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interviewLCP (sur YouTube)· 18 janvier 2025 13 min

Pierre Thomas : défendre les exploitations agricoles familiales - 17/01/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et bonsoir Pierre Thomas merci d'être mon invité franc parl dans un instant vous présidez le MODEF c'est un syndicat agricole de gauche vous êtes candidat dans cette élection au Chambre d'Agriculture le monde agricole qui se choisit d'ailleurs c'estes représentants sur fond de colère et de grands désarrois comme nous l'expliquelè Bonduel interview juste après si on vous invite Pierre Thomas c'est parce que comme les quatre principaux syndicats agricole lundi dernier vous serez reçu par le Premier ministre la semaine prochaine pour évoquer les urgence de la filière éleveur bovin bio dans l'alliier vous êtes aussi le président du MODEF le mouvement syndical qui défend les exploitants familiaux les petites fermes face aux grandes structures vous dénoncez d'ailleurs l'hégémonie du syndicat majoritaire la FNSEA et défender une agriculture à taille humaine durable qui selon vous doit rompre avec le modèle agro industriel et pour y parvenir il y a un impondérable si on ne règle pas le le problème du revenu on pourra mettre tout ce qu'on veut en place on narrivera à rien pour cela il faut des prix rémunérateurs votre mouvement réclame ainsi des prix planchés garantis par l'État pour couvrir les coûts de production des agriculteurs des agriculteurs le projet de loi d'orientation agricole interrompu par la dissolution ne vous a d'ailleurs pas convaincu et vous attendez du nouveau Premier ministre des mesures d'urgence pour notre agriculture principal enjeu aujourd'hui est celui de l'égalité des armes à l'intérieur même de l'Europe toutes ces questions seront traitées dans la loi d'orientation agricole je m'engage à ceci pour ces élections votre mouvement le MODEF présente des candidats dans 17 des 88 chambres d'agriculture et bienvenue à vous Pierre Thomas merci d'être là le MODEF que vous présidez donc défend les petites exploitations dans cette C élection pour les Chambres d'agriculture ce sont ces petites là qui souffrent le plus du malaise et de la crise agricole qui ne date pas d'hier alors le malaise agricole est profond et et concerne beaucoup beaucoup d'exploitation agricoes les petites étant les plus fragiles effectivement souffre le plus mais le monde agricole souffre en général vous avez participé au au premier chef avec AICA à ce mouvement de colère bloquer les autoroutes nous avons participé depuis un an certain nombre de mouvement de de de colèage bien sûr parce que il faut faire entendre notre voix l'agriculture est véritablement en danger aujourd'hui si on ne change pas c'est notre point de vue si on ne change pas de modèle agricole on risque de se retrouver dans une situation où on va perdre l'agriculture française changer de modèle agricole économique ou climatique environnemental il faudra à terme face au D des règlements changer les même les cultures il y a tout ça dont il va falloir prendre tenir compte alors on va parler du revenu parce que c'est vraiment le le principal problème mais d'abord le contexte de cette élection aux Chambre d'Agriculture c'est la censure de Michel Barnier qui prive de fait les agriculteurs de 400 millions d'aides sociales et et fiscales notamment sur la question de la transmission j'imagine que elle vous tient à cœur et sur les retraites est-ce que vous vous la dénoncez cette cette censure vous la regrettez censure de la gauche et du RN on moi je j'ai pas envie de rentrer dans dans dans ce débat politique il faut laisser les politiques contrairement à la FNSEA he qui a dit très cl nous ce que nous demandons par contre c'est une stabilité quand même politique au niveau agricole on travaille sur du temps long et sur un temps long il faut qu'on puisse faire des choses on peut pas travailler tous les 6 mois changer de de de de de système tous les 6 mois ou de personnes tous les 6 mois il faut qu'on travaille sur du temps long on a besoin de réfléchir d'organiser les choses et il nous faut du temps il faut du temps pour le faire la crise politique a aussi des des conséquences elle retarde la loi très attendue d'orientation agricole qui prévoit de simplifier les contrôles des agriculteurs d'en finir avec la surtransposition des normes c'est-à-dire faire encore plus que ce que nous demande Bruxelles on narrive pas à jouer à armégal avec le Rome vous vous attendez vraiment cette loi vous allez rencontrer François Baayou pour lui dire quoi on va rencontrer François berou pour lui dire que il faut penser au revenus des agriculteurs il y a le problème desnmme qui est important et cert et qui pose un certain nombre de soucis dans dans notre manière de gérer nos exploitations mais le problème