUP du puit de dos mais secrétaire de la commission des finances. Merci Christine d'avoir accepté l'invitation. Euh également ce soir, nous sommes heureux d'accueillir pour la première fois sur ce plateau Sébastien de Logu, député LFI NUP des Bouches du Rône, membre de la commission des affaires sociales.
Bonsoir Sébastien. Bonsoir. Également euh Alexis Poulin nous fait le plaisir de venir à l'émission populaire ce soir.
Alexis Poulin, fondateur du média Le Monde moderne, journaliste indépendant que vous connaissez sans doute pour ces fabuleuses revues de presse sur Twitch tous les jours, chaque matin. Merci Alex. Presque à 9h. [rires] Presque à 9h également.
Alors, on est particulièrement fier d'avoir avec nous une personnalité que vous avez déjà vu dans l'émission populaire, l'artiste, chanteuse, interprète, comédienne Naombrovski. Merci Na de t'être libéré aussi ce soir. Merci à toi.
Alors, gros programme. Ce soir, nous allons parler de l'océan Viking ainsi que du traitement médiatique et politique de cette actualité. Et puis nous parlerons de la vie chère qui n'est pas une fatalité en tant qu'elle se joue sur le partage des richesses.
Antoine Léoman nous rejoindra sur le plateau pour nous parler de la loi d'Armanin sur la sécurité qui arrive à l'Assemblée et sur la pétition qu'Antoine a lancé sur change.org et qui dénonce le fait que Macron veut punir d'amende ceux qui s'opposent à sa réforme des retraites. L'émission populaire, c'est parti.
On est ensemble pour une petite heure. N'hésitez pas à liker et à partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag MPOP. Tout de suite le Zapop.
On va parler bien sûr de l'actualité avec et bien le navire de migrant au chaîn Viking. Les gens qui vont débarquer à Toulon, qui viennent de de débarquer si je vous ai bien suivi, ce sont des gens que nous allons retrouver dans quelques semaines sous le métro La Chapelle. Il y a plein de pays dans le monde qui sont normaux qui décident qui rentre et qui ne rentre pas chez eux.
Vous savez, les frontières sont pas des des barbelés. Les frontières, c'est une porte. On ouvre ou on ferme, vous invitez n'importe qui chez vous.
Moi, je voudrais pousser un grand coup de gueule. Nous n'avons pas les moyens d'accueillir ces gens. Il s'agit aussi d'être ferme et de ne pas être une une espèce de passoire si vous voulez ouvert aux quatre vents.
Simplement une fois que ces gens sont sur notre territoire, on en perd le contrôle. Si vous laissez entrer ces gens, vous allez les perdre dans la nature. Le président sait bien que l'afflux de migrants que l'on ne pourra ni assimiler ni intégrer menace la cohésion culturelle de notre pays ou ce qui en reste.
J'entendais tout à l'heure des femmes de Côte d'Ivoire évoqué par Ian Brosa qui viennent uniquement pour des raisons économiques. Mais pardonnez-moi, c'est pas une raison suffisante. Ces gens-là quand ils arrivent, ils ont pas le droit de travailler et pourtant on leur dit si vous voulez les papiers, il vous faut 30 fiches de paix.
Ces gens-là quand ils arrivent et qu' sont mineurs, on leur dit "Vous pouvez pas aller à l'école tant que vous avez pas prouvé que vous êtes mineur." Et la procédure judiciaire est tellement longue qu'à la fin, ils finissent par ne pas aller à l'école. Et quand on dit "Oui, mais on n' pas les moyens de les accueillir, pensez aux pauvres personnes en France qui n'ont pas de moyens", j'aimerais bien qu'à un moment on arrête d'opposer les Français qui sont pauvres et les immigrés.
Parce que aujourd'hui en France, vous avez cinq personnes qui possèdent autant que 27 millions de personnes. Et les cinq personnes les plus riches, ce sont les mêmes personnes qui appauvrissent la France et elles appauvrissent l'Afrique. Je vais vous donner l'exemple rien que de Boloré qui a déforesté le Cameroun.
Bolloré en Afrique, c'est des dizaines de ports, des chemins de fer, des transports routiers, de l'extraction minière, de tout ce qui se finit par Num, de la déforestation, du pétrole, des pins, des meugs, des autocollants et des totbags. Avec tout ce qui gagne en pillant l'Afrique, il paye des fachaots sur ses chaînes de télé pour dire que les africains doivent rentrer chez eux. Et moi, j'ai envie de dire au aux dirigeants européens e les tatas, les tontons, vous voulez pas prendre les migrants ?
OK, mais pour que les migrants aient envie de rester chez eux, peut-être qu'il faut aider l'Afrique et puis surtout peut-être qu'il faut arrêter de continuer à piller l'Afrique. Euh, [applaudissements] on va prendre les migrants plutôt, c'est plus simple. Merci.
C'est Heureusement qu'on a fait une deuxième partie avec ces discours là. Donc on rappelle les faits. Le bateau océan Viking de l'ONG de secours en mer SOS Méditerranée est resté bloqué 3 semaines en mer avec 234 personnes à son bord, des femmes, des hommes et des enfants secourus par l'association qui a conformément au droit maritime sollicité les autorités de la zone de recherche la Libye et Malte sans obtenir de réponse.
Elle a ensuite sollicité les États côtiers les plus proches, l'Italie donc sans trop d'espoir depuis l'arrivée de Georgia Meloni ouvertement fasciste au pouvoir et la France. Et le bateau a enfin pu accoster à Toulon le 11 novembre. Et Sébastien de Logu, tu t'es immédiatement déplacé à Toulon lorsque tu as appris la nouvelle.
Est-ce que tu peux nous raconter comment ça s'est passé ? Oh ben très clairement, moi j'étais en cérémonie du 11 novembre tranquille. On m'a dit que il était en train d'arriver.
Je dis bon ben on y va. Donc du coup on a fini la cérémonie, on s'est déplacé directement à Toulon. Donc pendant que j'étais en train de rouler, [raclement de gorge] j'ai appelé donc la préfecture, je leur ai dit "Bon ben j'arrive, je voudrais avoir mon droit de regard pour savoir comment les les conditions de de ce bateau arriva sur sur le port militaire." Et puis en fait, on m'a clairement dit "Non, non, je rentre pas, j'ai pourquoi ?" Et on m'a dit "Bon ben, attendez, on va on va arriver, on va vous prendre en charge." Sachant qu'il y avait en plus Zemour sur eux, ils étaient devant la porte en train de dégueuler leur xénophobie.
C'est complètement différent. Moi, je voulais avoir un droit de regard sur ce qui se passe. Voilà, ils sont en train de débarquer.
Bon ben, du coup, comment ça se passe ? Quelles sont les conditions de réception et cetera et cetera ? Très simplement, j'étais pas là pour faire aller dans les médias dire oui, il se passe c, il se passe là.
Non, c'était vraiment pour avoir un droit de regard en tant que parlementaire. Puis au final, il y a le le préfet maritime qui m'a clairement dit que le cabinet de Sébastien Lecornu lui avait dit que il voulait absolument pas que je rentre parce que si jamais il y en avait du Front National qui voulait rentrer, mais au moins il lui disent pas oui. Il dit "Mais il y a dégun devant la porte." Qu'est-ce que vous êtes en train de me raconter ?
Mais en fait au bout d'une heure, ils m'ont dit ils m'ont dit "Non non, tu ne rentreras pas." Et du coup, tu as été quand même à la rencontre des des de ces personnes et il y a Edou Penel d'ailleurs qui a repris ton les mots que tu as eu. "Je n'ai vu que des humains au bord du gouffre, nous ne céderons pas un centimètre d'espace politico-fasciste qui instrumentalise ces drames pour propager la haine et la xénophobie." H ben oui parce que en fait depuis euh depuis à peu près 15 jours, on entendait que des paroles d'extrême droite à la télévision et puis en fait quand moi je suis arrivé là-bas et que bon ils ont pas voulu me laisser rentrer dans le port, je c'est pas grave.
Donc je suis allé dans le centre qui leur été dédié pour pour l'accueil. J'ai vu qu'il y avait la Croix Rouge, le croissant de Lune. Ils étaient là, ils étaient ils ont bien pris en charge les réfugiés.
Ils se sont occupés d'eux. Ils leur les gens c'est quoi ? C'était des gens qui étaient pieds nus en caleçon avec un t-shirt qu'ils étaient complètement en galère et complètement perdu.
Alors, il y avait des enfants de moins de 12 ans. J'ai vu une fille de 4 ans et un garçon de 6 ans et il y avait 44 mineurs. 44 mineurs, c'est pas comme si c'était Après, moi je sais pas moi, moi je me mets juste à leur place.
Si un jour moi je suis dans dans mon pays et qui a la guerre ou qu'il y a un changement climatique et du coup ben faire en sorte que j'arrive plus à manger ou que j'arrive il y a plus il y a plus de travail je sais pas n'importe quoi, je vais me dire bon ben je vais essayer d'aller voir ailleurs pourquoi je vais pas je vais pas le faire et puis eux très clairement ils m'ont très clairement dit qu' qu'il fuait la guerre et donc du coup ben moi je me suis mis à leur place en tant qu'humain genre je peux pas laisser je peux pas laisser faire ça donc du coup ben je me je suis allé les voir on a discuté et puis au final ils étaient contents d'être d'être pris en charge parce que c'était pour eux c'était très très éprouvant ce qu'ils ont vécu. Ça 20 jours dans un bateau plus je sais pas combien de jours en mer parce que bon, j'ai pas eu trop trop le temps de d'aller plus dans les détails avec chacun d'eux mais ça a été une épreuve qui a été très compliquée. Et là maintenant du coup tu vas suivre ce ce dossier de près pour savoir ce qui ce qu'il en est où ça en est.
Ben écoutez là, normalement [raclement de gorge] on doit voir donc cette semaine SOS Méditerranée. On va faire une conférence de presse commun pour savoir un peu ce qu'il en est parce que même eux se sont plains de ne pas avoir pu avoir accès justement au port militaire alors que c'est le quand même les équipes d' SOS Méditerranée qui ont donc pris en charge ces personnes-là qui qui leur ont sauvé la vie et eux nous ont dit vousêes vous avez réussi à rentrer ? Je dis non mais vous êtes pas déjà dedans ?
Oui. Non mais nous on est les responsables, on peut il nous laisse pas rentrer. Vous pouvez nous aider à faire quelque chose ?
Bon après moi j'ai fait des attestations pour dire que effectivement moi aussi je suis pas j'ai pas pu y accéder parce queils veulent ils veulent ils veulent aller plus loin dans dans dans une procédure peut-être éventuellement je sais pas. Mais en tout cas moi je je leur donne toute ma force et je donnerai toute ma force. Ils sont en train de sauver des gens en mer.
Je voilà je serai toujours à leur côté et voilà. Alors pour parler justement de SOS Méditerranée, il y a Sophie Beau qui est la condatrice de S Méditerranée qui s'est exprimé et qui a dit débarquer près de 3 semaines après les sauvetages si loin de la zone d'opération en Méditerranée centrale est le résultat d'un échec dramatique de la part de l'ensemble des États européens qui ont baffé le droit maritime d'une manière inédite. Alors, qui veut commenter cette cette phrase ?
Christine peut-être ? Alors ce drame, parce que faut bien appeler les choses par leur nom, c'est quand même un drame. On a évité une catastrophe parce quefin 20 jours 20 jours de dérive sur la mer avec femmes, enfants et des hommes, ça aurait pu effectivement mal se terminer, très mal se terminer.
Donc euh moi ce que je voudrais peut-être dire c'est qu'elle a raison euh madame Beau, de dire que c'est d'abord une question européenne et c'est qu' à l'échelle européenne que cette question euh doit se traiter et on ne peut pas euh on on peut pas euh défendre une Europe euh qui ne serait qu'une Europe libérale de marché qui ne se préoccupe pas des des hommes et des femmes euh sur cette opération là depuis depuis des jours Après des jours, on entend à l'assemblée, mais pas qu'à l'assemblée, sur les plateaux télé beaucoup de beaucoup de haine. Et l'argument qui revient en boucle, c'est on aurait pas dû les accueillir, ça va faire un appel d'air mais j'ai envie de leur dire mais on aurait du quoi faire les laisser se noyer. Enfin, c'est c'est terrible d'avoir affaire à à ce manque d'humanité.
Donc moi pour le coup, je dis heureusement heureusement que la France a les a accueilli. Alors certes, l'Italie aurait dû les accueillir, c'est vrai parce que il y a des des conventions, il y a notamment l'Europe et des fonds européens qui font que l'Italie aurait dû les accueillir. Mais faire reposer cette solidarité sur les pays en front office, c'est-à-dire l'Italie, la Grèce, Malte et l'Espagne, c'est pas digne non plus.