du revenu le problème essentiel euh alors égalim 1 2 3 4 il y a eu plein de lois alors il y a eu plein de lois ça marche pas ça marche pas ça marche pas parce que on laisse toujours la négociation sans mettre de barrière à un moment donné pour dire là on peut négocier mais en dessous de ça on peut pas négocier c'est ce que nous on appelle les prix minimum garanti des prix planchés des prix planchés pour le producteur pour le producteur et quand on nous dit c'est qui c'est par qui et comment alors les prix planchés euh ça peut-être fixé par à la fois l'interprofession l'État les et le monde agricole c'est quelque chose qu'on doit qu' mais c'est des chiffres qu'on connaît aujourd'hui on connaît ces chiffreslà donc c'est quelque chose que nous revendiquons depuis fort longtemps au niveau du MODEF ces chiffres là on les connaît il faut faire quelque chose aussi de simple c'està-dire que le prix du lait on sait combien ça coûte pour faire minimum un prix du lait alors bien évidemment entre chaque agriculteur divergenceou c'est l'argument qu'on on retient toujours parce que d'une production à une autre une exploitation va pas avoir les mêmes coûts même entre les régions c'est c'est évident c'est évident une usine à gazch non mais non ça sera pas une usine à gaz aujourd'hui on sait que en moyenne pour faire un un lait un prix de base du lait il faut euh il faut rémunérer l'agriculteur d'après autant alors il y en a qui seront peut-être un peu plus en difficulté qui auront tendance à essayer de de s'organiser pour essayer d'autres qui vont peut-être mieux gagner leur vie mais euh il faut ce minimum et puis une fois qu'on a ce minimum c'est-à-dire que l' par production c'est-à-dire elle va par T ces chiffres là on les connait tous ces chiffres là donc on pourrait quand même garantir ses prix selon la la loi égalime aujourd'hui quand on parle des négociations au niveau de la loigalime on part sur sur les les les bases de ces prix qu'on connaît donc on dit voilà là-dessus c'est cette base là donc c CHR pourquoi le le gouvernement quel qu'il soit d'ailleurs ne les mettre pas en place vous savez on parle de l'économie administrée les prix planché c'est bloqué les prix ou parce que pour beaucoup on reste dans un système très libéral au niveau agricole on veut pas sortir c'est pas un système administré c'est un système simple on ne peut pas vendre en dessous de tel prix on ne peut pas vendre à perte ça c'est déjà égalim c'est garanti ça et non et non dans les fait non et non dans les faits non dans dans dans la les objectifs de la loi c'était ça mais dans les faits non on va encore à perte aujourd'hui dans No exp sûr vous allez un agriculur un négociant ou y compris même parfois certaines coopératives qui vont négocier en disant mais là on peut pas vous le prendre pour telle et telle raison parce que le marché est plein tout ça les centrales d'achat aussi ça doit être Inter interdit il y a une loi ici décrousailles qui a été votée ça marche pas la grande distribution elle va négocier avec ses centrales à l'étranger pour contourner la loi négocier tout à fait donc il faut il faut mettre de l'ordre dans tout ça il faut mettre de l'ordre dans tout ça pr alors euh il y a aussi la question du libre échange vous en avez parlé tous les syndicats agricoles sont hostiles au mercosour c'est-à-dire ce ce traité avec les pays d'Amérique latine euh vous sur le libre échange qui est marqué plus à gauche est-ce que vous dites euh il faut quand même le commerce euh agricole international ça a du bon pour les viticulteurs pour pour nos fromages pour même nos céréales ou vous dites on arrête tous les traités le libre échange ça suffit on peut avoir de la coopération ça pose pas de problème le libre échange je pense qu'il faut l'arrêter en tant que tel pourquoi c'est pas rien qu' un problème économique c'est aussi un problème chaque nation chaque pays a le droit à à à son à sa propre alimentation un pays qui va être dépendant d'autres pour sa propre alimentation un pays qui est fragile en terme de liberté c'est quelque chose d'important et donc on demande nous de sortir l'agriculture de l'Organisation Mondiale du col on demande de sortir l'agriculture ce qui ne peut pas empêcher qu'il y ait des échanges évidemment qu'on aura besoin d'échanges entre différents pays on ne produit pas tous nos besoins et d'autres pays on va produire des choses voilà mais ça se ça doit se passer autrement que sur la partie très libérale et au niveau simplement du marché sur la concurrence entre les les différents pays agricoles au sein de l'Union Europe EUR le kilo de clémentine qui est toujours deux fois moins cher que le kilo de clémentine Corse est-ce que vous êtes d'accord quand même avec le marché commun agricole ou est-ce qu'il faudrait aussi changer les règles l'Europe est une entité à part