Donc c'est bien pour ça que je dis c'est c'est une question qui concerne tous les pays européens qui doit donc se traiter à l'échelle européenne et [raclement de gorge] qui doit se traiter vite parce que enfin bon on a ce drame aujourd'hui mais des drames comme ceci là on arrive quasiment t tous les mois toutes les semaines et le l'affaire qui qui a déffrayé la la chronique ce matin c'était quand même où on revenait en 2021 sur ce naufrage en manch et pas en Méditerranée où vous avez 24, je crois que c'est 24 personnes qui se sont qui ont appelé au secours et et en fait qui se sont noyés tout simplement parce que cet appel au secours n'a pas été entendu ni par les Français ni par les anglais et est terrible et terrible. Donc la crise migratoire, les crises migratoires, il faut il faut bien se dire qu'elles seront elles sont devant nous. Elles sont devant nous tout simplement parce qu'au phénomène de guerre, au phénomène de famine va se rajouter le phénomène de crise climatique et donc on aura de plus en plus de migrants.
Donc soit on est conscient de ça et on met tout en place pour le le résoudre. Ça veut dire une action effectivement à l'échelle européenne pour bien les accueillir, mais ça veut dire une action aussi dans ces pays-là pour leur permettre de rester chez eux si parce que quand on quand on sort quand on s'en va quand on quitte son pays, on le fait jamais de de gaié de cœur. Jamais, jamais jamais.
Moi j'ai des parents qui ont quitté le Portugal. On aurait pu ériger un mur, ils auraient quitté le Portugal parce qu'ils n'avaient rien à bouffer. Voilà, faut se dire les choses comme elles sont.
Donc une femme, un homme qui ne peut pas élever ses enfants, qui n'a rien à bouffer, il va il va partir. C'est une question voilà de vie ou de mort. Donc on peut bien se dire "On va on va mettre des barbelets, on va mettre des murs." Non, c'est pas comme ça que ça marche.
Donc il faut aussi avoir une vraie politique d'aide au développement. Euh et donc regardz parce qu'en plus ce qui est terrible c'est que certains pays euh d'où viennent ces populations-là sont riches. Sont riches.
Certains pays africains par exemple sont très riches ont des ont des sous-sols très riches et on devrait on devrait ils devraient pouvoir vivre chez eux tranquillement et c'est ce qu'il souhaitent. Sauf que voilà, c'est pas tout à fait ce qui se passe. Alexis, il aurait fallu aussi éviter des opérations de déstabilisation comme la guerre en Libye par exemple, l'Union européenne, c'est assez terrible, travaille maintenant avec un état failli, l'État libien qui est un état en faillite en fournissant les gardes- côtes avec des bateaux, mais en fournissant aussi beaucoup d'argent à des gens qui vont profiter de ce système des deux côtés, c'est-à-dire en organisant les fermes d'esclave qui qui demandent de l'argent aux familles pour libérer ces gens-là. donc en travaillant avec les passeurs et en récupérant l'argent européen pour ensuite faire croire qu'il les arrêtent.
Donc donc il y a un vrai problème là de de de fonctionnement au niveau européen. Et puis la deuxième chose c'est que on passe notre temps à dire que il faut enfin c'est Emmanuel Macron he choose France, il faut que notre pays soit attractif. Il faut absolument que notre pays soit attractif aux investisseurs.
Mais il est pas attractif qu'aux investisseurs. Notre pays, c'est un pays de coca pour de nombreux gens qui n'ont plus rien à bouffer, qui fui la guerre et qui se disent "Ben oui, c'est en Europe qu'on a peut-être un avenir et on peut pas rendre un pays attractif seulement pour des investisseurs s'il est attractif. Il l' pour tout le monde." Et le problème s'imposé sur la table, c'est que les chiffres sont scandaleux.
On parle de 3000 noyés disparus sur l'année 2021 en Méditerranée. C'est plus de 300 sur quelques années en manche. Euh comme si c'était normal.
Euh et et derrière quand les gens arrivent, on se refile le bébé. Alors Emmanuel Macron l'a obligé d'accueillir à Toulon parce qu'il y a eu le débat à l'Assemblée nationale avec ces mots du du député du RA nationale qu'il retourne en Afrique. Donc il était obligé hein puisqu'il y avait là un débat très très chaud. complètement puisque en 2018 c'était l'Aquarius et l'Aquarius ne pouvait pas accoster à Marseille parce que c'était trop loin.
Enfin bref, c'était une fausse excuse. Il parlait de fermeté et d'humanité. Là Darmanin va dérouler son plan migration et allez on va poser ça sur sur la table pour les débats à Noël.
Tout le monde va s'engueuler, c'est formidable. Mais en attendant, il est obligé là de de d'accueillir. La question c'est quelle politique d'accueil et quelle politique de réponse à ces crises migratoires de long terme de long terme et européenne.
Junker quand il était président de la Commission européenne avant de partir a dit "Le plus gros sujet qu'on a sur la table c'est ça. Personne s'est mis d'accord. Vous voulez pas les quotas ?
Vous voulez pas aider les pays qui sont les pays frontaliers qui sont en première ligne. Vous voulez pas revoir les les les théories enfin les les principes d'accueil puisque le vous savez que le le la personne qui arrive dans un pays doit faire la demande dans le pays et cetera et donc ça pose du blin. Voilà.
Et donc c'est maintenant que ça doit se faire et ça fait 15 ans 20 ans que ce problème là est sur la table. Ça n'a fait qu'empirer. Les morts s'accumulent et à chaque fois c'est le même cirque de je me drape de moral le moment qu'il faut.
Je pointe du doigt le voisin en disant "C'est la faute de l'Italie, c'est la faute de Malte, c'est la faute de machin." Mais à la fin euh ça ne va pas arrêter. Et quelle est la politique d'accueil et quelle est la politique aussi de développement avec l'Afrique ?
Et pas seulement des aides, mais faire en sorte que ces pays africains aient un avenir et gardent leur jeunesse. Naë, tu voulais dire un mot ? Non mais enfin je sais pas, je trouve ça quand tu as parlé, ça m'a bloqué la gorge et j'arrive déjà enfin tu vois, j'arrive pas, je sais pas, c'est des êtres humains quoi.
Je comprends même pas comment c'est possible qu'on puisse pas avoir des êtres humains. C'est des enfants en fait. Je pense qu'ils sont enfin il voi plus, c'est une multitude, c'est des nombres, c'est des mais mettez-le face à un enfant de 4 ans qui va mourir en mer et on va voir quoi.
Enfin, tu vois, ça en fait ça me rend ça me rend que j'ai envie de sortir ça de la politique et juste dire "Mais regardez, c'est des enfants, je sais pas, c'est des femmes, c'est des hommes comme vous." Surtout que nous on parle de politique d'accueil mais nous à Marseille juste excuse-moi mais juste à Marseille nous dès que par exemple il y en a qui sont qui sont là ils savent pas où aller. Il y a pas de prise en charge ça.
Donc ils vont aller dans les copropriétés qui sont insalubres. Ils vont être donc face au règlement de compte, à la drogue, à la prostitution. Et après c'est c'est même plus humain.
C'est-à-dire que ils vivent un calvaire dans leur pays. La famine, le dérèglement climatique, les guerres. Ils arrivent, ils espèrent arriver dans un pays où tout va bien se passer.
Ils sont même pas bien pris en charge, ils sont même pas aiguillés. Donc ça fait qu'après il se retrouve dans dans dans des ghetau, notamment dans ma circonscription où où on a vu des images où il se il se il se ils se prenaient à coup de machette parce qu'en fait ils ont tellement rien que après ben il en fait ils arrivent même à s'entretuer entre eux alors qu'en fait s'il y avait par exemple Martine Vassal qui est donc la président du département qui est en charge de justement de réceptionner les mineurs isolés et de les orienter et de les aider si elle ferait son travail ben peut-être qu'on on pourrait au moins trouver une situation pérenne, les instaurer pour bien parler français puis après trouver un travail et cetera des choses simples de la vie quoi. Alors justement euh là dans le Zapop, on a vu les horreurs proférées par les éditorialistes comme bah Éric Nolo, Yve Tréard, Ellisabeth Léville.
Il y a aussi des titres de presse bien immonde. On en a fait un petit florilège. Comment Macron se fait piéger sur le terrain de l'immigration au chien de Viking, ça nous coûte un pognon de dingue et cetera.
On connaît l'angle donné dans tous les les médias dit dominant mais nous on a tranché. D'abord, on accueille ce que tu disais, ensuite on réunit les conditions pour les accueillir dignement et on travaille à anticiper pour que la Mire Méditerranée ne se transforme pas en cimetière. Euh et Christine Pierrebum, vous avez également tenu une conférence de presse dans laquelle vous avez fait un rappel salutaire.
On parle d'hommes, d'enfants et de femmes qui depuis 20 jours tournent en mer et euh on est en train de se poser la question de savoir si on va les laisser débarquer. Et vous avez appelé à la mise en place d'une vraie politique d'accueil et nous on a appelé cette partie euh occan Oan Viking de blabla. on accueille et du coup quelles sont les propositions que nous on met on met en place là-dessus ?
Juste peut-être dire parce que il y a aussi de belles expérience déjà de enfin qui existe. Moi j'ai je sais pas si vous avez regardé ces politiques dimanche soir mais il y avait le maire d'une petite commune de 700 âes qui dès 2015 a accueilli des migrants, un bus qui a fait passer qui a augmenté la population de 10 %. Donc vous imaginez dans une petite commune euh périurbaine où vous débarquez euh avec euh c'était des afgons en l'occurrence euh des hommes euh et il a dû faire face à une hostilité évidemment de certains habitants et malgré tout ça s'est très très bien terminé et il a apporté son témoignage émouvant hein sur sur le plateau et et des expériences comme celle-ci, je suis sûre qui en qui en a d'autres, c'est-à-dire qu'on est en capacité mais enfin l'Europe est en capacité et on est quand même voilà on a on est quand même riche, on a quand même des ressources on peut on peut accueillir pour peu qu'on anticipe parce qu'effectivement ça s'anticipe, c'est pas on peut pas régler ça au cas par cas, c'est pas possible parce que ça ça donne des drames comme comme ceux qu'on a eu en manche il y a pas longtemps, comme ceux qui qui arrivent malheureusement parce qu'il y en a beaucoup plus que les chiffres. donné parce que il y a ce qu'on sait et puis tous ceux qu' qu'on ignore parce que les malheureusement les les départs [grognement] et encore une fois parce que enfin il faut être fou pour pas comprendre que quand on n pas d'autres solutions, on part, on part et on a conscience des risques parce que ils sont pas coupés du monde.
Ils savent qu'ils risquent leur vie, ils savent que les bateaux peuvent se dégonfler et qu'ils peuvent se noyer et ils le font quand même. Bah, c'est ça qu'il faudrait dire aussi aux éditorialistes parce que dans tous les les passages que je me suis fait hier pour faire le le Zapop, euh beaucoup c'était c'est leur argument c'était de dire ça ouvre la boîte de Pandore, ça va inciter les gens à venir à comment à quand même ça ça faut ça c'est faux et c'est prouvé. C'est-à-dire que rappelez-vous, il y avait l'opération Maris Nostrom en Italie en 2014.
Il y avait donc ces bateaux qui étaient là pour sauver les personnes. On a arrêté justement Marine Strom fin 2014 en disant c'est plus possible, c'est un ça crée des appels d'air et cetera. Qu'est-ce qui s'est passé ?
On a arrêté euh ces bateaux de sauvetage. Les migrations ont été multipliées par 30. Voilà.
Donc c'est pas parce que vous cassez le thermomètre que euh vous êtes plus malade. Et donc euh ça marche pas comme ça. Ça marche pas comme ça.
Sébastien, juste quelques points. J'ai bien compris que tu voulais un aspect programmatique. J'en ai noté quelques-uns, je vais te les dire.
Mais déjà il y a il y a moins de il y a moins de personnes qui tentent euh de traverser la Méditerranée. Ça c'est le premier point. Mais pourtant, il y a plus de morts en Méditerranée.
Après, tous les éditorialistes parisiens quand ils prennent leurs vacances, pardon je suis marseillais hein, mais je dis parisien, mais tous les Parisiens quand ils viennent en vacances dans le sud qui vont se bénir dans [raclement de gorge] la mer Méditerranée, il faut bien que se dire il faut bien qu'il se disent que c'est un cimetière en fait la Méditerranée et que du coup il y a eu 9000 décès en l'espace de donc 3000 en meriterranée et et autres dans la Manche et dans le Sahara dans le désert du Sahara qu'on sait même pas donc on sait même pas combien de personnes qui sont décédées. Bref, pour vous dire que la Méditerranée quand moi je regarde la Méditerranée à l'horizon, pour moi c'est catastrophique. Et sur l'aspect programmatique des choses, on demande juste que ces personnes quand elles arrivent elles aient l'accès aux soins h savoir un peu où elles en sont.
On demande d'arrêter de de mettre les enfants, les les mineurs dans des centres de rétention. En fait, c'est c'est c'est quoi l'aspect la dignité humaine dans tout ça ? Il y en a pas en fait.
Il y en a pas. Et donc du coup, ils sont un peu laissés pour pour mort. Fais ce que tu as à faire, vis comme tu veux.
Et du coup, c'est c'est c'est vraiment très compliqué. Vraiment très compliqué. Bon, maintenant, il faut que je trouve une transition pour passer à la [rires] suite.
Mais ça va, c'est important de le dire parce que ils ont ils ont craché leur haine dans les médias pendant tant de temps alors qu'en fait on parle juste d'êtres humains. C'est des enfants. Et si c'était eux dans une autre vie qui se retrouvaient dans dans dans leur cas, ils auraient fait quoi ?
Ils peuvent pas se mettre à la place des gens un petit peu ? Moi, j'aimerais bien que ça leur arrive pour voir un peu ce qu'il Bon, je souhaite pas du mal à la France, mais imaginons ça leur arrive. Ils vont faire quoi ?
Ils vont rester là ? Ils vont mourir pendant de de faim, ils vont ils vont subir la guerre, ils vont se faire tuer ? Non, ils vont partir et ils vont chercher le le où le soleil il est un peu il brille un peu plus.
D'illeurs fait penser à une phrase de Jean-Lucchon pendant la campagne qui avait dit sur une émission télé, vous ne pouvez rien contre la volonté qu'ont les gens de vivre. Et même le changement climatique, on fait comment ? En Chine, il y a eu le le plus grand fleuve de Chine, il il s'est asséché et les gens, ils vont faire quoi s'il y a plus d'eau ?
Et ils vont devoir partir ailleurs. H [grognement] après, il y a il y a la migration qui les arrange et celle qui les arrange pas, quoi. C'est toujours pareil.
Alors, voilà, un océan de Viking assez de blabla. On accueille. Euh, on va passer au pop quiz sans transition pour essayer de de défendre un petit peu l'atmosphère.
Alors, est-ce que vous avez vu passer le jeu c'est de gauche ou c'est de droite ? Oui, vous avez ce site qui a fait qui a fait un carton. Donc là, en gros, je vais vous dire une série de phrases et vous allez me dire si c'est de gauche ou si c'est de droite.
Aïe [rires] aïe. Première question. Dire je ne crache pas dans la main qui me nourrit.
C'est de droite ça. C'est Ouais. d'extrême droite. [rires] C'est à nous ça de Alors sachez que c'est Basti Pariso qui a rédigé les [rires] questions.
Je me de les doudous du Uniclo. Ah ouais. Quand il a envoyé ça, j'ai dit "Merde, j'en ai bah tout le monde en a." Ouais.
Ouais. C'est compliqué. Ça dépend de la couleur.
C'est ça. Ah moi les rouges briqu c'est de gauche. C'est de gauche.
Allez [rires] voilà. Très bien. Bleu marine c'est un peu trouver que la série les anneaux de pouvoir est vraiment réussie. [rires] Ça c'est universel c'est clair.
D'accord. [rires] 4 la COP 27 vu le nombre de lobbyistes pétrole. Question 5.
Mettre ses aînés dans un épad hors PA. [rires] compliqué. Ouais, c'est dramatique.
Ouais, très bien. 6 dire "Alors, moi je pense qu'il faut respecter les coutumes locales et c'est pour ça que je vais regarder la coupe du monde organisée dans un pays homophobe qui a exploité des milliers de travailleurs qui met la clime dans le désert et qui ne respectent pas les droits de l'homme." Carrément orientée cette question. [rires] Droite de droite.
Investir dans les cryptomonnaies. Maoniste, [rires] aventureux. Ouais.
Chanter Life is Life au mariage de ton meilleur pote. [rires] C'est pas toi ça. En même temps, c'est hyper populaire donc [raclement de gorge] bah ouais.
Non mais ouais c'est c'est Après, c'est le but. Oui, c'est l'éternelle question après de Sardou quoi sur les lacs du Konemara aussi. Ah ouais, ça aussi.
Ah après ça va avec un verre de vin, on peut on peut tout chanter. Bon, pas n'importe quoi non plus mais on peut se lâcher quoi. Aller chez Flunch parce que les frites sont à volonté.
Ah ça c'est chez nous ça [rires] je aller souvent notre enfance 10 la star academie euh de moi je regarde pas la télé je regarde pas la télé franchement il faut dire aussi que siuna on éit la téléuna il est plus rien aussi il faut le dire aussi ça c'est important si on é la téléona c'est plus rien en fait il y en a il prennent la télé on va y venir sur announa après après cette question d'ailleurs qui va me permettre d'introduire la prochaine Je te lance là, tu vois. Question bonus. Ouais, c'est clair.
Alexis Poulin, c'est de gauche ou c'est de droite ? [rires] Alors, j'ai posé la question au site. Aïe aïe aïe aïe.
Et alors, résultat, c'est de gauche. Allez, c'est bon. [rires] Donc, cette dernière question qui m'offre la parfaite transition vers notre séquence critique des médias que l'on a appelé médiia aller partout même en enfer.
Point interrogation. L'occasion de revenir sur deux sujets, ce qui s'est passé chez Hanouna avec Louis Boyard et l'article de libération sur Alexis. On va en parler. ces deux sujets en tout cas pose la question et je te lance avec ça Alexis euh faut-il aller débattre partout ?
Moi oui, c'est le choix que j'ai fait euh il y a longtemps. J'en ai d'ailleurs parlé à l'époque à l'honed où ils étaient déjà contre cette stratégie là. Euh j'ai j'ai Ouais.
Ouais. Mais j'ai une image très simple, c'est dire enfin on peut se réduire à un espace du débat limité. Euh le chat est un animal territorial et donc on peut rester dans la litière où on est tous dans la litière mais bon ça va très vite sentir la piste et on va très vite allroit alors que derrière il y a un territoire qu'on peut quand même aller voir et pas forcément essayer de conquérir mais je pense que c'est important de porter une parole de débattre aussi avec des gens avec lesquels on n'est pas d'accord euh et de pouvoir le faire de manière civilisée sans invectiver comme le fait Cyril Lanouna et et d'arriver à voir si euh bah il y a des passerelles, il y a des débats, il y a peut-être aussi des pistes de réflexion des gens qui vont découvrir des bouquins qu'il connaissaient pas, avoir une vision aussi des problèmes différentes parce que on peut enfermer les gens, enfin c'est le principe du fâch pas fâché et cetera dans une vision du monde extrêmement réduite avec le ils viennent manger notre pain, le le grand emplacement, enfin toute cette peur.
L'idée c'est toujours de de gouverner par la peur, de faire en sorte qu'il y ait la peur. Et puis on peut essayer de d'aller voir plus loin et de voir que le vrai problème c'est la pauvreté. Euh qu'elle soit en Afrique, qu'elle soit chez nous, 100 millions de pauvres euh de gens sous le sol de la pauvreté en France, c'est quand même scandaleux dans un pays développé avec un PIB énorme avec euh des milliards qu'on essaie de donner pour des plans 2050 pour relancer des filières qui n'existaient plus parce qu'on les a vendu aux Américains et cetera.
Donc pour moi, c'est important de débattre partout. Euh ce que tu as dit hein, tu vas porter la parole de parler de lutte des classes [raclement de gorge] dans les médias qui partout et j'étais à ligne droite pour le dire pas plus tard qu'hier et et ça me paraît normal. Enfin, pour moi, il y a pas de de de problème dans le sens où ma parole, elle change pas en fonction de où je me trouve et je vais pas adapter mon discours.
Je vais simplement dire bah voilà, j'ai j'ai la chance de pouvoir débattre partout. Profitons-en. Sébastien, tu as un avis là-dessus ?
Ouais, moi j'ai un avis mais je suis très très dur là-dessus. Pour moi, la télévision c'est de la manipulation de masse envers la population pour le moment parce que on voit euh les l'émission de Cyril Anouna euh c'est euh mettre en place l'extrême droite et la banaliser complètement. Ce qui a fait lui Boyard, il est arrivé, il a mis un gros coup de pied dans la fourmilière et les a tous fait sauter.
Il a foutu le feu à la baraque et il s'est barré. Mais c'est très bien ce qu'il a fait. il a pas il a pas maîtrisé son truc de dire je vais aller pour faire ça.
Il a juste dit mais attendez on est che on est chez Bolloré. OK mais Bolloré c'est il se passe en Afrique il y a de la déforestation qui amène à ce que justement il y a une population qui va migrer ailleurs. Alors justement j'ai je vais citer plusieurs choses.
Il y a Frustration magazine qu'on qu'on salue Nicolas Framont. Le flot d'injure déversé sur un député de gauche de 22 ans par un millionnaire surexcité ne pourrait être qu'un éème clash au sein d'une émission de divertissement entièrement pensé autour du buzz. Toutefois, elle est extrêmement révélatrice des liens entre le grand capital et les médias de masse sur la censure directe qu'exerce la bourgeoisie pour falsifier notre compréhension du monde et du pouvoir de cette dernière.
Bien sûr. Ouais. Enfin c'est c'est Pasolini.
J'avais au lendemain de cette séquence cité Pasolini qui qui a écrit tout un beaucoup d'articles sur la télé. C'était la télé des années 70 qui avait des émissions culturell, il y avait pas Anouna encore où il expliquait que c'était un outil du fascisme, du du post-fascisme. L'idée c'est de créer une pensée unique et un consentement et surtout ce conformisme qui fait que les gens vont petit à petit penser que oui, c'est comme ça qu'il faut penser puisqu'on l'a vu à la télé.
Et tu l'as vu l'émission d'hier ? Euh oui, c'est scandaleux. Bah c'est c'est c'est l'idée à travers à lui lécher le derrière en mode il devrait s'excuser, c'est pas bien.
Ça sert à ça et le pire c'est que cette émission d'hier a fait des scores d'audience historique. C'est le deuxième score d'audience de TPMP après l'émission sur Lola. Ouais.
Non mais voilà donc le le problème c'est ce que tu disais c'est qu'à un moment il suffit d'éteindre la télé. Je propose dans l'arvue de presse tous les matins d'éteindre télémouton. J'appelle ça télémoutons puisque c'est exactement ça.
Et donc de laver son cerveau avec de l'information. On peut faire autrement, on peut s'informer autrement, mais ça demande un peu d'effort. Euh, ça donne du temps aussi.
Les gens ont pas forcément ça, mais il faut être conscient que la télévision, elle est orienté culturellement, politiquement pour être un outil de contrôle. C'est d'ailleurs Céline Pigal qui est la rédactrice en chef [raclement de gorge] de BFM qui expliquait qu'elle était pas là pour créer du débat parce qu'il faut surtout faire en sorte qu'il y a une cohésion sociale et qu'on obéisse un peu au gouvernement. Dis pas comme ça.
Mais Alex Alexis, regarde, moi je suis maintenant je suis député. Avant, j'étais j'étais un simple citoyen. Maintenant, je suis devenu député citoyen.
OK. J'arrive à l'Assemblée nationale, ils enlèvent la taxe de l'audiovisuel. Tu apprends que la taxe de l'audiovisuel, il la supprime, tout le monde est content parce qu'ils ont 230 € à moins à payer.
Mais qui va financer le service public ? Et tu es là, tu te dis mais attends, mais alors c'est qui qui va le financer ? C'est les gens qui vont qui qui ont donc du fric, la publicité et cetera et c'est et en fait tu te trouves dans un cer un cercle vicieux où tu te dis "Mais en fait tout le monde se moque de nous et toi tu es à moi je suis à l'assemblée, j'arrive, je j'écoute ça, les gens j'arrive, il me disent ah vous avez supprimé." Il dit non mais attendez, vous avez rien compris.
C'est comme quand ils ont ils ont dit "Oui total, ils vont enlever 20 centimes moins mais en fait ça fait de la pub à total et en fait après tu as toutes les autres pompes qui qui qui pleuraient mais en fait tu te dis que c'est tous des hypocrites et que en fait il ils sont en train de nous manipuler mais je suis pas en train de de de dire des choses pour moi j'en se révolte mais je dis des des trucs qui me saent aux yeux moi." Mais le problème c'est le financement et le contrôle des médias par l'argent et la concentration dans les mains de 9 milliardaires de 90 % des types de presse et des télé radio françaises. peuvent pas nous parler des cin fruits et légumes par jour toute la journée, nous dire comment on va pouvoir aider une personne âgée qui a 600 € de retraite et qui alors ils vont nous parler du passe carbone.
C'est d'ailleurs Anice Lagenneev qui a tweeté Cyril Anouna confirme cette analyse. Il est évident qu'un milliardaire qui achète un média ne dira jamais à un journaliste quoi dire ou quoi écrire. Il le paye et c'est plus que suffisant.