entière qu' ne faut pas il faut pas la casser il faut faire attention de ne pas la casser par contre il faut s'harmoniser à l'intérieur de l'Europe on peut pas continuer à avoir une Espagne qui a des coups de production moitié moins qu'en France et qui sont directement nos concurrents donc on a besoin qu'est-ce qu'on attend d'une Europe c'est une harmonisation entre t entre tous nos pays c'est c'est on avec une sorte de prix planché pour tout le monde alors 27 mais il faut qu'on trouve une organisation on sait très bien qu'il y a des pays qui produisent moins cher que d'autres parce que c'est leur histoire parce que voilà c'est comme ça alors vous êtes un petit syndicat agricole c'est pas vous faire offense que de le dire c'est pas c'est pas nous faire offense pas du tout faites campagne d'ailleurs sur 17 C chambre alors qu'il y en a une 10 d'ailleurs elles sont elles sont toutes quasiment FNSEA est-ce qu'il a trop de pouvoir ce ce syndicat ce premier syndicat agricole il contrôle 97 chambres sur 10 aujourd'hui oui alors est-ce qu'il a trop de pouvoir la FNSE alors il faut refaire l'histoire du syndicalisme la rapidement parce on va pas rentrer làdedans sinon ça sortira pas euh la fnso est issue de la CGA et qui était à l'issue de la guerre c'était il fallait un syndicalisme unitaire pour pouvoir reconstruire et c'est c'est il a évolué c'est pas si la CGA l' n enfin il y a un certain nombre de choses monopo est resté le monopole est resté donc il faut plus de pluralisme dans le monde agrico beauc plus de pluralisme au niveau agricole c'est absolument indispensable sur l'écologie où est-ce que vous situez il y a le PACT vert européen qui a été largement vidé de sa substance parce qu'il y a eu la colère des agriculteurs dans toute l'Europe on a fait une pause sur les pesticides sur les obligations de mettre en jacher 4 % des des champs agricoles vous dites ouf elle est bienvenue cette pause on arrête d'en faire davantage je pense que le problème mal été posé le problème été posé aujourd'hui on a un énorme problème qui est celui du changement climatique l'agricultur les agricultures il contribuent pas que l'agriculture elle contribu pour sa part ça peut être aussi une solution par rapport à ça parce qu'on peut effectivement stocker du carbone donc il faut repenser et revoir l'agriculture différemment c'est pas simplement un coup de serpe qu'on peut régler un certain nombre de choses oui on a besoin de faire très attention au problèmes environnementaux on a besoin de faire très attention au problèmes de changement climatique on a un certain nombre de produits qui sont considérés comme dangereux qui sont laissés en en utilisation d'un certain nombre de pays euh parce que ils ont moins de soucis sur la santé humaine sur la santé animale et sur l'environnement que la France la France est peut-être en avant de ce côté-là on on doit faire attention à nos conditions de vie derrière c'est aussi nos conditions de vie mais ça veut dire qu'il faut changer de système agricole pour arriver à produire autant qu'on produit aujourd'hui sinon plus parce que on est vous poulez produire plus ce qui vous ce qui vous différencie par exemple de la Confédération paysan qu' considère qu'il faut décroître en production agricole ça fait une différence on ne produit que 75 % de nos besoins donc on a besoin de produire plus un dernier mot on n' pas le temps de parler de la transmission mais vous voulez vous battre pour le renouvellement des générations à l'heure où les agriculteurs pour la moitié d'entre eu vont partir à la retraite d'ici 10 ans mais on l'a appris aujourd'hui la mort de Didier Guillaume pour terminer cette interview ancien ministre de l'agriculture d'Édouard Philippe un homme de gauche vous l'aviez connu alors j'ai connu Didier Guillaume je viens juste de l'AP prendre je viens juste d'apprendre son décès Didier Guillaume était aussi le président de du département de laadrome qui a fait de cette agriculture de la Drome quelque chose qui est un peu un élément moteur dans ce dans ce pays notamment tout toute la partie environnemental la drrome est le premier département à à à être disait le moin de pesticide premier département bio euh voilà il avait fait tout ce travail là euh je pense que voilà c'est bah on peut effectivement regretter sa sa disparition et effectivement saluer sa mémoire euh voilà c'est c'est c'est c'est toujours triste pu il est pas vieux quoi donc il a mon âge qu'il souffrait d'une d'une maladie grave merci merci beaucoup pierre ma bonne campagne je rappelle qu'on peut voter alors pas nous hein tout le monde agricole du 15 janvier au 31 janvier c'est un vote électronique en ligne et et les enjeux sont importants parce qu'il s'agit du développement agricole pour les consommateurs que nous sommes donc merci beaucoup tout à fait et à bientôt