Absolument. Ça c'est bien résumé. Ouais.
Ou c'est pour ça que je trouve ça important aussi ce que tu dis qu'il faut aller partout parce qu'en fait malgré tout euh nous entre nous tu nous dis éteignez la télé. Moi, j'ai plus la télé depuis 10 ans, mais tu vois, je rentre dans dans ma famille, dans la famille de mon conjoint et tout le monde a la télé allumé en voilà. Et et du coup, je pense que c'est pour ça que c'est important aussi de d'aller vers eux en amenant des des des paroles différentes qui vont peut-être allumer aussi de pas laisser toute la place de ne pas leur laisser toute la place parce que sinon c'est foutu quoi parce que en même temps moi je voilà, j'irai pas j'irai jamais chez Cyril Anouna parce que c'est pas du débat.
Moi j'aime débattre. J'aime débattre et débattre ça veut dire essayer de convaincre, avoir ses arguments, avoir des contradicteurs, mais je suis là pour essayer de convaincre. Or euh moi, j'ai jamais regardé une émission de Cyril Nouna, mais j'ai vu sur les réseaux sociaux parce que forcément, il y a des des captations de de débout d'émission et ce qui s'est passé avec notre collègue et est juste insupportable.
Je c'est pas de c'est pas une émission d'information, de débat, de contradiction. C'est pas vrai. On est enfin, il est là pour faire le buzz. le buzz permanent.
Le seul truc c'est que il y a une il y a 2 millions de de de [raclement de gorge] téléspectateurs par de march énorme et c'est un cercle vicieux parce qu'en réalité il fait le buzz donc il clashe donc il y a de la violence on en parle sur les réseaux sociaux il en refait une émission pour dire oh là là ce qui s'est passé faut revenir dessus et ça et ça recommence et c'est et ça peut durer comme ça mais c'est d'ailleurs le succès de cette émission qui n'en finit pas avec ces chroniqueurs qui maltraitent alors certains sont partis mais ceux qui étaient là hier c'était incroyable de voir ce niveau de flagornerie pour Cyril Nouna qui était le soleil. Mais par contre quand Jean-Luc il est allé faire le débat là-bas, il nous a régalé, il les a déchiqueté [rires] et du coup tu on s'est aperçu de beaucoup de choses qui étaient important pour nous de se dire en fait ils crachent toute leur haine dans cette télé, 2 millions de personnes les regardent mais s'il y en a pas un seul d'entre nous qui arrive ici pour mettre un gros coup de pied en fait il c'est c'est champ libre à eux. Donc du coup ça c'est insupportable.
Mais moi j'ai vu la séquence, j'étais je me disais mais en même temps ce qu'il a dit bah c'était nécessaire et ça a été entendu malgré tout. Et s'il y était pas allé, on ça aurait pas été le problème c'est le l enfin c'est cette émission où il ils reviennent sur ce qui s'est passé sans le député Boyard pour le le le le tracher parce que c'est son contradicteur et pour dire que Cyril Auna a eu raison, que c'est formidable et que quand même faut pas déconner et et ensuite ils invitent des députés RN je crois et d'autres pour dire ouais non mais si on fait de la politique c'est normal de s'en prendre plein la gueule faut pas faire ce métier pour ça mais il est pas question de s' prendre la gueule rem un LR et un RNI voilà super bien fout [rires] quoi. Non mais voilà donc à un moment la manipulation est énorme, il s'en cache même plus. [raclement de gorge] Donc si on y va pas, si on dénonce pas ce que sont ces émissions, c'est-à-dire de la fabrique du consentement, bah on a on a déjà perdu.
Enfin, c'est la guerre culturelle. Voilà, c'est important de la mener. Mais moi, je le vois dès que je rentre en circonscription, les gens, ils parlent beaucoup de ce qu'ils voyaient à la télé.
Donc, du coup, ils sont très impactés. Ils mangent devant la télé. Oui, moi je mange en 4e vitesse, on passe à autre chose.
Il faut aller voir un tel, il faut faire c, il faut faire là. Eux ils sont de constamment derrière la télé et franchement ça fait peur la télévision dans les cafés aussi c'est la Oui mais ce qu'explique le vote Macron ce qui explique aussi cette cette dépolitisation croissante du du peuple parce que le principe de la télé c'est dire qu'il n'y a qu'une seule solution no alternative tout simplement et donc Emmanuel Macron enfin vous regardez la télé c'est on a l'impression que c'est un président génial que la France va super bien qu'il est là pour tout et tout le monde et en plus il rajoute avec les réseaux sociaux et donc au final mais c'est c'est ce qui explique des votes qu'on peut pas comprendre et une taux d'absension énorme aussi quoi. Ça me rappelle le début de la vidéo de de que Salomé Sakier avait fait avec le collectif Stop Boloré et elle dit "J'ai regardé 5 minutes de C News BFM et tout et en 5 minutes j'ai eu le temps de me demander si j'aimais les pauvres et les immigrés quoi en gros." Euh ça tombe bien en tout cas.
Mercredi 16 novembre, Clémentine Autin présentera donc demain dans le cadre de la niche parlementaire LFI NUPES et en tant que rapporteur à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à mettre fin à la concentration verticale et horizontale dans les médias et l'industrie culturelle. Ça c'est bon ça. Ça c'est bon.
Très bien. Alors je me suis notée Libert Sébastien accueil Antoine. [rires] Bon ben, je vais y aller hein.
Adopté. Et où est Antoine ? Antoine va arriver.
Merci en tout cas Céien d'être venu sur le plateau de l'émission populaire pour la première fois. Attends-toi avoir des appels le lundi et le mardi. [rires] M Pop du mardi soir.
Tous les mardis à Salut à tout à l'heure. Au revoir Sébastien de Logu. Merci beaucoup.
Alors on accueille tout de suite Antoine. Antoine Léoman. Est-ce qu'il va passer cette porte ? [rires] Il fume sa cigarette.
C'est pas vrai. Alors on va accueillir Antoine qui est député à FUPES de Lesesson. Et on va passer à la séquence suivante qui est qui est où qui est sur la vie chère.
Ah [rires] Antoine apparaît ça disparaît il hésite. Bonsoir Antoine Léoman. Bienvenue sur le plateau de l'émission populaire.
Merci beaucoup de t'être libéré. Tu arrives tout droit de l'assemblée ? Non tout à fait.
Voilà et tu repars et il pleuvait. Et il pleuvait. [rires] Merci Antoine.
Donc écoutez, je le redis de la merci Antoine d'être d'être là. Pour la deuxième partie de cette émission, on va parler de la partie sur la campagne contre la vie chère qu'on a qu'on a lancé hier et après on reviendra sur la pétition qui soit lancée sur change.org.
Alors la France insoumise hier donc est partie en campagne contre la Vichè. On écoute pour commencer cette cette partie Jean-Luc Mélenchon hier en meeting à Clermontferrand. Mais la bataille contre la vie chère, c'est une bataille entre le capital et le travail.
Voilà les mots horribles qui ressortent. Pourquoi ? Parce que quand les prix augmentent, ce qu'ils appellent le pouvoir d'achat, c'est-à-dire votre capacité à vous procurer les biens dont vous avez besoin pour maintenir votre existence, faire vivre votre famille et cetera, diminue d'autant.
Si c'est vous tout seul qui portez le poids de l'inflation, c'est-à-dire qu'avec la même paye tous les prix augmentent. Évidemment que c'est votre salaire qui recule et c'est donc seulement votre salaire. Parce que quand vous produisez, on ne vous donne pas la valeur de ce que vous avez produit.
Vous n'en avez qu'à une partie. L'autre va dans les investissements et le reste va dans les profits. Ils ont augmenté comme jamais.
Des fortunes colossales se sont accumulées. Alors, la bataille contre la vie chère se joue sur le partage de la richesse. Christine Piresbone, donc vous êtes très active à l'Assemblée, vous êtes secrétaire de la commission des finances et vous avez été interviewé sur LCP cet après-midi.
Vous avez notamment déclaré sur la baisse de la remise sur les carburants, fin d'une mesure temporaire régressive et insuffisante parce que des ristour ne font pas une politique juste et efficace. La fin des remises repose la question de la taxation des super profits de Total. ainsi que face à l'augmentation des prix des carburants et de l'alimentaire, il y a une seule mesure pérenne, l'augmentation du SMIC et des salaires.
C'est effectivement le le le tweet que j'ai fait après l'émission sur LCP. Donc euh moi je viens du puit de Dô, donc Jean-Luc Mélenchon était à Clermontferrand donc dans le département du puit de Dô hier, mais il était sur la partie métropole. Si je dis ça, c'est que prenons [grognement] l'exemple du carburant.
Quand vous habitez dans un territoire où il n'y a aucun aucun transport en commun, vous déplacer en en voiture, c'est votre c'est c'est votre seule solution pour aller bosser, pour emmener les enfants à l'école, pour aller y compris chez le médecin parce que évidemment c'est la double peine. Le médecin et se trouve à 50 km bien souvent. Et la politique qui a été choisie qui est celle de la remise à la pompe, elle est elle est d'abord temporaire, elle est injuste et elle est régressive parce que que mais c'est facile à comprendre.
Vous gagnez 20000 € par mois ou vous gagnez 1000 € par mois, votre mise est toujours 30 centimes ou 50 centimes selon que vous allez chez Total ou pas. Voilà. Donc euh ça c'est sur les carburants, sur les l'énergie, c'est exactement pareil.
Euh sauf que euh la déconnexion euh du gouvernement est quand même euh est quand même telle qu'au départ, on avait pensé à l'énergie évidemment au gaz et à l'électricité et puis on avait pas pensé aux gens parce qu'il y a encore des gens et des foyers qui se chauffent au bois ou qui se chauffent au fioul. Et donc on a fait notre boulot d'opposition. Toutes les oppositions sont montées notamment au créneau.
Euh là-dessus, si vous prenez l'alimentaire aujourd'hui, euh les produits frais notamment, que ce soit les légumes ou les fruits par exemple, c'est pas 6 %. Alors, on est euh on est à 12, on est à 18 et on est à plus de 30 euh pour certains produits. Donc on comprend comprend bien que la politique des chècs, la politique des ristes tournent, euh ça fait pas une politique juste, ça fait pas une politique sociale et que donc la la seule solution pérenne pour faire face à la vie chère, c'est effectivement l'augmentation des salaires et donc on dit l'augmentation du SMIC qui entraîne aussi l'augmentation des salaires.
Et puis nous on appelle mais depuis déjà un petit moment à cette grande conférence des salaires qu'on aurait dû engager me semble-t-il très très vite parce que l'inflation elle a même commencé avant la crise avant la crise en Ukraine la guerre en Ukraine pardon. Vous travaillez actuellement sur le PLFR le projet de loi de finance rectificative, c'est-à-dire le budget rectificatif de fin d'année. Voilà.
Alors, on l'a euh on a travaillé dessus la semaine euh la semaine dernière euh avec des mesures notamment euh qu'on avait qu'on avait réclamé qui sont qui sont bonnes. C'est-à-dire que pour les universités, on avait on avait oublié que dans les universités aussi, il fallait du chauffage et que euh bah oui, il fallait peut-être les aider un peu plus pour faire face à la crise, par exemple. Il y a aussi une enveloppe pour les agriculteurs et puis il y a ce fameux chèque énergie.
Alors, on va pas cracher dessus évidemment, ça reste un chèque mais ça reste un chèque ciblé et pour le coup, on va prendre en compte non plus seulement comme à présent, c'est-à-dire les les deux premiers déciles et on va en prendre un on va élargir les gens éligibles au chèque énergie. Alors, c'est un coup de pouce mais encore une fois, c'est pas une solution pérenne, mais c'est un coup de pouce. Tu veux peut-être dire un mot ?
Non. Oui, c'est c'est vrai qu'on a fait ce qu'on a pu à l'Assemblée nationale pour essayer de faire avancer des mesures pour le pouvoir d'achat. Il y en avait aussi une qui était le la question du blocage des prix parce qu'il faut bien que les gens comprennent de quoi il s'agit.
En fait, soit on fait comme l'a fait Emmanuel Macron des ristournes, mais c'est au final nous qui les payons parce que c'est quand même nos impôts qui payent les ristourn, soit on décide de faire autre chose, le blocage des prix par exemple qui revient à faire baisser en fait le bénéfice qui est réalisé par les entreprises et notamment par un groupe comme Total. Et aujourd'hui encore, la question a été évoquée à l'Assemblée nationale et on nous a redit que ça n'était pas une politique qu' qu'il était possible de mettre en place. Sauf que cette politique, elle existe déjà sur l'île de la Réunion, dans un département français.
Si vous allez sur l'île de la Réunion, vous avez toutes les pompes qui sont les pompes à essence, pardon, qui sont au au même prix. C'est-à-dire, vous avez pas à chercher la pompe la moins chère parce que c'est aussi ce qui se passe dans les les milieux ruraux en particulier, mais vous allez chercher la pompe la moins chère. Donc en plus pour aller faire des économies, vous utilisez de l'essence qui est sur le plan financier comme sur le plan écologique une aberration.
Bah sur l'île de la Réunion, il y a pas ça. Sur l'île de la Réunion, il y a l'essence à je sais pas à combien on est aujourd'hui. On peut regard tout le monde peut regarder sur internet à combien ça en est.
Mais c'est la préfecture qui définit un prix maximum de vente. Évidemment, ils vont tous au prix maximum mais il y a un prix maximum de vente qui est défini et donc il y a un blocage des prix qui s'appliquent et la différence est payée non pas par les le l'ensemble des gens par leurs impôts, elle est payée par les les pétroliers et par ceux qui vendent l'essence. Alors hier au meeting de Clermont, il y a Marianne Maximi qui est député LFI qui a déclaré "Nous avons eu des victoires pendant ce budget. 12 milliards pour la rénovation thermique, 200 millions pour les outresemes, 700 millions pour les familles des résidents en ÉPAD." D'ailleurs, mesure portée par par vous Christine.
Euh en fait là c des victoires de courte durée. Bah c'est ça en fait. Qu'est-ce que qu'est-ce que nous dit cette séquence budget de la ?
Alors pour le coup le 493 c'est un outil constitutionnel. On peut évidemment quand on est député, on est législateur et on l'aime pas du tout cet outil que ce soit quand on est dans la majorité, je peux vous dire que personne n'aime cet outil. Sauf que jusqu'à présent, quand il avait été utilisé, euh on gardait à minima les amendements qui avaient fait l'objet d'un vote, c'est-à-dire qui avait été discuté dans l'hémicycle et qui avait été voté démocratiquement.
L'exemple que le cite Marianne, ces trois exemples là, c'est des amendements qui ont été votés par une majorité de députés, que ce soit pour le fraviaire, que la rénovation des logements ou l'amendement que j'avais porté pour diminuer le reste à charge en maison de retraite tout simplement. Et donc le gouvernement a fait le choix de ce 493, OK, mais il a fait en plus le choix d'annuler d'annuler de revenir sur ces mesures qui avaient été votées qui étaient forcément des mesures attendues. Alors pas toutes du même niveau évidemment, [grognement] mais quand vous avez 3 milliards sur le fraet ferroviaire et 12 milliards sur les logements, la rénovation des logements, c'est beaucoup d'argent.
Sauf que quand on raisonne, et c'est bien le drame de la politique, c'est qu'on est toujours à raisonner à court terme et jamais à long terme. Parce que si on raisonnait à long terme, c'est 12 milliards et c'est 13 milliards. Au final, c'est des économies.
C'est des économies. et les fameuses règles de Bruxelles de de gestion budgétaire nous amènent à raisonner amène les politiques à raisonner à court terme et c'est dommage parce que non seulement ça fait des économies effectivement mais ça fait aussi que les gens vivent mieux et tout de suite et tout de suite parce que quand vous habitez dans une passoire thermique je peux vous dire que les hiver ben sont difficiles et c'est compliqué. C'était une victoire qu'on avait qu' enfin que vous aviez obtenu à l'Assemblée et finalement avec 493 donc du coup tous les amendements tous les amendements votés et c'est ça qui est terrible c'est parce que on nous a laissé débattre des heures et des heures et des heures et des jours et des nuits.
On nous a laissé débattre pour à la fin voilà activer le 493 et surtout revenir sur ce qui avait sur ce qui avait été voté. Je crois que c'est le pire c'est ça en fait sur ce qui avait été gagné. Qui avait été gagné.
Il y a une aberration d'ailleurs démocratique, même 1493, qui est que quand on débat d'un projet de loi de finance, on commence par la partie recette, c'est-à-dire que on commence par les impôts, les taxes, ce qui fait rentrer de l'argent dans les caisses de l'État et non pas par la partie dépense. Or, une politique plus logique serait de dire d'abord de quoi le pays a besoin et donc on définit dépenses et ensuite on met en face les recettes. Parce que là, ce qui nous ont opposé sans arrêt dans le débat, c'est oui, mais vous votez des trucs et vous vous souciez absolument pas de de savoir si vous allez avoir de l'argent pour le faire.
Sauf que merci les cocos, mais en réalité, ils ont fait un 493 aussi sur la partie recette et sur la partie recette, nous avions obtenu de l'argent supplémentaire notamment avec la taxe sur les super dividendes et puis en rétablissant l'exit taxe qui est un mécanisme de lutte contre l'évasion fiscale. On en avait proposé d'autres. On avait proposé le rétablissement de l'ISF, un rétablissement de l'ISF en réalité augmenté parce que nous on proposait un ISF à 8 milliards d'euros.
D'ailleurs, une mesure contre laquelle le Rassemblement national a voté, hein, quand ils nous disent queils défendent soi-disant les petits gens et que ils veulent s'en prendre aux intérêts, bah c'est faux. Dans ce dans ce cas précis, ils ont clairement défendu les plus riches et dans l'été, ils avaient aussi voté contre la hausse du SMIC, je le rappelle. Et donc il y a il y a un truc qui est illogique.
On commence par voter les recettes. En réalité on les vote pas puisqu'on s'est pris des 493 et après on discute des des dépenses et là ils nous disent bah non, il y a pas assez d'argent et cetera. Mais il y a un truc pour lequel ils ont toujours assez d'argent, c'est pour faire des cadeaux aux entreprises puisque dans ce 493 sur les recettes, ils ont aussi fait une baisse de recettes en quelque sorte avec un nouveau cadeau fiscal pour les entreprises qui est la suppression de la CVAE, la contribution sur la valeur des entreprises qui est qui notamment sert à financer les collectivités territoriales.
Donc il y a des problèmes en chaîne, c'est que en plus les collectivités territoriales, elles ne bénéficient pas à l'heure actuelle du bouquiller tarifaire. Donc vous avez des communes, des départements qui voient leur facture d'énergie exploser. Moi par exemple dans une des communes de ma circonscription qui est Saint-Jeun Viè des Bois, je parlais avec le maire il y a pas très longtemps, il me dit "Actuellement ma facture, elle est à 600000 € par an et là elle va tripler voire quintupler." Et donc il faut bien voir que dans une commune euh comme celle-ci euh un un double un triplement ou une multiplication par 5 des factures d'électricité, ça veut dire par la force des choses des services publics en moins.
Et en même temps, l'État leur dit "Mais les gars, il faut que vous fassiez des économies parce que on a trop dépensé et en plus l'État est en train de demander aux collectivités territoriales de faire des économies." C'est c'est une bombe atomique en réalité cette situation. entre ça le fait que aussi chez les bailleurs sociaux il y a pas de bouclier tarifaire et que d'ors et déjà il y a une augmentation non pas des loyers mais des charges qui sont répercutées sur les sur les les locataires.
C'est il y a il y a une situation sociale qui est une situation sociale d'extrême tension et le gouvernement continue comme si de rien n'était en disant non il y a pas de problème. D'ailleurs, le chômage a baissé, tout va bien. Ouais, juste peut-être sur ce que dit Antoine parce que c'est important, c'est-à-dire la philosophie, comment on construit un budget mais c'est comme ça depuis des années malheureusement, on construit un budget en partant des recettes et ensuite en fonction de l'enveloppe obtenue, on on voit ce qu'on finance et c'est ce qui a c'est ce qui a conduit effectivement au désastres dans nos hôpitaux et au désastre des déserts médicaux.
C'est cette logique là, c'est-à-dire à un moment Londam, il a l'OM d'âame l'objectif national de dépense d'assurance maladie pardon, il [grognement] a été construit pour brider les dépenses les dépenses publiques. Or vous vous pouvez pas anticiper les phénomènes de grippe l'année, les phénomènes du vieillissement. Le vieillissement, il est devant nous, la prise en charge des aînés, elle est devant nous, on vieillit mieux.
À quoi ça sert de vieillir mieux si on vieillit pas bien ? Donc voilà. Donc, il faudrait effectivement partir des besoins, des que ce soit des besoins en santé, des besoins en éducation.
Quand vous avez euh voilà euh une classe euh des des pourcentages de d'élèves qui arrivent au bac beaucoup plus nombreux, ça veut dire que derrière il vous faut des places d'université en plus ou des filières en plus. Et on a jamais raisonné comme ça. On n jamais raisonné comme ça.
Ce qui nous amène ces drames qu'on connaît aujourd'hui parce que pour le coup euh je reviens sur ce que tu as dit aussi sur les recettes ça mais c'est pas c'est pas ce budget-là. Depuis depuis 5 ans, [grognement] on diminue les impôts et on croit et on et c'est toute la politique d'Emmanuel Macron, c'est de dire on va diminuer les impôts et on aura le fameux ruellement qui n'existe pas, qui n'est même pas une théorie économique pour le coup. Et et ça ça ne ça ne marche pas euh parce que au final qui va payer qui va payer au final les classes moyennes.
Les classes moyennes et les classes populaires parce que aujourd'hui tu parles de la suppression de la de la cotisation sur la valeur ajoutée. Donc c'était un impôt qui était sur les entreprises et surtout sur les grandes entreprises puisque les petites en fait elles étaient protégées [grognement] et ça finançait les services publics locaux. En supprimant ces impôts-là, l'État compense aux collectivités, il leur dit "Mais vous inquiétez pas, vous aurez toujours les moyens puisqu'on vous compense." Sauf qu'au final, le budget de l'État, l'État c'est pas une planche habillée.
Donc le budget de l'État, c'est quoi ? Bah c'est surtout de la TVA parce qu'aujourd'hui l'impôt qui rapporte le plus c'est une taxe, c'est pas un impôt soit, c'est une taxe, c'est la TVA et la TVA tout le monde la paye. Et tout le monde la paye, c'est en plus l'impôt le plus régressive, le plus régressif possible. gouverné par les besoins.
En tout cas, c'est dans le programme partagé de la NUPES. Nael, tu voulais je voulais juste me faire un porte-parole du monde de la culture aussi qui a été vraiment impacté qu'il est vraiment en ce moment des petits exemples. Moi, j'ai des amis donc comédiens ou musiciens qui ont qui commencent à avoir des dates qui s'annulent notamment parce qu'il y a des salles qui euh vont fermer durant les périodes d'hiver parce que leur leurs factures ont triplé ou parce que moi j'ai des dates qui sont annulées parce qu'il y avait un petit festival organisé, je crois que c'était dans le Tarn et en fait c'est un festival où les gens donc c'était dans un milieu rural où les gens se déplaçaient en voiture et les distances étaient assez longues et en fait ils ont vu euh je crois diminuer de moitié les abonnements parce que les gens ne pouvaient plus.
Voilà donc en fait tous les milieux sont impactés et on s'en rend peut-être un peu moins compte aussi mais le milieu de la culture énormément. Il y a deux phénomènes sur la culture. Il y a côté salle culturelle effectivement ça coûte beaucoup plus cher et donc les charges sont énormes pour pour tenir le même spectacle. puis à côté euh citoyen ou euh ben forcément si on doit payer l'essence plus cher et la la et la et l'alimentation plus cher et ben qu'est-ce voilà les choix c'est quoi ?
Ben c'est la c'est le la place de spectacle on trinque qui trinque. Voilà, on va faire un peu de culture d'ailleurs sur dans cette émission. Euh Nael, vient avec une petite euh avec une petite surprise. [rires] Est-ce que c'est le moment de te euh Oui.
Alors, je sais pas si je commence par ça, je vais commencer par la euh parler de ton projet. D'accord. Alors, on a une petite surprise mais en gros, tu vas sinon après j'arriverai plus à parler.
Tu vas enregistrer ton premier album en live. Alors, c'est l'album Les femmes à la cuisine que personnellement j'ai vu dans un spectacle musical joué à Paris. Euh c'est écrit et composé par Yanowski euh dans lequel tu interprètes des chansons à texte génial et euh tu es tu étais en compagnie d'une musicienne mais là tu vas être en compagnie de deux Ouais.
Le spectacle tourne en trio avec deux autres musiciennes, une pianiste accordéoniste et une contrebassiste. Donc là c'est la forme on va dire euh la plus courante du spectacle. Après vous vous l'avez vu en duo à Paris et c'est un spectacle là qui va être enregistré en live dans le cadre du forum Léo Ferré.
Oui. Donc c'est euh bah pareil tiens, on parle de lieu de culture. Donc il y a un lieu qui est essentiel pour la scène indépendante euh chanson qui [grognement] s'appelle le forum Léo Ferré qui est à Ivri, qui vit depuis 22 ans et qui se retrouve dans des difficultés énormes.
Euh il y a quelques mois, ils ont failli carrément mettre les la clé sous la porte. C'est un des derniers un des derniers lieux à Paris. Je crois que c'est même le dernier où on peut encore en tant qu'artiste indépendant de chansons françaises, on va dire euh original sans sans sans structure, sans grosse production, pouvoir venir présenter ses spectacles qui avait voilà et donc ce lieu depuis le Covid a enregistré un nombre de de d'abonnés vraiment en chute.
Enfin, c'est c'est c'est une catastrophe. Donc pour sauver ce lieu, ils ont organisé un festival et donc moi je joue dans le cadre de ce festival là et j'enregistre donc oui en live mon spectacle donc ça s'appelle les femmes à la cuisine et donc c'est dans le [rires] c'est dans le cadre c'est très ironique évidemment et c'est pour donc voilà sortir un album qui est produit par un label et qui sera distribué à partir du mois de mars par Universal. D'accord.
Bah c'était toutes mes questions ensuite. Donc [rires] mais vraiment c'est des chansons [raclement de gorge] à texte génial, engagé politique. On a eu en plus l'occasion d'en écouter certaines pendant l'émission populaire où tu nous faisait le bonheur de venir chanter de venir chanter sur l'émission populaire.
Et là on peut venir nous à ce festival. Oui. Alors je vous encourage à aller voir toutes les dates.
Évidemment il y a il y a un mois et demi de festival au forum. Euh si vous ne pouvez pas faire toutes les dates, il y a un abonnement pour faire toutes les dates. Mais sinon moi je joue le 16 décembre.
C'est à 20h30 et euh voilà. Donc ce sera ce sera immortalisé. Ce sera immortalisé.
Il y aura vos applaudissements, il y aura vos présences sur ce CD qui j'espère va voyager ensuite. Voilà. Trop bien.
Et là, alors du coup, j'avais fait un petit portrait quand même de toi pour dire que euh tu es une camarade de lutte hein. On se souvient de notre émotion lorsque tu as chanté Le temps des cerises en 2017 au meeting pour la 6e République. On a encore les poils qui se dressent quand on se rappelle de Debou les femmes au meeting de Nant, au meeting immersif.
Et tu es l'un des piliers donc de l'émission populaire. tu es venu de nombreuses fois sur ce plateau. Tu nous as régalé de chants à chaque fois lors du moment poésie institué par Raquel à l'époque.
Et ce soir, tu nous offres en exclusivité [rires] une chanson que tu viens d'écrire. Oui. Oui.
S'appelle Blues pour Théo. Oui. Alors, je vais quand même contextualiser un petit peu déjà pour l'anecdote Julie à 11h30 m'a demandé de venir chanter [rires] et en général je viens accompagné par des musiciennes et puis là elles étaient pas disponibles.
Enfin, au dernier moment, c'était compliqué et euh et puis surtout, j'avais aussi j'ai beaucoup chanté les les chansons du spectacle Les femmes à la cuisine et là, j'avais aussi envie de chanter quelque chose qui appartient au prochain spectacle. Donc, ce ne sera pas dans le spectacle. Donc, ce sera pas dans le spectacle du 16 décembre, ce sera dans le prochain qui est en création actuellement et qui sortira l'automne prochain priorie, si tout va bien.
Voilà. Et euh et du coup, je me suis dit bon euh il y a qu'une seule chanson que je me vois chanter aujourd'hui, mais elle est pas finie. [rires] Et il était 11h30 du matin.
Et j'ai dit à Julie, "Bon bah écoute, je vais la finir. Challenge accepté challenge. [rires] Et euh voilà, donc c'est très amouvant pour moi parce que je l'ai jamais chanté devant quiconque.
Ah là là ! Et ça se passe sur le plateau de l' populaire, c'est génial. [rires] Voilà.
Et c'est très émouvant aussi parce que c'est un thème qui est qui m'est cher. J'avais pour voilà pour vous expliquer un peu, j'avais été très choquée en 2017. Il s'était passé un événement avec la enfin c'était une intervention de police qui avait mal tourné avec un jeune qui s'appelait Théo.
Et à l'époque ça m'avait traumatisé, j'en avais pleuré et j'ai je m'étais dit j'avais cette chanson qui flottait. J'avais jamais réussi à à la mettre à l'écrire parce que c'était trop lourd à ce moment-là. Et récemment, j'ai été confronté dans l'école de mon fils.
Il y a eu il y a eu un acte de racisme qui qui m'a profondément choqué et qui m'a remémoré ce ce cet incident, enfin c'est plus un accident, ce drame. Et donc, j'ai commencé à l'écrire, donc je pense que c'était il y a 3 semaines et j'ai arrêté parce que j'y arrivais plus et là, je me suis dit c'est bien, ça m'oblige à aller au bout. Donc voilà donc vous avez pris tous les mardis à 11h30 du coup.
Oui, c'est ça, [rires] s'il te plaît. Voilà, donc c'est Acapella Capella et voilà, je [raclement de gorge] bois un coup qu'on pleure. [raclement de gorge] Tu étais à 6h en plein heure [chant] dans une rue tu meurs du dedans pla de la rumeur cette heure tente et toi tu sais la douleur la douleur c'était en marchant sans rancœur quartier rose des vents que l'effort ton soumis en sommant sans effort. rentre dans le rang.
Rends ton cœur, rend ton cœur dans ton corps. La marque de leur domination [chant] sur ta couleur de peau, sur ta couleur de peau, théo, [chant] c'était dans la rue qu'ils ont pris. De l'autre côté de [chant] la mer, le souffle étouffé de ton frère dont le corps ployé sans un cri, sans un cri, je vous chante mes frères comme un cri, une tendresse de mère et que puisse apaiser la peur de ses fils qui tremblent en marchant dans la vie.
Dans la vie. dans vos corps la marque de leur domination sur votre couleur de peau sur votre couleur [chant] de peau. Tu étais à 6h en plein heur dans une rue tumeur [chant] du dedans pl de la rumeur c'est heur théo toi tu sais la douleur la douleur [applaudissements] bravo.
Merci beaucoup. [rires] Bah tout de suite bah cin qui a le temps de me dire [rires] pardon pour merci merci beaucoup [rires] merci beaucoup. Merci Sébasti [rires] député et maquilleur.
Donc merci beaucoup Na très très émouvant et ça fait sens en plus je trouve dans la période que en ce moment les paroles surtout sur la marque de leur domination. Donc je sais pas si quelqu'un veut dire un mot c'est Ouais [rires] un peu dur après pas chanter un truc avec si euh est-ce que je pourrais chanter tiens ? Je suis pas d'idée ça.
Si si si quit ses jeunessandes quand le breton se fait marin en allant au pêche d'Islande, voici quel est le doux refrain que le pauvre gafre donne tout bas. J'aime Pain Paul et sa falaise, son église et son grand pardon. [rires] Mais j'aime aussi la pimpolaise qui m'attend au pays breton. [rires] Bravo !
Pas mal. [applaudissements] Je crois qu'il y a pas de fond. Oui, [rires] mais merci très touchant parce que tu as accepté de de venir chanter ce très beau blues.
Blues pour Théo. Blues pour Théo. Ouais.
C'était un choix du coup de faire ça sous forme de cette musicalité là. BL. Oui.
Oui. Totalement. Alors faut imaginer derrière le piano, la trompette et tout le tralala. [rires] comme ça c'est Ouais, c'est J'avais hésité avec une chanson, j'ai écrit une chanson qui s'appelle moi présidente et euh [rires] et je pense que je la chanterai la prochaine fois.
Parfait. Mais il faudrait une fanfare. [rires] On fera des répétitions et tout avant Robin, tuas entendu pour toi frérot ? [rires] Il m'a dit non.
Euh merci, merci encore et on rappelle hein la date, c'est le 16 décembre. Oui, 16 décembre, forum les ferré. Vous allez sur ma page sur mon Instagram ou Facebook et il y a le lien pour réserver réserver dès maintenant.
Voilà, parfait. Moi, j'y serai en tout cas. Et il y aura Julie Maurie et Bastien.
Bien sûr. Ah bah ouais. Non, on vient on vient évidemment.
Euh donc Bastien, maintenant tu es en plus remaquillé parfaitement par le député Sébastien de Logu. [rires] Ce que ça a donné. Euh, tu es parfait.
Et tu as une chronique pour nous avant d'aller sur la dernière partie de cette émission et avant que je vous libère, promis. On t'écoute Julie les dito de Bastien évidemment ce soir jingle on change un peu de format non il pas de jingle ce soir on change un peu de format parce que j'ai essayé d'écrire comme d'habitude mais je n'y suis pas parvenu bah et non bloqué ben c'est pas écrit pareil bloqué incapable d'articuler mon texte de structurer ma pensée lassé déçu énervé j'ai fini par me demander pourquoi et je me suis dit que j'étais quand même sacrément en colère en colère il faut dire que j'ai de bonnes raisons qu'elles ne concernne pas que moi. Je te propose du coup si tu es d'accord un petit tour d'horizon de ces raisons. [grognement] D'abord des chefs d'état qui se réunissent en Égypte pour un sommet censé sauver le climat mais sponsorisé notamment par Coca-Cola, entreprise dont on sait qu'elle est la plus polluante au monde au niveau du plastique.
Sommet dont les éditions précédentes ont accouché de mesures insuffisantes, mais pourtant même pas respecté par ceux qui se sont engagés la main sur le cœur et la fierté dans les yeux à sauver la planète que le capitalisme détruit. Ensuite, [grognement] le pays organisateur de la Coupe du monde de football la moins suivie. la moins populaire, la plus anticolo est symbole de la toute puuissance de l'argent dans le foot qui a besoin de payer des faux supporters pour donner une illusion d'effervescence à une semaine du début du tournoi alors que les vrais supporters eux ne s'y sont pas rendus soit parce que tout ça les dégoûte à juste titre soit parce que c'était de toute façon trop cher.
On continue avec un animateur télé qui insulte sur un plateau puis tente pendant toute une un député pardon qui insulte un député sur un plateau. Ça ne t'arrivera pas ici Antoine, ça ne vous arrivera pas non plus. Je reprends un animateur télé qui insulte un député sur son plateau puis tente pendant toute une émission de se faire passer pour une victime bien aidée par ce dont la rhtorique tourne autour d'eux.
C'est vous qui vous faites insulter mais c'est quand même de votre faute. Ajoutons l'un des plus grands groupes d'Épad ou maison de retraite du pays perquisitionné aujourd'hui si tu as des soupçons, il me semble de maltraitance. Ce que l'on peut traduire par des salot par sans scrupule qui se seraient fait guler en train de retirer leur dignité à des petits vieux qui ne peuvent pas se défendre.
Tout ça pour se faire un max de blé sur le dos de cette terrible détresse et de celle des proches qui n'ont d'autre choix que de payer des milliers d'euros tous les mois pour qu'on s'occupe de leurs aînés. C'est mon cas et le cas de mes parents et ça fait mal au trib quand ça vous arrive. Enfin, alors que les inégalités n'ont jamais été aussi fortes dans le pays, le gouvernement annonce des mesures toujours plus drastiques et il se murmure que Macron pourrait passer en force au sujet de la retraite dès ce mois de novembre pour la reculer à 64 ans. 10 millions de pauvres dans le pays, des étudiants qui crèvent la dalle, l'hôpital, l'école, la justice qui s'effondre sur les restrictions budgétaires.
Mais voilà que l'urgence est de demander à ceux qui subissent déjà tout ça, de travailler plus dur, plus longtemps, plus longtemps chaque jour, plus longtemps chaque semaine, plus longtemps au final dans toute leur vie. Les voilà devant aussi accepter d'être moins bien rémunéré, accepter que l'ascenseur social est en panne, accepter que tout coûte plus cher et accepter donc de s'entendre dire en plus que c'est de leur faute et que ce sont eux qui doivent se enfin que c'est eux qui doivent se saigner la ceinture pour sortir le pays de là. Pendant ce temps, pendant ce temps, on a appris hier que les dividendes [raclement de gorge] ont atteint un niveau record en France en 2021.
On parle de plus de 57 milliards d'euros. 57 milliards bordel. Les ultraes se gavent sans limite et sans scrupule.
Et vous, vous bande de guu travailler plus longtemps et vous allez surtout penser à baisser le chauffage. On va s'arrêter là sur les aberrations car la liste est longue Julie et je n'ose m'accaparer l'émission plus longtemps que nécessaire et franchement c'était ma question comment ne pas comprendre ma colère tu vraiment un coup d'avance tout le temps. Julie incroyable.
Voici ce que tout ça traduit. Les puissants de ce monde ne nous respectent pas. Ils ne nous considèrent pas et se moquent ouvertement de nous droit dans les yeux avec leurs injonctions autoritaires.
Travailleer plus consommer plus écoutez respecter accepter. Comprenez le tout dans un storytelling immé par des petits communiquants cyniques surpayés pour raconter ce monde horrible comme un monde vertueux. Alors oui, je suis en colère Julie mais mais la colère est parfois saine.
Saine parce qu'elle traduit ce moment de basculement parfois très court où la prise de conscience arrive à son paroxisme et où l'on accepte plus rien. Non, le fric ne peut pas être l'alpha et l'oméga de notre société tout entière. Non, le buzz et la course à l'audience ne justifie pas toutes les entrances toutes les outrances, n'est-ce pas, monsieur Hanouna ?
Non, la dignité ne se marchande pas au prétexte de la rentabilité. Non, l'enrichissement sans limite de quelques-uns pendant que le reste de la société s'effondre n'est pas moral, n'est pas normal, n'est pas acceptable. Acceptable.
Non, non, non. Et non. [grognement] La colère est parfois saine parce qu'elle porte en elle la dignité bafouée, l'espo l'espoir d'un avenir meilleur que l'on avait cru perdu jusqu'alors.
Cette colère saine rallume la flamme des valeurs trop longtempes ignorées et de la fierté disparue. Elle les porte jusqu'au centre de notre esprit et de notre monde dans lequel elles reprennent alors toutes leur place. Enfin, la colère est saine parfois parce qu'elle pousse à l'action.
C'est [grognement] là l'ultime étape du processus. On se lève et tout d'un coup, parfois même sans en avoir vraiment conscience, on se met à résister à toutes ces folies que l'on a trop longtemps supporté. Voilà [grognement] que plus rien n'est à qui mais que tout est à faire.
Voilà que plus rien n'est perdu ou que tout n'est plus perdu mais que tout est à construire. Voilà que l'on veut que tout change sans compromis, sans crainte, sans hésiter un seul instant, mais avec la ferme intention de faire partie de ce souffle nouveau et de contribuer chacun à son échelle bien sûr à bâtir [grognement] la nouvelle route que notre monde doit emprunter. Alors oui, je suis en colère Julie et nous sommes nombreux à l'être, je crois.
Au final, cette colère saine est l'ennemi de la résignation. Alors voilà pr presque à espérer qu'il y ait plus de colère dans ce bas monde. Ironie pour finir, ce sont donc et sûrement les abus répétés de ceux qui gouvernent, qui pousseront le monde, le vieux monde dans son abîme et permettront de tourner la page enfin de toutes ces aberrations.
Bravo Bastien. [rires] Bah merci finalement tu as réussi à écrire. Bravo.
Oui, pourtant je t'ai prévenu un peu plus tôt que pas sûr. Tu m'as prévenu plutôt mais j'étais dans un train. Oui, c'est vrai.
Merci beaucoup. Est-ce que tu veux rester avec nous pour la dernière partie ? Ça parle de quoi ?
On va parler de justement de la la retraite et de la loi d'Armanin sur la sécurité qui est arrivé à l'assemblée avec la ça m'intéresse beaucoup mais je sais que ça fait galérer les copains en régie. Ah avec pour l'histoire de caméra. Exact.
Attends [rires] il me dit reste c'est bon si tu Ah bon ? Oui. Attends tu as l'air tu as l'air idiot maintenant. [rires] Super.
Bon alors euh donc Antoine, la loi d'Armanin sur la sécurité donc arrive à l'Assemblée. La loi s'appelle plus précisément la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur étudiée depuis hier à l'Assemblée. Elle prévoit plusieurs choses comme 15 milliards d'euros supplémentaires sur 5 ans pour les forces de l'ordre ainsi que le projet de punir d'amende de 500 à 1000 € les lycéens et étudiants qui occuperaient leur lieu d'étude.
C'est génial. Quand je crois que je peux plus être choqué, il arrive encore à me choquer. Il veut aussi mettre des amendes de 800 à 1600 € à ceux qui bloqueraient la circu la circulation comme le faisaient les gilets jaunes.
Alors Antoine, tu as publié une pétition sur change.org. Macron veut punir d'amende ceux qui s'opposent à lui.
Pour nous c'est non. La pétition alors quand j'ai regardé avait déjà 7500 signatures. Voilà, on a pris une cap écran un peu plus tôt.
Mais Antoine, est-ce que tu peux nous parler de cette pétition ? On a appelé cette partie Macron a peur de la jeunesse. Et dans la pétition, il est écrit "Pourquoi Macron fait ça ?" Il a peur justement.
Tout à fait. Alors déjà, faut peut-être que j'explique un peu ce que sont que ces amendes forfaitaires délicuelles parce que c'est un truc un peu compliqué. [grognement] En fait, il existe dans le code pénal un certain nombre de délits et ce que fait le gouvernement, c'est qu'il essaie de remplacer un jugement par des amendes.
Or, le jugement euh il y a un certain nombre de règles qui sont associées au jugement. Il y a d'abord le droit à la défense, par exemple, d'être représenté par un avocat. Euh il y a euh c'est ce qu'on appelle le le le contradictoire, il y a ce qu'on appelle l'individualisation de la peine.
C'est-à-dire que vous avez en fonction des situations bah des circonstances atténuantes ou aggravantes et il y a même si ça les défrise la possibilité d'être reconnu innocent de quelque chose dont on est accusé. Alors là c'est plus du tout le cas. La présomption d'innocence disparaît totalement et elle est remplacée par un policier qui décide lui-même de devenir un juge en fait puisque non seulement il met une amende mais en plus c'est inscrit au casier judiciaire.
C'est-à-dire que sur votre casier, vous avez mis que vous avez fait tel truc qui est répréhensible. Alors, dans ce texte de la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur, dites l'OPMI euh pour que ça soit plus facile, euh il y en a plusieurs des amendes forfait déctuel. J'ai d'ailleurs découvert des délits que je ne connaissais pas comme le délit de filouterie par exemple. [rires] Consiste Oui, tout à fait.
Qui consiste Non mais attendez, c'est c'est un truc très sérieux. Ça consiste à à aller au restaurant par exemple à pas payer l'addition et ensuite vous barrer. Exactement.
C'est un resto basket. Et ben là bou ils vont mettre une amende de 200 €. Et alors tout leur argumentaire en plus de payer tous leur argumentaire mais c'est pour ça c'est il y a des trucs sur lesquels quand même on peut un peu les ridiculiser.
Mais bon tout leur argumentaire est basé sur l'idée que il faut désengorger les tribunaux. Plutôt que de mettre de l'argent dans la justice, ils disent "Bah, on va remplacer tout un tas de délits par des amendes." Et maintenant, les policiers qui ont absolument rien demandé, ils ont pas du tout demander à pouvoir mettre des amendes, mais ils vont se retrouver à devoir mettre des amendes sur un certain nombre de sujets.
Il y en a comme ça, je sais plus combien. Je crois qu'à la fin, on doit être à une quinzaine d'amendes forfaites délictuelles qui sont ajoutées sur diverses. SU et donc à l'intérieur de ça, à l'intérieur de qu'est-ce qui se passe ?
À l'intérieur de vous lui faites des blagues dans l'oreillette à l'intérieur de C'est horrible. C'est quoi crie ? Je me remets pas filerie. [rires] La filoterie c'est la partie rigolot.
La partie la partie pas rigolote, [rires] c'est la partie qui concerne justement les deux amendes dont j'ai parlé dans la pétition euh qui donc où il s'agit, tu l'as dit, mais de punir les lycéens et les étudiants qui occuperaient leur lieu d'étude. À l'heure actuelle, c'est puni déjà dans le code pénal, c'est puni de mémoire de 7500 € d'amende et de 1 an d'emprisonnement ou 6 mois d'emprisonnement, je me souviens plus, mais c'est déjà puni. Sauf que en réalité, qu'est-ce qui se passe ? jamais d'aucune façon on fait des procès pour des étudiants en disant bon ben on va les traîner devant un tribunal et leur mettre ensuite une amende ou une peine de prison ça façon philippe l'a dit quand ça s'est occupé on les désoccupe exactement à la limite ils sont de la violence qui peut s'exprimer contre le mouvement social ça existe et ça existe très souvent mais traîner les gens devant les tribunaux sur ce cas précis beaucoup plus rar et là du coup ce qu'ils veulent faire c'est dire bah attention maintenant si vous occupez votre fac vous allez payer une amende de potentiellement vous allez payer une amende de 500 € qui peut être majoré à 1000 €.
Donc c'est un c'est une menace qui est énorme à la fois pour empêcher d'entrer dans l'action mais aussi si jamais certains le font et bien pour euh mettre une amende et dire bah voilà maintenant paye l'amende. Or les lycéens euh ils ont pas de revenu la plupart du temps et les étudiants ils vivent très généralement sont les la que la pour exactement ils sont dans des difficultés financières énormes. Même chose sur le le délit d'entrave à la circulation.
Là, on est sur des amendes de 800 à 1600 €. C'est c'est quand même des amendes qui sont énormes. C'était notamment ce que faisaient les gilets jaunes, bloquer la circulation pour porter les revendications et et faire en sorte que voilà d'être entendu parce que c'est des méthodes qui sont efficaces.
Et il y a vraiment l'idée de préparer un arsenal répressif contre la mobilisation potentielle, contre la réforme des retraite. Et ça se voit notamment par le fait que quand on regarde dans le détail toutes ces amendes, la filouterie et compagnie, en fait ces amendes là, c'est les amendes les plus chères qui sont mises. C'est les c'est vraiment le truc sur lequel il tape le plus.
Et en plus, c'est sans commune mesure avec ce qui existe dans le code pénal. Je prends un autre exemple. Là, il y a une amende forfaitaire délictuelle qui va être mise sur la question de la dégradation des biens des biens privés.
Pour l'instant, c'est puni de 30000 € d'amende et de 6 mois d'emprisonnement. Donc c'est vraiment c'est on est un niveau de 30000 € d'amende. C'est c'est un truc c'est un truc énorme.
Et sur ce sujet-là, ils mettent une amende. De mémoire, je crois que c'est 300 € l'amende forfait d'X. C'est peut-être 500 mais je crois que c'est ça.
Là, je vous ai dit pour les lycées, l'occupation des lycées, c'est 7500 € d'amende. Ils mettent quand même une amende de 500 €. Et accrochez-vous parce que sur le blocage de la circulation, on est qu'à 4500 € d'amende actuellement dans le code pénal et là il mettent une amende de 800 à 1600 €.
Donc les je veux dire c'est même sans rapport vis-à-vis des peines qui existent déjà dans le code pénal. Ça devrait être proportionnel à la limite. Mais là non, c'est pas ça qu'ils font.
Ce qu'ils font c'est viser très clairement les gens qui veulent entrer dans l'action. Les viser pour les menacer et pour les punir si jamais ils le font. Donc moi, j'ai lancé la pétition euh pour euh essayer bon d'une part d'alerter sur le sujet, de faire connaître le sujet.
Ça marche plutôt pas mal parce qu'on est à 7500 signatures, ce qui en en 48 he est pas trop mal. Euh j'ai fait des vidéos sur le sujet aussi pour expliquer, pour détailler parce que c'est compliqué, on comprend pas. Enfin, faut faut un peu de temps quoi pour pouvoir expliquer ce dont il s'agit.
Euh et euh et et voilà. Et donc et pourquoi je vous je vous disais ça ? Parce que oui, parce que la pétition elle a un autre avantage.
Non seulement elle alerte, elle fait connaître le sujet, mais en plus elle met un petit coup de pression sur le sur le sujet parce que si jamais on montait à 10000 100000 1 million de signatures, bah les députés qui doivent voter ces amendes forfaites délicuelles, peut-être qu'il réfléchirai un peu et notamment, je pense notamment aux députés de des républicains du rassemblement national d'un peu partout qui soutenait le mouvement des gilets jaunes qui disait il porte des revendications intéressantes, les modes d'action et cetera. Une fois de temps en temps, il disait qu'il fallait pas tout casser, mais ça tout le monde est d'accord avec le fait qu'il faut pas tout casser. Mais néanmoins sur la la le blocage de la circulation, personne n' jamais dit que c'était pas bien quand c'était le mouvement des gilets jaunes.
Et là, non seulement il s'apprête à voter de quoi punir les gens qui entreraient dans l'action, mais en plus il y a un député du Rassemblement national, comme si c'était pas suffisant la mone de 800 € il propose de l'augmenter. Donc nous, on a fait l'inverse, on a déposé moi j'ai déposé une série d'amendements juste pour qu'on ait le temps de parler de ce sujet parce que sinon ça passe comme une poste. Vas-y, c'est réglé.
Des amendes pour tout le monde et puis onentre plus dans l'action. Donc j'ai déposé une série d'amendements déjà un pour les supprimer et moi je préférerais qu'on supprime ces amendes et puis deux pour transformer ça en peine de en amende de 1 € 50 centimes truc comme ça. Je vous ai vu tous réagir et marquer des marquer des choses peut-être Christine entre un peu long pardon.
Oui. Non. Alors moi je pour le coup et je je le dis sans problème, je connais pas le texte et je suis pas sur ce texte là mais je sais que mon collègue notamment Roger Vico qui qui est présent lui pour notre groupe a déposé lui aussi Math-il dit plusieurs amendements notamment pour dire que l'amende l'amende délictuelle c'était de toute façon pas une bonne solution à partir du moment où il y avait une victime de toute façon parce que la victime elle pour elle bah il faut qu'elle fasse valoir par sa position et ça c'est devant les tribunaux.
Mais encore une fois, c'est en fait c'est la philosophie qui préside à ça. Et c'est quoi ? C'est ce que tu as dit tout à l'heure en fait comme la justice est engorgée et c'est vrai qu'elle est engorgée mais tout simplement parce qu'on a pas les budgets dignes de ce nom même si il y a eu des augmentations sur les le budget de la justice y compris au PLF au budget 2023 pardon.
On est largement en dessous de ce qu'il faut. Il suffit d'aller dans un tribunal ou dans dans une cité judiciaire de faire une rentrée solennelle et vous écoutez le discours du proc et du président pour pour comprendre que on manque de on manque de magistrat, on manque de greffiers et que donc oui, il y a une embolie et mais c'est pas parce que enfin il faut mettre des moyens parce que on peut pas en plus sur sur ce type sur ce que tu viens de dire là sur ces amendes si j'ai bien compris ça veut dire que pour une même faute entre guillemets. Selon l'agent, il pourrait appliquer une amende de temps.
Un autre agent pourrait appliquer une amende de temps et un autre pourrait même ne pas appliquer d'amende et laisser le l'affaire se dérouler. Si non, alors en fait c'est ça dépend des conditions de paiement de l'amende. C'està-dire si l'amende est payée directement, elle peut être minorée de là par exemple sur les sur le Exactement.
C'est même fonctionnement qu'un dél qu'un délir out routier. Donc c'est c'est la même pour le coup le le policier n'a justement le policier ne n'a même pas de liberté de dire bon bah c'est pas très grave au final tu payes 50 € c'est vraiment c'est pour tout le monde le même le même tarif donc il pourrait arriver mettons il y a une fac qui est bloquée par 600 personnes, ils arrivent ils embarquent les 600 personnes, ils prennent les noms boum une amende pour tout pour chacun et c'est peut-être pour enflouer les caisses de l'État enfin j'en sais rien mais [grognement] voilà non c'est c'est oui mais dans une autre fac dans une autre région est-ce que ce serait la même la même Non pour le coup c'est la même. D'accord.
Rupture qualit qui effectivement est une une rupture des principes du droit, c'est le fait que justement il y a pas d'individualisation de la peine. Et ça c'est enfin je veux dire si vous voulez une pomme par exemple, c'est puni de voler une pomme, c'est pas bien. Par contre si vous avez faim et que vous aviez plus que ça à bouffer, bah le juge, il pourra dire "Bon là quand même ça c'était un peu chaud, allez on passe l'éponge, c'est [raclement de gorge] pas très grave." Mais je reviens, ouais sur un point que que tu as dit.
C'est vrai que dans les amendes forfaites, délueles, la question de la victime est totalement absente. Tout à l'heure, je parlais de la dégradation des biens. Quand il y a un bien qui est dégradé, par la force des choses, ce bien appartient normalement à quelqu'un, soit la collectivité, soit un individu, soit une entreprise, soit ce que vous voulez, mais le bien appartient à quelqu'un.
Et normalement, le le ce qui se passe, c'est que la personne qui est propriétaire du bien dit "Là il y a quelqu'un qui a pété mon truc, je suis pas tout à fait d'accord avec ça" ou qui a tagué parce que c'est sur le même le même article. Donc j'aimerais bien savoir qui c'est et puis j'aimerais bien que on m'aide à payer la peinture ou à rembourser le mur qu'on vient de me péter. Et bah là c'est pas ça qui se passe.
Là c'est vous voyez quelqu'un qui tague pouf euh 200 € d'amende ou 300, je me souviens plus. Et euh après la question de la victime, elle est euh elle part dans elle part dans le décor. Et c'est un truc qui est quasi absent de la loi.
Je veux dire, ils ont rajouté un truc pour dire que finalement si on met une amende, alors il faut prévoir que ça peut aller au civil ensuite et cetera. Mais tout ça est un un espèce de truc bureaucratique en plus euh par-dessus le marché qui est qui est qui est absurde quoi. On a affaire à des gens qui ont inventé l'autoattestation de sortie de chez soi pendant le Covid donc ils sont prêts à tout.
Moi je pense que ça précède du du modèle de société. Partir en fourir, c'est pas possible. Bah non mais [rires] ah c'est un filou aussi.
C'est la filouterie. Mais mais la filouterie de ce gouvernement. C'est-à-dire que derrière, il y a un modèle de société de contrôle de violence aussi, d'empêchement du droit de manifester pas par la loi mais aussi bien sûr.
Criminaliser finalement le droit de manifester qui est un droit fondamental, faire en sorte que on ait l'obéissance comme seul mot d'ordre. Macron et ses discours sur les devoirs supérieurs au droit, par exemple. Euh, c'est un modèle de société contre lequel il faut se battre, contre lequel il faut être mobilisé parce que derrière c'est le passe du bon citoyen, c'est tu n'as pas obéi donc d'abord c'est une amende, ensuite c'est le casier judiciaire et après c'est quoi ?
Euh on peut pas accepter ce modèle de société, on peut pas. Ou alors on dit qu'on est plus en démocratie libérale, très bien, on est déjà dans un truc très défaillant euh quand on voit queon a un ministre de la justice mis en examen, un secrétaire général de l'Élysée sous statut de témoin assisté. Bref, là on a mais ouvertement un choix politique de la coercition, un choix politique du bon et du mauvais citoyen.
Darmanin qui parlait du bon et du méchant étranger. Enfin voilà, c'est c'est dingue ce qui se passe est proprement dingue et je je trouve que bah heureusement qu'il y a une pétition, heureusement qu'on parle de ça, mais le de big picture quand on arrive à voir ce qui se passe derrière, c'est ça fait froid dans le dos. C'est glaçant le modèle de société proposé par Macron et les siens.
Bastien, tu voulais dire ou je suis complètement d'accord avec ce que tu viens de dire Alex, mais c'est c'est je pense qu'il faut prendre conscience de la dérive autoritaire du type de du type pardon président de la République d'Emmanuel du filou Emmanuel Macron. [grognement] Est-ce que est-ce est-ce qu'il y a quelques années on aurait imaginé un truc comme ça possible ? C'est est-ce qu'on se serait dit l'État va prendre tranquillou des mesures qui nous éloignent de la présomption d'innocence qui organise tout pour que tu puisses pas mais vraiment pas manifester ou t'exprimer qui sont quand même des freins à la liberté d'expression notamment.
Enfin, pardon, on parle pas de petits sujets. Euh donc il parfois, c'est vrai, parfois quand on parle de ça de la de la dérive autoritaire, moi ça m'arrive avec des amis ou quoi qui me répondent "Then fais des caisses parce que tu es dans l'opposition politique, tu es un militant politique." Mais là, on l'a sous les yeux.
Et donc la question c'est quand à partir de quel moment on en prend conscience ? Parce que là, ça démarre par là, mais la question c'est ça s'arrête où et quand ? Ben il grignot en plus, on avait vu aussi pendant la grève là la réquisition des des salariés aussi qui qui nent le droit de grève qui a un droit constitutionnel.
Bon, est-ce que quelqu'un veut le mot de la fin [rires] avant qu'on rende l'antenne ? J'allais rajouter un petit truc, c'est pour ceux que ça intéresse, mais il y a beaucoup de gens qui me demandent, j'ai fait des vidéos pour expliquer le sujet et tout. Je suis d'ailleurs assez content de du résultat parce que je vois dans les commentaires que c'est beaucoup de gens qui sont pas forcément très proches de la politique, qui suivent pas forcément la politique et là il y a une vraie indignation démocratique qui commence qui commence à à avoir lieu.
Donc il faut l'alimenter parce que c'est un sujet qu'on peut peut-être réussir à bloquer si on arrive à mettre la pression assez fort sur l'Assemblée nationale avec cette pétition et puis dans le débat. Mais pour celles et ceux qui demandent c'est quoi la source ? Il y a des gens qui me disent c'est quoi la source de ça ?
Vous allez voir dans la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur à l'article 14 et là vous aurez une série de d'amendes forfaitires déluelles avec les article du code pénal auquel renvoie chacune de ces amendes. Vous retrouverez la filouterie qui fait bien rire fait bien rire et du coup vous retrouverez aussi il y a plein de choses hein et à chaque fois c'est c'est le même objectif. Enfin, pour ces deux-là, elles sont très spécifiques.
C'est vraiment empêcher le droit manifester. Mais il y en a plein d'autres qui sont rajoutés et qui visent toujours les milieux populaires. Toujours la même chose.
C'est toujours les les des situations de gens qui sont ou pauvres ou euh en difficulté et qui vont punir encore rajouter une amende pour punir celles et ceux qui sont les plus pauvres. Mais cette loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur, franchement, c'est une horreur. Il y a plein d'autres trucs dedans.
Là, on a pris, on a trouvé un angle qui permet de faire comprendre qu'il y a un gros sujet, mais il y a plein d'autres trucs. Il y a euh les policiers avec des exosquelettes, euh la question des drones, ils sont en train de faire des Robocops en gros. C'est c'est ça l'idée.
Il y a blind qui sont arrivés aussi. Il y a Je sais pas si c'est dedans mais oui, effectivement dans le dépenses qui qu'ils engagent, il y a ce genre de choses. Ouais.
Ouais. Ouais. Il y a les exosquelettes et il y a il y a un certain nombre d'autres questions, notamment la question par exemple sur les refus d'obtempérés, ils augmentent les peines sur les refus d'obtempéré.
Sauf que toutes les études juridiques et de de sur le sujet montrent que quand on augmente une peine, ça provoque pas un effet sur la la la commission de délit. Donc c'est totalement absurde. Et alors qu'il y a un problème qui est posé à l'heure actuelle qui est pourquoi y a-t-il eu 12 morts cette année euh dans des cas de refus d'obtempéré où des policiers ont tiré euh sur des individus en les tuant.
Euh pourquoi au lieu de traiter cette question-là qui est une question qui est liée à la déclaration des droits de l'homme et du citoyens ? Parce que la déclaration des droits de l'homme et du citoyen à l'article 9, elle dit que toute rigueur qui serait supérieure pour s'assurer de la personne de quelqu'un et qui qui serait trop importante doit être sévèrement réprimée par la loi. Bah là, on est typiquement dans cet article là.
Alors oui, il y a l'article 7 juste avant qui dit que quand la police en gros essaie de vous arrêter, il faut obtempérer et on est d'accord pour ça. Mais néanmoins, il y a quand même une question qui se pose et une question qui est très profonde et qui remonte à finalement ce qui a fait, tu disais tout à l'heure qu'il y a toujours de l'espoir quand il y a de la colère, qui remonte à la révolution. C'est la question de l'arbitraire et cette questionlà, elle est contenue aussi dans la lobby.
Elle est contenue avec ses amendes, elle est contenue avec la question du des refus d' enfin de la manière dont il traite des refus d'obtempérés et avec ben s'il y a des policiers qui sont des exosquelettes au bout d'un moment ça devient un peu flippant quoi. Donc la la question la question de l'arbitraire est posée dans cette Lopmie et nous évidemment on va se battre contre cette loi parce que elle a toutes ces mesures là mais vraiment moi je pense que le sujet sur lequel et j'appelle enfin je sais qu'il y a beaucoup d'insoumis qui regardent l'émission beaucoup de gens qui qui sont avec la NUPES qui regardent l'émission moi vraiment je vous appelle à à à en parler autour de vous à expliquer ce qui se passe à dire ce que c'est que cette loi parce que vraiment on a encore une possibilité de faire réfléchir les autres d'en face pour que ils se disent ou Là quand même ça devient un peu flippant quoi. Vous avez entendu, on en parle autour de nous.
On signe la pétition donc sur changee.org et on peut aller voir les vidéos aussi qu'Antoine a fait qui explique très bien ses sujets sur ton Twitter euh par exemple sur YouTube. Sur YouTube aussi sur le bon sens, c'est ça ?
Ouais, sur ma Et sinon, si vous cherchez le lien de la pétition, il est sur mon compte Twitter en épinglé pour qu'il soit facile à trouver. Parfait. Merci beaucoup.
Merci à tous les qu et c avec Bastien et 6 avec Sébastien de Logu d'être venu à l'émission populaire ce soir. Merci encore à Naë pour nous avoir offert ce moment de de poésie très très beau. N'hésitez pas à partager, à liker l'émission avec le hashtag MPOP.
On se retrouve mardi prochain. Merci à tous les copains qui sont qui ont travaillé sur cette émission, qui sont en régie et à mardi prochain. Au revoir.
Ah.
Christine Pirès Beaune